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Accueil du site > Actualités > Economie > Quand les puissances d’argent s’emparent du pouvoir (...)

Quand les puissances d’argent s’emparent du pouvoir politique

On croyait avoir tout vu en matière d'abus des puissances d'argent, mais il manquait le point d'orgue, qui a été posé ces derniers mois. Après avoir transformé l'économie en casino, les financiers sont en train de s'emparer du pouvoir politique. Deux événements le montrent. Le premier est la crise dite "de la dette" grâce à laquelle ils sont en train d'obtenir, partout en Europe, des politiques dites "de rigueur" consistant à comprimer salaires et retraites. L'autre événement est le chantage mené aux Etats-Unis, consistant à refuser de relever le plafond de la dette, au risque de provoquer une crise systémique pour éliminer Barack Obama.

Il s'agit là tout simplement de prises de pouvoir : les puissances d'argent gouvernent en direct et imposent les politiques qui leur conviennent. Elles le peuvent, parce qu'une partie cruciale du pouvoir régalien leur a été indument déléguée. On sait que les Etats s'interdisent de battre monnaie, ce pourquoi ils sont les seuls légitimes. Ils délèguent ce pouvoir aux banques. Et elles l'utilisent à leur profit.

Ce pouvoir peut leur être repris. Il suffit que les Etats le décident.

Nous ne sommes plus, ou plus seulement, dans une crise de type 2008, quand on parlait d'argent fou. Pour parler de la crise de 2011, je n'utiliserai pas ces mots. Un fou ne sait pas ce qu'il fait. L'argent le sait encore moins, puisque c'est une chose sans cerveau. Les fameux "marchés" pas davantage, puisqu'ils ne sont qu'un lieu, physique ou virtuel, où acheteurs et vendeurs se rencontrent pour échanger.

Or, les derniers développements nous montrent des puissances d'argent qui savent ce qu'elles font et qui ont des objectifs précis : décider de la politique budgétaire en Europe ; mettre en difficulté un président américain qui ne leur convient pas.

En 2008, on avait vu des spéculateurs fous encaisser les gains quand il y en avait, et transférer les pertes aux Etats sous la menace d'une crise systémique.

Maintenant, nous les voyons dicter en direct la politique budgétaire de l'Europe par les biais des agences de notation.

Il suffit que celles-ci baissent ou menacent de baisser la notation d'une dette souveraine, pour que le processus auto-réalisateur s'enclenche : le pays visé par l'abaissement de note subit automatiquement la méfiance des marchés ; ce qui fait augmenter les taux d'intérêt auxquels il emprunte ; ce qui augmente sa dette et diminue ses chances de la rembourser aisément. Le peuple de ce pays est, en quelque sorte, mis en esclavage pour dette, sans issue prévisible à vue humaine.

Il importe peu, à cet égard, que le pays soit ou non vertueux. On a tout dit sur la Grèce "panier percé". Mais les marchés ont aussi pris pour cible l'ultra-libérale Irlande, qui pourtant avait tout pour leur plaire. Ils s'attaquent maintenant à l'Espagne et à l'Italie. Demain, ils s'attaqueront à la France, dont la dette explose, et, dans cette dette, il y a beaucoup de sommes qui ont servi à aider les banques et les entreprises lors de la crise de 2008, et aussi beaucoup d'argent qui sert à renflouer les premiers pays visés par les agences de notations.

Plan d'aide par ci, plan d'aide par là ... Autant de milliards qui grèvent notre propre dette et qui nous mettront un jour sous la surveillance malveillante de ces mêmes puissances d'argent qui, après avoir encaissé nos aides, ne se feront pas scrupule de nous reprocher nos déficits.

L'inflation est interdite par Trichet et par l'Allemagne. Cette dernière aurait par contre une bonne idée : faire payer en partie banques et assurances. Mais Trichet et Sarko s'y opposent.

Bref, la seule solution qui conviendrait à tout ce beau monde, ce serait que le payeur soit le ménage de base, de préférence salarié ou retraité. Et qu'au passage, un peu plus de pouvoir soit délégué à l'Europe, comme si elle ne nous avait pas assez mis dans l'embarras.

Or, les solutions existent. Elles ont été de tous temps employées. Elles s'appellent inflation et dévaluation. Elles ne sont pas aussi anti-sociales qu'on veut nous le faire croire. On n'arrête pas de nous présenter l'inflation comme la ruine des retraités, mais, en même temps, pour l'éviter, on sabre les retraites ! Cherchez l'erreur ! En réalité, tout est question de pouvoir politique. Retraités et salariés ne souffriront pas de l'inflation si salaires et retraites sont indexés.

Mais, pour cela, il faut reprendre le pouvoir. Les Etats doivent reprendre leur pouvoir de battre monnaie, imprudemment livré aux banques avec la loi Pompidou-Rotschild de 1973 (gravée ensuite dans le marbre du traité de Lisbonne, adopté contre le refus des Français exprimé par référendum). Et le peuple doit reprendre le pouvoir imprudemment délégué à des politiques indignes et à des instances bruxelloises occultes.

Les solutions peuvent aussi s'appeler défaut. Les dettes non remboursées jalonnent l'histoire ; l'Allemagne a commencé par ne pas payer les dédommagements dus à la suite de la deuxième guerre mondiale ; on ne lui a pas reproché ; au contraire on s'est extasié devant le "miracle allemand" que cette remise à niveau du compteur a permis.

En matière bancaire, la solution s'est aussi longtemps appelée : séparation de la banque d'affaires et de la banque de dépôts. Un mur étanche les séparait, et tout allait bien tant qu'il n'a pas été brisé. La banque d'affaires pouvait spéculer tant qu'elle voulait, prendre tous les risques qu'elle voulait, faire faillite si elle le méritait : l'argent des déposants était à l'abri dans une banque de dépôts séparée.

Retrouvons notre pouvoir de citoyens.

Pour cela, commençons par ne pas aggraver notre dépossession ; on entend beaucoup parler d'Europe fédérale. Plus l'Europe nous enfonce, plus il faudrait la renforcer !

Faisons un retour ordonné au franc. Retrouvons notre pouvoir de battre monnaie. Nous mènerons alors la politique monétaire que nous jugerons conforme à nos intérêts.


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20 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 juillet 2011 10:43

    « Quand les puissances d’argent s’emparent du pouvoir politique » ...
    ... alors, il convient que le « pouvoir politique » des citoyens-électeurs-contribuables s’empare du pouvoir des puissances d’argent ce qui est parfaitement possible en acquérant, en bourse, tout ou partie du capital des entreprises, banques incluses, sur le marché ouvert des actions.

    Manifeste du Parti Capitaliste Français ( PCF )

    Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat en le focalisant sur la lutte des classes et la possession prolétarienne des moyens de production.

    Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

    Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

    Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique.

    Alors, les citoyens-électeurs-contribuables deviendraient collectivement propriétaires du Pouvoir Économique qu’ils géreraient via une représentation démocratiquement élue et absolument indépendante de l’État.

    Par cette voie, les citoyens-électeurs-contribuables transformeraient le capitalisme ordinaire que nous connaissons en un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

    En effet, de telles prises de participation (minorités de blocage ou majorités absolues) dans le capital des entreprises permettraient aux peuples d’orienter leur Recherche & Développement vers des voies bien plus écologiques et humanistes qu’aujourd’hui.

    Cette capitalisation progressive mais massive dans l’économie réelle marchande devrait permettre l’instauration d’un Dividende Universel qui résulterait des profits réalisés par ces capitaux accumulés durant et après la phase initiale d’épargne et d’acquisition du patrimoine boursier mondial.

    En attendant que le Dividende Universel soit opérationnel, il serait très souhaitable de reprendre la proposition de feu Jacques Marseille d’instaurer immédiatement une Allocation Universelle transitoire et inconditionnelle de 750 Euros mensuels pour tout citoyen(ne) adulte (et de 375 Euros pour les mineurs), financée par la fusion de tous les budgets sociaux actuellement existants. Cela représente un coût fiscal additionnel de 11 milliards en première année (calculs de Jacques Marseille).

    [Par parenthèse, cela revient beaucoup moins cher que le Revenu Citoyen conditionnel de 850 Euros mensuels de Dominique Galouzeau qui coûtera 30 milliards par an...]

    Pour un Nouvel Ordre Socio-Économique Français Équitable !


    • Alpo47 Alpo47 18 juillet 2011 10:48

      Les Etats (gouvernements) ne décideront rien. Ils ne sont que des marionnettes.
      C’est aux peuples de « se bouger » et de l’imposer.

      Je pense, crains, que pour l’instant, la situation ne soit pas assez critique pour inciter un nombre suffisant d’entre nous à ré-agir.

      Ca vient ... ça vient ...


      • Paolini Paolini 19 juillet 2011 10:14

        @Alpo47

        « Ca vient ... ça vient ... »

        Votre optimisme est rassurant et rafraîchissant ; néanmoins, je crois, crains, que l’on soit encore loin de la masse critique nécessaire et que, quand la situation sera « assez critique », il ne soit alors trop tard.



      • lambda 18 juillet 2011 11:03


        le 25 mars 2011 les Etats membres de la zone euro ont mis en place le Coup d’Etat des Babques sur les populations en signant l’installation du FESF (Fonds Européens de Stabilité Financière)
        explication - ici-

        http://lesmoutonsenrages.fr/2011/07/15/le-fesf-l%e2%80%99ue-et-la-%c2%ab-banque-mes-%c2%bb-le-coup-final-de-l%c2%b4esclavage-des-peuples-par-l%e2%80%99endettement/


        • clercobscur clercobscur 18 juillet 2011 13:56

          Jean-Jacques ROSA n’est pas novice en économie, Jacques SAPIR et Emmanuel TODD ne sont pas d’extrème droite à ce que je sache..
          .
          Personnellement, les personnes que je trouve pathétiques seraient plutôt celles qui nous rabachent encore et encore que « l’euro nous protège », jolie fable.


        • clercobscur clercobscur 19 juillet 2011 00:04

          Tout seul avec notre franc serions-nous plus fort qu’aujourd’hui tous unis autour d’une monnaie européenne ?
          Parce que vous trouvez que nous sommes unis ? smiley

          Comme vous semblez vous y connaitre en économie, expliquez-moi svp comment inciter l’Allemagne à revenir au Deutsch Mark ?

          Ce n’est pas l’Allemagne qui souffre le plus de cet euro surévalué, quoique en Allemagne comme partout en Europe, l’idée d’une sortie de l’euro commence à faire son chemin. Il sera très intéressant de voir comment va réagir l’ensemble de la zone euro quand certains pays vont être contraints de la quitter, ce qui je suis convaincu va arriver très vite.

          Pour le reste, loin de moi l’idée de défendre le programme de Marine le Pen, d’ailleurs j’ai cru comprendre qu’il était loin d’être au point. La forme a beau avoir quelque peu changée, il n’en reste pas moins un côté nauséabond qui m’est insupportable.


        • papi 19 juillet 2011 09:36

          @ Amaury

          Hélas oui, et il faut souligner deux faits qui ont facilité cette gouvernance :
          La loi pompidou/ Giscard de 73 dite loi rotschild
          et la loi de modernisation 84/46 du 24 janvier 84 donnant aux banques le libre exercice de la félonie, en devenant « établissement de crédit »concoctée et mise en place par :

          JACQUES DELORS , père de Martine Aubry, ministre des finances de F Mitterrand..
          et ce n’est pas un hasard !!

          Ces deux portes ouvertes , nos « amis » les banquiers n’avaient plus qu’à s’introduire dans l’édifice de l’état et se livrer au pillage, en s’assurant des législateurs..
          la boucle est bouclée, et aujourd’hui , nous nous apercevons des horribles dégâts que ces rongeurs ont fait pendant des années , tout ou presque est rongé jusqu’à l’os..
          Les bases de l’édifice sont tellement attaquées ,qu’il risque à tout moment de s’écrouler..

          Par avidité, ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis !! et la branche c’est nous..


        • Paolini Paolini 19 juillet 2011 10:06

          « Cela fait déjà un bout de temps que les puissances d’argent gouvernent... »

          Tout à fait.

           Aujourd’hui c’est fait, c’est plié, leur domination et leur contrôle des sphères politique, financière et économique sont absolus. 

          Cette emprise tyrannique est maintenue principalement par leur gigantesque puissance financière ainsi que leur maîtrise des flux d’énergie(carburants) de matières premières et d’informations.

          Cette mafia internationale utilise la corruption (avec des « enveloppes » de dizaines de millions),  les chantages, les menaces de mort et la terreur envers les proches pour obtenir la coopération totale des « élites » de tout domaine.

          Ils l’on dit il y a longtemps : cela durera mille ans.


        • Ariane Walter Ariane Walter 18 juillet 2011 11:39

          « Pour éliminer barack Obama... »
          heu...Chère Catherine....sans vouloir vous apprendre que le Père Noël n’existe pas, je vous glisse quand même qu’Obama est une des vis du cercueil !!! Il joue un rôle et pendant ce temps les hold-up continuent...
          Il y a en ce monde un groupe d’individus qui ont trouvé une gâche merveilleuse : « Ils prêtent de l’argent qu’ils n’ont pas. » Et plus ils en prêtent, sans aucun risque, pas même les risques de leurs jeux boursiers d’autrefois, plus ils encaissent.
          Donc leur seule occupation est de trouver des clients. Et quels meilleurs clients que ces Etats qu’ils ruinent pour pouvoir leur prêter de l’argent ? Et ils attendent au bord de leur piscine à bulles que des petits zéros se mettent sur leur compte...
          Est-ce une vie ?
          En tout cas , c’est la leur.
          Super cool.


          • shadok71 shadok71 18 juillet 2011 13:57

            On pourrait aussi citer la nomination a la tete de la BCE de Mario Draghi.
            Ce dernier a été de 2001 à 2005 vice president europe de Goldman Sachs (banque d’affaire célèbre notamment pour son influence politique aux Etats unis et plus localement pour avoir permis a la Grece de dissimuler ses déficits pour lui permettre d’entrer dans la zone Euro)


            • Mandrin Mandrin 18 juillet 2011 14:24

              Le peuple doit reprendre le pouvoir


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 18 juillet 2011 17:18

                « Faisons un retour ordonné au franc. »


                Comme cela pouvait dépendre de nous seuls. Quel pouvoir avez-vous hormis celui de la parole ? Comme vous le dites vous-même le vrai pouvoir est ailleurs et pas seulement économique et financier, et nous ne pourrons l’affaiblir qu’en nous unissant politiquement davantage à l’échelon, pour commencer, de l’Europe. 

                Europe qu’il faut rendre plus démocratique qu’elle ne l’est et cela dépend aussi de vous ; ce qui suppose que vous abandonniez un nationalisme d’un autre âge !

                • Roosevelt_vs_Keynes 18 juillet 2011 18:06

                  Faites-vous le distinguo entre nationalisme et patriotisme ?


                • papi 19 juillet 2011 09:55

                  @ Sylvain

                  Ha l’Europe !! cette entité qui devait nous amener , la Paix, la prospérité, pis que cela, le miel devait couler aux fontaines, !!
                  quand est-il aujourd’hui ?? misère, chômage, guerres, pauvreté !! ..
                  S’il vous plait monsieur ne prononcez plus ce nom synonyme d’échec !!
                  L’Europe s’est transformé en un tentaculaire hydre qui étouffe les peuples, et ou le dirigisme aveugle remplace petit à petit les souverainetés , et tuant à coup de directives les démocraties !!
                  Le fouet Euro claque avec violence sur le dos des plus faibles, et comme vous pouvez le voir, les peuples ne prêtent plus l’échine !! .. Faudra t-il des révolutions pour que nos dirigeants ouvrent enfin les yeux ?? ou les materont-ils avec fureur pour le bien de tous ??
                  Voyons , j’ai un trou de mémoire, on appelle cela comment déjà ???


                • Paolini Paolini 19 juillet 2011 10:50

                  @Sylvain

                  « ...un nationalisme d’un autre âge...  »

                  J’aime bien l’Italie et je comprend que les italiens aussi. J’aime bien l’Espagne et je comprend que les espagnols aussi..... J’aime bien la France et je comprend pourquoi.

                  Il a fallu des siècles d’efforts aux nations pour développer et affiner leur propre culture, leur propre langue, leurs façons de faire, leurs manières d’être.... 

                  C’est cette variété de passés historiques qui a permi l’élaboration d’un abondant et riche patrimoine culturel.

                  L’U.E. c’est un bulldozer qui va raser tout ça.


                • Ptetmai 18 juillet 2011 17:25

                  C’est le club Bilderberg qui dirige nos marionnettes politiques


                  • rakosky rakosky 19 juillet 2011 01:17

                    es Etats membres de l’Otan, dont les forces militaires participent aux opérations de soutien à la rébellion et de bombardements en Libye, vont se « payer sur la bête ». C’est en tout cas ainsi que s’interprète la décision qu’ils ont fait prendre au groupe de contact pour la Libye, lors de sa dernière réunion à Istanbul, de reconnaître le Conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles, comme « l’autorité gouvernementale légitime du pays ». 

                    Il découle de cette décision, comme l’a précisé le ministre français des Affaires étrangères, qu’elle va permettre de « pouvoir dégeler un certain nombre d’avoirs de l’Etat libyen, puisque c’est le CNT qui exerce désormais cette responsabilité ». En clair, cela veut dire que les Etats ayant reconnu le CNT pourront, à sa demande, puiser dans ces avoirs. 

                    Officiellement donc, c’est le CNT qui va bénéficier de leurs rétrocessions, comme il ne cesse de le réclamer, en prétextant des besoins financiers nécessités pour entretenir la guerre contre Kadhafi et ses partisans et faire face aux besoins des zones et des populations sous son contrôle. 

                    Dans les faits, l’opération va permettre à la France et à ses alliés de puiser autrement que dans leurs budgets nationaux l’argent indispensable au financement des bombardements en Libye et celui à fournir aux rebelles. Coup double, qui leur permet de réduire le coût de leur engagement au côté de la rébellion libyenne et qui intervient au moment où les spécialistes de la choses militaire disent ne plus voir comment les Etats impliqués dans l’intervention en Libye vont pouvoir continuer à la mener, alors que les dépenses financières qu’elle exige excèdent les capacités de leurs budgets militaires nationaux. 

                    Indirectement donc, le dégel des avoirs de l’Etat libyen au profit du Conseil national de transition va leur permettre de financer la poursuite de l’intervention parce qu’ils auront la possibilité de compenser par ce biais l’aide financière qu’ils ont accordée à cet organisme et de lui facturer tout ou partie des dépenses induites par la poursuite de l’intervention militaire. 

                    Le Conseil national de transition (CNT), dont la légitimité nationale et internationale reste à démontrer, s’est déjà engagé auprès de ces Etats qui soutiennent à bout de bras la rébellion à privilégier leurs intérêts dans la Libye post Kadhafi. Il ne fera aucune objection à ce que les avoirs gelés de l’Etat libyen soient utilisés pour défrayer ses « alliés ». Le stratagème n’est pas nouveau : les Etats-Unis y ont eu secours en Irak, dont le peuple a été saigné - aux sens propre et figuré - par l’utilisation de ses richesses financières comme « nerf de la guerre » qui a détruit son pays. 

                    Il en sera ainsi en Libye parce que, désormais, les Etats de la coalition pourront continuer à mener leur guerre contre Kadhafi et ses partisans à moindres frais pour les budgets de leurs pays respectifs. Le tout en se parant de la « légalité internationale » qu’est censée avoir procuré la décision d’un groupe de contact qu’on s’est empressé de qualifier comme parlant au nom de la communauté internationale. En fait, une poignée d’Etats qui s’est arrogé le droit de faire comme bon lui semble sur les crises internationales.

                    SOURCE LE QUOTIDIEN D ORAN



                    • dom y loulou dom y loulou 19 juillet 2011 01:38


                      « ...le point d’orgue, qui a été posé ces derniers mois »

                      nonononon c’est tout faux madame

                      naviguer à vue d’oeil peut être une façon de faire pour un marin sur mer par temps clair

                      mais en ce qui nous concerne c’est tout faux

                      la gabegie actuelle fut programmée lors de la création de la FED « américaine » en fait tenue par des banquiers anglais que les américains n’ont pas vu entrer par le petite porte arrière

                      non plus les suisses ni les autres pays occidentaux, tout se passait sous l’ombre du « libre échange » n’est-ce pas

                      le dollar fut inventé par la FED et imposé comme monnaie étalon alors même que la constitution américaine stipule que JAMAIS O GRAND JAMAIS d’autres monnaies ne devraient être utilisées aux states que l’argent et l’or ... ils ne la lisaient déjà plus alors leur constitution ces benêts si confiants dans les temps modernes radieux dont nous recevons tous les fruits obscurs et machiavéliques, les vers qui se nourrissaient grassement dans la pomme occidentale l’ont vidée de l’intérieur en obligeant tous les états à nourrir une guerre majeure après l’autre et tous ces massacres à la chaîne dont l’occident semble se repaitre tout en les occultant à moins d’être plongé en guerre mondiale...

                      allez trouver des analystes financiers qui tiennent en compte les dépenses pour cette stupide guerre anti terroriste PERDUE et démunie de tout argument depuis longtemps... AUCUN, juste aucun analyste patenté ne fait de paralelle et prend comme argent comptant les déclarations fantomatiques de la FED plus du royaume des vivants depuis longtemps

                      tout se passe un peu comme si les dépenses militaires et leurs budgets colossaux tombaient eux du ciel et vivaient leur propre vie en marge quand tout en occident est detruit pour continuer à la nourrir cette BETE MONSTRUEUSE APPELEE OTAN qui massacre et torture aujourd’hui aux confins du monde et met les pieds en afrique, PIETINANT ce pourquoi elle avait été créée, protéger l’europe.

                      quelle blague

                      une monstruosité mécanique qui ne sert qu’à nourrir tous les plus bas instincts des aom et à assujettir et détruire toutes les tribus sur terre

                      unique obsession babylonienne depuis 4000 ans

                      mais...

                      bon paléo


                      • FYI FYI 19 juillet 2011 04:42

                        Les parasites de l’argent ont leur pouvoir de nuisance depuis qu’ils sont les détenteurs des banques centrales. Même si seule la constitution des US permet à l’Etat de battre monnaie, la FED ce cartel de banksters, ont tout de même réussit à berner les amerloques avec l’appui des politiques, comme la France pour 1973.
                        En faite tout c’est accéléré depuis 1971, qui est la date d’un dollar sans valeur tangible où seules les armes US imposent leur diktat pour maintenir leur monnaie à flot. Mais en sous main c’est désormais le yuan qui va prendre la relève, c’est pas encore officiel car les états surtout les BRIC et les producteurs de pétrole ont encore besoin d’écouler leurs énormes stocks de dollar US.


                        • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 juillet 2011 06:21

                          @ Ariane


                          Moi non plus, je ne suis pas fan d’Obama, mais j’ai quand même l’impression qu’il y a des gens en Amérique qui en sont encore moins fans que moi (pas pour les mêmes raisons) et qui mettent le paquet pour le faire partir.

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