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Accueil du site > Actualités > Economie > Quand ma grand-mère avait raison

Quand ma grand-mère avait raison

Si on repartait tous de zéro...

Je me souviendrai toujours de ce que ma grand-mère m’a dit une fois : "Si on repartait tous de zéro, au bout d’un an, il y aurait des riches et des pauvres, l’égalité n’existe pas, nous sommes tous differents".

Elle n’avait pas tort, ma grand-mère, comme je l’ai appris en terminale, nous sommes tous différents du point de vue génétique, nous avons tous des goûts différents, des caractères différents ; et pourtant, nous devrions tous être égaux  ?

Je ne crois pas que ce soit possible, nous pouvons être égaux face à quelque chose, mais nous ne sommes pas égaux en tant qu’individus, et finalement tant mieux, c’est par la diversité que nous sommes meilleurs. En revanche je crois que chacun d’entre nous est doué pour quelque chose, le plus difficile c’est de trouver pour quoi nous sommes doués.

Les différences entre les pauvres et les riches s’accroissent, c’est certain, pour autant, faut-il blâmer les riches d’être riches ? Faut-il blâmer la personne qui crée son entreprise et qui réussit à gagner très bien sa vie ? Pourquoi, dans notre société française, celui qui gagne de l’argent parce qu’il fait bien quelque chose est-il souvent mal vu ?

La France a tendance à ne pas mettre les créateurs d’entreprise au cœur des ses préoccupations, il est vrai que les salariés sont plus nombreux et donc apportent plus de voix aux élections ; mais finalement, qui apporte un emploi à l’employé, si ce n’est le créateur d’entreprise ? La France s’est trop souvent trompée de cible, prenons un exemple frappant.

Une personne possède un appartement qu’elle souhaite louer, elle sait que si le locataire ne paie pas, la procédure d’expulsion sera longue et va lui coûter de l’argent (j’ai vu jusqu’à cinq années) ; donc notre personne va avoir tendance à demander de plus en plus de garanties pour louer son appartement, ce qui rend la location très compliquée, et je ne parle pas de l’accession à la propriété.

On voit bien qu’un système de protection du "faible" trop important se retourne contre lui, car le "fort" aura tendance à ne pas faire confiance au faible. C’est comme cela que la France est devenue un pays à deux, voire trois vitesses, avec une augmentation des différences entre les catégories sociales.

Reprenons la théorie de ma grand-mère, et imaginons que tout le monde reparte de zéro. Que se passerait-il ? Eh bien, au bout du compte, il y aurait ceux qui s’en seraient bien sortis, et ceux qui s’en seraient moins bien sortis. Il n’y a pas de société égalitaire, il y aura toujours des différences ; notre problème en France, c’est que nous ne les acceptons pas. Nous n’acceptons pas le fait que quelqu’un réussisse mieux que nous, nous avons du mal à accepter la réussite des autres, en bref, nous avons une petite tendance à la jalousie.

La réussite passe souvent par deux facteurs généralement indissociables : la prise de risque, et la chance. Qui n’a jamais entendu : "Il a réussi, il a eu de la chance au bon moment !"... Mais il faut saisir cette chance et la faire fructifier en prenant des risques plus ou moins calculés parfois. La société égalitaire vise à faire disparaître ces deux facteurs, tout est planifié, tout est organisé, afin que tout le monde ait les mêmes chances de réussite, mais comment la société peut-elle remplacer la volonté d’un individu ? Ou comment peut-elle se substituer à l’envie de dépasser sa condition, donc de prendre le risque de ne pas réussir, et de peut-être descendre plus bas ?

Il est impossible pour une organisation de tout gérer, de tout planifier et finalement il faut entretenir l’espoir, car le rêve vous pousse à obtenir ce que vous n’avez pas, à atteindre un niveau de satisfaction optimal, selon vos besoins. Après, c’est à vous de choisir par quel biais vous allez obtenir satisfaction, certains chemins pris ne seront pas les bons, d’autres seront meilleurs, mais finalement, tout ne sera que question de compromis.

La France a fait le choix d’orienter son compromis très ouvertement en faveur de ceux qui apparaissent comme les faibles, mais en oubliant souvent que ceux qui apparaissent comme forts sont également très importants. Le problème pour la France est aujourd’hui d’attirer les forts, afin que les faibles s’en sortent, en même temps les forts ont besoin des faibles pour rester forts.

Donc c’est bien cela une société, un compromis, et la France n’a pas fait le meilleur des compromis en avantageant de manière trop importante lesdits faibles qui n’arrivent plus à trouver de forts en nombre suffisant pour s’épanouir et satisfaire leurs besoins. Ce compromis n’étant pas le bon, il nous faudra donc trouver le courage de créer un nouveau compromis, de faire des concessions, afin de mieux satisfaire nos besoins. La société française ne semble pas encore prête à faire les changements nécessaires afin de mieux vivre, elle n’est pas prête à s’ouvrir sur le monde et à accepter les différences. la société française est très conservatrice, et le montre en parlant d’acquis sociaux auxquels il ne faut pas toucher.

Finalement, tout est une question de courage ; si nous sommes prêts à accepter des changements drastiques dans notre système social, et si ces changements sont bons, alors nul doute que ce courage, que la société française aura fait fructifier, paiera.


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69 réactions à cet article    


  • claudejakiss (---.---.2.67) 28 avril 2006 09:55

    Cet article est écrit sous l’emprise du « bon sens » tout bêtement, mais si le grand méchant loup politique y tombe dessus, au coin du bois, la grand-mère ne fera qu’une bouchée...


    • jak (---.---.106.143) 28 avril 2006 10:54

      celui qui est parti de rien pour arriver a rien, a de merci a dire a personne


      • Marsupilami (---.---.165.195) 28 avril 2006 11:26

        Ouaf !

        Quelle niaiserie démagogique. Je me demande si la grand-mère en question aurait pensé que l’auteur de cet article avait raison de l’avoir écrit...

        Si les pauvres sont pauvres, c’est leur faute et blablabla...

        Houba houba !


        • A. Dirien (---.---.42.75) 28 avril 2006 11:37

          Ouais, marre des pauvres.

          Les pauvres quand ils travaillent ils enrichissent les riches du coup y faut pas qu’ils s’étonnent ben si ils sont toujours aussi pauvres. Sont cons ces pauvres. Les pauvres y font aucun effort pour devenir riche. Et quand y jouent au loto y réfléchissent même pas à se qu’ils cochent. Et les pauvres arrêtez de vous plaindre vous gâchez l’bonheur des riches. Et puis c’est facile de se plaindre quand on sait qu’on est la majorité.

          Merci Didier.


        • machinchose (---.---.129.40) 28 avril 2006 11:31

          consternant.

          y a t il un commité de lecture à agoravox ?


          • (---.---.0.184) 28 avril 2006 14:47

            je ne crois pas ! je me suis arrété aux premières lignes de ce torchon imbécile et idiot !

            encore un qui cherche des justifications en vivant sur le dos des pauvres !


          • Z 28 avril 2006 14:55

            C’est un peu fatigant, je trouve, les gens qui croient pouvoir se faire un avis sur un article alors qu’ils n’ont lu que les premières lignes...

            C’est comme les critiques spectateurs d’AlloCine : « Ce film c’était trop nul, d’ailleurs je suis sorti au bout de 10 minutes... »

            Je me trompe où c’est la marque d’un esprit binaire et simpliste ?


          • (---.---.0.184) 28 avril 2006 15:23

            désolée coco

            tu ne me l’as fait pas à moi. LOL

            plus de 60% de la richessse est crée aujourd’hui avec les marchés financiers, c’est à dire que on crée de l’argent sur de l’argent de façon artificielle. Il suffit de lire le profil de l’auteur de l’article pour savoir que je vais y relire mes cours simplistes et binaires !

            les ressources font les emplois !!! MDRRRRR


          • Z 28 avril 2006 15:56

            Tu réponds à côté, sur le principe de mon message, qui ne demandait d’ailleurs pas vraiment de réponse.

            J’en remets donc une couche, et après j’arrête : c’est un peu fatigant aussi, je trouve, les gens qui jugent un article uniquement en fonction du profil de l’auteur, sans prendre la peine de le lire (de ton propre aveu).

            Ce genre d’attitude ne grandit personne. Ce sont des raccourcis de la pensée, parfois utiles pour ne pas perdre de temps, mais souvent déplorables parce que ça nous empêche de regarder le paysage (si j’ose me permettre une métaphore approximative).


          • Jean Pierre An Alré (---.---.104.192) 2 mai 2006 23:45

            « Les marchés financiers créés de la richesse », quelle avancé sur le concept multi-millénaire de la monnaie permet d’affirmer ça ?

            La monnaie ce n’est qu’un système de troc très sophistiqué, rien ne pert rien ne créé, la monnaie n’est pas en soi une richesse.

            La monnaie c’est la possibilité de fractionner l’acte de troc en deux parties et de différer la deuxième partie.

            Seul le fait de compléter l’acte de troc permet de s’enrichir, et seulement si l’investissement est habile, ce qui est moins que sûr.

            L’intérêt de la monnaie sur le troc, c’est que chacun peut se spécialiser dans ce qu’il fait de mieux, sans avoir besoin de produire d’autant de matière que ce que demandent ses interlocuteurs locaux. La monnaie elle circule et permet non pas des trocs à deux participants, mais des trocs très complexes en toute simplicité.

            Les marchés financier sont des attrapes gogo, et d’ailleurs essentiellement des attrapes bobo. Normal ils méprisent l’argent et plus généralement le sens des choses.

            JP


          • FANPAT (---.---.72.164) 28 avril 2006 11:31

            faible en quoi ? fort en quoi ? a ca jour où tout se juge par rapport à la reussite financiére d’un individu vous semblez avoir adoptée cette étrange échelle des valeurs ! Le rôle de la société n’est il pas justement de « limiter », les effets de « la loi de la jungle », de proteger les plus « faibles » ?


            • Vincent (---.---.50.12) 28 avril 2006 11:39

              J’aurais pu écrire cet article, tant votre analyse rejoint la mienne. Mais bon vous l’avez fait en premier, je vous en félicite.

              Cela dit, encore ce matin j’en discutais avec un ami, qui pestait contre les bénéfices record des sociétés pétrolières.

              Qu’y peuvent-t-elles, effectivement elles font des bénéfices mais sont dans une position de presque monopole. Au passage l’état se sucre pas mal, mais bon lorsque vous êtes en position dominante allez-vous par simple esprit de bonté, partager le gâteau ou diminuer vos revenus car vous estimez gagner trop. Franchement non !

              Quand on tient un filon on le garde et on le défend bec et ongles ! Ce qui est vrai pour les patrons l’est aussi pour les salariés et leurs acquis sociaux.

              Vous avez raison, faisons la promotion de la réussite, transformons l’ensemble des entrepreneurs en modèles. Rappelons qu’effectivement au départ ce sont eux qui prennent les risques, pas les employés.

              Que chaque personne ayant une bonne idée simple, développe son concept, fasse les quelques démarches administratives pour créer sa société, et enfin se lance.

              Enfin comptons le nombre de postulant au départ et le nombre de personnes encore installées après trois ans. Car après trois ans vous commencerez à payer réellement vos charges, vos impôts...

              Je ne connais personne qui se plaigne du grand capital et des revenus exorbitants des chefs d’entreprise qui ait tenté cette expérience.

              S‘il en existe qu’elle se manifestent afin d’alimenter ce débat.

              Votre grand mère avez sûrement raison.


              • Mathieu (---.---.49.61) 28 avril 2006 11:46

                Cher Silent Bob,

                après avoir fini la lecture de votre article, une question me vient à l’esprit :

                Ave-vous écrit cet article pour soulager votre conscience ?


                • Mathieu (---.---.49.61) 28 avril 2006 11:49

                  Excusez-moi pour le dérangement mais une nouvelle question me vient à l’esprit (décidément ça duse ce matin !) :

                  A votre avis, si on proposait de repartir à zéro, qui serait pour ? Les faibles ou les forts ?


                • Josep Garp (---.---.13.57) 12 septembre 2006 21:53

                  Je vais répondre à la place de l’auteur, nos réponses seront surement différentes mais la question m’amuse. Ces deux questions m’amusent (et y répondre développe mon esprit).

                  Qui sont les faibles ?
                  - De la façon dont j’ai compris l’article, je dirais les gens qui vivent de subvention ET s’en complaisent. Du chatelin au chomeur (attention, j’ai bien mis un ET) Bref être pauvre n’est pas une faiblesse, c’est ne pas avoir de moyen.

                  Qui sont les forts ?
                  - Ceux qui accepteraient d’être éduqués, de se former. Qui sont ouverts au monde, apte au changement. Ils peuvent être riche comme pauvre.

                  Si on recommençait tout à zéro :
                  - les plus forts gagneraient, mais pas ceux entendus dans ma réponse. Suivrait ensuite après une certaine période d’instabilité les leaders d’hommes. Et enfin leurs enfants, et nous retomberions dans le système actuel... Car ne l’oublions, nous sommes tous parti de zéro, a long time ago !

                  La solution, elle n’existe bien évidemment pas :) Désolé mesdames et messieurs, le monde est fait d’incertitude et d’injustice, on ne peut que limiter les dégats.


                • Mathieu2 Mathieu2 28 avril 2006 11:48

                  Bravo pour avoir mis le doigt sur ces contradictions de la société française d’ailleurs dénoncée depuis longtemps. En passant, l’anti-américanisme primaire qui opère en France, notamment dans les médias, y est à mon avis lié. Il s’agit d’un problème de jalousie. C’est la manière de fonctionner de beaucoup de Français : la jalousie qui fait qu’on dénigre l’autre, et le refus de la différence et de la diversité. La France a un très gros problème à ce niveau là. Vous êtes parti travailler à l’étranger, ça ne m’étonne pas, et vous avez eu raison. Je vais vous faire une confidence : je ne pense pas que la France va accepter de renier son idéologie de l’égalitarisme. C’est trop ancré. Les gens sont persuadés que c’est bénéfique, cf les commentaires ci-dessus.


                  • Mathieu (---.---.49.61) 28 avril 2006 11:53

                    Non franchement, vous avez rien trouvé de mieux que la jalousie ou l’anti-américanisme primaire pour contredire les autres réactions ? Allez, faites un effort !


                  • Thomas (---.---.84.180) 28 avril 2006 11:53

                    Je trouve les réponses assez édifiantes, voir même consternantes....

                    Vous allez bientôt vous faire insulter parce que vous êtes un « sal.. » de patron...

                    Accessoirement ce sont des gens comme vous qui font que les gens comme moi ont un emploi...

                    De toute façon, on ne peut rien attendre de personnes dont le rêve ultime est d’être fonctionnaire, les notions de risque et de rémunération de ce risque leur est complétement étranger...


                    • Z 28 avril 2006 12:00

                      Votre vision des choses est un peu effrayante, avec d’un côté les faibles et de l’autre les forts, comme s’il s’agissait de 2 catégories fixées à la naissance et sans passerelle pour passer de l’une à l’autre. Ou alors avec une passerelle qui va dans un seul sens, pour passer des faibles aux forts, si seulement on se donnait les moyens de faire fructifier sa chance.

                      Les solutions que vous semblez préconiser (en gros : plus de libéralisme, « s’ouvrir sur le monde » comme vous le dites si joliment) auront pour effet de rendre les forts plus forts sans rendre les faibles plus forts. D’ailleurs pourquoi ne remplacez-vous pas « fort » par « riche » et « faible » par « pauvre », car c’est bien cela que vous voulez dire ? Vous préconisez cette solution parce que vous pensez faire partie de la catégorie des forts, et définitivement. Mais les aléas de la vie peuvent vous faire changer de catégorie, ce que je ne vous souhaite pas. C’est pour cela qu’un système de protection des faibles tel que le nôtre est le plus humain. Peut-être pas le plus rentable d’un point de vue économique, et alors ?

                      « Faut-il blâmer la personne qui crée son entreprise et qui réussit à gagner très bien sa vie ? » Et bien tout dépend de la nature de cette entreprise. Si c’est une entreprise qui crée des produits ou services dont les gens n’ont pas besoin et qui réussit quand même à les imposer aux personnes les plus faibles par l’intermédiaire d’un matraquage publicitaire (je caricature), alors clairement oui, il faut le blâmer. Les faibles n’ont qu’à pas être manipulables, me direz-vous, c’est à eux de se responsabiliser. C’est un point de vue, que je partage en partie dans mes moments de cynisme. Mais le reste du temps, j’ai plutôt tendance à penser que les entreprises ont une responsabilité sociale que bien souvent elles oublient d’assumer (tant qu’elles font du chiffre après tout, à quoi bon se poser des questions éthiques à la con), et qu’on sacrifie beaucoup trop à l’économisme.

                      Eriger en exemple celui qui gagne beaucoup d’argent grâce à son travail, son astuce, son sens du business, n’est pas un projet de société intelligent.


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 12:36

                        Un article qui commence bien (Les riches doivent-ils culpabiliser d’être riche ???) mais qui se termine en eau de boudin.

                        Et pourtant, ma grand-mère vous dirait qu’il vaut mieux être riche que pauvre. Et que les plus riches doivent par moment accepter d’aider les plus pauvres. Parce que les plus pauvres ont le droit aussi de se loger, de se nourrir... et en consommant, d’enrichir les plus riches.

                        C’est comme l’histoire antique de la Plèbe et des Patriciens : les membres travaillent pour nourrir le corps, et le corps redistribue la nourriture aux membres. Les rapports sociaux ne doivent pas se traduire par un mépris systèmatiquement lié au compte en banque. Il y a des salauds de pauvres et des salauds de riches. Comme de sbraves types pauvres et des braves types riches.


                        • Olivier (---.---.39.166) 28 avril 2006 12:55

                          Un article très intéressant.

                          Comment aujourd’hui peut-on penser que l’on aide les « faibles » ou, je vais l’oser, les « pauvres » ? Quand un propriétaire loue un appartement, quand un patron embauche un salarié, quand un « fort’, un »riche" investit dans une école, dans une université, dans une entreprise il entre dans un couloir. S’il sait qu’il ne pourra pas en sortir, il ne va pa y rentrer !


                          • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 13:28

                            Il y a aussi un truc oublié : on peut rapidement passer du statut de riche à celui de pauvre ou l’inverse. Il suffit d’un investissement foireux pour tout perdre (ex : Paul Loup Sulitzer qui pourtant avait sorti un livre : ’Comment devenir riche’. Vous voulez devenir riche ? N’achetez pas le bouquin de Sulitzer !), ou de l’idée du siècle pour qu’un pauvre devienne riche (ex : JK Rowlands, ex pauvre devenue milliardaire pour avoir écrit la saga des ’Harry Potter’). Coluche diait : Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre !

                            C’est en cela que le binarisme de mère-grand est un peu désuet : il n’y a pas d’un côté un groupe ’pauvre’ et de l’autre un groupe ’riche’ avec une cloison nette entre les deux. Ce sont deux groupes avec pleins de passerelles les connectants (et encore, la cloison est parfois difficile à situer...)


                          • SilenT BoB SilenT BoB 28 avril 2006 13:28

                            En fait je n’ai pas voulu parler de riches et de pauvres pour une raison tres simple, no peut etre les deux a la fois, je m’explique : dans une relation il y a toujours un rapport de force, il y a toujours une personne qui a un atout superieur a l’autre. Une personne qui travaille pour un patron considere que son patron est « dominant » hierarchiquement, cette personne peut aussi posseder un apartement et le louer, il devient alors le dominant lors de la selection du locataire, etc... Mais aussi en tant que client on est dominant par rapport au tenant du magazin, etc... J’ai lu que s’ouvrir sur le monde c’etait le liberalisme, c’est faux, s’ouvrir sur le monde c’est prendre ce qu’il y a de bon (tout du moins ce qu’on considere comme bon) dans d’autres pays et autres cultures pour les appliquer chez nous tout en respectant notre culture et nos valeurs.

                            Ce que j’essayais de demontrer c’est que chaque individus a des possibilites, des forces et des faiblesses, se connaitre soi-meme est une des condition pour bien reussir dans la vie (tout du moins je le pense), par exemple certaines personnes pensent etre faites pour la peinture, mais leur talent aurait plutot ete dans la finance, il y a de nombreux cas comme cela. Tout le monde n’est pas fait pour etre chef d’entreprise, cela demande des capacites intrinseques fondamentales innees.

                            Il ne faut pas avoir honte d’etre employe, il ne faut pas avoir honte de faire tel ou tel travail, c’est la palisse, mais il faut de tout pour faire un monde. Que ferions-nous sans agents de netoyage municipaux par exemple ?

                            Il faut etre honnete, la societe egalitaire n’existe pas, pas plus que l’anarcho liberalisme, ces deux tendances sont trop fortes, trop extremes pour remporter une majorite, les compromis sont les seuls a pouvoir exister, si on etait certains que tel ou tel systeme fonctionnait, tout le monde le ferait, or toute nation est issue d’un compromis, parce que justement chacun est different. La difference est notre force. La nature nous le montre d’ailleurs bien souvent, melanger les memes genes fini par affaiblir l’espece.

                            LE probleme de la France actuellement, c’est qu’il lui est impossible de faire evoluer les personnes, les interractions entre les classes sociales sont tres fortes, et ne permettent que rarement de passer de l’une a l’autre. Il faut pouvoir depasser sa condition, si on le desire vraiment, il faut pouvoir par le travail et la volonte depasser son quotidien, et en cela la France n’y arrive pas, il faut bien l’avouer.

                            Il est evident que je n’etais pas loin de me faire insulter de sa.. patron, mais je traite mes 4 employes de facon tres humaine, nous avons de bons rapports et nous reglons les problemes de facon concertees, je reste le decisionnaire, mais la concertation est de mise, et je sais que ce discours il le partagent tout a fait, ils ne sentent pas aujourd’hui l’ame de chef d’entreprise et preferent que je prenne les risques a leur place. La ou je vis, les gens rigolent et savent pertinament que dans 50 ans ils seront nos egaux, parce qu’ils ont la liberte de faire des choses que nous n’avons pas, les changement sont visibles d’annee en annee, l’evolution est rapide, l’immobilisme francais les fait rire et ils me disent souvent que notre systeme n’est meme pas communiste, car meme sous le communisme ils travaillaient plus que nous et avaient moins d’avantages.

                            Et pour ceux qui pensent que mon texte est un ramassi de niaiseries, sachez aue ce n’est pas en faisant complique qu’on se fait comprendre, et souvent par des choses simples que l’on reussi le mieux.


                            • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 13:45

                              Il est aussi préférable au « pays de l’Egalité » d’être banquier, magistrat, flic, que d’être ouvrier et employé, et s’appeler Christian, ou Mohammed !


                              • Ladybag Ladybag 28 avril 2006 13:53

                                Face à une « analyse » à ce point simpliste, les bras m’en tombent. Dans l’exposé il y a bien quelques vérités, mais l’analyse et la synthèse me laisse sans voix ! Et pour d’autres raisons qui tiennent plus au rédactionnel et à l’intérêt que représente un tel article, je reprends à mon compte la question de « machinchose » Y a-t-il un comité de lecture à Agoravox ?


                                • SilenT BoB SilenT BoB 28 avril 2006 14:07

                                  @Ladybag,

                                  comme je l’ai deja dit plus haut dans les commentaires, le fait de faire simple permet d’etre compris par tout le monde si vous voulez du complique je peux le faire aussi, j’ai toute une ribambelle de chiffres indigestes pour vous, alors que la palisse en general ca fait mal.


                                • Mathieu (---.---.212.108) 28 avril 2006 15:43

                                  Ladybag n’a pas parlé de simple mais de simpliste. Cela fait une nette différence, vous ne trouvez pas ?


                                • Marc P (---.---.243.230) 28 avril 2006 22:55

                                  Je suis très inquiet pour nos amis Bulgares de l’influence d’une telle absence de pensée...

                                  En effet, Ladybag et Marsu, il va falloir payer un stage au comité de lecture d’Agoravox à Varna ou/et au CERAM pour qu’ils comprennent d’où parle cette personne...

                                  A moins que le Comité ait pensé que les commentaires à cet article décourageraient l’expression consternante d’un tel manque de compréhension du monde dans lequel nous vivons...

                                  Mais il semble bien que l’effet soit inverse étant donné le nombre de supporters qui sont entrés dans la danse...

                                  Cordialement

                                  Marc P


                                • Rocla (---.---.125.60) 28 avril 2006 14:17

                                  Le bonjour,

                                  Comme nous avons tous une ou deux grands-mères,c’ est possible qu’ elles aient parlé à chacun de nous,que vous disaient-elles à vous ? La mienne,au soir de sa vie, après avoir usé ses mains dans des boulots pas faciles,me disait : trouve toi un boulot au chemin de fer,elle ne disait pas SNCF, tu auras au moins tous les mois un minimum,et ce sera moins pénible que ce que j’ ai dû endurer. Finalement j’ ai fait boulanger,j’ ai dû bosser,et suis maintenant très fier de ne pas avoir choisi la solution de ma grand-mère.Je n’ ai pas eu un demi sous-chef pour m’indiquer le travail à faire,me suis surtout super réalisé dans mon turbin,et maintenant,si je prends le train,je suis content que les cheminots le fassent marcher,en dehors des périodes de grèves. A l’ intérieur de tout ça je me suis adapté aux évolutions successives entre 1960 et 2004 ;

                                  Des millions de gens ont des parcours différents,n’ est-il pas étonnant de constater que pour certains ,les échecs sont systématiquement de la faute des autres ?

                                  Devons nous nous adapter à la vie ? ou la vie doit-elle s’ adapter à nous ?

                                  OK, tout ça c’ est des histoires de grand-mères.

                                  ROCLA


                                  • c florian (---.---.162.39) 28 avril 2006 14:28

                                    tous les individus sont différents, ce n’est pas pour ça qu’ils ne doivent pas être égaux, égaux devant la loi, la réussite, les droits, les devoirs, le logement... il ne faut pas confondre égal et identique.

                                    que les forts soient forts, je ne vois pas de probléme, mais ils ne doivent pas le devenir ou l’être de plus en plus au dépend des plus faibles qui le sont de plus en plus. je ne suis pas d’accord quand des spéculateurs ne mettent qu’une partie des logements sur le marché pour entretenir le marché de l’immobilier, je ne suis pas d’accord quand des actionnaires ont une plus grande part du gateau que les salariés, je ne suis pas d’accord quand un patron s’accorde une augmentation et la refuse aux salariés. je suis heureux quand les entreprises de btp font des benefices car les employés en profitent également, total offre de jolies primes.

                                    on doit permettre à un homme d’entreprendre, on doit le laisser travailler plus si il veut gagner plus, on doit valoriser plus le travail, on doit ouvrir le chemin de la réussite à tout le monde. pour cela les plus forts ne doivent pas proteger leurs acquis et défendre leur petit pouvoir becs et ongles et laisser des faibles accedr au statut de fort.

                                    les plus forts doivent aider les plus faibles, car ils ont une responsabilité envers eux du à leur « supériorité ». la france n’a pas fait le meilleur compromis, mais l’un des moins mauvais, en tout cas meilleur que celui des etats unis. ici plus personne ne meurt de faim, tout le monde (ou presque) a accés à la santé. peut etre que la france n’est pas prete à laisser la selection naturelle reprendre le dessus sur les valeurs humaines, et j’espere qu’elle ne le sera jamais. attention à votre raisonnement, il est trés proche du fascisme et peut légitimer une dictature qui n’est rien d’autres que la prise de pouvoir des plus forts sur les plus faibles.


                                    • SilenT BoB SilenT BoB 28 avril 2006 14:55

                                      tout a fait d’accord avec vous, comme je le disais dans un commentaire precedent, j’ai choisi le terme de fort et faible car nous sommes tous les deux a la fois selon les situations. Je parle de compromis en abondant dans votre sens, il faut que les relations soient donnant donnant, les employes qui font que l’entreprise marche bien doivent etre recompenses a juste valeur de leur investissement personnel. Je ne suis pas d’accord par exemple de voir que des cadres qui deleguent enormement se voient attribue toutes les primes et les autres rien, cela n’est pas du bon management.

                                      Je suis d’accord sur le fait que si quelqu’un souhaite travailler plus il doit pouvoir le faire afin d’avoir une remuneration plus importante. Je ne pense pas non plus que les USA aient fait le meilleur des compromis, et je ne pense pas non plus que la selection naturelle soit la solution (bien au contraire), j’essaie de dire que chacun d’entre nous est doue pour quelque chose et qu’il faut bien se connaitre pour trouver ce quelque chose et que cela est difficile.

                                      Je suis tout a fait d’accord sur le fait que les faibles sont utiles auc forts et vice versa. C’est meme la base de toute societe. Je ne suis pas fasciste pour deux sous lol, au contraire je suis tres ouvert sur le monde j’ai beaucoup voyage et je suis favorable a la diversite, et j’ai meme fait le choix de vivre dans un pays il fait normalement moins bon vivre qu’en France.


                                    • SilenT BoB SilenT BoB 28 avril 2006 14:38

                                      Rocla,

                                      J’aime beaucoup ce que vous avez ecrit, fire son chemin selon ce que nous pensons etre bon est une chose qui parait simple et qui est pourtant compliquee. Il faut bien savoir ce que l’on veut, et souvent relativement tot dans la vie. Je pense que vous devez etre fier d’etre boulanger, parce que vous avez travaille dur pour cela (leve 3h30, travailler 10 heures par jours, etc...). Etre heureux et s’accomplir dans son travail est quelque chose de precieux, se lever tous les matins pendant 30 ans en se disant « j’ai pas envie » ca doit etre tres dur.

                                      Et je pense que non il n’est pas etonnant de voir des personnes ayant leur carriere brisee par la argne d’autres, mais parfois des carrieres peuvent emerger par l’aide des autres.

                                      et pour repondre a votre question, je n’ai connu qu’une seule de mes grand-mere, encore des notres d’ailleurs, qui m’a toujours dit « Etudie bien a l’ecole il n’y a que ca qui compte, de bien travailler », et je l’applique encore tous les jours, j’essaie de bien travailler tous les jours.


                                      • jcm - Freemen (---.---.0.86) 28 avril 2006 15:18

                                        « Le problème pour la France est aujourd’hui d’attirer les forts, afin que les faibles s’en sortent, en même temps les forts ont besoin des faibles pour rester forts. »

                                        Tout votre article est basé sur cette opposition forts / faibles et le modèle de société que vous nous proposez repose entièrement sur un rapport dominants / dominés, ici l’argent étant l’outil principal de la domination car « forts » signifie « aisés ou riches » et « faibles » est synonyme de « pauvres » pour faire bref.

                                        Comme s’il s’agissait du seul modèle de société envisageable, le seul qui ait pu exister, et le seul qui soit en vigueur dans nos sociétés occidentales.

                                        Si vous pensez que c’est le cas vous faites erreur, relisez des écrits d’ethnologues, « Moeurs et sexualité en Océanie » de Margaret Mead à lui seul vous fournirait matière à réflexion : vous devriez le trouver chez « Terre des Hommes ».

                                        Il a donc existé des sociétés fortement basées sur la coopération entre les individus plutôt que sur leur mise en opposition systématique, et certaines de ces sociétés ont connu une très longue durée dans la stabilité, ce qui démontre qu’il ne s’agissait pas de tentatives sans lendemains.

                                        Cela signifie probablement que l’union de tous dans un « projet » commun fait la force de tous, ou la faiblesse de tous qui est alors le point de fragilité du projet (conditions pour lesquelles il perd sa viabilité) mais tant que ce point n’est pas atteint le « projet » permet le règne d’une équité plus grande que celle que nous connaissons ici et maintenant, en général.

                                        Néanmoins il y a, dans notre société individualiste d’opposition « forts / faibles », des ilots dans lesquels des individus se sont réunis afin de développer en commun un projet très fortement basé sur la coopération de chacun et de tous, projet qui confère à tous une « force » à peu près équivalente au delà des capacités et talents de chacun (j’y reviendrai plus loin).

                                        Si tout le fontionnement de la société doit reposer uniquement sur les capacités et les talents de chacun cela implique que cette société doit valoriser toutes les formes de capacités et de talents de façon équitable de façon que chacun ait un droit à vivre équivalent, cette valorisation se faisant par un système d’échange et de partage, quelle que soit l’utilité des capacités et des talents en présence : le conteur et le cordonnier ont alors le même droit à vivre.

                                        Ceci même si le conteur a peu d’auditeurs tandis que le cordonnier subit un afflux continu de clients.

                                        De nombreuses sociétés ont fonctionné ainsi loin de la vision utilitariste sous laquelle nous vivons aujourd’hui, cet utilitarisme étant très sélectif et très peu soucieux de ce que serait une utilité réelle de certain comportements, de certains talents, de certaines capacités.

                                        Ainsi les labos pharmaceutiques alimentent « généreusement » la population française en anti dépresseurs, dont elle serait un des premiers consommateurs au monde, chacun prenant son cocktail de comprimés en catimini : voilà peut-être le corollaire de notre société névrotique d’opposition « forts / faibles ».

                                        Allez faire un tour du côté de chez Wilfred Thesiger, dans « Le désert des déserts » (encore « Terre des Hommes ») et vous découvrirez comment des hommes peuvent s’unir pour soigner une folie passagère de l’un d’entre eux, sans recours à la moindre molécule de synthèse, et plus généralement il faut se souvenir que de très nombreuses sociétés ont su prendre le plus grand soin des individus les moins bien dotés présents en leur sein.

                                        Les ressources des humains sont variées et puissantes pour peu qu’ils se souviennent que certaines d’entre elles existent, et leur mise en commun donne souvent d’excellents résultats.

                                        Plutôt que de se différencier, se hiérarchiser à tout prix, la solution de s’unir dans un objectif commun, très bien mise en pratique en Grande Bretagne lors de la dernière guerre mondiale, offre d’intéressantes perspectives.

                                        Il ne s’agit bien entendu pas de gommer toute sorte de hiérarchie mais de ne prendre en compte que les hiérarchies dont l’existence sera nécessaire à l’intérêt général.

                                        Mais la faculté de s’unir ne dépend pas uniquement de la volonté de chacun, elle est aussi soumise à l’atmosphère ambiante d’une société, à ses règles, aux différentes forces qui la font évoluer.

                                        Et ne croyons pas que l’évolution actuelle de nos sociétés nous indique la seule voie possible pour leur survie car l’histoire des espèces et de leur évolution nous apprend que de très nombreuses tentatives n’ont pas été couronnées de succès, même s’il est peu convenant de lier darwinisme et société... disons que la métaphore alimente la réflexion.

                                        Or notre société a privilégié certaines solutions qui se sont développées et ont évolué dans un sens qui ne tient peut-être plus compte de façon systématique de ce qui serait l’intérêt général maximal, et là l’entreprise se trouve mise en accusation par un certain nombre d’économistes, d’observateurs divers et même d’instances médicales (rythmes, stress...).

                                        Je développe cela dans « Entreprises, anti-démocratie, facteur d’instabilité » : les ilots où se pratiquent la coopération sont les SCOP, dont certaines ont une envergure internationale.

                                        C’est en fait pour une grande part l’entreprise qui « fabrique » les pauvres et les riches, les « forts » et les « faibles » depuis longtemps déjà, et qui maintenant tend souvent à creuser les différences de richesses entre les premiers et les seconds, au point que même si le « droit à vivre » des faibles n’est pas remis en question leur possibilité à vivre de façon à peu près correcte peut se voir réduite de façon très importante.

                                        L’entreprise telle qu’elle se pratique aujourd’hui, conjointement avec les structures mais aussi les us et coutumes de notre société, s’avère en fait être un facteur de prospérité temporaire de plus en plus inéquitable dans la mesure où son seul objectif consiste à enrichir son actionnaire, cet objectif n’étant lié à aucune obligation de constance vis à vis du territoire et de ses habitants.

                                        L’entreprise est un phénomène tout à fait aléatoire vis à vis d’un lieu ou d’une personne si elle n’en n’est pas propriétaire ou actionnaire, avec la possibilté que toutes les entreprises quittent un lieu donné à un moment donné : leur nomadisme plus ou moins imprévisible devrait à la limite entrainer notre nomadisme permanent, mais celui-ci est-il vraiment possible ?

                                        L’examen détaillé de ce point montrerait probablement qu’il ne représente pas ce que souhaite le plus grand nombre.

                                        Vous écrivez : « Les différences entre les pauvres et les riches s’accroissent, c’est certain, pour autant, faut-il blâmer les riches d’être riches ? ».

                                        D’une certaine façon ne sont-ce pas « les riches » qui font les « working poors » ?

                                        Puisque ces travailleurs pauvres seront les employés d’entreprises qui préféreront enrichir plus fortement leurs actionnaires au détriment des salaires, actionnaires qui pourront spéculer sur l’immobilier, en faire grimper les prix et finalement rendre les loyers inaccessibles à certains travailleurs ?

                                        Vous savez fort bien que dans notre société la richesse est un levier, qu’elle fera toute la différence entre deux personnes de talents et de capacités comparables.

                                        Ce qui est fort dommage est que « les pauvres » ne songent qu’à utiliser des méthodes individualistes éventuellement capables de faire leur richesse s’ils bénéficient d’assez de chance comme succédané au levier de l’argent et qu’ils n’aient pas le réflexe d’unir leurs capacités et leurs talents, ce qui serait un autre moyen de se doter d’une forme de levier.

                                        Mais qui assure la promotion d’une telle solution ?

                                        Personne, de peur peut-être qu’à terme il n’y ait « plus assez de pauvres » pour maintenir les salaires à un niveau très bas... ?


                                        • -noID- (---.---.80.97) 23 août 2006 16:05

                                          Bonjour

                                          D’abord merci à l’auteur pour l’optimisme dont son discours est empreint ; c’est beaucoup plus rejouissant à lire que pas mal d’articles de l’Agora.

                                          La première des choses qui aurait du frapper les lecteurs, je pense, et vous l’avez par ailleurs souligné jcm-Freemen, c’est cette opposition systématique Forts/Faibles. La dernière idéologie prônant ce type de rapports sociaux (comme épine dorsale de modèle civilisationnel) est en opposition frontale avec les thèses de SilentBob...Et c’est peut être là que nous tombons sur une schizophrénie typique du monde de l’aprés 1989 : on enseigne dans les temples de la nouvelle religion mondiale (les Ecoles de Commerce pour celles ci et le Kapitalisme pour celle là) un théoricien non seulement honni ; mais dont les thèses ne méritent, nous fait on croire, aucun interêt...Etrange.

                                          Je ne suis pas Marxiste, mais force est de reconnaitre que toutes les civillisations doivent bâtir un système cohérent d’exploitation de masse. Cest vrai nous ne sommes pas tous faits pour être des leaders, nous ne sommes pas tous capables d’endurer le rythme de travail d’un ouvrier...etc,je suis tout à fait d’accord avec l’auteur sur ce thème précis. Et c’est pourquoi en tant que membres agissant de cette société nous devons mettre toute notre énergie en oeuvre afin de la faire tendre le plus possible vers ce que nous pensons être juste.

                                          C’est précisément là que le bât blesse et votre analyse, qui se voulait simple afin d’être comprise par le plus grand nombre (je trouve cela honorable), tombe dans une forme de démagogie qui ne vous a pas été excusé par certains lecteurs. Vous ne pouvez pas dire, par exemple, que la France pénalise les créateurs d’entreprises ou alors comment le fait elle ??

                                          Par les différentes subventions qu’elle accorde non seulement aux grands groupes désirant s’implanter sur le territoire mais aussi à tout quidam se lançant dans sa propre aventure ?

                                          Par une règlementation du travail si souple qu’ il y a 5 ans déjà il m’est arrivé de devoir signer, dans une entreprise du tertiaire d’envergure nationale, UN CONTRAT PAR HEURE (! !!) ?

                                          Par un contrôle suffisament laxiste pour permettre à des entreprises de ne déclarer que 10 à 20 % de leur revenus (ce que je ne manquais pas de faire lorsque j’étais gérant d’une entreprise de 9 personnes à Paris) ?

                                          Je n’ai pris que quelques exemples pour montrer que vous mêmes êtes victime d’une représentation purement médiatique et idéologique de la France (peut être est ce du à votre éloignement actuel ??).

                                          Ceci dit il y a réellement des freins à notre développement économique je vous l’accorde.

                                          Que pensez vous de notre systeme de formation des Elites qui peuvent transiter librement du cabinet ministeriel au CA des grandes entreprises d’Etat (avec les conséquences que l’on connait : Airbus retardé, Lagardère qui plaide la betise, Forgeard qui s’en met plein les poches) ?

                                          Que dire du système Universitaire ou les places de thésards sont réservés à l’avance (Le Monde Diplomatique s’en émeut ouvertement : c’est dire si la pratique est répandue !!) ??

                                          Que dire des orientaions du gouvernement qui veut favoriser l’apprentissage à 14 ans (! !!) alors que dans le même temps l’Irlande et l’Inde attirent les investissements technologiques (! !!) ?? (Encore un exemple à titre personnel : lorsqu’un de mes amis issu de la fac de psychologie de strasbourg a voullu se réorienter en 1999, le CESI lui a fait comprendre que la fillière informatique était sans issue !! On croit rêver ...)

                                          J’arrête là avec mes interrogations (poujadistes diront certains..), si la méritocratie a failli c’est avant tout parce qu’elle est affectée d’une maladie que l’on pensait externe à l’Europe : la Corruption à tous les niveaux... La majeure partie des entreprises constituant la richesse nationale ne bénéficient pas des lois votées en faveur de celles ci.

                                          Mais si vous voullez un autre exemple qu’en France on aime les « Forts » : aprés Raffarin qui pardonnait aux riches ayant sorti de l’argent illégalement de France si ceux ci le rapatriaient, voici que Villepin veut abolir une partie des droits de succession (manque à gagner pour l’Etat : 7.3 Mds d’Euros !!!).

                                          Alors oui il y a des freins à l’expansion économique Francaise, oui il faut s’ouvrir au monde (au passage le commerce est mondialisé depuis un moment : les thèses de Ricardo ne datent pas du 20eme Siecle) ,oui il faut affronter nos problèmes le regard tourné vers l’avenir (je n’ose même pas aborder la thématique de la déplétion du pétrole...). Mais nous vivons dans un monde complexe, nous faisons faces à des problèmes complexes ; c’est pourquoi les réponses simples ne sauraient convenir face à de tels enjeux.

                                          Merci néanmoins pour votre optimisme rafraichissant.


                                        • tatutaducacaocu (---.---.69.227) 28 avril 2006 15:28

                                          Faut-il blâmer la personne qui crée son entreprise et qui réussit à gagner très bien sa vie ? Pourquoi, dans notre société française, celui qui gagne de l’argent parce qu’il fait bien quelque chose est-il souvent mal vu ?

                                          si on blame les patrons parcequ’ils sont riche c’est parcequ’on sait qu’il est bien plus facile de devenir riche quand on est un salaud que quand on est un type bien.

                                          Il y a aussi de la jalousie. Et on fait toujour ces generalites...


                                          • tatutaducacaocu (---.---.69.227) 28 avril 2006 15:32

                                            La France a tendance à ne pas mettre les créateurs d’entreprise au cœur des ses préoccupations, il est vrai que les salariés sont plus nombreux et donc apportent plus de voix aux élections ; mais finalement, qui apporte un emploi à l’employé, si ce n’est le créateur d’entreprise ? La France s’est trop souvent trompée de cible, prenons un exemple frappant.

                                            ce qu’il faudrait c’est des limites ce qu’il faudrais c’est que les patrons gardent une ethique regarde ce qui ce passe les emplois s’en vont


                                          • (---.---.0.184) 28 avril 2006 15:34

                                            oui, jalousie, jalousie

                                            c’est seulement la jalousie quand tu vois le patron d’exxon se barrer avec 400 millions d’euros d’indemnités

                                            ou encore un patron qui se fait payer des millions d’euros alors que les salariés sont licenciés.

                                            oui, seulement la jalousie qui fait dénoncer cela.


                                          • nantor (---.---.131.113) 28 avril 2006 15:34

                                            Je trouve surtout l’article un peu confus. On ne sait pas vraiment ce à quoi vous voulez arriver.

                                            Si c’est dire qu’il y aura toujours des riches et des pauvres, qu’il y aura toujours des différences, vous avez entièrement raison. Et je vous rejoins sur l’impossibilité d’une société totalement égalitariste.

                                            Un des rôles de la société est de faire en sorte que cette différence ne soit pas trop importante et que la pauvreté, relative à la richesse, ne confine jamais à l’indigence.

                                            Et n’oublions pas qu’être riche impose (normalement - c’est sans doute rarement le cas) plus de devoirs que de droits.


                                            • Marsupilami (---.---.189.80) 28 avril 2006 15:48

                                              Ouaf !

                                              Voilà un propos qu’il est sensé.

                                              Je me rappelle que dans les années 1980 Samuel Trigano, l’un des fondateurs du Club Med (un affreux sioniste qui va faire éjaculer de la haine à Daniel Milan) avait proposé une mesure radicale que la grand-mère aurait peut-être approuvée : à la fin de chaque parcours individuel, pas d’héritage, mais versement, à leur mort, des richesses acquises par les doués pour l’enrichissement personnel dans un fonds de solidarité collective, et redistribution égalitaire à chacun d’une somme forfaitaire égale pour tous à l’intérieur d’une société donnant à chacun le minimum vital. Après, chacun se démerde et à chacun ses véritables mérites.

                                              Je trouve cette idée excellente. Mais c’est évidemment une pure utopie : jamais les élites n’accepteront de priver leurs rejetons (de présence bien entendu) de leurs héritages...

                                              Houba houba !


                                            • Arthur (---.---.164.131) 28 avril 2006 16:03

                                              Effectivement nous avons tous une histoire ( familiale, civique etc) mais pas les mêmes chances (milieu défavorisé, victime de guerre ...) de telle sorte que tout n’est pas seulement pauvre ou riche , faible et fort, noir et blanc. La richesse et la pauvreté économique transcendent t’elle les autres valeurs humaines ?

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