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Accueil du site > Actualités > Economie > Que faut-il savoir du prix de l’électricité en France (...)

Que faut-il savoir du prix de l’électricité en France ?

Au moment d’engager la transition énergétique, le prix de l’électricité fait l’objet d’âpres débats. En effet, malgré l’arrivée de la concurrence ils sont régulièrement revus à la hausse. Si plusieurs raisons peuvent être avancées pour expliquer cette tendance, les moyens pour l’enrayer semblent échapper aux pouvoirs publics…

Les prix de l’électricité aujourd’hui ?

L’actualité atteste des problèmes que peuvent rencontrer les autorités pour s’assurer de la transparence des prix de l’énergie. Pourtant ils s’élaborent en conformité avec l’article L337-5 du code de l’énergie et le décret n° 2009-975 du 12 août 2009, qui prévoient que la Commission de Régulation de l’Energie soumet un avis au gouvernement dont la décision est elle-même contrôlée par le Conseil d’Etat. A l’issue de ce processus complexe qui alimente la défiance des usagers, on aboutit à un prix de l’énergie sous-évalué et souvent réajusté rétroactivement…

Le dialogue entre le gouvernement, la CRE, et le Conseil d’Etat :

A son arrivée à Matignon, Jean-Marc Ayrault avait préconisé une « augmentation modérée des prix de l’énergie », à hauteur de 2%. De son côté, la CRE plaidait alors pour un taux supérieur à 7,5%, afin de garantir le respect des engagements normatifs. A de nombreuses reprises, le choix des autorités politiques de contenir la hausse des prix, a d’ailleurs été sanctionné par le Conseil d’Etat. En avril dernier, l’autorité judiciaire avait considéré, à la suite d’un recours déposé par Direct Energie, que les tarifs étaient « manifestement inférieurs au niveau auquel ils auraient dû être fixés en application des principes s’imposant aux ministres ». 

La situation à l’été 2014 :

Au micro de RMC en juin dernier, la ministre de l’énergie Ségolène Royal avait rejeté la hausse des tarifs avant d’être recadrée par le Premier Ministre. Depuis elle n’a qu’un objectif, changer la formule de calcul des tarifs de l’électricité en dépit des textes réglementaires quitte à étendre le domaine législatif. Au journal Le Parisien, elle a notamment affirmé : « la nouvelle formule de calcul des tarifs intégrera les prix du marché, mais elle modifiera également cette contrainte de couvrir intégralement les coûts (…) Cette obligation sera supprimée dans le décret et sera inscrite dans la loi de transition énergétique »... 

L’hypothèse des effets induits de la concurrence :

Pour justifier le besoin de cette hausse, Nicolas Mouchnino de l’UFC-Que Choisir, nous explique « qu’il y a empilement comportant à la fois des tarifs fixés par les pouvoirs publics ainsi que des tarifs fixés en fonction du marché, mais aussi des coûts liés au coût de commercialisation ». Les frais auraient donc augmenté sous l’effet de la nouvelle concurrence induite par la libéralisation du marché de l’énergie. Le spécialiste socialiste de ces questions à l’Assemblée Nationale, François Brottes, décrypte : «  l’idée que la concurrence induirait la baisse des prix et la qualité de service est un échec. Parce qu’il faut se battre contre les nouveaux entrants, EDF a augmenté ses coûts de commercialisation dont dépendent les tarifs ».

Et la responsabilité des acteurs du marché ?

Afin d’expliquer la nécessité de ces évolutions, Philippe François de l’Ifrap préfère incriminer, « le prix unique de l’électricité », qui conduit selon lui à l’irresponsabilité des consommateurs et des politiques. Si le phénomène de précarité énergétique met à mal l’argument sur le comportement des consommateurs, on constate que la cacophonie gouvernementale accrédite partiellement cette hypothèse… 

La compétitivité de l'électricité française à l'heure de la transition énergétique

Néanmoins, les tarifs pourraient-ils vraiment être contenus sans menacer le financement des infrastructures de production à l’heure de la transition énergétique ? En effet, la réorientation de la politique énergétique est d'ores et déjà supportée par le consommateur avec la Constribution au Service Public de l'Electricité (CSPE). Malgré ce dispositif, la production française reste compétitive puisque seuls 8% des usagers ont décidé de se tourner vers les nouveaux fournisseurs d’électricité, contre près de 24% pour le gaz… 

Photo @Gasser


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11 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 17 juillet 2014 14:01

    Raisonnement absurde.EDF est un état dans l’état. 

    Une gestion URSS.
    Le bilan est arrangé et rendu illisible et formaté pour qu’un audit ne puisse s’y retrouver. Les prix ne ressemblent à rien, vu que les infos comptables pour le déterminer sont juges et partie, c’est EDF qui transmet de dossier avec des chiffres « arrangés ». 
    Passer à la concurrence donne 2 à 3% de différence, ce qui démontre qu’elle est fictive et pour l’effet d’annonce.

    Par contre le gaz démontre l’inverse de ce que l’auteur sous entends. Passer a la concurrence donne facile 15,5% de remise. http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/4759/ufc_que_choisir_consommatio n_lampiris_gaz_gdf_suez_261113.html

    • bourrico6 17 juillet 2014 15:16

      15,5%M de remise.... avec quelles garanties et quel service ?
      Non parce que pour l’électricité, la farce est assez grandiose !

      Sinon je trouve assez minable de cracher comme ça sur le coté public de ce genre de société, en oubliant que c’est l’argent public qui a permis les investissements en infrastructures.
      Le privé ne fait jamais rien de ce coté la, son coté « court termiste » le lui interdit, les taux de rentabilité et les délais le lui interdise aussi.

      Tu défends le fait de se gaver sur la bête sans rien avoir eu à faire.
      C’est une définition des parasites.

      Et ta méthode, celle des gens qui ne veulent pas causer mais imposer, tu n’écoutes pas, et répète inlassablement les mêmes bêtises tout droit sorti d’un petit livre rouge idéologique.

      Il y a des abus dans le public, c’est un fait, mais tu t’en fous, tu t’en sert pour imposer ton tout privé, sans jamais envisager ni admettre que le privé abuse aussi, et qu’au final, il est difficile de savoir ce qui marche le mieux pour l’intérêt de la société.

      Pardon pour le gros mot final, je sais que pour toi, ton petit intérêt personnel prime sur tout le reste.


    • DIAZ 19 juillet 2014 19:15

      EDF était une entreprise 100% publique. Depuis une décennie l’état lui a imposé l’ouverture de son capital en même temps qu’il a ouvert à la concurrence la production.Plusieurs mystifications au sujet de cette entreprise :


      1) Un état dans l’état ! Ce qui est purement du charabia, expression d’éditorialistes en recherche de spectaculaire (?)...Qu’est ce que cela veut dire concrètement ? RIEN !100% publique ou à 75% elle est soumises aux mêmes règles comptables que toute entreprise privée en France. De plus EDF a un statut de Société Anonyme... 
      Elle est soumise aux mêmes obligations fiscales...impôts sur les bénéfices etc.La cours des comptes les contrôle périodiquement, fait des remarques... 


      2) Des salariés fonctionnaires payés avec nos impôts ! Archi faux ! C’est sur la vente du produit électricité que les salaires sont distribués. 

      3) Une entreprise qui nous coûte cher ! Le nucléaire nous coûte cher ! etc. Autres mystifications très à la mode chez les politiciens de l’écologie. 
      -Depuis les années 1980 AUCUN centime n’a été mis dans les caisses d’EDF pour son programme électro nucléaire par l’Etat. EDF a emprunté sur le marché mondial dès cette époque et répercuté les remboursements d’emprunts sur son prix de vente...
      -Mieux EDF distribue depuis 30 ans des dividendes à son actionnaire : l’Etat ! Autant d’impôts en moins pour le contribuable...
      -Encore mieux en 2010 le prix de l’électricité en France était de 40% moins cher que la moyenne européenne... C’est ça le drame !

      4) Les énergies renouvelables c’est l’avenir elles feront de l’électricité moins cher ! Depuis plus d’un siècle et surtout depuis 1946 la production par renouvelable existe : la production hydraulique. A un coût compétitif au nucléaire il y a peu de sites nouveaux exploitables.

      5) Augmentation illisible ! Comme tout produit c’est la taxation qui s’applique qui fait le prix vu par le consommateur. TVA puis taxe « renouvelables » sont rappelées dans cet article ! 
      -Le drame des 40% moins cher évoqué plus haut. Que le nucléaire soit bon ou pas bon, que le renouvelable imposé soit une réussite ou un fiasco, il n’en demeure pas moins qu’un bon gestionnaire d’entreprise privée (statut d’EDF aujourd’hui) se doit de limiter les emprunts pour les investissements. Le PDG d’EDF devant cette marge de 40% demandera le feu vert d’augmentation en permanence à l’Etat qui a encore ce droit ... 
      -Et pour l’auteur de l’article la CONCURRENCE n’a rien à voir pour favoriser la baisse de prix qui sont déjà les plus bas du marché européen (40%). Au contraire ! Elle va permettre la hausse dans un environnement ou tous les producteurs s’observent.

      J’ai fait de la formation comptable pour cette entreprise pendant 15 ans. J’ai fait travailler mes stagiaires sur les bilans comptables (général et analytique). 

    • rocla+ rocla+ 17 juillet 2014 14:11

      Le prix de l’ électricité en France est payé par les abonnés

      à  tous les salariés  de l’ EDF . 

      • zygzornifle zygzornifle 17 juillet 2014 14:20

        Savoir qu’on nous vole .....


        • zygzornifle zygzornifle 17 juillet 2014 14:23

          demandez à un ministre, a un député, à un sénateur s’il paye son eau et électricité ? j’en doute ou il se la fait rembourser surtout que les députés ont une prime de chauffage d’environs 450€ pat mois pour maintenir leur cul grumeleux au chaud pendant que la France d’en bas claque de dents.....


          • zygzornifle zygzornifle 17 juillet 2014 14:24

            pardon sénateurs = prime de chauffage députés je ne sait pas.... 


          • zygzornifle zygzornifle 17 juillet 2014 14:31

            Faut demander a Ségolène mais il faut trier les mensonges .... Bon courage .....


            • amiaplacidus amiaplacidus 17 juillet 2014 18:33

              Il faut s’y faire, on commence à intégrer dans le prix de l’électricité le vrai cout du nucléaire et là, cela commence à faire mal.


              • bourrico6 18 juillet 2014 08:21

                Sachant qu’on ne sait pas démanteler une centrale nucléaire, on ne peut en chiffrer le coût.

                Il est de même impossible d’extraire la part « nucléaire » des coûts des OPEX dont l’un des buts, mais pas le seul, est de veiller à l’approvisionnement.
                Idem en ce qui concerne la part de responsabilité du « nucléaire » dans les choix politiques de la France.

                Partant de la, on ne peut que fournir un coût qui ne prends pas tout en compte.


              • Croa Croa 18 juillet 2014 09:06

                Bof, ce sera juste pire ! smiley
                Autrefois nous avions un prix réglementé qui était en réalité déjà un ’’prix du marché’’ avec des gros clients profitant de remises indécentes alors que les particuliers payaient le vrai prix de l’électricité. Avec l’Europe et la nouvelle concurrence ça va augmenter, forcément, surtout pour les petits mais pas tout de suite...
                Ça se verrait trop ! 

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MaxenceDotti


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