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Accueil du site > Actualités > Economie > Quelle est l’utilité de la finance honnie ?

Quelle est l’utilité de la finance honnie ?

Si une profession pouvait être interdite au suffrage universel, celle d’opérateur de marché en serait la première victime. Déjà en 1987, En pleine crise économique, le fameux film « Wall Street » décrivait un grand méchant trader capable de vendre père et mère pour étendre son pouvoir destructeur sur le monde et accroître son bonus. Cette caricature illustrait déjà bien cette schizophrénie fascination / appréhension. Aujourd’hui, la crise financière a vu les banques à nouveau mises en accusation. Pire, Goldman Sachs est directement mise en accusation pour ses relations ambiguës traditionnelles avec le gouvernement américain et ses prestations à l’Etat grec. Certes, il ne s’agit pas vraiment d’une banque mais d’un hedge fund déguisé que les adversaires qualifient de Government Sponsored Hedge Fund.Toujours est-il que personne ne sait vraiment ce que recouvrent les activités de marchés des banques généralistes. A chaque grande crise, hélas cette incompréhension se transforme en haine. Ce n’est pas un hasard si depuis le 19eme siècle, la gauche marxiste et l’extrême droite ont vu dans ce vecteur essentiel du capitalisme l’ennemi à abattre.

La finance fait tomber les frontières en libérant la circulation des capitaux. Elle remet en question les privilèges, et sa recherche continue de performance économique se réalise au détriment de choix politiques ou de stratégies mal conçues. Aujourd’hui, la plupart des gouvernants politiques y voient un bouc émissaire idéal pour se défausser de leur propre responsabilité dans la crise. Pourtant, ces Etats sont de très gros consommateurs de finance. La dette publique mondiale s’élève à 32 trillons de dollars (32 mille milliards de dollars), et la tendance est à la hausse avec le doublement des émissions obligataires annuelles cette année par rapport à 2007.

D’abord, la finance est un terme bien flou. S’agit-il de la banque, ou bien des marchés financiers sachant que la plupart d’entre elles n’ont pas d’activité dans ce domaine ? Si nous parlons de ces marchés financiers, devons-nous inclure les fonds de pension ou mutualistes, ces mastodontes qui gèrent l’épargne de centaines de millions de familles ? Dans ce cas, pourquoi ne pas ajouter à la liste tous les acteurs qui cherchent sur ces mêmes marchés leurs ressources, grandes entreprises et Etats ? Concentrons-nous sur les salles des marchés bancaires, cibles de la vague actuelle de réglementations, de pénalités et de taxes supplémentaires. Cette activité récente est devenue l’un des principaux métiers des grands établissements bancaires internationaux au cours des dernières décennies en réponse à une demande nouvelle.

Pour poser le décor, un trader de grande banque ne travaille pas dans un grand bureau avec vue sur l’Hudson ou vue sur l’Arc de Triomphe. Surmonté de 4 à 8 écrans, son bureau fait 1m20 sur 1m dans un espace ouvert (souvent sans lumière du jour) où travaillent plusieurs centaines de ses congénères. Pour accepter de travailler dans cet environnement, il faut aimer le bruit, le stress et la promiscuité. Un opérateur passe la journée sur son mètre carré, téléphones vissés à l’oreille et sans quitter les écrans de ses yeux. Et toute son activité est orientée clients. Comment répondre le mieux et le plus vite possibles à leurs attentes, mais aussi comment les anticiper pour vendre conseils et opérations avant les concurrents ? D’ailleurs, les traders sont souvent des vendeurs qui ne font pas de trading et ne prennent donc pas de positions à risques. Leur rôle, c’est d’élaborer des montages en vue de propositions commerciales collant au plus près aux besoins de leurs clients. Eux aussi professionnels, ils n’hésitent pas à comparer les prix et les produits qu’on leur propose auprès des banques concurrentes pour avoir les prix les plus agressifs.

Les vendeurs sont donc constamment incités à innover pour remporter des opérations rémunératrices. Bref, rien de très différent d’autres industries sauf qu’ici, la matière première est l’argent. Pas de l’argent virtuel, abstrait, mais des flux économiques bien réels : dette, trésorerie, fonds propres, flux de devises, couvertures contre différents types de risques, etc. Les qualités attendues des traders, en plus de leurs compétences techniques et, dans le cas de vendeurs, commerciales, c’est l’accès à l’information. Un trader est meilleur s’il a des informations que ses concurrents n’ont pas. Son réseau de clients, de traders et d’analystes, sa capacité à aller trouver des informations pertinentes dans le chaos permanent de données et de nouvelles, voilà où il doit faire la différence.

La valeur d’embauche d’un trader dépend essentiellement de ce talent-là. Chaque activité, dans une salle des marchés, draine des volumes considérables des grands acteurs financiers que sont les Etats, les entreprises, les institutions financières. Les commissions et gains qui doivent en être retirés, dérisoires si on les ramène aux volumes en jeu, restent importants pour chacun des opérateurs qui les reçoivent. Les traders sont donc rémunérés en conséquence, et la compétition est rude entre ceux qui sont en activité. Une fois retiré des affaires, la « côte » d’un trader tombe vite, même si elle ne disparaît jamais totalement, puisqu’il décroche de ce flux constant d’information qui est le plus valorisé.

Si la presse retient les exemples les plus exceptionnels, celui des bonus des stars qui atteignent plusieurs millions de dollars, l’essentiel des traders reçoit des rémunérations certes élevées, mais comparables à celles d’autres professions : consultants seniors ou avocats d’affaires associés. Leur carrière commence plus tôt mais est en revanche très aléatoire, à l’instar des joueurs de foot. La gestion des ressources humaines de la finance est aussi brutale que les mouvements de marchés. Tous les ans, une proportion importante des salles de marché quitte, de gré ou de force, ce secteur d’activité. Si ces niveaux de rémunération attractifs entraînent un effet d’éviction des meilleurs sur les autres industries, ils correspondent à un marché de l’emploi très spécifique, aussi réactif à la hausse…qu’à la baisse.

Pourquoi ce secteur a-t-il pris tant d’importance dans la vie économique réelle ? L’allongement de l’espérance de vie a vu se constituer une épargne considérable. Cette tendance s’est renforcée avec la mondialisation et sa première conséquence : l’émergence d’une classe moyenne se comptant en centaines de millions puis en milliards d’individus. Eux aussi se sont mis à épargner. Aujourd’hui, l’ensemble des fonds de pensions, des fonds mutualistes, de la gestion privée, et des assurances approche l’équivalent de 100 trillions de dollars dans le monde. Les actifs bancaires des 1.000 plus grandes banques mondiales, qui regroupent les crédits, les participations et les titres qu’elles détiennent, atteignent un montant du même ordre de grandeur. Face à ces capitaux, Etats, entreprises, ménages ainsi que les banques cherchent à financer leur dette ou leurs fonds propres. Manifestement, ils ne les trouvent plus seulement du côté des banques. Si ce mouvement de désintermédiation a fait sortir l’essentiel des flux financiers du bilan des banques, ces dernières se sont adaptées en proposant leurs services à ces acteurs non bancaires. C’est la mission première de leurs salles de marchés.

Pour la remplir correctement, cela exige de lourds investissements. L’effet de seuil ne laisse pas de place aux petits acteurs. Les banques doivent disposer d’une couverture mondiale pour offrir une palette transversale de la plupart des produits financiers pour rester compétitives. L’achat de systèmes d’information et de haute technologie ne constitue pas le coût principal. Le plus cher, c’est l’embauche de traders expérimentés en Asie, en Europe et en Amérique. Pour chaque opérateur de marché, il faut ajouter 2 à 3 personnes pour couvrir les besoins en informatique, en back-office chargé de traiter les opérations, en déontologie et en contrôle des risques, etc. Les fonds propres nécessaires sont aussi importants pour pouvoir décharger les entreprises clientes de leurs risques. Une salle de marché ressemble à une fourmilière qui assimile et reformate des opérations de clients dont les besoins aux deux extrémités ne sont pas exactement complémentaires. Ce processus d’adaptation et de recalibrage permet une circulation fluide des capitaux de ceux qui en disposent vers ceux qui en cherchent. Son efficacité trouve sa confirmation dans la rémunération que ces clients acceptent de laisser aux activités de marchés des banques qui servent d’intermédiaires.

Cette industrie d’innovation permanente au service des grands clients traditionnels des banques reste minuscule à l’échelle de la sphère financière. Pour avoir une idée de son poids réel, le revenu annuel brut des départements de banques d’investissement a atteint 66 milliards de dollars en 2008, une goutte d’eau comparé aux presque 100 trillions de dollars de capitaux en circulation dans le monde, sans parler des actifs bancaires.
 
 

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138 réactions à cet article    


  • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 24 février 2010 10:53

    Excellente vignette illustrative ! smiley

    De fait, le marché de l’anti-marché arrive à faire vivre beaucoup de monde aujourd’hui.


    • sisyphe sisyphe 24 février 2010 14:23

      Ah bon !!

      Et de quelle manière ?

      Curieux de vous lire nous expliquer comment le « marché de l’anti-marché » peut rapporter de l’argent.

      On attend impatiemment...
       smiley


    • le naif le naif 24 février 2010 11:33

      @ l’auteur

      Superbe article !!!!

      Merci de nous avoir ouvert les yeux sur le dur travail des traders et leurs conditions de vie effroyables, moi qui les prenaient jusque là pour des mercenaires sans foi ni lois, je me rend compte à quel point j’étais dans l’erreur !!!
      Je n’avais pas réalisé qu’ils étaient indispensable à la bonne marche de l’économie et combien j’étais ingrat envers cette merveilleuse profession si injustement vilipendée.
      Vous m’avez arraché de chaudes larmes devant une telle injustice.
      Que pouvons-nous faire pour aider ces pauvres forçats de la finance ??
      Il faut absolument mener une campagne de réhabilitation. Que le peuple de pauvres ignares que nous sommes réalise enfin dans quelle ignorance crasse nous nous vautrons. Combien l’action de ces hommes et femmes dévoués au bien de l’humanité est salutaire.
      Sans traders, ces nouveaux chevaliers des temps modernes, ces héros de l’impossible, ces alchimistes capable de changer le vent en or où le contraire, nous ne serions rien, nous en serions encore à l’âge de pierre. D’ailleurs pour aller dans votre sens, je pense que c’est le mal dont souffre l’Afrique : PAS ASSEZ DE TRADERS.

      Au plaisir de vos lire
      Slts

      PS : Super votre site
      Bonne chance pour les régionales. Je regrette de ne pas être dans votre circonscription pour vous apporter ma modeste voix, hélas il est trop tard pour déménager et croyez bien que je le regrette. Ah si la France avait plus d’hommes de votre trempe avec cette vision claire et lucide, l’avenir de notre pauvre pays serait radieux...... rêvons


      • zelectron zelectron 24 février 2010 13:20

        @le naïf
        « Vous m’avez arraché de chaudes larmes devant une telle injustice » : moi ce sont des sanglots, ces pôv trader, on devrait créer une petite assoce (ou une grande ?) pour leur venir en aide et préparer un « traderthon » pour recueillir des fonds pour qu’ils puissent spéculer encore mieux sur notre dos et abattre définitivement les quelques entreprises manufacturières qu’il nous reste afin que les employés puissent « jouir » d’un repos bien mérité. (si, si, il en reste ! cherchez bien...dépêchez vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !)


      • jako jako 24 février 2010 13:23

        Magnifique commentaire digne d’un luc latombe smiley


      • finael finael 24 février 2010 14:12

        @ Le Naïf

        Pour avoir travaillé comme informaticien au MATIF et dans un société de bourse, combien je plains ces pauvres trader(e)s qui nous insultaient du matin au soir, méprisants, hautains du haut de leurs salaires démesurés.

        Je n’ai jamais connu d’endroit où les injures pleuvaient autant et aussi bas smiley


      • le naif le naif 24 février 2010 14:47

        @ finael 

        "Pour avoir travaillé comme informaticien au MATIF et dans un société de bourse, combien je plains ces pauvres trader(e)s qui nous insultaient du matin au soir, méprisants, hautains du haut de leurs salaires démesurés.
        Je n’ai jamais connu d’endroit où les injures pleuvaient autant et aussi bas
         "

        Tout à fait , un système féodal avec ses roitelets, ses barons, sa piétaille et ses serfs, sans parler des gueux en dehors du donjon ( la salle de Marché) ce fut tout de même une expérience fort instructive.

        Bref le vrai visage du libéralisme, un système médiéval et encore en 1985 1995, nous n’étions qu’au début du processus, certains avaient encore des scrupules et un peu de morale mais depuis, ils ont du se faire exterminer par les vrais winners ...


      • Aurelien Aurelien 24 février 2010 16:12

        dans le bureau de Georges Frêche ?


      • Aurelien Aurelien 24 février 2010 11:45

        Le naif, je ne sais pas qui est plus haï entre les avocats, les huissiers et les opérateurs de marchés. Spontanément, l’image que nous avons d’eux est éxecrable. Soit. Sont-ils nuisibles pour autant ? Ca vous fait sans doute pleurer de voir que les bonus n’ont pas disparu, même s’il s’agit souvent de banques qui ont bien traversé la crise. C’est certes plus agréable de voir un joueur du PSG sur le banc de touche mieux payé qu’un vulgaire trader. En prenant un peu de recul, ce métier a bien une utilité. Alors que Londres s’enfonce dans une politique régressive, Paris aurait pu jouer sa carte et récupérer une grosse partie de cette activité lucrative sur le plan fiscal, sur celui des investissements et de la dynamique économique. Et vu ce que l’Etat français a besoin de pomp[er sur les marchés, il serait plus malin d’avoir la machine qui lui permet de se financer au mieux sous la main.


        • le naif le naif 24 février 2010 12:40

          Si Pompidou (ex banque Rotchild) et Giscard ( rédacteur du TCI qui interdit aux états d’emprunter directement à la BCE) n’avaient pas interdit à l’État d’emprunter auprès de la Banque de France donc sans intérêt, jamais les marchés financiers n’auraient prospéré ainsi et il n’y aurait pas de dette de l’État ou très marginale.

          Il se trouve que j’ai moi même travaillé dix ans en salle des marchés ( Back office) dans les années 80-90, c’est à dire au moment où a commencé la dé-régularisé des marchés.
          - Charges d’agents de change rachetée par les banques
          - Cotation en continu et disparition de la criée
          - Mise en place des marchés sur options et options sur indices etc....
          Depuis, informatisation aidant, le mouvement s’est accéléré au point que plus personne ne contrôle rien

          Une petite question trouvez-vous logique que la BCE prête aux Banques à 0.5% ou 1% et que la Grèce doivent emprunter à 6.5% auprès de ces mêmes banques, qu’une multinationale puisse se refinancer moins cher qu’un État etc.... ???

          "Ca vous fait sans doute pleurer de voir que les bonus n’ont pas disparu, même s’il s’agit souvent de banques qui ont bien traversé la crise. C’est certes plus agréable de voir un joueur du PSG sur le banc de touche mieux payé qu’un vulgaire trader« 

          Ce qui me fait pleurer, c’est de voir des rémunérations totalement extravagantes aussi bien pour les traders que dans le sport et ailleurs, alors que la moitié de la population en France touche moins de 1500€ et encore ne parlerais-je pas de la misère dans le monde.....et de ceux qui doivent vivre avec moins d’un $

           »En prenant un peu de recul, ce métier a bien une utilité.« 

          Pas plus que beaucoup d’autres et certainement beaucoup moins que celui de médecin, pour ne garder qu’un exemple. L’argent est un moyen, pas un but et la finance doit être au service de l’économie et non l’asservir voir la détruire, ce qui est le cas en ce moment....
          La finance telle qu’elle fonctionne actuellement ne vise qu’à l’accumulation de richesses entre de moins en moins de mains et ne sert nullement l’économie, remplacement de monopole d’État au service de tous au profit de monopoles privés aux profit de quelques actionnaires.

           »Et vu ce que l’Etat français a besoin de pomper sur les marchés, il serait plus malin d’avoir la machine qui lui permet de se financer au mieux sous la main."

          En 2008, sans intervention de l’État, toutes les banque étaient par terre, l’État les a sauvé sans aucunes contrepartie.....cadeau.
          Il aurait été tout à fait possible de nationaliser le secteur bancaire dans sa totalité ( ce qu’a fait la GB à contre-cœur) de prendre les rênes de ces banques et de réorienter l’argent des plans de relance directement sur les entreprises et non sur les marchés financiers..... Accessoirement l’État pourrait se refinancer au taux de la BCE..... Mais finance et politique se tiennent par la barbichette, les uns finançant les autres et se sont entendu comme larrons en foire pour nous gruger, superbe hold-up.
          Alors oui vu sous cet angle, les traders sont des boucs émissaires livrés à la vindicte populaire, ils ne sont que les exécutants d’un système profondément néfaste, mais je vous l’accorde, ce ne sont pas eux qui en ont fixé les règles ou plutôt l’absence de règles


        • finael finael 24 février 2010 14:08

          Vous oubliez les banquiers et les assureurs.

          Oui ils sont nuisibles en l’état actuel de leur fonctionnement et de leur idéologie : « tout pour l’argent, rien pour les hommes ».

          Si Londres « s’enfonce dans unepolitique régressive » n’est-ce pas que la« première place financière du monde » a une bonne part de responsabiltité dans la dégradation des conditions de vie de la majorité des habitants de la planète.


        • Aurelien Aurelien 24 février 2010 16:05

          Il est au contraire sain qu’une banque centrale ne prête pas directement à un Etat. La tentation inflationniste des politiques est un désastre systématique.

          Si vous avez lu mon texte, vous avez compris que la modernisation des marchés n’est pas une dérégulation mais bien une adaptation de leur environnement très réglementé à l’évolution des masses de capitaux en circulation dans le monde. Les banques ont dû étendre la gamme de leurs prestations financières à tous les mastodontes qui les dépassaient déjà très largement en taille.

          Si la Grèce emprunte à 6.5 % là où l’Allemagne emprunte à 4 %sur des maturités de plusieurs années (et pas à 0.5 comme la BCE le propose...sur quelques semaines seulement), c’est qu’elle présente un risque sérieux de défaillance. Les pays font faillite, c’est un fait. Les créanciers intègrent ce risque dans leur prix. A la Grèce de cesser ses gabegies avec l’argent des autres.

          Vous pleurez de voir des hautes rémunérations : avocats, médecins (je connais deux chirurgiens qui gagnent largement plus qu’un trader moyen), joueurs de foot, comédiens, DG, créatifs de pub, qui a parmi eux légitimement droit à de hautes rémunérations selon vous ? Vous voudriez plafonner les salaires, c’est ça ?

          Les médecins vivent grâ ce à un réseau d’hôpitaux et de cliniques, ainsi que de la sécu qui se servent largement des outils financiers procurés par les salles des marchés des banques. Mais ça, vous ne le voyez pas. C’est bien dommage.

          Vous posez une question qui mériterait un autre débat : légitimité des banques centrales, retour à l’3talon or, concurrence entre monnaie sur un même territoire, etc.


        • le naif le naif 24 février 2010 16:46

          Il est au contraire sain qu’une banque centrale ne prête pas directement à un Etat. La tentation inflationniste des politiques est un désastre systématique.

          Tout à fait d’accord il est préférable que l’État paye des intérêts exorbitant aux banques privées

          Si vous avez lu mon texte, vous avez compris que la modernisation des marchés n’est pas une dérégulation mais bien une adaptation de leur environnement très réglementé à l’évolution des masses de capitaux en circulation dans le monde. Les banques ont dû étendre la gamme de leurs prestations financières à tous les mastodontes qui les dépassaient déjà très largement en taille. 

          J’ai bien lu votre formidable manifeste, hélas, je dois être vraiment trop abruti pour en tirer la substantifique moelle, il n’est pas si aisé de se convertir au libéralisme en quelques heures et de jeter à bas des décennies de croyance stérile et sclérosante. Mais vous avez raison ce n’est pas une absence de contrôle et de régulation qui entrave la bonne marche du Marché, mais au contraire, beaucoup trop de contraintes qui brident inutilement l’innovation innovante, merci pour cette précision, tout devient simple et limpide grâce à vous

          Si la Grèce emprunte à 6.5 % là où l’Allemagne emprunte à 4 %sur des maturités de plusieurs années (et pas à 0.5 comme la BCE le propose...sur quelques semaines seulement), c’est qu’elle présente un risque sérieux de défaillance. Les pays font faillite, c’est un fait. Les créanciers intègrent ce risque dans leur prix. A la Grèce de cesser ses gabegies avec l’argent des autres.

          Salauds de Grecs !!!!! bien fait pour eux, je trouve même que 6.5%, c’est pas cher payé, je te leur claquerai du 21% comme chez Cetelem moi !!! Merde c’est vrai quoi on est libéral ou on l’est pas !!!!

          Vous pleurez de voir des hautes rémunérations : avocats, médecins (je connais deux chirurgiens qui gagnent largement plus qu’un trader moyen), joueurs de foot, comédiens, DG, créatifs de pub, qui a parmi eux légitimement droit à de hautes rémunérations selon vous ? Vous voudriez plafonner les salaires, c’est ça ?

          Euh là j’aurai juste une petite remarque, en cas de besoin, je préfèrerai tout de même me faire opérer par un chirurgien que par un trader, quoiqu’un trader rompu aux techniques de pointe et bien cocaïné doit pouvoir y arriver....mais dans le doute.....

          Les médecins vivent grâ ce à un réseau d’hôpitaux et de cliniques, ainsi que de la sécu qui se servent largement des outils financiers procurés par les salles des marchés des banques. Mais ça, vous ne le voyez pas. C’est bien dommage.

          Là encore vous avez mille fois raison en Inde ou à Haïti les gars opèrent dans la rue en toute transparence et avec une économie de moyens remarquable, prenons exemple

          Vous posez une question qui mériterait un autre débat : légitimité des banques centrales, retour à l’3talon or, concurrence entre monnaie sur un même territoire, etc.

          Oui mais là j’ai déjà du me familiariser avec une foultitude de concepts tellement novateurs, laissez moi le temps de reprendre haleine et d’assimiler parfaitement la somme de connaissances nouvelles que vous venez de me transmettre avant d’aborder des sujets au combien épineux et complexes

          Slts


        • R.L. 24 février 2010 17:50

          @Aurélien :
          "Il est au contraire sain qu’une banque centrale ne prête pas directement à un Etat. La tentation inflationniste des politiques est un désastre systématique."

          Cessez de recopier bêtement les manuels idéologiques pour les nuls de la finance sans avoir vérifier quoi que ce soit !!!
          Démontrez ! On pourra alors commencer à discuter.
          Vous commencez par un mensonge colporté par les responsables pour empêcher tout retour à la seule situation normale : le droit régalien de battre monnaie par l’État seul !!!
          Le reste est de la très mauvaise littérature...


        • rastapopulo rastapopulo 24 février 2010 19:56

          Il est au contraire sain qu’une banque centrale ne prête pas directement à un Etat. La tentation inflationniste des politiques est un désastre systématique.

          C’est en contradiction totale avec la réalité même vu par le prisme anglosaxon :

          - D’abord les dépenses d’investissement ne créent pas d’inflation ! c’est stupide de décourager l’investissement et d’enrichir des étrangers (2/3 de la dette) parce que l’état doit crever pour les mondialistes (enfin pardon être traiter comme un quidam ce qui revient au même !!!)

          -enfin même dans le cas de dépenses de fonctionnement couvert par emprunt, l’intérêt aggrave l’inflation !!! La seul manière logique de vous rejoindre c’est de dire que ce type d’emprunt doit être découragé. Mais l’intérets ne résout en rien l’inflation, c’est le contraire.

          Enfin dans votre manuel néoclassique, comment justifier l’abandon de la notion classique de masse monétaire pour jauger l’inflation si ce n’est pour favoriser les délocalisation sans que le publique en soit averti (jauger l’inflation sur des produits délocalisé et hors immo sérieusement vous tombez bien bas) 


        • Aurelien Aurelien 24 février 2010 22:18

          Naif, si vous pensez que les banques ne sont pas soumises à des masses de réglementations, vous devriez vous pencher sur la question. Vous réviseriez votre jugement. Elles sont soumises à de multiples contrôles et de multiples autorités en plus de textes de lois innombrables.

          Savez-vous que les subprimes viennent d’une loi des années 70 renforcée par CLinton, la CRA (Community Reinvestment Act) qui impose aux banques américaines de reprèter aux ménages défavorisés aux chances de remboursement limitées. Là-desssus, Fannie Mae et Freddy Mac, agences parapubliques de l’Etat américain, leur ont repris la moitié de leurs crédits pour les inciter à en augmenter le volume. Mais pour vous, ces interventions de l’Etat, c’est la faute des banques. Drôle d’analyse.

          Mais vous êtes quelqu’un qui a une éthique. L’Etat a tous les droits, même de tricher, mentir sur ses chiffres et demander à Goldman Sachs de l’aider à trafiquer les chiffres. Avec vous, c’est la faute des banques quoi qu’il arrive, et les Etats ne sont jamais responsables de leurs bêtises. Je reconnais que c’est plus simple, et que cela colle bien à vos convictions intellectuellement peu exigeantes.

          Restez dans votre ironie, c’est très amusant de vous lire. Et totalement stérile. Dommage.


        • gimo 24 février 2010 23:53

          naif 

          LA BCE 

          N’ Exitait pas a l’époque de pompidou et vgd  mais la banque de France


        • Deneb Deneb 25 février 2010 07:39

          Gimo : « Exitait pas ... »

          J’allais le dire. Vous exitez pas pour si peu.


        • gimo 25 février 2010 20:49

          DENEB 

          LE «  »S «  » je l’’ai garderr pour te faire un joli cadeau !!
          pour faire un ruban


        • Kristen Kristen 28 février 2010 19:26


          "Ca vous fait sans doute pleurer de voir que les bonus n’ont pas disparu, même s’il s’agit souvent de banques qui ont bien traversé la crise. C’est certes plus agréable de voir un joueur du PSG sur le banc de touche mieux payé qu’un vulgaire trader"

           arretez de focaliser sur ces salaires déraisonnés mais qui évitent que d’ évoquer celui des patrons des multinationales ...à mon sens plus indécents car de leurs agissements de pans entiers de nos sociétes sont détruits ici et ailleurs....

          « En prenant un peu de recul, ce métier a bien une utilité. »

           elle en a une lorqu elle est orienté vers l économie dit réelle - financement des entreprises par exemple financement de l ’ état ...

          la crise des sub primes faut t il le rappeller n a été provoqué à partir du momment où l économie réelle a rappellé à ces spéculateurs fous que derrière leurs produits « virtuels » se cachaient une réalité économique rélle..quant un ouvrier perd son emploi il perd sa capacité à rembourser son crédit ..vous connaissez la suite....

          en revanche n oublions pas que par exemple l Espagne a connu durant deux décenies une croissance uniquement lié à la financiarisation de l immobilier...on en voit le résultat aujourdhui...

          "Et vu ce que l’Etat français a besoin de pomper sur les marchés, il serait plus malin d’avoir la machine qui lui permet de se financer au mieux sous la main."

           

          l état ne sait dépenser sans se soucier d ’ou vient largent impôt ou endettement....ce qui mément à un gaspillage permanent .....et toujours au profit de ceux qui on financé leur campagne ...et c est là le fond du problème....

          alors les traders responsables de cette crise assurement pas ceux qui rêvent des arbres qui montent au ciel oui que ce soit les banquiers qui vendent à des clients complices des retours sur investissement déraisonnés et evidemment les politiciens qui preferent flatter leurs électeurs avec d insoutenables promesses..

          regardez en face la réalité c est certainemt moins « sexy » mais assurement plus adulte...


        • R.L. 24 février 2010 11:53

          Affligeant !!!
          On ne va pas répondre toujours la même chose ! Y’en a marre de tourner en rond, de repartir toujours au début, de recommencer le BaBa...
          Connaissez-vous seulement ce qu’est un flash note, un dark pool, un CDO de CDO ou un BISTRO ?
          Alors, lisez -par exemple- des gens comme F. Lordon et répondez aux 1000 critiques contenues dans son livre « Jusqu’à quand ? » (bon courage !) et revenez ensuite avec un véritable article, avec des arguments et non une idéologie habillée par des contre-vérités grossières, des sophismes, des approximations...
          Dépassez les vraies dénonciations solidement argumentées (j’ajouterai irréfragables) de la situation narrées dans ce livre et on verra alors !
          En un mot comme en cent, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous en arrivez à vous troller vous-même en rapportant tout aux traders. (Y aurait-il des relents psychanalytiques dans votre prose ?).
          La ficelle est énorme et c’est bien la première caractéristique des derniers dinosaures défendant encore -de très mauvaise foi (pour les moins pires)- le système financier tel qu’il est dans les faits... Au moins, la majorité des irresponsables font profil bas et tente de se faire oublier en ce moment... en attendant pire bientôt...


          • Eusèbe 25 février 2010 10:05

            D’ailleurs cet article s’installe très bien dans le cadre de la « défense jusqu’à la mort de cette enclave de surprofitabilité inouïe qu’est devenue la finance dans notre société », pour citer M Lordon.

            Ajoutons qu’un article qui commence en citant les « marxistes », « l’extrême droite » et la superbe antinomie « Je suis libéral car j’aime la liberté » démarrait avec peu de crédit(s)...


          • Aurelien Aurelien 24 février 2010 12:02

            Ce secteur est en permanence dans l’innovation. L’innovation présente toujours un risque, il n’y a que la France pour croire qu’un simple « principe de précaution » introduit dans la constitution peut changer cet aspect des choses (et ce n’est pas un hasard si la France a manqué toutes les révolutions technologiques successives depuis 40 ans : l’infoirmatique, Internet, les biotechs, les nano ...).


            • fwed fwed 24 février 2010 12:31

              article ridicule.
              Trader un métier difficile ? grosse blague qu’on essaye de faire avaler sémantiquement avec les temes « talent, risque, stress, responsabilité, innovation ». Mais vous trouvez encore beaucoup de gens qui gobent toutes ces clowneries ?
              La finance est un parasite 20 fois plus gros que l’economie. Vous garderiez un tic qui fait 20 fois votre poids ? la finance n’est pas indispensable sauf pour les gogos qui pensent avoir obligatoirement besoin de « fonds d’investissements » pour créer.


            • Philou017 Philou017 24 février 2010 14:31

              L’auteur : Ce secteur est en permanence dans l’innovation.

              Innovation, oui, mais pourquoi faire, et dans quel but ?
              Votre article occulte constamment les répercussions. Quelles conséquences cela entraine dans la société, est-ce que c’est bon pour l’intérêt général, est-ce que les gens sont plus heureux grace aux traders et à la spéculation ???
              Tout cela est shunté au profit d’une espèce d’idéologie du progrès et de l’innovation.
              Vous oubliez de dire que ce système développe au plus au point le chômage, la précarité, la pauvreté, les inégalité, la pollution, le règne de l’argent, le matérialisme le plus cynique , l’absence de toute morale dans le système économique.
              Votre position est celle d’un fanatique qui se concentre sur une seule vision d’un outil en occultant tout le reste.

              En fait, vous vous placez dans l’idéologie de consommation à outrance et de mondialisation comme si elle allait de soi et que ses principes étaient indiscutables. C’est assez amusant à l’heure où ce modele montre des incroyables dérives et est en train de s’écrouler.
              On croirait le capitaine du Titanic qui décrit les formidables qualités de son bateau pendant que l’eau monte.
              Ouvrez les yeux de votre conscience,au lieu de vous accrocher à une rhétorique abscons.


            • Mycroft 24 février 2010 14:32

              L’art de l’individu raisonnable, c’est justement de ne pas prendre de risque, tout en avançant.

              On peut innover sans pour autant

              Quand à la France « à la trène », allez donc dans les laboratoires scientifique ou dans des conférences, et essayez de voir l’importance qu’ont les français dans ce milieux, qui est celui qui fait vraiment de l’innovation utile. Je ne parle pas de l’avis des politiques, des journalistes ou des économistes, mais bien de nos confrères scientifiques, ceux qui travaillent avec nous.

              Regardez donc la place de la france en mathématique, notamment, ou même en informatique, domaines que nous aurions « loupé » comme vous le dites.

              Après, il est vrai que notre société ne se jette pas sur le premier effet de mode venue et que, quand cet effet de mode n’en est pas un (le cas internet est je pense celui qui illustre le mieux cette situation), alors on prend du retard. De quelque années. Sommes nous si pressé qu’on ne peut se permettre d’attendre quelques années un avantage technique au point de sacrifier pour l’obtenir toute prudence et toute mesure ?


            • Mycroft 24 février 2010 14:39

              Désolé, fausse manœuvre, il manque une partie de mon intervention précédente.

              On peut innover sans pour autant foncer bêtement sur tout ce qui ressemble, de près ou de loin, a une bonne idée. On peut innover sans hypothéquer au passage tout nos acquis passés. On peut innover en n’utilisant, pour innover, que les fonds dont on a pas besoin. Vous savez, ceux qui autrement seraient gaspillé dans le luxe.

              Mais au lieux d’innover comme ça, on préfères innover en pariant l’argent qui sert à l’essentiel, surtout si ça permet un surplus de gaspillage dans le luxe.


            • Aurelien Aurelien 24 février 2010 16:25

              Nous avons d’excellents chercheurs,, d’excellents entrepreneurs sur les nouvelles technologies. Juste, ils ont tendance à quitter le pays et à investir dans l’avenir ailleurs. Ici, on a privilégié arbitrairement le minitel, bull et le plan calcul avant d’interdire OGM et nanotechnologies. Mais la direction dee Google est à forte composante française...expatriée. Bref, y a d’l’espoir, je suis d’accord avec vous !


            • rastapopulo rastapopulo 24 février 2010 20:04

              L’individualisme et le court terme est le propre d’une société uniformisée mondialement. Sans différence entre des pays et vue que de toute façons c’est l’effondrement qui menace pourquoi penser à s’établir dans un pays qui va s’uniformiser de toute façon.

              Chacun pour soi, c’est le principe du libre-échange.

              Recréez une singularité française avec une vision complète d’un développement concret sur le long terme et là le sens existera de se donner à autre chose qu’au court terme. 


            • kiouty 24 février 2010 12:28


              Que les états soient des grands consommateurs de dettes auprès des opérateurs financiers, c’est finalement les financiers que ça arrange, les états, ça les fout complètement dans la merde, donc bon, présenter l’utilisation de la finance privée par les états comme un avantage pour les états, c’est une inversion réthorique absolument savoureuse, mais c’est un des gros poncifs habituels dela réthorique capitaliste-financière.

              Car foutre les états dans la merde, c’est le but de la manoeuvre au fond. Ca permet, avec la complicité des politiques au service des financiers, de couler les services publics et de pouvoir -enfin !!!!- aller faire du business avec la santé, l’éducation et la justice. C’est tellement insupportable que ces domaines ne génèrent pas autant de fric qu’ils le pourraient, n’est-ce pas.

              Quant au principe de précaution, encore une fois on a droit aux gros poncifs sur l’ennemi du progrès, blah blah blah, la France sclérosée et immobiliste...
              Mais allons-y, alors, négligeons tout risque, allons-y gaiement, faisons du fric en nous foutant du bien général et des générations présentes et à venir !! Chacun pour soi, merde !!!! Allez, mangeons des OGM plein de pesticides, bourrons nous de nano particules sans nous préoccuper des conséquences, achetons des maisons sur des terrains couvrant les déchets des centrales nucléaires, c’est ça le progrès !!! Du fric du fric du fric !!!

              C’est dommage toutes ces lois et toutes ces normes protectrices du consommateur, franchement, moi je dis, ça n’aide pas à la « flexibilité », à la « croissance » et au « progrès ». Il faudrait supprimer toutes ces lois... Et je n’ose même pas mentionner les aides a ces glandus de chomeurs, l’existence des syndicats, et le stalinisme élevé des services publics remplis de -horreur suprême !!!!- F-O-N-C-T-I-O-N-N-A-I-R-E-S !!! Pouah !

              Sinon, que l’innovation présente des risques soit, mais quand c’est au prix de la stabilité économique mondiale, les innovations, vous et vos copains banquiers pouvez vous les mettre ou je pense vos « innovations ».


              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 24 février 2010 19:27

                @ Kiouty

                « inversion réthorique absolument savoureuse »

                Quand des services publics (justice, santé, éducation) coutent très cher, qui paye, selon vous ?

                Contrôler leurs coûts est la responsabilité première de l’état qui est garant de la bonne utilisation de nos impôts.

                Donc, quand l’état s’endette, c’est justement là que la critique est justifiée. Car c’est cela qui génère de l’inflation et du chômage.

                Voici un extrait d’une étude dont vous avez peut-être lu un compte-rendu dans le Monde :

                Cette étude a été réalisée par deux économistes américains, Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart, dont voici la conclusion : « L’endettement d’un Etat produit des effets catastrophiques sur la croissance ».

                "Elle a été menée sur 44 pays et sur une très longue période. Si l’on prend les deux derniers siècles, lorsque la dette publique a dépassé 90% du PIB, la croissance du PIB a été de 1,7% en moyenne ; lorsque la dette était entre 30% et 90% du PIB, la croissance était de 3% ; et pour une dette publique inférieure à 30%, la croissance du PIB passait à 3,7%. On peut corroborer cette conclusion en observant les chiffres de la France : entre 1890 et 2009, avec une dette en dessous de 30%, le PIB a progressé en moyenne de 4% ; avec une dette entre 30 et 90% du PIB, la croissance tombe à 2,75% ; et quand la dette dépasse les 90%, elle s’effondre à 1,9%.« 

                Vous faites donc bien une »inversion de réthorique" quand vous affirmez que c’est la finance qui appauvrie. Ce sont les pays qui dépensent sans compter qui appauvrissent la population. Et, pour pouvoir emprunter, ils font appel à la finance internationale.

                C’est comme si vous accusiez votre plombier d’être la cause de votre robinet qui fuit. Il s’enrichit grâce à cela, le bougre !


              • saint_sebastien saint_sebastien 24 février 2010 13:49

                Cette industrie d’innovation permanente au service des grands clients traditionnels des banques reste minuscule à l’échelle de la sphère financière. Pour avoir une idée de son poids réel, le revenu annuel brut des départements de banques d’investissement a atteint 66 milliards de dollars en 2008, une goutte d’eau comparé aux presque 100 trillions de dollars de capitaux en circulation dans le monde, sans parler des actifs bancaires.


                Vous avez oublié les dérivatifs et toutes ces actions virtuelles avec effet de levier x1000 ... il n’y aujourd’hui aucune différence entre détail et investissement , à part en France pour faire beau ... la finance est un casino ou les banques parient avec l’argent des autres ... et quand elles se cassent la guele viennent pleurer à l’état providence ...

                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 24 février 2010 18:32

                  un particulier qui gagne 2000 euros par mois (24 000 euros par an) et qui achete une maison a 240 000 euros a Lille ou a Montepllier, a credit, et qui emprunte 200 000 euros sur 10 ans (soit plus de 8 ans de revenus ou un levier de 8), il fait quoi a part speculer avec effet de levier, avec l’argent d’un autre ?

                  Le capitalisme EST le credit, et le credit c’est l’esperance en le futur.


                • le naif le naif 24 février 2010 19:23

                  @ eleusis 

                  "un particulier qui gagne 2000 euros par mois (24 000 euros par an) et qui achete une maison a 240 000 euros a Lille ou a Montepllier, a credit, et qui emprunte 200 000 euros sur 10 ans (soit plus de 8 ans de revenus ou un levier de 8), il fait quoi a part speculer avec effet de levier, avec l’argent d’un autre ?"

                  L’exemple foireux par excellence, pour emprunter 200 000 € il faudrait déjà qu’il gagne le triple, ensuite son crédit sans apport sera au minimum sur 15 ans, mais plus surement sur 20 ou 25 ans, ce qui fait qu’il remboursera au final le double et encore si on ne lui a pas imposé un taux variable, pour peu que l’immobilier se casse la gueule, sa maison n’atteindra jamais ce prix là..... la belle spéculation en effet !!!! en Espagne certains crédits allaient sur 40 ans et plus !!!

                  Aucune comparaison avec le gars qui fait du carry trade avec de l’argent qui ne lui appartient pas.


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 25 février 2010 07:22

                  donc pour vous le type qui fait un credit immo, l’argent lui appartient ?


                • lolo 24 février 2010 13:50

                  Bonjour,

                  L’auteur justifie en effet l’injustifiable...si l’innovation dans la finance contribuaient au bien-être de l’humanité çà se saurait. Mais malheureusement, force est de constater que c’est plutôt le contraire. On ferait mieux de mettre l’argent de la bourse dans la recherche scientifique et la vrai innovation...

                  Quant à au prétendu génie des taders, stress et niveau d’étude pour justifier leur salaires ahurissants, merci mais je ne vais pas les plaindres.
                  Perso, je suis bac+8, chercheur, trilingue, je pense aussi être utile à la société (une entreprise privée m’a embauchée, donc j’imagine que je sers à quelque chose et que j’ai des compétences (très rares même), et je suis à des années lumière des salaires des traders...Pourtant tout comme les traders mes compétences ne courrent pas les rues, j’ai aussi de stress du à l’incertitude des projets dont je suis responsable, je campe dans un labo 10h par jour et je prends même des risques (en travaillant avec du tissu humain potentiellement infectieux). Et pourtant, je sais trés bien qu’en France mon salaire stagnera toujours autour de 2000 Euros net par mois quoique je fasse. Et quand je signe un contrat de travail (des CDD évidemment), non seulement je suis mal payé mais je dois aussi signer un papier signifiant que toutes mes éventuelles découvertes et brevets seront propriété de l’entreprise et donc des actionnaires...
                  Donc non non et non, leur salaire n’est pas justifiable (à moins de déifier ces chers traders telle une caste divine) et oui ce sont des parasites qui absorbent l’essentiel de la richesse produite par les pays tout simplement car ils ont la chance de travailler avec l’argent des autres comme maitère première et qu’ils se l’accaparent. Et les actionnaires et autres fonds de pensions ne valent pas mieux que les traders...


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 24 février 2010 18:36

                    sans juger de votre parcours personnel, lolo, travaillez vous pour faire fortune ou bien par interet pour la recherche ?
                    Si VRAIMENT vous etiez motivé par le fric, vous n’auriez pas fait un doctorat mais un BEP de plomberie.

                    De plus, vous dites « Et pourtant, je sais trés bien qu’en France mon salaire stagnera toujours autour de 2000 Euros net par mois quoique je fasse ».
                    Vous voulez dire qu avec votre niveau vous pensez ne jamais trouver un nouveau produit puis creer une boite ??? Comment peut on etre Bac +8 et si pessimiste ????



                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 25 février 2010 22:44

                    Tous ceux qui ont plussoyé lolo le chercheur Bac +8, ils peuvent m expliquer pourquoi un type (a priori) si intelligent se considere comme bloqué à vie à 2000 euros par mois ? Merci


                  • Pyrathome pyralene 24 février 2010 13:55

                    Monsieur le libéral qui aime la liberté.....ça commence mal ! le libéralisme n’a jamais été la liberté.....ça se saurait , mon charlot !!
                     Pour ce qui de Goldman , ils sont pris la main dans le sachs....
                    Ne reste plus que les gogos dans ton genre pour lécher la caillerat , la vraie.....


                    • saint_sebastien saint_sebastien 24 février 2010 13:56

                      enfin libéral ne veut pas dire liberté ... c’est même le contraire puisqu’on est asservi à la loi du marché.


                      L’anarchisme au sens premier , sans maître , l’autogestion est la liberté qui n’a pas besoin d’un gant de fer invisible ou autre Dieu issu du protestantisme d’adam Smith.... puisqu’il ( anarchiste ) place sa foi en l’homme et pas en une identité suprême qui maximise comme par magie la satisfaction...

                      Les mots ont un sens , ceux qui les manipulent pour vous faire gobber leur merde le savent , la preuve vous êtes tombé dans le panneau.

                      L’homme sera libre quand le marché sera détruit, on y arrive.

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