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Questions aux économistes d’Agoravox

Privatisations - Vol qualifié ou passage obligé ?

Récemment dans l'actualité, deux éléments m'ont à nouveau fait réagir. Il faut que je vous l'avoue, cela fait plus de vingt cinq ans (en fait depuis que je m'intéresse un peu à la politique et à l'économie) que je me demande quel est l'intérêt de privatiser une entreprise, un marché etc.

Si je vois bien l'intérêt pour l'acheteur, le gain, hormis le court-terme, pour l'Etat, et donc pour la société, ne me semble pas évident.
J'ai souvent entendu les affirmations de nombreux économistes lorsqu"ils disaient que "Ce n'est pas le rôle de L'Etat", "l'Etat n'est pas capable d'être efficace" et autres déclarations qui m'ont toujours semblées n'être que des déclarations de principes et non des démonstrations éclatantes.

Certes malgré des études poussées, mon bagage économique reste faible, alors je fais un raisonnement très basique qui est de se dire que quand je vends une entreprise, si quelqu'un est prêt à l'acheter c'est qu'il y a un bénéfice à faire.
Ou bien également de me dire que je ne vois pas la raison pour laquelle une entreprise gérée par le privé serait bénéficiaire alors que gérée par l'Etat ce serait un gouffre financier.

Oui, il se peut que l'Etat gère mal une entreprise, mais alors ne serait-ce pas plus efficace d'améliorer la gestion de l'Etat puisque visiblement on sait comment faire ?

Bref en ces temps de déficit du budget et de vagues d'austérité successives, j'en viens à me demander si les privatisations des années passées ne nous manquent pas un peu.

Pour exemple, et j'en viens au premier élément qui m'a fait réagir, les sociétés d'autoroutes dont on parlait récemment suite à la dernière augmentation du péage.
Les différents journaux nous indiquaient qu'au cours des cinq dernières années ces sociétés avaient réalisé un bénéfice net annuel d'en moyenne un milliard d'euros.
Puis il y eut l'annonce des bénéfices de Total, 12.3 milliards d'euros pour 2011 (et en moyenne près de 10 milliards par an depuis cinq ans) autre ancienne entreprise nationale.

Du coup je suis allé faire un tour sur différents sites financiers pour voir un peu comment se portaient nos anciennes entreprise nationales, comme Suez (devenue GDF-SUEZ), la Société Générale, LCL, St Gobain etc.

Et bien globablement elles se portent plutôt bien et génèrent bon an, mal an au minimum un milliard d'euros de bénéfices, souvent autour de trois ou quatre milliards et exceptionnellement jusqu'à 10 milliards.


Bref en prenant simplement cinq exemples :

 

  2007 2008 2009 2010
Société Générale 0.9 2 0.7 3.9
Total 13.2 10.6 8.4 10.6
GDF Suez (1) 5.5 4.9 4.5 4.6
St Gobain 1.5 1.4 0.2 1.1
Alstom 0.45 0.86 1.1 1.2
Résultat net annuel en milliards d'euros  

 

Cela représente environ 20 milliards d'euros en année normale (exception faite de 2009, dûe à l'impact majeur de la crise).

Donc bêtement j'en déduit que cela ferait 20 milliards de plus dans les caisses de l'Etat par an si celui-ci était resté propriétaire des ces entreprises. Et je n'ai pas compté que 5 entreprises, sans même parler du milliard annuel des autoroutes...

Si on étend le raisonnement à l'ensemble des anciens biens de l'Etat on doit pouvoir arriver à près de 30 à 40 milliards par an. Et bien entendu je ne parle pas là des concessions faites à des entreprise comme les licences de téléphonie mobile qui se révèlent très lucratives.

Et par ces temps où il vaut mieux ne pas être un pâtre grec, nous apprenons également, deuxième élément qui m'amène à réagir, que le FMI a demandé au gouvernement grec de procéder à près de 50 milliards de privatisations(2)

Est-ce que cela est bien raisonnable pour le futur ? Cela ressemble pour moi furieusement à de la vision court terme. Si j'osais je dirais même que cela ressemble à une main mise des marchés sur l'économie grecque sous prétexte de dette (sciemment organisée(3) ? ) tout en leur disant qu'il leur faudra en conséquence réduire de forte manière le rôle de l'Etat dans la société puisqu'il n'aura de tout manière plus les moyens d'assurer un grand nombre de services.

Mais je suis sûr que je vais trouver sur Agoravox quelques économistes qui vont pouvoir me justifier tout cela très simplement et d'une manière on ne peut plus claire.

 

(1) Si je ne me trompe pas GDF-SUEZ appartient encore à L'Etat pour environ 35%

(2) Journal de 20H00 de France 2 - 14/02/2012

(3) Voir le très bon article d'Adous sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ue-de-la-corruption-a-la-dette-110279


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82 réactions à cet article    


  • adeline 17 février 2012 10:00

    Bonjour, je ne suis pas économiste mais il y a dans privé/public au moins deux aspects. Le role de l’Etat et le role du privé, par principe de solidarité et d’egalité il devrait y avoir pour tous les secteurs vitaux au moins une entreprise collective donc d’etat : ecole hopitaux eau alimentation logement transports infrastructures et j’en oublie surement. Que des entreprises privées tentent de briser le monopole comme en ce moment EDF , c’est logique mais il doit y avoir pour le citoyen une alternative ce qui constitue la base d’une vraie concurence et la garantie de beneficier d’un service à un coût régulé par la collectivité.


    • Ollisters Ollisters 17 février 2012 10:07

      Pour ma part je pense que cela ne vise qu’a une seule chose, consolider et faire persister le control des masses par l’oligarchie mondiale. (d’après certaine estimations,1% de la population mondial qui détient 40% des richesses)

      La prochaine étape sera sans doute, qu’ils militeront pour le droit des multinationales a disposer de leur propres forces armées...


      • adeline 17 février 2012 10:19

        Exact Ollisters, il me semble que c’est contenu dans ACTA, la société s’estimant lésée peux directement effectuer la saisie/destruction du matériel, c’est un premier pas, puis il y aura les tribunaux/prisons universal-studio etc


      • Ollisters Ollisters 17 février 2012 11:29

        Oui je n’ai pas parler d’ACTA, mais ce traité des plus inquietant prépare clairement le terrain.

        et bientôt on va nous importer (imposer ??) le NDAA en europe.

        Et pour nous faire avaler la pilule et justifier de sa nécessité on va d abord déclencher une crise suivie d’une grande guerre. ces traités et lois restant volontairement flou, laisse libre court a la libre interprétation et a la modulation future.



      • Cyril Cyril 18 février 2012 16:44

        nous y sommes déjas...

        La multinationnal Monsantos à acheté l’armée privée anciennement appelée Blackwater


      • bigglop bigglop 18 février 2012 18:05

        Bonjour à tous,
        Un seul mot : Agissez
        2012 : VOTER POUR RIEN


      • Daniel Roux Daniel Roux 17 février 2012 10:51

        Le débat que vous ouvrez n’est pas un débat économique, c’est un débat politique.

        La réussite des entreprises nationalisées ne fait aucun doute. Il est d’ailleurs de notoriété publique que l’état, c’est à dire l’oligarchie, nationalise les pertes et privatise les bénéfices.

        Après la seconde guerre mondiale et à partir du Plan Marshall, la France a été intégrée à l’empire américain. Si les communistes alliés aux socialistes étaient parvenus démocratiquement au pouvoir à cette époque, un coup d’état militaire aurait eu lieu. Dans les années 60/70, le tristement célèbre SAC était une organisation paramilitaire dont le but était de reprendre de force le pouvoir aux communistes en cas de défaite de la droite aux élections.

        Les nationalisations réussies ont été effectuées juste à la sortie de la guerre par le Conseil National de la Résistance qui a également mis en place la Sécurité Sociale (ordonnances de 1946) ou après l’élection de Mitterand en 1981.

        Les privatisations massives ont été faites d’abord dans un esprit idéologique et pour préparer la grande union transatlantique voulue par les fondateurs du marché commun dont l’étape intermédiaire passe par l’Union Européenne et la monnaie unique.

        Le seul modèle économique autorisé par les américains est le modèle libéral. Ce modèle fait par et pour l’oligarchie encourage la propriété privée et l’individualisme tout en favorisant les riches, les multinationales et les paradis fiscaux. A l’inverse, elle lutte avec acharnement contre tout ce qui ressemble de près ou de loin au « collectivisme ».

        Dans ce modèle il n’est pas admis que des entreprises nationales fassent concurrence à des entreprises privées, ce qui n’est pas illogiques étant données les grandes différences entre les 2 status. Les premières disposant de moyens considérables pour investir, les secondes devant distribuer une partie de leur marge bénéficiaire à leurs actionnaires.

        Pour faire simple, ce serait tout le contraire et avec la même détermination, si l’URSS avait gagné la guerre.


        • Daniel D. Daniel D. 17 février 2012 14:26

          Les privatisations massives ont été faites d’abord dans un esprit idéologique et pour préparer la grande union transatlantique voulue par les fondateurs du marché commun dont l’étape intermédiaire passe par l’Union Européenne et la monnaie unique.
          La grand marché transatlantique est prévu pour être mit en place en 2015, et au vu des résultats de l’étape intermédiaire de l’Euro et de l’UE, le pire est a craindre !

          Le seul modèle économique autorisé par les américains est le modèle libéral

          Nos politiques devraient regarder l’absence de qualité de vie de la population aux états unis, avant de continuer leur travail de collaboration avec ce monstre qu’est devenu l’Amérique.

          Les privatisations sont l’arme économique de l’oligarchie pour précariser le peuple et le rendre corvéable a merci. C’est un instrument de dépossession du peuple au profit des riches et de l’oligarchie.

          La situation de crise économique européenne est voulue, et favorise cette oligarchie des incapables et des traitres, pour privatiser tout ce qui es possible, hormis la sécurité, l’armée, l’éducation( formatage intellectuel ) et les impôts, dans le but de s’aligner avec les États Unis.

          Il suffit de regarder la Grèce pour comprendre la traitrise et les dangers de ce système. De nouveaux prêts leurs sont accordé, augmentant leurs dettes, a condition de privatiser leurs sources de revenus, ce qui les mets de facto dans une situation économique encore pire. Ils la dépouillent littéralement de ses moyens de rentrer de l’argent provenant du paiement d’un service. Il ne reste plus que les impôts pour faire rentrer de l’argent, et c’est ce que l’ont voit actuellement en grecs, les impôts et nouvelles taxes explosent, et le pays s’enfonce dans la récession.

          Ces gens sont fous et les peuples aveugles. Heureusement la faim aidant, beaucoup se cultivent et cherchent a comprendre ce qu’il s’est passé. La prise de conscience populaire ne s’arreteras pas et les réactions seront violentes ( cela as déja commencé)

          L’Eurogendfor seras vraisemblablement utilisée pour réprimer l’insurrection qui vient. Comme a leur habitude l’oligarchie régleras le problème dans le sang. Apres les paysans de 14/18 et 39/45, la prochaine classe a degraisser pour eux sont les petits ouvrier qui sont devenus trop nombreux.

          Daniel D.


        • Daniel Roux Daniel Roux 17 février 2012 15:57

          @ Alchimie

          Et... ? Le peuple attend, plein d’espoir, les lumières du valeureux contradicteur. Nous allons enfin tout comprendre .... Ah non ! Rien !

          Ah si ! Du vent.. Comme d’hab.


        • Claudec Claudec 17 février 2012 17:19

          N’importe quoi !

          Mélanger le plan Marshall, le SAC, l’alliance PC-PS, la monnaie unique européenne ; attribuer à Mitterrand ne serait-ce qu’une infime partie de la « mise en place » de la sécu ; vanter la réussite des nationalisées, comparer les « status » des entreprises privées et publiques comme vous le faites, ce n’est pas faire simple mais simpliste. 

        • lagabe 17 février 2012 17:41

          e problème a toujours été dans tous les pays , les infrastructures
          Il y a la maxime quand le bâtiment va , tout va , qui est une véritable arnaque en soi
          Si on regarde en France par exemple , avec le PPP partenariat privé public, les différentes administrations publiques vont payer dans 10 ans prêt de 60 milliards d’euros par an au groupe privé
          Un bel exemple est le grand hopital de Corbeil Essone qui coute 30 millions par an à l’état , et qui ne fonctionne toujours pas , et qui à 8000 mal façon
          La solution par exemple en France serait d’arrêter tout projet de LGV, de Pentagone à la française , d’aéroport à Nantes etc


        • Daniel Roux Daniel Roux 17 février 2012 17:51

          @ Claudec

          Les ordonnances de 1946 ont fondé la Sécu. Mitterand ne faisait pas partie du Conseil National de la Résistance à ce que je sache.

          Votre haine des « socialo-communistes » vous aveugle. Elle vous empêche d’analyser et de comprendre ce que vous lisez.

          Restez en donc aux discours de Sarko l’embrouille si vous voulez éviter l’accident cérébral.


        • perlseb 17 février 2012 20:02

          Le débat que vous ouvrez n’est pas un débat économique, c’est un débat politique.

          Effectivement. Selon que l’on considère que l’économie doit être au service du plus grand nombre (intérêt général) ou doit permettre à l’oligarchie de confirmer sa place en haut de la pyramide (intérêts particuliers), l’économie permet de défendre ses thèses avec assurance à celui qui doute.

          Quand on voit comment des experts nous amènent à la faillite globale de la France, alors je crois que c’est l’intérêt particulier qui dirige notre économie depuis au moins 1973. Normal dans une oligarchie où le vote des citoyens ne fait que donner carte blanche au meilleur menteur sans aucune sanction possible.

          Privatisation (Etats Unis) ou nationalisation (ex URSS ?) ? Faux débat : ce qui compte c’est l’absence de structure pyramidale. Les experts doivent travailler, expliquer les choix possibles avec leurs conséquences directes, et les décisions sont prises à la majorité par tous ceux qui vont subir ces décisions. Si pas de structure pyramidale, pas de soumission, pas d’oppression, chacun est libre car chacun à un droit égal dans les décisions qui gouvernent sa vie de tous les jours.


        • Abou Antoun Abou Antoun 17 février 2012 23:37

          Tout est dit et très bien dit.
          Lors de la disparition de l’URSS, pendant l’ère Eltsine, on a fait croire aux gens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union que tout allait mal que rien n’était rentable. Rien n’était plus faux !
          Certaines entreprises soviétiques étaient (et sont toujours) à la pointe en matière de technologie. Les entreprises ont été vendues, la plupart du temps ce sont des cadres dirigeants (souvent encartés au PCUS) qui ont acheté les actions en masse pour une bouchée de pain, soit que les employés n’aient pas eu l’occasion de le faire, soit que non formés à la logique capitaliste ils n’en aient pas vu l’intérêt, la plupart préférant renoncer à leur droit pour une petite prime en des temps très durs.
          Ces gens, les nouveaux détenteurs des entreprises dénationalisées, forment aujourd’hui la classe des ’nouveaux russes’ tous milliardaires, car les entreprises étaient hautement profitables en logique capitaliste. Simplement auparavant elles jouaient un rôle doublement social, en embauchant peut être un peu plus de personnel que nécessaire et puis en investissant (de gré ou de force) les profits réalisés dans le budget de l’État. 
          Reprenons le cas de la France et des sociétés privées de gestion des autoroutes. La première chose qu’elles ont fait, comme toutes les entreprises privatisées, c’est ’dégraisser’. Vous avez vu disparaître des péages tout le personnel de perception des droits de passage (il n’y a plus que des automates). Sans doute d’autres postes, peut être moins visibles, dans le domaine de l’entretien ou de la sécurité, ont également disparus.
          Même scénario en Angleterre avec les chemins de fer. Au nom du profit et pour satisfaire les actionnaires on supprime en masse des postes, souvent liés à la sécurité, et les accidents se multiplient.
          Qu’arrivera-t-il en France quand l’industrie nucléaire sera totalement privatisée ???
          J’estime que le modèle français que nous avons connu pendant les 30 glorieuses avec une économie mixte était satisfaisant. Le secteur public devant regrouper les industries stratégiques, et les services essentiels (énergie, eau, transports, éducation, santé, banque, assurance), ce qui n’empêche pas un secteur privé tout à fait florissant avec de nombreuses PME pouvant agir en sous-traitance des grands groupes nationaux.
          L’analyse de Daniel Roux est totalement pertinente et bien exposée.


        • Daniel Roux Daniel Roux 18 février 2012 10:21

          @ Abou Antoun

          Merci de votre commentaire encourageant.


        • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 22:48

          @Daniel D.
          La situation de crise économique européenne est voulue, et favorise cette oligarchie des incapables et des traitres, pour privatiser tout ce qui es possible, hormis la sécurité, l’armée, l’éducation( formatage intellectuel ) et les impôts, dans le but de s’aligner avec les États Unis.
          Ne croyez pas que l’éducation et la défense doivent échapper au processus. Aux USA la privatisation de l’éducation est une chose accomplie, il n’y a jamais rien eu de comparable à l’E.N. française, les écoles publiques sont depuis toujours les écoles des pauvres, des minorités ethniques, etc.
          Pour la défense voir ce qui se passe aux USA
          Blackwater (now Academi)
          En France c’est en route. suppression du service national —> armée de métier.
          l’armée de métier embauchera des milices privées.
          Une milice (la mieux organisée) prendra tôt ou tard le contrôle de l’ensemble.
          La défense doit rester l’affaire du peuple. Une armée populaire est le meilleur garant de l’indépendance d’un pays.



        • il est évident qu’avec la FAMILLE MALLAH-sarkozy de nagy........le salarié en FRANCE est le plus taxé

          6PENDANT QUE LE DROITE POPULAIRE ET LA DROITE BLINGBLING FONT LA fete...
          -il y a 10 millions de francais qui sont pas logés ou mal logés

          _que les sci genre BRON-BUCHMAN LOUE 1000 EUROS 1 T1 TRANSFORME EN T2...

          les loyers et le prix des maisons baissent en province....grace a l union des magouilleurs parisiens les loyers meme insalubres doublent en 20 ans a paris................

          QUI EST DERRIERE TOUT CELA LES AVOCATS D AFFAIRES GERANTS DE SCI...DE L UMP OU PROCHES DE L UMP...

           MOINS 25% EN PROVINCE + 25 % A PARIS OU LOGE LA PIEUVRE MAFIEUSE


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2012 11:02

          À l’auteur :
          Vous n’envisagez que deux types de « propriétaires » des entreprises : l’État ou des investisseurs capitalistes privés.
          Il pourrait en exister un troisième type : Collectif de citoyens-électeurs-contribuables-actionnaires privés.

          Le Dividende Universel.


          Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

          Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

          Objectif Principal :
          Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

          Objectifs Spécifiques :
          I)
          Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
          II)
          Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.


          • JL JL1 17 février 2012 11:38

            Les lettres au Père Noël, c’est hors sujet.


          • epapel epapel 17 février 2012 12:25

            Pas mieux  smiley smiley smiley


          • JL JL1 17 février 2012 11:09

            Bonjour,

            il faut distinguer les fonctions de l’État. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire, à la fois les économistes ultra-libéraux et les marxistes : l’État n’est pas une manufacture.

            Je suis de gauche et l’ai toujours été, mais j’ai découvert depuis déjà des dizaines d’années, que ce n’est pas la tâche de l’État de fabriquer des bagnoles. En revanche, il est dans son rôle quand il planifie l’infrastructure de voies de communication, les grands travaux d’équipement et de recherche, l’éducation des nouvelles générations, ....

            Par ailleurs, il faut distinguer la fonction publique de la maîtrise d’ouvrage qui revient à l’État gestionnaire de notre patrimoine collectif : dans le premier cas, les fonctionnaires assurent les tâches qu’il n’est pas possible de sous-traiter au privé ; dans le second cas, l’État passe des marchés publics en faisant jouer la concurrence des sous-traitants maîtres d’œuvre

            Pour résumer, il ne faut pas confondre le budget de la fonction publique avec les prélèvements obligatoires, càd la part du PIB consacrée à la gestion du patrimoine collectif et l’entretien de notre modèle social, notre vivre ensemble républicain.

            Pour ce qui concerne la fonction publique, de mon point de vue, l’école publique doit demeurer une et indivisible faute de quoi on crée des divisions au sein des populations.

            C’est quoi, un fonctionnaires ? C’est un travailleur comme un autre, mais dont le statut est spécifique, comme le sont tous les statuts des travailleurs des grandes entreprises, ni plus ni moins.

            Il faut avoir travaillé longtemps pour savoir que le travailleur apporte plus que ce qu’on lui demande : et ce plus appartient à son employeur. Si l’État sous-traite, alors ce plus va dans la poche privée du sous-traitant. Dans le cas contraire, c’est toute la collectivité qui en profite. Cela veut dire que, à coût égal pour l’usager ou le client, s’il y a un profit, il revient dans la poche de la collectivité ; a contrario, s’il y a perte, la collectivité y gagne au détriment des usagers ou clients.

            Si hier, l’État ne connaissait que des usagers et pas de clients, aujourd’hui on parle d’usagers quand le service est disponible gratuitement, et client quand il est facturé à la consommation. La facturation est incontournable quand le consommateur doit être responsabilisé. C’est pourquoi, il y a des clients de la fonction publique.

            Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il doit exister un service privé concurrent : la coexistence de services privés et publics sur un même territoire ne peut pas, par définition, être loyale, pour des raisons trop longues à développer ici, mais qui découlent d’une part de ce que j’ai énoncé plus haut ; d’autre part, du fait qu’il y a des cas où ce n’est matériellement pas possible ou seulement souhaitable : par exemple, on ne peut pas admettre deux réseaux de distribution de l’eau sur une même commune ; autre exemple, l’école, pour éviter de cliver la population et les communautarismes.

            Pour finir, un mot sur la politique : le keynésianisme de droite, appelé politique de l’offre relève le plus souvent de la croyance inepte en la théorie du ruissellement : par exemple, la construction de rond-points en rase campagne. Le keynesianisme de gauche, ou politique de la demande est battu en brèche dans le cadre de la mondialisation libérale.

            Est-ce qu’il faut admettre que l’État doit se contenter de faire seulement de la gouvernance comme le réclament les libéraux ? Mais alors, il ne peut pas assurer son rôle, puisque son cœur de métier étant rédhibitoirement monopolistique, il sera constamment critiqué par ceux qui ne veulent pas de l’impôt progressif aussi longtemps qu’on n’aura pas fixé une règle d’or qui s’énonce ainsi  : quelle est la part du PIB que la collectivité accepte de consacrer à la maîtrise d’ouvrage du patrimoine et des investissements collectif ?

            A mon avis, cette part ne doit pas descendre en dessous de 50% du PIB, un juste équilibre entre la société de marché où tout est privé, et le communisme où tout est collectif.


            • epapel epapel 17 février 2012 13:05

              Entièrement d’accord et clairement exprimé.

              Je me permettrai seulement d’apporter un complément s’agissant de la politique de l’offre ou de la demande, selon moi ce qui est inepte c’est de faire :
              - une politique d’offre quand il n’y a pas de demande c’est à dire pas de besoin
              - une politique de demande toujours sur des besoins quand il n’y a pas d’offre

              Par exemple stimuler l’offre de logement là où il en manque et au profit de ceux qui ont besoin et non pas laisser le marché aller là où il y a le plus de profit à faire.

              Le bon sens commande de faire le contraire.

              Et s’agissant de l’activité de production, rien n’est pire qu’un monopole d’Etat mis à part un monopole ou une entente privée (eaux, autoroutes,...) ce qui devrait guider les décisions de privatisation.


            • JL JL1 17 février 2012 14:02

              epapel,

              vous me voyez ravi par votre approbation.

              Mais je ne peux pas vous laisser dire : « rien n’est pire qu’un monopole d’Etat »

              c’est beaucoup trop général, et le minimum serait de développer ça dans le cadre de la distinction : maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre. Je ne suis pas sûr que ça résisterait à l’analyse, puisque là où la concurrence est permise, où le privé peut assurer la ME, l’État n’a pas à s’y mettre. Et là où l’État est MO, le privé ne peut pas partager : un navire ne tolère qu’un seul commandant.

              En revanche, aujourd’hui, on a plutôt à craindre les monopoles privés, et là c’est grave.


            • JL JL1 17 février 2012 14:03

              Alchimie, vous dites : "moi fonctionnaire de l’E.N. je change de patron tous les 6 ou 12 mois, et je ne sais même pas à quelles règles j’obéirai pour l’année 2012-2013"

              Parce que vous croyez que dans le privé, c’est mieux ? Allons donc.


            • epapel epapel 17 février 2012 15:54

              Au sujet des monopoles, c’était une façon de dire qu’il n’y a qu’un seul cas où le monopole d’Etat est justifié et nécessaire : concurrence privée impossible à mettre en œuvre quand il ne peut y avoir qu’un seul acteur à un moment donné en un lieu donné (ex : autoroutes, distribution de l’eau) ou service non proposé par le privé (ex : un bonne partie des services de santé, tout ce qui relève de la solidarité)

              Dans le cas où la concurrence est impossible à mettre en place (monopole de fait, entente) mais que plusieurs acteurs peuvent cohabiter, alors l’Etat doit se poser en alternative.

              Dans le cas où la concurrence existe véritablement, l’Etat n’a pas à se poser en producteur de biens et services. En revanche il peut et doit contribuer à l’activité économique en prenant des participations notamment dans les secteurs stratégiques et en stimulant le développement des secteurs d’avenir quand le privé fait défaut.


            • Abou Antoun Abou Antoun 17 février 2012 23:52

              il faut distinguer les fonctions de l’État. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire, à la fois les économistes ultra-libéraux et les marxistes : l’État n’est pas une manufacture.
              Mais c’est le rôle de l’état de gérer et de distribuer les ressources énergétiques et vitales (comme l’eau).
              C’est le rôle de l’état de s’impliquer dans les infrastructures, routes, voies ferrées ouvrages d’art, aéroport, et de garantir aux citoyens l’accès à ces équipements.
              C’est le rôle de l’état que d’encadrer le crédit, de se donner les moyens de mettre en place une politique d’accession à la propriété en matière de logement.
              C’est le rôle de l’état que d’investir dans des établissements de santé et d’éducation.
              Je vous concède que ce n’est peut être pas le rôle de l’état de construire des bagnoles, néanmoins du temps où existait la régie, elle constituait un ’modèle social’ dont les entreprises privées s’inspiraient.
              Plus l’état est investi dans l’économie et plus il a les moyens d’agir, par exemple sur l’emploi. Actuellement nous voyons un état famélique qui détient encore quelques manettes mais cherche à s’en débarrasser. Et, bien sûr, l’électorat exigera d’un président élu qu’il fasse des miracles alors qu’il ne contrôle plus rien.


            • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:19

              @Alchimie
              A titre d’exemple, moi fonctionnaire de l’E.N. je change de patron tous les 6 ou 12 mois, et je ne sais même pas à quelles règles j’obéirai pour l’année 2012-2013, car cela dépend ... du futur président.
              Si vous changiez vraiment de patron, les choses iraient sans doute mieux. Vous faites allusion à la valse des ministres de l’éducation. Si les ministres nommés s’investissaient et décidaient d’être les patrons, de mettre les mains dans le cambouis, peut être ne serait-ce pas si mal.
              Mais vos ’patrons’ qui sont-ils ?
              Parfois ils sont presque illettrés, ils ne connaissent rien aux problèmes et s’en soucient comme d’une cerise. Quand ils le sont (comme Bayrou qui n’est pas un imbécile) que font-ils ? Le cas de Bayrou, Monsieur Propre, est instructif, Il écrit des bouquins à succès, laisse les syndicats (SNES) gérer tout et s’occupe d’acheter des chevaux de courses. Étonnez vous après qu’il y ait des problèmes.
              Nous abordons là une autre question, c’est l’incompétence et le j’m’en foutisme de la classe politique. Un ministère n’est qu’une récompense pour service rendu dans une optique de clientélisme.
              Dans ces dysfonctionnements, ce n’est pas l’état qui est en cause, c’est la moralité des personnes qui l’incarnent et le niveau de cette moralité ne fait que baisser.
              A l’heure où nous parlons un candidat est peut-être en train de négocier son désistement contre un ministère de l’éducation, on est peut être en train de choisir votre nouveau patron.
              Bref la nécessaire restauration de l’État dans ses prérogatives doit s’accompagner de la restauration de la moralité chez les grands serviteurs de l’État. Dans le système actuel nous manquons de moyens de surveillance et de contrôle des élus, nous restons donc dans un système féodal dont il faut impérativement sortir.


            • Prometheus Jeremy971 17 février 2012 13:14

              Moi je suis assez radical au niveau de mes idées privé/public surtout quand on voit en France que la grande majorité des grandes groupes français ont été ou sont toujours détenus en partie par l’état.

              Ma vision des choses est simple, le besoin de privatisation n’a qu’un seul objectif déposser l’état ou le collectif pour redonner sa manne à des intérets particuliers ni plus ni moins !

              Une économie de capital réaliste pour moi ce sont donc des banques, des transports, l’éducation, la police, l’armée, les hopitaux, les autoroutes gérés par l’état quelqu’en soit le cout ! Et l’abattage de tous les oligopôles et Trusts pour laisser la liberté d’entreprendre aux PME. Ce n’est pas irréaliste et c’est à dix mille lieues du communisme. Ca permettrait de redonner une conscience collective, et une chance de réussite aux entrepreneurs.


              • JL JL1 17 février 2012 18:30

                 Jeremy971,

                vous avez raison, ce que vous proposez est réaliste - puisque ça a déjà très bien fonctionné comme ça-, et à mille lieues du communisme.

                Le drame, c’est que les électeurs ne le savent plus, intoxiqués qu’ils sont par ces infâmes médiacrates qui diffusent la pensée libérale ad nauseam et à longueur d’interventions, la pensée libérale.

                A ce sujet, j’aime ces deux citations :

                « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires » (Edouard Glissant")

                « La conscience des masses n’a besoin d’être influencée que dans un sens négatif ». (Orwell)


              • Laurent 17 février 2012 13:54

                Mais justement cela n’est pas une réponse. Si on connaît les défauts de l’Etat, alors il faut mettre en place des garde-fous, des système de nomination, d’administration etc. qui les corrigent.
                Et qu’on ne me dise pas qu’une grande entreprise n’est pas administrative, quiconque a travaillé dans une grande entreprise le sait bien.
                En tout cas cet argument ne justifie pas le fait de permettre aux entreprise privées d’engranger les bénéfices au détriment de la population.

                Je n’ai eu aucune réponse qui justifie de manière systémique le recours aux privatisations.

                Et pour remettre deux sous dans la discussion, je pose une autre question plus ou moins liée à celle-ci :

                « Un entrepreneur qui a une idée de produit pour lequel la perspective de développement est absolument énorme (par exemple, l’automobile pour Ford, le PC pour IBM et Bill Gates) doit-il avoir une liberté totale quant à sa mise en pratique ?
                Ce sans autre limite que les réglementations actuelles et sa capacité financière à lancer et faire vivre le projet. »


              • Laurent 17 février 2012 15:49

                @Alchimie
                Non non, je voulais bien dire systémique, autrement dit liée au système de gestion, ou bien structurel si vous préférez. Un peu comme une loi inéluctable qui s’appliquerait.
                Quant à l’efficacité comparée du public et du privé, tout cela reste à démontrer. Et pour cela il faudra définir ce que vous entendez par efficacité.

                Pour ce qui est de l’évaluation de la performance dans le privé, il me semble que vous avez dit plus haut que vous étiez dans le public, ce qui explique peut-être que vous ne sachiez pas comment cela se passe réellement dans le privé. Malgré ce que veulent faire croire les différents spécialistes de « Ressources Humaines » et autres « Spécialistes en management » l’évaluation de la performance et autres MBO (Management By Objectives) ne sont qu’une vaste fumisterie destinée principalement aux actionnaires et a faire croire à l’effciacité de l’entreprise.

                Au final le fonctionnement efficace d’une entreprise est essentiellement dépendant de la structure managériale et organisationnelle, des personnes mises aux poste clés et de la pression infligée aux salariée de manière plus ou moins directe (très directe = Orange et les conséquences que l’on connaît, très indirecte les entreprise style Google FaceBook etc.).

                La fonction publique a plutôt à souffrir de l’incompétence crasse d’un certain nombre de ses hauts (quoique pas si haut que ça) fonctionnaires bouffi d’orgueil alors que leur formation est minable et désuète, je citerai pour exemple les directeur d’hôpitaux sortis de l’école de Rennes et les administrateurs des affaires maritimes. Deux catégories que j’ai pu côtoyer de manière assez proche et qui sont (en moyenne bien sûr, il y a toujours des gens biens comme partout) d’une bêtise redoutable tout en étant persuadé d’être l’Elite.
                Cocktail détonnant qui amène des résultats catastrophiques et fait prendre généralement des années de retard aux établissements dans lesquels ce genre de spécimen officie.

                Pour être plus général, votre discours me semble lui même assez idéologique notamment quand vous parlez de productivité.

                Et si justement les critères que nous utilisons aujourd’hui pour juger les politiques, les entreprise, la vie de la société quoi, n’étaient pas les bons.

                Est-ce que je mesure l’avance de la société au nombre de téléphones portables qu’elle fabrique/consomme ou bien au nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

                Autrement dit est-ce que la productivité est le Graal ou bien existe-t-il une autre piste ?


              • Laurent 17 février 2012 16:42

                @ Alchimie

                Définition du Larousse - Systémique :

                "Se
                dit d’une approche scientifique des systèmes politiques, économiques, sociaux, etc., qui s’oppose à la démarche rationaliste en abordant tout problème comme un ensemble d’éléments en relations mutuelles. (Cette approche s’appuie sur les découvertes réalisées dans les autres disciplines : cybernétique et théorie de l’information, biologie, linguistique, anthropologie.)
                "

                Il me semble que cela correspond plutôt bien à ce que je voulais dire non ?
                Mais après tout ça doit être le Larousse qui est faux et vous qui avez raison.

                Le privé, c’est sûr que cela ne fait que vingt ans que je travaille dans une entreprise internationale de plus de 10 000 employés sur les cinq continents. Mais ça ne doit pas faire assez j’ai encore besoin de temps je le conçois.

                Tenez, au fait dans notre groupe nous n’avons pas de centralisation des achats, mais cela doit venir de que l’on fait partie de l’Education Nationale sans que personne ne m’ait mis au courant.

                Quant à la productivité, oui je suis bien d’accord que c’est un critère objectif, je me demande juste si c’est le critère sur lequel on doit juger de l’avancement d’une société.

                Ah au fait c’est vrai qu’à vous on ne vous la fait pas, vous n’avez pas mis longtemps à me percer à jour et à comprendre que ma question était légèrement sarcastique (j’ai faillit mettre purement rhétorique, mais j’ai eu peur que vous me disiez encore que je voulais dire théorique et que je ne comprenais pas le mot alors dans le doute) et sous-entendait que je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un me prouve par A + B que les privatisations sont un bienfait pour la nation.
                Ceci dit j’attends toujours une démonstration inattaquable. Ais-je besoin de dire que la votre malheureusement n’est guère convaincante.

                Par contre il y a eu je le reconnais des réponses très intéressantes.

                P.S. J’espère juste que dans l’Education Nationale vous n’êtes pas prof d’économie.


              • OuVaton OuVaton 17 février 2012 18:30

                @alchimie - Vous devenez mesquin.

                @l’auteur - Interressant questionnement que je me pose depuis bien longtemps. Bonnes pistes suggérée par JL1. 
                A part ça, je trouve aussi que la question suivante qui est assez peu posée mériterait un article.
                « Un entrepreneur qui a une idée de produit pour lequel la perspective de développement est absolument énorme (par exemple, l’automobile pour Ford, le PC pour IBM et Bill Gates) doit-il avoir une liberté totale quant à sa mise en pratique ?
                Ce sans autre limite que les réglementations actuelles et sa capacité financière à lancer et faire vivre le projet. » 
                En effet, on considère que, si une société, est en position de faire du pognon, il faut qu’elle en fasse un max. Du coup, on a des entreprises qui grossissent sans mesure et sans concurrence et qui finalement se casse la figure en mettant ses salariés à la rue. Je me souviens de Digital Equipement, de Compaq et de bien d’autres... Un jour, ce sera le tour d’Apple qui aujourd’hui se goinfre avec des systèmes propriétaire au mépris de la société et de l’écologie... Est-ce une saine pratique si on considère la société dans son ensemble ? Je ne le crois pas.

              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:26

                Juste un exemple très parlant : aujourd’hui le plus gros employeur de France est l’Education Nationale (un million d’employés). L’E.N. n’a pas de politique d’achat centralisé, ce qui lui fait perdre des millions d’euros chaque année.
                Ah oui et l’UGAP, qu’est-ce que c’est ?


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:30

                Et 10 000 employés dans le monde ça c’est de la TRES grosse entreprise.
                Vous n’avez pas de services généraux

                Pas de services centraux aux Ministère de l’E.N.  ?
                Vous plaisantez ou quoi ?
                Il y en a même un peu trop (beaucoup de planqués).
                Je peux vous dresser la liste si nécessaire et même les adresses.
                Vous dîtes vraiment n’importe quoi .


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 15:36

                Juste pour les ducons moinsseurs qui n’ont jamais entendu parlé de l’Union des Groupements d’Achats Publics (Centrale d’achat de l’E.N.)
                UGAP


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 15:41

                rectif :
                n’ont jamais entendu parlé
                qui n’ont jamais entendu parler
                Mais enfin ce sont des ducons quand même (là aucune erreur je confirme), sans doute les mêmes qui nient l’existence de services centraux à l’E.N.


              • oncle archibald 19 février 2012 15:49

                " Quant à l’efficacité comparée du public et du privé, tout cela reste à démontrer."

                Elle se démontre tous les jours dans des tas de domaines gérés par les communes, les départements, les régions ... Si l’on confie le ramassage des poubelles à une entreprise privée, elle le fait avec deux fois moins de personnel que la collectivité qui en était chargée auparavant ... et en plus elle fait apparaître un bénéfice au bas des colonnes de comptes ...

              • Mor Aucon Mor Aucon 17 février 2012 14:49

                La réponse, c’est la fiscalité. Si celle-ci était dirigée à compenser la concession de l’exploitation de la bonne part, celle qui est rentable, de la production de biens et de services au secteur privé, l’État aurait moins de problème pour financer la part non rentable, mais néanmoins indispensable, de cette production. Mais pour que cela soit possible, il faudrait taxer les revenus de l’investissement privé afin de financer les investissements déficitaires publics. Dans le contexte actuel ( fiscalité orientée vers les revenus du travail et compensation de la perte de pouvoir d’achat des travailleurs par la facilité d’accès au crédit ), ce ne serait plus une réforme qu’il faudrait sinon une véritable révolution fiscale.

                De la rigueur, d’accord, mais pour les marchés d’abord.


                • Julien Julien 17 février 2012 19:48

                  @Actias

                  N’importe quoi. Ouvrir à la concurrence, ça peut faire diminuer les prix, OK (sous réserve qu’il n’y ait pas d’entente implicite ou explicite sur les prix ; ce fut le cas pour la téléphonie mobile pendant des années).

                  Alors dites-moi où il y a concurrence lorsqu’on privatise l’autoroute du soleil ???
                  Evidemment aucune ! L’avion, le bus, ou le train ne remplissent pas la même fonction qu’une voiture, qu’on peut bourrer de bagages !

                  Bref, on a là un beau monopole !

                  Faut faire beaucoup d’études pour comprendre ça ??

                  Oui, si effectivement la SNCF a obtenu l’interdiction de lignes de bus, ce n’est pas normal. Oui, les retraités SNCF ont la belle vie, et certains, assez jeunes !

                  Alors, dans votre idéologie : état = mal, privé = bien.
                  Cela vous empêche de voir qu’en privatisant des autoroutes, on a créé autant de monopoles.

                  Ridicule !

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