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Accueil du site > Actualités > Economie > Qui est riche ? Qui est pauvre ?

Qui est riche ? Qui est pauvre ?

Qui est riche ? Qui est pauvre ? Si richesse est synonyme de fortune, payer l’impôt sur la fortune est la marque que l’on est riche. Eh bien non !, selon François Hollande qui paie l’ISF mais qui n’est pas riche, puisqu’il déclare ne pas aimer les riches. Il est de bon ton de dire que c’est la hausse du coût de l’immobilier qui fait que l’on tombe sous le coup de l’ISF. Mais à qui les contribuables de l’ISF vont-ils faire croire qu’ils ne sont pas riches ? Aux Français qui dorment dans la rue ou dans leur voiture, à ceux qui se privent de vacances, les mêmes auxquels on dit qu’il faudra travailler plus ? Mais non, François Hollande n’est pas riche : les riches ce sont les autres ! Ce sont ceux qui ont le culot de mériter par leur travail un revenu de 4000 euros par mois.

1 - Qui est riche ?

- Si l’on se base sur le revenu :

Existe-t-il un seuil à partir duquel on est considéré comme riche ?, demandait Christine Okrent aux invités politiques du plateau de France Europe express, dimanche 21 janvier. Non. S’il existe un seuil de pauvreté officiel au-dessous duquel on est considéré comme pauvre, aucun seuil de richesse n’a été fixé. Certains se risquent à des propositions : La revue Alternatives économiques préconise de s’appuyer sur la logique qui permet de définir le seuil de pauvreté (voir plus loin : "Qui est pauvre ?"). Ce qui reviendrait à dire que (en 2004) l’on commencerait à être riche à partir de 2364 euros de revenus disponibles par mois pour une personne seule et 4469 euros par mois pour un couple. On voit que cette méthode est absurde : qui peut se considérer riche avec ces revenus ?
En définissant un seuil à partir duquel il faudrait payer plus d’impôts, François Hollande semble vouloir aussi donner une forme de réponse. Le seuil de 4000 euros marquerait l’entrée du contribuable dans la catégorie des bienheureux riches. Quant au CERC (Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale), il considère comme riches les personnes qui appartiennent aux 10% les plus aisés sur le plan des revenus.
Mais la transparence des revenus n’est pas totale, ce qui fait que l’on ne sait pas exactement à combien s’élèvent les revenus en France. En effet, les données sur les revenus diffusées par l’INSEE proviennent des déclarations de revenus, qui n’enregistrent par exemple que 20 % des revenus des actions ou des obligations (voire moins si l’on ajoute l’assurance-vie) et seulement 46 % des revenus des patrimoines immobiliers. Autre exemple, les professions indépendantes, contrairement aux salariés, peuvent déduire une partie de leurs dépenses.

-Si l’on prend en compte aussi le patrimoine :

En réalité, il ne faut pas se focaliser comme le Cerc ou Hollande sur les seuls revenus de l’activité. Il faut aussi regarder du côté des patrimoines. En effet, l’Insee relève que les 10 % des ménages les plus riches possédaient, en 2004, 46 % de l’ensemble du patrimoine. Chacun des 350 000 ménages les plus riches possédait un patrimoine d’au moins 1,27 million d’euros. A l’autre bout, chacun des 625 000 ménages les moins favorisés ne possédait que 230 euros (contre encore 520 euros en 1992).
Or, le coût de l’immobilier ne cessant de monter (85 % d’augmentation depuis 2000), cette minorité de possédants a vu sa fortune monter. Pointer du doigt ceux qui travaillent n’est donc pas juste ni suffisant. Pourtant, il est vrai que, comme le dit François Hollande, 70 % des baisses de l’impôt sur le revenu depuis 2002 ont profité aux 10 % des foyers les plus riches ; Ce fait est confirmé par les chiffres de la Cour des comptes. La baisse des barèmes a profité à une minorité de contribuables aisés. Mathématiquement, cela s’explique parce que l’impôt sur le revenu est progressif. Si on le baisse, cela profite aux revenus élevés.

2 - Qui est pauvre ?

Ici la réponse est plus simple. La définition de la pauvreté est donnée par l’Insee : Un individu est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Et l’Insee fixe ce seuil à 50% du niveau de vie médian (qui est le niveau pour lequel la moitié des personnes ou des ménages gagne moins). Donc actuellement en France, un individu est officiellement considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 645 euros. Selon cette définition, la France comptait en 2004 entre 3,6 et 6,9 millions de personnes pauvres. Entre 1,6 million et 2,9 millions de ménages étaient dans cette situation. La part de personnes pauvres serait comprise entre 6 et 11,7 %.

Mais attention, d’une part la mesure de l’Insee ne comprend pas les revenus du patrimoine, ce qui minimise le revenu médian et par voie de conséquence le seuil de pauvreté. D’autre part, tous les pays ne calculent pas de la même manière le seuil de pauvreté, ce qui rend donc difficiles les comparaisons entre eux. Quand l’Insee fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, Eurostat le place à 60 %. Cependant, pour favoriser les comparaisons, l’Union européenne a développé dix-huit indicateurs communs.

Aux Etats-Unis, on définit le niveau de pauvreté d’une autre manière : en fonction des produits et services jugés indispensables. Ainsi on considère qu’un individu moyen consacre moins du tiers de ses revenus aux dépenses alimentaires essentielles. Il est donc pauvre s’il doit y consacrer 40 %, 50 % ou plus de son revenu.

Il convient enfin de distinguer la pauvreté monétaire de la pauvreté au sens plus large du terme. Le chiffrage par l’INSEE et Eurostat ne mesure que la pauvreté monétaire. Si l’on ajoute à la catégorie des pauvres au sens monétaire les personnes qui cumulent des conditions de vie difficiles et de faibles ressources, conduisant à des privations, en 2004 près du quart de la population de la métropole (22%) appartient à l’une ou l’autre de ces deux catégories. 5 % des individus cumulant les deux formes de pauvreté. 11,7 % ont été affectés par la pauvreté en conditions de vie (c’est-à-dire sujets à de nombreuses privations).

La pauvreté, pour être réellement mesurée, doit donc être appréhendée dans ses aspects divers. Le CERC cite l’exemple de l’Irlande où la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté a été fondée sur des analyses multidimensionnelles de la pauvreté. Aujourd’hui, des acteurs de la lutte contre la pauvreté réclament la mise en place d’indicateurs régionaux.

La pauvreté change de visage. Après avoir longtemps touché les retraités, elle touche aujourd’hui beaucoup de chômeurs.

Pour aller plus loin :

Le site du CERC
Le site de l’INSEE rubrique "revenus"
Le site de l’obervatoire des inégalités rubrique "revenus"


Moyenne des avis sur cet article :  4.29/5   (152 votes)




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85 réactions à cet article    


  • ade (---.---.67.194) 23 janvier 2007 14:24

    Il est clair que se baser sur le seul revenu pour définir « riche » ou « pauvre » est sensiblement insuffisant ! Entre deux personnes au chômage ou au RMI, celui qui a un patrimoine (une maison par ex) est quand même nettement plus favorisé.

    C’est d’ailleurs pourquoi je pense qu’il serait bon de traiter l’imposition sur le travail, celle sur le patrimoine (ISF par ex) et les allocations dans une même équation (i.e. par un même organisme qui prenne l’ensemble des données en compte) car il ne me paraît pas décent d’attribuer les mêmes minima sociaux (RMI par ex) à qqun qui n’a rien et à qqun qui possède un patrimoine ! On peut penser qu’il serait trop compliqué (« usine à gaz ») de regrouper CAF, Unedic/Assedics, trésor public... mais au contraire une fois le travail fait je pense que ce serait bcp plus lisible et simple. L’informatisation actuelle permet de s’affranchir d’une grande part de complexité, et on pourrait en profiter pour utiliser autant que possible des fonctions continues plutôt qu’une multitude de cas particuliers et des tranches avec des gros paliers...


    • Bob (---.---.158.111) 23 janvier 2007 16:50

      C’est bien gentil mais si on demande au gars qui, certes a une maison, mais qui gagne très peu, de payer plus d’impots, vous pouvez me dire d’où il sort le fric ??? Il vend sa maison ???


    • AvenueMontaigne (---.---.104.12) 23 janvier 2007 17:18

      Je crois que vous devriez vous renseigner. Le RMI effectivement versé dépend de la situation vis-à-vis du logement. Le RMI est diminue d un montant forfaitaire pour les propriétaires ou les personnes ne payant pas de loyer.


    • oncle archibald (---.---.145.11) 24 janvier 2007 12:57

      Je trouve cet article et votre commentaire très intéressants car ils vont au fond des choses. Ce qui compte finalement, c’est ce dont on dispose pour vivre, c’est à dire, pour faire simple, les revenus augmentés des aides sociales et diminués des impôts.

      C’est donc sur le montant « revenus plus aides sociales » que devrait être calculé le montant d’un l’impôt équitable. Et surtout pour qu’il y ait un semblant de justice que n’interviennent plus dans les calculs de l’impôt à payer toutes ces « astuces comptables » qui permettent aux petits malins à revenu égal de payer moins, voire absolument rien alors qu’ils disposent de revenus plus qu confortables.

      Assez de produits « défiscalisés » qui ne font qu’aider les plus aisés à contribuer moins à la solidarité nationale. Et surtout pas de limite « haute » à l’impôt, pour la même raison de « fraternité forcée », car à mon sens c’est bien de cela qu’il s’agit puisque les caisses maladies, retraites, chômage soit à peu près toutes déficitaires et réalimentées par l’impôt. Je suis donc entièrement d’accord avec vous et semble-t-il aussi avec Monsieur BAYROU pour une imposition dont la base serait bien plus large et les taux très progressifs. C’est un honneur de contribuer à alimenter le budget de l’état, notre bien mis en commun, pas une tare ni une honte.


    • colombey (---.---.186.134) 30 janvier 2007 20:02

      Pour moi ce n’est pas un honneur quand on sait que nos impôts sont dilapidés par une nuée de gens qui se comportent vis à vis du budget comme des rats sur un fromage ...sans contrôle , et s’il y en a , sans sanction puisque la Cour des Comptes n’ a aucun pouvoir.

      Quand un Président de la République multiplie par neuf son budget de l’ Elysée en 9 ans , en nous faisant dire par T BRETON que le pays est surendetté et vit au dessus de ses moyens, où est l’ honneur de payer des impôts ?


    • LE CHAT LE CHAT 23 janvier 2007 14:37

      un pauvre imbécile est un imbécile , un riche imbécile est un riche ! cherchez l’erreur smiley


      • Milla 5 février 2007 19:45

        Je pensais bien qu’il y avait un « smilblick », à moins qu’il y ait un pauvre riche et un riche pauvre... par comparaison, bien entendu il y en a toujours un plus pauvre que l’autre et inversement !

        460€/mois est un minimum, uniquement pour les besoins de premières nécessité, le reste, je vous laisse apprécier le riche a de quoi vidre , et le pauvre celui qui a une maison a vendre... car vous savez dans les vrais pauvres il y en aussi qui n’ont absolument rien, et à mon avis, ceux là dominent...

        (pour ceux qui ne savent pas : Besoin de premières nécessité ou primaires = s’habiller et se nourrir)

        je n’y crois pas !

        Milla smiley


      • had (---.---.184.228) 23 janvier 2007 14:38

        bonjour,

        Un salarié travaillant à temps plein sur deux a gagné moins de 1 484 euros net par mois, en 2005 ... autant dire que ceux qui gagne 4000 euros net par mois, pour tout ceux qui (sur)vivent avec moins de 1500e, ce sont des riches ... ya pas photos !

        nb : « La pauvreté change de visage. Après avoir longtemps touché les retraités, touche aujord’hui beaucoup de chômeurs. » Un chômeur riche, ce serait bien étonnant, non ? lol


        • La Taverne des Poètes 23 janvier 2007 19:41

          à had : La phrase signifie que les niveaux des retraites ont été revalorisées ces dernières années ou décennies tandis qu’au contraire l’indemnisation du chômage a été revue à la baisse en montants ou en durée des droits.

          De plus le nombre de chômeurs serait bien plus important que le chiffre officiel. Le Monde du 28 décembre 2006 relate l’enquête du collectif d’associations et de syndicats baptisé « Les Autres Chiffres du chômage » qui affirme que la France comptait en septembre plus de 4,4 millions de chômeurs, et non 2,172 millions comme l’avait dit le ministère de l’emploi pour la même période.

          Selon le collectif, ces chômeurs non comptabilisées dans les chiffres officiels sont les chômeurs des DOM -220 000 selon le collectif-, les personnes demandeuses d’emploi temporaire ou à temps partiel -870 000 selon le collectif- les personnes « dispensées de recherche d’emploi » - 412 000 selon le collectif-, celles qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois mais cherchent un emploi, -452 000 selon le collectif- et les « demandeurs d’emploi non immédiatement disponibles » -321 000 selon le collectif. Toutes ces catégories, estime « Les Autres Chiffres du chômage », appartiennent aux catégories officielles 2 à 8, alors que le ministère de l’emploi communique sur la catégorie 1, celle des personnes sans emploi, immédiatement disponibles et en recherche d’un contrat à durée indéterminée à temps plein, toujours selon « Les Autres Chiffres du chômage ».


        • La Taverne des Poètes 27 janvier 2007 11:57

          Autres chiffres sur le chômage et contredisant la version officielle : Selon LE MONDE (en ligne le 25.01.07 donc édition papier du 26) et la Canard enchaîné :

          "La décision de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de reporter la publication de ses chiffres du chômage après l’élection présidentielle est pour le moins étonnante. Habituellement présentées en mars, les données corrigées du chômage, calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT), attendront, cette année, le mois d’octobre 2007. Une première dans l’histoire de l’Insee.

          Selon Le Canard enchaîné du mercredi 24 janvier, le chômage au sens où le BIT l’entend serait en fait de 9,2% - soit le chiffre d’avril-mai 2006 - à comparer aux 8,7% dont se vante le gouvernement. Bref, la France ne compterait pas 2,37 millions mais plus de 2,5 millions de sans-emploi. « DIFFICULTÉS TECHNIQUES »


        • Julien (---.---.17.122) 23 janvier 2007 14:46

          Le fameux seuil de pauvrete, qui utilise la moitie du revenu median, est un calcul completement depasse. Il y aurait des dizaines de facons d’evaluer si un individu est pauvre ou pas, en comparant son revenu au cout de la vie, en tenant compte de son patrimoine, etc...

          Mais, calculer le nombre de pauvres par rapport a la moitie du revenu mediant interesse beaucoup l’Etat Francais, car en France l’eventail des revenus est plus resserre qu’ailleurs, donc suivant le calcul du seuil de pauvrete, il y a moins de pauvres qu’ailleurs (ce qui n’est evidemment pas vrai). Le calcul du nombre de pauvres par la moitie du revenu median favorise les pays ou l’eventail des revenus est resserre, ce qui en general n’indique pas que la societe est egalitaire, mais plutot un niveau d’imposition eleve (impots directs et indirects).

          Un tel calcul est obsolete, ne remplit pas son role, mais les dirigeants Francais l’adorent, puisqu’il permet chaque fois aux politiques de se gargariser...vous voyez bien nous disent-ils, que notre modele social fonctionne !


          • seb (---.---.12.18) 23 janvier 2007 15:30

            Moi j’estime être riche !!

            2200 brut (moi) + 2400 brut (madame), 1 enfant, plus de crédit d’appart à payer (valeur actuelle 220000 euros acheté 600000 FRANCS), AUCUN CREDIT..., nous assistons à des concerts, allons au restaurant... partons en vacances..

            D’autres dans la même situation s’estimeront moyennement riche ou pas riche du tout


          • La Taverne des Poètes 23 janvier 2007 20:17

            seb , vous avez raison de le dire : le fait d’être propriétaire d’un logement salubre et payé et le fait de ne régler aucun crédit sont signes de richese. Mais il faut aussi à cela ajouter le critère du niveau de revenus selon une moyenne nationale.

            La richesse est aussi ce que l’on hérite en amour et en éducation de ses parents ; elle réside aussi dans les enfants que l’on a et qui font notre fierté de parents. Mais ça, c’est plus du bonheur que de la richesse ! smiley Mais au bout du compte, le bonheur n’est-il pas le meilleur trésor ?


          • La Taverne des Poètes 23 janvier 2007 14:57

            Voir en suivant le lien ci-dessous le dossier de la revue « Altrernatives économiques » du même titre que mon article (mais j’avais trouvé le titre avant la parution du numéro, puisque je l’ai écrit samedi soir et l’idée datait de quelques jours avant)

            http://www.alternatives-economiques.fr/site/254_003_revenus.htmloir

            à ade : Il est déduit du montant du RMI un forfait logement pour les propriétaires. Ces derniers ont droit cependant à un revenu car sinon ils seraient obligé de vendre leur bien pour survivre, ce qui reviendrait à les appauvrir et à faire des SDF (qui sont déjà assez nombreux comme ça, ne pensez-vous pas ?)


            • Thierry2273 (---.---.70.231) 23 janvier 2007 15:37

              En tout cas, monsieur Hollande peux dire qui est riche et qui est pauvre, la preuve regardez là ! http://www.paslesroyal.com/Les-revenus-purement-salariaux


              • Frednetick Frednetick 24 janvier 2007 09:50

                Bien belle démonstration que voilà mais qui s’avère un peu tendancieuse... Mélanger les indemnités perçues avec celles versées pour ses collaborateurs et les frais de « fonctionnement » relève au minimum de la caricature.

                De plus si vous aviez cherché un peu plus loin, vous auriez découvert qu’il existe un plafonnement des indemnités versées au titre des mandats locaux pour les parlementaires...

                Pas trés sérieux tout ça.


              • rantanplan (---.---.146.118) 24 janvier 2007 09:56

                groupe nominal sujet :

                « Monsieur Hollande peux..... »

                Non, IL peuT.....


              • Xav (---.---.16.250) 24 janvier 2007 10:45

                Juste une petite correction sur le contenu du lien que vous postez.

                Les revenus annoncés par le lien sont de + de 30000 euros annuels. Or ce lien confont les sommes perçues par les personnes (ce qu’elles peuvent garder), et les crédits mis à disposition sur justification de dépenses, et compte deux fois l’indemnité de fonction (laquelle est incluse dans le net, même si non fiscalisée).

                En réalité, les revenus d’un déptué+président de région sont plafonnés par :
                - indemnité parlement : 5 136, 58 € net (dont indem de fonction 1 379, 55 €)
                - frais de mandat : 6228 euros
                - indemnité d’élu local plafonné à : 2.678,73 euros

                Soit un total maximum de 14043,31 euros / mois (en supposant aucun frais).

                Le lien que vous proposez donne un salaire supérieur de 118% à ce que la loi autorise.

                Une erreur qui double les sommes perçues... j’aimerai que le comptable de la boite le fasse concernant mon salaire.


              • Gauchus Caviardus (---.---.27.246) 23 janvier 2007 16:04

                On est riche quand on gagne 31.000 Euros par mois, partiellement défiscalisés,et que l’on vit au frais de la Princesse.Le salaire c’est de l’argent de poche.


                • maxim maxim 23 janvier 2007 17:19

                  si l’on prend la base de 4000 euros nets pour vivre,cela depend de la region où l’on vit....

                  en region parisienne , cette somme est tout juste suffisante pour s’en sortir.......

                  lorsque l’on a tout compté ,loyer,impots ,charges diverses,carburant,nourriture.... etc.....

                  en realité il ne reste pas grand chose.....

                  pour ceux qui habitent Paris intra muros,c’est encore pire...les prix donnent le vertige....

                  mon epouse et moi sommes à la retraite,donc nous pouvons louer hors saison en province pour nous accorder quelques jours de depaysement,et l’on voit que la différence de cout de la vie n’est pas négligeable....

                  donc, les critères sont faussés,ou alors il faut vraiment se serrer la ceinture.......

                  j’ai l’impression que l’on veut niveler les gens par le bas

                  il va rester 2 classes comme dans les republiques bananieres,les riches et les pauvres....


                  • 6r (---.---.188.199) 23 janvier 2007 22:13

                    C’est sur ceux qui vivent avec 1500€ brut en région parisienne doivent souffrir ...

                    Tout est questionde rapport. Quelqu’un qui gagne 1500€ net se trouvera toujours pauvre alors que d’autres qui en gagne 1100€ le trouveront riche ...

                    Bof, je ne pense pas que la disparité des salaires soit illogique, je pense juste que ceux qui gagnent 2 fois le salaire médian devraient peut-être redescendre sur terre et se rendre compte qu’avec 2800€ par mois on EST déjà plutôt riche. On peu vraiment vire. C’est vrai on est plus pauvre qu’avec 4000€ ... on ne peu pas avoir la derniere BMW qui fait de nous un vrai riche, par contre on peu déjà envisager la vie sereinement ... Mettez vous à la place de ceux qui gagnent moins que vous et demandez vous comment ils font ... vous verrez c’est assez instructif !


                  • chantecler (---.---.146.118) 24 janvier 2007 10:44

                    @ Maxim:je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi:la vie en banlieue est trés chère et pour travailler, la voiture est souvent obligatoire. A Paris, on peut s’en passer, mais les tentations sont nombreuses...En banlieue, les gens s’enferment à l’heure des poules...Il y a un immense désert culturel. Aussi, je suis assez en colère, quand j’entends des gens sans logement qui ne veulent entendre parler que de Paris ! Par quelle malédiction les banlieusards seraient-ils condamnés au béton et au vide des loisirs ?


                  • jujubinche (---.---.235.222) 24 janvier 2007 12:46

                    4000€/mois c’est tout juste pour s’en sortir ? Faut pas exagérer quand même ... même â paris hein.


                  • Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 24 janvier 2007 16:47

                    De tout cela, vous pourriez penser en terme de famille et donc de personnes « incluses » dans un salaire...(sans parler des charges que supportent quelques immigrés, partis seuls, en reconnaissance)... Sans tout mélanger, je dirais qu’effectivement un salaire de 4000€ net, semble confortable, mais si vous lui ajoutez un crédit/loyer, une personne au foyer (oui, parce qu’à un seuil de revenu trop bas ; il est plus économique de « rester à la maison » que d’avoir une nounou !...disons qu’à partir de 3 enfants, les points de vue changent... Et lorsque le « patrimoine » est si limité que la famille ne peut plus déménager...la surface habitable se restreint singulièrement...de la taille d’un bébé à celle d’un enfant de 5ans, les mètres carrés disparaissent ! le salaire...oui est une part ...le patrimoine aussi...les possibilités directes données par les « grand-parents » sont aussi du compte...la richesse s’étale ainsi... Je compterais aussi les entrepreneurs qui capitalisent par l’achat de matériel/immobilier...par l’entreprise et en ont un usage « large »...et puis ...finalement la richesse a aussi un emblème : le pouvoir. Pour savoir si vous êtes riche, voyez ce que vous pouvez faire de votre temps, de vos choix, de vos envies et de vos objectifs. °°° interlude Oui, nous sommes bien entré dans une transition sociale ! Ark smiley


                  • La Taverne des Poètes 26 janvier 2007 00:20

                    Oui. Autre exemple : 4000 euros nets c’est peu quand vous devez préparer l’avenir de vos enfants notamment en leur permettant d’acquérir un appartement sanns prendre un crédit qui leur pésera lourd pendant 30 ans. Compte tenu du prix croissant de l’immobilier, vous devez faire un plan logement pour chacun d’eux et cela ampute votre pouvoir d’achat forcément.


                  • jujubinche (---.---.235.222) 29 janvier 2007 11:13

                    Une personne qui achète un appart pour chacun de ses enfant n’a rien d’aisée ?

                    C’est quoi ces arguments ? Même avec 10000€ / par mois on peut tout dépenser, hein.

                    Le gars qui se considère en galère avec plus de 4000€/par mois, 15% des français je le rappelle, devrait prendre des cours de bon sens, puisque, et je fais mien le discours responsabilisateur de droite, il y est sûrement pour quelquechose, non ? ils font comment les autres ? Ca fait un peu : « Mon dieu, je suis dans la merde, j’ai acheté 3 ecrans plasma ce mois ci ».

                    Après, 4000€ pour une famille parisienne, ce n’est evidemment, pas 4000€ de revenus pour un celibataire, mais plutôt 2000€ pour chacun des parents, et effectivement, on retombe dans la moyenne. Faut savoir de quoi on parle. D’ailleurs, F. Hollande, principal incriminé, parlait aussi de 8000€ pour un couple, et 16000€ pour une famille. Des niveaux quoi qu’on en dise, plutôt confortables.


                  • Milla 5 février 2007 19:56

                    Mais vous revez tous là, vous croyez vraiment que tous les gens vivent avec 1500€ net ?

                    et pourquoi sarko parle t-il d’éléver le smig a 1500€ ?

                     smiley


                  • LoiDeRéquisition (---.---.37.115) 23 janvier 2007 17:42

                    Aujourd’hui en France 86 500 personnes vivent dans la rue.

                    934 000 personnes ne possèdent pas de domicile et vivent à l’hôtel, dans des habitats de fortunes, en camping, hébergées chez un tiers (hors famille), en meublé, en résidence sociale ou foyer d’urgence.

                    2 187 000 personnes sont dans des logements dépourvus de confort de base (pas de salle d ‘eau, de WC, de chauffage) ou dans des conditions de surpeuplement accentué (plus de 2 personnes pour 9 m2).

                    Au total 3 207 500 personnes vivent un quotidien de mal logement chronique et critique.

                    À cela s’ajoute toute une population qui est en situation de fragilité et risque à chaque instant de basculer dans une situation de grave mal logement.

                    C’est le cas pour 625 000 personnes vivant dans des copropriétés dégradées nécessitant une intervention publique urgente.

                    715 000 personnes en difficulté ont du mal à joindre les deux bouts et payer leur loyer, avec des périodes d’impayé de plus de 2 mois.

                    3 507 000 personnes souffrent de surpeuplement au sens large (entre plus de 1 à 1,5 personne pour 9 m2).

                    Enfin, 823 000 personnes vivent hébergées chez des tiers (famille ou amis).

                    Ces 5 670 000 personnes sont menacées à moyen et long terme de basculer dans une situation d’extrême mal logement.

                    En tout, le mal logement concerne donc 8 877 500 soit plus de 10 % de la population française. Depuis le début des années 90 le nombre de mal-logés ne cesse d’augmenter.


                    • caramico (---.---.227.229) 23 janvier 2007 18:13

                      Il y a 40 ans de ça, parti de rien, en achetant petit, retapant, construisant...

                      Je vais peut-être bientôt, et à ma grande surprise, rattrapé par la hausse de l’immobilier, payer l’ISF.

                      Je ne me sens pas pour autant dans la peau d’un riche, non pas pour y échapper, à cet impôt, mais parceque je n’ai et n’aurais jamais leur état d’esprit. En ceci, je suis comme François Hollande.


                    • La Taverne des Poètes 23 janvier 2007 19:49

                      La richessse n’est pas un état d’esprit mais une situation qui s’apprécie in concreto au regard des critères de l’ISF. C’est déjà dur de définir la richesse, alors s’il fallait en plus tenir compte de l’état d’esprit de chacun...

                      L’ISF n’est certes pas parfait. Et surtout il existe ne nombreuses niches fiscales que certains connaissent et d’autres pas, ce qui crée de l’injustice entre les contribuables. François Bayrou propose de le rénover et de le rendre plus juste. Sarkozy, lui, veut simplement faire des cadeaux aux plus riches en allégeant leur impôt sur le revenu pour compenser l’ISF qu’ils payent. Ce n’est pas une mesure équitable.


                    • La Taverne des Poètes 23 janvier 2007 20:01

                      Il faudrait trouver des mots pour qualifier les différents niveaux sur une échelle graduée pour éviter ce manichéisme qui oppose pauvres et riches. Ainsi ceux qui paient un peu d’ISF ne seraient pas montrés du doigt ou, pour certains, ne sentiraient pas leur dignité flétrie par cette étiquette de « riche » qui leur apposée au prétexte qu’ils s’acquittent de cet impôt.


                    • (---.---.39.15) 23 janvier 2007 20:03

                      Il sont intéressants, ces chiffres, mais quelles sont vos sources ?


                    • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 07:25

                      « Sarkozy, lui, veut simplement faire des cadeaux aux plus riches en allégeant leur impôt sur le revenu pour compenser l’ISF qu’ils payent. Ce n’est pas une mesure équitable. »

                      Dans la logique socialo-communiste, notez bien, l’argent que l’on ne vous vole pas est un CADEAU !!!

                      Mon gars, je ne te brule pas ta voiture, donc je te fais cadeau d’une voiture : tu devrais me remercier, même si cette mesure est inéquitable pour tous ceux qui n’ont pas de voiture. Logique, pour un Pol-potiste comme toi, non ?


                    • jujubinche (---.---.235.222) 24 janvier 2007 12:53

                      Regardez, on peut avoir le même discours â l’envers démonstration :

                      Dans la logique des pétainistes droitièrs, les impôts sont du vol. Ces mêmes personnes, bien entendu, useront et abuseront de l’ecole, de la secu, rouleront dans une grosse voiture qui pollue, et le plus souvent, sous couvert de « mérite » seront les plus gros incompétents de leur boîte, grassement payés et pistonnés par leur parentés richissime. Des parasites en somme.

                      Sinon ca va ?


                    • colombey (---.---.186.134) 30 janvier 2007 20:08

                      C’est le bilan de la France depuis 1981 ?


                    • colombey (---.---.186.134) 30 janvier 2007 20:29

                      COMPTE RENDU sur l’ I S F vu par les Députés :

                      Session ordinaire de 2006-2007 - 9ème jour de séance, 18ème séance

                      1ère SÉANCE DU JEUDI 19 OCTOBRE 2006

                      PRÉSIDENCE DE M. RENÉ DOSIÈRE

                      vice-président

                      LOI DE FINANCES POUR 2007

                      après l’art. 4

                      M. Jacques Myard -

                      J’ai déjà dénoncé, au cours de la discussion générale,

                      cet impôt qui chasse le capital de France

                      et qui organise le sous-investissement de nos entreprises.

                      Nous sommes dans une situation

                      digne d’Ubu roi

                      quand nous constatons que les étrangers -

                      non soumis à l’ISF, eux -

                      viennent investir en France,

                      tandis que les capitaux français partent à l’étranger.

                      C’est un non-sens économique, qui de plus pousse certains à la fraude.

                      L’objet de mon amendement 34 est

                      de retirer la résidence principale de l’assiette de l’impôt.

                      Est-il normal que des personnes habitant dans des quartiers très populaires se retrouvent assujetties à l’ISF ?

                      Non, c’est incompréhensible et cette injustice est rejetée par le peuple.

                      Je connais d’ailleurs beaucoup de gens de gauche qui tiennent le même discours que moi.

                      Ayez donc le courage, Monsieur le ministre, de mettre fin à cette injustice.

                      Vous rendrez en même temps service à l’économie française.

                      M. Jacques Myard - Le rapporteur général nous a dit que le problème de l’emploi avait été traité l’année passée.

                      C’est vrai, même si c’est moyennant une usine à gaz qui crée une discrimination.

                      Il n’est tout de même pas très normal que ceux qui possèdent un patrimoine mobilier dans un pacte d’actionnaires échappent à l’ISF,

                      et pas ceux qui l’utilisent pour se loger.

                      Il y a même là une injustice fondamentale et il est aujourd’hui urgent de sortir l’habitation principale du calcul de l’ISF.

                      Quant aux commentaires de M. Brard sur les riches et les pauvres, si c’était aussi simple, on mettrait des ordinateurs à la place des députés !

                      En réalité, il existe dans ma circonscription des gens pauvres et de condition modeste qui, par un mécanisme de réévaluation foncière, sont aujourd’hui frappés par l’ISF

                      alors qu’ils n’ont même pas de revenu.

                      Les leçons que vous administrez restent insupportables, même dites avec le talent digne de la Comédie française que l’on vous connaît.

                      M. Jacques Myard -

                      Le défaut de procrastination frappe régulièrement cette assemblée

                      qui s’effraie de sa propre ombre.

                      Il ne s’agit ici que de la résidence principale, et de rien d’autre !

                      De surcroît, le bouclier fiscal mis en place à juste titre par le Gouvernement ne concerne que .....

                      les très grandes fortunes,

                      et non pas la grande majorité des classes moyennes frappées par cette injustice.

                      C’est aujourd’hui que se pose une question de justice, et c’est aujourd’hui qu’il faut agir !

                      **********************************************

                      Bien dit ...

                      Fermez le Ban !

                      PS ( ! ) : L’ un des auteurs de cet impôt dont n’ont pas voulu les socialistes de Blair et d’ Allemagne, premier Ministre de Mitterrand a dit que les riches doivent payer pour les pauvres pour le justifier...

                      Pourquoi en a t’ il dispensé les placements en antiquités, trés prisés par les ...milliardaires qui fréquentent Drouot et les Antiquaires ?

                      Ah , c’est vrai, l’interessé est fils d’un antiquaire du 16eme arrt et ça aurait été dommage d’en faire tomber le chiffre d’affaires.....


                    • (---.---.25.161) 23 janvier 2007 18:37

                      de loi de réquisition : « En tout, le mal logement concerne donc 8 877 500 soit plus de 10 % de la population française. Depuis le début des années 90 le nombre de mal-logés ne cesse d’augmenter. »

                      Certains se disent mal logés et certaines ONG considèrent qu’être logé en HLM, maintenant, c’est être mal logé.

                      J’ai vécu 15 ans dans des HLM, avant 1990, et ont trouvait cela formidable, si maintenant c’est devenu infecte, dégradé, tagué, sale, etc... il faut s’en prendre aux habitants.

                      Les reloger dans d’autres endroits neufs sera à l’identique dans 10 à 15 ans et on recommencera.

                      Tant que l’on n’aura pas fait comprendre à certaines personnes qu’elles ont un droit au logement, mais aussi des devoirs, c’est à dire de payer le loyer, entretenir son logement et les abords, ne pas confondre caves et fumoirs, entrée et lieu de réunion, etc... il y aura toujours un mal logement.


                      • LoiDeRéquisition (---.---.50.114) 25 janvier 2007 14:42

                        Encore faudrait-il que les sociétés d’hlm qui gèrent ces logements sociaux entretiennent un minimum ceux-ci.

                        Certaines de ces sociétés ne font qu’encaisser les loyers, et basta !

                        Certaines cités-dortoirs, un peu partout en France, sont complètement délaissées par des sociétés et leurs filiales.


                      • louis mandrin (---.---.36.85) 23 janvier 2007 18:50

                        ma richesse à moi, qui suis non assujetti à l’ISF, encore moins à l’impôt sur les revenus, vu la faiblesse des miens, je la puise dans les joies simples de la vie, dans mes enfants, que j’essaye d’éduquer au mieux, dans mon couple, dans mes relations avec mes amis, et dans ma liberté de pensée et d’opinion, c’est cette richesse intérieure qui n’existe certainement pas à Gstadt (près d’Abestagen (prononcer « Abaissetaguene »)), encore moins à la Sapinière ou dans les beaux quartiers de Neuilly...et je suis heureux de ne devoir cette richesse à personne, qu’au don généreux des autres, qui un sourire, un regard, une attention, un mot gentil....la richesse du fric, du pognon, si c’est pour devenir aussi con que mon patron ou que ces politicards qui ne pensent que par leur porte-monnaies, alors je préfère rester humble, et petit, mais libre...

                        Et cette liberté, c’est elle que j’emmènerai voter en avril...une chose est sûre, je ne voterai pas pour un candidat assujetti à l’ISF, celui-là, ne sachant pas ce qu’est la condition de pauvre, ne sera pas en mesure de nous aider réellement et correctement.

                        Et comme je suis généreux, je vous offre un sourire et un amical salut, et plein de bonnes choses dans vos vies...


                        • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 07:23

                          C’est tout de même invraisemblable qu’un type qui est à la charge de la société, donc un mauvais citoyen, conserve le droit de vote !

                          Vive le suffrage censitaire !

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