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Qui se lèvera pour Arcelor ?

Derrière l’OPA (hostile) menée contre ARCELOR : un manque de réalisme européen. Les pères fondateurs de L’Union, Schuman et Monnet (dans la CECA), trahis ! C’est une vraie politique industrielle qu’il faut à l’Union...

Derrière l’OPA (hostile) menée contre ARCELOR : un manque de réalisme européen. Les pères fondateurs de L’Union, Schuman et Monnet (dans la CECA), trahis ! C’est une vraie politique industrielle qu’il faut à l’Union...

Week-end studieux , avec réunions en série (y compris avec les syndicats), chez ARCELOR, au Grand Duché du Luxembourg, en Belgique, à Bercy et dans les services de la concurrence de la Commission européenne... En jonglant avec des milliards d’euros ou de dollars derrière lesquels il y a l’emploi et les conditions de vie de milliers de travailleurs... Et une certaine conception de l’Union européenne... Y aura-t-il combat, ou non ? ARCELOR, avec prudence, annonce sur son site Internet un communiqué de presse pour lundi. Wait and see...

En attendant, quelques constats :

1) Les OPA, offres publiques d’achat, sont l’une des armes utilisées par les Chevaliers (noirs, blans ou rouges ?) de «  l’Hyper-capitalisme » qui n’a rien de libéral et qui triomphe en cette époque où « l’économie casino », selon l’expression du professeur Bilger, répond aux lois de la géo-finance plus qu’à l’économie.

Quand elles se font « à l’amiable », les OPA sont interprétées comme des arrangements entre gens de bonne compagnie, comme des magouilles qui profitent à quelques-uns au détriment du plus grand nombre et de l’intérêt général...

Quand elles sont « sauvages », elles présentent un côté sportif : on crie « victoire » quand son équipe triomphe, donc « mange » le rival ou l’adversaire, et on s’insurge quand ses favoris en sont victimes. Tout le monde s’est levé pour Danone. Au nom d’un « patriotisme économique » qui ne veut pas dire grand-chose à l’ère des multinationales apatrides. Et sans que les desous de l’affaire soient tous bien clarifiés... Qui se lèvera pour Arcelor  ? Le chant des supporters ne fait pas le jeu sur le terrain.

D’’ailleurs, faut-il se lever pour Arcelor ? Les partisans les plus enthousiastes de « l’hyper capitalisme sauvage » disent que « c’est au marché de juger », qu’Arcelor paye là une gestion plus financière qu’industrielle, que les bénéfices des actionnaires ont été favorisés au détriment des investissements de recherche et de développement et de l’accroissement de la production et des diversifications. Pour eux, Mittal Steel gagne parce qu’il plus dynamique, y compris au détriment de ses propres salariés. Et parce qu’il sait voir loin. Vers la Chine notamment, vers cette Chine qui dope le marché de l’acier. Comme elle dopera celui de l’énergie. Défaite des expertises prévisionnelles de nos « économistes » patentés... Rançon d’une démission du politique devant le « Marché » érigé en divinité.

2) Jusqu’à présent, à la Commission européenne, seule la responsable de la concurrence, s’est exprimée. Sur un ton léger d’ailleurs. Un peu trop. Neelie Kroes a indiqué que la Commission européenne prêterait "beaucoup d’attention" au dossier de l’offre publique d’achat du groupe Mittal sur l’aciériste européen Arcelor. « C’est intéressant et cela devrait certainement retenir beaucoup d’attention »... C’est vraiment peu... Et décevant. Mittal a d’ailleurs signé un accord avec Thyssen-Krupp pour lui revendre les actions du canadien Dofasco qu’Arcelor venait de racheter pour échapper à tout procès, ici et en Amérique du Nord. Les patrons de Mittal ont de bons services juridiques et de prospective...

Cette faiblesse de réaction de la Commission est révélatrice d’une des faiblesses actuelles de l’Union : c’est la politique industrielle de l’Europe qui est en cause, non celle de la concurrence. C’est un constat d’autant plus traumatisant que l’Union européenne est née de la CECA -donc de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Trahis, Monnet et Schuman, une fois encore !

3) Il est pour le moins étrange de qualifier Mittal d’entreprise « indienne ». Elle est une multinationale dirigée par un Indien qui a un parcours personnel peu ordinaire, qui a fait sa fortune en Europe et par l’Europe. Cotée à Amsterdam et à New-York, elle siège à Rotterdam...

Tragédie européenne : les multinationales non-européennes ont su mieux que d’autres groupes utiliser le Marché commun. Ce n’est pas la faute des « pères de l’Europe », c’est parce que leur idéal et leur « volontarisme » ont été trahis. Là comme dans d’autres secteurs d’activités... Ce qui altère le réel, c’est la trahison de l’idéal.

MITTAL est et reste une « entreprise familiale », créée par un personnage digne des sagas en vogue sur les TV ou des romans de gare à succès, a réussi parce qu’elle a fait le pari de l’acier et sur l’acier, quand les Européens n’y croyaient plus... Lesquels ont eu tort de ne pas y croire : l’adaptation aux technologies nouvelles ne doit pas être un renoncement à ce qui a fait et fait encore la richesse de nos nations. Le commerce et le virtuel ne tuent ni l’industriel, ni le réel.

La désindustrialisation est le fruit d’erreurs de prévisions. Pourquoi ne suit-on pas les bons conseils donnés voilà peu de temps encore dans les écoles de commerce : se développer, oui, mais toujours à partir de son « cœur de cible », et du noyau dur de ses activités ?

La CECA est née de la prise de conscience d’un constat essentiel : les fauteurs de guerres sont d’abord les maîtres des matières premières et des sources d’énergie. Le charbon, l’acier et, en devenir à l’époque, l’atome. L’Euratom victime du nationalisme gaulliste (qui confondait nucléaire civil et militaire) et de la loi du « juste retour » des Italiens (bien avant Maggie Thatcher) nous fait de plus en plus défaut en cette période où l’énergie est plus que jamais une arme stratégique... et le sera de plus en plus... Le gaz russe n’en est qu’une illustration parmi d’autres...

Le patron de Mittal, né dans la misère, « pèse » aujourd’hui, selon Forbes, 25 milliards de dollars, un chiffre seulement dépassé par le fondateur de Microsoft, Bill Gates (46,5 milliards) et par celui de Berkshire Hathaway’s, Warren Buffett et ses 44 milliards. Et il a su, lui l’adepte du yoga, jouer gagnant sur tous les plans.

L’entreprise a pris sa forme définitive avec la fusion entre LNM Holdings et Ispat International, dont la famille détenait 77%, avant de lancer une offre sur la société américaine ISG. Mittal, et sa famille contrôle 88,6% de Mittal Steel, avec ses deux enfants étroitement imbriqués dans la direction du groupe. Le fils Aditya est le président de l’entreprise et directeur financier, tandis que la fille Vanisha dispose du titre de directrice. Leur participation dans Mittal Steel reculera à 51% si l’offre sur Arcelor réussit. Mais elle restera majoritaire, donc décisive. Tradition et adaptation. Une vraie leçon pour les Européens qui doutent tant d’eux-mêmes, parce qu’ils sont indignes d’eux-mêmes. Et ne sont pas doués pour marier tradition et innovation.

En face, ARCELOR n’est « française » que sentimentalement... Il s’agit d’un groupe franco-hispano-luxembourgeois, dont le gouvernement luxembourgeois est le premier actionnaire. (avec seulement 5,6 % des actions). Il est né de la fusion du Français USINOR, du Luxembourgeois ARBED et de l’Espagnol ACERALIAZ. Il incarne l’une des fiertés légitimes de la politique industrielle européenne. Comme le dit Le Monde : « Avec EADS, ARCELOR est sans doute l’un des rares symboles de l’Europe industrielle ». La France, comme ses voisins, y a englouti des milliards tout au long des années 1970, 1980 et 1990. Et le coût social n’a pas été moindre, avec des centaines de milliers d’emplois supprimés. Ce sont ces investissements et ces sacrifices qui risquent de profiter à d’autres... Et de poser, à terme, bien des problèmes sociaux : nous péchons par manque de cohérence, de visions, de prévisions. Ce qui nous entraîne à être en permanence pris de court par les évolutions... Au Luxembourg, où Arcelor emploie 6 000 personnes, l’offre inamicale a jeté un froid. A Paris, le ministre de l’économie, Thierry Breton, ne peut exprimer que "les préoccupations" du gouvernement et promettre de "suivre avec la plus grande attention le développement" du dossier. Il a demandé à rencontrer M. Mittal "dans les plus brefs délais". Mais pourquoi ne l’a-t-il pas rencontré avant ? « Gouverner, c’est prévoir », aujourd’hui plus que jamais... Le marché de l’acier est en effervescence depuis des mois, en raison des évolutions et des besoins des « économies émergentes », chinoise et indienne, notamment. Il fallait s’attendre à des « surprises ». Il est dommage notamment que ce dossier « acier », comme le dossier « énergie » (entre autres), n’ait pas été à l’ordre du jour des relations franco-allemandes.

4) Cette affaire ne fait pas que des mécontents .... «  Spéculateurs de tous les pays, unissez-vous » : « l’internationale des actionnaires » se régale, et ce ne sont pas les slogans dépassés des syndicats archaïques qui la menacent... Mittal Steel propose quatre de ses actions et 35,25 euros en cash pour cinq actions Arcelor. L’offre valorise l’action Arcelor à 28,21 euros, ce qui représente une prime de 27 % par rapport au cours de clôture du sidérurgiste européen jeudi. Pas mal, non ? Cela , personnellement, me dépasse... Evidemment, mais ce n’est en rien le problème... Les marchés se sont réjouis du "coup" de Mittal : le titre Arcelor, dont la cotation avait été suspendue en début de journée en même temps que celle de Mittal, a repris en hausse de 35,73 % à la Bourse de Paris, pour finalement clôturer en hausse de 28,44 %, à 28,54 euros. Mieux que le loto (sportif ou non) ou le PMU....

La perspective d’accélération de la concentration dans le secteur a aussi fait grimper les autres valeurs sidérurgiques. En Europe, ThyssenKrupp a gagné 8 %, et l’Anglo-Néerlandais Corus, considéré par beaucoup comme une prochaine cible, de 15 %. En Inde, pays d’origine du fondateur de Mittal, Tata Steel et Essar Steel ont également progressé. Tant mieux pour ceux qui en tirent parti. Mais où va-t-on ? Cela participe de la « crise générale » qui frappe nos sociétés : une crise existentielle.

5) L’impuissance apparente des pouvoirs politiques de décisions face à de telles évolutions (et à de telles surprises) accroît la gravité des crises sociétales que les pays européens connaissent. Une fois encore, chacun semble « subir » et non « maîtriser ». Il est temps de reposer clairement les bases des élaborations de politiques industrielles en Europe et dans chaque pays européen. L’une des causes du rejet du projet de traité constitutionnel pour l’Union européenne, en France, vient de là. Il ne s’agit pas de rompre avec les idées et les méthodes des « pères de l’Europe ». Il s’agit de renouer avec leurs méthodes et leurs idéaux, qui n’avaient rien à voir avec ce « néo- libéralisme » débridé qui est la négation du libéralisme authentique... L’« esprit d’Europe » n’est pas celui du « Far West », même à la mode indienne ou chinoise... La commissaire à la concurrence devrait en tenir compte un peu plus. Sinon tous les discours sur la « réconciliation » entre « l’Europe » et ses « citoyens » ne serviront à rien. Sur ce terrain-là, c’est une volonté d’acier qu’il faut affirmer. Et exercer.


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49 réactions à cet article    


  • jf.mic (---.---.236.75) 30 janvier 2006 12:38

    L’union a t’elle une politique industrielle et a t’elle même une politique tout court.

    Mon constat : elle déréglemente d’une façon paradoxale en accumulant des textes et favorise la loi du plus fort.

    Solution : INTERDIRE LE LOBYING qui n’est qu’une manifestation soft d’un phénomène de corruption généralisé.


    • daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 19:20

      ne diabolisons pas ce lobbying qui au niveau européen a le mérite d’être règlementé et transpasrent.... Ce qu’il n’est pas en France où les groupes de pressions jouent un rôle qu’on se garde bien de dénoncer.


    • Daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 20:31

      Avec mon esprit d’escalier, je rajoute un constat:L’europe ne peut avoir des politiques que si elle est elle-même politique...On en revient aux conséquences du NON au projet de traité constitutionnel pour l’Union. Ceux qui ont dit NON peuvent difficilement condamner un Europe non « constituée »...Comment peut-on ironisersur l’inachèvement de l’Union et refuser son achèvement ? SOS Fabius ! SOS mélanchon ! Sos Emmanuelli ! Sos l’extrème-gauche ! SOS ATTAC ! SOS le monde diplo ! SOS Copernic ! SOS BOVE ! où sont leurs propositions ? On attend les propositions constructives des « nonistes » qui ont tellement affiché leur victoire contre les « ouiouistes ».L’esprit de responsabilité, c’est d’assumer ses choix, non ? Ou alors vive l’hyper-capitalisme qui se nourrit des bêtises de l’hyper-idéalisme... Qui disait que le mieux est l’ennemi du bien ? En politique, ce n’est pas l’intention qui compte...Revoir le Faust de Goethe : il est toujours d’actualité...


    • (---.---.105.3) 30 janvier 2006 14:38

      Monsieur Breton, d’après un article paru dans Le Monde ce matin se dit « très choqué » par la méthode de Mittal Steel. C’est curieux tout de même d’être aussi choqué que ça, je pensais que toutes les OPA hostiles se passaient de la sorte. Peut-être est-il choqué lorsque des OPA hostiles touchent des entreprises françaises ou européennes... ? Mais bon heureusement Monsieur Mittal est rassurant lorsqu’il déclare que cette fusion « est l’occasion unique de créer un champion global européen solide, ce dont l’Europe a besoin pour protéger ses emplois ». Mais quand même je me pose la question... Arcelor n’était il déjà pas un champion de l’industrie européenne ? Ah oui il ne devait pas être suffisamment « global » alors ! Et n’ai je pas lu quelque part que Mittal Steel avait bâti sa réussite économique en grande partie en utilisant à plein les ressorts positifs de la globalisation ? A savoir des ressources humaines asiatiques bien moins chères qu’en Europe ? Mais j’ai peut être mal lu sinon je me poserais certainement la question de l’honnêteté des propos de Monsieur Mittal, en effet comment pourrait-on penser alors que ce « nouveau champion global européen » protègerait les emplois européens. Après tout il faut quand même qu’elle « vive » cette nouvelle entreprise, une OPA ça coûte cher, il faudrait tout de même penser à la rentabiliser. Comment ? en supprimant les coûts inutiles évidemment, c’est à dire en licenciant les doublons générés par la plupart des fusions et en délocalisant ! Oups, finalement je me demande si Monsieur Mittal est vraiment digne de confiance ? Enfin heureusement l’état français et la Commission européenne veillent, si si, j’ai lu quelque part qu’ils suivaient la fusion « avec attention ». Mais peut être ai je de nouveau mal vu car il me semble bien pourtant que ce même état et cette même Commission soutenaient récemment les négociations à l’OMC, c’est à dire le libre échange, la libéralisation des marchés, et surtout... le non interventionnisme des autorités publiques... Décidément je crois que je vais changer de lunettes car il y’a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond avec ma vue. C’est comme si je ne voyais que de façon sélective, vous savez, comme si j’étais aveuglé de temps en temps, ou encore que je ne voyais que ce qui m’arrange, ce qui est près de moi, mais pas plus loin... Y’a-t-il d’autres lecteurs qui souffrent de ce même trouble, ou suis je le seul ?


      • (---.---.4.4) 30 janvier 2006 15:37

        Moi aussi je souffre docteur. Est-ce les prémices à une épidémie ? :p


      • Roues Libres Claude DP 30 janvier 2006 15:50

        Je vous lis un peu hésitant sur la vraie morale de cette histoire cher Daniel RIOT comme beaucoup d’autres commentateurs d’ailleurs. Entre le patriotisme économique et une vision plus libérale, chacune ayant ses mérites. Il me semble que la clé de cette affaire tient plus dans les règles du jeu en vigueur sur nos marchés financiers que dans la plus ou moins grande impéritie de nos autorités. Il est tout simplement inadmissible que le mécanisme des OPA qui est dur mais clair, soit accessible à des entreprises privées, au sens anglo-saxon, c’est à dire non cotées. Tout le reste n’est que foutaise. Comment en effet juger de la validité d’une telle opération si les deux adversaires ne jouent pas avec les mêmes règles du jeu. Ce constat de bon sens aurait dû lui, être fait depuis longtemps.


        • daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 19:22

          comment ne pas être hésitant. Vous avez des certitudes, vous ?


        • Roues Libres Claude DP 31 janvier 2006 10:56

          Je vous croyais libéral vous, non ?


        • xin (---.---.41.103) 30 janvier 2006 16:53

          > En jonglant avec des milliards d’euros ou de dollars derrière lesquels il y a l’emploi et les conditions de vie de milliers de travailleurs

          Les multi-nationales, comme Arcelor, ont joué et jouent avec l’emploi, les conditions de vie de milliers de travailleurs avec ou sans OPA.

          Pour info, avant l’OPA, Arcelor a décidé de délocaliser des centaines d’emploi de la France vers le Luxembourg.

          Pourquoi a-t-on droit aux discours semblables à ceux de M. Riot à chaque fois qu’une multi-nationale française se fait racheter par une étrangère ? Pourquoi se congratule-t-on et se félicite-t-on quand les multi-nationales françaises rachètent leur concurrentes étrangères ? Les multi-nationales étrangères n’emploient-elles des êtres humains ? Ne devrait-on pas s’inquiéter de leur sort et de la « bêtise » de leur management quand ils perdent, comme c’est le cas d’Arcelor aujourd’hui ?

          L’être humain n’a jamais maîtrisé sa destinée et ce n’est pas en libéralisant ou en ultra-libéralisant l’économie qu’il le fera.

          Les appels à la concertation pour trouver des solutions globales, convenables, raisonnables, équitables pour TOUS LES ETRES HUMAINS et pas uniquement à leurs dirigeants et aux riches actionnaires ne sont plus à la mode depuis quelque temps. Ce genre d’appels, considéré comme archaïque, vieux, moisi, déraisonnable, conservateur, émotif, etc. a laissé la place à l’apologie de la compétition, de la concurrence, du darwinisme social et économique, du droit de conquête économique, politique ou militaire.

          Et, modérer ce cannibale qui nous menace, n’est qu’une utopie.


          • daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 19:26

            Pourquoi parler d’utopie ? L’Union européenne est l’une des clefs d’une règlementation de l’hyper-capitalisme. mais il ne faut évidemment pas en faire un bouc-émissaire...


          • Xin (---.---.75.143) 30 janvier 2006 22:28

            Modérer le capitalisme, quelque soit sa forme, traditionnelle, libérale ou ultra-libérale et quelque soit son support (bétail, terre, immobilier, industrie ou finance) c’est comme faire raisonner un pitbull affamé.

            Depuis la nuit des temps, personne n’a pu faire raisonner le capital. Les raisons sont les suivantes :

            1 - L’état depuis sa création est une institution qui sert à protéger les richesses acquises par les particuliers contre les traditions communistes de l’ordre gentilice, à sanctifier la propriété privée et à la proclamer comme but suprême de toute communauté humaine et à mettre l’estampille de la légalisation par la société en général sur l’accroissement toujours plus rapide des richesses. (Engels)

            2 - Les instances censées réguler le capital, comme les institutions régionales, nationales et supra-nationales sont maîtrisés par les détenteurs du capital lui-même. Et ceci, depuis l’époque grèque (référence pour les occidentaux). Le 2 découle du 1

            3 - L’histoire nous a montré qu’uniquement les révolutions populaires ont été capables de freiner le capital. Malheureusement, ces révolutions n’ont pas empêché la constitution de nouvelles couches de capitalistes. Ce n’est pas parce que c’est naturel que le capital se reconstitue, mais parce que les autres formes de partage des richesses ont été supprimées de l’espace du possible.

            Engels disait : « Jusqu’ici, toutes les révolutions ont été des révolutions pour la protection d’un certain genre de propriété contre un autre genre de propriété. » L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat - Editions Tribord

            Pour conclure, contrôler le capitalisme ne fait que perdurer l’exploitation des pauvres par les riches. Est-ce l’objectif ?


          • Xin (---.---.75.143) 30 janvier 2006 22:32

            Modérer le capitalisme, quelque soit sa forme, traditionnelle, libérale ou ultra-libérale et quelque soit son support (bétail, terre, immobilier, industrie ou finance) c’est comme faire raisonner un pitbull affamé.

            Depuis la nuit des temps, personne n’a pu faire raisonner le capital. Les raisons sont les suivantes :

            1 - L’état depuis sa création est une institution qui sert à protéger les richesses acquises par les particuliers contre les traditions communistes de l’ordre gentilice, à sanctifier la propriété privée et à la proclamer comme but suprême de toute communauté humaine et à mettre l’estampille de la légalisation par la société en général sur l’accroissement toujours plus rapide des richesses. (Engels)

            2 - Les instances censées réguler le capital, comme les institutions régionales, nationales et supra-nationales sont maîtrisés par les détenteurs du capital lui-même. Et ceci, depuis l’époque grèque (référence pour les occidentaux). Le 1 découle du 2

            3 - L’histoire nous a montré qu’uniquement les révolutions populaires ont été capables de freiner le capital. Malheureusement, ces révolutions n’ont pas empêché la constitution de nouvelles couches de capitalistes. Ce n’est pas parce que c’est naturel que le capital se reconstitue, mais parce que les autres formes de partage des richesses ont été supprimées de l’espace du possible.

            Engels disait : « Jusqu’ici, toutes les révolutions ont été des révolutions pour la protection d’un certain genre de propriété contre un autre genre de propriété. » L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat - Editions Tribord

            Pour conclure, contrôler le capitalisme ne fait que perdurer l’exploitation des pauvres par les riches. Est-ce l’objectif ?


          • Xin (---.---.75.143) 30 janvier 2006 22:55

            J’ai répondu plus bas. La bête informatique s’est rebellée smiley


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 janvier 2006 17:14

            Qu’il n’ y ait pas de politique européenne industrielle c’est une évidence dès lors que l’on a refusé à l’Europe de se doter d’institutions politiques dignes de ce nom ; on ne peut faire reproche aux dirigeants européens de n’avoir pas de politique commune et aucun moyen d’action tout en les leur refusant au nom d’un patriotisme économique et social-national totalement obsolète.

            Ceci dit parler dans cette affaire de patriorisme européen est pour le moins déplacé dès lors que Mittal est tout autant une entreprise transnationale et européenne qu’Arcelor et qu’elles jouent toutes les deux sur le plan mondial et avec des armes, y compris l’arme de l’OPA, équivalentes.

            Par contre s’il est impossible de faire de même avec Mittal (une contre-OPA hostile), se pose alors un problème de concurrence financière faussée qui peut faire réagir l’Europe d’autant plus qu’un tel groupe (malgré la cession à Thyssen d’une partie de ses entreprises) peut devenir un monopole mondial et que le libéralisme économique c’est d’abord le refus de tout monopole au nom de la libre concurrence (voir les relations plus que tendues entre la commission européenne et Microsoft)

            les origines de la pensée libérale


            • daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 19:27

              Absolument d’accord avec vous.


            • daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 19:29

              merci pour cette contribution bien documentée et pertinente. Cordialement


            • Stéphane (---.---.58.173) 30 janvier 2006 19:08

              Merci d’avoir fait un papier à ce sujet qui interpelle à bien des égards et qui soulève autant de questions.

              Avant de livrer mon commentaire je tiens a préciser que je ne souhaite pas me livrer à une polémique sur les bienfaits ou méfaits de la globalisation(et par voie de conséquence de "l’hyper-capitalisme).Je constate que ce train est marche et je ne vois pas qui ou comment il s’arrêtera.On peut s’imaginer qu’un jour il ne déraille...( ce qui n’est pas impossible mais c’est un autre histoire)

              Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui il faut remonter un peu dans le temps. (Par souci de compréhension je me limiterai à la sidérurgie française)

              Jusqu’en 1975 l’histoire de la sidérurgie ressemblait à un long fleuve tranquile et les « Maitres des Forges » se livraient à leurs occupations favorites : golf et chasse.La guerre de Corée et les « trente glorieuses » dopaient la demande et la seule préoccupation des sidérurgistes consistait à « répartir » la production.

              Dans les années 60 il y a eu deux investissements majeurs : Le complexe de Fos et celui de Dunkerque.Le premier fut de façon globale un « flop »( je ne m’étendrai pas sur les raisons mais elles sont édifiantes !)le second une réussite. Toutes les autres installations étaient obsolètes.Je me souviens du passage du P.D.G d’Usinor de l’époque(Maurice Borgeaud) à Longwy déclarant de façon tonitruante« de mon vivant l’on ne fermera jamais Longwy ! »( il faut savoir que cette usine était constituée en majorité d’équipements venant d’Allemagne au titre de dommages de guerre...et que son prix de revient était de 20%supérieur à celui de Dunkerque !)Moderniser ? Pourquoi ?Nous gagnons encore de l’argent...

              En 1975 est arrivé un premier retournement de marché.

              Stupeur et consternation...Comment est ce possible ? Il faut savoir que l’offre sidérurgique est très inélastique et qu’une chute de 2% de la demande peut faire chuter les prix de 30à 40%.C’est ce qui est arrivé. Début du calvaire qui a duré près de dix ans et qui a coûté une fortune aux contribuable. Bien entendu il a fallu fermer entretemps les usines dites« rentables »( dont Longwy)pour freiner l’hémorragie.( au prix de drames humains effroyables)

              Vèrs 1987 est intervenu le mariage (forçé) entre Usinor et Sacilor qui a mis plus de dix ans pour être consommé car au sommet le « combat des Chefs » fut épique ! Pour qu’un X-Mines(arrogant) cède la place à un autre X-Mines(tout aussi arrogant) croyez-moi qu’il faut du temps !

              Est arrivé la Présidence de Francis Mer.Rendons à César ce qui est à César :si aujourd’hui l’on produit encore de l’acier en France c’est grâce à lui.Il a recentré Usinor sur le coeur de son métier.Si aujourd’hui l’ex Usinor est le maitre incontesté dans l’automobile ( y compris au Japon) c’est en grande partie grâce à sa vision stratégique.( je réponds de suite aux râleurs éventuels que je ne suis pas un pote à lui !) Il ne reste pas moins que le retard accumulé auparavant n’a jamais été récupéré. Avec le recul du temps,l’on peut se demander s’il n’aurait pas du falloir investir dans un train de tôles fortes de grande largueur vu l’explosion de la demande de pipe-lines plutôt qu’acheter Cockerill en Belgique.(Qui de toute façon est condamné à la fermeture)

              Je pense que le mariage avec Arbed et Aceralia fut une décision sage en vue de rattraper ce retard.Le mariage s’est globalement bien et rapidement passé et les Luxembougeois ont certainement apporté et de un « plus » au niveau du management et de la rigueur. Mais pendant ce temps là les autres ne sont pas restés inactifs.

              Dont Mittal.

              Je crois que le « génie » de Mittal peut être résumé en quatre points :
              - investissement, dans un premier temps, dans des petites unités( principalement de fil machine)dans des endroits proches de la consommation.
              - Vision « globale » qui s’est traduite par des achats massifs( à très bas prix)d’unités(en majorité) dans l’ex USSR.Il a pratiqué la délocalisation à l’envers. Son plus beau « coup » fut sans aucun doute le rachat du complexe de Karmet au Kazakhstan.Je me souviens d’un patron d’Usinor (toujours en poste !)disant :" il faut être Indien pour acheter un tel bidule..." J’ai visité cette usine cinq ans après son rachat et je puis certifier qu’elle tourne comme une Rolex ! Je crois ,qu’aujourd’ui, c’est en partie grâce aux profits du « bidule »qu’il peut se permettre une OPA.
              - « mid level management » de très grande qualité. La sidérurgie Européenne souffre toujours d’un grand complexe de supériorité.Le sentiment d’appartenir à une aristocratie.(Le mythe des « maitres de forges »est tenace !)
              - Très grande rigueur dans la gestion.

              Contrairement à ce que vous affirmez je ne crois pas que Mittal mise sur la Chine. Au contraire il « surfe » sur le niveau de prix engendré par la Chine pour constituer un ensemble capable de résister à la vague Chinoise qui ne manquera pas de déferler lorsque les unités actuellement en construction viendront sous tension.( quatre à cinq ans environ) A ce sujet, les projets en Chine( avec Baosteel) du « dernier baron de la sidérurgie » (Mr.Pachura)dont Arcelor a hérité sont plutôt décevants...

              C’est dans cette logique qu’il faut voir l’OPA de Mittal et la « prime »(27%) ne me parait pas déraisonnable.( du reste, la bourse, aujourd’hui s’attend toujours à un prix supérieur)Rien que les synergies remboursent une bonne partie.(sans oublier qu’il ne vendra pas Dofasco à prix coûtant !)

              Alors que va-t-il se passer ?

              Difficile de prévoir.Ce qui esr certain c’est qu’Arcelor va se battre et faire pression sur les gouvernements respectifs pour donner un coup de main.

              Le capital d’Arcelor étant très dilué( et les réserves existantes affectées à l’achat de Dofasco) l’on ne peut envisager que le rachat d’actions par des institutionnels.Mais cela fait quand même beaucoup d’argent !

              Deuxième scénario : veto par Bruxelles au nom de la concurrence.Un « remake » de l’affaire Unocal aux EU lorsque les Chinois ont voulu acheter.

              Il reste bien entendu le dernier scénario, celui ou les « petits porteurs » prendront leur revanche.

              Le grand « financier-requin » Albert Frère a coutume de dire :« petit actionnaire minoritaire=petit c...,grand actionnaire minoritaire= grand c... » Aujourd’hui les petits c... peuvent prendre leur revanche !

              Si sur un plan industriel cette OPA me paraît cohérente je ne pense pas qu’elle aboutira car le choc des cultures d’entreprises me parait trop grand et l’Europe ne me parait pas prête pour le grand combat.( dont je ne suis pas un adepte mais qu’avons nous d’autre à proposer ou mieux à imposer ?) En finale l’on ne peut qu’espérer que Mr.Dollé aura compris la leçon ( s’il en réchappe !)donnée par le « petit Indien »...


              • Daniel RIOT (---.---.40.31) 30 janvier 2006 20:21

                Le dernier commentaire fait par moi concernait le votre et non le précédent. Pardon pour ce ciblage mal réussi. je vous remercie donc pour votre contribution pertinente et documentée.


              • (---.---.58.173) 30 janvier 2006 20:46

                Après avoir lu l’itw de Mr.Dollé donnée au Monde je pense qu’il faut ajouter un quatrième scénario. Celui d’un Chevalier Blanc. En l’occurence, je pense, qu’il serait plutôt jaune .. Nippon Steel ? Par un jeu d’échange d’actions ce Chevalier deviendrait en quelque sorte un « concubin » d’Arcelor. Mais ce concubin poserait à coup sûr quelques conditions draconniennes à Arcelor car en une semaine le prix a grimpé de dix Euros ! Mr.Dollé a beau être séduisant cela fait cher l’idylle...


              • Roues Libres Claude DP 31 janvier 2006 11:17

                Ce post est excellent. Rien de tel qu’une vision d’insider sur des sujets aussi complexes, pour remettre les choses à leur place. Merci.


              • Daniel Bainville-Latour (---.---.93.232) 1er février 2006 05:07

                A cette analyse pointue, je voudrais ajouter que le choc n’est pas uniquement au niveau des cultures d’entreprises mais des cultures tout court.

                Monsieur Mittal dont l’origine asiatique est abondamment soulignée est un « tycoon » tel que ce continent sait en produire.Né, si ce qu’on dit est entièrement vrai, dans la misère, il a édifié en partant de rien, ou de peu, un empire colossal.Cet empire ; il le dirige effectivement et apparemment avec beaucoup de brio.

                Nous ne sommes pas habitués, surtout en France, à ce type de parcours. Chacun sait que chez, nous, pour diriger une grande entreprise, il faut être passé par Polytechnique ou l’Inspection des Finances..et de préférence les deux...avec le succès que l’on sait ( Vivendi Universal, Crédit Lyonnais....)

                Ne doutons pas que les « tycoons » et autres « tai pan » d’Asie sont d’abord mus par le bon sens et la lucidité. Et soyons justes, l’Europe génére de temps à autre de tels succès ( Onassis ) et la France elle-même ( Pinault , Bolloré et quelques autres ).

                Faire grief à M. Mittal de son initiative est stérile. Si les règles du jeu lui permettent de s’approprier ARCELOR, c’est aux règles du jeu qu’il faut s’en prendre. S’il échoue, c’est que les règles de protection sont efficaces.

                Au passage, ne convient-il pas de souligner qu’ironiquement, l’intellignece économique, dont on nous rebat les oreilles, se montre bien déficiente. Ses « papes », qui colloquent abondamment n’ont apparemment rien vu venir.


              • Claude L (---.---.14.112) 30 janvier 2006 21:41

                Curieuses réactions de nos dirigeants au sens large du terme (état entreprises) : « Au secours OPA hostile » eux qui se gargarisent de leurs victoires à l’étranger . La menace sur l’emploi aussitot est mise en avant, ce qui fait au nom de la logique purement economique pour SEB etc ne passe plus dans le cas d’Arcelor. Bon il y a une difference sensible entre des cocottes minute et des acieries, il y a toutefois dans les deux cas des plans sociaux mais dans le cas d’Arcelor la fine fleur de nos grands dirigeants d’entreprise fremit a l’idee de passer sous la coupe d’un ferailleur" indien Etonnant non ?


                • Stéphane (---.---.199.250) 30 janvier 2006 23:06

                  Non tout cela n’est (malheureusement) pas très étonnant. Il faut savoir qu’Arcelor vient de passer à côté de deux coups où ils ont manqué d’audace :en Turquie et en Ukraïne.Pourquoi ? Tous ces pays « exotiques » leur paraissaient un peu « compliqués »... Par voie de conséquence ils ont forçé la dose sur Dofasco. Beaucoup trop cher à mon avis. Le motif officiel était de pénétrer le marché automobile americain. Vous avez vu les résultats de GM et Ford ? L’industrie américaine de l’automobile se meurt... Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais une chose est certaine c’est que les décisions à ce niveau sont souvent moins rationnelles que nous le pensons ! Il n’y pas que dans le show-bizz ou l’ego joue un rôle important !


                • Xin (---.---.75.143) 30 janvier 2006 22:35

                  Modérer le capitalisme, quelque soit sa forme, traditionnelle, libérale ou ultra-libérale et quelque soit son support (bétail, terre, immobilier, industrie ou finance) c’est comme faire raisonner un pitbull affamé.

                  Depuis la nuit des temps, personne n’a pu faire raisonner le capital. Les raisons sont les suivantes :

                  1 - L’état depuis sa création est une institution qui sert à protéger les richesses acquises par les particuliers contre les traditions communistes de l’ordre gentilice, à sanctifier la propriété privée et à la proclamer comme but suprême de toute communauté humaine et à mettre l’estampille de la légalisation par la société en général sur l’accroissement toujours plus rapide des richesses. (Engels)

                  2 - Les instances censées réguler le capital, comme les institutions régionales, nationales et supra-nationales sont maîtrisés par les détenteurs du capital lui-même. Et ceci, depuis l’époque grèque (référence pour les occidentaux). Le 1 découle du 2

                  3 - L’histoire nous a montré qu’uniquement les révolutions populaires ont été capables de freiner le capital. Malheureusement, ces révolutions n’ont pas empêché la constitution de nouvelles couches de capitalistes. Ce n’est pas parce que c’est naturel que le capital se reconstitue, mais parce que les autres formes de partage des richesses ont été supprimées de l’espace du possible.

                  Engels disait : « Jusqu’ici, toutes les révolutions ont été des révolutions pour la protection d’un certain genre de propriété contre un autre genre de propriété. » L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat - Editions Tribord

                  Pour conclure, contrôler le capitalisme ne fait que perdurer l’exploitation des pauvres par les riches. Est-ce l’objectif ?


                  • (---.---.93.232) 1er février 2006 05:16

                    l’URSS est là pour le prouver.Elle n’a fait que bâtir un capitalisme d’état, générer une nomenklatura et l’injustice sociale.


                  • Xin (---.---.41.103) 1er février 2006 10:41

                    Il n’y a pas que L’USA/UE et l’URSS comme modèles. Il faudrait sortir de la vision binaire communisme - capitalisme.


                  • Daniel Bainville-Latour (---.---.93.232) 1er février 2006 12:04

                    Si l’on regarde l’histoire, c’est même assez la même chose, sauf que le capital est privé d’un côté, propriété de l’état de l’autre. Cette différence n’a pas empéché de grandes similitudes entre USA et URSS durant la phase de l’industrialisme : marché de masse, explosion des bureaucraties, pillage des ressources non renouvelables de la planète, désastre écologique, exploitation forcenée des pays satellites et du tiers-monde etc...

                    La véritable différence s’est faire par l’irruption de la démassification et de l’ère de l’information à laquelle le capitalisme privé a su s’adapter mais pas l’URSS.

                    Mais en dehors du capitalisme libéral actuel, quelle alternative crédible et productive ?


                  • (---.---.102.65) 31 janvier 2006 10:38

                    Il faut laisser faire les marchés. Assez de l’interventionisme étatique ! Il faut que cette OPA se fasse, c’est le fondement même de la Bourse.


                    • (---.---.26.192) 31 janvier 2006 21:25

                      Ou ne se fasse pas. Pourquoi donner Arcelor perdant contre une entreprise dont le capital n’est pas ouvert et qui joue au capitalisme sans en respecter les règles.


                    • FDV (---.---.60.10) 31 janvier 2006 11:45

                      Attendez, je crois qu’on se trompe complètement d’enjeu ici.

                      la vraie question, la voici :

                      Sachant que ces pratiques de hold-up et de vols financiers sur des patrimoines sociaux et economiques ont été effectués dans le sens inverse par des groupes européens et américains ( avec la clé des destructurations écologiques, écoonomiques et sociales) dans des pays dit pauvres, quelles sont les probabilités que aujourd’hui, nous récupérons la monaie de notre pièce ?

                      tatatatata, je ne veux pas voir ici les tenants de la concurence libre et non faussée de mai 2005 !!


                      • (---.---.47.238) 31 janvier 2006 12:27

                        Xin & Friedrich Engels :« Engels disait : »Jusqu’ici, toutes les révolutions ont été des révolutions pour la protection d’un certain genre de propriété contre un autre genre de propriété.« L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat - Editions Tribord »"(Xin,agoravox, 30.1.2006).Ma famille a invite le capitaliste Anglais Friedrich Engels de parler avant les Souffragettes.Apropos Arcelor. Je n’ai pas encore le Grand Total de Mittal Steel.En Chine nous avons - Xin - une surproduction de Steel. En Europe nous avons besoin une economie de guerre(« Burning Steel ») avec la productions des bateaux navales, des chars Leopard III, EU-Submarines etc. pour la siduration du Steel.


                        • Xin (---.---.41.103) 31 janvier 2006 16:28

                          Pas compris


                        • Albert (---.---.37.93) 31 janvier 2006 13:19

                          1 Merci M. Riot pour vos articles toujours très documentés. 2 Pour le fond de l’affaire Arcelor : nous sommes de nouveau confrontés au psychodrame schizophrénique européen (mais surtout français) : bravo à la mondialisation, au grand marché mondial, à la liberté du commerce et des entreprises et en même temps gémir après ces vilains étrangers qui viennent jusque dans nos champs déclarer ces OPA sauvages... Enfin moi je ne me lèverai pas pour Arcelor


                          • Boustrophédon Boustrophédon 31 janvier 2006 15:51

                            La paille et la poutre françaises : vous êtes vous opposés au rachat par Arcelor d’un grand groupe canadien de l’acier ? Sauf à pratiquer le capitalisme d’État (le colbertisme en était un bon exemple), il est illusoire de vouloir jouer les cocardiers.


                            • p sandi (---.---.137.192) 31 janvier 2006 20:14

                              Résultat éclatant de la politique française. Quand on ne sait pas penser autrement que par la persécution fiscale, il n’est pas étonnant que le tissu économique se désagrège. Et ce n’est pas fini ! Dans le même temps, les « scolytes parasites » de la politique continue de dévorer l’arbre de l’intérieur. Le « gros Huchon scolyte » augmente de plus de 50 % en deux ans les impôts de la Région ILE-DE-FRANCE, les vignettes autos de + 40 %, les dépenses de fonctionnement de cette région explosent, les investissements reculent, les entreprises fuient et les déficits se creusent. Mais le pire, dans une situation économique qui se dégrade déjà, c’est d’entendre dire que 59% des français seraient prêts à voter Ségolène. Il y a vraiment de quoi se poser la question de la démocratie dans un pays de c... Finalement je me demande si je ne vais pas aller travailler pour les indiens.


                              • (---.---.16.131) 1er février 2006 09:23

                                Vu ton cas, ne te pose plus de questions ; Va en Inde ;)


                              • Xin (---.---.41.103) 1er février 2006 10:54

                                Les contribuables commencent à percevoir l’impôt injuste dès qu’il perd sa confiance dans ses gouvernants (à cause de la corruption, de l’incompétence, de la mauvaise utilisation des impôts, des profits personnels qu’ils en tirent, les avantages qu’ils accordent à leurs copains, etc.)

                                Résultat : les contribuables essaient de payer moins d’impôts. Les recettes de l’état baissent. Le gouvernement augment les impôts, le sentiment d’injustice augmente et la spirale continue.


                              • Philippe (---.---.93.175) 1er février 2006 10:49

                                domage que mittal (ou un autre) ne se soit pas pointé avant que l’état y engloutisse des milliards...


                                • Flavien (---.---.85.130) 1er février 2006 21:46

                                  Nonobstant tous les arguments.

                                  Je retiens ceux ci

                                  <<< Qui se lèvera pour Arcelor ? >>>

                                  <<< Quand elles se font « à l’amiable », les OPA sont interprétées comme des arrangements entre gens de bonne compagnie, comme des magouilles qui profitent à quelques-uns au détriment du plus grand nombre et de l’intérêt général... >>>

                                  <<< Quand elles sont « sauvages », >>> .......Cela me semble du même type qu’à l’amiable.

                                  <<< Et sans que les desous de l’affaire soient tous bien clarifiés... Qui se lèvera pour Arcelor ? Le chant des supporters ne fait pas le jeu sur le terrain.>>>

                                  Autrement dit, c’est du vol organisé avec la complicité des autorités

                                  Vous dites «  » Qui se lèvera pour Arcelor «  ».

                                  Une contre OPA.

                                  Ne seriez vous pas le type idéal pour guider ces contres OPA ?

                                  En parler comme vous faites, est-ce suffisant ?

                                  NON.

                                  C’est simplement du babillage.

                                  Comment faire pour monter ces contres OPA.

                                  Dans le cas de Arcelor, contacter toutes les victimes, les amener à faire une opposition musclée, par une attaque judiciaire, doublé d’une attaque internet, triplé d’une contre attaque en contre publicité contre le lanceur de l’OPA, quadruplé par une dénonciation publique, médiatique et via l’ internet actif, le courriel, dénoncant les organismes complices, les profiteurs, les arnaquers, les voleurs, les complices toutes catégories.

                                  Le tout guidé pas vous avec la collaboation des membres victimes de l’OPA Arcelor, de plus les incitant à s’engager fermement à agir pour les autres OPA

                                  Sous réserve, il me semble que Mittal fait l’OPA et la complicité des autorités me semble évidente. Y a-t-il collusion ?

                                  <<< j’usqu’à présent, à la Commission européenne, seule la responsable de la concurrence, s’est exprimée. Sur un ton léger d’ailleurs. Un peu trop. Neelie Kroes a indiqué que la Commission européenne prêterait « beaucoup d’attention » au dossier de l’offre publique d’achat du groupe Mittal sur l’aciériste européen Arcelor. « C’est intéressant et cela devrait certainement retenir beaucoup d’attention »... C’est vraiment peu. >>>

                                  Selon votre article, resterez-vous un babilleur ou serez-vous un sincère défendeur des arnarques prêt à agir et à contrer ces vols sous le terme OPA ?

                                  Bien à vous

                                  Flavien

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