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Accueil du site > Actualités > Economie > Quitter une organisation après 19 ans de militantisme : retour sur un (...)

Quitter une organisation après 19 ans de militantisme : retour sur un parcours riche ...

Voici le récit d’un parcours syndical très atypique...

Ayant démissionné le 12 mars dernier de la fédération FO des cheminots (après avoir quitté le secrétariat fédéral le 6 mars), j’ai souhaité aborder mon parcours et les raisons d’un départ qui clôture 19 années d’activités importantes dans cette organisation.

J’ai adhéré au syndicat FO des cheminots le 1er janvier 1990 après avoir été contacté en novembre 1989 par les responsables locaux et régionaux (région de Clermont-Ferrand).

J’ai été particulièrement séduit par le principe de "l’indépendance syndicale" qui précise que le syndicat ne peut être placé sous l’influence des partis politiques, des églises et des cercles de toute nature. Mon engagement radical-socialiste (secrétaire de la fédération du M.R.G. du Puy-de-Dôme) semblait me porter presque naturellement vers une organisation plaçant la revendication et la négociation comme outil d’émancipation des salariés et la démocratie comme moyen d’expression premier au sein de la structure.

En outre, le fait que le syndicat clermontois rassemblait alors des cheminots de tout horizon politique et que l’hermétisme entre partis et syndicat en était la règle non-écrite mais acceptée par tous a emporté mon choix d’adhésion. D’autres organisations pouvaient remplir ces conditions mais à cette époque je considérais que c’était le choix le plus judicieux.

Ce n’était assurément pas le plus confortable puisqu’avec moins de 5% des voix aux élections du CE régional de Clermont-Ferrand, cet engagement sincère comportait plus de problèmes avec la hiérarchie de proximité que d’avantages.

Par ma volonté de militer, j’ai rapidement pris des responsabilités de secrétaire de syndicat local ainsi qu’à l’Union Départementale FO 63 (membre de la Commission Exécutive puis secrétaire adjoint durant plus de 7 ans).

Simultanément dès 1990-1991, j’ai travaillé au sein du bureau national jeunes de la fédération des cheminots ainsi qu’à la confédération FO (alors située au 198 avenue du maine) avec la commission confédérale jeunes. J’ai eu l’occasion de participer à des réunions européennes avec la CES jeunes à Strasbourg ainsi que des séjours de jeunes cheminots (Suisse, Autriche, Allemagne).

Un premier évènement a retenu toute mon attention. Dès ma première participation à la commission confédérale jeunes, j’ai appris (quelques années plus tard) que le secrétaire de l’U.D. FO 44 (tendance "anarcho-syndicaliste" soit trotskyste lambertiste) était intervenu auprès du secrétaire confédéral de l’époque Alphonse BERNARD, pour encourager ce dernier à se débarrasser de moi. D’étiquette politique radicale, candidat sur la liste Energie Radicale en 1994 (liste MRG menée par B.TAPIE), je ne présentais sans doute pas toutes les caractéristiques du parfait militant FO ami ou compagnon proche du groupuscule d’extrême gauche bien présent au sein de FO.

Pour autant, avec l’expérience des congrès radicaux (je fus ensuite Président du MRG 63 et élu local dès mars 1989 durant 19 ans), je resta à peu près serein par rapport à cet évènement.

Autodidacte reconnu, je participais à de nombreuses formations économiques et syndicales très intéressantes au niveau interprofessionnel (connaissances syndicales, juridiques, communication, europe et international...). C’est au cours d’une de ces formations à l’ISST de Sceaux que je fus "repéré) par le secteur Europe International confédéral alors dirigé par Jacques PE (aussi connu pour être un élément "critique de Marc BLONDEL dès 1993...).

Ma connaissance de l’anglais, des PECO et de l’Asie, me permit d’être d’abord utilisé dès 1993 puis recruté comme "assistant confirmé" (statut cadre selon la convention collective de FO) dès 1994, tout en conservant mon statut cheminot (par détachement syndical).

Mon examen d’embauche "officiel" se déroula à peu près sous cette forme. Après avoir été annoncé par la secrétaire personnelle de Marc BLONDEL (sa femme), je pénétrais après un bonjour rapide de ma part au secrétaire général. Celui-ci sans relever la tête de sa lecture m’indiqua que le secrétaire confédéral avait dit du bien de moi et me posa la question suivante : "tu es prêt à te déplacer même au tout dernier moment pour représenter la confédération partout dans le monde quand il faudra ?" . Je répondis un oui franc. Il m’indiqua aussitôt " c’est bon , tu peux y aller".

Je fus surpris puis amusé. C’était sans doute l’effet désiré par Marc BLONDEL lui-même. Je rapporta l’entretien à J.PE qui ne fut aucunement surpris.

Commença la partie la plus passionnante de mon activité syndicale. Modeste agent vendeur de billets à la SNCF (collège ouvrier), je parcourus la planète en représentant le secrétaire général de la confédération FO , ce qui me fit cotoyer John SWENEY, patron de la centrale américaine AFL-CIO, Sonia GANDHI, alors dirigeante du Parti du Congrès, Han DONGFANG militant syndicaliste chinois (un vrai héros qui avait fondé un vrai syndicat indépendant lors du printemps sanglant de Pékin en mais-juin 1986, Chris PATTEN alors gouverneur de Hong Kong, ainsi que souvent des syndicalistes de tout niveau qui m’ont souvent ému par leur courage et leur détermination devant une oppression économique et physique bien concrète. Je suis heureux d’avoir pu leur apporter un peu de réconfort et d’exprimer la solidarité syndicale pour leurs luttes.

J’ai ainsi animé la première réunion de formation syndicale opérée par un syndicaliste à Phnom Penh en 1995, participé à deux conférences générales annuelles de l’OIT (1997 comme simple auditeur, 1998 comme conseiller technique), à une assemblée générale annuelle de l’ONU en 1997 à New-York durant une dizaine de jours accompagnant mon secrétaire confédéral, sans omettre des déplacements au Canada, en Inde, Thailande, Cambodge, Corée, Chine Populaire (visites officieuses de PME textile), aux Philippines, Singapour, Japon...

La tension politique devenant difficilement supportable entre Marc BLONDEL et Jacques PE responsable de mon secteur, ce dernier quitta son poste au 31 décembre 1998 sans se soucier aucunement de ses assistants (dont j’étais) et qui se retrouvèrent en difficulté dès janvier 1999. Son remplaçant (VALLADON) devait sans doute faire le ménage "politique" dans ce secteur. Je fus logiquement dans l’obligation de partir dès le 30 septembre 1999 et (presque) l’intégralité du réseau relationnel tissé depuis 6 ans fut réduit à néant.

Je fus le meilleur candidat pour un poste d’assistant au département des droits humains et syndicaux de la C.I.S.L. (aujourd’hui CIS) à Bruxelles auprès du regretté camarade KUCZKIEWICZ. Mais comme ce fut la période de négociation des 35 heures à la SNCF, une altercation violente entre Marc BLONDEL et Louis GALLOIS alors Président de la SNCF, ne me permit pas de concrétiser mon arrivée à Bruxelles (détachement comme expatrié SNCF) parfaitement mis au point avec mes amis de la CISL.

Je revins donc sur le terrain travailler à Clermont-Ferrand comme responsable syndical et fut élu (par manque de candidat reconnaissons-le) comme secrétaire régional de FO cheminots.

Passer de Hong Kong au combat contre la fermeture de gares dans le cantal ne fut pas un passage agréable mais je m’y pliais sans me plaindre. Je fus élu conseiller prud’hommal et par une habile négociation désigné président suppléant et vice-président suppléant (le titulaire étant un camarade CGT) de la section commerce du CPH de Clermont-Ferrand. Ce fut une nouvelle fois une expérience très enrichissante pour moi et j’en garde un souvenir riche de rencontre et de curiosité.

En 2002, je suis élu secrétaire fédéral à la fédération FO des cheminots. Je dois ma candidature (et mon élection) à la candidature d’un camarade secrétaire sortant (de tendance lambertiste) qui génait à cette époque là le secrétaire général de la fédération. Il me sembla que j’étais élu contre un autre plutôt que pour moi-même. Ce qui ne me dérangea pas plus que cela.

Etant nouvel élu, je n’eus pas mon mot à dire sur les dossiers. On me chargea de la protection sociale (maladie, retraites, accidents du travail), de l’action sociale, de la santé ainsi que de la communication fédérale.

En 2006, je fus réélu secrétaire fédéral et on me confia (je n’y étais pas particulièrement favorable vu les faiblesses politiques de l’organisation) le dossier Europe et International avec la communication et les questions accidents du travail et santé.

Entre 2003 et 2008, sept secrétaires fédéraux quittèrent le secrétariat fédéral de FO cheminots. Certaines raisons ayant présidé à ses départs me poussèrent à engager une réflexion de fond sur mon action personnelle au sein de la fédération FO des cheminots...

Un brain-storming personnel commença à provoquer chez moi interrogations et remises en cause personnelles.

(fin de la 1ère partie)

Rémi AUFRERE

NB : je souhaite rendre hommage à tous les délégués syndicaux (de toutes organisations) qui se battent dans les entreprises pour défendre et promouvoir les droits des salariés.

Documents joints à cet article

Quitter une organisation après 19 ans de militantisme : retour sur un parcours riche ... Quitter une organisation après 19 ans de militantisme : retour sur un parcours riche ...

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26 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 14 octobre 2009 12:53

    Beau CV ; ça ne devrait pas être difficile de trouver un vrai travail.


    • foufouille foufouille 14 octobre 2009 13:54

      c’est quoi un faux travail ?


    • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 12:06

      A noter...
      je n’ai absolument pas progresser (sauf en avance soit disant « moyen ») à la SNCF et je suis toujours modeste agent SNCF !

      Un faux travail ?
      Ne pas hésiter à postuler, je vous encourage...
      Mieux vaut être sans aucune attache familiale, sentimentale et géographique !
      Allez-y c’est super si vous croyez en ce que vous faites, bien sûr !
      Je ne suis pas certain que vous qualifierez cela de « faux travail »...peut-être de travail différent et atypique c’est vrai !

      Cordialement contributeur moqueur ...

      R.A.


    • Le péripate Le péripate 14 octobre 2009 15:26

      Charmante naiveté avec laquelle nous est dévoilé le fonctionnement autocratique d’un syndicat. On est venu le chercher, d’autres on lui feront des obstacles, une année simple auditeur et conseiller technique l’année d’après, voyages et petits fours à la santé de la défense des salariés...

      Je soupçonne une officine neolibérale liée à Bidenberg et au Mont Pelerin d’avoir concocté cette caricature....... smiley smiley


      • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 13:48


        STOP !!! s’il vous plait ! On arrête de fumer autre chose que du tabac « classique » !! (sourires)

        Le Groupe de Bildenberg, le Mont Pélerin... encore un effort et on va arriver à la théorie du complot (judéo-maçonnique peut-être ?) et le fait qu’aucun avion ne s’est écrasé sur les tours à New-York le 11 septembre 2001 (ou autre possibilité que les autorités américaines ont laissé faire la catastrophe) !!!

        Caricature ?
        Je vous assure que non (mais je m’en moque complètement si vous ne me croyez pas) !

        Cette (mon) histoire est bien réelle. Elle est aussi marqué par un certain hasard. Sans doute parfois, j’ai dû être favorisé par rapport à d’autres mais sans que je le saches moi-même.
        Ai-je été « instrumentalisé » ? Je ne le sais pas et ne peux vous le garantir.
        Ce que je sais c’est que j’ai souvent eu du culot (souvent trop et cela m’as fait du tord personnellement dans mon déroulement de carrière professionnel, c’est un fait !) et que l’on en me manipule pas frontalement.

        Oui , « ON » est venu me chercher et j’en suis très heureux voire fier (mais une fierté qui reste modeste car sans prétention).
        Oui, « ON » m’as fait des obstacles lorsque certains « ON » compris que je n’étais pas une marionnette et qu’il fallait me convaincre du bien-fondé d’une action pour que je m’y engage.
        C’est pourquoi, mon périple n’a jamais été facile.
        Mais , j’ai pris un grand plaisir de défendre les autres et surtout des idées et principes.

        Naïveté n’est pas l’adjectif qui me correspond, je peux vous l’assurer même si mon récit vous parait enfantin ou stupide je ne le sais...


        Sur la forme de mon écrit, mon « talent » littéraire est modeste car je relate des faits réels et j’apporte aussi mon opinion (que vous avez le droit de critiquer plus brillament que par quelques mots d’une pauvreté de raisonnement bien concrête).

        Bien à vous
        R.A.


      • Le péripate Le péripate 15 octobre 2009 13:59

        Les volutes bleutées des fumées de sativa ou d’indica ont peu à voir avec le second degré.

        Je tiens votre témoignage pour sincère, n’en doutez pas. Et révélateur de la corruption syndicale, n’en doutez pas non plus, même si c’est à votre corps défendant.


      • remiaufrere remiaufrere 7 novembre 2009 11:13

        Je pense avoir été fort peu corrompu en évitant d’être corrupteur !

        Je suis favorable à la transparence même si je sais parfaitement qu’à défaut de recul ou de connaissances des structures de pouvoir, elle peut me revenir au visage comme un boomerang !

        Je ne « déballe » pas le linge sale su syndicalisme, j’explique un parcours certes atypique mais non exempt de défauts et remises en question.

        Toute structure de pouvoir (à la structure pyramidale et très humaine) possède ses tares et génère blocages et irrespect des principes proclamés...

        Mais je crois en l’humain qui (souvent) se lève, se bat, résisté et conquiert !

        Un optimisme raisonné sincère en opposition au cynisme, je le crois...


      • jaja jaja 14 octobre 2009 17:29

        Actias vous qui vous baladez sur « le toit du monde » jusqu’à en faire un article, osez traiter les travailleurs de la SNCF de « petits bourgeois »... C’est très drôle ou très con...au choix !

        Je ne défends ici ni FO, ni ses pratiques, ni ses amis au plan international (AFL-CIO), mais les réalités sociologiques de ce pays semblent vous échapper...

        Je sais... vous savez vous ce qu’est la misère la vraie, vous l’avez cotoyée en vrai baroudeur aux poches pleines...
        C’est vous qui êtes consternant...


      • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 11:58

        Précision« retraites »...
        les cheminots ont une périoded’activité d’une durée parfois inférieure aux salariés du secteur privé mais même en comparant sur une même durée il se trouve que les pensions ne sont pas du même niveau (pension cheminote légèrement inférieure)...
        Voilà... c’est dit !

        Concernant les « les cheminots francais avec des travailleurs exploités du tiers monde  », je vous informe que parce qu’il est correct dans certaines grandes entreprises publiques et privées, certains militants syndicalistes peuvent être détachés sur des travaux liés aux activités internationales.
        Le syndicalisme confédéré est d’essence internationaliste.
        Français et européens, nous avons tout intérêt à prendre connaissance sur le terrain de la vraie vie d’autres salariés pour intervenir dans toutes les instances et lieux de décisions politiques et économiques et à tous les niveaux (gouvernement, élus, commission européenne, europarlement, ONU, OIT-BIT, G8, G20, OCDE, FMI, BM, Forums mondiaux, partis politiques, associations etc...) pour se battre contre le dumping social et le progrès POUR TOUS.
        Car il ne peut y avoir de progrès durable sans droits économiques et sociaux universels. Ces derniers sont partie intégrante des « droits de l’Homme ».

        Si vous ne comprenez pas toute la portée effective de ce genre d’activité, renseignez vous d’abord avant de lancer ce genre d’anathème !
        Bien à vous

        R.A.


      • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 13:36

        Concernant l’AFL-CIO, ce n’est pas une organisation affiliée à la CIA !

        Mais qu’elle ait été un outil dans la lutte contre le communisme du Pacte de Varsovie c’est une évidence (elle a donc coopérée avec les autorités publiques de son pays, donc aussi avec les services de renseignements ce qui est logique) .
        Et elle a soutenu effectivement (financièrement) la création de la CGT-FO par de vrais syndicalistes indépendants de la main mise soviétique.

        Sur un autre point, il y aussi beaucoup de syndicalistes américains affiliés à cette grande centrale AFL-CIO qui se battent au quotidien dans un contexte légal très difficile aux USA (il faut que s’exprime favorablement 50% +1 de tous les salariés d’une entreprise pour avoir l’autorisation de créer un syndicat et vu la puissance et menance patronale c’est toujours un combat très dur !).


      • remiaufrere remiaufrere 12 novembre 2009 18:58

        Jaja et l’autre internaute ont raison...c’est très drole où très c.. (où les deux peut-être) !

        Sombrer dans l’image facile les cheminots privilégiés etc... et qui se prennent pour des « che guevara » , c’est plus qu’un manque d’imagination ...et de curiosité pour quelqu’un qui prétend courir le monde !

        En France, et très majoritairement en Europe, ce sont les « privilégiés » du secteur public qui permettent des négociations salariales pour d’autres entreprises du secteur privé.

        Ne pas connaitre cet élément très basique de la négociation collective en dit long sur l’ignorance qu’il faut combler.

        Je vais même vous apprendre qu’au Japon, ce fut par le passé l’inverse : lors de « l’offensive syndicale de printemps » au sein du secteur privé (grandes entreprises), c’est le résultat des négociations qui donnent la note pour le secteur public !

        Pour la suite, ne dit-t-on pas que la bêtise , c’est la paresse de l’esprit ?


      • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 13:49

        Promis ! Juré !

        On peut vérifier par test ADN...
        je connais mon papa et ma maman !


      • claude66 claude66 14 octobre 2009 16:05

        adhérent à FO en 1964 démissionné en 2006 - il m’a fallu plus longtemps pour commprendre -il ne faut surtout pas avoir de reslonsablités politiques sauf à être socialiste,enfin on à toujours été utile à quelques uns c’est le principal
        claude66


        • darksad 14 octobre 2009 17:19

          litterarius,
          soi-être.

          partie II ?
          [suspens / naration / fin / finalité] ?


          • remiaufrere remiaufrere 12 novembre 2009 18:15

            Il y a bien une partie II, III et IV déjà publiées ici sur agoravox.
            La 5ème partie est en cours d’écriture.

            Bien à vous...


          • Yohan Yohan 14 octobre 2009 23:15

            Ayant eu l’occasion de visiter le nouveau siège de FO, je peux témoigner qu’ils ne manquent pas de moyens. Se sont pas mal embourgoisés et donnent dans la lourdeur administrative, les petits voyages à l’étranger pour syndicalistes bedonnants histoire de papoter sur les petits tracas du monde du travail entre deux roupillons . Bref, un syndicalisme qui singe les pesanteurs lascives de la grande entreprise


            • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 13:29

              « Embourgeoisés » et « lourdeur administrative » ??

              Si avoir des locaux à peu près fonctionnels c’est être embourgoisés alors toutes les confédérations syndicales le sont !

              Lourdeur administrative ???

              Une organisation syndicale est structurée comme la moindre organisation associative humaine sous une forme pyramidale.

              Ce n’est peut-être pas pour vous la meilleure des structures mais c’est encore aujourd’hui la moins pire !
              Et toute structure organisée comporte son lot inévitable de « lourdeur administrative » mais il y a pire que la « lourdeur » c’est l’absence de toute administration quand on as l’objectif logique de défendre les salariés et l’idée de progrès social.

              Le problême c’est de maintenir l’administration à un juste niveau nécessaire pour que les décideurs demeurent toujours les adhérents(es) et que les « experts » ne prennent jamais le pouvoir.
              C’est un vrai débat et un combat permanent pour que la « technostructure » ne soit pas au final la décideuse !

              La formule lapidaire « singe les pesanteurs lascives de la grande entreprise » n’est pas correcte dans le sens de mon explication car bien trop simpliste et réductrice.

              R.A.


            • brieli67 15 octobre 2009 03:02

              Aux Scrabbleurs invétérés !


              Le ballast est le lit de gravier qui supporte une voie de chemin de fer

              _____________________ sic _____________________________

            • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 14:03

              PRECISION UTILE...
              Mon parcours professionnel
              j’ai été embauché au plus bas de l’échelle hiérarchique à la SNCF en 1982, par un concours (296 candidats, 10 reçus), j’avais 16 ans.
              D’abord au SERNAM, puis agent de manoeuvre (durant 5 ans en 3x8, dehors et en poste d’aiguillage ainsi que le nettoyage des quais et voies en gare), enfin vendeur de billet en guichets et centre renseignements téléphoniques ligne Directe (le fameux 3635) jusqu’en 1993.
              Je sais donc ce que c’est que de bosser dans des conditions difficiles !!
              Et donc aucune leçon de morale à recevoir de quiconque.

              Ce qui me motivait ?
              Défendre des idées, des principes, les exprimer au plus haut niveau qui soit, recontrer des salariés différents de moi, comprendre les situations...
              Mon moteur, c’est sans doute la curiosité et la défense (débat) d’idées ainsi que leur confrontation (avec négociation et discussion).

              Bureaucrate syndical ? 
              Je dirais plutôt apparatchik ! Et j’assume ce rôle à 1000 % . J’en suis fier car je pense que je le faisais correctement. Et j’aimais ça en plus....
              « dépensant l’argent des cotisations » ?
              Si mes visites au plus près du terrain à l’étranger et dans les grandes rencontres internationales pouvaient permettre de faire entendre la voix forte d’un agent de manoeuvre SNCF (de la vraie vie des salariés), c’est tant mieux .
              Et je peux vous dire même que c’est rarissimes dans ce genre de rencontre de trouver des martiens de mon style pour déclarer aux décideurs de tout ordre que la vraie vie du boulot , je l’a connais car j’en viens et j’en suis !

              Et que je n’ai jamais oublié d’où je viens !

              Et que mes collègues qui triment encore sur le ballast, je me poses souventb la question en ayant parfois les vraies réponses de ce qu’ils pensent et de ce qu’ils rêvent !

              Il m’appartient aussi de leur dire (en expliquant) que ma tâche n’a pas été inutile et que j’ai indirectement rapporté plus d’argent que j’en ai dépensé !

              Sur le prinicpe d’indépendance syndicale par rapport aux partis politiques, j’écrirais un mot très prochainement.

              Cordialement,

              R.AUFRERE


            • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 19:55

              En gros, j’ai compris, tout ce qui sort du cadre , c’est pas croyable , c’est bien ça ?
              Faut le formatage pour comprendre et accepter ?
              Pas de chance, je ne suis ni centriste ni tiède !
              Complètement loupé le propos...


            • brieli67 15 octobre 2009 03:08

              FO encore sous influences ? Dis nous camarade ! 


              Le Congrès constitutif a lieu le 12 avril 1948. FO devient parallèlement une des chevilles ouvrières de la confédération internationale des syndicats libres (CISL), scission de la fédération syndicale mondiale rejetant l’influence communiste.

              FO revendique le principe de l’indépendance syndicale. Cette indépendance vaut à l’égard des partis politiques, des gouvernements, de l’État, du patronat et des églises. Dans les faits, FO a rassemblé tous ceux qui s’opposaient aux communistes. Pendant longtemps la centrale a été dominée par les socialistes mais elle accueillait aussi des militants anarchistes[2] et trotskystes, en particulier proches de l’OCI ou de Lutte ouvrière (Arlette Laguiller) et même des gaullistes. FO reçoit le soutien logistique et financier de syndicats belges, allemands, et de l’AFL-CIO américaine sous l’égide de son tout récent FTUC (Free Trade Union Committee) et d’Irving Brown[3],[4], membre éminent de la CIA qui souhaite « créer en France et en Italie des syndicats non communistes pour affaiblir la CGT et son homologue italienne, la CGIL »[5]. Le ministère du Travail verse également des subsides, pris sur les fonds de l’ex Charte du travail (extorqués aux travailleurs par le gouvernement de Pétain).

              in wiki pour une fois


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 octobre 2009 18:08

                 Merci pour le lien .

                J’ aime bien ce récit , on un peu à l’ intérieur d’ un machin qu’ on connait de loin et par joui-dire .

                Je parle de ceux qui jouissent de la faculté de pouvoir passer la nuit dans une gare un bébé dans les bras un jour/ nuit de débrayage .

                J’ ai jamais compris de quel droit des gens censés travailler dans une boîte où ils sont rémunérés pour acheminer des voyageurs stoppent tout à la grande joie des clients ébaubis .

                Scrogneugneu .


                • remiaufrere remiaufrere 15 octobre 2009 19:57

                  Mille milliards de mille sabords (bis) !
                  Hisse la grand voile et dévisse pas Haddock !
                  Tu crois encore la grande sorcière média qui te dit que les cheminots stoppent d’un coup sans prévenir, par pur plaisir d’emmerder le monde entier, et qu’en plus ils sont bien sûr payer ?
                  Par ma barbe, je te pendrais tout en haut de la grand voile si tu es si menteur que tous ces foutriquets de bonimenteurs !!!


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 octobre 2009 20:06

                  Ok c ’est la télé qui s’ est arrêtée alors ... smiley

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