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Accueil du site > Actualités > Economie > Rachat de Price Minister et enfin des chiffres sur une affaire bien (...)

Rachat de Price Minister et enfin des chiffres sur une affaire bien moyenne

facade Depuis des années, on nous bassine dans les médias avec Price Minister. On nous présente Price Minister comme une réussite absolue et comme le symbole de la France qui innove.

Pourtant Price Minister n’est au départ QUE la copie d’un site américain half.com (au départ identique au point que si half.com avait jeté un oeil sur la France ils y auraient aussi jeté leurs avocats ;-))

Price Minister c’est surtout l’astuce de quelques personnes qui

1) ont vu ce qui marchait aux US et parié que ça allait marcher en France

2) ont pris d’emblée la place de challenger local d’ ebay, place existante par défaut

3) ont réussi à convaincre des financiers de payer le site

4) ont compris que dans la France des années 2000, les véritables “clients” d’un site doivent être l’investisseur et le journaliste et non les utilisateurs ou clients au sens traditionnel du terme si le but est de s’enrichir

Price Minister a gardé ses chiffres secrets et a réussi par le battage médiatique à éviter des insinuations comme quoi si les chiffres étaient secrets, c’est qu’ils n’étaient pas très bons.

Ratuken, un groupe japonais a racheté Price Minister 200 millions d’euros.

On apprend par le communiqué que Price Minister a réalisé un chiffre d’affaires de près de 40 millions d’euros en 2009, pour un résultat opérationnel de 6,6 millions d’euros, et une perte nette de 105.000 euros.

Hé oui Price Minister n’est pas une affaire florissante , étonnant non ?

La perte nette 2008 de Price Minister était même de 9,4 millions d’euros en 2008.

Qui a financé Price Minister et ses pertes depuis 10 ans ? Les actionnaires (notamment 3i dont le responsable est devenu il y a quelques temps le patron du fonds d’investissement lancé par Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de Price Minister.. ;-))))) et actionnaire à plus de 50% de la holding Kernel qui détient 8,7% de Price Minister (Au moins on sait que ceux qui ont perdu de l’argent pendant tant d’année vont pouvoir espérer se payer sur la vente avec leurs 91,3% d’actions…).

La suite ?

Price Minister affranchi des “problèmes” de parenté entre son PDG et NKM va pouvoir enfin faire comme les autres sites de e-commerce et s’installer dans un lieu où les taxes et notamment la TVA sont moins élevées qu’en France (Luxembourg ?).

Price Minister continuera d’être cité en exemple et présenté comme une fantastique réussite avec l’habituel cortège de phrases et d’expressions toutes faites qui déclenchent “opinement” du bonnet de la part des bénis oui-oui :

il a vendu sa boîte … fantastique … il a vendu à des japonais .. des japonais ont acheté … 200 millions !!! etc, etc…

Certains actionnaires de Price Minister s’appuieront sur cette “fantastique réussite” pour convaincre des gogos investisseurs de mettre de l’argent dans des sites web où eux auront mis “quelques billes” (selon l’expression consacrée) au tout départ (ce qui permet d’avoir de toutes façons un acheteur pour l’argent “risqué” ;-))

Pendant ce temps, des tas de sociétés discrètes font des bénéfices, innovent vraiment et ne sont pas montrées en exemple et mises en exergue.

Pendant ce temps des sociétés industrielles ont du mal à trouver des financement alors qu’elles ont les mêmes pertes que Price Minister mais créent et maintiennent des emplois dans des régions désolées.

Pendant ce temps en Allemagne, on aide ces sociétés à construire et à se développer et ça donne 4 – 0 contre l’ Australie pendant que nous on piétine devant l’ Uruguay et on perd contre la Chine (l’Industrie ne représente plus que 15% des emplois en France contre 30% en Allemagne).

Ouh mais on s’égare, le foot n’a rien à avoir avec la vente de Price Minister et la manière dont on porte aux nues les vitrines sans regarder ce qu’il y a derrière .. Vous en êtes sûrs ??

Ah mais diront les fans de Price Minister, ça n’a rien à voir ; Price Minister est dans le monde des start-ups et du e-commerce.. hé bien comparons par exemple à Matelsom.. créée par quelqu’un qui fit le même genre d’études études que PKM quelques années avant (HEC-Entrepreneurs). Matelsom a même racheté ce qui restait de la CAMIF. Renseignez-vous sur Matelsom..

Vous préférez des modèles à la Price Minister ? Alors regardez spartoo. même trajectoire avec comm comm comm pour ce truc créé aussi par un “HEC-entrepreneur” (Le leader du secteur, sarenza est aussi dirigé par un “HEC-entrepreneur” plus vieux).

N’y a-t-il pas un problème quand les modèles mis en avant sont de ce type et quand des “élites” (pas toutes mais de plus en plus à cause du discours général de l’enseignement des “grandes écoles économiques” qui privilégie l’apprentissage des business plans pour séduire les investisseurs et la recherche de ceux-ci par rapport à l’apprentissage de la facturation et de la recherche de clients tout en glorifiant des “vus à la télé” via des conférenciers et intervenants extérieurs dont la seule richesse sont les accointances politiques et publicitaires) du système éducatif créent ce genre de choses ?

Où sont l’innovation, la création, la valeur ajoutée ? Pourquoi fustiger les traders des banques alors que finalement …

MAJ : Un mail reçu de Price Minister suite à ce qui précède :

Il semble que vous ayez un rédacteur qui n’a pas une bonne compréhension financière !

1- En effet PriceMinister est rentable depuis longtemps mais il existe ce qu’on appelle des reports déficitaires des premières années

2- Ce qui n’a donc rien à voir avec le résultat opérationnel de notre activité récente (par ex 2008 /2009/2010)

Par ailleurs notre chiffres d’affaires comptablement n’est « que » la commission prélevé sur volume d’affaires (donc seulement 10% à 15 % du volume total qui circule sur notre site , je vous laisse faire la multiplication)

3- Notre Volume est en croissance de +25% en 2010 vs 2009 et notre marge d’ebit est de 25%

Voilà des vrais chiffres et j’espère que vous saurez sermonné l’étourdi qui pense que les japonais sont bêtes au point d’acheter 200m€ un site qui ne gagnerait pas d’argent !

Réponse à ce mail :

Merci !

1 – donc au total depuis sa création, si l’on considère l’ensemble des 10 ans, Price Minister n’a pas gagné d’argent ?

2 – le CA reflète ce que la société encaisse comme dans les banques qui ne comptent pas comme CA les masses d’argent qui passent par elles, CA = ce qui est encaissé, Price Minister encaisse-t-il le paiement d’un acheteur avant de le reverser à un acheteur ? A priori non..

3 – volume d’affaires traitées, volume de CA , volume d’argent échangé ? 25% d’ ebit// à rendre jaloux Rocco Siffredi :-) et à rendre heureux les japonais qui font donc une très bonne affaire qu’on suivra ;-)


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15 réactions à cet article    


  • WINSTON WINSTON 18 juin 2010 14:09

    OUi, l’encensoir permanent de PM est contre-productif pour cette société.

    Notamment sur une radio FM spécialisée business. C’en était risible. Avoir le sens de la mesure est gage de crédibilité.


    • xa 18 juin 2010 14:35

      "le CA reflète ce que la société encaisse comme dans les banques qui ne comptent pas comme CA les masses d’argent qui passent par elles, CA = ce qui est encaissé, Price Minister encaisse-t-il le paiement d’un acheteur avant de le reverser à un acheteur ? A priori non.."

      Non, le CA ce n’est pas ce qui est encaissé, mais ce qui est facturé par l’entreprise à son client.
      - le CA d’une agence immobilière, ce sont les comissions d’agence. Pourtant l’agence encaisse aussi le séquestre.
      - le Produit Net Bancaire, c’est l’ensemble des frais percu par la banque, et non les fonds qui transitent par la banque.
      - Dans un commerce classique, meme sur internet, lorsque le vendeur est le site, c’est le prix total qui constitue le CA.
      - dans un site de vente, dès l’émission de la facture, le CA est constitué, même si le client paye avec 1, 2 ou 3 mois de retard.

      Il ne faut pas résumer CA = ce qui est encaissé. C’est une erreur classique, mais très ennuyeuse.


      • Hijack Hijack 18 juin 2010 17:14

        Price Minister - Le seul truc trop visible, est qu’à côté d’Ebay ... ils peuvent aller se coucher.
        Cela étant, ils sont honnêtes.


        • Marc Bruxman 18 juin 2010 17:50

          Vous ne comprenez pas exactement comment marche le secteur technologique. 


          Le principe est généralement, investir beaucoup d’argent (et donc en perdre) pour créer une société de grande taille. Puis, une fois la société de grande taille assainie, la revendre et démultiplier l’investissement. 

          Dès que l’on a besoin du capital risque pour se développer cela marche comme cela. Et cela ne peut marcher comme cela QUE parce qu’il y a justement des perspectives de reventes. Considérez que la perte est un investissement consenti par les actionnaires. On accepte de perdre de l’argent parce que l’on croit en la structure et qu’on se dit que si on perd 5 pendant 10 ans (soit 50) mais que l’on revend 200, le capital aura été quadruplé. 

          Une boite industrielle avec le même profil ne trouvera pas d’invests (ou du moins pas les mêmes) car le multiplicateur ne permettra pas de retrouver sa mise rapidement. Dans d’autres secteurs, on peut se permettre de ne pas avoir recours aux capitaux risqueurs et j’allais dire les entrepreneurs ne s’en portent que mieux. 

          Mais pour l’investissement high tech on a pas vraiment le choix que d’avoir recours à ce genre de partenaires financiers. (Sauf coup de chance incroyable mais malheureusement rare). Croyez que cela enmerde les entrepreneurs car avec cet argent viennent des chaines et des clauses contractuelles douteuses. Le stress est au rendez vous. 

          Dans ce domaine, PriceMinister a réussi, les investisseurs repartent avec 200 M€, ils n’y ont pas investis cette somme très loin de la. Au bout de dix ans d’activité, il était temps. 

          Alors quelque part, oui c’est une belle réussite du point de vue de ses fondateurs. Une fois « sortis » avec une belle plus value, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. 






          • Pierre MECHENTEL 18 juin 2010 18:31

            "Mais pour l’investissement high tech on a pas vraiment le choix que d’avoir recours à ce genre de partenaires financiers« .. Où est la high-tech dans Price Minister ??? Y a t-t-il une technologie innovatrice ? Il s’agit d’un simple intermédiaire de commerce comme il en existe maintenant des centaines. Tout l’enjeu était d’arriver à faire suffisamment de comm pour garder la place de challenger bien franchouillard d’ ebay et jouer sur ce rôle.
            Il y a quelques années d’ailleurs Price Minister annonçait déjà vouloir se développer en Europe mais est finalement resté en France.
            Cette société n’a rien de High Tech.
             »les investisseurs repartent avec 200 M€«  : personne ne sait exactement comment ont ou sont ou seront payés ces 200 millions. Dans beaucoup de cas, dans ce genre de deals, il s’ agit de »papier" avec interdiction de vendre avant un certain temps.. et souvent le résultat est bcp moins important que prévu.


          • Marc Bruxman 18 juin 2010 19:08
            « Où est la high-tech dans Price Minister ??? Y a t-t-il une technologie innovatrice ? Il s’agit d’un simple intermédiaire de commerce comme il en existe maintenant des centaines. »

            En 2000 quand cette société a été crée, ce n’était pas si simple. Mettre en place l’infrastructure pour créer un site à forte audience ne se fesait pas en deux clics. Les problématiques liées à la montée en charge étaient importantes. Effectivement vu de 2010, la plupart des problémes techniques ont été réglés et une telle solution se construit bcp plus facilement en utilisant des briques technologiques bcp plus standardisées qu’a l’époque. 

            Si il en existe des centaines, c’est que tout le monde a « senti » que ce genre de produits allait être une vache à lait. Et que des milliers de sociétés de ce genre se sont crées. La plupart ont échouées. 

            En 2100, un ordinateur ne sera plus une technologie innovante, pas plus qu’internet. En 2000, faire du e-commerce c’était innover. Vous aviez peu de frameworks et d’outils « standards », surtout si vous vouliez monter un vrai site qui allait avoir de l’audience. 

            J’ai travaillé dans ce secteur d’activité à l’époque et je peux vous dire que l’on passait notre temps à découvrir comment on pouvait faire les choses. Et bcp de projets sur lesquels on a travaillé on se dit avec le recul que si on avait eu les outils de maintenant, on les aurait fait bcp plus efficacement et bcp plus vite. Mais c’es outils justement n’ont vu le jour que parce que gens se sont cassés les dents en cherchant à innover. Et qu’en constatant les problémes, certains se sont mis à travailler pour créer des outils et services qui réglent ces problèmes. 

            « Tout l’enjeu était d’arriver à faire suffisamment de comm pour garder la place de challenger bien franchouillard d’ ebay et jouer sur ce rôle. »

            La com fait partie du commerce, surtout quand on vend au grand public. J’allais même dire que si l’on vend ses produits au grand public, la com est la partie principale du boulot. Après quand on claque 10 millions en pub on a intérêt à avoir un produit qui marche parce que les gens que l’on a payé pour faire venir ne reviendront pas deux fois. Ce qui donne une place bcp plus importante que l’on croit à l’excellence technique. Lorsque le service marketing vient vous voir et t’explique qu’il va y avoir une campagne de pub massive, croyez moi qu’il y a lieu de vérifier et revérifier l’infrastructure pour que ca tienne. 

            Une partie de ce boulot a été sous-traité allez vous me dire ? Vrai ! Et ca fait aussi partie du commerce. C’est d’ailleurs pareil dans l’industrie. Airbus ne fabrique pas l’intégralité de son avion. Et les boites de e-commerce confient parfois l’exploitation de la plateforme technique (plus rarement le développement) à des spécialistes. Et c’est préférable pour elles de se baser sur l’expérience de gens qui maintiennent déja des dizaines de gros sites à forte audience et savent ce qu’il faut faire pour y parvenir. 

            « Il y a quelques années d’ailleurs Price Minister annonçait déjà vouloir se développer en Europe mais est finalement resté en France. »

            Oui parce que se développer en europe sur ce genre d’activités coute très cher. Traduction dans de nombreuses langues, compréhension des marchés locaux et de la psychologie des consommateurs qui différe grandement selon les pays. Si votre cash est limité c’est un très gros risque. Il y a plus d’une société qui a coulé en voulant franchir ce pas. Les actionnaires se sont surement dit : On ne fait pas le poids face à plus gros que nous, faisons grossir le bébé en France et faisons nous racheter. Des fois il n’y a pas de honte à vouloir cueillir les fruits quand ils sont murs plutôt que les laisser pourrir. Je pense honnétement qu’ils ont fait le bon choix. 

            « personne ne sait exactement comment ont ou sont ou seront payés ces 200 millions. Dans beaucoup de cas, dans ce genre de deals, il s’ agit de »papier« avec interdiction de vendre avant un certain temps.. et souvent le résultat est bcp moins important que prévu. »

            Sur ce point effectivement, on ne sait pas tout. Mais si PKM a touché 40 Millions, il faut savoir que les 160 autres appartiennent à des investisseurs professionels qui ont pour objectif la rentabilité. Ils n’ont surement pas signés n’importe quoi. Il y a surement une partie en actions de la boite japonaise mais ce n’est parfois pas mauvais. 



          • Pierre MECHENTEL 19 juin 2010 11:27

            Mon propos n’’est pas de dénigrer Price Minister. Comme je l’écris, "

            Price Minister c’est surtout l’astuce de quelques personnes qui

            1) ont vu ce qui marchait aux US et parié que ça allait marcher en France

            2) ont pris d’emblée la place de challenger local d’ ebay, place existante par défaut

            3) ont réussi à convaincre des financiers de payer le site

            4) ont compris que dans la France des années 2000, les véritables “clients” d’un site doivent être l’investisseur et le journaliste et non les utilisateurs ou clients au sens traditionnel du terme si le but est de s’enrichir« 

            les gens de price Minister sont des malins qui ont compris ce qui marchait.

            A l’époque où ils ont lancé ceci, il y avait une dizaine de projets similaires qui cherchaient des fonds. Eux ont trouvé et l’ont fait. Bravo ! Ce sont de bons communicants !

            Je me permets simplement de regretter que ce type d’affaires (de simples épiciers) soient mis en exergue et présentés comme si il s’agissait de haute technologie, de haute valeur ajoutée alors que dans le même temps des tas d’inventeurs géniaux, d’ingénieurs de valeurs ne trouvent pas de fonds (parce qu’ils n’en cherchent pas en faisant du vent et de la comm, parce que ce n’est pas leur mentalité).

            On est trop sensibles à ce que racontent les journaux où tout le monde le sait, les journalistes sont rarement des pros (notamment en économie) et très souvent abreuvés par des agences de RP qui leur font croire n’importe quoi.

            Au sujet même de Price Minister : que jamais UN media ne se soit demandé combien ça gagnait est symptomatique .. comme l’est aussi le fait qu’ aucun journal ne se demande comment et avec quel délai ont été payés les 200 millions.

            Je pense qu’il y a un problème dans l’éducation des »élites" et dans ce qu’on donne ne exemple. On se plait que les polytechniciens ou centraliens deviennent traders plutôt que d’aller s’occuper d’usines ou de science. c’est ici le même problème. Un jeune HEC ou Essec peut avoir l’impression qu’il faut d’abord s’occuper d’investisseurs et de comm plutôt que de s’occuper des vrais clients et du moteur.

            Tant mieux si on pense comme ça mais alors il ne faut pas envier l’ Allemagne ou la Chine.. et il ne faut pas chercher à avoir en France des Google et des Microsoft qui eux ont inventé de vraies hautes technologies.

            C’est exactement comme en sport : on peut faire des fractionnés tout le temps avec un short moulant et des baskets neuves toutes les 2 semaines et progresser vite puis s’écrouler ; à long terme ne marche que 80% d’endurance, 20% de fractionnés résistance vitesse et + d’entrainement que de blabla.

            Puisque vous parlez d’il y a 10 ans, rappelez-vous de qui on parlait à cette époque,de ce qu’ils faisaient et de ce qu’ils sont devenus pour la plupart smiley)


          • Marc Bruxman 21 juin 2010 10:01

            @L’auteur


            Un grand merci pour avoir replié mon commentaire. Je ne perdrai donc plus de temps à vous répondre puisque cela n’en vaut pas la peine. 

          • Pierre MECHENTEL 21 juin 2010 10:18

            @Bruxman : désolé c’était une fausse manip ; j’ai essayé de le déplier depuis mais il reste plié. 1000 excuses . Si tout se passe comme pour Price Minister, cela n’empêchera pas ce commentaire d’être lu beaucoup de fois smiley)


          • Et hop ! Et hop ! 19 juin 2010 01:06

            PriceMinister est un commerçant remarquable, le plus complet, le plus rapide et le plus pratique pour les livres d’occasion, et pour beaucoup d’autres biens. Il est aussi très loyal dans ses tarifs, entièrement domicilié dans une banque française (donc contribuable en France) et pas cher.

            Du coup, il ne verse peut-être pas d’aussi gros bénéfice à ses actionnaires, et par conséquent sa capitalisation boursière est peut-être moins grande.

            Mais qu’est-ce que ça peut foutre : il rend un service de qualité aux gens.


            • fabounio fabounio 19 juin 2010 08:49

              Je crois avoir compris comment ils font du bénéfice.

              Le seul achat que j’ai fait sur ce site, c’est un doudou pour ma petite dernière, qui avait perdu le sien. j’avais retrouvé le même, de mémoire a moins de 10 euros.
              on passe la transaction et là, surprise, 40 euros de port ! le doudou était considéré comme un article encombrant, dans la même catégorie des téléviseurs ou frigos ! 

              Malgré nos protestations, on a eu royalement un avoir de 10 euros sur notre prochain achat...
              le Doudou il doit peser 50 grammes pfff...

              Ca me fait penser a Dell, qui affiche des tarifs « pas cher » mais qui vous prend 80 euros a chaque commande pour frais de port, la ou les autres vous offrent le port.

              Le principe de ces sites a la con : trouver des conneries a vendre, et se beurrer sur le port..


              • inès 20 juin 2010 00:42

                Pierre,

                Il y a 2 sujets : 

                1/ Price Minister est-elle de haute technologie.

                2/ Les diplomés des Grandes Ecoles . A quoi servent-ils ?

                1/ Vous parliez de Price Minister comme une copie venue des USA. Ce n’est pas le premier cas d’y aller piquer des idées. Mais vous êtes un peu dur avec ce site sans prétentions mais utile comme le disent certains posts. Sans plus.

                2/ Les Grandes écoles où en sortent des diplomés haut de gamme qui sont vîtes dévoyés vers l’argent et la facilité.

                Cherchez-moi des jeunes créateurs d’entreprises sortis d’HEC, regardez le camenbert proposé.

                Edifiant :

                http://www.hec.fr/Grande-Ecole/Carrieres/Statistiques-de-placement   



                • Pierre MECHENTEL 20 juin 2010 01:12

                  Inès,
                  1) Price Minister est une épicerie du web qui a fait le bonheur de ses fondateurs qui ont su s’occuper essentiellement des investisseurs et de la comm et réussir ainsi à faire parler d’une société qui a des résultats financiers pas terribles. Bravo aux dirigeants d’avoir compris que les années blingbling avaient changé certaines priorités.
                  2) Votre camembert est fait à partir de statistiques d’ hec, toujours bizarres quand on sait comment elles sont faites. Que bcp de gens sortant d’ hec fassent du conseil, ça a toujours été depuis 90 (à tel point que le C d’ HEC devrait être conseil) notamment parce que le conseil recrute et paie.
                  Vous montrez un graphe de « placement » donc a priori sur les gens récemment sortis. La création d’entreprise ne se fait pas forcément à la sortie.
                  Ce que je critique (notamment car je connais le système de l’intérieur) c’est que l’enseignement parle beaucoup de levées de fonds, d’investisseurs, de business plans et peu de clients, de démarchages de clients, de factures et d’encaissements.
                  Faites une expérience si vous côtoyez de jeunes HEC : demandez leur de faire une facture ou une fiche de paie ou demandez leur combien coûtent environ les frais bancaires par an pour une petite entreprise (des choses que connaît un entrepreneur réel) ou combien de clients pour combien de prospects et au bout de combien de temps.
                  Très peu vous répondront (et ce n’est pas leur faute quand on voit qui enseigne principalement à HEC.
                  En revanche, bcp sauront vous faire un BP, un executive summary,une matrice de machin ou autres.
                  Par ailleurs, les exemples qu’on leur montre sont très peu souvent de « vraies » sociétés dont l’argent payé par les clients EST la principale ressource (alors qu’il y a bcp de sociétés fondées par des HEC, florissantes, sans dettes mais peut-être que ceci est inversement proportionnel avec la présence dans la presse ;-))
                  Posez leur cette question : quelle est la principale source de financement d’une entreprise ?
                  1% vous répondra : l’argent de ses clients (Bcp - en fin d’école qu’en début, quand ils ont encore la tête sur les épaules).
                  D’ailleurs, ce qu’il faudrait regarder est le nb de créateurs d’entreprises sortis d ’hec mais ayant une expérience professionnelle donc ayant eu le temps de peaufiner une idée, une techno et de découvrir un besoin et non le nb en sortie d’école, où trop souvent les projets sont des trucs à la mode (cette année c’est les trucs à coupons ou les sous facebook ou les chaînes de fast-food bio ) avec le but réel de gagner vite de l’argent sur le dos de gogos et de trucs isf ( cf Start-ups et investissement réduction ISF : le grand bazar )


                • inès 20 juin 2010 09:26

                  Pierre

                  Je vois que vous connaissez bien l’environnement de ces écoles de commerce et de leurs tendances à fabriquer des opérateurs dans l’économie virtuelle au lieu de l’économie réelle.

                  On voit même des HEC ou ESSEC devenir des marionnettes grassement payées pour manager à la « trique psychologique » des entreprises réelles.

                  L’exemple récent de France Telécom est significatif : faire du rendement et du chiffre ; dirigée par un HEC, nous en avons vu le résultat : NB suicides.....

                  Regardons les français sensés, s’apercevoir, impuissants que nos futurs élites ne seront plus ou pas tournés vers l’esprit collectif. Désolant !

                  Maintenant si l’on pense aux étudiants en sciences surtout ceux matheux être très sollicités par la Finance. Plus qu’étonnant !

                  Je connais une fille qui passe son Bac S actuellement qui m’a sorti plusieurs fois cette phrase :

                  « Bientôt en France, la recherche scientifique sera en peine. Les scientifiques n’auront plus de matheux pour les accompagner dans leurs travaux aussi bien en Fondamental qu’en Appliquée ». Cela rejoint vos propos.

                  Merci pour le lien vulgarisateur, explicite.









                  • inès 20 juin 2010 09:48

                    Pierre,

                    Autre réflexion de cette fille qui rejoint votre thèse :

                    « Je te crée une entreprise presque virtuelle avec des »formules magiques« (expression qu’elle aime utiliser pour parler des équations dont la majorité des quidams ne comprennent pas).

                    Investisseurs + com avec des gogos et je la revends avec un supposé potentiel qui parfois la transforme en économie réelle ou bien, il continue au jeu du virtuel.

                    Au cas où cette »Entreprise« s’effondre, les gogos seront de leurs poches mais pas les financiers.

                    Cela rejoint aussi le phénomène des »bulles". 

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