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Accueil du site > Actualités > Economie > Recomposition syndicale : les dirigeants de la CFTC cheminots démissionnent (...)

Recomposition syndicale : les dirigeants de la CFTC cheminots démissionnent et rejoignent la CFDT !

Grandes turbulences dans le monde syndical ferroviaire...

Coup de tonnerre dans le monde syndical ferroviaire : la grande majorité des dirigeants de la CFTC cheminots a décidé de démissionner de la centrale chrétienne et de rejoindre la CFDT !

Dans un communiqué diffusé ce matin, Catherine CLOUZET (Présidente), Alain POTTIER (Secrétaire Général), Eric DUMEZ (Vice Président) et Philippe FLAMME (Secrétaire Général Adjoint) déclarent rejoindre la fédération CFDT des cheminots.

Voici le texte intégral du communiqué...

"En profond désaccord avec notre Confédération depuis de nombreuses semaines sur l’impact de la loi sur la représentativité syndicale, le Bureau Exécutif de la Fédération CFTC des Cheminots a démissionné en bloc de l’ensemble de ses mandats en date du 22 septembre 2009.

Afin de continuer de défendre les valeurs qui sont les nôtres :

· Respect de l’être humain et de ses conditions de travail ;

· Négociation d’abord, pour la défense des intérêts des cheminots ;

Une grande majorité des membres du Bureau Exécutif a décidé de rejoindre la Fédération CFDT des Cheminots.

Cette décision contribue à la recomposition syndicale à la SNCF et favorisera une démarche de progrès social."

D’autres départs semblent être effectifs depuis plusieurs jours et semaines.

Ainsi, la recomposition syndicale dans les transports ferroviaires n’en finit pas de faire des vagues.

On remarquera que cette démission massive est un très mauvais coup porté contre les espoirs de la fédération FO des cheminots qui avait annoncé à son bureau fédéral que l’alliance avec la CFTC était "bien avancée". L’organisation FO comptait en effet sur une fusion avec la fédération chrétienne pour obtenir les 10% nécessaires à sa représentativité.

Ce départ collectif augure bien mal de cet espoir qui semble difficile voire impossible à atteindre compte tenu des rapports de force actuels et futurs.

Il conviendra d’analyser avec précision le jeu des fédérations et des confédérations dans le schéma d’une recomposition syndicale encore très agitée, en particulier dans les transports.

Rémi AUFRERE


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8 réactions à cet article    


  • le mave 1er octobre 2009 11:41

    Bof ,quitter une organisation qui signe avant qu’on lui demande pour en rejoindre une qui signe dès qu’on lui demande (et vis versa) ,je ne vois pas en quoi celà pourrait boulverser le paysage syndical


    • Gasty Gasty 1er octobre 2009 14:00

      Bien vu. 


    • non666 non666 1er octobre 2009 16:25

      Le concept de syndicalisme chrétien semble avoir du mal a survivre aux innombrables coups du biparpisme qio a partagé les diffrentes vaches a lait institutionnelles entre « interets de gauche » et interets « de droite ».

      Les marxistes avaient déjà fait main basse sur les actifs de la première CFTC en y devenant majoritaire puis en virant la notion de syndicalisme chretien de sa denomination.
      La CFDT actuelle , on ne le revelera jamais assez EST le coucou qui a viré l’oiseau de son nid .... il faut dire que des decennies de patronage chretien avait doté la CFTC originelle d’un patrimoine immobilier qui attirait la convoitise de la racaille marxiste aux doigts crochus mais au discours genereux en apparence...

      En se refondant la seconde CFTC avait meme du bataillé pour recuperer ce nom jeté aux oubliettes par les marxistes de la CFDT mais qui pretendait quand meme en garder la PROPRIETE , pour empecher la resurgence d’un syndicalisme chretien.

      Aujourd’hui , le combat qui règne dans les toutes puissances federations du transport ferré est surtout un combat entre ceux qui ont la gouvernance effective des entreprises (SNCF, RATP) et de leurs richissimes CE et ceux qui postulent à les remplacer.

      Le champs de bataille est imposé par le gouvrnement qui en accord avec les decisions de Bruxelles se doit de privatiser tout le secteur, pour que des Bouyghes,, des VIVENDI et consorts puisent faire des benefices avec les biens nationnaux que nous financons depuis des decennies.
      Ceux qui ont le pouvoir de nuisance (CGT, Sud-Rail, CFDT) s’affrontent donc aux « petits syndicats » pour preserver leurs emplois fictifs, leurs privilèges contre la paix sociale.
      La pauvre CTFC ne font donc pas le poids, une fois de plus , entre les mafias « de droite » et les mafias « de gauche ».



      • jacques jacques 1er octobre 2009 17:30

        je ne sais pas ce que tu fumes mais ça semble fort !
        Donc pour résumer les ex-dirigeants CFDC sont partis squatter les bureaux de la CFDT parce que des marxistes auraient vendu les leurs à Bouygues et vivendi et que la femme de ménage naurait pas de contrat de travail en règle.
        Moi, j’aurais vu plutôt le partage du monde ouvrier par les gros syndicats avec l’accord de sarko au détriment des petits syndicats qui soutenaient les actions patronales .La question est pourquoi Sarko préfère t’il avoir à faire aux gros syndicats plutôt qu’a des syndicats plus amicaux.
        http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23755


      • ouallonsnous 1er octobre 2009 16:44

        Dans tout ça, que deviennent les « principes » syndicaux, la défense de l’emploi et des salariés, la défense de l’héritage social ?

        On se croirait à l’umPS !!!!


        • remiaufrere remiaufrere 2 octobre 2009 20:27

          Les syndicalistes (généralement) me semblent moins méprisables que certains politiques élus ou non !

          Bien sûr, derrière certaines décisions locales, régioanles ou nationales, il peut y avoir des questions personnelles de confort mais il se trouve que les syndicalistes mentionnés dans mon article ont fait un choix difficiles pour eux (ils l’expliquent certes un peu rapidement), et la mailleure solution pour eux auraient été de se faire « acheter » par d’autres ce qui n’est pas le cas pour cette nouvelle !

          Donc pas de chance, leur réaction collective est notamment dû à une manipulation entre deux confédérations syndicales et à une contradiction visant à opérer une alliance qu’eux-mêmes jugeaient hier (en 2008) et aujourd’hui idéologiquement contre-nature (CFTC cheminots et FO cheminots) !
          On peut discuter de leur choix mais pas les accuser d’être ni syndicalistes et vendus.

          Ne confondons pas le monde syndical au monde politique sinon ce premier se perdra, et surtout ne faisons pas jouer le rôle de l’opposition politique nationale aux syndicats.

          Même si ces derniers doivent s’exprimer sans contrainte et revendiquer toujours pour négocier et parfois conclure sur ce que vous appelez à justre titre « la défense de l’emploi et des salariés, la défense de l’héritage social »... 


        • elec 42 elec 42 1er octobre 2009 21:40

          ils se peut qu ils finissent par voyager tous dans le meme waggon !!!


          • Roger Martinovsky 22 octobre 2009 14:28

            quand les chemins divergent ..........le départ du train est proche et les aiguillages ?????

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