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Recomposition syndicale (SNCF) : du rififi à l’UNSA cheminots, la trésorière fédérale démissionne !

Nouveau rebondissement dans la « recomposition syndicale » à la SNCF...

La recomposition syndicale qui se déroule depuis 2008 à la SNCF continue avec un nouvel épisode.

Mireille BLONDEL, Trésorière de l’UNSA Cheminots (seconde organisation syndicale à la SNCF) a récemment démissionné de ses responsabilités et de l’UNSA.

Rappelons que l’UNSA cheminots avait connu des questionnements de nombreux responsables dans les régions après avoir entendu son secrétaire général, J.D.BIGARNE, proclamait qu’il était "plus proche de la CGT", au lendemain des élections professionnelles SNCF.

Ce scrutin n’avait pas permis à l’UNSA et à la CFDT de passer la barre des 30% permettant de conclure des accords valables pour être appliqué en conformité avec la nouvelle loi sur la représentativité syndicale (2008). Alors qu’avant ces élections, le leader de l’UNSA cheminots tenait à afficher son "réformiste", la déclaration de "proximité" avec l’organisation conduite par Didier LE RESTE, faisait un peu "tâche" pour l’adhérent et le responsable militant UNSA.

Le départ de la Trésorière de l’UNSA cheminots a plusieurs causes qu’elle explique elle-même dans une interview sur le net. Elle indique "ne plus se retrouver dans la ligne politique de l’UNSA" et "la divergence avec le secrétaire général (UNSA Cheminots)...qui gouvernait de façon autocratique avec la complicité d’une partie de l’équipe fédérale".

Elle illustre en précisant qu’à l’issue des élections SNCF de mars 2009, elle a fait partie des "trois personnes à être limogées, le numéro 2 (secrétaire général adjoint), le n°3 (elle-même trésorière) ainsi que le responsable régional atlantique". Ces dirigeants "ont été mis à l’écart de tous les dossiers". Pour sa part, son positionnement comme 3ème responsable nationale lui permettait de s’occuper de la négociation des accords, responsabilité qui lui a été retirée. Elle a poursuivie sa tâche de trésorière.

Depuis 2008, nombreux sont les mouvements de cadres comme de militants syndicalistes à la SNCF et dans toutes les entreprises ferroviaires.

Les raisons sont essentiellement au nombre de deux :

  • le positionnement des syndicats et les stratégies déployées pour réagir aux évolutions structurelles à la SNCF et au contexte concurrentiel dans les transports ferroviaires, sans omettre les décisions syndicales erratiques (CFTC) ou fortement politisées (FO) pour ces organisations,
  • la recomposition syndicale engagée à compter de la loi de juillet 2008 et des élections dans la société nationale SNCF en mars 2009.

Certaines organisations syndicales cheminotes (comme FO, CFTC et CFE-CGC) ont connues des départs de responsables nationaux et régionaux dès 2008. L’échec récent de "l’accord électoral" entre ces trois syndicats (par la remise en cause de la direction de la CFTC cheminots par la confédération CFTC) va sans doute provoquer de nouveaux bouleversements.

Quand aux deux responsables nationaux de l’UNSA cheminots mentionnés au-dessus, le secrétaire général adjoint devrait quitter sa responsabilité au prochain congrès de l’UNSA à l’automne prochain (pour raisons de retraite). L’ex-Trésorière, Mireille BLONDEL a décidé de rejoindre la CFDT cheminots et elle a été associée dans l’équipe cadres de cette organisation.

Quand au Secrétaire Général de l’UNSA, des sources internes précisent que compte-tenu des difficultés causées par les raisons données par l’ex-trésorière et les problèmes rencontrés, il ne devrait pas se représenter à sa responsabilité au prochain congrès.


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4 réactions à cet article    


  • Matugenos 7 juillet 2010 11:55

    Mme Blondel, ne ment jamais. Elle interprète la réalité, nuance. Un tel tissu d’âneries pour masquer un parcours syndical uniquement motivé par l’intérêt personnel !!

    Il faut dire que l’autocrate en question, elle l’a bien servi à un moment donné pour assoir son ambition. Quant au harcèlement moral, Madame Blondel a pour habitude d’accuser tous ses adversaires d’être des harceleurs (sans complexe la dame). Des preuves ?

    A l’époque du grand n’importe quoi, les carriéristes utilisent les moyens de la défense des salariés pour prendre du galon. A l’Unsa ou à la Cfdt.

    Lamentable !!


    • remiaufrere remiaufrere 11 juillet 2010 21:46

      M.BLONDEL a sa vérité. Il faut savoir l’a respecter.
      Sachez qu’elle aurait pu retourner facilement en service complet à la SNCF, son grade hiérarchique lui permettant de poursuivre sa carrière professionnelle dans de meilleures conditions que poursuivre un engagement syndical actif.

      Elle n’a pas sollicité le Président de la SNCF pour obtenir un avantage ou une faveur, ce qui n’a pas été le cas d’un de ses anciens « chefs » syndicaux !

      Vous pouvez donc critiquer son engagement à la CFDT, c’est votre droit !

      Mais vous avez aussi le droit de lui poser des questions ici.

      Nous le ferons suivre et si vous avez la sincérité de communiquer votre courriel, nous avons la faiblesse de penser qu’elle répondra elle-même à vos questions.

      Car je ne suis pas son « avocat » !

      Bien cordialement,

      R.A.


    • fifi 11 novembre 2010 03:37

      Salut Rèmy,
      je me permets de te tutoyer car dans le monde syndical c est entre camarades qu on discute.Il y avait longtemps que je n étais pas venu voir tes commentaires et encore une nouvelle fois c est un tissu de torchons ,mensonges.pourtant j avais trouvé ta prestation sur c dans l air il y a quelques mois excellente.Je trouve inadmissible que tu puisses mettre une quelconque critique à l égard de la loi du 20 aout 2008 alors que ton secretaire confederal,Chereque, a promulgué cette loi avec la cgt le medef et Nicolas Sarkozy.Et ce dans le seul but de vous accaparer tous les pouvoirs.Or les seuls endroits dans ce monde ou on veut faire taire les minoritaires sont dans les pays ou la dictature règne.C est donc une dictature syndicale que des milliers de salariés subissent.Car dans toutes les organisations syndicales il y a des militants de terrain qui se donnent corps et ames pour la défense des salariés.Et au syndicat force ouvriere auquel j appartiens, qui aurait pu d ailleurs signer cette loi scélérate,nous pensons que la démocratie c est le pluralisme syndicale et non le pluralisme a l interieur d un meme syndicat.Car cette loi ne fait que baisser le nombre de syndiqués qui j le rappelle ne représente que 9% des actifs.Elle est à l origine de plus de conflit entre les OS alors que nous devrions etre unis.Elle entraine notament des carrièristes syndicaux a accélérer la mise à mort de ceux restés fidéles a leur organisation malgré leur non représentativité.Notamment par des pratiques staliniennes orchestrés par la cgt des cheminots de la règion de Lille.D ailleurs je te rappelle que ton propre syndicat subit ces exactions.Quelques exemples:en accord avec la direction : délocalisation des os non représentatives à 20min de la gare de Lille.Pendant les grèves la cgt s’ est permise de forcer le local cftc ,promis par la direction ,alors qu une procédure judiciaire est en cours,avec déplacement de tout le materiel.De ce fait sud rail s est accaparé les salles intersyndicales pour rèpondre a la direction :« et bien nous on prendra ça ».Autoccolants placardés partout(cfdt,cgt,sud), à celui qui en mettra le plus, à force il n y aura meme plus besoin de retapisser ,etc etc.Voila à quoi sert cette loi.Les délégués au lieu de travailler sur le terrain préfèrent jouer à la guéguerre et s’ adonner à des comportements puériles.Qu as tu à répondre à tout cela.... Tiens j ai oublié de te dire la cgt possède 280metre carré.Sans compter des locaux syndicaux dans toutes les viles de la règion ou il y a une forte concentration de cheminots.FO,CFTC,CFE/CGC,90 sur Lille....Et aussi pour ce qui est de la fédération FO cheminots oui il y en a qui sont politisés et alors à ce que je sache les salariés ne le ressentent pas dans la lecture de nos tracts.De plus il faut rappeler à tes lecteurs tu es aussi engagé dans un parti politique.Alors avant de critiquer on balaye devant sa porte........ 


    • remiaufrere remiaufrere 22 novembre 2010 18:59

      A l’attention de « FIFI » ...

      1- Je n’ai jamais soutenu la loi de 2008 sur la représentativité. Je n’étais pas demandeur de cette loi.
      Que mon « secrétaire confédéral » l’a soutienne, je le respecte. Mon point de vue est différent. Dont acte.
      De là à indiquer que ce que j’écris est un « tissu de torchons, mensonges » (torchons ? tissu ? on se mélange FIFI !) est une vraie interprétation de ta part.
      Je suis libre et j’ai le droit de ne pas être aligné au millimètre près à quiconque. Mais je respecte la délibération démocratique et le vote majoritaire et je m’y plis.

      2- La loi de 2008 présente un aspect positif : c’est d’en finir avec l’arrêté de 1966 sur la présomption d’irréfragabilité dans le cadre de la représentativité « d’office » des confédérations syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC.
      Il est quand même assez stupéfiant de trouver formidable de se baser sur un arrêté ministériel qui déclarait les confédérations représentatives « de fait » pour leur comportement patriotique « sous l’occupation » !!!
      Quelle modernité pour les salariés aujourd’hui que de se voir représenter par des confédérations qui se sont bien conduites entre 1940 et 1944 !

      Le texte d’août 2008 précise que la représentativité sera désormais le reflet des votes des salariés dans les élections professionnelles.

      Que trouves-tu de choquant à cela ? Est-ce que cela est gênant parce que des permanents « éternels » ne pourront plus l’être dans certaines organisations syndicales actuelles ?
      Il est amusant de déclarer la loi scandaleuse alors que celle-ci remet en cause des places de permanents et quelques financements.
      Dans ce jeu transparent et libre des élections professionnelles, chacun peut se présenter et donc valider sa représentativité !
      Le plus gros problèmes c’est que cela peut provoquer une surenchère électoraliste bien éloignée des intérêts des salariés. Et que la représentativité peut être modifiée au niveau de la branche tous les dix ans...


      Dès lors, je m’étonne que tu oses parler de « dictature » alors que le processus résulte clairement des élections où vont voter les salariés !
      Prendrais-tu les salariés pour des benêts ?

      3- la situation à FO
      Jusqu’à la fin des années 80, la confédération FO a été l’organisation syndicale qui a vraiment concrétisé la formule de « l’indépendance syndicale ». Mais cela est bien fini avec la prise de contrôle de petits appareils politiques d’extrême gauche bien connus et que tu connais toi-même !

      C’est bien parce que FO a arrêté de croire et surtout de pratiquer « l’indépendance syndicale » que certains (assez nombreux) ont quittés cette organisation et surtout ses principes proclamés dans lesquels ils avaient mis du cœur et du courage.

      Il ne s’agit pas là de contester les choix et libertés politiques de chacun mais de constater la triste réalité. Du départ de nombreux militants à l’UNSA, de la prise de contrôle dans les UD FO, du déclin électoral de nombreuses fédérations FO, de la baisse constante du nombre d’adhérents...c’est une réalité et un constat dramatique. Le pire c’est surtout de ne pas vouloir demander « pourquoi ? » !

      4 - effet de la loi sur le nombre de syndiqués ?
      La loi n’a pas fait baisser le nombre de syndiqué. On note même une remontée à la CFDT (chiffres certifiés dans le cadre du contrôle financier rendu nécessaire par la loi), ainsi que dans d’autres organisations comme la CGT. Ce n’est assurément pas le cas de FO ni de la CFTC.

      5 - SNCF région lilloise

      Tu dénonce des faits scandaleux dont acte.
      Les intéressés doivent pouvoir et savoir se défendre. Mais l’élection de mars 2009 est aussi passée par là. L’objectif des non-représentatifs régionalement doit être de retrouver cette représentativité.
      Que pour certains, cela passe par un protocole d’accord niant les identités syndicales de chacun (ex. FO-CFTC, CGC) pour que l’autre récupère l’ensemble des voix obtenues en dit long sur la volonté de quelques-uns de conserver leurs places de permanents.

      A la fin, ce sont les cheminots qui en décideront. Et quand on a des principes, cela n’est pas gênant.
      Quand on en a plus, cela devient vite insupportable.

      Bien à toi,

      R.A.

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