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Accueil du site > Actualités > Economie > Réformer le capitalisme ou le matérialisme éclairé

Réformer le capitalisme ou le matérialisme éclairé

Dans un article récent je rappelais qu’un sondage donnait l’opinion favorable de 91% des français pour réformer le capitalisme et l’ « Enfoiré » dans un commentaire me répondait que nous aurions des surprises si nous leur demandions quoi réformer.

Je doute effectivement que ce soit le processus qui conduise à la richesse, donc pas le processus capitalistique.

Pourtant c’est dans cette représentation de la richesse et des paramètres qui y conduisent sur la base de l’expression d’un désir « atavique » (inné) que se font nos sens de ce besoin d’être de l’animal humain que nous sommes, que nous retenons des critères de son accession.

Car le capitalisme, suivant les conceptions, est contemporain dans l’histoire humaine, je le situe personnellement à la fin du mercantilisme. Bien naturellement la transformation ne c’est pas faite sur une décision politique ni sur le poids d’un « vote ». Fallait-il que cette nouvelle forme de penser, trouve le temps et le moyen de sa concrétisation.

A l’époque le berceau du libéralisme naissant dont une des figures de référence fut John Locke, lui permis de trouver son développement.

Un homme par son travail contribuera à cela William Petty, il est pour moi l’homme de la transition si nous devions ne garder qu’une image du passage de l’économie mercantiliste à celle du capitalisme, en définissant en outre la valeur travail.

Pourtant nous ne pouvons réduire le capitalisme qu’à cela si nous ne l’un enjoignions pas le développement du savoir technologique, qui le portera, comme moyen de développement de la production concourant à l’accumulation de la richesse, par :

1/ l’industrialisation des moyens de production.

2/ par un moyen de comptabiliser la richesse issus de l’échange commercial.

Du premier naîtra l’industrialisation et du second le plan comptable, un modèle de ventilation faisant foi et normalisant les rapports de production et d’échanges, un modèle systémique fruit de l’observation et de l’évolution des comportements humains, tant idéologiques que productif, tant spirituel que matérialiste, une règle comptable.

Sans remonter à l’origine de la comptabilité, avec le jeton d’argile « calculi » marques des transactions entre hommes, et en mentionnant l’apport religieux avec" La summa di arithmetica, geometria, proportioni et proportionalita" (traités d’authentique de géométrie, proportion et proportionnalité) du franciscain Luca Pacioli. Nous sommes alors en 1494.

L’époque moderne commence avec, les « livres des comptes » qui seront admis par le code Colbert comme preuve juridique. Nous sommes en 1673. Enfin celui que nous utilisons, dit plan comptable, véritable révolution par la fixation officielle de normes en 1947. Celui-ci normalisera les moyens d’enregistrer les opérations comptables pour les imposer aux entreprises.

Un autre événement conséquence du libéralisme est l’abolition de la servitude, et la référence au contrat librement consenti entre les parties, qui donnera en réalité le louage de la force de travail, ou la servitude volontaire, d’où naîtra le salariat, sous lequel nous vivons aujourd’hui.

Devant ces évolutions qui marquent le développement du capitalisme dans le celui du libéralisme, nous ne pouvons pas imaginer que la réforme du modèle capitaliste puisse seulement se résumer à une répartition de la richesse, par prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres.

Notre présent met un terme à deux absolus :

1/ que le libéralisme s’oppose à l’holisme, que l’intérêt individuel concours mieux à l’intérêt collectif (j’ai expliqué cela dans un article).

2/ que le capitalisme favorise la liberté individuelle.

Du Chili de Pinochet au communisme Chinois en passant par les théocraties musulmanes le capitalisme s’est mue et développé dans tous ces états, et aurait pu parfaitement se développer dans la monarchie occidentale de l’époque, et d’évidence ce n’est pas lui qui renverse les gouvernements. (Il sera intéressant de suivre l’évolution du capitalisme en Chine)

Ceci, si des élites (dont je n’en cite que deux), n’avaient pas aspiré à la liberté de penser pour eux et pour les autres, si elles ne s’étaient pas séparé de la pensée Unique, de ceux qui détenaient le pouvoir en place, pour demeurer d’individualistes individus égoïstes comme nous en faisons l’éloge, sans aucun souci pour la collectivité, que nous dénigrons. Voilà donc qui met un terme au dénigrement des élites, et met un terme à la croyance que ce sont les populations qui font les révolutions.

Ainsi envisager une réforme du capitalisme sans elles n’est pas sérieux.

Trouver celles qui auront véritablement le souci des autres dans la meute qui l’aboie, c’est autre chose, et là, dans les démocraties, le vote peut les faire surgir.

Il reste à trouver quels sont les éléments qu’il faut réformer pour transformer le capitalisme, ou reconnaître celui ou ceux qui lui confèrent sa stabilité.

Dans un article aussi court il va mettre difficile d’argumenter sur le fond, mais l’on peut comprendre qu’il faille en réformer certains et pas d’autre.

Doit-on réformer l’idéologie libérale qui dogmatise l’individu, oui.

Nous ne sommes plus au 17° siècle, la science et la connaissance de l’humain et de ses comportements a évolué, nous savons que le communautarisme est une situation de repli devant l’incertitude, nous savons que l’un n’existe que dans le regard de l’autre qui lui donne son nom, ce qui rend impossible son évitement car nous lui devons l’existence. En conséquence l’un et l’autre sont intimement liés, si l’un est singulier l’un et l’autre sont pluriel, et justifie pleinement le socialisme que l’on oppose au libéralisme, il les rend même inaliénable.

Il y a donc une nouvelle forme de vie collective à trouver qui intègre le développement de l’individu et sa reconnaissance par les autres pour former une société solidaire, ce n’est ni plus ni moins que l’individuation dont Durkheim a rempli des pages, il ne s’agit pas de construire un état despotique qui s’oppose à l’initiative individuelle, mais un état qui ne transforme pas la solidarité en source de servitude pour quelques oligarchies ou ploutocratie privilégies.

La notion de propriété n’est pas à revoir, elle est à étendre à tous les individus. L’abolition de la servitude n’a pas fait disparaître le lien de subordination qui entretien de fait une situation inégalitaire qu’a du régler la loi pour qu’a travers elle ne perdure pas le fait du prince que dénonce Voltaire.

Le louage de la force de travail permet encore cela en calculant une valeur marchande de chaque individus qui se trouve ainsi dans la chaîne de la production aliéné à un prince, et en tant que citoyens soumis à la puissance économique de ce prince, encore plus aujourd’hui ou celui-ci peut délocaliser.

Le louage de sa force de travail n’est donc pas un aboutissement du libéralisme, et rendre la valeur de son capital travail à chaque individus n’est pas remettre en cause la propriété privé, mais reconnaître à chacun qu’il ne peut être dépossédé de la « capabilité » dont la nature l’a doté et à laquelle les autres ont contribué à son bénéfice et en retour à celui de la collectivité dans laquelle il œuvre.

Fondamentalement c’est convenir que la loi naturelle inclut également la conscience de sa sociabilité.

Nous ne pourrions même pas l’évoquer si le mécanisme de sa construction ne figurerait pas dans la capacité génétique humaine, si elle ne pouvait être de nature à fonder une collectivité humaine, être une perception collective de son existence.

Ceci valide aussi bien la perception individualiste de l’exploitation de l’autre pour se construire que la conscience qu’en retour nous nous construisons les uns les autres.

Le choix entre les deux qui sont indissociables est une absurdité ou un moteur suivant le regard que l’on porte, l’intelligence se résume à les harmoniser, ce que permet la socialisation comprenant le socialisme économique, mais vous l’avez bien compris pas sous les formes de sa naissance (le socialisme historique) qui était une réponse à la servitude volontaire aliénée au service du prince, dont nous avons retiré par le conflit le partage de la prospérité.

Ainsi le socialisme n’a aucune raison d’être exclus de l’évolution de l’être civilisé, pour favoriser, et vouloir ramener l’homme à la seule compétition du marché, le ramener à la nature primitive de sa condition animalière, même si les marchands ont réduit le monde à cette seule compétition, et qu’elle nous parait moderne parce qu’elle développe des technologies est des biens merveilleux, elle reste un archaïsme comportemental.

Nous pouvons donc convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du « louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

Si je mentionnais en début la formation d’une valeur travail par William Petty, en associant une journée à une superficie de 52 are, c’est qu’elle a toute son importance pour permettre l’accumulation de capital, Marx l’a expliqué je n’y reviens pas.

Je soutiens qu’elle doit être réformée en une valeur plus conforme à la réalité des individus dans le monde des connaissances d’aujourd’hui, et constituer une référence de la définition d’un « capital travail » de chaque individu, qui par lui, devient un partenaire du prince. De fait disparaît du plan comptable les charges salariales puisque le salariat en disparaîtra, et ce sera la répartition des dividendes qui constituerons les revenus de chacun, et les relations socio économique en deviendront autre.

Et la répartition de la richesse ?

Née du travail pour ceux qui l’exerceront comme partenaire elle en découlera, pour autant l’industrialisation suivra l’existence des matières premières, et notre capacité technologique. Les deux permettent de consommer et réduire ces ressources plus rapidement, mêmes en intégrant l’activité naissante de la dépollution et le renouvellement des matières premières, mais nous devrons intégrer l’acquisition du savoir comme activité rémunératrice source de revenus pour tous en prévision d’un futur existentiel, compte tenu de la diminution de l’activité travail prévisible et de l’augmentation de la population. Elle viendra compléter et s’adjoindre à la production de biens, nous serons ainsi sorti du seul matérialisme capitalistique qui a fini par absorber le libéralisme pour le réduire à sa condition marchande en tarissant la générosité de sa pensé et renouer avec ce qui est indissociable comme l’Un et l’Autre, l’esprit et la matière, un matérialisme éclairé.

Nous ne serions de fait plus dans le capitalisme que nous connaissons.

Durant cette longue route depuis le17°siècle, l’esprit des lumières s’est éteint quand petit à petit, les marchands ont remplacé les penseurs ou philosophes, ils ont fait prospérer la technologie pour le meilleur et le pire, mais ils ne peuvent avoir à la foi un esprit déterministe égocentrique fait de systèmes mathématiques modélisés figés comme des livre religieux, et penser le monde aléatoire puisque les systèmes figés qu’ils adulent les en empêchent.

Les changements interviennent donc quand des élites se séparent de celles qui détiennent le pouvoir, quand elles sont en rupture avec sa pensé unique.

L’histoire humaine nous démontre que le commerce à relié les hommes, voire posé des problèmes comme ceux que nous connaissons, et véhiculé des idées et des cultures, mais le commerce n’est pas le capitalisme, et la loi du marché est une stupidité sans borne qui ne pourrait être que l’idée d’un renoncement devant la complexité du monde, si je ne savais qu’elle n’est que le faire valoir judicieux du capitalisme comme issue naturellement de celui-ci.


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30 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 26 janvier 2010 11:27

    Quelle que soit la pertinence d’une analyse prônant la réforme, ou la disparition du capitalisme, son effet reste illusoire.
    Une raison incontournable : Ce sont « eux » qui détiennent tous les pouvoirs et décident de ce qui se fera ... ou pas. Ils contrôlent l’information et la démocratie n’est qu’une illusion, dans la mesure où TOUS les politiques font partie du « système ».

    La solution du changement passe d’abord par une prise de conscience des citoyens ... qu’ils sont majoritaires et qu’ils ont le choix de refuser la société de consommation et de compétition où, on le constate actuellement, les richesses sont captées par une toute petite minorité.

    La suite est plus difficile : définir un autre mode de société, et .... le mettre en place, en refusant de se plier aux règles du « système ».
    C’est LA SEULE crainte des élites, et c’est pourquoi ils ont criminalisé les jeunes de Tarnac (qui refusaient les portables et cultivaient leurs propres légumes. Dixit MAM) et continueront pour étouffer toute velléité.

    Nous sommes le peuple, nous sommes le pouvoir.


    • Pyrathome pyralene 26 janvier 2010 11:39

      Nous sommes le peuple, nous sommes le pouvoir......

      oui , et on les fera descendre de leurs arbres pour rendre des comptes........les chefs primates !...


    • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 13:17

      bonjour alpo47

      merci pour ton commentaire. il reste illusoire parce que nous ne regardons les transformations qu’à l’échelle de notre existence, poussé par cette frénésie de vivre vite, de consommer un max, nous ne prenons plus le temps de penser,.
      la penser nous est distribuer par les grand moyens de communications et les faiseurs d’opinions. plus personne ne va dans les lieux ou se mélangent et se développent les idées, les partis, les syndicats, les « clubs » de penser ou d’interrogations, nous nous rencontrons essentiellement dans les temple de la consomation. s’ils ont leur place, il n’est pas normal que la société organise sa vie autour d’eux (ouverture le dimanche par exemple).

      alors tout devient illusoire ce n’est pas un reproche, j’ai la même perception que toi quand je défends ces points de vue, car c’est le temps qui les construira dans le conflit.

      aucun puissant ne développe ce qui peut lui nuire. ce n’est pas parce qu’ils sont méchants, c’est parce que leurs action organisent la stabilité utile au développement sociétal, sauf que celle-ci est en perpétuelle évolution, si nous le comprenons, nous avons toutes les difficultés à le concrétiser, surtout quand l’évolution justement recompose les pouvoirs et que nous demandons à ceux qui le détiennent de le faire, surtout que les évolution vont naturellement vers un atavisme inné (le dominant).

      comme nous le vivons jamais autant de richesse n’a été produite de vie d’humains, et nos hommes politiques nous disent que le chômage, la retraite, et la santé coûte trop cher.

      c’est quoi cher ?

      cordialement.


    • Alpo47 Alpo47 26 janvier 2010 17:31

      A propos du manque d’adhésion aux partis ou syndicats, elle est peut être, liée à leur absence totale de crédibilité. Il n’y a aucune alternative. Tous les partis font partie du « système » en place et l’alternative n’est qu’illusoire. Qui pour remplacer Sarkozy ? Strauss Kahn, S.Royal, Delanoe... JF.Copé, Fillon ... Rien ne changera, le système de cooptation, pillage en place, continuera...
      Les syndicats ? Ils servent à canaliser les mécontentements. Rien à attendre d’eux.
      Alors ? Ce qui crée le problème, ne peut pas apporter la solution. Il faut sortir du système pour la trouver.


    • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 17:40

      bonjour alpo

      il faut pourtant bien trouver un moyen de rassembler les idées qui se rapprochent pour constituer un nouveau courant de penser,
      ce sont les partis et les syndicats qui permettent cela, nous ne sommes pas obligés d’investir ceux qui exsistent nous pouvons en créer d’autres à côtés et même les nommer différemment, pourvu qu’ils soit un lieu où des hommes expriment et organisent ce qui les rapproche.

      cordialement.


    • Alpo47 Alpo47 26 janvier 2010 17:55

      C’est ce que contribue à faire ce blog.
      Un bon exemple de soulèvement populaire est l’Allemagne de l’Est . Non violent, tout dans la résistance passive et le refus de l’Etat en place.
      Mot d’ordre (de mémoire) : « Nous sommes le peuple, nous sommes le Droit ». Corrigé pour nous, Français, cela pourrait donner ; « Cause toujours , tu m’intéresse ».
      Ah, oui, souci... Il faut aussi que ça se passe sans G.Soros et la CIA qui tiraient les ficelles.


    • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 18:00

      re alpo

      pourquoi pas !

      cordialement.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 janvier 2010 14:13

      Ouah, c’est épais et dense, je vais devoir relire au calme.

      " Voilà donc qui met un terme au dénigrement des élites, et met un terme à la croyance que ce sont les populations qui font les révolutions. " une vidéo du jour sur les supernovas témoigne du fait que c’est un étudiant de cinquième année de faculté qui a révolutionné les théories sur le sujet. En effet, alors que les gros moyens balayaient de grands degrés d’angle pour en voir le plus, lui a choisi une petite portion de l’univers et s’est fixé dessus sans relâche. Il a gagné !

      Déjà dans le passé c’était une étudiante de quatorze ans qui avait découvert le meilleur système de compressions de données numériques...A+


      • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 14:28

        bonjour lisa

        j’ai compris, il y a seulement des élites qui se manifeste tôt. ceci dit nous ne sommes pas sorti du discourt sur la servitude volontaire, pour les raisons que j’explique à alpo. notre existence suit une construction qui est semblable à celles qui font vivre les supernovas, la question est, est-ce une réalité ou l’analyse de notre propre être, je reste partisan de la deuxième réponse, c’est complexe mais fabuleux

        cordialement.


      • lechoux 26 janvier 2010 15:49

        Patchwork de concepts non maîtrisés et de phrases toutes faites. Sois plus simple, tu seras plus crédible et surtout meilleur. Commences par corriger tes fautes d’orthographes ou de sens :
        « Trouver celles qui auront véritablement le souci des autres dans la meute qui l’aboie, » qui aboie
        « Dans un article aussi court il va mettre difficile d’argumenter sur le fond, » il va m’être


        • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 17:15

          bonjour lechoux

          merci de ta critique. mais je crois que tu as compris c’est l’essentiel.

          cordialement.


        • lechoux 27 janvier 2010 17:16

          Non, je n’ai rien compris. N’était-ce pas le but de ton article ?


        • BA 26 janvier 2010 16:29

          France : consommation de produits manufacturés : + 1 % en 2009.

          Cette hausse de la consommation s’explique par la prime à la casse. L’Etat a distribué une prime à la casse de 1 000 euros pour l’achat d’une voiture neuve.

          Lisez cet article :

          Tous les économistes s’attendent en effet à un « contrecoup », une fois dissipés les effets d’aubaine de la prime à la casse. Celle-ci est tombée de 1.000 euros en 2009 à 700 euros début 2010, puis devrait descendre à 500 euros au 1er juillet.

          Sans la hausse des achats d’automobiles en 2009, « les dépenses de consommation en produits manufacturés auraient baissé de 0,3 % », a calculé Mathilde Lemoine, économiste chez HSBC.

          Son arrêt progressif et la fin des mesures de relance du gouvernement lui font désormais prévoir « une baisse des dépenses des ménages au premier semestre 2010 ».

          http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=839bace37ca849ce7ca500ea000762c2

          Autrement dit :

          - en France, les ménages sont fauchés : ils ne peuvent plus consommer par eux-mêmes ;

          - l’Etat a donc aidé les ménages : l’Etat a distribué aux ménages des dizaines de milliards d’euros pour qu’ils puissent consommer (crédits d’impôt pour l’achat de logements écologiques, prime à la casse, prime de rentrée scolaire, prime de Noël, prime à la cuve, etc.)

          - conséquence : le déficit budgétaire a explosé ; l’Etat s’est surendetté à la place des ménages ;

          - ce cercle vicieux est très dangereux : c’est l’Etat qui soutient la consommation à bout de bras. Quand l’Etat arrêtera de distribuer toutes ces aides et toutes ces primes, la consommation s’effondrera.

          - Conclusion : dans les pays occidentaux, le libéralisme économique est mort. Les dirigeants politiques, même quand ils sont libéraux, sont contraints de faire intervenir l’Etat par dizaines de milliards pour empêcher l’effondrement de l’économie.

          C’est l’Etat qui tient l’économie à bout de bras.


          • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 17:27

            bonjour BA

            rien a dire sur ton commentaire si on sait faire la différence entre libéralisme et libéralisme économique.
            le choix politique du président, de la relance par le seul investissement comme seul et unique solution, est effectivement démenti par toutes ses relances indirectes à la consommation que tu soulignes.
            le gouvernement tient seulement une ligne dogmatique contre toutes évidences, en espérant que cet effort qu’il fait n’est que le temps à consacrer pour que se fasse voir les effets positif de sa relance par l’investissement.
            il y en aura certainement si ceux qui ont reçus les aides ne les transforment pas seulement en dividendes pour leur actionnaires, si l’on en croit les difficultés que rencontrent les petites entreprises.

            cordialement.


          • lechoux 27 janvier 2010 17:29

            Très juste BA. D’autant plus que les primes à la casse passées ont déjà montré leurs conséquences, c’est à dire un achat avancé par rapport à sa prévision.

            « Conclusion : dans les pays occidentaux, le libéralisme économique est mort. Les dirigeants politiques, même quand ils sont libéraux, sont contraints de faire intervenir l’Etat par dizaines de milliards pour empêcher l’effondrement de l’économie. »
            C’est surtout une preuve de la vacuité de leur idéologie ! :))


          • Le chien qui danse 26 janvier 2010 16:45

            « aucun puissant ne développe ce qui peut lui nuire. ce n’est pas parce qu’ils sont méchants »

            Je vous trouve bien indulgent avec le genre humain.
            Pour l’instant rien ne peut obliger à penser que la violence sous toutes ses formes est nécessaire aux développements divers de l’humanité.
            Avec une volonté coopérative nous aurions certainement suivi une trajectoire aussi riche en développements.
            Bon on peut peut-être avancer une théorie de l’évolution compétitive et donc sélective comme justificatif de la violence, comme dans la nature, mais de nos jours qui ne peut voir que cela est contre productif ( sauf pour les puissants).
            Si nous ne voulons pas revenir à un eugénisme il va falloir développer une véritable sociologie du développement de la personne.
            Le capitalisme nous ramènera à l’eugénisme et la théorie du sablier, les élites en haut et les esclaves en bas et un goulot bien étroit pour le passage aussi bien en ascension qu’en chute. Là avec le sarkosisme nous avons mis les pieds dans ce potentiel futur.


            • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 17:34

              bonjour le chien qui danse

              j’ai lu que tu avais bien interprété ma métaphore. je pense que nous avons cette possibilité d’un développement de la personne, mais nous ne devons pas croire pour autant que nous sommes les maitres de l’existence, car c’est elle qui nous fait.
              bien d’accord avec le risque que nous fait courir le capitalisme. j’explique un peu cela dans cet article

              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=67013

              cordialement.


            • Marc Bruxman 26 janvier 2010 20:29

              Les gens disent vouloir réformer le capitalisme : soit.

              Et quand on leur demande ce qu’ils veulent, ils répondent : DU FRIC  !

              Et c’est la toute la question  ! L’accumulation de puissance au bénéfice de l’individu (et donc de fric) est ancrée dans les gênes de l’homme. Vous ne pouvez pas aller contre.

              La loi de la jungle est le naturel, la société est l’exception. Toutefois, la société se maintient parce que les puissants ont compris qu’il fallait faire des lois pour se protéger (sinon quand on veillit on est mort) et parce qu’ils ont compris qu’en s’alliant avec les mystiques (religieux) on pouvait faire respecter ces lois en diminuant la quantité de force nécéssaire.

              Le religieux s’est effondré au XXème siécle avec une destruction quasi historique du Catholicisme et une très forte baisse dans la plupart des pays protestants. Dans d’autres pays, le communisme a tenu lieu de religion avant de s’effondrer de façon spectaculaire en 1989. Dans la plupart de ces ex-pays communistes et à quelques notables exceptions près comme la Pologne, rien n’est venu remplacer le vide. Vaclav Havel l’a d’ailleurs fait remarquer peu après les festivités de 1989 dans un discours mémorable sur ce qui attendais son pays.

              L’effondrement des religions est ce qui produit le libéralisme. Dans un monde ou le pouvoir moral est mort, le maintient du pouvoir politique est de plus en plus difficile. En l’occurence, la société n’a pas de raison morale (le catholicisme en fournissait une) pour maintenir une protection pour les plus faibles et donc cette protection disparait. Le pouvoir politique va devenir minimal de fait car maintenir un état minarchiste demande relativement peu de ressources et qu’une telle société peut être relativement stable, du moins à court terme. Mais la nature n’aimes pas les espaces vides et les hommes cherchent leur nouveaux dieux :

              Parallélement deux « dieux » sont en train de tenter une perçée :

              • Le dieu technologie, nous promettant une vie meilleure et le paradis sur terre contre notre obédience.
              • Le dieu écologie nous promettant de survivre contre notre obédience. 
              Le dieu écologie et le dieu technologie sont en apparence opposés. Pourtant, le dieu technologie a offert des niveaux de conforts auquels les gens ne sont pas prêts à renoncer. En conséquence la seule chance du dieu écologie et de s’allier avec le dieu technologie pour le controle de la morale. Le dieu technologie s’entend bien avec le capitalisme dont il est le bras armé. Le dieu écologie est agnostique en terme de systéme économique, même si la gauche a tenté de le récupérer. Entre la décroissance qui va mener à son extinction et la surenchère technologique qui permettra de le maintenir, il choisira le second. Une bulle « green tech » est d’ailleurs en formation.

              Ces deux dieux sont en réalité très compatibles et se complétent mutuellement. De l’équilibre à trouver entre ces deux tendences dépendra la survie des société complexes.

              Avec une technologie à la fois dieu et démon c’est toute la société occidentale qui va vers une admiration sans borne des machines. Un système technicien qui s’auto-entretient. Qui est dans l’air du temps. Et contre lequel il est presque futile de lutter tant il est devenu omniprésent dans nos vies.


              • ddacoudre ddacoudre 27 janvier 2010 00:16

                bonjour marc

                j’ai lu avec plaisir ton commentaire. je suis assez d’accord avec ton analyse, sauf sur la référence génétique car l’on prend un peu dans les gènes ce qui nous arrange, et donc si l’humanisme existe c’est qu’il est aussi dans nos gènes.

                je venais de terminer un article avant de te lire je pense qu’a plus long terme il y a un troisième dieu qui naitra, car les tiens deviendrons obscurantiste, car ils sont comme ceux actuels déterministes de manière qu’ils portent leur propre destruction face à un univers aléatoire.

                je te met le lien et merci pour ton commentaire trés concis.

                http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68866

                cordialement.


              • lechoux 27 janvier 2010 17:57

                Très bon résumé historique de l’évolution de nos religions et de notre société, Bruxman. Mais je suis surpris que tu ne cites pas la religion actuelle omniprésente qui a détruit l’ancienne et que tu n’en parles qu’à travers ses victoires et ses applications à notre société. C’est un monstre à deux têtes. Trois fut un temps.

                En ce qui concerne notre monde contemporain, ton analyse est tout aussi pertinente. Je souhaiterais proposer le paradigme de notre avenir : « L’homme ne peut être soustrait à son environnement » ; « Le cadre de vie de l’homme est à son image » ; « Le cadre de vie de l’homme est de son essence ».


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 janvier 2010 21:12

                1/ que le libéralisme s’oppose à l’holisme, que l’intérêt individuel concours mieux à l’intérêt collectif (j’ai expliqué cela dans un article).

                2/ que le capitalisme favorise la liberté individuelle.

                Du Chili de Pinochet au communisme Chinois en passant par les théocraties musulmanes le capitalisme s’est mue et développé dans tous ces états, et aurait pu parfaitement se développer dans la monarchie occidentale de l’époque, et d’évidence ce n’est pas lui qui renverse les gouvernements. (Il sera intéressant de suivre l’évolution du capitalisme en Chine)

                [...]

                Ainsi envisager une réforme du capitalisme sans elles n’est pas sérieux.

                [...]

                Doit-on réformer l’idéologie libérale qui dogmatise l’individu, oui.




                Glissement semantique non justifie, ici on melange liberalisme, capitalisme et economie de marché. Il peut y avoir une economie de marche sans capitalisme et sans liberalisme (France socialo post 1983) par contre les pays liberaux sont capitalistes (Canada, Suede, Ghana, Nouvelle Zelande ... )


                • ddacoudre ddacoudre 27 janvier 2010 00:29

                  bonjour eleusis

                  je pense avoir saisi to point de vue

                  les trois sont liés, même étroitement lié jusqu’a emporter des confusions, le libéralisme combat le chef, non l’organisation de tous les (uns) individus. or le capitalisme reconstitue le chef, et l’économie de marché lui reconnait et confirme sa place. le marché ou c’est la reconnaissance des échanges humains et l’on ne peut réduire l’activité humaine à cela ou c’est le lieu où se concrétise l’ordre qu’ils ont convenu pour leurs échanges, et dans ce cas il devient un faire valoir dogmatique, ou il est le lieu de la transformation des antagonismes et alors il n’a aucune raison de nier les oppositions d’intérêts.

                  j’aurai bien aimé que ceux qui nous parlent de la loi du marché nous en précisent leur vue.

                  cordialement


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 27 janvier 2010 13:47

                  desole pour la typo !

                  je voulais dire que les 3 n’ont rien a voir !

                  - On peut avoir un pays a economie de marché mais pas liberal pour antant (Singapour, Coree du Sud)

                  - il ne peut y avoir de liberalisme sans capitalisme mais par contre on a des pays liberaux et capitalistes TRES DIFFERENTS en fonction de leurs preferences politiques ultra etatistes (Scandinavie) ou pas (Benelux, RU, Ghana, Canada)


                • non667 26 janvier 2010 21:25

                  à tous
                  le mondialo -capitalisme est un rouleau compresseur , les fourmis parlent de l’arrêter
                  Pour trouver une solution il faut d’abord prendre conscience de l’ampleur du problème !!
                  après on parlera peut-être de lui boire son essence !


                  • ddacoudre ddacoudre 27 janvier 2010 00:34

                    bonjour non667

                    tu as raison, ce n’est pas le raisonnement qui en viendra à bout mais son implosion, alors à ce moment là se reconstruira autre chose.

                    cordialement.


                  • zelectron zelectron 26 janvier 2010 22:47

                    En dehors des sentiers battus et rebattus :
                    Les êtres humains « marchent » à la récompense et à la punition pour l’immense majorité d’entre eux. Le « meilleur » système politique ? disons même le moins mauvais ? : j’ai bien une petite idée mais je suis sûr que je ne recueillerai jamais le consensus nécessaire.
                    Alors qu’importe la doctrine, c’est l’arbitrage et les arbitres qui sont importants, ce qui nous ramène aux sanctions et à ceux qui seraient chargés de les appliquer et ce, dans tous les secteurs de l’activité humaine et non par des hommes politiques incapables de voir si le joueur untel a mis le pied où il ne fallait pas ou non : cet « élu » ne connait pas la règle de ce jeu là et en ignore tellement d’autres. Tout le monde comprend que pour juger cette partie encore faut-il être un spécialiste et non un ivrogne mondain ou un aboyeur sans foi ni loi, (inféodé à un parti quel qu’il soit)


                    • ddacoudre ddacoudre 27 janvier 2010 00:41

                      bonjour électron

                      je pense que j’ai compris mais je ne sais pas si ton arbitre serai le meilleur parce que c’est son oeuvre.

                      cordialement.


                    • lechoux 27 janvier 2010 18:03

                      Pour bien gouverner, il ne faut pas avoir d’amis. Trop bien entourés sont les mauvais gouvernants.


                    • lechoux 27 janvier 2010 18:04

                      Bien entourés sont les mal gouvernants.


                    • lechoux 27 janvier 2010 18:09

                      Le chaînon manquant entre le singe et l’homme, c’est nous. (Pierre Dac).

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