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Accueil du site > Actualités > Economie > Règle d’Or ou Démocratie : le naufrage annoncé du social-libéralisme

Règle d’Or ou Démocratie : le naufrage annoncé du social-libéralisme

Où l'on apprend que le pacte budgétaire européen, officiellement appelé traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), officieusement "le Traité Merkozy" en imposant une "règle d'or" absurde : dissimule une stratégie de déstabilisation des pays européens au profit de l'Allemagne.

Ce mécanisme infernal sur lequel se sont déjà accordés 25 des 27 États membres de "l'Union européenne" sur la convergence de leurs politiques économique et monétaire - tout en projettant les Etats signataires dans les affres déflationnistes d'une récession économique - ouvre une crise démocratique sans précédent par le déni des droits à la souveraineté et l'indépendance des peuples.

Cette voie dans laquelle le gouvernement Ayrault s'est engouffré suite à l'élection de F. Hollande semble sans issue. N'est-ce pas pour ce naufrage - l'effondrement de ce socialisme dévoyé validant honteusement les thèses libérales et monétaristes - que sonne le glas ?

"Le gouvernement Hollande vient de nous prévenir : le Pacte Budgétaire Européen au nom barbare de TSCG sera voté début Octobre et gare aux députés récalcitrants !" [1]

Ce gouvernement veut passer pour "responsable" et considère presque en sautillant de joie qu'il est "responsable" de faire voter par l'Assemblée un texte que beaucoup de citoyens décrient et pour lequel ils réclamment un référendum...

Mais après tout qu'importe si MM. Hollande et Aurault se moquent des français ? Ne font-ils pas ce qu'ils veulent finalement puisqu'ils sont au pouvoir et qu'ils peuvent abuser des larges prérogatives de l'exécutif ? N'est-il pas plutôt réjouissant de voir de pauvres types qui se complaisent dans la mythomanie, qui se plaisent à écraser sous leurs bottes leurs concitoyens, à mettre en rang et au pas les députés de leur parti, se mettre aussi dans le même élan la corde au cou après avoir signé leur propre arret de mort politique ? Ironie de l'Histoire... Bien sûr, il serait préférable que ce drame se passe ailleurs, mais en apprendrions-nous mieux la leçon si cela se passait sous d'autres cieux et pour d'autres que nous ?

Cette histoire de "règle d’or" contenu dans le Traité en question est un vieux serpent de mer. Pour en tirer toute la leçon peut-être faudrait-il remettre ce mot d’ordre en perspective pour mieux en discerner le mécanisme et en dénoncer la logique absurde.

Pour ce faire distinguons quatre propositions principales :
1. L’équilibre relatif ou le déficit contrôlé du budget est un critère de convergence de UE.
2. Ce critère de convergence s’inscrit dans une logique monétariste, dans le cadre d'une vaste entreprise de déstabilisation des finances publiques et des échanges inter-nationaux.
3. Il renforce un processus déflationniste critique sans tenir compte d’une approche macro-économique et contre-cyclique.
4. Il permet la mise en évidence d’une stratégie économique et financière contraire à la stabilité sociale et la régulation démocratique.

 

1. Critère de convergence ou effondrement controlé ?

Nous avions autrefois une "règle d’argent" la fameuse règle des 3%, soit - selon les conditions de Maastricht - la limitation du déficit publique à 3% du Produit Intérieur Brut. Elle fait partie des "critères de convergence" de l’Union Economique et Monétaire. [2]

D’ou vient donc cette règle des 3% ? Guy Abeille, chargé de mission au ministère des Finances sous Giscard puis au début de l’ère Mitterrand. Nous répond [3]. Il révèle pour La Tribune comment est né, en France et non en Allemagne, le sacro-saint ratio de 3% du PIB pour les déficits publics : "Dès lors dans les déclarations - Fabius, Delors, Mauroy - le 3% du PIB revient comme une antienne. Il est le phare qui balise la route (quand il n’est guère que le quinquet qui suit la descente à la dette). Tandis que les attaques contre le Franc reprennent de plus belle, et que la préparation du budget 83, sous la pression énervée des ministres, livre des premiers scénarios assez époustouflants (à son plus haut le décompte produit un déficit de 210 milliards de francs), le 3% du PIB, désormais bien en selle, devient le marqueur proclamé, martelé, d’une "politique maîtrisée des finances publiques" - en somme, on peut dévaler la pente de l’endettement sur un cheval qu’on cravache, mais à la condition, raisonnable, qu’il ne s’emballe pas. Le petit calcul discutable, mais malin, et tout de circonstance que nous avons commis un soir d’il y a quelques mois est maintenant devenu une norme publique, qui vaut principe, affiché, assumé, presque revendiqué, pour la conduite du gouvernement. Assurément, un succès assez rare. »



Avec Maastricht, le raisonnement suivant avait été fait : avec un déficit à 3% du PIB, une croissance nominale de 5% par an (2% d’inflation et 3% de réel), et une dette rapportée au PIB de 60%, on obtient une stabilité de la dette en ratio par rapport au PIB (c’est-à-dire qu’on reste à 60%). Évidemment, les hypothèses retenues étaient largement optimistes en terme de croissance...

Bref cette "règle d’argent" ne correspond à rien. Quelqu'un de ces technocrates n'aurait pas eu l'idée que le véritable "règle d'or" était de faire zéro déficit budgétaire et trouver ailleurs une marge de manoeuvre ? Non, il s’agit de faire du "déficit contrôlé" comme si on pouvait demander à un navire de couler à 3% de sa masse par heure... La "règle d’or" introduite dans le TSCG est du même acabit : le déficit "autorisé" de 0,5% part du même principe absurde... Comment faire face à l’explosion de la charge de la dette et l’effondrement de l’activité économique et donc des recettes fiscales ? Qu’il soit de 3% ou de 0,5% ce taux de déficit ne correspond à rien, n’offre aucune solution pratique. 3% en temps de croissance ou 0,5% en temps de recession prononcée : quelle différence ? D'autant plus que "pour les pays dont la dette est supérieure à 60% du PIB (presque tous), ils doivent en sus, chaque année, réduire l’écart entre leur dette et la norme de 60% de 1/20 chaque année : en langue non technocratique, la France devra faire un effort budgétaire supplémentaire de 1.5% chaque année et l’Italie de 3% ! (pour la France 1/20*(90% -60%) soit 1.5% de plus chaque année et pour l’Italie de 1/20*(120%-60%)=3% !"

Il faut alors réinterroger la validité, l’utilité réelle des "critères de convergence" : quelle est donc leur logique ? Et si "les critères de convergence" n’ont aucune valeur économique réelle, de quoi sont-ils le prétexte ?

La réponse est assez simple : Avec les accords de Bretton Woods (1945-56) plusieurs dizaines d’États décident que la nouvelle économie mondiale se fera grâce à l’aide des États-Unis et les échanges seront donc basés sur le dollar américain. Or les États-Unis renoncent unilatéralement en 1971 à la convertibilité du dollar en or à 35 dollars l’once. Dès lors, le cours du dollar va évoluer librement par rapport aux autres devises donnant cours à un nouveau système de parités flottantes. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et début 1978, l’instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont menacés. Les monnaies européennes les unes après les autres doivent quitter le Serpent monétaire européen. La nécessité d’un nouveau système s’impose, autour d’un système monétaire capable d’empêcher l’envol du Deutsch Mark en le lestant avec les monnaies moins performantes de ses principaux partenaires commerciaux.

La politique de taux de change fixe des pays en "zone économique européenne" est anachronique dès les accords de la Jamaïque (7 et 8 janvier 1976) qui consacre l’abandon du système des taux de changes fixes et la légalisation du nouveau système : le régime des changes flottants. Elle ne pouvait aboutir qu’à des attaques systématiques "des marchés" sur les devises exposées soit en les renchérissant comme le Deutsch Mark soit en les dévaluant comme le Franc Français ou la Lire italienne, etc.

Donc les critères de convergence sont des emplâtres pour solidariser des économies asymétriques face aux contraintes extérieures dans le seul but de maintenir le niveau de la compétitivité allemande, et empêcher le rééquilibrage à la baisse de son économie.

Donc pour résumer : Le système monétaire européen est dangereux, il a été construit pour améliorer la compétitivité commerciale de l’Allemagne en faussant artificiellement le rééquilibrage spontané [4] qui fait qu’un gain commercial valorise la monnaie, renchérit les coûts de productions et freine alors les exportations. En Europe cela conduit à une mise sous tutelle des politiques monétaire des autres pays qui doivent accepter de valoriser leur monnaie et donc racheter à crédit leur propre devises ou réduire la circulation monétaire en augmentant le chomage et les bas salaires ou mettre leurs budgets en déficit en réduisant les dépenses publiques pour... compenser les excédents allemands. C'est la raison essentielle des critères de convergence de la zone Euro et des traités de dupes européens.

 

2. Critère de convergence et monétarisme

Ce système de convergence s’inscrit dans une logique monétariste qui aboutit à une vaste entreprise de déstabilisation des finances publiques et des échanges inter-nationaux. Pour contrôler l’inflation et garantir la valeur des capitaux les monétaristes de l’École de Chicago vont mettre en place plusieurs dispositifs :

- Le régime de change flottant instauré est un système permettant de donner une valeur relative à la monnaie (et non plus absolue par le système étalon-or ou de compensation bancor). Pour ce faire on ne se base pas sur une valeur étalon, il n’existe pas de parité officielle entre des monnaies. Le taux de change d’une monnaie varie librement sur le marché des changes en fonction de l’offre et de la demande pour cette monnaie. Une véritable aubaine pour le secteur bancaire spéculatif ! Le taux de change varie donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays. Une politique monétaire laxiste/rigoureuse est « punie » par une baisse/hausse de la valeur de la monnaie locale par rapport aux autres devises. [5]

- Un système de banques centrales qui va interdire l’émission monétaire et cibler l’inflation. Sur le plan national il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette auprès des institutions financières. Pour compenser son déficit commercial et budgétaire et satisfaire leur besoin de financement, les états devront se tourner vers le "marché" ou le FMI qui imposent alors des conditions strictes : limitation de l’inflation, ouverture tarifaire, concurrence commerciale, interdire les politiques anti-cycliques de relance par l’investissement public et acceptation d’un taux naturel de chômage pour éviter l’inflation par les revenus salariaux, etc.

- Pour interdire les politiques d’investissements publics et de redistribution fiscale, une stratégie de déstabilisation de "l’Etat-providence" d'après-guerre (ou keynesien) est obtenue par effet de cisaillement entre baisse des recettes fiscales et augmentation des dépenses donc de limitation de marge de manœuvre budgétaire de l'Etat.

Cette stratégie se décline en une série de mesures ou injonctions :

- Il faut d’une part couper les ressources : a. baisses d’impots (sous prétexte de relancer l’activité mais en réalité sans effet positif notable), b. privatisation des secteurs publics rentables, c. mise hors d’atteinte des instruments de la politique monétaire (banque centrale indépendante, etc). e. déréglementation tarifaire, concurrence commerciale des importations qui prive le budget des revenus fiscaux correspondants (déficit commercial et désindustrialisation), "modernisation" de l’activité vers des secteurs peu capitalistiques et faiblement productifs ("pole de compétitivité", etc.) f. facilitation de la fuite des capitaux en faisant prévaloir le droit à la propriété privée et la liberté de circulation sur l’intérêt public et le devoir citoyen de contribution proportionnelle ; 

- d’autre part augmenter les charges ;
g. dépenses militaires accrues, h. gonflement du service de la dette -si possible indexée sur des tx d’intérêt variables-, i. versement d’intérêts pour la mise en circulation de la contrepartie monétaire de croissance, j. rencherissement des couts pour l’accès aux infrastructures auparavant du domaine ou patrimoine public k. mobilisation des efforts sur une politique sécuritaire et privative des libertés dont le coût suit l’augmentation des inégalités sociales et le chômage (l’Etat policier) ; l. subventionnement des entreprises privées du secteur industriel ou bancaire sous le prétexte de "sauver les emplois".

Deux exemples peuvent illustrer l'incohérence de ces mesures libérales :

- la baisse des impôts : "Les politiques de réduction d’impôts menées par les Républicains ont pour justification théorique la courbe de Laffer. Ce graphique est né sous les meilleures auspices. Il a été griffonné un soir sur la table d’un restaurant lors d’un dîner rassemblant Laffer, Dick Cheney et un journaliste du Wall Street Journal. Cette courbe est sensée prouver que les baisses d’impôts, en stimulant l’économie, finissent par accroître les ressources de l’état. Depuis 30 ans, la droite américaine a réussi a rendre cette vue prévalente dans le débat public aux USA : tous les maux de l’économie proviennent de l’excès d’impôts." [6] ;

- le subventionnement des entreprises privées du secteur industriel ou bancaire sous le prétexte de "sauver les emplois". Aux Etats-unis comme dans d'autres pays d'énormes sommes sont allouées à fonds perdus pour stimuler l'économie. "La mission évalue à près de 65 milliards d’€ soit environ 4 % du PIB, l’effort financier de la Nation au profit des entreprises. Un tel « budget » place les aides aux entreprises au premier rang des budgets publics. 65 milliards d’€ c’est un peu plus que le total du budget de l’Education nationale, près de deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières, plus de trois fois le budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est aussi un chiffre supérieur au déficit public, et c’est l’ordre de grandeur des recettes cumulées de l’impôt sur les sociétés et de la taxe professionnelle. Il est bien entendu méthodologiquement critiquable de faire ce type de rapprochement sans précautions, mais cela souligne néanmoins l’importance du sujet au regard de l’efficience des politiques publiques." [7]

Pour résumer l’Etat dépense 65 Mds en subventions pour les entreprises et "dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2008, [alors que] l’Impôt sur les Sociétés représente 53,8 milliards d’euros, soit 17,9 % des recettes fiscales nettes de l’État." [8] Ne voit-on pas que l'Etat dépense plus pour les entreprises que celles-ci ne lui rapporte directement ? Mais quelle est la cohérence globale de cette politique ? Ces pseudo mesures de relance veulent s'apparenter au dispositif keynesien mais ce qui à l'origine était une "avance sur recettes fiscales" doivent se faire "à crédit" et contribue inutilement à ruiner d'avantage le pays sans espoir d'être compensé par les recettes fiscales ultérieures.

 

3. Critères de convergence et austérité déflationiste

La politique anti-inflationiste de blocage des revenus salariaux de la BCE, la subversion des théoriciens monétaristes, l’incapacité des gouvernements de prendre en compte la problématique et de proposer des solutions cohérentes : conduisent à une politique d’austérité. Cette situation n’est pas nouvelle :
"Déflation Laval : c’est la déflation organisée, voulue par Pierre Laval et son gouvernement en 1936. Cette politique se décline selon deux axes : l’équilibre budgétaire, le refus de la dévaluation avec baisse autoritaire des salaires, y compris ceux des fonctionnaires. Cette politique monétaire a été un échec dont les conséquences furent durables ( récession, chômage, baisse des rentrées fiscales et par voie de conséquence déséquilibre du
budget que le gouvernement voulait en équilibre). Elle a compromis les résultats du gouvernement du Front Populaire ".

"La faillite des politiques de déflation. La plupart des gouvernements ont commencé par appliquer les remèdes proposés par les théoriciens de l’économie classique libérale. Selon eux, l’état d’équilibre de l’économie capitaliste est le plein emploi : la crise, quand elle apparait, fonctionne comme une purge.
L’économie doit expulser ses propres poisons par la dépression, avant de connaitre la reprise : toute intervention de l’Etat pour la hâter ne ferait que retarder la purge. Ainsi certains économistes libéraux comme le Britannique Lionnel Robbins ou le français Jacques Rueff
pensent que la résorption du chômage passe par une baisse des salaires, qui doit préluder à une reprise de l’embauche. Ils estiment que des secours trop élevés empêchent l’ajustement de s’accomplir. L’Etat ne doit donc pas intervenir pour contrarier mais au besoin, pour faire respecter les lois du marché, et en particulier ne pas entraver la baisse des prix et des salaires. Il doit réduire ses dépenses afin d’équilibrer son budget, affaibli par la chute des
recettes fiscales, défendre la stabilité de la monnaie, instruments des échanges, éviter que le niveau intérieur des prix ne s’élève, et ne compromettre leur compétitivité internationale. La déflation consiste donc à restreindre la multiplication des moyens de paiements par des économies budgétaires, des réductions autoritaires de prix ou de salaires, et un freinage du crédit. Cette politique a été adoptée par l’Angleterre (jusqu’en septembre 1931), par l’Allemagne (jusqu’en 1933), la France (jusqu’en 1936), mais aussi par le Japon (jusqu’en
1931), l’Australie, la Nouvelle-Zélande." [9]

"Les politiques pour relancer la croissance mise en place en 2008-2009 seront impossible avec ce traité : on ne pourra plus faire de politique contra cyclique pour relancer l’économie. Nous resterons donc au fond du trou à faire programme d’austérité sur programme d’austérité en laissant toute la population s’enfoncer dans le déclin pour les plus riches, et pour les plus pauvres, advienne que pourra…
L’austérité généralisée dans tous les budgets des pays européens pour essayer de respecter le traité va accentuer la récession économique et faire rentrer tous les pays d’Europe en dépression. La récession est déjà là presque partout en Europe et ce n’est que le début : tous les indicateurs avancés montrent la récession va s’accentuer partout en Europe comme en Italie, en Espagne et en l’Allemagne." [10]

"Tout le monde sait pourtant que la France n’a pas intérêt à rentrer dans la compétition fiscale et salariale dans la zone euro. La conséquence logique de ce type de compétition est, en effet, ce que l’on appelle le « moins-disant fiscal », qui implique le « moins-disant social » (les économistes parlent de « course vers l’abîme », « race to the bottom » en anglais) : d’une part car les baisses d’impôts réduisent les marges de manœuvre budgétaire, d’autre part car la modération salariale limite le pouvoir d’achat. Or, les débouchés de la production nationale sont encore à 75% nationaux en France, compte tenu du taux d’ouverture qui est de 25%. On voit donc clairement toute l’absurdité de vouloir restaurer la compétitivité au détriment du pouvoir d’achat national : cela revient à encourager les exportations, au détriment de la consommation nationale, pourtant largement majoritaire. Ce type de politique n’a un sens que dans les petits pays de la zone : ils sont, en règle générale, beaucoup plus ouverts et les exportations sont souvent leur débouché majeur." [11]

4. Critère de convergence et démocratie

Le probleme c’est que les citoyens n’ont jamais eu voix au chapitre et qu’il n’y a jamais débat public sur ces questions. Tout s’est basé sur des préjugés technoncratiques et des courants d’opinions de cabinets et de salons parisiens...

Mais maintenant ce qui est grave c’est qu’on veut nous dire que le peuple ne sait pas se gouverner lui-même ! C’est un peu fort ! Et si le déficit n’était dû qu’à des choix anti-démocratiques et n’était possible que par la confiscation du gouvernement du peuple par lui-même pour le bénéfice d’une oligarchie incapable de gérer le bien public ?

"Qu’est-ce qu’un coup d’Etat ? C’est le remplacement d’un pouvoir légitime, issu du peuple, par un pouvoir qui ne l’est pas. Le transfert, en toute illégalité, à des autorités européennes et internationales qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique de pouvoirs qui relèvent pas nature de la souveraineté populaire s’apparente à un véritable coup d’Etat. Les gouvernants qui sont à la manoeuvre manifestent leur plus total mépris du respect des exigences démocratiques. Par des artifices de procédure, en interprétant abusivement des règles dont ils se moquent, ils se font les complices d’une entreprise de démantèlement de la démocratie et d’effacement d’un acquis fondamental dans l’histoire de l’humanité : la souveraineté du peuple."
"Avec le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) , les peuples qui ont déjà été dépossédés des choix en matière monétaire du fait de la manière dont est géré l’euro (en particulier, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne), seront désormais dépossédés de tout pouvoir en matière budgétaire. Rappelons que la démocratie est née progressivement du droit réclamé par les peuples de contrôler les dépenses des gouvernants. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789, en son article XIV, proclame que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. » C’est ce droit fondamental qui leur est aujourd’hui enlevé. En violation d’une disposition inscrite dans la Constitution de la République : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946 (...). » Ceux qui approuveront les deux projets de loi soumis le 21 février approuveront le TSCG puisqu’ils sont étroitement liés. Les promesses de renégociation de ce dernier perdent leur peu de crédibilité si leurs auteurs approuvent le MES. Ces deux traités MES et TSCG confirment que la construction européenne s’est définitivement éloignée de l’idéal démocratique." [12]

Conclusion

Nous ne pouvons pas faire confiance au gouvernement Ayrault, ni au programme économique de M. Hollande [13] pour résoudre le moindre problème. Ceci pour la bonne et simple raison qu’ils n’ont pas le courage, ni la compétence nécessaire de comprendre le problème dans sa globalité. N’ayant pas atteint ce stade de maturité et de conscience, ils ne sont pas prêt d’envisager des projets réalistes et viables qui permettrait - si ils étaient appliqués - de sortir la France du péril qui la menace.

Mais n'ayant pas cette capacité de gouverner pourquoi n'osent-ils pas donner aux citoyens l’opportunité de faire entendre leur voix et participer pleinement à la mise en œuvre d’une réforme démocratique et d’économie politique ? Pour la même raison certainement.

Contre l'ignorance et la lacheté de ceux qui prétendent le gouverner mais par le moyen du désordre et de l'arbitraire, n'est-ce pas au peuple lui-même - dans ces temps de péril et de trahison - de prendre en mains ses propres affaires et recourir à l'exercice plein et entier des droits politiques de la démocratie directe ?

[1] Pacte budgétaire européen (TSCG) : perte de l'autonomie budgétaire de la France et contre révolution démocratique. Philippe Murer 3 Septembre 2012

[2] Les critères de convergence (ou « critères de Maastricht » ) sont des critères basés sur des indicateurs économiques que doivent respecter les pays membres de l’Union européenne candidats à l’entrée dans l’Union économique et monétaire européenne, la zone euro. Une fois entrés, les pays membres doivent continuer à respecter ces critères, sous peine d’avertissements puis de sanctions. Le respect de ces critères est jugé nécessaire à la réussite du Pacte de stabilité et de croissance, pour éviter les phénomènes de « passager clandestin » que les zones monétaires favorisent. Ces critères sont jugés indispensables (la mystification commence là), dans le cadre d’une Union économique et monétaire, pour maintenir le comportement rigoureux des pays membres concernant la dette publique et éviter les comportements de passager clandestin : une zone monétaire dont l’endettement total paraît soutenable sur le long terme bénéficiera (et donc chacun de ses membres) de taux d’intérêt faibles. Les quatre critères sont définis dans l’article 121 du traité instituant la Communauté européenne. Ils imposent la maîtrise de l’inflation, de la dette publique et du déficit public, la stabilité du taux de change et la convergence des taux d’intérêt.

[3] Pourquoi le déficit à 3% du PIB est une invention 100%... française ?

[4] voir la citation de D.Hume Sarkozy veut continuer à améliorer la compétitivité de la France

[5] Le FMI et la mondialisation : la fin du projet humaniste dans l’économie politique ?

[6] Qui a créé le déficit US ?

[7] Rapport sur les aides publiques aux entreprises 2007

[8] Impôts sur les sociétés en France

[9] Trop de rigueur tuera la rigueur

[10] Pacte budgétaire européen (TSCG) : perte de l'autonomie budgétaire de la France et contre révolution démocratique. Philippe Murer 3 Septembre 2012

[11] De la démagogie à la tyrannie : la doctrine Sarkozy (3)

[12] Mécanisme européen de stabilité : refuser l’abandon de souveraineté, par Raoul Marc Jennar

[13] Le programme économique de F. Hollande est-il une escroquerie ?


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33 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 septembre 2012 08:25

    Derrière ces phénomènes de surface, c’est le système consistant à créer de la croissance par la dette qui est à bout de souffle. Renflouement après renflouement, l’Europe se débat en « comblant » des déficits abyssaux par des emprunts colossaux.

    Alors l’on peut creer toute les regles que l’on veut, tant que l’on ne prendra pas le mal a la racine :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/01/14/la-fin-des-certitudes/


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 septembre 2012 23:57

      On parle bien trop pour rien. Il faudrait comprendre qu’on finalise simplement ici le projet, commencé depuis longtemps, de la fusion des particularismes européens en un seule structure, l’U.E, sous la gouverne d’une oligarchie financière apatride cooptée et d’un fonctionnariat bien stylé. 


      Le seul projet de société de cette structure est un enrichissement progressif collectif dont on est convaincu. sans doute a raison qu’il est le seul objectif réel de la population. Ce projet 
      n’implique pas de méchanceté gratuite et ne prévoit pas sans ponction brutale sur les pauvres, dont le revenu disponible a déjà été amené au point le plus bas compatible avec le fonctionnement de l’économie capitallste de marché dont les élites tirent leur divertissement.

      Les choses n’iront pas plus mal. Il faut seulement accepter que le concept de démocratie n’a plus sa place désormais dans L’U.E. sauf au palier communal et il ne faut neplus se rendre ridicule en faisant comme si cette notion de démocrate s’appliquait encore. Elle reviendra un jour, mais aujourd’hui Il faut repenser la dimension politique de la société.


       PIerre JC Allard

       


    • Reivax Nemo Reivax Nemo 14 septembre 2012 11:13

      je ne suis pas d’accord avec vôtre propos.
      Evidemment que ce traité est la suite logique de Maastricht et qu’il semble bien que la fusion des Etats en un etat fédéral européen est la chemin que nous suivons. Personnellement et je pense que beaucoup de monde est d’accord avec moi, je n’ai rien contre avec les Etats-Unis d’Europe ça me parait même être une bonne idée. MAIS si cet Etat reste un etat démocratique avec tout ce que cela implique.

      Or ce que ce traité signifie est le transfert du budget des Etats vers un organisme non élu : la commission européenne, sous tutelle des banques et autres organismes financiers. Cet Etat que l’on est en train de construire est une véritable dictature et à cet Etat je préfère soit que l’on casse l’europe actuel et qu’on en revienne à la CECA ou alors qu’on crée un Etat démocratique mais dans les deux cas, on ne peut pas accepter un TSCG.


    • Le péripate Le péripate 13 septembre 2012 09:25

      Pourquoi et comment augmenter les impôts peut en faire diminuer le montant total ?

      A cause d’un étrange facteur, toujours oublié dans les savantes spéculations socialoïdes....

      L’humain.


      • HELIOS HELIOS 13 septembre 2012 11:30

        ... dans votre recherche du bouc emissaire, vous pensez avoir identifié le social-liberalisme et l’Allemagne.

        Absolument incompetant dans ce type d’analyse et avec une dose de bon sens, je suis quand même capable de deblayer les fausses bonnes perceptions.

        D’abord le social-liberalisme, qui n’est qu’un courant parmis d’autres et qui n’a de realité qu’a travers les gens qui le representent. Comme toute organisation humaine, il y a ceux qui profitent de la pyramide hierarchique et des pouvoir que confere la maitrise du mouvement... c’est vrai aussi bien pour le communisme que le liberalisme.
        Vous ne pouvez pas accuser tel ou tel autre mouvement, la prise de pouvoir passe par la mise en place d’une orthodoxie que seules les contraintes reglementaires ou legislatives semble rendre possible. Le TSCG est a ce titre une de ces regles que les clans politiques souhaitent en pensant qu’ils seront un des murs du rempart dont ils veulent s’entourer.

        Ensuite l’allemagne... quelle message voulez vous faire passer là ? pensez vous sincerement qu’un pays peut imposer, comme ça, une regles qui le favoriserai (peut-etre) a 15 autres sans que ceux ci soient aussi convaincus ?
        L’allemagne tire aujourd’hui profit de sa politique economique et elle a raison de vouloir la perenniser. l’imposer aux autres n’est pas leur objectif, et on peut même croire que c’est même l’inverse.
        Si l’allemagne a un souhait, c’est celui de rendre plus « solvables » les autres pays europeens pour qu’elle stabilise un marché a son avantage. Elle doit gerer l’equilibre a entre vendre des produits qui ne seront pas payes, ou donner de l’argent a des acheteurs pour qu’ils payent. dans tous les cas, elle paye... mais ce ne sont pas les mêmes poches. 

        ... bon, ce que j’en dit... je ne suis pas sur, car incompetant, mais il me semble que les motivations profondes sont bien differentes et qu’un coup d’oeil du cote de Bruxelles, et des obediences sous-terraines dont font partie TOUS nos dirigeants y sont pour beaucoup


        • jean-jacques rousseau 13 septembre 2012 14:23

          Recherche de bouc émissaire ? Ce procès d’intention ne me semble pas justifié.
          Mon but est de participer à une réflexion citoyenne et exprimer mon point de vue à partir des éléments d’information dont je dispose.
          Doit-on imputer la situation économique et budgétaire actuelle de la France sur le compte d’une vague culpabilité collective ? Noyer l’exigence d’analyse et d’enquête sérieuse sur la chaîne des causes et responsabilités ? Cette solution me parait simpliste et bien trop confortable pour être valable, pour ne pas dire à la limite de la malhonnêteté intellectuelle.
          Au contraire mon analyse prétend se joindre à l’effort nécessaire pour démeller les fils d’un probleme que l’on présente trop souvent à demi-mot et de façon tronquée, trop souvent dans le format journalistique du News business, du politiquement correct de type Reuters.
          D’ailleurs je n’ai pas la prétention de détenir une vérité fondamentale mais de présenter des pistes et des hypothèses que nous pouvons discuter et approfondir.
          A vrai dire je n’ai pas été chercher bien loin mes arguments, ils sont tous basés sur des informations, des faits de notoriété publique.
          Par exemple pointer l’influence Allemande dans la fixation des critères de convergence n’est pas inutile puisqu’elle a toujours pesée pour maintenir un haut niveau de parité de notre monnaie :
          "[...] le Franc balayé avec les premières feuilles : il faut dévaluer (dans la govlangue on dit « réajuster »), non sans avoir âprement négocié, négocié et plaidé, comme de juste, comme chaque fois, avec l’Allemagne - l’Allemagne au mark toujours trop fort, à l’inflation trop faible, à l’industrie trop fiable [...]«  « Pourquoi le déficit à 3 % du PIB est une invention 100 % française ? »
          C’est pourquoi elle a insisté pour faire entrer ses voisins ; la France, l’Italie, etc. dans une union monétaire avec elle qui lui permettrait de sous-évaluer sa devise et booster ses exportations sans avoir a payer le prix du renchérissement de sa devise et de ses coûts de productions qui annuleraient ses gains commerciaux. C’est une évidence.
           »Les devises les plus recherchées sont celles des pays qui ont su orienter leur appareil productif vers l’exportation, en particulier l’Allemagne de l’Ouest et le Japon, ce qui confère à ces pays une santé économique florissante grâce à une balance commerciale excédentaire. Logiquement, la hausse de leurs devises leur font perdre de la compétitivité économique et leurs exportations sont rendues plus difficiles, menaçant des pans entiers de leurs économies, dont dépendent 20 à 30 % de leurs salariés. Cette pression les oblige à réaliser encore plus d’efforts de productivité et à faire monter en gamme leurs produits vers encore plus de qualité, pour séduire les acheteurs les plus fortunés et les plus exigeants. Mais cette politique a des limites. Par exemple, pour l’Allemagne de l’Ouest, les principaux pays clients risquent de devenir inaccessibles car leurs monnaies montent moins vite par rapport au dollar, et donc baissent relativement par rapport au Deutsche Mark. [...] Le message aux spéculateurs est désormais clair : ceux qui voudraient faire monter le Deutsche Mark devront aussi faire monter les autres monnaies qui lui sont rattachées dans le cadre du Serpent monétaire européen.« Serpent monétaire européen
          Pourquoi croyez vous donc que l’establishment allemand est monté sur ses grands chevaux en janvier 2007 lorsque Fillon et d’autres ont commencé à aborder le question de l’Euro fort ?
           »Angela Merkel : Franchement, ce débat mené en France m’inquiète assez. L’existence de l’euro est liée à une décision commune que nous avons prise : avoir une Banque centrale indépendante. Il faut faire attention à ce que nos difficultés - l’adaptation à la mondialisation, les réformes à faire, les problèmes sociaux à résoudre - ne soient pas mises de manière injuste sur le dos de l’euro. C’est une monnaie très dure, car elle laisse apparaître de manière très tranchée là où un pays est compétitif et là où il peut avoir des problèmes. C’est pour cela qu’il pourrait être tentant de faire des changements provisoires pour évacuer temporairement des difficultés. L’abandon du franc et du mark a été un pas considérable. Si nous voulons conserver la confiance dans l’euro, nous devons le laisser en dehors du débat politique, laisser à la Banque centrale son indépendance : c’est la position allemande très ferme.« 
          Angela Merckel dans Le Monde Euro : Merkel »inquiète" des critiques françaises 15 janvier 2007
          Il faut quelque fois lire ces éléments disparates et les mettre en relation pour pouvoir dessiner un tableau complet. Ce que l’on s’aperçoit alors c’est que l’Allemagne a toujours bien su faire prévaloir ses intérêts, alors que la France a trop souvent eu des dirigeants démissionnaires, trop peu attachés à défendre les intérêts économiques du modèle français. C’est un constat.

          Pour ce qui est des thèses ultra-libérales c’est la même chose. A titre de réflexion, je vous pose une seule question : croyez vous que si nous nous étions opposé en 1990 à la levée du contrôle des changes ou sur l’ouverture des barrières douanières sans réciprocité commerciale : toutes deux injonctions du modèle ultra-libéral nous aurions aujourd’hui 50 Mds d’euro d’évasion fiscale et notre abyssal déficit commercial ?


        • bigglop bigglop 13 septembre 2012 19:03

          Bonjour à tous,

          Merci @Roussseau pour cet article complet même avec quelques imperfections mineures

          Sur l’Allemagne :

          Sur le TSCG, Six, Two Packs, PSC consultez le blog Contrelacour.

          Les traités de Maastricht, et les suivants dont le TCE, Lisbonne, MES, TSCG sont d’inspiration « germanique » et le meilleur exemple est la BCE construite sur la modèle de la Buba (Bundesbank), elle-même succédant à la Bank Deutscher Länder créée le 1er mars 1948 par les Alliés.

          Ces traités basés sur l’idéologie libérale, néolibérale ont été largement influencés par un think tank allemand, la Fondation Bertelsman,
          La transformation du TCE en traité de Lisbonne a été largement pilotée par Andrew Duff (libéral anglais) et Johannes Voggenhuber ’Verts, alliance libre européenne), conseillers de la Fondation, à travers leur rapport de constitution européenne adopté par le Parlement Européen le 19 janvier 2006.

          Je vous précise que Pierre Hillard auteur de « la Fondation Bertelsman et la gouvernance mondiale » est un gaulliste-souverainiste et l’on ne trouve ses interviews, commentaires que sur des supports comme réseau voltaire, mécanopolis, soraliens, etc...
          Dommage, car ses réflexions ouvrent d’autres fenêtres, si l’on garde un esprit critique

          Hier, la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe a dit oui au MES mais sous la condition d’une limitation de ses engagements à 190 mds € et toute augmentation des engagements sera soumise au Bundestag, ce qui soulève des interrogations sur l’application de l’article 9-3 des statuts du MES : "Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s’engagent à payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.« 

          Les parlementaires français, n’ont même pas eu le courage de réclamer une telle limitation. Ils ont même abandonné en rase campagne le respect du principe de subsidiarité

          Ils ont aussi oublié leur »refus«  du Pacte Budgétaire au mois d’aôut 2011

          En conséquence, notre Parlement peut être comparé à une chambre d’enregistrement qui inaugurera les chrysanthèmes après les abandons successifs de notre souveraineté pour la Commission, le Conseil, la BCE et les eurocrates qui n’ont jamais été élus démocratiquement.

          Ils ont aussi applaudi le programme »Outright Monetary Transaction de la BCE et Draghi (analyse rapide à compléter) qui n’est qu’un mécanisme de sauvetage des banques européennes et du système financier payé, à la fin, par les citoyens


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 septembre 2012 00:07

          @ Bigglop.


           Oui. C’est fait. Il n’y a plus rien a faire pour l’avenir prévisible. Il aurait fallu s’abstenir aux dernieres peésidentielles. Maintenant, les naïfs qui ont voté pour Hollande voient qu’ils ont tiré en l’air leur dernière cartouche et que le temps fait défaut pour recharger. On a ce qu’on mérite. Allez vous coucher et un jour nos enfants feront ce qui devra être fait.


          Pierre JC Allard

        • bigglop bigglop 14 septembre 2012 01:22

          Bonsoir @Pierre JC,

          Heureux de vous voir de retour, de Québec, il me semble ?


        • eric 13 septembre 2012 12:37

          L’alter gauche, qui vit comme la gauche tout court, au dépend du contribuable, voit bien que ces projets, cela veut dire qu’on va sacrifier les bénéficiaires de dépense publique non statutaires ( assoc subventionnées, personnel associatif, intermittent et non titulaires) c’est à dire eux, pour préserver les privièges de statutaires qui votent socialistes. Cette lutte de classe interne aux gauches pour se partager les dépouilles de nos impôts est peu ragoutante. Elle en dit long surtout sur le niveau de compréhension politique et économique des alter gauches au sens large. Tous cela était inscrit de longue date dans nos chiffres, les programme du PS, les comportement des gauches socialistes etc... D’accord pour vous laisser des miettes si il y en a du moment que vous votez bien. personne n’a été trompé ; Vous avez tous bien voté, mais malheureusement il n’y a pas de miettes et on le savait. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/partager-a-gauche-pour-degonfler-54982
          Aujourd’hui, pour se payer, mais aussi pour vous payer le peu qu’ils vous laissent, les agents publics socialistes ont besoin de la confiance des banques. Ils vous sacrifient la mort dans l’âme. Si il pouvaient ouvrir les vannes sans courir de gros risques, ne doutez pas qu’ils le feraient ( voir 81 ou 2002).
          Mais vos stratégies du tout ou rien, si vous ne nous financez pas mieux, on casse tout, sont à la fois dangereuses et inefficaces.
          Le vrai truc, ce serait du combat de terrain pour arracher pieds à pied aux caciques socialistes une part de leurs prébendes. Mais vous êtes sans doute trop dépendant d’eux pour cela, pas assez nombreux, pas assez combatifs. Vous rallier la position historique du front national pour récupérer quelques suffrages populaires ? Oui, peut être.
          Bon de toute façon, vous n’êtes pas assez représentatifs dans la population et vous n’avez sans doute pas assez de pouvoir de nuisance pour imposer quelque chose au PS qui lui, sait compter.

          En apparrence, vous êtes « l’arrière garde du prolétariat », celle qu’on laisse derrière en mission de sacrifice, pendant que le gros des troupes s’enfuit en emportant la caisse, poursuivit par les marchés les capitalistes et les bourgeois. Mais cela, c’est ce qu’ils vous racontent, l’argent, il y en a, et il est dans leurs poches. par rapport au privé,les statutaires sont payés en moyenne 17% de plus, mais par rapport aux précaires, vous savez mieux que moi que le rapport est très supérieur. Sachez aussi qu’ils vous mentent sur les riches. Ils ne paieront pas. Et ils ne paieront pas parce qu’ils ne sont plus là... Un quart de ménages disposant d’un patrimoine de plus de 2,5 millions d’euro ont quitté le pays depuis 30 ans. ce n’était en général pas les plus modestes, et le mouvement n’est pas parti pour s’arrêter avec les nouveau textes. Ce qui va être nouveau, c’est que les « petits riches vont partir aussi ».

          Vous pouvez aussi continuer à anoner ce qu’ils vous ont appris, que si ils vont vous couper le vivres, c’est la faute de l’Europe, du traité, de tous ce que vous voulez. La vérité est que c’est pour eux continuer à crouter. Votre seul espoir serait dans une réforme profonde de l’état, avec notamment une évaluation de l’utilisation des crédits public pour financer ceux qui sont utiles plus que ceux qui ont ou non un statut.
          Cela s’appelle le libéralisme.....


          • calimero 13 septembre 2012 16:40

            Ainsi donc la mafia technocratique a officiellement eu la peau de la démocratie, c’est avéré depuis Lisbonne.
            M’est avis que le niveau de vie des pays européen riches va baisser sensiblement dans la prochaine décennie, comme vous le soulignez avec le phénomène de nivellement par le bas dans la zone euro.


            • Tipol 13 septembre 2012 16:49

              Oui, pas plus compliqué pour le dire.
              Les français l’acceptent à cause de l’égoïsme généralisé du genre humain. Le Français accepte sa condition d’esclave parce que son voisin est plus esclave que lui-même.


            • Tipol 13 septembre 2012 16:42

              Aujourd’hui, il n’est plus besoin de longues participations citoyennes. La France, l’Europe, l’Amérique,... sont aux mains libres de bandes de voyous, d’escrocs, de traîtres très organisés, très armées qui se fichent complètement des participations démocratiques citoyennes. Ce n’est pas plus compliqué à comprendre, et à expliquer.
              Ces gens sont les mêmes que toujours, les anciennes et les nouvelles noblesses reconverties en sociétés anonymes défiscalisées pour diriger leurs territoires et leurs esclaves sur toute la planète.
              Ils sont en train de remplacer les notions de citoyennetés, de républiques, de démocraties, de nationalités... par un servage mondial moderne.
              Et les gauches, et les droites, en sont les bras politiques.


              • SEPH 13 septembre 2012 17:08

                Deux « cerveaux » d’accord pour abandonner la maîtrise de l’économie nationale. C’est-à-dire la souveraineté de leur pays respectif au profit des banques (règle d’Or).

                C’est une forfaiture !!


                • Chupa chups Chupa chups 13 septembre 2012 17:35

                  Sachez au moins que vous commencez votre article avec une contradiction. Vous dites « Règle d’or ... bla bla ... démocratie ... bla bla ..., le naufrage du social-libéralisme. ». Il est en soit concevable que vous ne soyez pas d’accord avec les idées du libéralisme économique ; bien que vous sembliez pas en contradiction avec les idées libérales (politique, philosophie.), vu votre pseudonyme ; et je respecte ce choix. Le problème est qu’ensuite, vous enchainez avec cette phrase :

                  « Il renforce un processus déflationniste critique sans tenir compte d’une approche macro-économique et contre-cyclique. » ; "Pour interdire les politiques d’investissements publics et de redistribution fiscale, une stratégie de déstabilisation de « l’Etat-providence » d’après-guerre (ou keynésien) est obtenue par effet de cisaillement entre baisse des recettes fiscales et augmentation des dépenses donc de limitation de marge de manœuvre budgétaire de l’Etat.« 

                  Un élève de seconde pourrait facilement comprendre que ce dont vous parlez ici, ce sont des »remèdes keynésiens« . Or Keynes était en soit une sorte d’hybride lors de sa génération. Ayant été fortement influencé par les thèses des libéraux classiques durant sa jeunesse, Keynes gardera toute sa vie ce bien timide attachement aux notions libérales (libre-échange, laissez-passer, libre entreprise.). Il est toutefois indéniable que plus tard Keynes sera fortement influencé par le socialisme et le communisme (quoi qu’il ai pu dire de Marx, sa théorie de la plus-value est très proche du père du communisme.). Lors de l’époque »post-seconde guerre mondiale« , la macroéconomie de Keynes se divisa en deux groupes politiques : d’un coté les social-démocrate, ou néo-keynésianisme, attaché au seul aspect socialiste du keynésianisme, d’un autre coté le social-libéral, ou keynésianisme classique, qui tenait à faire perdurer les très rares bribes libérales de Keynes. Ce mouvement s’est diffusé dans le monde entier. Or, tout au long de votre article, comme je viens de vous le montrer, vous demandez toujours plus de keynésianisme, en clamant haut et fort que le social-libéralisme, qui est de pair avec la social-démocratie, est en train de faire naufrage. Ça n’a pas de sens.

                  J’en fait donc la déduction que vous êtes soit, à la vue de votre pseudonyme là encore, un héritier des Jacobins, et donc un radical-socialiste, soit carrément un communiste (j’en doute.).

                  Dans ce cas là, il est évident que vous fassiez, comme la plupart des gens, l’amalgame entre libéralisme et capitalisme de connivence, chose infâme engendrée par le socialisme ou plus encore par le conservatisme. Votre passage sur les subventions est très représentatif de cela. Allez, une petite citation pour la fin : »Une démocratie n’est rien de plus que la loi de la foule, suivant laquelle 51% des gens peuvent confisquer les droits des 49 autres." Thomas Jefferson.


                  • jean-jacques rousseau 13 septembre 2012 19:30

                    J’ai du mal a trouver le sens de vos déductions.
                    Pour tout vous dire et vous épargner la peine de longues spéculations, je me considère comme faisant partie de l’école de l’utilité publique. Je considère que pour le service de la Nation, il peut être utile de prendre où elles se trouvent les bonnes idées, les ressources disponibles et ce qui fonctionne pour une mise en œuvre en vue de l’intérêt général. Si vous voulez parler en -isme je vous répondrai Réalisme et Pragmatisme.

                    Je suis pleinement d’accord avec Cicéron pour dire que ce qui est utile est juste, et ce qui est juste est utile. Donc en cherchant l’utilité publique on rencontre aussi le but de la justice et de l’égalité des hommes.
                    Donc pour moi la démocratie - en accord avec le raisonnement de Rousseau - n’est pas l’usurpation des droits des 49% par la loi de la foule comme pour Jefferson et les disciples aristocrates de Locke, mais le seul moyen pratique de parvenir à la reconnaissance des droits de tous en luttant efficacement contre les abus de quelque-uns.
                    "Ce que l’homme perd par le contrat social, c’est sa liberté naturelle et un droit illimité à tout ce qui le tente et qu’il peut atteindre ; ce qu’il gagne, c’est la liberté civile et la propriété de tout ce qu’il possède. Pour ne pas se tromper dans ces compensations, il faut bien distinguer la liberté naturelle qui n’a pour bornes que les forces de l’individu, de la liberté civile qui est limitée par la volonté générale, et la possession qui n’est que l’effet de la force ou le droit du premier occupant, de la propriété qui ne peut être fondée que sur un titre positif.« 
                     »Sous les mauvais gouvernements cette égalité des droits n’est qu’apparente et illusoire ; elle ne sert qu’à maintenir le pauvre dans sa misère, et le riche dans son usurpation. Dans le fait, les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à eux qui n’ont rien ; d’où il suit que l’état social n’est avantageux aux hommes, qu’autant qu’ils ont tous quelque chose et qu’aucun d’eux n’a rien de trop".
                    Pour le reste si cela vous intéresse je vous invite à lire ce que j’ai déjà publié sur le sujet.


                  • Chupa chups Chupa chups 13 septembre 2012 20:42

                    Merci de votre réponse. Le sens de mes déductions est, comme vous l’aurez remarqué, parfaitement linéaire. Vous partez sur une contradiction de départ, dénonçant un certain social-libéralisme qui n’en est pas un (capitalisme de connivence), tout en demandant encore plus de keynésianisme, ce qui revient à demander encore plus de social-libéralisme alors que vous en dénoncez le naufrage.

                    Réalisme et Pragmatisme, autrement dit Utilitarisme, sont des idéologies belle en théorie mais impossibles en pratique (comme le communisme, le socialisme, etc ...). En effet, comment définissez-vous l’intérêt général ? Objectivement, bien sûr. Vous ne pouvez pas ! Car l’intérêt général, c’est uniquement et entièrement subjectif, et cette subjectivité change selon les acteurs en jeu. Prenons un exemple : imaginons une population de 10 personnes. Sur ces 10 personnes, 9 utilisent le bus. Selon votre philosophie, donc, le bus se devrait d’être déclaré d’utilité publique. Jusqu’ici, tout va bien. Les 9 personnes payent des impôts afin de financer les grandes lignes de bus que l’état va construire. Oui, mais le problème, c’est la 10éme personne, qui elle, utilise sa voiture, et jamais le bus. L’état, dans un soucis d’égalité parfaitement louable, va donc imposer les 10 personnes au même taux, afin de financer le bien public. Mais cette 10éme personne, elle, n’a rien demandé à l’état. Et comme elle n’utilise que sa voiture, ne considère pas les bus comme d’utilité générale. Elle ne les utilise jamais, alors, pourquoi devrait-elle payer pour ce qu’elle n’utilise pas ?

                    Au passage aussi, Jefferson n’a jamais été un aristocrate au sens premier du terme. Jamais il n’a soutenu qu’une aristocratie ne soit un bon système politique. Jefferson était un constitutionnel. Il voulait mettre en place un gouvernement représentatif constitutionnel. Ce n’était certes pas la démocratie au sens où nous l’entendons aujourd’hui (suffrage censitaire, séparation des pouvoirs, limitation des pouvoirs, etc ...), mais s’en eut été la première esquisse. Aujourd’hui, si démocratie il y a, ce n’est surement pas grâce à un Rousseau proposant des projets complètement utopiques pour l’époque que la démocratie aurait pu s’établir.


                  • Peretz1 Peretz1 19 septembre 2012 21:02

                    Ne pas médire sur Keynes. Il a toujours eu en vue le plein emploi comme seule valeur à caractère économique à atteindre. Certes il n’a pas trouvé de solutions miracles, mais au moins il a prôné la priorité aux investissements donc à la dépense, sans tenir compte des déficits qui sont des valeurs purement comptables dénoncée d’ailleurs par Adam Smith : « ils sont presque fous ceux qui pensent qu’on gère un pays comme une entreprise ». Nos dirigeants le sont entièrement. A la lanterne... www.citoyenreferent.fr


                  • kemilein 13 septembre 2012 18:06

                    PIB
                    en 1980 :3% de 445 milliards > 13.35 de déficit autorisé
                    en 2011 :0.5% de 1996 milliards > 9.98 de déficit autorisé

                    je crois qu’il n’y pas grand chose a dire, on s’excite sur une illusion (mélenchon lui aussi est de la partie et se fait avoir comme a peut près tout le monde)


                    • anar75 anar75 13 septembre 2012 21:54

                      Faut virer ces Pro-sionistes du gouvernement et passer très vite à la VIe République.

                      Une nouvelle ère arrive, ils ne peuvent plus l’arrêter, ils jouent leurs dernières cartes.

                      Tenez, ce que France 2 a voulu censurer : http://www.youtube.com/watch?v=7GCCCujEm3w

                      La seule solution est de rendre leurs richesses aux peuples que l’on a dépouillé, leur rendre leurs droits, arrêter de nommer des dirigeants qui travaillent avec nos gouvernements.


                      • rakosky rakosky 14 septembre 2012 00:13

                        @  jean-jacques rousseau


                        Votre article est excellent ,bien construit et argumenté,mais je crois que le TSCG est avant tout une arme politique,comme l’ensemble des politiques mises en oeuvre pour le prétendu reglement de la Dette
                        Au delà de l’esbrouffe et du baratin sur le partage de l’effort,c’est contre les salariés ,leurs droits ,leurs salaires et retraites
                        La ratification de ce traité ouvrira aussi la voie à la liquidation de tous les services publics,tout sera menacé ,nos hôpitaux ,notre sécurité sociale ,nos écoles
                        En dernier analyse ,l’avenir du traité dépend de l’issue des gigantesques luttes de classe qui s’annoncent dans toute l’Europe et non pas de je ne sais quelle conjoncture économique
                        Enfin ,la ratification va modifier totalement la nature de ce gouvernement qui va se constituer en gouvernement de guerre contre la population
                        Nous allons entrer dans un autre monde,bien plus qu’une ratification,mais un basculement dans la barbarie sociale et politique

                        • chmoll chmoll 14 septembre 2012 06:33

                          angela a changé de majordome on dirait


                          • Jean-Louis CHARPAL 14 septembre 2012 11:25

                            Depuis 32 ans que la sauvagerie économique mondialisée, alias ultra libéralisme, a étendu ses tentacules sur la planète entière, une obsession des ultra libéraux consiste à toujours plus vider la démocratie de tout contenu réel et à évacuer les peuples de leur propre histoire.

                            Les maîtres du monde (spéculateurs, banquiers, multinationales, « experts » médiatiques corrompus) n’étant pas élus, ils ne supportent plus que des élus, portant émasculés et marginalisés ( parce qu’ils l’ont bien voulu au départ) par ce système totalitaire, les gênent, si peu que ce soit, dans leur « grand dessein » : accumuler toujours plus de fric.

                            Les « bras armés » et grands inquisiteurs de ces oligarques sont donc à leur image, c’est à dire non élus, sans contre pouvoir et iiresponsables, juridiquement et moralement (la liste n’est pas limitative) : OMC, FMI, BCE, Commission européenne, OCDE, MEDEF etc ...

                            Il s’agit de faire comprndre aux peuples qu’il est inutile qu’ils essaient de comprendre et encore moins de résister ou de se révolter : « Rendez vous vous êtes cernés ! ». Et inutile d’espérer que les politiciens viennent à leur secours, car le « vrai pouvoir » est ailleurs.

                            En République, la seule source du pouvoir réside dans le peuple souverain.

                            En ultra -libéralie, la source du pouvoir est dans la non élection et dans l’autoritarisme irresponsable de droit divin.

                            « Cachez ce peuple que je ne saurais voir ! » proclament tous ces Tartuffe.

                            L’ objectif du TSCG est donc de graver dans le marbre cette forfaiture et cette haute trahison des principes démocratiques fondamentaux.

                            Sans oublier naturellement l’austérité, cette monstruosité économique, d’une bêtise incommensurable, si débile qu’il faut s’empresser de la figer pour l’éternité dans des textes.

                            Pour 1000 ans ?


                            • tf1Goupie 14 septembre 2012 15:12

                              Salopards de schleus !................


                              • anar75 anar75 14 septembre 2012 16:48

                                Toujours autant d’arguments, tu transpires l’intelligence mec (ironique)

                                http://www.dailymotion.com/video/x94mjv_aaron-russo-a-propos-de-nicholas-ro_webcam

                                Ce n’est pas pour tf1, employé de JP morgan, qui je vous le signale a des parts dans le groupe tf1


                              • tf1Goupie 14 septembre 2012 17:06

                                Je me mets au niveau ...


                              • anar75 anar75 14 septembre 2012 20:40

                                Ahhh, dur métier que se rétrograder en permanence quand on fait parti du peuple élu, n’est-ce pas ?

                                Combien tu as touché aujourd’hui ? Avec une pareille semaine, on ne va pas te voir ce week-end ici ?


                              • NICOPOL NICOPOL 14 septembre 2012 18:43

                                Bonjour,

                                Il me semble, comme toujours, voir une contradiction chez ceux qui d’un côté stipendient ces règles de limitation de l’endettement public, et d’un autre côté conchient ces affreux banquiers privés à qui on est obligé d’emprunter quand on ne respecte pas ces règles de bonne gestion.

                                La seule solution pour sortir de cette contradiction, c’est en quelque sorte d’emprunter par l’inflation (émettre de la nouvelle monnaie). Mais on retombe alors sur une nouvelle contradiction : comment justifier ce type de création monétaire ex-nihilo tout en conchiant cette autre création monétaire ex-nihilo qu’est l’émission d’emprunts par les banques ? Certes, dans un cas, il y a un taux d’intérêt, dans l’autre, non ; mais dans les 2 cas, ça reste un moyen artificiel de couvrir des dépenses avec de l’argent qu’on n’a pas vraiment.

                                Il y a comme une sorte de pensée magique à croire qu’on peut dépenser plus que ce que l’on gagne et s’en tirer quand même par des recettes miracles du type inflation (ou faire payer les riches)... Si je crée de la monnaie neuve, sur le court terme, je peux certes financer des dépenses gratuitement : c’est la fête ! Mais à moyen terme, cette augmentation monétaire va produire de l’inflation, qui va se répercuter dans le coût de la vie, les salaires, etc. et alors, soit on a une monnaie nationale et cette monnaie va perdre de la valeur, il faudra dévaluer, avec toutes les conséquences que cela entraîne (augmentation du coût des importations etc.) ; soit on a une monnaie commune, et alors l’augmentation des coûts nationaux vont se traduire par une perte de compétitivité économique. Dans les 2 cas, les lendemains d’inflation ne chanteront pas...

                                Quand à opposer pacte de stabilité et démocratie... Forcément, si vous demandez aux citoyens d’aujourd’hui s’ils préfèrent revenir à un train de vie plus raisonnable et payer les excès passés, ou bien continuer à être rasés gratis en reportant tout ce passif accumulés sur les générations futures(variante : ou bien « faire payer les riches »), que croyez-vous qu’ils vont choisir ? Demander au « peuple » de se prononcer sur ce genre de questions et croire que la décision qui en sortira sera forcément acceptable, c’est à la limite du populisme.

                                Si vous demandez à l’homme de la rue de faire un choix entre un sacrifice à court terme pour un hypothétique bénéfice à long terme, il ne sera pas plus raisonnable que le chef d’entreprise privée qui privilégie aussi la rentabilité à court terme : c’est que, fondamentalement, ce sont 2 êtres humains dotés d’un cerveau similaire et raisonnant de la même façon (contrairement au poncif gauchiste qui consiste à voir dans un entrepreneur privé l’incarnation du Mal absolu). Là aussi, il me semble contradictoire de vilipender les chefs d’entreprises ou actionnaires qui raisonnent en fonction de leurs intérêts financiers à court terme au détriment de l’intérêt collectif, tout en espérant que les citoyens fassent eux-aussi ce genre de choix en apportant leur bénédiction à une politique d’endettement public ou d’inflation monétaire.

                                Cordialement,


                                • ddacoudre ddacoudre 15 septembre 2012 00:27

                                  bonjourJJR

                                  assez d’accord sur l’exposé, mais pas avec les conclusions.
                                  je ne pense pas que la population dans son ensemble connaissent le tantième de ce que vous expliquez, il ne voteraient pas alternativement une fois pour l’un puis l’autre alternativement depuis trente ans. mais bon il est de règle d’en appeler au peuple.
                                  il y a au moins une chose qu’ils ont compris de force (persistance du chômage et stagnation des salaires) c’est qu’ils ne perçoivent plus ce qui vient de l’UE comme une valeur protectrice, même s’ils n’y connaissent pour la plus part « pas trave » en économie.
                                  La règle d’or est un carcan qu’il faut faire sauter, Sarkozy voulait la constitutionnaliser, la légiférer par traité ne vaut guère mieux. c’est simplement du suicide, elle explosera de fait devant les difficultés qu’elle créera dans une économie qui ne trouvera pas durablement de la croissance.
                                  je pense que le PS se coulera définitivement avec cette mesure.ddacoudre.over-blog.com
                                  cordialement.


                                  • jeanclaude 16 septembre 2012 18:32

                                    Si le président et son premier ministre n’ont pas « la compétence nécessaire de comprendre le problème dans sa globalité » et "N’ayant pas atteint ce stade de maturité et de conscience, ils ne sont pas prêt d’envisager des projets réalistes et viables, je ne vois pas
                                    - pourquoi le peuple, à travers le referendum, l’aurait davantage,
                                    - en quoi un débat public entre vos positions et des positions contraires ferait jaillir la vérité, sachant en fait quel est le niveau de maturité économique et financière de l’électeur lambda, qui a surtout sas allégeances politiques habituelles.

                                    Vous pointez une stratégie de l’Allemagne. Si on vous suit là-dessus, on peut aussi se demander pourquoi la France est plus faible ; notamment du fait de toutes les positions défendues par la gauche, estimables dans leur intention, mais amenant dans les faits à une paralysie de l’état du pays au lieu de son adaptation à la nouvelle donne mondiale.


                                    • jean-jacques rousseau 17 septembre 2012 11:23

                                      « Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée. » F. Mauriac 1943


                                    • jeanclaude 16 septembre 2012 18:33

                                      Ceci dit, j’ai apprécié la richesse et la précision de votre argumentation.


                                      • jeanclaude 16 septembre 2012 18:51

                                        à NICOPOL. Assez d’accord avec vous. J’ajouterai que selon moi si les allemands ont des grandes PME qui ont une clientèle mondiale, c’est qu’ils ont eu une stratégie sur le long terme, et pas simplement un objectif de rentabilité pour le court terme. En plus souvent une solidarité et une continuité de propriété familiale intergénérationnel.
                                        En ce sens, est-il moral, peut-on demander à JJ Rousseau, de les montrer du doigt maintenant en déclarant implicitement « immorale » la position allemande qui défend les intérêts à travers ses points forts ?
                                        C’est pourquoi la protestation morale de JJ R, qui dénonce l’amoralisme politique et citoyen de notre président et premier ministre, est sujette à caution. L’Allemagne étant forte par sa « vertu » n’a pas à relâcher la défense de ses intérêts vis à vis des autres états européens, surtout pour notre auteur qui semble être un chaud partisan de la souveraineté des états. Si cette expression de la souveraineté est une fin en soi au sens kantien, elle est la règle universelle, en particulier pour l’Allemagne.
                                        Ceci dit, d’accord que l’Allemagne doit mettre de l’eau dans son vin, ses succès étant en partie bâtis sur les déficits industriels d’autres pays européens. Si j’achète un frigo de qualité allemand parce qu’il n’est plus fabriqué par mon pays, j’élargis la clientèle de l’Allemagne.

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