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Accueil du site > Actualités > Economie > Régler la crise

Régler la crise

La crise actuelle suit son cours, avec une dissociation progressive entre l’économie réelle en voie de reconstruction et une économie monétaire qui continue son rêve-cauchemar éveillé. Les emplis disparaissent, la bourse monte... de temps en temps.

 

Plus de 9% de chômeurs déjà, aux USA, les autres pays à l’avenant et aucune raison pour que ca s’améliore, avant qu’une nouvelle structure du travail ne soit mise en place dont la pierre d’assise devra être une couverture de revenu-travail garanti.

Pendant que la crise du travail prend de l’ampleur dans le monde réel, à mesure que ferment les industries dont les modes de production ne sont plus adéquats et les entreprises de services qui en dépendent, la crise financière qui est là depuis 9 mois arrive à maturité. Tandis que les emplois disparaissent, les indices boursiers fluctuent selon les rumeurs que laissent filtrer le Tresor américain et autres autorités et l’on commence à estimer avec plus de précision le volume de cette masse monétaire qui ne vaut plus rien.

Il faut régler rapidement cette crise financière, car on ne peut maintenir une économie globale basée sur des échanges commerciaux sans une monnaie qui inspire confiance. On verra à l’automne comment le système s’y prendra pour régler cette question, mais il n’est pas interdit de voir comment il DEVRAIT s’y prendre, s’il existait un pouvoir mondial pouvant agir sans contraintes et ne pensant à rien d’autre qu’au bien de la population. On pourrait procéder alors selon les huit (8) règles suivantes.

1. Une monnaie, appelons la « V », est créée et émise sous l’autorité du FMI avec l’accord de tous les États membres.

2. Cette monnaie V a cours légal et est en circulation libre partout. À partir d’une valeur initiale de consensus, son taux de change aux diverses devises fluctue librement.

3. Les États, les institutions financières et les personnes physiques ou morales (corporations) peuvent se procurer un crédit en V à la hauteur des BIENS RÉELS dont ils transportent la propriété au FMI. Ils conservent l’usage de ces biens réels, mais perdent le droit de les aliéner.

4. Les États et entités paraétatiques sont invités à rembourser leur dette publique en l’imputant à leurs contribuables au prorata des actifs de chacun. Ainsi les États élargiront la masse des biens réels dont ils pourront transporter la propriété au FMI.

5. Les contribuables de chaque pays doivent acquitter immédiatement cette dette correspondant à une partie de la dette publique qui leur échoit. Ils pourront le faire, à la discrétion de leur État, en V, en monnaie nationale ou partie en V et partie en monnaie nationale et en transportant à l’État la propriété de biens réels dont ils conserveront l’usage.

6. À partir d’une date convenue, dans tous les pays, tous les salaires jusqu’à la hauteur de 5 fois le revenu moyen per capita et tous les paiements d’assistanat, incluant les pensions de vieillesse et les allocations de chômage, sont effectués exclusivement en V.

7. En sus des autres paiements en V qu’il peut recevoir, tout individu majeur a le droit, chaque jour ouvrable, d’obtenir de l’État la conversion en V d’une somme en monnaie nationale déterminée pas l’État présumée équivaloir à 1/250 du revenu annuel national moyen. Il n’y a pas de contrainte à la conversion de V en monnaies nationales

8. Toutes les autres obligations maintenant en vigueur et les futures transactions demeurent libellées et peuvent être acquitées en monnaies nationales, jusqu’à ce qu’en décide autrement l’Etat qui a juridiction sur leur exécution.

Je suis conscient que cette opération nécessite des changements au rôle du FMI et aux accords internationaux ; elle n’est pas facile à accepter ni à réaliser. :-| Je suis conscient qu’elle exigerait un complément de détails et peut susciter des interrogations :-) Il est évident qu’il est impossible de fournir ce détails et de répondre à ces interrogations dans le cadre de cet article. Je suggère au lecteur de simplement y réfléchir. On en reparlera plus tard.

Pierre JC Allard

 


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40 réactions à cet article    


  • Olga Olga 7 juillet 2009 11:03

    Oui, mettez un peu de V dans votre vie... pour exploser le système mafieux du FMI, sur un air de Tchaïkovski ! 



    • Kalki Kalki 7 juillet 2009 11:23

      La révolution n’est pas un diner de gala.

      Pour changer les choses il faut d’abord les comprendre - et etre àla hauteur et surpasser ce que l’on combat -( meme si c’est « abstrait » ou médiatique sans pourtant retomber dans la propagande )

      Vous pouvez faire exploser n’importe quel batiment ou personne, ca n’y changerait rien - vous pouvez essayer d’ouvrir les yeux, ca n’y changerait RIEN.

      C’est une question de route, et pour cela il faut j’en ai bien peur une impulsion - canalysé dans son départ vers un horizon - acceptable.

      Une solution , des solutions.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 12:28

      Bonjour Olga :


      Je n’y aurais pas songé. Ce qui prouve à quel point nous avons besoin de l’imagination si on veut un monde meilleur.

      Merci

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 12:47

      @ Kalki :


      Je vous invite à lire le site Nouvelle Société. Pour changer la politique , l’administration, le travail, la sécurité, la justice, l’éducation, la santé, le credit, la société civile et le systeme de production, etc . Pour savoir comment nous en sommes rendus là, vous pouvez télédécharger gratuitement ce petit bouquin

      PJCA

    • plancherDesVaches 7 juillet 2009 15:46

      Hhmm... Olga a raison : le FMI est un des pires mafieux du système....

      Et il est bénéficiaire avec cette petite crise.... Ce qui prouve qu’il fonctionne trés bien dans la concentration continue de richesse.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 17:24

      @ PdV.


       Le FMI est simplement le salon de réunions des pouvoirs financiers qui mènent le monde. Si on veut lui donner d’autres responsabilités, il va falloir lui greffer une énorme administration. On ne garde le nom que parce qu’il est commode. Et si on le fait, on va mettre les banquiers dans une petite pièce sans fenêtres. C’est un pouvoir politique qui va prendre charge. La capitalisme que nous avons connu est mort. L’argent qui est devenu un pure création du pouvoir ne sera pas une source du pouvoir.


      PJCA



    • Olga Olga 7 juillet 2009 18:47

      Kalki, bien sûr la révolution n’est pas un dîner de gala, mais on peut quand même la faire en musique, et en tutus pour donner un grand coup de ballet.
      Mais vous allez encore dire que je suis une vraie casse-noisette... 



    • plancherDesVaches 7 juillet 2009 21:16

      Hhmm.......

      Arrêtons là les débats.

      Notre haine contre le pouvoir financier va finir par nous faire mettre au pouvoir des dictateurs bien populistes.

      Hitler A ETE ELU DEMOCRATIQUEMENT.

      Et comme me disait encore une allemande enfant pendant les bombardements : « nous ne savions pas »

      Comme bien d’autres, elle ne savait pas ce que voulait le dictateur.

      Seule une révolution de certains pays du G20 pourrait amener une démocratie qui n’est plus.

      Mais nous sommes devenus décadents comme les Romains. Adorateurs du confort de nos petites vies bien tranquilles.

      Bise à ceux et celles qui se font pomper financièrement même si, comme moi, leur capital leur semble « important ».... Quelques millions... ridicule.
      Les milliardaires qui répondront à ce message sont bienvenus lol


    • plancherDesVaches 7 juillet 2009 21:23

      N.B. : il a passé les Juifs un peu plus qu’au karcher.....


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 23:59

      @P d V


       C’est exactement ce que je dis sur tous les tons depuis des mois, voire des années. Quand je dis que le capitalisme est mort, il ne neut être remplacé que par plus brutal. La différence entre vous et moi, c’ est que vous semblez penser que c’est un choix, alors que je vois venir cet intermède autoritaire aussi sûrement que la prochaine lunaison. Ça ne sera pas très long, car une société complexe d’interdépendance ne peut fonctionner que par un large consensus et tend donc vers la démocratie. Il y aura un mauvais moment à passer, mais après tout ira mieux et l’on aura une meilleure démocratie

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 12:49

      @ bob gratton


       Merci pour ces liens qui apportent un autre éclairage

      PJCA

    • John Lloyds John Lloyds 7 juillet 2009 11:49

      Mr Allard, pour reprendre votre titre « régler la crise », on ne règle pas une crise en redéfinissant une nouvelle monnaie. On régle une crise en relançant l’économie, sinon on adopte une position statique, et donc régressive, sur une industrie essentiellement tertiaire, et c’est là où le bât blesse, cette crise n’est que l’effet du surdimensionnement du tertiaire. Or, pour l’instant, la relance de l’économie paraît bien compromise, puisqu’il est prévu cette année que les IDE (investissements directs à l’étranger) chutent de 50%.

      On peut, certes, toujours parler de monnaie si on conserve à l’esprit cette prépondérante nécessité de la relance économique. Le dollar devant s’effondrer dans pas longtemps, on s’acheminera effectivement vers un panier monétaire de type DTS, mais la crise ne s’arrêtera pas là pour autant, bien au contraire, on est vraiment parti pour bien plonger.

      _____________________________

      Alerte Info


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 13:04

        @ John LLoyds


        Naturellement. La crise est en trois étapes, dont la première, financière, sert de déclencheur, mais c’est la seconde - qui consiste à transformer notre système de production - qui est cruciale. La troisième est politique est sera un peu pénible... mais on s’en sortira.

        Les critères de transformation du système de production demandent une lecture plus longue.

        PJCA

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 19:53

        @ Ben Khabou : Comme on doit s’exprimer vite sur un blogue, on risque des malentendus sur des points de pur vocabulaire. Ainsi, quand on parle de l’économie réelle, il y a une dissociation avec sa réprésentation symbolique (monétaire) qui a été voulue, a été utilisée et a conduit à la crise financière actuelle. Ici, pas de malentendus.


        Il y a un autre dissociation, cependant, entre production et besoins réels quand on passe du secondaire au tertiaire et là tout dépend du point de vue qu’on adopte. Si on voit les besoins, il n’y a pas un surdimensionnement du tertiaire ; au contraire, le tertiaire est brimé, parce que le rapport de forces entre capital et travail (compétence) n’est évidement pas aussi avantageux pour le capital au tertiaire que dans l’industrie et il y a, depuis des décennies, une action concertée pour NE PAS permettre le passage au tertiaire à la vitesse idéale, simplement pour protéger la rentabilité du capital fixe investi dans le secondaire. 

        John n’a pas tort, toutefois, si on prend le point de vue du capital. C’est bien le passage au tertiaire qui lui fait des misères et qui a projeté le capital dans la spéculation... mais on ne peut pas revenir vers une économie industrielle. Pas en Occident.

        Si toute cette évolution vous intéresse, vous pouvez décharger gratuitement mon dernier bouquin qui justement en parle.


        PJCA





      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 15:50

        @ Khabou (2)



        Et les chantiers porteurs ne manquent pas : lutte contre la pauvreté, énergies renouvelables, économie verte...

        Ne confondons pas, toutefois, ce qui est production et ce qui est redistribution

        La tendance spéculative du capital n’est pas une fatalité


        C’est un problème de modèle de société et pas seulement la conséquence d’une évolution historique du capitalisme qui doit être réglé.


        PJCA


      • L'enfoiré L’enfoiré 7 juillet 2009 13:02

        Pierre,

        Une valeur « V » émise par le FMI ?

        >>> Une sorte d’Esperanto pour la monnaie, quoi ?

        Même combat, même difficulté. Réinventer la roue quelque part ou je me trompe ?

        Le FMI qui imprimerait ce billet ?

        Une valeur refuge a toujours été l’or. Pas très pratique l’or. Le dollar comme monnaie. Les concurrents sont l’euro et yuan.

        La circulation libre existe pour le premier. L’euro qui a suivi le serpent monétaire de toutes les monnaies européennes et est de plus en plus reconnu partout. Ce qui donne une idée pour se voir accepter dans la confiance.

        Qui établirait la conversion vers « V » ? Le FMI ? Cela imposerait d’établir lui même le déficit des autres membres.

        Il est très curieux que le dollar américain n’ait jamais évolué dans sa forme pour se sécuriser.

        La falsification ne serait pas leur problème ?

        Les monnaies nationales, que deviendraient-elles ? Transiteraient-elles par le V avant toutes opérations ?

        Et la souveraineté, si chère à certains pays, que deviendrait-elle ?

        Le problème, d’après moi, n’est pas là.

        Etablir une valeur uniforme et universelle pour une force « T » d’un travail. Là se trouve le hic.

        Quand on connait les délocalisations, les productions qui se font là où elles ne peuvent se payer, il y a problème.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 13:19

          @ L’Enfoiré :

           
          Toutes vos questions sont pertinentes. Comme je le dis en fin de texte, on ne les règlera pas aujourd’hui, mais une par une, commençant demain... Si vous lisez attentivement mon article, vous verrez que certaines réponses sont implicites. Par exemple, le transfert de propriété vers le FMI n’est que temporaire, durant la transition, pour assurer une valeur REELLE et donc crédibe à la nouvelle monnaie. Quand l’économie fonctionne en V - prévoyez 2 ans - chacun peut récupérer la propriété des biens - don il a gardé l’usage, soulignons le - en les rachetant en V. Autre exemple, toute cette monnaie est électronique et n a pas de support materiel qui puisse être falsifié. ( Oui je suis conscient des problèmes de contrôle et de confidentialité, mais le bateau coule)

          PJCA

        • L'enfoiré L’enfoiré 7 juillet 2009 16:18

          Pierre,
           Je lis un article de la Deutsche Bank, que le rôle du FMI à nouveau apprécié.
           Un an en arrière, le FMI vivait une crise existentielle. De nombreux pays envisageaient de rembourser anticipativement leurs dettes ave cla hausses du prix des matière premières.
           Renversement de situation. les pays d’Europe de l’Est (et j’en parlais ), l’Islande ont leurs revenus qui ont chuté. On fait appel au FMI comme une bouée de sauvetage pour 120 milliards de dollars. Le FMI prone l’eoroïsation en Europe de l’Est comme l’Amérique latine dollarisée. Un bouclier contre les taux d’intérêts trop élevés. De quoi est occupé à parlé Obama avec son homologue russe ? Laisserait-il entré la Russie dans une véritable Europe ? 
           La roue tourne. Pas question de monnaie V. Seulement l’utilisation par blocs.
           A quand l’Asie, sa monnaie inter Etats ?
           On aurait fait le tour.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 16:46

          @ l’enfoiré 2

           
          Je dis « FMI », parce que lke nom est connu et doinc sécurisant, mais le FMI qui assumerait ce rôle serait une entités bien transformée ayant ostensiblement topus les pouvoir que le FMI a aujourd’hui de façon discrète... et bien d’autres, du moins durant la transition.

          Répondant à votre autre question, je ne pense pas que les USA veuillent encourager la fusion de la Russie avec l’Union européenne, mais au contraire doubler l’Europe pour constituer avec la Russie un duopole qui va carrément mener le monde pour un temps.

          Je pense qu’on a scellé cet accord hier. J’ai bien peur que l’Europe a raté l’occasion de créer un monde à trois grandes puissances dont elle aurait été l’arbitre. Il aurait fallu profité du nadir américain qu’incarnait Bush. Dommage...



          PJCA

        • boris boris 7 juillet 2009 14:17

          Et oui le bateau coule et il restera au fond .


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 14:57

            @ Boris : Et vous cher ami, vous flotterez ?


            PJCA

            • boris boris 7 juillet 2009 16:32

              Je prend des cours de natations.


            • plancherDesVaches 7 juillet 2009 16:02

              D’ici à créer une monnaie mondiale, mes futurs petits enfants seront déjà devenus grand-pères.

              Point que je vois par contre assez rapidement : la mise en place d’entreprises et de banques mutuelles. Grace au protectionnisme et conflits divers.
              Les actionnaires vont se faire virer. Et c’est qui fait actuellement trés peur aux mondialistes.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 17:33

                @ P d V


                 Le scénario de l’actionnaire évincé - ou du rôle d’actionnaire mis de côté au profit d’une montée en puissance des travailleurs-entrepreneurs - est sans doute celui de l’avenir, mais je le vois plus dans l’apres-crise que comme une solution à celle-ci. 


                PJCA


              • plancherDesVaches 7 juillet 2009 20:10

                Tout dépend ce que vous appelez « après-crise », d’une part, puis, justement, c’est cette géniale crise qui amènera la colère nécessaire aux changements qui ne viendront que du peuple qui souffrira trop.
                Et là, à moins d’endetter les peuples à hauteur de 600 000 milliards de dollars, je vois mal comment les dégats pourraient s’arrêter sur l’économie REELLE.

                Bien à vous.

                Un ch’ti lien pour la route.
                http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/07/pour-la-premiere-fois-depuis-2000-les-loyers-baissent-nettement_1216234_1101386.html
                Pauvres « investisseurs »... il perdent de l’argent.

                Heureusement que le Notre Grandissime Président a fait indexer les loyers sur l’inflation.
                En cas d’hyper-inflation, vous savez ce que ça donnera....


              • herve33 7 juillet 2009 22:29

                Un ch’ti lien pour la route.
                http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...
                Pauvres « investisseurs »... il perdent de l’argent.

                une grande partie de ceux qui investissent dans l’immobilier ne sont pas forcément des spéculateurs comme les parasites de la bourse , ce sont en général des français moyens qui ont épargné , et se constituent une source de revenus sur le long terme par exemple pour une retraite . 

                Ces gens là vont subir la crise de plein fouet , car ces revenus ( capital + loyers ) vont fondre comme neige au soleil .


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 00:16

                Tout ce qui existe sur cette terre est évalué globalement à environ USD$ 145 T 145 000 milliards pour les Français, 145 trillions pour le reste de l’humanité les USD$ 600 T qu’on commence à avancer pour le papier en circulation... est du papier. Du papier que se payeront entre eux ou que perdront les détenteurs du papier qui n’est pas adossé à une valeur réelle. C"est l’interêt de l’émission de V, de séparer les petits qu’on payera en V des ’gros’ qui s’adosseront vite à une valeur réelle et se convertiront en V... ou seront les seuls perdants de cette randonnée ludique dans l’hyperespace financier, qu’ils ont entreprise les yeux grand ouverts. En V, c ’est un jeu à somme nulle. Ils ne peuvent pas tous gagner.



              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 01:17

                @ Hervé 33 :


                 Les investisseurs en immobiliers, comme les petits propriétaires, s’en sortiront indemnes. Ceux qui sont investis en monnaie (bourse, i.a. ) se retrouvent dans la même barque que les financiers. On peut penser à un programme qui séparerait les petits rentiers des ’grands" capitalistes, mais on s’écarterait en en discutant ici. Je reviendrai sur cette question.

                 PJCA

              • millesime 7 juillet 2009 20:47

                cher Mrs Allard,
                vous oubliez (volontairement je présume) les marchés dérivés ainsi que les paradis fiscaux...les hedges funds etc... !
                l’oligarchie financière ne va pas accepter de gaité de coeur que ne plus pouvoir réaliser des opérations « juteuses » et défiscalisées... !
                nos leaders politiques ne sont pas prêts à changer « d’état d’esprit » ... !

                http://millesime.over-blog.com


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 01:03

                  @ Millésime. La valeur des marchés dérivés est incluse dans les USD $ 600 T. On n’a pas à distinguer entre arnaques simples et « arnaques qualifiées », comme on pourrait ironiquement dire des opérations notionnelles qui se passent un peu plus loin dans l’irréalité . Une valeur correspond à un bien réel et peut être exprimée en V... ou elle ne le peut pas. 


                  Celles qui ne le peuvent pas se repartiront ce qu’elles peuvent se faire octroyer en monnaies nationales par les autorités nationales, après les luttes et les escroqueries qu’on imagine, et le FMI n’interviendra que pour convertir en V les valeurs réelles de ceux qui auront réussi à se les approprier. Laissons les loups entre eux. 

                  Ceux qui touchent des salaires et des paiement d’assistanat seront ainsi tenus indemnes. De même les propriétaires de biens réel... dont tous les petits proprios. C’est ce qui importe, car ce sont eux les innocents en cette affaire.

                   Les paradis fiscaux... reviennent sur terre. Celui qui n’a qu’un compte a Grand Cayman risque qu’il n’y ait pas une valeur réelle à laquelle adosser son argent, mais il n’est pas autrement ciblé Si, par la suite, un gouvernement veut les poursuivre pour évasion fiscale, c’est un autre dossier. 

                  L’oligarchie strictement financière va être décimée. L’oligarchie du pouvoir - qui a aussi l’argent qu’elle veut, mais comme une CONSÉQUENCE de son pouvoir - va monter en puissance. C’est probablement le résultat qu’on cherché en laissant se produire cette crise financière. Je n’en sais rien et ne veut rien en savoir. Je ne peux pas en savoir plus, car on ne peut le savoir que de l’intérieur et je n’en suis pas. 

                  Je ne porte pas de jugement moral sur cette évolution, je me contente de la prévoir. Je pense seulement que, si on veut améliorer la société, il va désormais falloir traiter comme une donnée cette évolution de la gouvernance, ne trouvant plus sa source dans le capital, mais dans une « compétence » à un sens très large qu’il reste à définir..


                  PJCA




                   

                • herve33 7 juillet 2009 22:19

                  @ millesime

                  de plus que cette oligarchie représentée par Wall Street et la city , et mis leurs pions ( Sarkozy + Obama ) pour que rien ne change , voire même se détériore .

                  Mais à propos de changements , connaissez vous un parti politique qui a de véritables idées ??? , le changement viendra de la base et des vrais intellectuels , pas les marionnettes médiatiques qu’on entend sur TF1 ou le service public . Comme dirait Paul Jorion , il faut en finir avec l’agressivité et instaurer un monde construit sur la solidarité , et c’est cela que nos élites ne veulent surtout pas .


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 01:09

                    Ne comptez pas sur une résurgence de la vie démocratique qui corresponde à ce qui devrait être avant qu’une phase d’autoritarisme n’ai exigé les sacrifices requis et nettoyé la corruption. La démocratie reviendra, mais ce ne sera pas l’an prochain.



                     PJCA


                  • NAHASH NAHASH 8 juillet 2009 01:36

                     

                    @Pierre JC Allard :

                     

                    A nouveau, j’aimerai rebondir sur vos propos, notamment cet optimisme constant présupposant que la démocratie sera toujours à l’horizon, vous écrivez dans un commentaire ceci :

                    « Ça ne sera pas très long, car une société complexe d’interdépendance ne peut fonctionner que par un large consensus et tend donc vers la démocratie. Il y aura un mauvais moment à passer, mais après tout ira mieux et l’on aura une meilleure démocratie »

                    Dans un autre,  vous reprenez le même thème d’un « horizon démocratique » futur :

                    « Ne comptez pas sur une résurgence de la vie démocratique qui corresponde à ce qui devrait être avant qu’une phase d’autoritarisme n’ai exigé les sacrifices requis et nettoyé la corruption. La démocratie reviendra, mais ce ne sera pas l’an prochain. »

                     

                    Sur le premier point, à savoir la tendance démocratique naturelle d’une société fondée sur l’interdépendance et le consensus : j’ai eu une autre opinion : l’interdépendance des acteurs, soit leur  complémentarité et leur indispensabilité, avec consensus final peut se produire et « optimiser » le fonctionnement du système sans pour que cela celui-ci soit « démocratique » : je dirai même qu’un système fondé sur l’arbitraire et la contrainte permanente fonctionnerait autant le cas échéant : tout dépend ce qu’on entend par « consensus » consenti ou obtenu quelque ce soit le moyen ? Il me semble qu’aujourd’hui à une échelle globale  connaissant déjà une forte indépendance et complémentarité, les « consensus sous la contrainte » sont existants et efficients : il n’a jamais existé dans aucune société humaine une quelconque forme de nécessité historique démocratique, et toute société humaine peut être considéré comme  un système complexe, expérimentant autant interdépendance que complémentarité ou indispensabilité, et se fondant bien sur des formes de consensus plus ou moins contraint : le consensus démocratique est aussi une forme de consensus contraint. Bref, la démocratie n’a jamais été portée par la nécessité historiquement mais par la seule volonté des hommes : elle est un choix, et non pas une nécessité.

                     

                    Donc, en tenant compte des capacités de contrôle et de conditionnement offertes par nos sociétés post-industrielles, cette phase autoritaire à venir, risquerait bien de se perpétuer et de représenter la forme de totalitarisme la plus aboutie de l’histoire humaine : un système total et global, fondé sur un contrôle total et global. Selon moi, l’avenir est définitivement non-démocratique, la « parenthèse de l’idéalisme romantique » universalisant occidentale s’achève avec le monstre ultra-libéral que l’Occident a accouché : un monstre qui a neutralisé le Politique, vampirisé la Culture et est en train de mettre à l’Histoire (à entendre comme Evolution et Progrés Humain).

                     

                    La « crise » actuelle n’est rien d’autre que la scission entre économie du Réel (celle du citoyen lambda et de la société industrielle agonisante, fonctionnant sur le contrôle social ) et économie Immatérielle (celle des réseaux et circuits financiers globaux et de la société post-industrielle et de l’Information, fonctionnant sur le contrôle total et global, immédiat et permanent), le Pouvoir a été et relèvera toujours de l’Immatériel et du Symbole.  

                     

                    La seule résurgence démocratique que je vois dans l’avenir est celle qui sera sujet de thèse ou objet d’études pour des historiens du Futur s’intéressant aux mythes et folklores de l’Occident au début de l’Age Global.     

                     

                    Cordialement,


                  • NAHASH NAHASH 8 juillet 2009 01:40

                    correction
                    *

                    et est en train de mettre FIN à l’Histoire...

                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 16:49

                    @ Nahash

                    C’est bien en effet mon thème récurrent. Je suis d’accord avec vous qu’il « n’a jamais existé dans aucune société humaine une quelconque forme de nécessité historique démocratique ». Maintenant il y en a une. C’est pour ça que je parle d’une Nouvelle Société.

                    Pourquoi ce changement ? Parce que la nature du travail, quand l’industrialisation atteint son stade final n’est plus que CREATIVITÉ, INITIATIVE et EMPATHIE. Ces facteurs ne peuvent pas être imposés efficacement. On a donc un travail autonome (libre)...ou pas de travail. Le travail étant la transformation de ce qui est en ce que l’on veut qui soit, pas de travail = stagnation. Mort.

                    Quiconque contribue un apport au bien commun étant libre de le faire efficacement ou non, chacun à le pouvoir de son indispensabilité et l’optimum ne peut être atteint que dans le consensus. L’optimum n’est pas là, mais on tend vers l’optimum ; on tend donc vers le consensus. La démocratie est une étape vers le consensus.

                    Il est impossible de discuter à fond de cette question sur un blogue. Idéalement on en parlerait pendant... longtemps. À defaut de mieux, je vous propose de lire ce bouquin qui est offert gratuitement à tous ceux que ça intéresse.

                    http://manuscritdepot.com/a.pierre-jc-allard.5.htm

                    « Tenant compte des capacités (...)de conditionnement offertes par nos sociétés post-industrielles... » (...) Le Pouvoir a été et relèvera toujours de l’Immatériel et du Symbole.  

                    Vrai. Je dis qu’il y aura démocratie et consensus. Je n’ai pas de solution à l’imperfection de la nature humaine qui laisse les uns moins aptes que d’autres à associer des concepts, à les exprimer et à les défendre contre ceux qui jouent de leurs sentiments.  Un problème pour demain et donc pour d’autres.. Je concentre sur le cothurne...

                    PJCA




                  • oj 8 juillet 2009 02:35

                    l’avenir non démocratique est en effet probable.

                    il se mettra en place par phase successives (action - réaction) pour l’emporter au finaL

                    Mais sa forme pourait etre plus subtile : un mélange entre autoritarisme et bonheur individuel.

                    La pression évolutive devrait en effet nous amener a mettre en avant le groupe, notre systeme complexe et de plus en plus intégré , l’individu passant au second plan.

                    Tout simplement , et naturellement, parceque l’individu, bloqué par sa biologie, de peut plus évoluer assez rapidement.

                    Le seul ressort maintenant efficace de l’evolution est donc le systeme, l’individu perdant peu a peu sa conscience individuelle au profit de la conscience collective.

                    Ce n’est pas un bien ce n’est pas un mal c’est la voie de l’evolution car une société basée sur le developpement de l’humain serait dors et déjà figée et perdue au regard de l’évolution.

                    l’homme n’est pas l’avenir de l’homme , le dessein de l’evolution est plus ambicieux.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 juillet 2009 17:03

                      @ Oj : Je crois et j’ai dit que la transformation immédiate de la gouvernance sera vers un autoritarisme bienveillant : plus de plaisir, moins de liberté. Mais ça, c’est pour tout de suite.


                      À moyen terme - le long terme nous étant toujours occulté - je ne crois pas que l’individu « perdra peu a peu sa conscience individuelle au profit de la conscience collective »

                      Pour cette raison dont je parle souvent d’un optimum qui passe par la complémentarité, chaque individu devient plus nécessaire au tout à la mesure où le tout devient plus nécessaire à l’individu. 

                      Je ne puis que vous inviter, comme Nahash, à lire « De la pénurie à la crise de l’abondance »


                      PJCA



                    • tonton raoul 8 juillet 2009 08:41

                      Le syndicat des braqueurs informe qu’il s’oppose avec énergie à la fermeture des banques et à la fin du capitalisme.


                      Le président.

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