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Accueil du site > Actualités > Economie > Retour au Franc : réponses aux objections fréquentes

Retour au Franc : réponses aux objections fréquentes

Nous essaierons ici de répondre aux objections les plus fréquemment formulées contre l’idée d’un retour au Franc.
retour au franc

L’Euro n’est pas responsable de l’inflation.

Si l’Euro n’est pas la cause de l’inflation, il a indéniablement contribué à faire monter les prix.

L’inflation est un phénomène durant lequel une monnaie perd de sa valeur parce que trop de ses billets, de ses pièces, et de son argent électronique, sont produits.
La chute de la valeur de cette monnaie entraînant une montée des prix, mais aussi des salaires.

Il est donc vrai de dire que l’inflation n’est pas due à l’Euro lui même.

Cependant le phénomène de l’inflation(dépréciation de la valeur d’une monnaie) est à différencier de celui de l’augmentation du coût de la vie.

L’augmentation du coût de la vie est généralement causée par des choses telles que la spéculation financière et la raréfaction des ressources, mais avec l’Euro le coût de la vie a aussi augmenté parce que :

- Des commerçants ont arrondi les prix aux supérieurs.
- Des commerçants tendent à se rapprocher, en valeur absolue, des prix psychologiques qu’ils pratiquaient sous le Franc. Ainsi, des produits qui étaient vendus à 5 Francs coûtent désormais presque 5 Euros. Ces augmentations de prix n’étant justifiées par rien si ce n’est la tentation de se rapprocher des chiffres utilisés sous le Franc afin d’accroître les marges bénéficiaires.

La valeur forte de l’Euro nous avantage lorsque nous importons des produits étrangers, grâce à lui le pétrole nous coûte moins chère, et l’état peut emprunter à des taux moindres.

Une bonne monnaie n’est pas une monnaie dont la valeur est forte, mais une monnaie dont la valeur correspond à l’économie du pays.

Lors de sa création, la valeur de l’Euro a été basée sur celle du deutsch mark(monnaie allemande).
Et en adoptant l’Euro des pays comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie et la France se sont retrouvés avec une monnaie bien plus forte que celles qu’ils avaient jusqu’alors.

Ceci a eu pour conséquences d’alourdir les coûts de production de leurs entreprises, de détruire leur compétitivité, de favoriser les délocalisations vers des pays aux monnaies moins fortes, de fortement augmenter le chômage, et de forcer ces états à s’endetter plus encore pour compenser la réduction de leurs exportations.

Cette situation équivaut à un offrir un salaire de 800 Euros à un employé qui en gagnait 3000, et à lui affirmer qu’il est gagnant parce qu’il est désormais obligé de s’endetter à des taux moindres pour pouvoir vivre quand auparavant il n’avait pas besoin de contracter de dettes.

L’Euro nous protège des attaques spéculatives.

L’Euro fait le contraire de nous protéger.

La crise actuelle trouve son origine aux États-Unis. Ce pays a, par le biais de ses lois ultra-libérales, laissé ses banques accorder des prêts à des personnes et à des entreprises dont les ressources financières étaient fragiles ou incertaines.
Un grand nombre de ces personnes et de ces entreprises se sont, par la suite, retrouvées dans l’impossibilité de rembourser les banques qui par voie de conséquence ont fait faillite.

Les faillites sont telles que c’est l’économie du pays dans son ensemble qui est déstabilisée et que celui-ci se voit désormais en mauvaise posture sur les marchés financiers ; cette mauvaise posture sur les marchés financiers ayant pour effet d’accélérer la crise. Aussi c’est là que les Etats-Unis ont choisi de distraire les marchés en attirant leur attention sur l’Euro.

L’Euro n’est pas né d’une volonté populaire que des dirigeants auraient captée et satisfaite. L’Euro est né de la volonté de dirigeants ayant usé de toute sorte d’arguments marketing pour doucement l’imposer aux peuples.
Aussi, bien que les peuples aient tant bien que mal accepté l’Euro, il reste inconcevable pour chacun d’eux d’avoir à payer les dettes d’un autre pays. Il est, par exemple, inconcevable pour les allemands de payer les dettes faramineuses de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, ou d’un autre pays faisant partie de l’union européenne.

La faiblesse de l’Euro est donc d’être une construction artificielle réalisée par la seule volonté de dirigeants politiques ; et c’est cette faiblesse qu’attaquent les États-Unis dans le but de se faire temporairement oublier des marchés financiers.

La dette va augmenter mécaniquement car la valeur de l’Euro est supérieure à celle du Franc.

Non, les faits indiquent que la dette n’augmentera pas si la France sort de l’Euro.

Par contre la dette augmentera de manière certaine si la France reste dans l’Euro parce que cette monnaie détruit l’activité industrielle du pays, qu’elle réduit fortement ses exportations, et qu’elle le contraint à contracter toujours plus d’emprunts pour compenser le manque à gagner.

De plus, si la valeur du Franc baisse, il en sera de même pour celle de l’Euro.

Lorsque la France sortira de l’Euro, l’Allemagne ne pourra pas supporter à elle seule le poids des autres pays, et elle devra à son tour l’abandonner.

Ces sorties entraîneront une baisse de la valeur de l’Euro.

Retourner à une monnaie dont la valeur correspond à l’économie du pays entraînera un regain d’activité économique, et donc un afflux d’argent. Un afflux d’argent avec lequel les dettes émises en Euro, une monnaie qui aura perdu sa valeur, pourront être plus facilement honorées.

On honore plus facilement ses dettes lorsque l’on a un emploi.

Désirer un retour au Franc c’est être passéiste.

Le retour au Franc ne se justifie pas par un esprit de nostalgie mais par une nécessité économique.

Ce n’est pas être passéiste que de vouloir abandonner une idée faussement progressiste comme l’aura été celle de l’Euro.

__________

Source : http://blog.retouraufranc.com/reponses-aux-objections-frequentes

Si vous avez d'autres objections vous pouvez aller les formuler directement sur le blog source de cet article.

Url du sondage : http://www.retouraufranc.com


Moyenne des avis sur cet article :  4.18/5   (49 votes)




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39 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 décembre 2011 11:13

    Tout en restant dans l’euro, pourquoi ne pas créer une monnaie alternative « nationale ». Cela permettrait à l’Etat une réappropriation de la création monétaire qui a été confisquée par le système financier, et de redonner à l’argent son rôle principal, c’est-à-dire un rôle d’échange. L’argent ne doit pas « travailler » et faciliter la spéculation comme c’est le cas aujourd’hui, où seulement 5% des transactions financières sont consacrés à l’économie réelle ! L’argent doit servir au bien public !

    Voir cet essai sur la creation de cette monnaie :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/03/13/une-monnaie-alternative-le-franc/


    • Mich K Mich K 7 décembre 2011 15:56

      Ouai, j’suis plutôt d’accord...

      Sauf que ces pseudo citoyens français, lobotomisés par le système médiatique, ne feront à mon avis rien de tout cela en 2012.
      Et remettront un guignol du PS ou de l’UMP sur le trône ! smiley


    • Jean 7 décembre 2011 16:01

      « de favoriser les délocalisations vers des pays aux monnaies moins fortes, de fortement augmenter le chômage »
      "Par contre la dette augmentera de manière certaine si la France reste dans l’Euro parce que cette monnaie détruit l’activité industrielle du pays"

      Les dix commandements de l’ oligarchie européiste :

      Commentaires Etienne Chouard

      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/resistance_a_tous_les_traites_constit utionnels.php

      il résume dans la vidéo :

      1) l’ UE encourage le chômage de masse.

      2) la création monétaire est abandonnée aux banques privées.

      3) liberté totale de mouvement des capitaux.

      4) soumission totale à l’ OTAN.

      5) accumulation des pouvoirs exécutif et législatif.

      6) les exécutifs contrôlent la carrière des juges.

      7) les citoyens n’ ont aucun moyen de résister.

      8) le pouvoir législatif est contrôlé par des organes non élus.

      9) les citoyens sont tenus à l’ écart du processus constituant.

      10) les tenants du pouvoir s’ écrivent les règles pour eux-mêmes.

      de quoi écouter et même transmettre au plus de monde possible, surtout ce qui concerne
      la reprise du pouvoir par le peuple (démocratie directe)

      C’ est pas impossible. Le nombre...

      http://www.democratiedirecte.fr/


    • chuppa 7 décembre 2011 19:27

      2012 : ah bon et comment allez vous y arriver cher membre A.V. ? Les pays qui sont restés hors de l’Euro ne sont pas dans une meilleure situation : voir GB notamment.


    • HELIOS HELIOS 7 décembre 2011 22:28

      .... en supposant que la france revienne au Franc, effectivement, sa dette ne changera pas, parcequ’elle a été contractée en Euro. La parité Franc / Euro se stabilisera et l’euro, en tant que monnaie virtuelle basée sur le panier de monnaies qui le composait fluctuera lui aussi.

      Ceci etant la France devra rembourser sa dette en euro et pourra choisir de la convertir (ou pas) en franc. Nul doute que les creanciers accepterons et encouragerons la conversion pour s’assurer de la perenité de la valeur de la dette, car rappellons le, l’Euro chutera d’autant plus vite qu’un maximun de pays dit « riches » l’abandonneront., quand il ne restera plus que la grece, le portugal et l’irlande l’euro ne vaudra plus grand chose.


      Quand a la dette future, contractée en Franc aupres de la banque de France, elle sera rembousée normalement et les interets versés au preteur, (la BDF donc) reviendrons dans le budget de l’etat. regardons bien, que les interets de ces prets representent une plus-value realisée avac l’argent preté. Cette plus-value est une croissance confisquée qui actuellement rentre dans les poches des banques qui les placent sur des marches financiers et qui disparaissent des etats, saignant ainsi a blanc les economies.

      en clair... la croissance d’un pays n’est due qu’a son travail et sa production, que si la plus-value financiere qu’elle represente reste dans le pays. Or aujourd’hui, cette plus value rentre directement dans la poche de banques internatiionales et disparait dans des marchés mondiaux.

      Sortir de l’Euro, qui etait sur le plan affectif une bonne idée,est aujourd’hui un imperatif vital et doit etre accompagné d’une annulation de la loi de 1973



    • garisamui garisamui 7 décembre 2011 11:52


      Tout à fait d’accord avec vous !

      et de plus exportations plus faciles donc balance export favorable etc.....

      Mais l’oligarchie financière mondiale, les banksters n’en veulent surtout pas, pensez donc, vous leur coupez l’herbe sous le pied.


      • Politeia 8 décembre 2011 10:49

        « et de plus exportations plus faciles donc balance export favorable etc.... »

        J’ai bien peur que non car nous paieront plus cher tous ce que nous achetons.


      • al.terre.natif 7 décembre 2011 11:57

        2012 est surtout l’occasion de se prendre une belle quenelle pour pas un rond !

        On va aller gentillement voter pour changer les choses, et on aura un candidat élu qui ne changera rien (de fondamental) .... Voila ce que 2012 va nous apporter !


        • Nanar M Nanar M 7 décembre 2011 12:46

          Tu m’étonnes.
          Tiens j’ai en slogan pour la campagne à hollande :
          La Farce Tranquille !


        • kev46 kev46 7 décembre 2011 14:19

          La dette va augmenter mécaniquement car la valeur de l’euro est supérieur à celle du Franc

          Comme vous le dîtes, si la France sort de l’euro, l’Allemagne sera obligée de faire de même amenant la fin de l’euro.
          Notre dette ne restera pas libellée dans une monnaie qui n’existe plus, elle sera entièrement converti en franc et donc n’augmentera pas.
          De plus elle sera mécaniquement converti en franc légalement car pour acheter de la dette française il faut ouvrir un compte titre en France (cf agence France trésor) qui lui sera légalement converti en franc. Là au moins c’est plus claire.


          • Sylvio Sylvio 7 décembre 2011 14:44

            Ce n’est pas le passage à l’Euro qui a fait monter les prix des produits de certains commerçants (pas tous loin de là, voir les chiffres de l’INSEE) mais le changement de monnaie ainsi que l’inflation de certains produits (énergie, tabac) qui est indépendante de la monnaie.

            Un retour au franc c’est un changement de monnaie et un retour au franc s’accompagnerai aussi d’une augmentation des prix de certains produits par les commerçants qui en profitent tous simplement pour augmenter leur prix pour réaligner leur marge qui plus l’inflation augmente plus elle baisse si ils ne réalignent pas leur prix.

            Bref, avec un retour au franc :
            - La baguette à 85 centimes ne passeraient pas à 5,50F mais à 6F
            - Le demi à 2€50 passeraient à 20F.
            etc. C’est bien le changement de monnaie et non l’euro qui en est la cause.

            Le point suivant n’a rien avoir avec l’euro mais avec L’europe. Ici on est contre l’idée d’une europe plus que de l’Euro. Je ne vais pas m’étendre là dessus, chacun son choix d’adhérer ou non aux principes de l’union européenne qui a en gros pour avantage « l’union c’est la force » et pour inconvénient la perte de souveraineté nationale et une distance encore plus grande entre les peuples et les dirigeants politiques.

            Pour le 3e point. Le problème n’est pas là. Le problème de l’Euro ce n’est pas ces histoires de volonté politique, c’est une histoire de fonctionnement lié à l’émission de la monnaie.
            Chaque monnaie dans le monde - sauf l’euro - est lié à un gouvernement. Ces gouvernements décident ou non de faire tourner la planche à billet pour se renflouer. La BCE en tant qu’entité indépendante ne peut pas faire tourner la planche à billet. Si c’était le cas pour qui ? Pour la vingtaine de gouvernement membres de la zone euro ? tout simplement impossible. Hors depuis 2001, les états unis font tournés la planche à billet, on le voit bien aujourd’hui par la disparition de l’indice M3 (qui défini la masse monétaire) ainsi que par la faiblesse du dollar (qui dit faiblesse dit grande quantité et donc diminution de la valeur). L’euro au contraire est plus fort que les autres monnaies car la planche à billet ne tourne pas pour lui. Demandez-vous pourquoi on injecte des centaines de milliards d’euros... En le faisant, on diminue la valeur de l’euro, on augmente l’inflation et on fait baisser le pouvoir d’achat.

            Le fait de faire tourner la planche à billet a pour avantage de ne pas avoir à augmenter les impôts. La quantité de monnaie augmente donc l’inflation augmente, le pouvoir d’achat baisse, c’est une augmentation des impôts qui ne se voient pas.
            Le dollar est une monnaie mondiale, quand la planche à billet tourne coté $, l’inflation mondiale augmente et tout le monde le paye. Au final en faisant tourner la planche à billet, le monde entier paye un financement américain, financement qui plus concrètement représente les guerres au moyen orient.
            Donc vous ralez parce que vous allez payer la dette grec qui est là pour aider ce peuple (tant bien que mal je le conçois car ce pays est gangréné parla corruption) à avoir un meilleur niveau de vie en Europe (après tout l’idée d’une Europe est d’être tous égaux) mais vous ne rallez pas alors que ça fait 10 ans que vous payez indirectement la guerre en Irak.
            Hors sans l’Euro, le dollar serait une monnaie encore plus prédominante et donc encore plus mondiale. L’euro constitue un rampart contre le fait d’utiliser le dollar comme monnaie mondiale et de le dévaluer pour faire payer au monde entier les guerres américaines. Car avec l’euro plus les USA font tourner la planche à billet, plus ils affaiblissent le dollar face à l’euro et dans ce cas prennent le risque de voir l’euro remplacé le billet comme monnaie mondiale. Bref, l’euro est quasiment le seul concurrent sérieux du dollar qui empèche la domination américaine par le $. Ni le mark, ni le Yen ni le franc ne pourrait tenir ce rôle.

            Le problème ce n’est pas l’Euro. Le problème c’est la politique ultra libérale européenne qui est né ces dernières années. Cette politique est la volonté de la commission européenne (je ne parle pas des autres institutions comme le parlement européen) qui est une institution inféodée aux intérêts américains. Ce n’est pas l’Euro qu’il vaut virer mais la commission européenne et beaucoup de nos dirigeants nationaux.

            Il est complètement illusoire de croire qu’un retour au franc serait la solution miracle. Au contraire. Ce qu’il faut c’est surtout que les gens lobotomisés par la TV et les élites politico-médiatique se réapproprient les valeurs citoyennes, adoptent un sens critique, discutent et réfléchissent sans être manipulé par qui que ce soit (média, parti, gouvernement, etc).


            • kev46 kev46 7 décembre 2011 15:05

              SI l’euro (et l’UE) etait un contre-poids au dollar (et aux USA), pourquoi les américains font tous pour que l’euro ne sombre pas ? Le secretaire au trèsor américain (timothy geithner) se rend souvent aux réunions « de la dernière chance » européenne pour pousser au sauvetage de l’euro. Pourquoi pousse t’il à integrer tous les pays de l’est et la turquie à l’UE ? Un grande europe ne leur fait pas peur puisqu’il l’a dirige. Tous les dirigeants européens ont été préalablement approuvé par les américains via leur participation au bilderberg (tel van rompuy, baroso ou draghi) !

              L’UE et l’euro ne sont pas un contre-poids aux USA mais leur moyen de nous contrôler en étant le syndic de cette copropriété de 27 membres !

              Puis pour l’euro, monnaie mondiale, quand l’Irak a voulue échanger son pétrole contre des euros avec la France (2000-2003), les USA sont allé délogé Saddam ! Les attaques actuelles sur l’euro sont sans doutes leur méthodes pour éviter que l’euro soit trop fort par rapport au dollar !

              Le retour au franc ne se fera pas sans casse, mais c’est le seul moyen de retrouver une embellie pour le pays à long terme. Les suédois et danois ne regrète pas de ne pas être entré dans l’euro, leur monnaie n’est pas faible ni forte et n’est pas attaqué comme les propagandiste l’affirme. De plus, ils ont une vraie croissance !


            • FYI FYI 8 décembre 2011 03:39

              @kav46.
              L’US$ aucun pays exportateurs n’en veulent désormais, c’est vrai pour l’Asie, la BRICS et même les pays du golf.
              Résultat le dollar n’est addossé qu’à leur armée et non plus au pétrole comme autrefois. Plus personne n’en veut de leur monnaie de singe.
              Par contre ces pays non alignés soutiennent l’Euro, et veulent comme partenaire occidental l’€ et non plus l’US$.
              Vous pensez vraiment que lehmann brother est tombé juste à cause des subprimes, du tout, c’est une attaque de l’asie et en particulier du japon...
              Le soucis de l’€ est quel n’a pas une banque central qui prête en 1er ressort les pays membres... et ainsi couper toute possibilité de spéculer contre les nations.
              Concernant le secrétaire d’état au trésor us, il s’assure juste que les dirigeants de l’ue ne font pas ce que je viens de vous énoncer plus haut. Sinon c’est la faillite directe des US.
              Les US ont besoin de l’euro, sinon les autres pays exportateurs enverraient baltraguer leur monnaie de singe et leur armée hyper agressive au chiot.


            • skejandi 7 décembre 2011 15:21

              ce que les editorialistes ne disent JAMAIS..c’est que :


              la dette francaise deja est pour partie une dette de l’etat vs a vis de ses nationaux..
              le retour au franc ne changera pour eux RIEN...
              cette dette est de l’ordre de 30 % du total estime ( mais ca augmente tout le temps) a 1760 M euro.
              Pour le reste... la france emprunte aussi bien aux italiens qu’au portugais, qu’allemands etc etc.... tout est croise.....

              si les allemands restent avec l’euro comme monnaie, seul la part allemande de la dette francaise pourrait etre reevaluee...
              mais si les italiens ou les espagnols, se retirent de la zone euro.... seule la nouvelle parite fanc-pesetas, franc - lire sera prise en compte....
              m’est d ;avis que la lire italienne et la pesetas espagnole , seront devalues par rapport au franc francais...
              Ce qui permettra un certain equilibre au global.. ce que la France perdrait vis a vis de l’allemagne, y gagnerait face aux italiens et ou espagnols...

              n’oublions pas par exemple, que la France detient 27 milliards de dettes allemandes, et les allemands detiennent 54 milliards de dettes francaise...


              ca atténue grandement dans tous les cas , l’argument qui consiste a dire , des que la France sort de la zone euro, le franc est dévalue de 25%.....

              cet argument est FAUX....et c’est beaucoup plus complexe que cela...

              renegocier de gre a gre , sa dette entre chaque pays est le meilleur moyen de savoir a terme ce qu’a coute la sorrtie de la France de la zone euro...

              dns tous les cas de figure ce sont les banques qui morfleront... pas les etats ni mêmes les citoyens de ces memes etats.




              • Politeia 8 décembre 2011 10:46

                « dns tous les cas de figure ce sont les banques qui morfleront... pas les etats ni mêmes les citoyens de ces memes etats. »

                Certe mais je vous rappel qu’on à 4 banques en FRance classées dans les « Too big Too fail ». Imaginez si demain vous perdez toute votre épargne ? Si les français perdent toutes leurs épargnes ?


              • chacaldu06 chacaldu06 7 décembre 2011 16:40

                Bonsoir à tous

                La « dette » française est LE prétexte pour promouvoir un régime de rigueur destiné aux petites gens...

                On essaie de nous culpabiliser : on « DOIT » la « dette », rendez-vous compte, Mame Michu ! il faut qu’on paie, Mame Michu ! Sinon, ce serait pas honnête, Mame Michu !

                Ceux qui ont fait cette « dette » n’ont qu’a la payer ! Je ne dois rien ! (et des millions de Français pensent ça aussi)...

                La « rigueur » et autres billevesées (« règle d’or » !) ne s’appliqueront pas aux nantis, escrocs du Peuple, soyez en sûrs...

                Un oui tonitruant au retour du Franc pour les Français.

                Et un NTM à leur p...de dette !

                @+


                • xray 7 décembre 2011 17:26


                  Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire l’Europe »  étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier. 

                  Par sa disparité d’intérêts nationaux,  l’Europe est ingérable. 
                  On peut même affirmer inconstructible. 
                  Les hauts fonctionnaires le savent très bien mais ils gagnent à se taire. 
                  Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre
                  On peut compter sur les élus européens pour s’y employer. 

                  Le Grand Guignol politique (L’Europe des curés) 
                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 

                  Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 



                  • L'enfoiré L’enfoiré 7 décembre 2011 18:51

                    Quel franc ?
                    Le belge ou le français ?


                    • Mor Aucon Mor Aucon 11 décembre 2011 01:51

                      Le CFA, si ça continue.


                    • ykpaiha ykpaiha 7 décembre 2011 19:04

                      Le grand mensonge continue d’absorber toutes les energies....
                      Un simple calcul démontre la véracité des chiffres et la ou est le probleme.

                      De 1980 a 2008 la France a payé 1306 milliards d’euros d’intérêts !!! pour un emprunt de 1088 milliards.

                      Retirez les interets de la dette CAD logiquement puisque c’est autant d’argent dont on a pas besoin et vous verrez le montant réel de la dette...

                      Rembourser, c’est nourrir la main qui nous affamera demain, c’est aussi simple qu’un discours de DeGaule !

                      Obliger les pays a inscrire la regle d’or n’est qu’un détournement pour valider cette créance et la rendre immuable.

                      Toute forme de souverainisme financier comporte son lot de risques (de DeGaule en 68 a Khadafi qui l’on payé tres cher (chavez bientot ?) mais y a t"il d’autres choix ?...


                      • BA 7 décembre 2011 19:31

                        Mercredi 7 décembre 2011 :

                         

                        Zone euro : Sarkozy n’exclut pas un risque d’explosion.

                         

                        17h25.

                         

                        Sarkozy : « Le risque d’explosion est prégnant tant que l’accord avec Merkel n’est pas effectif ». 

                         

                        Devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy a déclaré que « l’Europe n’est pas sortie de la crise. Le risque d’explosion est prégnant tant que les décisions prises avec Angela Merkel ne sont pas effectives », rapporte un des participants.

                         

                        « L’Europe a besoin de refinancer sa dette et les prêteurs n’ont plus confiance », a-t-il ajouté. « Pour la retrouver, il n’y a qu’une seule stratégie  : l’alliance entre la France et l’Allemagne. Il n’y a pas d’autres alternatives ». Le chef de l’Etat a aussi estimé que la souveraineté « ne s’exerce pas seul, mais avec les alliés, les amis, les voisins ». Il a également déclaré : « On ne peut pas continuer à être le marché le plus ouvert au monde et accepter les produits des pays qui ne respectent aucune règle. Pour cela, il faut refonder les traités ».

                         

                        http://www.leparisien.fr/crise-europe/en-direct-zone-euro-sarkozy-n-exclut-pas-un-risque-d-explosion-07-12-2011-1756811.php?google_editors_picks=true


                        • Veaulubiliator99 Veaulubiliator99 7 décembre 2011 20:52

                          T’facon francs ou euros, on va se ballader longtemps a 4 pattes prêt pour...

                          Ca va faire mal au pile de votre face, et écorner les billets des fois qu’il en reste...


                          • Abou Antoun Abou Antoun 7 décembre 2011 20:56

                            Des commerçants tendent à se rapprocher, en valeur absolue, des prix psychologiques qu’ils pratiquaient sous le Franc. Ainsi, des produits qui étaient vendus à 5 Francs coûtent désormais presque 5 Euros.
                            J’ai été particulièrement attentif à ce genre de hausses ’sauvages’.
                            Tous les produits en distributeur à 5FF sont instantanément passés à 1 € (+20%)
                            Les petites attractions régionales (petits musées etc..) à 20-25 FF sont passés instantanément à 7 € (+de 100% de hausse).
                            Les consommations et la nourriture chez les restaurateurs ont été sujets à des hausses instantanées (et la plupart du temps anticipées de 20 à 50%).
                             Pour le reste, en grandes surfaces, il n’y a pas eu trop de hausses abusives parce que le double affichage était la règle.
                            Les gouvernements n’ont pas été à la hauteur, il fallait instaurer des commissions régionales de surveillance, examiner rapidement les plaintes et éventuellement sévir. Mais dans le cadre du libéralisme ce genre d’action n’a pas la cote.


                            • skejandi 7 décembre 2011 21:10

                              bon un petit pari...


                              fin janvier ça explose....

                              cette mascarade peut plus durer... tous les clignotants sont au rouge... et merkel prepare la contre offensive...sarko ne voit rien ou fait semblant

                              deux prophéties de mlp peuvent se réaliser

                              la fin de de l’euro
                              la non candidature a l’élection presidentielle de sarko

                              dans les deux cas , les hyennes vont y aller de leurs crocs....


                              la seule chose que je reproche aux melenchonistes.. c ;est qu’il continuent a voir en hollande un candidat pouvant battre sarko... et cela même en reniant leurs valeurs....

                              les français seraient’ils des moutons ???
                              ske jan di....







                              • ykpaiha ykpaiha 7 décembre 2011 23:55

                                Le démentellement continue
                                Ou pour les plus optimistes c’est revue avant fermeture définitive :

                                Apres AXA voila le tour de groupama..

                                Jusqu’ou s’arreteront ils ? Eux meme (ceux qui « gouvernent ») n’en savent rien...

                                Preuve c’est le

                                Le secrétaire au Trésor américain qui vient voir Merkosy pour savoir si le message de S&P a bien été entendu, et accessoirement donner les ordres.

                                • Mugiwara 8 décembre 2011 06:52

                                  il faut marquer un grand coup pour résoudre les problèmes financiers à court terme : la seule solution est de mettre illico presto une taxe sur les transactions internationales. et c’est surtout la dessus que les pays de l’euro doivent s’entendre. cette taxe suffirait amplement pour faire repartir l’économie. 




                                  • Politeia 8 décembre 2011 10:38

                                    Il me semble quand même que le plus gros problème de l’euro c’est le fait que les marchés financiers contrôlent totalement l’émission de cet monnai. L’euro est trop forte, certes mais avec vous remarquez que l’essence à la pompe à augmenter ces dernières semaines alors que le prix du baril n’a pas bougé ? Simplement parce que la parité euro/dollars à baissé. Dévaluer une monnaie pour réduire le cout de la dette est effectivement une solution *, ça s’appelle monétiser, mais que vous vous soyez en franc ou en euro cela ne change pas grand chose. Mais dites vous bien qu’une monétisation importe systématiquement de l’inflation. Regardez notre balance commerciale, dites vous que tous ce qu’on achète à l’extérieur va couter plus cher car nous avons une monnaie qui vos moins. Cela va ramener des emplois ? Certainement un peu mais je doute que se soit significatif à moins que le français accepte de travailler au même condition qu’un chinois ou qu’un indien.

                                    Peu importe le nom d’une monnaie, il est indispensable que se soit les banques nationales qui contrôle l’émission de cette monnaie. Il faut également séparer les banques d’investissement et les banques de dépôt et ré indexer la monnaie sur un métal. En gros, revenir à un glass stegall act.

                                    Mais la crise économique est révélateur d’un point qui est beaucoup plus global. Pour créer un euro de richesse, les puissances occidentales doivent s’endetter de trois euros. C’est sur que c’est pas tenable. Mais pourquoi continuer ? Parce que notre cher belle planète est en burn out. L’énergie abondante et pas chère c’est fini. Comme beaucoup d’autre ressource. Et je ne parle même pas des problème démographique. Enfin pas de quoi être optimiste et changer de monnaie ne suffira pas.


                                    • Prometheus Jeremy971 8 décembre 2011 16:03

                                      Y a personne qui a pensé à mon livret A ? Bande d’assassins de monnaie unique !


                                      • alec de rode 8 décembre 2011 18:14

                                        Juste une précision sur le faux sondage indiquant qu’un tiers des Français veut le retour du franc
                                        En février 2010, l’Ifop donne les résultats d’un sondage : 70% des Français regrettent le franc
                                        3 mois plus tard, 3 mois seulement, en mai 2010, c’est l’inverse : 38% !
                                        Depuis on traîne ce chiffre d’un tiers de français...
                                        On ne trouve plus ce sondage de février 2010 dans les archives de l’Ifop ni sur internet, mais voici sa capture :
                                        http://www.casimages.com/img.php?i=111208061548532474.jpg

                                        (il est indiqué en sus que, en juin 2002, 48% regrettaient le franc et en 2005, 61%...cette gradation se confirme donc en février 2010, puis fait curieusement pschitt)

                                        Voici le lien qui montre qu’en mai 2010, le score s’est inversé :
                                        http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1354

                                        Etonnant, non ?


                                        • platon613 9 décembre 2011 11:40

                                          Qui ose le dire... ?

                                          Un monde sans l’Euro

                                          Apparemment, la majorité des pays de l’UE commenceront la nouvelle année avec leurs monnaies nationales. ...Les émeutes de masse et les actions de protestation seront le symbole de Noël de cette année en Europe...

                                          http://www.news26.tv/econmie/1425-un-monde-sans-leuro.html


                                          • Alicia fFrance aliciabx 11 décembre 2011 01:18

                                            Il faut dévaluer l’Euro, tout simplement, ce que rechigne à faire la BCE pressés par des grandes entreprises qui ont l’avantage d’investir à l’étranger (dont ils ne paieront que très peu d’impôts dans le pays d’accueil et dans dans leur pays d’Europe d’origine).
                                            Même les députés français et européens ont actions dans ces grandes entreprises, ils sont en conflits d’intérêts, pour la plupart mais ce n’est pas un scoop.
                                            Dévaluer l’Euro, ce serait exporter plus et les balances commerciales reviendraient à l’équilibre en Europe.
                                            C’est pourquoi le grand show à l’Américaine du dernier sommet est aussi un grand foutage de g...
                                            Tout le monde sait qu’il faut dévaluer l’Euro mais ce serait les riches les plus désavantagés et même pour leurs vacances.
                                            Avant de répartir au France, dévaluons l’Euro et vous verrez que la croissance reviendra et l’emploi reviendra aussi, par ricochet.
                                            Bref, tout ce petit monde commence à me débecter sérieusement. Il se f... vraiment de notre g...
                                            Que faut-il faire pour qu’ils arrêtent de nous prendre pour des c... et nous faire payer leur addition, je ne sais pas mais ça va casser, à moment donné, ça ne passe plus leurs c...
                                            Franc-parler pour cause de colère smiley


                                            • BA 11 décembre 2011 11:51

                                              Le choix :


                                              1- Rester dans le Titanic « ZONE EURO » qui est en train de couler. Résultat : on meurt noyés, mais on meurt noyés tous ensemble.

                                              2- Ou alors évacuer le Titanic « ZONE EURO ». Résultat : chaque peuple rejoint son canot de sauvetage, les canots de sauvetage s’éloignent du Titanic, c’est le retour aux monnaies nationales.

                                              Choisis ton camp, camarade.

                                              • JL JL1 11 décembre 2011 11:57

                                                Belle image.

                                                D’autres ont dit : ou on accepte la potion, et on meurt guéri ; ou on refuse, et on continue de souffrir.


                                              • ralph 11 décembre 2011 20:52

                                                Une bonne monnaie est celle qui n’existe pas.
                                                Si on abolit la monnaie (toutes !!!) il n’y aura plus de pauvres, plus de riches, plus
                                                d’ésclavage, plus de dettes, plus de finances, plus de marchés, plus de banques...)
                                                Ahhh, la belle vie !!!
                                                Plus de salaires bloqués, plus de prix qui augmentent,


                                                • titi 11 décembre 2011 21:55

                                                  La monnaie n’est qu’un moyen.

                                                  Si elle n’est pas là alors un autre moyen d’échange de richesse prendra la place.


                                                • ralph 11 décembre 2011 23:26

                                                  La monnaie n’est que un FAUX moyen : du papier contre une VALEUR TRAVAIL !!!
                                                  La monnaie c’est la pire invention : que de guerres, que de souffrances, que d’esclavages...que d’injiustice...grace à elle !!


                                                • titi 12 décembre 2011 10:07

                                                  La monnaie n’est qu’un véhicule. Ce n’est pas la monnaie qui fixe la valeur des choses, ce sont les gens.

                                                  Vous chassez le gibier que vous mangez ? Vous cultivez les légumes que vous mangez ?

                                                  Non. Donc quelqu’un le fait à votre place.
                                                  Ce quelqu’un il demande quelque chose en échange. Et c’est normal qu’il recoive quelque chose en échange par rapport à quelqu’un qui ne chasse pas, qui ne cultive pas.


                                                • BA 11 décembre 2011 21:11

                                                  Dimanche 11 décembre 2011 :

                                                   

                                                  Fabriquer la monnaie, éviter la panique : mode d’emploi pour sortir de l’euro.

                                                   

                                                  Comment ressusciter les pesetas, les drachmes ou les lires ? Le scénario, même s’il reste perçu comme « de la science-fiction », n’est plus tabou pour les économistes, qui imaginent son déroulé concret, où la priorité serait d’éviter la panique de la population.

                                                   

                                                  D’abord "les autorités monétaires de la zone euro cesseraient de reconnaître l’euro en tant que monnaie commune, déclenchant une série de procédures qui exigeraient à nouveau l’émission de monnaie par les banques centrales nationales", estime Paulo Reis Mourao, de l’université du Minho à Braga (Portugal).

                                                   

                                                  Car les anciennes devises ont été détruites, même si les Européens en gardent un peu au fond des tiroirs : l’équivalent d’1,7 milliard d’euros en pesetas, 1,3 milliard d’euros en lires, 600 millions d’euros en francs, 6,8 milliards d’euros en deutsche mark...

                                                   

                                                  Les fabriques nationales de monnaie se mettraient donc au travail pour plusieurs mois, abandonnant la production de l’euro (l’Espagne imprime par exemple des billets de 5 et 20 euros).

                                                   

                                                  Le Wall Street Journal affirmait d’ailleurs jeudi que certaines banques centrales européennes se préparaient déjà à réimprimer des monnaies nationales. L’Irlande, citée dans l’article, a toutefois fermement démenti.

                                                   

                                                  Mais à peine la drachme, la peseta ou l’escudo réintroduits, le cours de ces monnaies, émises par des pays économiquement fragiles, fondrait sous la pression des marchés tandis que celui du mark allemand grimperait.

                                                   

                                                  De quoi faire paniquer les habitants, dont l’épargne pourrait perdre 50 % de sa valeur selon plusieurs études, ce qui les inciterait à retirer en masse leur argent des banques, entraînant "l’effondrement du système financier", prévient Federico Steinberg, économiste à l’institut espagnol Elcano.

                                                   

                                                  Du coup faut-il agir par surprise ou vendre d’abord l’idée à la population, pour la rassurer ? Les opinions divergent.

                                                   

                                                  "Il faudrait que secrètement tout soit décidé en une nuit et que le lendemain matin les marchés, les banques soient fermées au moins durant douze heures pour empêcher qui que ce soit de bouger son argent", pense Franco Bruni, professeur à l’université Bocconi de Milan (Italie).

                                                   

                                                  "Une manière de faire serait d’annoncer un jour sans que personne ne le sache auparavant : nous gelons vos comptes car nous allons revenir à la monnaie de départ", dit Gayle Allard de l’IE Business School de Madrid, qui s’interroge alors : "comment fabriquer suffisamment de billets en secret ?"

                                                   

                                                  Pour Eduardo Martinez-Abascal au contraire, "il faut faire une spectaculaire campagne de communication, pour dire : nous sommes arrivés à la conclusion qu’il faut revenir à la peseta (ou à la drachme) et il y a comme avantages ceci, cela...", explique ce professeur de l’IESE Business School de Madrid, autre grande école de la capitale espagnole.

                                                   

                                                  Une devise faible apporte quelques atouts : ainsi, "la Grèce pourrait vendre à l’extérieur à moitié prix« tandis que, »redevenue un pays pas cher« , elle »se remplirait de touristes", poursuit-il.

                                                   

                                                  « Il y a un effet merveilleux » en cas de sortie de l’euro, observe aussi Mme Allard : "le pays récupère son taux de change, sa monnaie peut baisser« et donc il peut »croître via les exportations".

                                                   

                                                  Mais, tempère M. Bruni, chaque Etat chercherait à être moins cher que son voisin via « une course à la dévaluation ».

                                                   

                                                  Or avec une monnaie affaiblie, les produits importés comme le pétrole seraient hors de prix : "nous aurions une chute du pouvoir d’achat, des tendances inflationnistes et un niveau de vie en baisse", admet M. Mourao et « il nous faudrait 10 à 15 ans pour stabiliser la situation ».

                                                   

                                                  A cela s’ajoutent des problèmes légaux. "Imaginez une banque espagnole qui a des dettes aux Pays-Bas : comment sera calculée sa dette si on abandonne l’euro, en florins ou en pesetas ?", se demande Thomas Cool, ancien économiste de l’Office central des statistiques aux Pays-Bas.

                                                   

                                                  Et la dette publique, resterait-elle libellée en euros, obligeant l’Etat à entrer en défaut de paiement, ou serait-elle convertie en ancienne monnaie, ce qui rendrait furieux les marchés ?

                                                   

                                                  Comme le rappelle M. Steinberg, "l’introduction de l’euro a été un processus très délicat, planifié pendant plus de deux ans, et donc l’idéal, pour qui voudrait abandonner l’euro, serait de prendre le même temps pour défaire cela".

                                                   

                                                  Mais "le problème est que s’il y a une sortie de l’euro, cela va sûrement être abrupt et désordonné...", ajoute-t-il.

                                                   

                                                  http://www.boursorama.com/actualites/fabriquer-la-monnaie-eviter-la-panique-mode-d-emploi-pour-sortir-de-l-euro-b4cdd8848a0ed0cdc9e3d6f2d968fd59

                                                   


                                                  • titi 11 décembre 2011 21:44

                                                    « Ce pays a, par le biais de ses lois ultra-libérales, laissé ses banques accorder des prêts à des personnes et à des entreprises dont les ressources financières »

                                                    C’est totalement FAUX...
                                                    La crise provient justement d’une des seules loi « interventionniste » de l’état fédéral, qui a obligé (c’est le bon terme) les banques a prêter aux populations « risquées » sous prétextes que les contours de cette population recoupait les contours ethniques.

                                                     

                                                    « Non, les faits indiquent que la dette n’augmentera pas si la France sort de l’Euro.Par contre la dette augmentera de manière certaine si la France reste dans l’Euro parce que cette monnaie détruit l’activité industrielle du pays, qu’elle réduit fortement ses exportations, et qu’elle le contraint à contracter toujours plus d’emprunts pour compenser le manque à gagner.

                                                    Lorsque la France »utilisait" sa monnaie dans les années 80 elle n’a jamais été capable d’atteindre un solde commercial exédentaire. J’aimerai bien savoir par quelle magie elle le pourrait maintenant.

                                                    L’argument d’un Euro qui freine les exportations est donc fallacieux.
                                                    D’une part parce qu’on exportait pas à l’époque du franc , et d’autre part parce que la différence des couts de main d’oeuvre est telle qu’il faudrait revenir aux anciens francs, voire à la livre tournoi, pour que le salariat francais redevienne compétitif.

                                                    Enfin je constate que vous n’abordez pas la question énergétique.
                                                    Car ce dont aucun des pourfendeurs de l’euro ne parle, c’est d’indiquer les futurs couts de l’énergie libellée en dollars, dans une France revenue au franc... C’est pourtant un sujet qui interesserait pas mal les francais...

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AdamLarson

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