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Accueil du site > Actualités > Economie > Retour de l’inflation : positif pour l’Etat, négatif pour le (...)

Retour de l’inflation : positif pour l’Etat, négatif pour le consommateur ?

Le retour de l’inflation en France a des effets contrastés et l’on a souvent du mal à savoir si cet effet est positif. En réalité, l’enjeu principal réside dans l’indexation ou non des revenus des agents économiques concernés sur l’évolution du coût de la vie.

Les statisticiens français et européens parviennent à la conclusion commune d’une augmentation des prix à la consommation. Ainsi, sur un an, en France, l’augmentation serait de 3,2 % et de 0,8 % sur le mois de mars.

Peut-on dire que l’on assiste au retour de l’inflation ?
Pour le savoir, il faut commencer par définir ce qu’est l’inflation. Selon l’Insee, il s’agit d’une « hausse généralisée et durable du niveau général des prix ». Certes il est encore un peu tôt pour savoir si l’évolution des prix à laquelle nous assistons sera durable, mais on peut effectivement le craindre. Quant à la généralisation de la hausse du niveau général des prix elle doit être ici bien comprise et pour cela essayons de caractériser à quelle inflation nous sommes confrontés.

De quel type d’inflation s’agit-il ?

Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une inflation générée par une demande trop forte par rapport à une offre de produits pour y répondre insuffisante. Cette inflation, la plus connue, touche effectivement certains pays en développement rapide (des pas émergents comme la Chine, par exemple), mais pas vraiment la France où les capacités productives ne sont pas insuffisantes.

Ensuite, il ne s’agit pas plus d’une inflation due à la mise en circulation d’une trop grande quantité de monnaie par rapport à l’économie réelle. Les autorités monétaires européennes veillent scrupuleusement (trop disent certains) sur ce point en retenant le crédit par des taux d’intérêt élevés.

Non, il s’agit d’une troisième forme d’inflation à savoir l’inflation occasionnée par les coûts. Admise assez récemment (suite au choc pétrolier de 1973) par l’analyse économique, elle a l’originalité de pouvoir coexister avec une croissance économique faible ce qui est notre cas. On parlera alors de stagflation ce que nous avons connu après 1973 en France.
Qui dit inflation par les coûts dit coûts qui entraînent cette inflation dans le cas présent, il s’agit du coût de l’énergie de nouveau, mais aussi du coût des denrées alimentaires.

Quelles en sont les conséquences principales ?
Essayons de voir maintenant les conséquences pour différentes catégories d’agents économiques.
Pour les consommateurs la problématique essentielle est celle de l’indexation de leurs revenus (salaires, traitements, pensions, allocations sociales diverses...) sur le coût de la vie ; deux cas de figures se présentent alors schématiquement :
1. soit leurs revenus sont indexés par le biais de mécanismes quasi automatiques de revalorisation tenant compte de l’inflation (c’est le cas en Belgique et au Luxembourg notamment) et dans ce cas l’impact de l’inflation sera réduit sur le consommateur ;
2. soit leurs revenus sont peu ou pas indexés sur l’évolution du coût de la vie et donc les consommateurs subissent de fortes pertes de pouvoir d’achat comme en témoignent les émeutes dites de la faim dans de nombreux pays en voie de développement.
Alors, me direz-vous, vive l’indexation ! Eh bien, pas tout à fait, car cette dernière peut avoir pour conséquence d’entretenir l’inflation selon le mécanisme simple suivant : les prix augmentent donc les salaires augmentent donc les coûts de production augmentent donc les prix augmentent, etc. C’est pour cette raison que la plupart des salaires ont été désindexés des prix en 83-84 en France. Le Smic est lui indexé automatiquement et avec lui les salaires et prestations qui y sont liés. Tout un chacun peut donc facilement évaluer les conséquences de l’inflation sur son pouvoir d’achat en vérifiant l’indexation de ses revenus.

Pour les épargnants et les titulaires de revenus du capital, l’impact sera négatif sur le pouvoir d’achat si ces revenus sont liés à des produits d’épargne non indexés sur l’inflation.

A l’inverse, pour les emprunteurs à taux fixe (puisque les taux variables évoluent en fonction du marché et donc de l’inflation !), il pourra y avoir gain si, face à des remboursements non indexés, on bénéficie de revenus (salaires, traitements ou autres) qui eux évoluent au rythme de l’inflation.

C’est d’ailleurs dans ce cas de figure que se retrouve l’Etat français avec des emprunts à taux fixe à rembourser d’un côté et une part importante de recettes fiscales, la TVA, revalorisée automatiquement compte tenu de la nature même de cet impôt proportionnel à la valeur. Si le prix du bien augmente la TVA à devoir augmente aussi !

Pour le contribuable encore une fois la situation sera d’autant plus défavorable que ses revenus ne seront pas ou peu indexés sur le coût de la vie et ce pour compenser des impôts à la consommation en augmentation.

Au total donc, pour ces quelques acteurs économiques, les conséquences de l’inflation sur le pouvoir d’achat sont liées au résultat d’une comparaison entre l’évolution induite sur leurs dépenses et l’évolution induite sur leurs recettes, toutes autres choses étant égales par ailleurs. Ce n’est que la différence entre l’une et l’autre qui permettra de tirer une conclusion.


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33 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 22 avril 2008 11:18

    Ne s’agit-il pas quand même d’une inflation générée par une demande trop forte du fait de la demande accrue des pays en croissance (Chine,Inde) en particulier sur les céréales ( maïs, blé, riz) à laquelle s’ajoute aussi le détournement de production agricole pour le carburant vert ? Quant aux produits laitiers, après la surproduction pourquoi n’a t’on pas réussi à prévoir la crise actuelle ? Incapacité à prévoir ou, encore une fois à qui profite le crime ?

    En tout cas merci à l’Euro ( et donc à l’Europe !) de nous épargner une inflation monétaire aggravante et de limiter la hausse à la pompe, même si l’Euro fort n’arrange pas nos , déja trop faibles, exportations ;

     


    • vieuxcon vieuxcon 22 avril 2008 11:26

      Bien d’accord avec vous.

      C’est aussi pour celà qu’on ne peu pas gérer le domaine publique comme une entreprise. Nombreux sont ceux qui se trompe en mettant en débit des recettes pour l’état.

      Ainsi prenons le cas d’un accident de la route ayant fait un bléssé très grave. Qu’est ce qui rapportera le plus à l’état, que le blessé décède ou qu’il soit gravement handicapé.

      La réponse qui vient à l’esprit est que le bléssé décède. Moins de frais d’hopitaux, plus de remboursement sécurité sociale, plus de retraite etc..

      La réalité est autre. L’état à intéret à garder un handicapé. D’abord par ce que l’état à investit en frais d’éducation et que le retour se fait sur la durée en autre par la TVA et les impôts. Mais aussi par ce qu’un bléssé va necessité des soins, des spécialistes, des appareillages, et qu’à chaque fois l’état engrange de la TVA. Ensuite le bléssé rentre dans un cycle normal et remboursera sa formation par son travail.

      La première recette de l’état est la TVA, et c’est pourquoi l’état malgrès tout e sa communication ; n’a pas besoin de faire baisser les prix bien au contraire.


      • tvargentine.com lerma 22 avril 2008 12:04

        Hiers soir j’ai été au Leclerc de Gennevilliers et j’ai constaté que les prix avaient encore augmenté

        Quelques exemples : Une boite de conserve de fraises à 1euros la semaine passée est à 1,98 euros !

        Sans parler que j’ai constaté que d’autres prix avaient augmentés

        LECLERC ,il sera temps qu’un vrai journaliste lui ferme sa grande gueule quand il prétend défendre les prix.

        Non seulement il réduit aux maximum la gamme des produits proposés (pour l’interet de ses franchisés) mais en plus ils font de l’inflation "gratuite" dans la semaine sur un ensemble de produit

        C’est l’inventeur de l’inflation dynamique ,c’est à dire que cette inflation va se répandre sur plein de produits

        Bien sur,j’ai décidé de ne plus consommer chez LECLERC

         


        • Zalka Zalka 22 avril 2008 12:20

          Ca a déjà été fait dans envoyé spécial, mais ce n’est pas en restant collé à télé Sarko (TF1) que vous vous en rendrez compte.


        • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 avril 2008 22:09

          L’inflation sur les fraises est particulièrement scandaleuse, certes. Venaient-elles de Plougastel ?

          Mon intervention de ce soir sera peut être jugée un peu débile. Mais il faut bien féliciter, de loin en loin, l’art de Lerma de ramener sa fraise. Mes félicitations resteront toutefois parcimonieuses et non inflationistes.


        • tvargentine.com lerma 22 avril 2008 13:10

          Moi je regarde TF1 et j’en suis fière ,principalement pour les series américaines comme Docteur House et les experts

          Il n’y a donc pas à avoir honte de regarder TELE SARKO !


          • Zalka Zalka 22 avril 2008 15:32

            C’est juste la honte d’y prendre ses infos.

            Ah oui, sinon :Je ne résiste pas à vous faire part de ce trait d’esprit de l’ami Lerma :

            "Le nombre de curé pédophile est de toute évidence majoritaire car le refoulement de la sexualité chez les curés les poussent à etre gay"

            Assimilation en un seul concept des homos, des curés et des pédophiles. Intolérance et incitation à la haine. Bannissons Lerma.

             


          • gaelec 22 avril 2008 16:28

            Un petit détail ne manque pas de m’interpeller, dis-moi Lerma…tu écris « j’en suis fière ! » fière au féminin ! Simple erreur de frappe ? Humm…C’est curieux, mais j’ai tendance à penser que l’écriture est le reflet de son « moi-être intérieur »

            Dans le cas présent, tu écris au féminin affirmant avec force conviction une pensée difficilement dissociable de l’apparence.

            En tant que mâle, j’écris tout naturellement « j’en suis fier » même en étant le dernier des nullos en orthographe.

            Je me trompe ??? Sans déconner argentine ……T’es une femelle ? Wouaarrrfff ! T’es démasquée coquine !!

            En plus, toutes mes copines mangent des fraises, regardent Docteur House et les experts ! 


          • Gilles Gilles 22 avril 2008 16:52

            A propos de Lerma

            "tu écris « j’en suis fière ! » fière au féminin ! Dans le cas présent, tu écris au féminin affirmant avec force conviction une pensée difficilement dissociable de l’apparence."

            Ensuite Lerma dans le texte :

            "Le nombre de curé pédophile est de toute évidence majoritaire car le refoulement de la sexualité chez les curés les poussent à etre gay"

            Donc Lerma est une tante, donc selon sa compréhension du Monde un pédophile et en extrapolant sur sa bêtise, peut être est-ce aussi un curé ? En tout cas un CON ou un troll concon


          • thomthom 22 avril 2008 13:39

            Je ne suis pas d’accord avec votre analyse

            "Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une inflation générée par une demande trop forte par rapport à une offre de produits pour y répondre insuffisante. Cette inflation, la plus connue, touche effectivement certains pays en développement rapide (des pas émergents comme la Chine, par exemple), mais pas vraiment la France où les capacités productives ne sont pas insuffisantes."

            Mais nous vivons dans une économie largement mondilisée. Sur les matières premieres et l’énergie, notament, nous subissons directement les évolutions de prix liées au contexte mondial (forts besoins dans les pays émergeants qui font monter le sprix dans le monde entier).

             

            "Ensuite, il ne s’agit pas plus d’une inflation due à la mise en circulation d’une trop grande quantité de monnaie par rapport à l’économie réelle. Les autorités monétaires européennes veillent scrupuleusement (trop disent certains) sur ce point en retenant le crédit par des taux d’intérêt élevés."

            Très discutable ! Durant ces dernières années, la masse monétaire, que ce soit en $ ou en euros, a augmenté bien plus que la croissance. Beaucoup beaucoup plus (de l’ordre de 10%/an contre 3-4% / an pour la croissance en comptant large). Il y a donc une véritable bulle des liquidités au niveau mondial, qui a engendré la bulle de l’immobilier puis maintenant celle des matières premières et des produits agriciles (comme on ne peut plus, pour le moment, avoir confiance enviers l’immobilier et la bourse, il faut bien que l’argent se loge quelque part). Les taux directeurs, même s’ils ont augmenté par rapport à leur plus bas, restent historiquement faibles. Toutes ces bulles n’ont pu se produire que parce que beaucoup trop de crédits ont été accordés, souvent sans trop se préoccuper de la solvablité des contractants. La vérité, c’est que le peu de croissance que vivent les pays occidentaux (Espagne, France, USA) est totalement virtuelle puisqu’elle repose sur une croissance du crédit et on sur de la création de richesses. Pourquoi croyez-vous que le dollar plonge ? La situation est un peu moins grave en europe, mais ne vous faites pas d’illusion, nous ne sommes pas loin derriere.

             

            Ensuite, pour que l’inflation puisse avoir des effets positifs, il faut qu’elle soit liée à une croissance forte... ce qui est un reve bien illusoire pour la France. Vous l’avez bien noté, l’inflation est supportable en terme de pouvoir d’achat si les salaires suivent. Or, pour qu’ils suivent, il faut de la croissance et du dynamisme économique, ce que nous n’avons pas. Augmenter les salaires pour suivre l’inflation serait suicidaire, puisque, comme vous l’indiquez, ca risquerait d’agraver l’inflation par effet second tour, mais ca réduirait encore notre pcompétitivité par rapport au reste du monde.

            Il ne faut donc surtout pas augmenter les salaires en France. L’amélioration du pouvoir d’achat ne pourra se faire qu’en agissant sur les prix, en crevant ou court-circuitant les bulles spéculatives, en optimisant le fonctionnement de notre société (publique comme privée), en faisant jouer la concurrence,etc... Le pré-requis à tout cela est de contenir l’inflation par une politique monétaire adaptée...

            Et il serait bon de se dépêcher car il y a urgence.


            • mac 22 avril 2008 18:55

              Il est difficile de croire que l’inflation ne soit pas un peu due à la création de monnaie.La bulle immobilière américaine qui est en train d’éclater et qui explique pour une part conséquente la croissance économique de ce pays après l’explosion de la bulle Internet serait quand même liée à une volonté des banques de maintenir des taux extrêmement bas ayant facilité l’accès au crédit à des gens qui n’en avaient pas les moyens.

              Et l’Europe ne devrait pas être protégée très longtemps à commencer par l’Espagne, l’Irlande, la Grande Bretagne mais aussi la France.

              Il est difficile de croire que les prix des tas de briques aient plus que doublés en 10 ans (même dans les campagnes les plus éloignées) par un simple miracle...

               


            • MagicBuster 22 avril 2008 14:07

              Et qui maitrise l’inflation ?? Le marché ? (lequel et comment  ?)


              • lolodetoul 22 avril 2008 16:56

                 

                Vous avez écrit : "C’est pour cette raison que la plupart des salaires ont été désindexés des prix en 83-84 en France"....sauf le SMIC.

                Nous pouvons noter que c’est un gouvernement de gauche qui a décorréler les salaires et le pouvoir d’achat des ménages !!!

                Certes, après 2 ans de n’importe quoi, il a fallu revenir à plus de pragmatisme politique en 1983.

                Je ne suis pas convaincu que l’inflation engeandrant une hausse des prix et donc une manne finacière pour l’état sous forme de TVA soit un système si performant. Il arrivera un moment (si ce n’est pas déjà la cas) où le consommateur lambda auto-réguléra ses achats. Car à revenu constant, quand les prix grimpe, vous achetez moins....et c’est tout. Donc je ne vois pas très bien comment l’état gagnera plus dans un système inflationniste.

                 

                 


                • chmoll chmoll 22 avril 2008 17:43

                  Peut-on dire que l’on assiste au retour de l’inflation ?
                  nan nan c de l’inflation qui n’est pas de l’inflation,l’insee c une maladie qui s’attrape ou koi ??


                  • impots-utiles.com 22 avril 2008 17:47

                    malheureusement les conséquences de l’inflation sont plus que néfastes dans les pays du tiers monde touchés par la crise alimentaire...

                    http://www.impots-utiles.com/effets-pervers-des-subventions-agricoles-europ-ennes.php


                    • vieuxcon vieuxcon 22 avril 2008 17:58

                      thomthom vous écrivez : "

                      il ne faut donc surtout pas augmenter les salaires en France. L’amélioration du pouvoir d’achat ne pourra se faire qu’en agissant sur les prix, en crevant ou court-circuitant les bulles spéculatives, en optimisant le fonctionnement de notre société (publique comme privée), en faisant jouer la concurrence,etc... Le pré-requis à tout cela est de contenir l’inflation par une politique monétaire adaptée...

                      Et il serait bon de se dépêcher car il y a urgence."

                      Mais le but de ce type d’inflation n’est surtout pas de faire augmenter les salaires. En fait il s’agit de rapprocher le pouvoir d’achat de la zone Euro de celui de la Chine. Personne n’accepterait que son salaire diminue. Par contre on peu très bien augmenter les prix, pour qu’une heure de travail permette d’acheter moins.

                      Normalement celà s’appelle de la déflation, mais comme c’est un gros mot on ne le dit pas on le fait. Le pays retrouvera ainsi en compétitivité. Dès que le Yuan sera revalorisé face à l’euro. Seul hic il faudrait revalorisé d’un poil la TVA, vous savez celle que l’on dit sociale, mais qui en fait devrait s’appeler associale. Mais dès que la flemme olympique (ou ses remous) sera éteinte, le salaire français se sera rapproché un peu plus du salaire chinois


                      • brieli67 22 avril 2008 19:42

                        nous sommes culturellement arrivés pour la consommation à une rupture culturelle.

                        Les pommes vertes et jaunes ont dépassé ce cap. Prenons le cas des ampoules électriques les nouvelles plus économiques sont plus chères elles tiendront plus longtemps par contre les vieilles à filament qui devraient rationnellement disparaitre profitent de l’aubaine..... moins chères à l’achat et leur production est délocalisée.

                        Pains saucisses fromages vu leur haute teneur en sels responsable des maladies cardio-vasculaires et des accidents vasculaires cérébraux doivent être fortement diminués. Qui mange encore du pain au petit dèj ? Les flocons et autres pétales de céréales ont pris le dessus. Les repas du soir ont été restructurés : on mange chaud purée ou pâtes le matériel de cuisine moderne aidant. Quoiqu’on dise et entende on mange mieux ! Depuis les années 70 Il y a une chute continuelle des cancers digestifs. Elle est liée à l’utilisation des réfrégirateurs et la meilleure conservation des aliments. Qui apprête encore les restes des repas précédents.... patates à l’eau qui deviennent purée ou restes de rôti en fricadelles.

                        D’ailleurs depuis une dizaine d’années nous sommes moins carnivores. Les bons morceaux sont bradés et pécunièrement il est presque plus intéressant d’aller au bistrot pour son entrecôte festive. Les bas morceaux en sauce goulasch bourguignon sans la recette de la mythique grand-mère ne se retrouveraient plus du tout au menu. Cette baisse de consommation n’a pas été remplacé par la volaille ni la poiscaille. L’oeuf proteine du pauvre a du plomb dans l’aile...

                        Avec quelques tours de main et avec l’aide de robots de cuisine nous pouvons égaler l’Industrie alimentaire moins cher moins de conservateurs moins d’aromatisation.... la bouffe est meilleure. Pains vins bières soupes terrines cakes lait de soja glaces yaourts ..... avec respect des règles d’hygiène et un peu de temps....

                        Constatez l’engouement des sites et des blogs "culinaires" www.supertoinette.com/ www.chefkoch.de/

                        il y a l’embarras du choix http://dir.yahoo.com/Society_and_Culture/food_and_drink/cooking/recipes/

                        et ce n’est qu un début http://www.make-stuff.com/

                        Le DIY do it yourself http://www.diynetwork.com/&nbsp ; change complètement la donne aux USA.

                        Il serait heureux que nos gouvernants nous accompagnent dans cette New Economie domestic comme par exemple chez nos voisins suisses.

                        Les VAE http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9lo_%C3%A0_assistance_%C3%A9lectrique une consommation électrique de 8 cts d’euro aux 100 km pour l’assistance à la motricité.

                        Que cessent ces politique de l’autruche ! Nous sommes mieux armés et plus aguerries que nos aïeux en 1925-30. Et vive la crise ... ce ne sera plus comme avant !

                         

                        .


                        • HELIOS HELIOS 22 avril 2008 23:07

                          Le DIY fait la fortune des castorama, leroy-merlin et autres magasins de ce genre. c’est pour cela que l’état ne dit rien encore.

                          Par contre, essayez un peu de reparer votre bagnole, vous constaterez que :

                          --- vous ne possedez plus les infos pour le faire (même pour identifier la panne) car les constructeurs français ne jouent pas le jeux...

                          --- la plupart des sous-ensembles ne se réparent plus et se changent

                          --- les pieces ne sont plus disponibles en stock quand on veut bien vous les commander et sont hors de prix (1000€ le bloc optique avant de 307... a ce prix la on pourrait penser qu’il se répare)

                          --- la reglementation réelle ou supposée ne le permet plus

                          --- l’etat et les constructeurs se foutent de l’empreinte ecologique de leur politique car entre vendre une voiture neuve qui consomme 4l/100 et garder une ancienne qui en consomme 6, le differentiel pourrait nous faire rouler pour le même prix pendant 30% de la durée de vie de la voiture en plus et l’energie de construction de la nouvelle ne serait pas gaspillé !

                          ... et je ne vous parle pas de l’ignoble campagne de calomnie sur les economies d’energies dans les déplacement, dans le batiment... bref partout ! a croire que toute la France vit a Paris sur une ligne de metro avec le ciel de Provence pour chauffer l’eau.

                          Mon dieu, mon dieu !


                        • HELIOS HELIOS 22 avril 2008 22:54

                          ah, l’inflation de ma jeunesse... qui a permis a notre génération de s’acheter son domicile avec des crédits a taux fixes...

                          Bien, ben aujourd’hui, l’inflation s’est singulièrement complexifiée. si on ne peut pas vraiment dire qu’elle provient de l’exces de liquidités (ce qui fut le cas ces7 ou 8 dernières années pour l’immobilier car taux bas=liquidité). elle provient bien d’une tension volontaire sur la production (pour les biens manufacturés) et involontaire pour ceraines matières premières comme le petrole, le blé etc... mais en France elle est AUSSI due a une auto-alimentation que je qualifierai d’opportuniste.

                          Les variations de prix sur les produits "tendus" n’est pas "que" proportionnellement répercutée, les entreprises, la plupart multinationales, en profitent opportunément pour cacher un coup de pouce significatif a leurs marges derriere les ajustements de coûts.

                          Le consommateur, lui, et MALGRE la mondialisation qui devrait lui permettre d’echapper aux phénomènes géographiques, se fait largement pieger et se voit obliger de raquer a son passage en caisse. L’état y trouve largement son compte car la tva augnmente dans les mêmes proportions.

                          Les dividendes d’actions se portent bien, toutefois, comme nous le notions il y a quelques jours sur un débat philosophico-economique, l’inflation est l’ennemi du capital, car c’est le seul comportement qui peut lui faire perdre de la valeur. Nous devrions voir rapidement la bourse reprendre des couleurs et servir de leurre et de faire valoir pour que Sarko et sa bande nous déclare, avec autant d’aplomb que lorsqu’il nous dit que le chomage diminue, que la France profite de ses reformes et va mieux.

                          Les salaires, comme on le sait et qu’on la dit et redit plus haut, ne sont indexés que sur la négiociation que le travailleur a avec son patron, vont "décrocher" ! C’est a dire en fait que l’ensemble des biens et des services, en France augmentent sans que les revenus suivent : globalement cela s’appelle effectivement une perte de pouvoir d’achat. Comme cette perte est impossible à gérer par la dévaluation (nous n’avons plus de monnaie française) ce sont ces mêmes revenus qui chutent.

                          J’insiste bien pour dire qu’il y a deux phénomènes simultanés ... et peut etre trois si on veut bien tenir compte du dollars et des subprimes... il y a donc une demande sur certaines matières premières, plutôt inflationniste mais qui ne devrait pas vraiment nous toucher puisque nous ne subventionnons pas nos exportations... mais surtout il y a une degringolade de notre pouvoir d’achat pour aligner les performances economiques de la France sur la valeur de notre monnaie, l’Euro.

                          En fait, les Allemands qui ont financé nos mauvais choix politico-economiques jusqu’a present vont se sentir soulagés, le differentiel d’environ 10% que nous avons accumuler va s’ajuster... par les prix.

                          Genial, non ?

                           

                           


                          • Radix Radix 22 avril 2008 23:36

                            Bonjour

                            Quand le plafond des salaires ne bouge pas et que le plancher des prix monte qui se fait écraser ?

                            Heureusement que les trottoirs sont larges... ils vont accueillir du monde !

                            Radix


                            • JL JL 23 avril 2008 10:11

                               

                              Ce matin il y avait un débat sur France Culture à ce sujet. De mémoire il s’y disait entre autres, que l’Insee minimise l’inflation. A noter que plus le pouvoir d’achat est faible plus l’inflation ressentie est forte, ce sont surtout les produits de première nécessité qui ont augmenté (en cette époque de bonus malus sur les voitures, les 4x4 seraient dit-on, bradés).

                              L’un des intervenants reprenait le propos en disant je cite de mémoire : "l’Insee minimise le pouvoir d’achat", confondant par les mots inflation et hausse du pouvoir d’achat. Ce même intervenant ajoutait même que "le Smic augmente plus vite que le salaire médian, ou moyen" (Sic. il avouait ne pas savoir, mais se présentait tout de même comme un expert de l’économie).

                              Il n’est pas étonnant dès lors que les médias et les experts mélangent tout, que le gouvernement et le Medef, soutenus par la BCE, puissent contenir sans que personne ne descende dans la rue, la hausse des salaires en dessous de l’augmentation des prix.

                              Nos voisins, notamment les allemands ont obtenu des hausses de 6% et plus. Et Renault a bien consenti, mais pas en France, 30% aux employés de Dacia. Les français seraient-ils devenus plus le peuple le plus obscurantiste d’Europe ?

                              Ce n’est pas le smic qui augmente plus vite que le salaire médian (et non pas moyen), mais le salaire médian qui augment moins vite que le Smic, lequel augmente moins vite que les prix. Résultat, les inégalités augmentent allègrement. Merci qui ?


                              • JL JL 23 avril 2008 10:21

                                Pour visualiser la différence entre revenu médian et revenu moyen : on trace une courbe des salaires avec en ordonnée le montant des revenus et en abscisse les déciles (ou centiles). Cette courbe est incurvée telle une chaînette dont le point bas est plus bas que tous les éléments de la chaîne. Le revenu médian est celui du point milieu : il y a autant de gens qui perçoivent plus que de gens qui perçoivent moins. Le revenu moyen est une parallèle à l’axe des x qui délimite une surface égale à celle délimitée par la courbe en pseudo chaînette (cf. la fonction intégrale).

                                Il est évident visuellement que le revenu moyen est supérieur au revenu moyen, et cette différence est un bon indice d’e l’inégalité des revenus.


                              • mac 23 avril 2008 10:45

                                Non seulement le revenu médian et inférieur au salaire moyen mais en plus il est probablement en voie de smicardisation.

                                Je ne connais pas la progession du revenu médian mais celle du smic est facile à trouver.

                                Avec un smic qui suivrait l’inflation actuelle (3,2%) et un revenu médian qui suivrait l’augmentation accordée à la fonction publique (à peine 0,7% en moyenne depuis 10 ans et si je ne m’abuse) , un petit calcul nous permettrait de conclure que dans à peine plus d’une quizaine d’année, le smic rattraperait le revenu médian.C’est à dire que plus d’un français sur deux serait au smic.

                                Affaire à suivre, mais il serait interessant d’avoir l’évolution du ratio revenu médian / Smic depuis 10 ans .C’est le genre de chiffres que les médias de masse se gardent bien de nous donner , préférant plus souvent parler de salaire moyen.


                              • ARMINIUS ARMINIUS 23 avril 2008 10:49

                                Petite remarque : chez Dacia comme en Allemagne, les hausses de salaire sont justifiées eu égard aux excellents résultats des entreprises concernées : quand il y a création de richesses il y a possibilité d’augmenter les salaires. Qu’en est-il dans notre pauvre France, ou la balance des échanges se maintient dans le rouge et où rien ne bouge. Qu’en sera-t’il quand la consommation intérieure, seul moteur de notre économie commencera à s’effondrer( à mon avis, ça en prend le chemin). Qu’en sera-t’il lorsque à force de grapiller nos technologies, les chinois nous aurons piqués les seuls fleurons de ce qui fait encore la (hum !) force de nos exportations. Nous sommes à l’image de notre président en train de devenir des nains en économie !


                              • JL JL 23 avril 2008 10:52

                                @ Mac, vous avez raison, mais en parlant de smicardisation du salaire moyen, c’est une figure de style, puisque dans une population donnée, le salaire médian est par définition supérieur au plus bas des revenus. A noter qu’il y a également une différence entre salaires et revenus.

                                Merci d’avoir corrigé de vous même ma dernière phrase qui s’exprime ainsi :

                                Le revenu (salaire) moyen est supérieur au revenu (salaire) médian, et cette différence est un bon indice de l’inégalité des revenus (salaires).

                                 


                              • mac 23 avril 2008 11:00

                                Merci pour ce recfiticatif, je me suis aperçu après avoir relu mon post que j’avais un peu rapidement mélangé salaire et revenu.Cependant cela ne change rien aux tendances que je signalais...


                              • mi2nmi 23 avril 2008 11:21
                                En complément qq docs videos :
                                 
                                docs videos :
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
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                                Morales et Garcia contre les biocarburants
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 

                                Les présidents bolivien Evo Morales et péruvien Alan Garcia ont mis en garde mardi contre le développement des biocarburants, estimant que leur production, à partir de céréales, nuirait à l’alimentation de leurs populations. Devant les Nations unies, à New York, Morales a estimé que le développpement des biocarburants affecterait les gens les plus pauvres au monde, alors qu’Alan Garcia a jugé qu’utiliser les terres pour les biocarburants mettrait la nourriture hors de portée des plus pauvres. Dans le même temps, le Premier ministre britannique Gordon Brown accueille une rencontre où sera discutée la politique européenne en la matière.
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 
                                 

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