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Accueil du site > Actualités > Economie > Retour des aberrations de l’ISF

Retour des aberrations de l’ISF

Que le gouvernement précédent n'eut il pas mieux fait de supprimer, comme tous les pays industrialisés du monde, comme tous les pays européens, cet archaïsme contre productif, plutôt que de le laisser en place, permettant ainsi à ceux qui ne rêvent que de diviser les Français de les monter les uns contre les autres en vouant, de la manière la plus démagogique qui soit, les "vilains riches" à la vindicte populaire....

Les députés ont voté la "contribution exceptionnelle" sur le patrimoine. Pour la première fois depuis 1998, l'ISF touchera les ménages français disposant d'un patrimoine de plus de 1 300 000€ selon un barème allant jusqu'à 1.8%, dès le premier euro, quels que soient les revenus du contribuable. Jamais, non plus, l'imposition sur le patrimoine n'aura été aussi élevée. Le candidat Hollande avait dit qu'il rétablirait les anciens taux d'imposition, il a en fait mis en place hier un barème qui est de 7 à 22% plus élevé à ce qu'il avait annoncé.

Probablement vous souvenez vous des marins pêcheurs de l'île de Ré qui, en 2006 avaient tant ému quelques uns de nos bourgeois parisiens qui s'étaient rendu compte, après en avoir profité, que le prix du m² de terrain sur l'île rendait redevables de l'ISF de pauvres bougres qui n'étaient pas imposables sur le revenu. Et bien Messieurs Jospin et consorts vous pouvoir agrandir leurs domaines, les marin pêcheurs de l'île de Ré, après quelques années de répit dû au bouclier fiscal, vont devoir vendre la terre de leurs ancêtres pour payer les taxes des nouveaux maîtres. Ils ne seront pas les seuls, ce sont plusieurs centaines voire un millier de contribuables qui vont se trouver dans ce cas. Gilles Carrez, Président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale, souligne qu’un ISF culminant à 1,8% est beaucoup plus supportable quand les placements –emprunts d’Etat, par exemple- rapportent près de 15%, comme c’était le cas en 1982 lors de la création de l’impôt sur les grandes fortunes qu’aujourd’hui, alors que le rendement de ce genre de placements se situe autour de 3%. Aujourd’hui, donc, l’ISF représente plus de la moitié du rendement d’un emprunt d’Etat, contre un petit peu moins de 10% lorsque fut institué l’impôt sur les grandes fortunes, relève le député UMP.

Dernier espoir, le conseil constitutionnel peut décider de ne pas valider cette contribution, au motif que l’impôt peut devenir spoliateur. Le gouvernement, pour sa part, estime son dispositif constitutionnel, dans la mesure où la contribution a un caractère "exceptionnel".

Rappelons tout de même que nous parlons d'un impôt inique puisqu'il ne touche pas des revenus mais des biens acquits grâce à des revenus déjà (ô combien) fiscalisés en amont, même dans le cas de transmissions, et qui n'a donc d'autre but que d’appauvrir les contribuables et de confisquer une partie de leur biens au seul profit de l'Etat, seigneur des temps modernes. Il est l'archétype de l'impôt idéologique et démagogique poussant les Français les uns contre les autres dans un sentiment de haine "anti-riches". Plus aucun autre pays européen que la France n'a cet archaïsme à son arsenal fiscal.

Contre productif, l'ISF participe à cet environnement et à cette insécurité fiscale qui pousse les Français disposant de moyens à s'exiler. Ce phénomène n'est pas neutre, puisqu'une émission de télévision ("Capital" du 7 janvier 2006) estimait qu'un tiers des multimillionnaires français préféraient quitter le territoire national. Voici une analyse du phénomène qui est plus que pertinente :

Ajoutons bien évidemment à cela que l'Etat, de cette manière, tue la poule aux oeufs d'or, puisque tout capital ponctionné par l'Etat est perdu, puisque tout capital ayant fui à l'étranger est perdu, alors qu'investis par des privés dans le circuit économique, ils auraient été en mesure de générer des revenus, des emplois, de la TVA qui auraient alimenté les caisses de l'Etat. Ceux de nos dirigeants qui croient résoudre un problème de recettes fiscales en taxant le capital en génèrent un plus grave pour les années suivantes. C'est principalement cette évidence économique qui a poussé nos voisins et l'ensemble des pays industrialisés à abandonner cet impôt. A terme, il coûte plus cher à la Nation qu'il ne lui a rapporté.

Je passerai sur l'aspect totalitaire de cet impôt, tout à fait dans l'idéologie de ses défenseurs, puisqu'il oblige les particuliers à déclarer à l'Etat la totalité de ce qu'ils possèdent, bijoux, meubles, garde robes etc.. ; je rappellerai la particularité "anti famille" de cet impôt vis à vis duquel deux célibataires vivant ensemble et disposant d'un patrimoine personnel de 700 000€ ne sont pas imposables quand ces mêmes mariés, pacsés ou concubins le deviennent. Enfin, pour terminer, le plus aberrant peut être, je reviendrai sur mon "dada", l'assiette de cet impôt qui est fluctuante. En effet, la valeur de certains biens varie d'une année sur l'autre, en fonction des cours et des marchés. Ce qui veut dire que concrètement, vous payez des impôts sur des valeurs estimées (de vos biens immobiliers, de vos avoirs) dont vous ne profitez pas, puisque immobilisées, et dont vous pouvez ne pas profiter à la sortie puisqu'il se peut qu'au moment de la réalisation, ces biens ne valent plus ce sur quoi vous avez été imposé !!!! (Tous les CGP ont rencontré des situations comme celle-ci, soit sur des portefeuilles, soit sur des biens immobiliers..)

Oui, vraiment, le changement semble bien être pour demain, pas pour aujourd'hui ! Quand donc le Haut Commissariat des nations Unies pour les Réfugiés reconnaîtra-t-il le statut de "réfugié fiscal" aux citoyens français qui émigrent ?

Article paru sur MaVieMonArgent.info


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80 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 24 juillet 2012 08:41

    Je suis contre l’impôt sur le patrimoine par principe. Cet impôt est basé sur une valeur hypothétique , à l’inverse de l’impôt sur les plus-values d’une vente que l’on peut assimiler à un revenu.

    De plus , cet ISF sanctionne la façon dont on utilise ses revenus. Il vaut mieux pour un super riche de vivre dans les palaces de brûler sa fortune au casino ou en croisière luxueuse plutôt que d’acheter et d’entretenir un château.

    Le fait que les oeuvres d’art soient exonérées fait que l’ISF épargne les milliardaires.

    Oui à la tranche de 75% au dessus du million mais non à l’impôt sur la façon de dépenser ses revenus.


    • Romain Desbois 24 juillet 2012 16:58

      Non pas surtout les milliardaires de gauche, tout les milliardaires !


    • Fergus Fergus 24 juillet 2012 08:43

      Bonjolur, TDK1.

      Comme je l’avais montré dans un article intitulé « ISF : un impôt dérisoire ! », cette histoire des habitants de l’Ile de Ré ou de retraitées parisiennes est une tarte à la crème de droite qui ne concerne que quelques dizaines de personnes en France. Pour les gens de l’Ile de Ré, il leur suffisait de louer en période estivale une partie de leurs biens pour être largement solvables. Mieux : en vendant une partie de ces mêmes biens, ils avaient la possibilité soit d’aider leurs enfants et ainsi de diminuer leur patrimoine personnel. Qui plus est, il existe un moyen très simple d’annuler les effets ISF pour les personnes à gros patrimoine mais revenus faibles : mettre sur pied une ISF différée perceptble par l’Etat lors de la succession sur la valeur des biens.

      Quoi qu’il en soit, l’ISF doit être maintenu. De plus, je suis partisan du retour d’une TVA de 33% sur les produits de luxe, TVA qui ne diminuerait par les ventes mais aurait le mérite d’alimenter les caisses de l’Etat.

      Cordialement.

       


      • titi 24 juillet 2012 09:42

        L’ISF est une grosse bétise.

        En particulier parce que dans la « fortune » est comptabilisées le patrimoine « non liquide ».
        Et en particulier les parts sociales des sociétés.
        Or la valeur d’une société est soit, déconnectée de la réalité si elle est cotée, soit établie selon la technique du doigt mouillé si elle ne l’est pas.
        Et dans ce dernier cas le seul moyen de se débarasser de l’impot est de liquider : c’est à dire vendre à qui peut acheter, soit les quataris, soit les chinois...


      • TDK1 TDK1 24 juillet 2012 11:57

        Bonjour Fergus,


        ce qui nous sépare, ce qui nous séparera longtemps est caractéristiques de la fracture qui existe en France. Tout est contenu dans votre phrase :

        « Mieux : en vendant une partie de ces mêmes biens, ils avaient la possibilité soit d’aider leurs enfants et ainsi de diminuer leur patrimoine personnel. Qui plus est, il existe un moyen très simple d’annuler les effets ISF pour les personnes à gros patrimoine mais revenus faibles : mettre sur pied une ISF différée perceptble par l’Etat lors de la succession sur la valeur des biens. »

        Le premier mot, déjà. « Mieux ». Cette curieuse notion qui veut que l’appauvrissement, la vente de ses biens, soit mesurable sur une échelle de valeurs. C’est bien d’être pauvre, c’est mal d’être riche et on s’améliore lorsqu’on s’appauvrit. L’évaluation de la « valeur » d’un individu à la quantité de biens qu’il possède (ou en l’occurrence qu’il ne possède pas, ce qui, sur le plan intellectuel revient exactement au même) n’est pas la conception que j’en ai.

        « En vendant.... personnel ». Nous sommes dans le profond clivage droite/gauche, démocratie/totalitarisme. Vous prônez le « bonheur malgré eux ». C’est un déni de liberté (le premier des adages de la « République », parait il), la collectivité « sait » ce qui est bien pour vous et ce qu’il est bien que vous fassiez de votre patrimoine. Si vous n’obéissez pas à ce que la collectivité vous dit de faire, vous payez une taxe (tous les système archaïques et totalitaires fonctionnent de cette manière, le serf a le doit de quitter son seigneur à condition de payer une taxe, le chrétien a le droit de ne pas épouser la religion musulmane à condition de payer une taxe, le juif a le droit de quitter l’Allemagne nazie à condition de payer une taxe, le dissident a le droit de quitter l’URSS à condition de payer une taxe, l’esclave des « Maures » a le droit de regagner l’Europe à condition de payer une taxe, vous avez le doit de fumer à condition de payer 80% de taxes sur vos cigarettes etc etc...). Par votre affirmation, innocemment et en toute sincérité, vous exprimez ce que pensent les instigateurs de cet impôts et qu’ils ont toujours camoufler derrière des discours démagogiques. Il s’agit d’appauvrir les riches ou de les faire fuir afin de constituer en France une société égalitariste. Parce que l’égalité des biens a remplacé dans votre esprit l’égalité des droits et des devoirs instaurée par les créateurs de la « République » qui s’insurgeaient contre un régime politique qui n’accordait pas à tous ces mêmes droits et ces mêmes devoirs. Autant l’égalité des droits et des devoirs renforce la liberté, autant l’égalitarisme que vous prônez est antinomique à la liberté. La collectivité, que ce soit au travers de son ordre moral, de son Etat, de sa religion, de son parti, de sa fiscalité n’a pas à décider pour l’individu de l’usage qu’il peut faire de ses biens dès lors que ceux ci ont été acquits légalement et dès lors que l’usage qu’il en fait n’est pas attentatoire à la liberté d’autrui. Des notions simples et démocratiques qui sont en opposition avec celles que vous prônez qui sont du domaine du totalitarisme, c’est à dire de la morale collective qui s’impose totalement à l’individu jusque dans les moindres détails de sa vie personnelle et privée. D’ailleurs, à terme, dans votre logique, il n’y a plus de privé, tout est du ressort de la collectivité. C’est le totalitarisme absolu.
        « Qui plus est..... des biens ». Et voilà l’apothéose ! Vous êtes contre l’héritage, contre le fait que ce que vous « possédez », vous ne le possédez pas vraiment, mais juste en disposez le temps de votre passage sur terre et qu’ensuite il doit retourner à la collectivité qui décidera ensuite à qui le confier. Bravo ! Vous savez que vous venez très exactement de ré inventer la.... servitude ? Oui, le serf ne possédait rien. Il était attaché à la terre du seigneur, sa maison, son jardin, ses bêtes appartenaient au seigneur qui (la main morte) décidait à qui ils allaient à son décès (dans 90% des cas, aux enfant ou à l’enfant qui avait le plus de chances d’exploiter efficacement, mais dans 10%, ceux ou le serf était « riche » car il y avait des serfs « riches », contrairement à l’image d’Épinal, le seigneur se servait au passage largement, voire intégralement). Remplacez « seigneur » par « Etat », et vous avez une la jolie société moderne que nous connaissons et qui se renforce chaque jour qui permet aux tenants du totalitarisme (aujourd’hui de gauche hier de droite...) de triompher. Vous êtes attaché au territoire de l’Etat. Vous voulez le quitter ? Exit Taxe Vous gagnez de l’argent ? Là où le serf d’hier donnait entre 10 et 25% de ce qu’il gagnait, le serf d’aujourd’hui donne entre 80 et 140% de ce qu’il gagne. Vous possédez quelque chose ? Comme le serf d’hier, l’Etat décide si c’est bien ou mal que vous en jouissiez et se permet de vous le confisquer ou de vous obliger à le céder. Vous résistez ? L’Etat décide de qui doit en profiter et dans quelle proportion après votre décès...

        Nous n’avons clairement pas la même conception de la société humaine. Ce qui est plutôt sympathique c’est que vous évoquez ouvertement ce que les zélus nient, cachent mais pensent. Ils ont choisi une organisation sociétale pour les Français sans jamais leur exposer ouvertement ni leur proposer de se prononcer dessus.....

      • Fergus Fergus 24 juillet 2012 15:18

        Bonjour, TDK1.

        Vous oubliez que les cas évoqués sont très peu nombreux relativement aux assujettis. Or toute loi comporte des lésés par rapport à l’esprit du texte. La solution n’est pas de renoncer à cette loi mais d’apporter les correctifs nécessaires.


      • cliquet 24 juillet 2012 19:27

        J’ai du mal à vous suivre, cher Fergus. Vous proposez de vendre une partie du patrimoine pour donner le fruit de cette vente aux enfants et échapper ainsi à l’impot sur le patrimoine. Autant supprimer cet impot car le resultat pour le fisc sera le même.
        Je me suis constitué un patrimoine important en économisant patiemment toute ma vie depuis pres de 50 ans car je savais que ma retraite serait relativement faible et j’ai été encouragé par les gouvernements successifs à agir dans ce sens, notamment par la fiscalisation « attractive » des contrats d’assurance-vie.
        J’ai aujourd’hui le sentiment de m’etre doublement fait avoir.
        L’assurance-vie ne rapporte plus rien et et si, en plus, il faut repayer des impots sur des sommes déja fiscalisées, c’est carrément un traquenard.


      • titi 24 juillet 2012 23:45

        @cliquet

        Votre exemple amène trois reflexions :
        - notre système fiscal est notoirement instable et donc la prudence incite fortement à y échapper.
        - notre système économique est dans une économie soviétique de plan ou l’objectif politique est indiqué par les incitations fiscales.
        - le gouvernement francais n’est pas un partenaire fiable.

         


      • Yoann Yoann 30 octobre 2012 15:17

        ça me plait bien cette histoire de TVA progressive, chaussures pas cher = tva à 10%, chaussures milieu de gamme = tva à 20% et chaussures de luxe = tva à 33% smiley

        Le seul problème est comment définir les seuils, à partir d’où une chaussure est considérée comme de luxe ...

      • JL JL 24 juillet 2012 09:01

        "les marin pêcheurs de l’île de Ré, après quelques années de répit dû au bouclier fiscal, vont devoir vendre la terre de leurs ancêtres pour payer les taxes des nouveaux maîtres."

        C’est qui les nouveaux maîtres, en l’occurrence ? Ce sont les gens fortunés qui achètent des résidences secondaires sur l’île et de ce fait, font grimper les prix du foncier.

        C’est pourquoi il faut imposer davantage les revenus afin d’éviter de trop grandes inégalités.


        • Le péripate Le péripate 24 juillet 2012 09:47

          Les impôts de la haine jouent un rôle de premier plan dans un régime de voleurs de pauvres. Il s’agit, en persécutant délibérément et ostensiblement des « riches », de rendre plausible la fable de la redistribution.
          C’est un nazisme social.


          • TDK1 TDK1 24 juillet 2012 13:29

            @ calmos


            Ceci étant ses potes socialos des autre pays européens n’ont pas hésité, eux. Ils ont compris que le pragmatisme vaut mieux que l’idéologie et qu’au contraire de chasser les riches, les inciter à investir était beaucoup plus bénéfique pour le peuple et l’Etat. Une évolution à la « chinoise », en quelque sorte. Ah oui, mais si on commence à faire passer le pragmatisme avant l’idéologie, alors on n’est plus socialiste, on devient un dangereux social réactionnaire ! 

          • jeanpaul01fr 24 juillet 2012 13:36

            Ca me fait marrer lorsqu’on parle des riches qui « investissent ».... Faudra me dire dans quoi... !!!


          • mrdawson 24 juillet 2012 14:34

            « ...les inciter à investir était beaucoup plus bénéfique pour le peuple et l’Etat »

            Par ce petit bout de phrase l’auteur voudrait nous faire croire que les investissements et l’économie dans un pays sans impot proportionnel/visant les « riches » sont supérieur que dans un pays comme la France. Par ce petit bout de phrase l’auteur ne prends pas la peine de se justifier ou de donner un exemple. Comme d’hab avec les victime du « méchant état qui me vole mon argent », on accuse l’opposant d’idéologie en vomissant la sienne.

            Le péripate +1 pour le point godwin, c’est pas donné à tout le monde de le placer le mot nazie une discussion sur l’isf !


          • Le péripate Le péripate 24 juillet 2012 14:42

            Le point Godwin sert à clore une discussion quand on n’a plus d’argument. Tout au contraire je l’ouvre en notant que comme dans le nazisme il y a utilisation d’un bouc émissaire, bouc qu’il convient de sacrifier pour résoudre la crise mimétique.


          • intercepte 24 juillet 2012 10:03

            Pour échapper à l’impôt et ISF, il faut juste avoir sa domiciliation fiscale à l’étranger.

            Passer 6 mois dans un autre pays rapporte gros pour un riche. Ceux-là peuvent avoir en France un patrimoine infini sans rien payer en isf ou impôt.


            • Romain Desbois 24 juillet 2012 12:56

              Mas on peut copier le système étasunien et imposer toute personne de nationalité française où qu’elle soit (en fait elle paierait la différence entre l’impôt local et l’impôt français)


            • TDK1 TDK1 24 juillet 2012 13:35

              Et quand on a des relations, la fameuse corruption « à la française » qui consiste beaucoup plus à fermer les yeux sur les copains qu’à payer des pot de vin comme dans les autres pays sous développés, on arrive même à ne pas devoir y aller aussi longtemps ! exemple le plus frappant (et loin d’être le seul) la femme de notre ex ministre des finances, M. Baroin.... (Michèle Laroque) qui était officiellement domiciliée à Las Vegas (0 IRPP) alors qu’elle vivait à Paris avec on sait qui et qui, lorsque l’affaire fut éventée, ne connu aucun contrôle ni aucun redressement....


            • JL JL 24 juillet 2012 16:15

              Pour échapper à l’ISF ? ne pas être outrancièrement riche. C’est simple, non ?


            • xa 24 juillet 2012 17:22

              "Pour échapper à l’impôt et ISF, il faut juste avoir sa domiciliation fiscale à l’étranger."

              La déclaration ISF des non résidents et expatriés, sur les biens détenus en France, est à déposer à Cdi des non résidents avant le 30 Septembre ...


            • titi 25 juillet 2012 23:50

              « Pour échapper à l’ISF ? ne pas être outrancièrement riche. C’est simple, non ? »

              Tout dans la mesure : « Outrancièrement riche »

              Renseignez vous pour connaitre le prix d’une villa moche de 100 m2 sur 800 m2 de terrain dans la banlieue lyonnaise.


            • tiloo87 tiloo87 24 juillet 2012 10:58

              Ah, ma pauv’dame, c’est bien du souci d’’être trop riche !!!
              Surtout en période de crise, les regards envieux que nous jettent les affamés...ça nous gache presque le plaisir...


              • TDK1 TDK1 24 juillet 2012 12:14

                C’est à partir de combien, « trop » ?


                4000 euros par mois, comme l’avait déclaré Flamby il y a cinq ans ?

                Et trop par rapport à quoi ? Allez, chez donneur de leçons, cher moralisateur, prenez vos revenus annuels (la totalité : salaires, allocs, remboursements sécu, travail au noir, intérêts, subventions, dégrèvements d’impôts, de taxes) et divisez les le nombre d’heures travaillées dans la même année, je dis bien travaillées, c a d déduction faites des arrêts maladies, des rtt, des congès, des ponts, des droits d’absence pour cause familiale etc... 
                Maintenant, vous comparez cela au salaire moyen mondial et au salaire moyen de tous les pays du monde..... Votre revenu horaire cher moralisateur, quelque soit votre niveau de rémunération, connait un écart avec celui des pays qui fournissent votre écran plat, votre tee shirt, vos chaussures, votre machine à café ou votre voiture (surtout si vous achetez une voiture « modeste » à pas cher) plus important que celui qui existe entre vous et le riche Français contre lequel vous faite semblant de vous indigner. Vous êtes le riche de centaines de millions d’hommes ! Alors, qu’attendez vous ? Dépouillez vous, donnez tout ce que vous avez, votre voiture, votre ordinateur, votre écran plat, vos meubles, vite, votre logique égalitariste VEUT que vous bouchiez l’écart qui existe avec les pauvres qui sont en dessous de vous !

                Mais voilà, vous ne regardez pas en dessous ! Accroché à vos chers petits acquits, vous ne regardez que ceux qui ont plus que vous et jamais imaginer que vous puissiez donner à ceux qui ont moins....

              • tiloo87 tiloo87 24 juillet 2012 12:45

                Quand on parle en Millions d’euros, on est dans le « trop », l’abherrant, l’insoutenable.
                En général, ça va de pair avec , « je travaille beaucoup...mais quand je veux », je paye pas mes repas, ma voiture, mon logement de fonction etc...
                Quand tout ça est réuni, et c’est souvent, c’est le « trop ».


              • jeanpaul01fr 24 juillet 2012 13:39

                @TDK1 :

                Mais vous avez relu ce que vous venez d’écrire ???? Qui êtes vous pour tenir ce genre de propos ?


              • Yurf_coco Yurf_coco 24 juillet 2012 16:14

                @TDK1 : Il y a comme un petit problème dans la démonstration.... Vous dites aux personnes de la classe moyenne (oui vous omettez les 10 millions de chômeurs, et les millions de travailleur pauvres) de regardez en dessous et donc de ne pas se plaindre....


                Très bien, appliquons cela aux riches, il n’y a pas de raison...

                Comment se fait il de gagner des millions et des millions d’euros.... pour travailler autant voir moins que l’ouvrier qui, lui, fait rentrer l’argent dans les caisses....

                Et à ce moment, vous pouvez dire aux riches : « Arrêtez de vous plaindre, regardez en bas... en bas de la planète et en bas de la France.... eux qui font parti des 0.000001% de privilégiés. »

                Le problème c’est pas : ne pas se plaindre car on est pas si mal.... 

                Le problème c’est : Comment se fait il que dans une entreprise de 2000 salariés, on en fout 200 au chômage, pour réduire les coup, qu’il y a 50 stagiaires gratuits qui ne seront pas embauchés, 500 intérimaires, qu’il y a 1000 travailleurs en CDD (qui ne peuvent pas emprunter pour acheter un logement)... avec aucun de ceux là au dessus du smic...

                Et à côté de ça, une dizaine de cadres en CDI à 4 fois le smic, un ou deux patrons, à 10 ou 30 fois le smic, et des actionnaires qui se font dans les 40 à 60 % des bénéfices, créés par tout ces travailleurs pauvres....

                Est ce que les richesses sont bien partagés ? non. mais comme la main d’oeuvre est fournis par une bonne dose de chômage, et bien oui, on peut faire du chantage aux employés, leur baisser les salaires, les surchargé de travail... voir, comme vous le faites, de la culpabilisation, car il a une bien meilleur situation d’un africain....

                N’importe quoi.

              • titi 26 juillet 2012 00:05

                @Yurf_coco

                La vrai question c’est pourquoi les entreprises ont recours à l’interim qui leur coute 2,5 fois le prix d’un emploi classique ?

                Lorsque vous aurez la réponse à cette question, vous aurez la réponse au problème de l’emploi.

                J’ajoute que pour ce qui est des actionnaires qui prendraient 40 ou 60% des bénéfices, faut arrêter de fantasmer.


              • Yurf_coco Yurf_coco 27 juillet 2012 09:43

                Trop facile ! 


                Ma femme travail pour une grande chaîne de distribution de chaussure... a son siège sociale, quand même... où il y a l’entrepôt.

                Les 3/4 des caristes furent en un autre temps en CDI.... aujourd’hui c’est 3/4 d’intérim.
                Quand 4 mois avant la fin de l’année comptable, les financiers se rendent comptent que les bénéfices ne sont pas assez importants.... 

                Ils ne réembauchent personnes... donc les 3/4 des effectifs fondent... 
                Les seuls mecs en CDI parmi les caristes (les responsables) se font 12 heures de travail par jour, et les gros jours, tout les cadres (quasiment payé au smic) doivent descendre dans l’entrepôt préparer les cartons.

                Ainsi les chiffres sont bons, les actionnaires contents, les intérimaires au chômage (sans aucune démarche spécial de l’entreprise), et les mecs (qui ont la chance ?) d’être en CDI se tapent 3 fois plus de bouleau payé une misère, avec le chantage, qu’il y a plein de mec au chômage au dehors à attendre la place... 

                Se fonctionnement, où la grosse masse salariale est très malléable, ne pourrait se faire si tout le monde était en CDI vous en conviendrez, non ? on ne virent pas une vingtaine de personne en CDI, pour amélioré es chiffres de l’année. Voilà donc votre réponse.

                Et vous vous trompez de question... vous croyez que l’emploi est un problème dont il faut trouver une solution... C’est pas ça ! l’emploi est une variable d’ajustement de l’économie de marché.
                Du coup, la vrai question c’est : pourquoi le chômage est une réponse à l’économie.

                Lorsque vous aurez compris ça, on en reparlera... 

              • titi 28 juillet 2012 23:51

                @Yurf_coco

                Un Interim « coute » x2,5 le prix d’un salarié embauché.

                Si il s’agissait simplement d’améliorer le compte de résultat et faire le bonheur des actionnaires, il serait beaucoup plus simple de prendre 1 salarié pendant 12 mois que de prendre un interim 11 mois et ne pas le garder le 12ème.

                Ce que paient les entreprises avec l’interim c’est la flexibilité que ne procure pas le CDI, et pas une amélioration du compte de résultat.
                Et elles la paient cher : x 2,5.

                Et donc aujourd’hui avec le CDI, les interimaires ont l’inconvénient de la flexibilité , mais ils n’en ont pas les avantages puisque les x2,5 c’est pour la boite d’interim.


              • Yurf_coco Yurf_coco 3 août 2012 09:23

                Mais quand tu dis « 2.5 », je suis pas tout à fait d’accord.


                Regardez ce que disent les politiciens de droite sur les fonctionnaire en CDI : C’est pas un salaire de plus, c’est un salaire de plus pour toute sa carrière, et pour virer quelqu’un ça coûte encore plus chers. Si il faut virer plusieurs personnes (licenciement économique), les dédommagements sont encore plus importants.

                Si les entreprises « prévois » de virer du monde quand ça l’arrange, alors, un mec en CDI coûte plus chers qu’un mec en intérim.

                En plus un employé qualifié en CDI va avoir un salaire « correct », alors qu’un intérimaire sera de toute manière au smic, malgré sa petite prime de précarité. Mais il n’a aucune autre prime.



              • Yurf_coco Yurf_coco 24 juillet 2012 11:00

                Pauvre riches qui ont des propriétés pour plus d’1 million 3...


                Si ils veulent pas payer d’impôts la dessus, et bien ils le vendent, ça fera baisser le prix du marché de l’immobilier au passage.

                Moi dans la théorie je suis pas pour surtaxer les riches... mais comme ceux-ci possèdent toute la fortune française car il n’y a aucune redistribution des richesses, et bien ça ne laisse pas de choix... 

                Si les riches payaient leur employés un peu plus que le smic et embauchaient des chômeurs, il n’y aurait pas besoin d’impôts supplémentaires...

                On peut pas tout avoir : payer les employés à coup de lance pierre et faire un max de bénéfice, ou bien immobiliser des millions en immobilier (ce qui rends la propriété inaccessible à 80% des français) et ne pas financer le chômage et les aides qui sont la conséquence de cette manière de répartir les richesses.

                • jeanpaul01fr 24 juillet 2012 13:32

                  Exact !!! Oh combien exact !!!

                  On nous bassine avec ces riches qui vont s’expatrier... !!!! Mais qu’ils s’en aillent. Et qu’on leur enlève par la même occasion la nationalité française.

                  On oublie trop souvent de dire, par exemple, qu’il y a aussi beaucoup plus d’anglais en France que de français en Angleterre. Peut-être que notre système social y est pour quelques chose...

                  Pour revenir à l’ISF, quand ceux qui ont plus de 1,3 milion de patrimoine pleurent, que font ceux qui n’ont que les 1100euros mensuels du SMIC ? Ils vont se pendre ? Et lorsqu’on sait tout ce qui est exclu de l’assiette de l’ISF ( objets d’art et de collection, outil de travail, j’en passe et des meilleures...), on se dit que ce plancher de 1,3 millions est encore trop élevé...


                • Yurf_coco Yurf_coco 24 juillet 2012 14:41

                  Je suis bien d’accord pour enlever la nationalité des évadés fiscaux...


                  Car autre chose qu’on ne dis pas assez.... C’est que 2/3 des exilés fiscaux (légal donc...) reviennent vivre en France dans l’année... Comme quoi c’est pas l’impôt le plus important.

                • Soi même Soi même 24 juillet 2012 11:15

                  Rajouter, où ôter un impôt idéologique ne change pas la musique de la fiscalité, qui dans ses choix actuels n’a jamais voulue écorner la richesse.
                  Car l’ISF à toujours été accompagné de niche fiscale qui de ce fait épargne ceux qui ont les moyens d’investir dans des déductions d’impôt.
                  Il y a que ceux qui sont au bas de l’échelle de cet impôt qui l’on véritablement payer.
                  La richesse est devenus tellement internationaliste, que tant qu’il n’aura pas une remise à plat de toute la fiscalité en France, ce seront toujours les mêmes moutons qui seront tondues et retondues et toujours les mêmes malins qui seront épargnés de la solidarité National.


                  • slipenfer 24 juillet 2012 12:06

                    Nous avons l’arme nucléaire , et des miliaires qui nous coûtent cher
                    il faut rentabiliser cet investissement.
                    Pourquoi ne pas racketter le Qatar ou l’Arabie saoudite..  smiley


                    • TDK1 TDK1 24 juillet 2012 13:23

                      Oui, oui, voici le lien avec un article que j’ai écrit il y a quelques mois, déjà. Aujourd’hui, rien de changé, au contraire le phénomène s’accentue... Nous apprendrons certainement plein de choses intéressantes sur les financements de certaines campagnes électorales dans quelques années....



                    • gonehilare gonehilare 24 juillet 2012 12:33

                      « « Que le gouvernement précédent n’eut il pas mieux fait de supprimer, comme tous les pays industrialisés du monde, comme tous les pays européens, cet archaïsme contre productif.... »


                      Depuis Giscard, la droite n’a jamais eu le courage d’assumer son positionnement idéologique, bien au contraire, faisant siennes toutes les sur-enchères, même les plus provocatrices, de la gauche sectaire ravie de voir ainsi ses pseudo opposants chausser les mêmes charentaises...


                      Elle l’a payé par une défaite cuisante . 

                      La France aussi, la représentation nationale étant maintenant aux mains des casseurs.


                      L’ISF ainsi récupéré ne servira, ni aux « pauvres », ni même à rembourser la dette, puisque le « trou noir » qu’est le tonneau des Danaïdes des intérêts dus l’absorbera bien avant et sans que cela soulage quiconque....


                      Pourtant les sectaires du PS, Hollande en tête, ont préféré prendre le risque de la « délocalisation » de certains riches parce qu’ils n’ont d’autres objectifs que de donner des gages à la gauche idéologique dans le seul but de s’assurer de sa bien-veillante neutralité, ce qui leur ouvre un boulevard temporel pour métastaser tout ce qui ne l’a pas encore été sous la droite.

                       


                      • sleeping-zombie 24 juillet 2012 12:38

                        les impots qu’on paie sont toujours iniques, ceux des autres sont toujours justes.

                        Maintenant, je rejoins Fergus. Les retraités de l’ile de Ré... Faut aussi se rendre compte qu’ils ont vu la valeur de leur propriété multipliée par (2,5,10 ?) sans avoir a fournir le moindre travail.
                        Et ils se plaignent de payer des impots dessus ?
                        Que les impots soient payés a la vente et puis voila.
                        Ou alors on adapte : pour le calcul de l’ISF, on prend la valeur à l’achat du bien immobilier, et lors de la revente on le ré-actualise.

                        Quand a l’auteur, il fait semblant de se rendre compte que cet impot est idéologique. Mais tous le sont ! C’est juste que celui-là n’est pas de TON idéologie, a l’inverse de la TVA.
                        Petit rappel : Un clochard paiera 20% de ses revenus sous forme d’impots (rien en direct, tout en TVA, en comptant que 100% de ses revenus sont dépensés). Aux dernières nouvelles, mamy Bettencourt paie 10% de ses revenus sous forme d’impots directs (comme moi), plus 20% de ses dépenses en TVA. Donc pour peu que mamy B ne soit pas trop dépensière, elle paiera moins d’impots (en proportion de ses revenus) qu’un clochard.

                        mais les impots des autres sont toujours juste, et ceux qu’on paie toujours iniques...


                        • jeanpaul01fr 24 juillet 2012 13:41

                          "Petit rappel : Un clochard paiera 20% de ses revenus sous forme d’impots (rien en direct, tout en TVA, en comptant que 100% de ses revenus sont dépensés). Aux dernières nouvelles, mamy Bettencourt paie 10% de ses revenus sous forme d’impots directs (comme moi), plus 20% de ses dépenses en TVA. Donc pour peu que mamy B ne soit pas trop dépensière, elle paiera moins d’impots (en proportion de ses revenus) qu’un clochard."

                          La messe est dite. Rien à ajouter. Tout est résumé dans cette phrase.


                        • samuel 24 juillet 2012 15:16

                          Je vous trouve dur avec les retraités de l’île de Ré.

                          100% d’entre eux n’aspirait pas à voir la valeur de leur maison augmenter. Je pense qu’ils voulaient passer une retraite tranquille en profitant de l’endroit qu’ils ont embelli par leur travail.

                          Mais tout ceci n’est qu’un faux débat destiné à dévier le regard, à occulter les véritables grandes fortunes qui se batissent sur le travail de la masse (CAC40, Holding & Co, ...)

                           

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