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Retour sur les chiffres du chômage américain

Le département américain au travail a annoncé vendredi dernier que le taux de chômage a atteint 9,7% au mois d’août, un plus haut de 26 ans. Mais une analyse plus fine des chiffres annoncés permet de se rendre compte que le marché de l’emploi américain serait malgré tout peut-être sur la voie de l’amélioration...

 Le département américain au travail a révélé des chiffres meilleurs qu’attendus, l’économie américaine ayant détruit 216.000 postes au cours du mois d’août, contre 230.000 suppressions attendues par les économistes.

Mais il ne faut pas non plus oublier de prendre en compte les révisions opérées sur les chiffres des mois de juin et juillet. Après révision, il faut ainsi prendre en compte 49.000 destructions de postes supplémentaires pour la période...

La taux de chômage, qui était attendu à 9,5% par les économistes, atteint donc 9,7% en raison de ces révisions, malgré des destructions de postes inférieures aux attentes pour le mois d’août...

Après avoir atteint 9,4% au mois de juillet, le chômage américain continue donc d’empirer. Depuis le début de la récession, c’est-à-dire décembre 2007, l’économie US a d’ailleurs détruit pas moins de 6,9 millions d’emplois, tandis que le taux de chômage a pris 4,8 points...

La situation reste donc inquiétante, comme le souligne Christina Romer, la conseillère économique de Barack Obama, qui déclarait hier que les chiffres d’août étaient ’’très mauvais’’, mais que les Etats-Unis se dirigeaient toutefois dans la bonne direction.

Il est vrai que même si le chômage continue d’empirer, sa progression est de moins en moins vive. En effet, a part un sursaut au mois de juin, les destructions d’emplois ne cessent de diminuer depuis le mois de janvier, et celles constatées pour le mois d’août sont les plus faibles depuis un an.

Mais même si la progression ralentit, le plus dur reste à faire, comme le souligne Alan Krueger, sous secrétaire adjoint au Trésor US, qui analyse très justement la situation en déclarant que des chiffres ’’moins mauvais’’ ne seraient jamais assez bons...

Car on ne le répètera jamais assez : la clé de la reprise réside dans la relance de la consommation, et la consommation n’a aucune chance de repartir à la hausse tant que le chômage empire... Et même si certains indicateurs économiques commencent à montrer un début de reprise, celle-ci restera extrêmement limitée tant que le marché de l’emploi ne se redressera pas...

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7 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 9 septembre 2009 13:14

    le taux de chômage réel atteint 16% selon un responsable de la Fed ! C’est beau de voir que nous avons raison !août 27, 2009 par fonzibrain

    “Un responsable de la banque centrale américaine (Fed) a indiqué mercredi que les dégâts de la crise sur l’emploi aux Etats-Unis étaient bien plus forts que ne le suggéraient les chiffres officiels, reconnaissant que le taux de chômage réel du pays atteignait 16%.
    S’il ne fait qu’exhumer des chiffres publiés chaque mois mais passés sous silence par le département du Travail, ce dirigeant, Dennis Lockhart, est le premier membre de la Fed à parler ouvertement du chômage réel au moins depuis l’automne 2008, qui avait vu les destructions d’emplois s’accélérer à un rythme effréné.
    “Si l’on prend en compte les gens qui voudraient un emploi mais ont cessé d’en chercher un (les “travailleurs découragés”, comme on les appelle, ndlr) et ceux qui travaillent un nombre d’heures inférieur à ce qu’ils souhaiteraient, le taux de chômage passerait des 9,4% officiels à 16%”, a déclaré M. Lockhart lors d’un discours à Chattanooga, dans le Tennessee (Sud des Etats-Unis).
    Ces deux catégories de personnes sont recensées chaque mois par le département du Travail, chargé de publier les chiffres officiels du chômage.
    Mais les “travailleurs découragés” sont exclus de la population active et les personnes contraintes de travailler à temps partiel du fait de la conjoncture économique sont comptabilisées comme des personnes employées, ce qui fait que ni les uns ni les autres n’apparaissent dans le taux de chômage officiel.
    Selon les derniers chiffres du ministère, celui-ci était de 9,4% fin juillet. Les Etats-Unis comptaient alors près de 15,5 millions de chômeurs “officiels”, auxquels s’ajoutent environ 9 millions de personnes à temps partiel malgré elles, et près de 800.000 chômeurs “découragés”.
    On pourrait allonger encore la liste avec quelque 1,5 million de personnes non comptées dans la population active bien que disant vouloir un emploi mais n’ayant pas pu en chercher un “activement au cours des quatre dernière semaines”.
    La reconnaissance de l’ampleur réelle du chômage vient rappeler à quel point l’amélioration du marché de l’emploi sera capitale pour l’avenir de l’économie américaine alors que la Fed a identifié la persistance d’un taux de chômage élevé comme l’un des facteurs risquant de freiner le plus fortement, voire d’enrayer, la reprise fragile attendue désormais d’ici à la fin du mois de septembre.
    Dans son discours de Chattanooga, M. Lockhart, qui dirige l’antenne de la Réserve fédérale à Atlanta, en Géorgie, Etat du Sud du pays durement frappé par la crise, reconnaît que le niveau du chômage est un “défi” mais va jusqu’à parler de “la possibilité d’une reprise sans emplois”. AFP

    Elle pas bonne celle la : “la possibilité d’une reprise sans emplois” ,quand je vous dis que la force de travail humaine est devenu inutile.

    Cela veut dire qu’il n’y aura pas de reprise,les classes moyennes sont détruites de manière irréversible,les emplois ne reviendront JAMAIS.
    D’après vous,que signifie une reprise sans emplois ?
    Qu’est ce que cela signifie pour les travailleurs ?

    Vous comprennez maintenant ce qui est en train de se passer,VOUS NE SERVEZ PLUS À RIEN,C’EST ÉCRIT NOIR SUR BLANC !!!!

    SI ILS PEUVENT GAGNER DE L’ARGENT SANS LES TRAVAILLEURS,
    QUE PENSEZ VOUS QU’ILS VONT FAIRE DES TRAVAILLEURS ?

    Les payer à rien faire ?
    LOL,ce n’est absolument pas leurs états d’esprit !


    • Blackeagle 9 septembre 2009 14:29

      "la clé de la reprise réside dans la relance de la consommation, et la consommation n’a aucune chance de repartir à la hausse tant que le chômage empire... Et même si certains indicateurs économiques commencent à montrer un début de reprise, celle-ci restera extrêmement limitée tant que le marché de l’emploi ne se redressera pas..."

      Remarque judicieuse mais, globalement cet article ne va pas assez en profondeur dans les causes de la crise, ce qui empèche de tirer des conclusion claire quand à une éventuelle reprise économique.

      En premier lieu, la crise est due à un désiquilibre dans la répartition des richesse lié à la nature même du libéralisme economique appliqué de les annéees 80’s.
      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-financiere-1-pourquoi-49876
      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-financiere-2-comment-les-49879

      Tant que les régles mise en place dans l’organisation de nos société responsables des mécanismes désequilibrant la répartition des richesses ne seront pas modifiées, aucune reprise durable ne pourra être engagée. Temporairement, la situation peut être améliorée sans ces modification, mais ne sera que pour retarder unesituation qui sera alors bien plus dramatique.

      Entrons plus en détails dans les caractéristiques spécifiques de cette crise qui traduises la rupture des mécanisme permettant jusqu’à lors de maintenir un système à flot au delà du seuil de rupture dans la répartition des richesse. De plus, je me concentrerai ici sur les cas US qui peut être aisément transposé, aux variables culturelles prés, à tous les pays occidentaux.
      Le désequilibre dans la répartition des richesses du au libéralisme a reduit le pouvoir d’achat effectif des classe moyennes et défavorisées aux USA. La consommation de ces classe est pourtant le socle même du dévelloppement économique. Pour palier à cette deficience, le recours massif au crédit risqué fut introduit permettant, sans changer la répartition des richesse, en accentuant même les disparités, la poursuite d’une consommation effrennées.

      Bien que toutes les précaution aient été prise pour répartir les risques sur un maximum d’institutions, une seuil de rupture fut atteint car le remboursement des emprunt était impossible en raison même de cette disparité accrue dans la répartition des richesse.
      Celà engedra la crise que l’on connait aujourd’hui. Mais ensuite ? Ensuite, le flux de credit fut aussitot reduit par les institutions financiére. Conséquence directe : l’impossibilité pour les entreprises de procéder aux investissement nécessaire et de poursuivre leurs développement. Conséquences : faillites, récession, chomage. Tous ces éléments multiplient le nombre de crédits qui à l’origine n’était pas risqués mais qui vont se retrouvés en incapacité de remboursement......Et on sera reparti pour un tour.

      Evidement, comme pour la premiére fois, ce second seuil de rupture va être repousser au maximum, cet fois ci par d’autre mecanisme : l’injection massive de liquidité dans l’économie par exemple et le transfert de la dette privée en dette publique. Ces mesure n’est pas mauvaise, elle sont inevitables pour empecher le pire tout de suite, mais parrallelement, si auncune des causes profondes de la crise n’est traitées, auncune reprise durable ne peut être engagée.

      En gros, aujourd’hui sont conduites des politique d’urgence ABSOLUMENT NECESSAIRES. Mais sans changement profonds, ces politiques ne conduisent qu’à repousser l’inevitable.......si les choses se poursuivent ainsi, arrivera le temps où plus aucune politique d’urgence ne sera possible, où l’inevitable ne pourra pas être evité, tout du moins si d’ici là des changement profond n’ont pas eus lieu.


      • BA 9 septembre 2009 15:40

        Lisez cet article de Boursorama (mardi 8 septembre 2009)  :

        Baisse record du crédit à la consommation aux USA en juillet.

        Le crédit à la consommation a diminué d’un montant record de 21,6 milliards de dollars en juillet, selon les chiffres de la Réserve fédérale, nouvelle preuve de la faiblesse de la consommation des ménages.

        En pourcentage, l’encours de crédit à la consommation a reculé en juillet de 10,4 % en rythme annuel pour tomber à 2.470 milliards de dollars, alors que le marché n’attendait qu’une baisse de quatre milliards.

        En juin, le crédit a finalement chuté de 15,5 milliards de dollars, au lieu des 10,3 milliards annoncés en première estimation.

        « Voila un autre signe important montrant que le consommateur ne va pas contribuer beaucoup à l’économie cette année, et sans doute aussi pour une bonne partie de l’an prochain », a commenté Bernard Baumohl, économiste à l’Economic Outlook Group à Princeton, dans le New Jersey.

        Les dépenses de consommation représentent environ deux tiers du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis.

        Le crédit à la consommation est maintenant en baisse pour le sixième mois d’affilée. Il faut remonter à la période juin 1991-décembre 1991 pour retrouver une baisse aussi prolongée.

        Dans le détail, le crédit traditionnel a diminué d’un montant record de 15,4 milliards de dollars, soit de 11,7 % sur un an, à 1.600 milliards de dollars.

        Le crédit revolving a reculé de 6,1 milliards, ou de 8,1 %, à 905,6 milliards de dollars.

        http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=039ef83b6bd8a123e34f55107306f01a

        Concrètement  :

        - Toute l’économie mondiale est tirée par une locomotive  : la consommation des Etats-Unis.

        - Après le 15 septembre 2008 et la faillite de Lehman Brothers, les dirigeants américains ont injecté des milliers de milliards de dollars pour tenter de maintenir le crédit.

        - Tous ces milliers de milliards de dollars n’ont eu que peu d’effet sur le crédit  : un an après, le crédit continue de s’effondrer aux Etats-Unis.

        - Quand la consommation des Etats-Unis baisse, l’économie mondiale s’effondre.

        - Préparons-nous à subir la deuxième crise.


        • nortydal 9 septembre 2009 19:24

          "Il est vrai que même si le chômage continue d’empirer, sa progression est de moins en moins vive. En effet, a part un sursaut au mois de juin, les destructions d’emplois ne cessent de diminuer depuis le mois de janvier, et celles constatées pour le mois d’août sont les plus faibles depuis un an."

          Pour expliquer ce point on va se mettre dans la situation d’un chef d’entreprise. j’ai une entreprise avec 100 salariés. Les ventes ne sont pas au rendez vous, 30% de baisse. Je licencie 30% de mon personnel. il me reste 70 collaborateurs, la vente ne sont toujours pas au rendez vous 6 mois plus tard. 15 % de baisse... je met une partie du personnel en chômage partiel, et je me sépare de nouveaux de 7 collaborateurs.

          7 c’est moins que 30 donc c’est pareil pour les chiffres du chômage, il faut pas s’étonner de voir un ralentissement...

          Pour continuer j’attend les ventes de noel pour regonfler ma trésorerie, la situation est difficile mon magasin a besoin d’au moins 50 personnes pour fonctionner normalement... les ventes sont toujours au plus bas, 20 collaborateurs travaillent 4 jours par semaines au lieu de 6.

          La situation ne s’améliore pas, mes ventes arrivent tous juste à couvrir mes frais fixes, mes stocks sont au plus bas, mes marges de monoeuvres diminuent, mes fournisseurs ne veulent plus me fournir leur marchandises avec les même avantages, la banque me refuse une nouvelle ligne de crédit...

          Si les chiffres du chômage des USSA recommencent à s’affoler, vous comprendrez que des entrepreneurs comme dans cet exemple on fait faillite.


          • wesson wesson 10 septembre 2009 11:19

            Bonjour l’auteur,
            C’est un salutaire rappel finalement que, dans le monde des pays dit « riches », l’ensemble des chiffres du chômages sont en définitive parfaitement bidonnés.

            En France également nous avons l’exemple du jour, avec l’insee qui publie un chiffre de + de 100.000 demandeurs d’emplois supplémentaires au T2 2009, alors que le pôle emploi n’a vu que à peine 50.000 demandeurs d’emploi supplémentaire.

            Donc, voici 2 organismes officiels qui communiquent un chiffre concernant la même période allant du simple au double.

            Et encore : l’Insee n’inclut même pas dans son chiffre toutes les catégories socio-professionnelles. Elle ne compte ni les fonctionnaires, ni les agriculteurs, ni les « chefs d’entreprises » (en fait les chômeurs que l’on a déguisé en chef d’entreprise), etc etc.

            Le bidonnage des chiffres du chomage est proprement généralisé. Pour en revenir aux USA, le taux réel de chomage en Californie s’établit maintenant à 22%, avec une bonne partie des chomeurs qui arrivent là bas en fin de droit.

            On verra si Obama arrive à passer sa sécurité sociale. Dans le cas contraire, il faudra s’attendre là bas à des troubles civils important dans les prochains mois !


            • freedom2000 freedom2000 10 septembre 2009 12:27

              Le véritable problème aujourd’hui réside dans la cotation en Bourse : Une société cotée se doit d’annoncer systématiquement une croissance de bénéfices à 2 chiffres d’un année sur l’autre, sinon son Pdg risque de perdre sa place (cf combien de fois Carrefour a « démissionné » ses dirigeants ces dernières années pour des pdg qui n’ont pourtant pas démérité, ou Ebay qui augmente constamment ses tarifs et fait désormais fuir ses vendeurs)

              , car si les bénéfices sont en légère baisse ou stagnent, c’est la sanction immédiate avec du -40 % sur le cours en Bourse.

               Et qui dit baisse dit risque pour la société d’être avalée tout cru par un concurrent plus gros (OPA) ou par un pool d’investisseurs « capable » de "redresser’ la société.

              Comment ? en licenciant le personnel....ou en la dépéçant pour la revendre en petits morceaux.
              D’où la hantise permanente des dirigeants de toujours annoncer des bénéfices en hausse...coûte que coûte

              Ce genre de problème n’existait pas trop avec les PME ou grosse sociétés familales.

              La dictature des marchés et spéculateurs est impitoyable


              • wesson wesson 10 septembre 2009 14:34

                Bonjour Freedom2000,

                Je souscrit totalement à votre propos que je me permet de résumer :

                Quand une entreprise se fait racheter par la finance, elle est morte !

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