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Accueil du site > Actualités > Economie > Retraites du secteur public : inéquité, mensonge et déficit

Retraites du secteur public : inéquité, mensonge et déficit

 

Avant l’été, notre valeureux Minefi révélait que la dette publique de la France était de 1200 milliards d’euros et avouait qu’il fallait y ajouter la retraite des fonctionnaires pour un montant de 800 milliards, ce qui nous amenait gentiment à 2000 milliards d’euros (soit plus que le PIB de notre cher pays et alors que le critère de Maastricht nous impose un maximum à 60% du PIB).

Ces fameux 800 milliards supplémentaires que j’ai trouvés, dans un premier temps, assez mystérieux, et que j’ai imaginés être plus "comptables" que "réels", sont, en fait, la conséquence d’un mensonge et d’un tabou bien entretenu : nos fonctionnaires ne cotisent pas pour leur retraite !

La lecture du Point fin août m’a finalement apporté l’explication et j’ai pensé utile de la reformuler de façon simple pour que cet état de fait soit connu et compris par le plus grand nombre.

Vous noterez que le graphique vertigineux produit par la commission Pebereau ne tient pas compte de ces fameux 800 milliards ni de l’accroissement de 2004 à 2500 de plus de 100 milliards. Il n’en reste pas moins la parfaite illustration de la mauvaise pente dans laquelle nous sommes entraînés.

Revenons à nos retraites et à notre système, soi-disant égalitaire, de répartition, et prenons le cas de la retraite des salariés du secteur privé que tout le monde a en tête. Le système est simple : les actifs cotisent un certain pourcentage de leurs salaires auprès de la CNAV et d’organismes comme l’AGIRC (cadres) et l’ARCCO (non cadres). Cet argent est utilisé immédiatement pour payer les retraites des anciens salariés du privé. Si le nombre de retraités augmente par rapport au nombre de cotisants et si l’on veut éviter un déficit chronique, voire exponentiel, on a plusieurs moyens :

  • augmenter le montant des cotisations ce qui baisse le salaire net des actifs : ceci a d’ailleurs été fait depuis vingt ans de façon régulière
  • baisser le montant des droits à la retraite, ce qui baissera la retraite des actifs au moment de leur retraite : ceci a été fait en prenant comme salaire de référence les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures
  • rallonger la durée du travail avant retraite, ce qui repousse la date de départ à la retraite des actifs : ceci a été fait en augmentant le nombre de trimestres de cotisations.

Les actifs actuels que nous sommes "paient et paieront" le fait que leurs parents vivent plus vieux, que leurs parents aient fait beaucoup d’enfants (pour les "baby boomers" nés entre 1945 et 1965) ou que leurs parents n’en aient pas fait assez (ceux nés après 1970).

La réforme Fillon, en 2003, qui faisait suite à la réforme Balladur, en est l’expression : beaucoup s’accordent à dire qu’elle ne sera pas suffisante pour absorber la période de retraite des "paby-boomers" (nés entre 1945-1965 et donc à la retraite entre 2005 et 2050). Seule conclusion pour les "papy boomers" : se constituer d’ici là une épargne complémentaire permettant de ne pas trop souffrir financièrement le jour venu.

Mais tel n’est pas l’objet de ce "post"...

La situation des fonctionnaires et des salariés des grandes entreprises publiques (EDF, GDF, SNCF, RATP, La Poste... que j’appellerai dans ce "post" les GFI - gouffres financiers institutionnalisés) est, quant à elle, bien plus confortable. Aucune corrélation n’est faite entre les cotisations récoltées (qui sont totalement fictives car de simples écritures sur la feuille de traitement des fonctionnaires) et les retraites versées, puisque l’État est son propre "assureur-vieillesse" et que les cotisations des salariés des GFI sont en cours de transfert vers le régime général pour diluer le déficit des régimes spéciaux, en cacher les déficits astronomiques et "faire payer" du même coup les salariés du privé ou les contribuables (le rapport annoncé de la Cour des comptes, jugeant préoccupante la situation de la branche vieillesse de la Sécu, devrait, je l’espère, nous en apprendre plus).

Concernant les GFI...

Les négociations des GFI entreprise par entreprise avec la CNAV et l’AGIRC/ARRCO (sous l’égide d’un État qui est actionnaire des uns et "régulateur/décideur" des autres, ce qui garantit la plus grande transparence... !) sont plus ou moins avancées : le statut d’entreprise cotée en bourse d’EDF et GDF a rendu ces négociations nécessaires : si on avait demandé à ces deux entreprises d’assumer financièrement le coût du statut de leurs salariés et retraités, leur faillite aurait été rapide et cela n’aurait pas fait très propre au moment de leur mise en Bourse !

Mais non seulement les "soldes de tout compte" versés par EDF (et sans doute GDF) à la CNAV ne correspondent pas à la réalité des coûts à venir mais, en plus, aucune réforme du statut des salariés en activité ou à recruter n’a été élaborée... Pas bien grave, les salariés du privé paieront la différence...

Concernant la SNCF, la RATP, la Poste... les mêmes discussions doivent avoir lieu et aboutir en 2007. Il est prévu que l’État (donc les contribuables) assume l’écart économique (appelé "soulte") entre ces régimes coûteux et le régime général. Encore une fois, le contribuable sera le payeur...

Rappelons que les principales différences des systèmes de retraite entre un salarié du privé et un salarié d’un GFI sont extrêmement lourdes. Elles sont même colossales :

  • cotisations "salariales" à 10,35% contre 7,85% pour les GFI : injustifiable différence surtout quand les droits associés sont bien supérieurs (et j’imagine qu’il y aussi une différence côté charges "patronales")
  • durée de cotisation à 40 ans contre 37,5 ans : ce qui explique en partie que les retraités des GFI ont une espérance de vie de 28 ans à la retraite contre 22,5 ans pour les salariés du privé. Les autres explications étant la date d’entrée dans la vie active plus tardive dans le privé, le fait de ne pas connaître de périodes de chômage et sans doute le "stress tout au long de la vie" !
  • salaire de référence pris comme la moyenne des 25 meilleures années contre les 6 derniers mois : c’est là que se trouve l’inéquité majeure et on imagine toutes les coutumes/magouilles consistant à augmenter fortement le salarié du GFI en fin d’activité
  • évolution des retraites suivant l’indice du coût de la vie contre évolution générale des salaires de chaque entreprise du GFI : ici on explique la solidarité entre salariés actifs et retraités de ces "grandes maisons"
  • décote de 10% par année de cotisation manquante contre aucune décote (sans oublier que le cumul emploi-retraite est libre pour les GFI et "cappé" pour nous autres...).

S’éclairer à la bougie et marcher à pied pendant quelques mois de grève est sans doute le seul scénario envisageable : j’y suis prêt...

Monsieur Fillon a cette semaine indiqué qu’il souhaitait une réforme rapide de ces régimes spéciaux. Le voilà marchant dans les pas de Juppé qui s’y était attaqué en 1995. C’est en tout cas courageux d’annoncer cela en pleine campagne présidentielle. Souhaitons que les Français comprennent que ce "parler vrai" est dans leur intérêt...

Concernant les fonctionnaires...

Le statut des fonctionnaires retraités ressemble beaucoup à celui des salariés/retraités des GFI si ce n’est qu’un modeste alignement avec les salariés du privé a été opéré en 2004 :

  • durée de cotisation portée à 40 ans en 2008
  • évolution du montant de la retraite suivant le même indice du coût de la vie depuis 2004
  • alignement de la décote en cas d’année de cotisation manquante alignée à partir de 2015.

La principale et colossale différence qui demeure est celle du salaire de référence (6 derniers mois contre moyenne des 25 meilleures années) que l’on peut estimer à près de 50% d’écart sur le montant de la retraite perçue en ayant eu une trajectoire salariale similaire !

On ajoutera, élément marginal mais emblématique, que de véritables et avantageux systèmes de retraite par capitalisation sont accessibles aux fonctionnaires (CREF, CGOS et la fameuse PREFON) : une rente viagère très attractive à laquelle tous mes conscrits anciens fonctionnaires sont ravis de cotiser... (ceci dit, il semble qu’il n’y ait que 600 000 actuels ou anciens fonctionnaires, mutualistes et salariés du secteur public sur un potentiel de 10 000 000 qui l’utilisent : ignorance, idéologie, absolue confiance dans le lendemain ?).

En réalité, la notion de durée de cotisation est non seulement à l’initiative du fonctionnaire à qui on ne peut imposer de prendre sa retraite mais surtout assez neutre pour le budget (et déficit associé) de l’État : c’est là que se situe le grand mensonge...

 

 

Comme évoqué plus haut, les cotisations inscrites sur les feuilles de traitement de nos chers fonctionnaires sont fictives : une simple écriture de l’État qui devrait se verser à lui-même cette somme avant de la verser aux retraités fonctionnaires.

Cette "simple écriture" rend les discours politiques sur la réduction des dépenses publiques totalement mensongers et manipulateurs : quand un Coppé annonce fièrement qu’il ne va remplacer que 2 fonctionnaires sur 3, il énonce un ratio qui n’a aucun impact économique favorable à court terme, mais il aime bien nous le faire croire...

En effet, le ratio sordide qui signifierait quelque chose serait le taux de remplacement des fonctionnaires décédés multiplié par le taux de conversion (aujourd’hui entre 75% et 80%) des retraites de cette population, corrigé de l’effet positif de l’arrivée de jeunes fonctionnaires aux salaires plus faibles : bref, vous avez compris, le budget de l’État dépend de l’espérance de vie à la retraite des retraités fonctionnaires et de leurs conjoints qui, il se trouve, est supérieure à celle des salariés du privé.

Avez-vous déjà entendu un homme ou femme politique citer le "taux de mortalité" des anciens fonctionnaires et de leurs conjoints ? Evidemment non... Avez-vous déjà entendu un homme ou femme politique constater en toute objectivité que le phénomène du "papy-boom" ne commençant à s’estomper qu’entre 2040 et 2050 "grâce" au décès d’une génération, il faudrait pour réduire le budget de l’État (avant que mon fils, qui en a 17, ait 57 ans ou moi 83 ans !) faire une vraie réforme du régime de retraite des fonctionnaires ? Pas encore...

Le calcul est compliqué mais les seuls "remèdes de cheval" qui permettraient d’éviter cette lente agonie semblent être :

  • aligner immédiatement le régime de retraite des fonctionnaires encore actifs sur celui des salariés du privé : notamment le salaire de référence calculé sur les 25 meilleures années au lieu des 6 derniers mois
  • geler la pension des anciens fonctionnaires déjà à la retraite : un peu raide si l’inflation redémarre
  • geler toute embauche dans la fonction publique jusqu’en 2030 voire 2040 : bien évidemment, un peu théorique !

Pas très réaliste, bien sûr, mais les autres scénarios sont peu enthousiasmants : nous avons le choix entre Soleil vert (très bon film de SciFi qui m’avait beaucoup marqué à sa sortie dans les années 1970, cf. Soleil Vert) ou la faillite !

Conclusion

Oui, il faut très rapidement aligner les régimes spéciaux sur le régime général des salariés du privé. Il semble que 59% des Français en soient convaincus (voir sondage paru cette semaine). Espérons, une fois encore, que cette vérité ne nuira pas à ceux qui la disent.

Non, la réforme Fillon de 2003 du régime de retraite des fonctionnaires n’a rien résolu. Ce régime va peser pendant encore 40 ans sur le budget de l’État. Le réformer en l’alignant sur le régime des salariés du privé est également absolument nécessaire pour en amoindrir le coût astronomique pour l’instant "hors bilan" dans nos comptes publics. Espérons que certains sauront également dire cette vérité...

En effet, quitte à voir le pays bloqué pendant quelques semaines à la rentrée 2007 par nos chers syndicats (CGT, FO, SUD...), chantres de la défense des avantages inéquitables, autant traiter les deux systèmes d’un coup !

Dernière minute

J’entendais hier soir Henri Emmanuelli indiquer que ces régimes spéciaux sont contractuels et qu’on ne peut changer un contrat : voilà un homme politique plein de courage et de capacité à réformer ! Il me semble, par ailleurs, que les salariés du privé avaient également un contrat, et que l’on a décidé déjà par deux fois de le leur changer...

Monsieur Emmanuelli indiquait également, comme "argument massue", que les salariés des GFI (et il aurait dit la même chose des fonctionnaires) ne sont pas des privilégiés comparés, par exemple, à des grands patrons : il a raison, mais il compare 5 millions de favorisés à quelques dizaines de privilégiés et pourquoi ces 5 millions de salariés seraient-ils favorisés de façon si extrême par rapport aux 15 millions de salariés du privé ?

Il est vrai que les fonctionnaires et salariés des GFI sont les principaux (et seuls) clients de Fabulius (que Monsieur Emmanuelli soutient dans sa candidature à la présidentielle...). Est-ce une raison suffisante pour tenir une telle argumentation et faire preuve d’aussi peu de courage ?

En fait et en réalité, il ne s’agit pas d’opposer les salariés du privé et leurs homologues du secteur public, mais de traiter un problème intergénérationnel lourd : quel système sommes-nous en train de livrer à nos enfants ?

J’avais, d’ailleurs, imaginé, il y a six mois, un aboutissement positif et encourageant (cf "post" I had a dream...) à cet enjeu : la vision se transformerait-elle en réalité ?

 


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224 réactions à cet article    


  • (---.---.101.9) 18 septembre 2006 12:42

    Tres bon article. Oui à la fin des privilèges.


    • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 20:50

      Je suis d’accord pour la fin des privilèges.

      Que l’on interdise le prélèvement à la source des actionnaires (+10% du PIB française en 25 ans)...


    • (---.---.128.253) 18 septembre 2006 20:52

      Imaginez les jeunes aujourd’hui :

      - Les jeunes vont travailler plus longtemps que leurs ainés. le jeune perd donc.

      - Les jeunes vont cotiser plus et leurs salaires n’en seront que davantage amputés. Le jeune perd donc.

      - Le pouvoir d’achat semble aujourd’hui diminuer compte tenu des obligations matérielles contemporaines. Le jeune perd donc.

      - Un niveau de chômage élevé l’oblige à réviser à la baisse ses prétentions salariales à la sortie du système scolaire. Le jeune perd donc.

      - Les jeunes ont du mal à devenir propriétaire et les loyers sont chers > en général les propriétaires sont leurs ainés, et notamment beaucoup de retraités qui ont investi quand les prix de l’immobilier étaient bas. Le jeune perd donc.

      - Le marché du travail (et le système scolaire) sont tels aujourd’hui que la venue sur le marché du travail des jeunes est repoussée jusqu’à très tard (combien de Tanguy ?). Autant d’années d’investissement qui sont parfois des bombes à retardement si on change les règles par la suite en leur demandant de travailler plus longtemps. Plus longtemps + plus longtemps = aucune retraite. Le jeune perd donc.

      - Sans parler des ridicules fautes politiques du genre : on supprime la Pentecôté, un jour férié pour la solidarité avec nos ainés...(rien que ça me dégoute à jamais de voter UMP tout homme confondu, car SI on aime bien UNE personne (Sarkozy par exemple), il ne faut jamais perdre de vue qu’il ne gouvernera jamais seul, et que l’équipe qui sera mise en place au pouvoir sera grosso modo ceux qui le sont actuellement puisqu’ils appartiennent à la même faction politique !)

      LE PROBLEME PRINCIPAL EST DONC LE CHANGEMENT DES REGLES DU SYSTEME POUR LES JEUNES. LE JEUNE OFFRE A SES AINES SE QUE LUI N’AURA JAMAIS. IL COTISE POUR UNE RETRAITE QU’IL NE CONNAITRA PAS. ET CELA LUI FAIT PEUR... CAR...

      A QUOI BON !!!

      AUTANT PRONER LA RUPTURE GENERATIONNELLE.

      Autrement dit :

      SI JE NE SUIS PAS SUR DE CONNAITRE LES AVANTAGES DES RETRAITES ACTUELS POURQUOI CONTINUERAIS-JE A PAYER POUR EUX ?

      Dans ce cas comment ne pas les comprendre ? Comment ne pas croire qu’ils sont capables de se révolter puisqu’ils n’ont RIEN à perdre ?

      On leur offre une retraite à 70 ans, mais, même si l’espérance de vie augmente, encore faut-il regarder l’espérance de capacité active... Nos politiques sont-ils aussi naïfs au point de nous faire croire que l’on sera davantage en bonne santé et « actif » en travaillant plus...

      Nous jeunes, peut-être aura t’on la chance d’aller en chaise roulante aux Canaries alimentés par des médicaments qui nous tiennent en vie après une dure vie de labeur.

      Ou alors bougeons-nous... et sauvegardons ce que nous gagnons. Nous n’avons pas à payer pour nos vieux, qui ont gagné plus, qui sont en général propriétaires, qui ont une belle retraite depuis longtemps, qui ont travaillé moins...

      Ou alors qu’ils nous GARANTISSENT la même chose !

      ZB


    • Tom Tom (---.---.117.34) 20 septembre 2006 13:08

      Le jeune perd ... on est d’accord. Mais le jeune manifeste au coté des fonctionnaires (cf CPE) et vote souvent à gauche. Le jeune est (et a toujours été) stupide, donc particulierement exploitable.

      Moi je ne sais pas quoi faire, tant que ca reste vivable je fout du pognon de coté et des qu’on me demandera de payer plus pour les retraites de luxe de fonctionnaires proprietaires je m’ejecte (m’en fout suis trilingue) et je les laisse avec leur 2 000 milliard de dettes.


    • Panama (---.---.198.59) 18 septembre 2006 12:43

      Cela me rappelle une conversation avec un ami anglais, qui me disait que la France était bien le seul pays communiste au monde qui ait réussi.

      Faux, lui ai-je dit : il aurait fallu dire « le seul pays communo-gaulliste ».

      Car même les pseudo libéraux de l’UMP, leur chez en l’occurrence, signent des accords avec la CGT pour garantir les droits et les retraites d’EDF, de la BDF, de la SNCF et maintenant de GDF.

      A 7 mois des élections, les promesses vont fuser. Les accords aussi, la CGT ne croyant pas, elle, aux promesses des hommes politiques, de droite comme de gauche.

      Que les électeurs suivent ce bon exemple ! Manifestons, ne payons plus nos cotisations retraites, nos impôts.


      • machinchose (---.---.129.40) 18 septembre 2006 13:00

        si vous êtiez un peu comme un anglo saxon (c’est merveilleux anglais ou américains) vous n’auriez déjà pas ce goût pour l’autodénigrement facile et vous auriez pu objecter que leur liberalisme n’a jamais existé et que la forme qu’il a est un échec total. Parce que si on compare les pauvres, la violence, l’endettement, le protectionisme, la santé etc. Je ne dis pas que la France est exemplaire mais les milliardaires américains ont du mal à masquer l’echec societal au moins équivalent de leur modèle (qui est de toute façon aussi le notre.)


      • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 14:26

        Si vous pensez que les etats-unis sont liberaux, ou meme que Bil Gates est un liberal, vous vous plantez lourdement, excusez-moi pour le terme. Bill Gates et beaucoup de ses concotoyens riches sont des etatistes convaincus, donc absoluement pas des liberaux.

        De plus, depuis le new deal de Roosevelt, les etats-unis ne sont plus liberaux, et aujourd’hui le poids de l’Etat est considerable aux etats-unis, alors de grace arretez de dire que notre systeme economique mondial est liberal.


      • Wrendlinger (---.---.60.11) 19 septembre 2006 17:55

        Hummm...

        En fait il faut aussi voir que notre systeme economique mondial (qui s’est beacuoup accelere ces 10 dernieres annees) prone la propriete individuelle (soit par une personne physique ou morale). Ce systeme qui fabrique donc - de facto - 2 types d’individus (celui qui possede, celui qui ne possede pas) est par essence injuste. Ce qui veut dire que la misere, la pauvrete, le vol, le crime sont inherents a notre systeme.

        Maintenant, il n’appartient qu’a nous de limiter les effets negatif du systeme : soit en repartissant mieux la richesse (c’est a dire la propriete, poussee a l’extreme, c’est la these de ce bon vieux K.Marx), soit en utilisant notre intelligence (ce qui bien sur est plus difficile, voila pourquoi on prefere recourir a des intermediaires, qu’on appelle gouvernement).

        Bref, dire que les USA sont un echec, je ne suis pas d’accord ! C’est un point du vue. Je dirais plutot que les USA priviligie les possedants : bref, a vous ensuite de vous prendre en main pour faire partie du camp des vainqueurs (le copinage, la corruption ne sont que des moyens pour y arriver).

        Quant a la France, si sur certains points elle a tente (Clemeceau, De Gaulle, Pompidou) intelligemment de construire un modele equilibree, force est de constater que depuis 1976 et surtout 1981, notre pays a du plomb dans l’aile (un peu Giscard, beaucoup Mitterand et surtout Chichi).

        Bref, il est urgent de reagir ! Votons !!!!

        Wren.


      • Dunkan (---.---.11.166) 18 septembre 2006 13:52

        C’est toujours la même chose, on dénigre les fonctionnaires jusqu’à ce que l’on ai beasoin d’eux (pompiers, police, administratif) pour rêgler les problèmes. Faites confiance au privé (qui ne travaille pas pour une poignée de cerises avec bac+4, eux) et une chose est claire vous en aurez pour votre argent (essayez de joindre la CAF par téléphone). Pour ce qui est des cotisations alors il va falloir m’expliquer toutes ces soustractions sur mes fiches de paies. Pour ce qui est des privilèges, j’en avait bien davantages dans le privé (réductions sur voyages, cantine, sport, mutuelle et même logements etc...). pour ceux qui l’ignorent encore la sécurité d’emploi est à double tranchant car elle ne favorise pas une reconversion (pas de droits ASSEDIC) et mobilité extrémement réduite avec salaire non négociable et en deçà d’un travail équivalent dans le privé (-20%), carrière bloquée à un grade. Cette sécurité justifie tout puisque c’est un privilège aujourd’hui de ne pas se faire virer quand on fait bien son travail... Le problème est ailleurs ne trouvez-vous pas ? Pour terminer, j’aime mon travail et le service rendu car je croie en ce système solidaire et c’est ce qui motivent ces quelques lignes. Pour ce qui est de la retraite on cotise pour des vieux qui n’ont rien fait pour nous sinon nous transmettre leurs problèmes (pollution, dettes, trou dans la sécu, privatisations etc...).


        • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 14:03

          ne vous trompez pas de sujet. j’aime les fonctionnaires et j’en suis meme tres satisfait. le probleme c’est les regimes speciaux (Banque de France, RATP, SNCF, EDF, GDF). Le systeme actuel n’a rien de fraternel.


        • mouahahah (---.---.159.247) 18 septembre 2006 14:36

          > Pour ce qui est des privilèges, j’en avait bien

          > davantages dans le privé (réductions sur voyages,

          > cantine, sport, mutuelle et même logements etc...).

          Vous étiez où dans le privé ? surement dans une très grosse boite ! la grande majorité des gens du privé n’ont AUCUN privilège ! Pas de CE, pas d’aide, pas même les 35h ni de RTT quand c’est une PME de moins de 20 salariés.

          > mobilité extrémement réduite avec salaire non négociable

          > et en deçà d’un travail équivalent dans le privé (-20%),

          > carrière bloquée à un grade.

          Dans le privé, la mobilité est en générale NULLE à moins d’être dans une multi nationale. Et encore, ce n’est pas le salarié de base qui peut demandé à être muté.

          Je ne suis pas certain que les salaires du privé sont toujours plus importantes quand dans le public.

          Et puis, si vous n’être pas content, allez dans le privé !

          Oui, moi, je rêve d’être dans le publique, d’être à votre place ! Ayez au moins l’objectivité de reconnaître que le fonctionnariat est mieux car sinon, vous n’y seriez pas !


        • (---.---.153.60) 18 septembre 2006 14:37

          Bonjour, mais que croyez-vous ? que les types du privé qui changent de carrière touchent les assedic quand ils démissionnent ? et non il faut être licencier !!!

          les bac+4 touchent aussi des queues de cerise quand ils ne font pas partie des secteurs financiers/assurances/banque/conseil etc.... et en plus ils sont réellement jugés sur leur résultat (c’est pas encore le cas malgré la LOLF pour les fonctionnaires) encore une chose : connaissez-vous le système des vacations dans la fonction publique ? le seul régime qui interdit les congés, les arrets maladie, la sécu (quand on travaille moins de 60h / mois) etc... ne serais-ce pas un système inéquitable et pourtant existant uniquement dans la fonction publique (les tacherons n’existent plus dans le privé)


        • panama (---.---.198.59) 18 septembre 2006 14:40

          Très cher Monsieur,

          Travaillant dans une PME, je n’ai AUCUN des avantages que vous citez. Pas même celui du salaire, négociable selon le bon vouloir de mon patron, car il n’y a pas de syndicats, ni d’avancement à l’ancienneté ici. Et mes horaires frisent les 55 heures par semaine, pour 10 jours de RTT, pas un de plus. Je suis cadre : pas d’heures sup’ bien sûr.

          Venez donc m’expliquer EN QUOI je suis un privilégié.

          Je suis en général un jour, parfois deux jours par an en arrêt maladie. Que dire de plus quand la moyenne dans le public est de 21 (oui, 21 !!!) jours par an ?

          En revanche, je m’éclate dans mon travail. Cher, très cher plaisir.


        • (---.---.134.171) 18 septembre 2006 16:28

          « ...ils sont réellement jugés sur leur résultat (c’est pas encore le cas malgré la LOLF pour les fonctionnaires) »

          rassurez vous, la LOLF aura principalement cette conséquense à moyen terme, ce que n’ont pas encore compris les vieux croutons de fonctionnaires qui sont à - 10 ans de la retraite et qui n’en ont rien à cirer des changements ; mais les plus jeunes vont le comprendre plus ou moins rapidement ;

          les plus intelligents le réaliseront rapidement et agiront et travailleront de façon idoine ;

          les moins futés continueront bébêtement, à la mode ancienne, bercés par les refrains-chansons pièges-à-cons des syndicalistes, et n’évolueront pas ;

          devoir passer du fonctionnariat XIX siècle au management fonctionnariat XXI siècle ça va faire mal....


        • (---.---.153.252) 18 septembre 2006 17:44

          lees changements dans le fonctionnariat j’ai un ami qui est fonctionnaire qui me disait que maintenant leur travail est bien superieir a il y a 4 5 ans et moi personnelement sa me soule les gens qui tapent sur les fonctionnaires


        • (---.---.153.60) 18 septembre 2006 17:53

          moi ce qui me saoule ce sont les gens qui vivent sur le dos des autres en disant que c’est pour leur bien !


        • kevleb (---.---.189.50) 18 septembre 2006 18:08

          J’etais dans le privé avant et effectivement je me suis fait virer, plan social et compagnie.... je connais. Aujourd’hui je suis fonctionnaire et assez content parceque effectivement normallement je me ferai pas virer, ceci dit c’est pas si sûr que ca.... Mais juste pour infos : Ingenieur de recherche CNRS (bac+8) : 1600 euros par mois !! ca fait pas vraiment rever... mais ca me va.... Je comprends qu’on râle dans le privée mais quand on est dans le public, notamment dans la recherche, on a des avantages mais on a aussi des inconvenients, et on les accepte aussi.


        • (---.---.252.42) 18 septembre 2006 21:51

          je suis aussi fonctionnaire et moi ce qui me saoûle :

          - ce sont les fonctionnaires qui boivent le café 3 X par jour qui clopent pendant 1/4 d’heure, et jouent les prolongations pendant 1/2 heure à chaque clope pour bavasser sur un(e) collègue qui, parce qu’il-elle ne fume ni ne boit et donc ne s’intègre dans aucun clan baveux, subit une cabale au motif qu’il-elle jouerait le « zèlé pour se faire bien voir de la direction » ;

          - ce sont les histoires de cul pour l’obtention des promotions et les magouilles aux concours, ou simplement la protection « bienveillante » de tel ou tel cadre A ;

          - les diffamations à l’homosexualité pour pourrir la vie tant dans la fonction que dans la petite commune où l’on vit, au point que la victime est marginalisée et traitée comme une lépreuse et veut se suicider ;

          - les vices des syndicalistes qui laissent croirent que les syndicats vont gagner sur tous les fronts ; et qui, accessoirement jouent sur les trois points énumérés ci dessus ;

          question : savez vous que dans cette fonction publique qui semble parée de tant de charmes il y a plus de harcèlement moral et de dépression que de dans n’importe quel autre secteur d’activité ;

          mais oui les fonctionnaires, tous des nantis et tous des planqués...dans ce secteur comme dans d’autres il y a des gens qui bossent et d’autres qui glandent, montrez moi l’entreprise privée qui n’a pas ses tirent-au-flanc qui s’en sortent toujours parce que magouilleurs et combinards, opportunistes, lèchent-bottes ou cul...

          Cessons ces comparaisons qui ne mènent à rien et pour répondre à l’essentiel posé par l’article ;( et tant pis si je me fais lyncher par les fonctionnaires ) même si je suis fonctionnaire je suis pour l’abolition de tous les privilèges, quels qu’ils soient ; pour tous les secteurs professionnels et tous les corps de métiers ;par principe citoyen et surtout que de gauche ET de droite

          QUE L’EXEMPLE VIENNE D’EN HAUT ! ! ! smiley


        • ni-ni (---.---.216.46) 19 septembre 2006 00:24

          bah ceux qui glande sont vite virés dans le privé..... depuis quelques année (la crise est passée) par là, la « tolérance » au glandeur est proche de zéro smiley


        • Buttle (---.---.0.48) 19 septembre 2006 05:35

          21 jours ???

          Vous êtes sur que ce n’est pas 210 ??

          Je travaille à EDF depuis 21ans, et je n’ai été arrêté que 5 jours en tout (je crois ?), et je ne pense pas être une exception.

          A trop forcer le trait on se décribilise, d’autres arguments sont certainement plus pertinants !

          Une étude récente semble « démontrer » au contraire que l’absentéisme chez les enseignants (la fameuse tarte à la crème) serait équivalent à celui du privé si l’on analyse les chiffres « honnêtement » cf. n° 1 du nouveau magazine « Pédagogies page 67 : taux d’absence global évalué à 7%, comme dans les entreprise privés » ! (ce qui me semble personnellement très important mais bon, je ne cite que la source)

          Pouvez-vous mentionner l’origine de ce chiffre ?

          Merci


        • olivier (---.---.229.136) 19 septembre 2006 09:02

          @ (IP:xxx.x37.252.42) Je ne vois pas le rapport entre ce que vous et le sujet qui est : les regimes speciaux de retraites. Votre vie est difficile, reconvertisez vous. La question est, comment diable peut-on justifier qu’un cheminot soit avantagé pour sa retraite par rapport a un ouvrier d’usine ? bien entendu je n’attend pas de reponse, elle vient d’elle meme.


        • (---.---.157.2) 19 septembre 2006 12:00

          mais qui tapent sur les fonctionnaires ? Nous parlons d’un problème comptable sur les retraites, on nous fait croire que les gens du privé ne peuvent pas blairer les fonctionnaires qu’ils prennent pour des branleurs, c’est faux ! les gens savent que les fonctionnaires travaillent ! il n’y a qu’a voir le boulot abrutissant d’un guichetier de la poste. Et pour les fonctionnaires n’allaient pas croire que les privés ont tant d’avantages que ça, certes il y a toujours des exemples de cadres de grands groupes très avantagés mais c’est une infime partie des salariés qui sont concernés.


        • Rage Rage 18 septembre 2006 13:54

          Mouais mouais. Qu’il soit nécessaire de changer les régimes de retraites, c’est certain. Les régimes spéciaux également. Mais est-ce qu’il est normal de calculer la retraite sur un pourcentage plus que sur une indmnité forfaitaire de retraite ? (au moins cela bénéficierait aux plus pauvres, en sachant que les plus riches ont TOUJOURS un complément)

          Je suis favorable à une mise à plat, et surtout pour un KO de cette société communo(CGT)-Gaulliste(UMP-PS) qui a toujours troqué privilèges aveugles contre pouvoir sans limite. Pour moi les 2 bords, opposés d’apparence, agissent exactement dans le même sens de l’excès, sans se préoccuper du lendemain. « Pourvu qu’on en profite, tant pis si personne ne gère. Et puis si je n’abuse pas, d’autre abuseront pour moi ».

          A cet adage, je dis clairement stop. Mais que faire pour des salariés de type EDF qui ont cotisé 70% pour toucher 150% de retraite ? A qui la faute ? Comment corriger le tir ?

          Franchement, à ce niveau là, je suis d’accord avec vous sur une chose : T.Breton et son pote JF Coppé sont vraiment des prestidigitateurs (Frères Grimm) du rire et des jeux comptables. Au final, on sait bien que 10F versés en 1970 ne couvreront pas les 10€ perçus en 2010. Mais comme tout le monde s’en fou, et que les banques-assurances se gavent (produits complémentaires), on peut toujours attendre pour ce monde « équitable » tant affiché..


          • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 14:00

            Bravo pour l’article ca resume bien ma pensée.

            Ce qui me sidere le plus c’est que les privilégiés pensent que leur retraite est un acquis social. Ca en etait un quand l’entreprise payait sur des propres deniers les retraites de ses employes. Par contre quand on me demande a moi contribuable (via les fameuses soultes pour solde de tout compte) de contribuer a ce systeme inique, je dis que c’est du vol pur et simple. Et l’ouvrier de Seb il merite pas les memes avantages ? Le travail a la chaine est-il vraiment moins penible ?

            Que la gauche comprenne que si elle ne s’empare pas du sujet et continue a tourner la tete, alors il arrivera la meme chose que en 2002 !

            Ce sujet des retraites sera decisif dans mon vote. Je suis par nature de centre gauche mais force est de constater que je vais devoir voter a droite ! Car eux seul prennent la mesure du mecontentement des electeurs. Et comme le dit l’auteur ca n’est pas un probleme si la France est bloquée plusieurs semaines. Le chantage a la greve ca ne marche plus.


            • cdp (---.---.97.129) 18 septembre 2006 14:01

              Excellent post très bien documenté et argumenté. Il est peu courant de lire que la retraite des fonctionnaires n’est qu’ un jeu d’écritures dans le budget de l’ état et que les fonctionnaires sont en fait rémunérés à vie par l’ Etat, ce qui est la stricte vérité. Je m’inscris donc pour la Longue Marche qui risque par contre de durer quelques mois, avant que les bénéficiaires des largesses des GFI n’acceptent de se plier au régime commun. Mais ce pays ne pourra pas s’en sortir autrement.


              • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 14:13

                Tout d’abord mon cher JDCH, bravo ! Bravo car vous ecrivez nu article absoluement indemontable, aucune personne ayant pour vocation de defendre coute que cout note systeme de retraite n’est venue et pou cause ! Votre texte est imparable, les mots sont simples et vrais, tout est verifiable facilement sur internet quant aux chiffres et la demonstration evidament authentique. A ceux qui croient dur comme fer que nous allons reduire notre dette, a ceux qui croient que cotiser aujourd’hui leur donne le droit a une retraite dans 40 ans, tous ces gens la sont dans le faux le plus total.

                Nos politiques sont incapables de prendre une decision de reforme drastique quelle qu’elle soit, la faible representativite des syndicats dans le pays est un fait et pourtant ils sont petrifies a l’idee d’une greve generale paralysante pour le pays. Aucun homme et aucune femme n’ont le courage de dire : Voici les statistiques qui vous sont caches parce qu’elles sont mauvaises, voici ce qu’il faut faire pour redresser le pays, que vous le vouliez ou nom c’est comme ca ou c’est termine !

                Desole de faire une fois de plus mon liberal, mais ca me demange faut que le dise. Chacun doit etre capable, dans ce pays, de faire ce qui lui plait de son argent, qu’il y ait des impots certes, c’est inevitable. Mais lorsque l’on voit comment sont gerees les retraites, comme est gere l’Etat, les collectivites locales, les regions, les departements, en bref tout ce que touche l’etat tout est dans le rouge !

                Moi je propose que l’on fasse un calcul tres simple mais assez revelateur en regle generale. Prenez votre cotisation retraite, vous y appliquez un calcul simple (meme simple c’est deja hallucinant) pour connaitre quel montant de retraite cela vous rapporterait un placement annuel de votre epargne. Je ne parle pas de placement incroyables, mais d’un placement a 3,5% capital protege (j’ai soustrait 1% d’inflation moyenne) en admettant que vous cotisiez 300 euros par mois pour votre retraite, cel afait par an 3600 euros, votre carriere sera de 40 ans. (je ne rentre pas dans le detail des augmentations de salaire ou autre).

                Donc la premiere annee vous deposez 3600 euros au taux de 3.5% reels (sans inflation) ce qui vous rapporter 126 euros, ok pas trs glorieux, mais si chaque annee vous remettez de l’argent a hauteur de 3600 euros, voia votre pactole apres 40 ans qui est de 315034.3 euros (la derniere annee ne vous rapportant « que » 10653.33 euros). donc meme en bouffant 20 000 euros par an, (en stoppant net les revenus des interets) vous pouvez vivre 15 ans ! Et si no considere que vous prenez pour vivre 20000 euros par ans et que le reste continue a vous apporter 3.5%, cela monte a 21 ans ! Et cela juste en cotisant 300 euros par mois, je pense que pour beaucoup la cotisation reste superieure a 300 euros.

                et 20 000 euros par ans c’est 16667 euros par mois !

                Et je ne parle pas ici de fonds de pensions (plus risques), je parle ici de ce que des banques peuvent vous faire avec capital garantie. Et si vous etes malin avec l’argent gagne vous le placez dans la pierre (studios etudiants rendement de pres de 8% par an) donc en bref, juste en etant malin, et en cotisant peu vous pouvez largement assurer votre retraite en prenant peu de risques, en tout cas moins qu’en faisant confiance a l’Etat !


                • (---.---.16.25) 19 septembre 2006 11:13

                  @ Bob.

                  Vos commentaires sont logique, simple, implacable. Mais vous calculez le capital économisé. Pas sa valeur effective au bout de 40 ans (il faut penser que les prix ne vont pas stagner...)

                  Commencons. La « cotisation » de 300 euros n’est pas à la portée d’un smicard. Ensuite, les banques ne proposent pas de rendement de 3.5% garantis au dessus de l’inflation sauf « jusqu’à la fin de l’année » (après c’est Carpe Diem). Quand aux placements monétaires, ils sont encore plus bas. Sur les 40 prochaines années, pour que les taux montent à 4% en monétaires, il faudrait voir l’inflation correspondante.

                  En prenant 1% d’inflation par an, une dépense mensuelle de 1600 euros devient 2382,18 40 ans plus tard. Avec 1,5, 2902 euros et avec 2% par an en moyenne 3532.(En prenant une dépense de 900 euros maintenant, soit à peu près un smic net, elle deviendrait 1340 dans l’hypothese 1%, 1990 dans l’hypothèse 2%.)

                  Donc en prenant votre hypothèse de rendement, vous pourriez vivre non pas 21 ans comme vous l’annoncez mais 14 ans avec 1% d’inflation, et moins de 10 ans avec 2% d’inflation. Pire, un revenu qui est correct actuellement (beaucoup aimerait avoir 1600 euros nets/mois) ne représenterait même pas un smic en euros constant si l’inflation moyenne était de 2% sur 40 ans.

                  Continuons dans cette logique. Un smic en euros constant dans 40 ans vaudrait 1340 euros / mois (avec 1% d’inflation et sans coup de pouce). En gardant 1% d’inflation pendant les 21 ans de retraites (donc en améliorant chaque année ce smic de 1%) il faut 415k€. Il voius manque déjà 100k€. Si l’inflation est de 2%, ce smic démarre à 1990, revalorisé de 2% par an, donc il vous faudra dans 40 ans 616k€ pour prétendre à un smic pendant 21 ans (il vous manque 300k€).

                  Imaginez donc votre raisonnement il y a 36 ans. En économisant au départ 300 Frf /mois en 70 (c’était quoi le salaire minimum en 70 ?). Avec 10% d’intérêt / an, et en augmentant votre versement de 10% chaque année. Vous auriez un capital, maintenant, de 150k€... Soit 166 smic actuels, soit 12 ans de smic avec 1% d’inflation annuelle. Est-ce suffisant ?

                  Au passage, les hypothèses ci dessus vous donne une mensualité d’économies de 300 Frf en 70, et de 7000 Frf / 1067 euros en 2005. Pour obtenir, à partir de 2006 un smic pendant 12 ans...

                  Vous avez démarré à 26000 / an. Vous êtes déjà dans la catégorie de ceux qui cotisent plus que ce à quoi ils auront droit. A ce niveau de salaire, votre cotisation (salariale + patronale) est de moins de 250 euros/mois. En supposant qu’on vous donne cet argent, cela ne représente pas ce que vous préconisez comme économies mensuelles. Imaginez avec 18000 euros annuels.

                  Concernant l’immobilier, 8% en ce moment ca reste optimiste. Prenons un studio étudiant à 450 euros hors charge (ca commence à faire pas mal, non). Sur 12 mois : 5400 euros. En négligeant impôts et charges propriétaires, et carence entre 2 locataires, sur une base de 8% de rendement, votre capital doit être de 65 000 euros, à peu près. Vous le trouvez où votre logement à 65000 euros louable 450 / mois ? 65000 euros, pour un 20 m², ca fait 3250 euros du m². Peu de villes étudiantes proposent ce genre de tarif. D’autant que les villes proposant 3000 euros du mètre ont des loyers plus faibles... La quadrature du cercle. Même sans prêt, c’est difficile de prétendre à 8% en immobilier.

                  Sauf si vous tablez sur l’augmentation de la valeur à la vente de votre « parc immobilier ». Mais là, l’augmentation du marché depuis 6 ans ne va certainement pas continuer pendant 40 ans. Les prix n’augmentent pas de 15% / an sur de si longues périodes. Vous devez tenir compte d’une chute de sa valeur.

                  Il ne faut pas se fier outre mesure aux annonces des magazines sur ce point. D’abord, les prix annoncés sont en retard : basés sur les ventes publiées par les notaires, dont les prix étaient ceux des agences 6 mois plus tôt, et ne différenciant pas les types de surface. Or une petite surface coute proportionnellement plus cher.

                  Enfin, pour assurer vos 1600 euros/mois et par personne il faudrait 3 appartements / personne. Donc 3 étudiants par retraités......

                  Notre système de retraite doit être fortement modifié. En particulier, il devrait être logique que tous les régimes cotisent de la même manière. Un ouvrier du batiment a t -il un travail moins pénible que le cheminot ? Pourquoi le premier n’a-t-il pas droit lui aussi à une retraite à 55 ans ?

                  Il faut aussi admettre que nous vivons plus longtemps et mieux, et qu’un système conçu avec un espérance de vie de moins de 70 ans, une retraite à 60 ans et 3 ou 4 actifs / retraités ne convient plus lorsque la durée « d’indemnisation » dépasse les 20 ans, et que les retraités sont presque aussi nombreux que les actifs.

                  Le système doit être remis à plat (la réforme de 2003 ne suffit pas) et doit prendre en compte, et même encourager, la préparation d’une retraite complémentaire plus importante, tout en garantissant un minimum aux plus pauvres. Nous ne pouvons plus nous contenter d’une retraite par répartition, c’est clair.

                  Mais proner un système de pur capitalisation est dangereux, ou nécessiterait une bonne formation de tous à la prévision de ses besoins de retraite. Ce n’est pas l’ouvrier de base qui saura qu’il doit capitaliser au minimum 400k€ pour pouvoir vivre avec un équivalent smic pendant 20 ans en retraite. Et cet ouvrier de base pourra-t-il économiser pour sa retraite 25% de son smic revalorisé de ces cotisations retraites qui n’existeraient plus (et qui ne représente pas au niveau du smic 300€/mois) ?

                  Ou alors proner clairement : « la retraite c’est uniquement pour ceux qui peuvent économiser suffisement. Les autres n’ont qu’à travailler toute leur vie. »


                • Yves 18 septembre 2006 14:25

                  C’est Yves.

                  Je suis aussi entièrement d’accord avec les principes exposés, qui vont en plus dans le sens d’une fin des corporatismes en France. Le pays n’est que depuis trop longtemps paralysé par ceux qui défendent leurs privilèges et interets personnels, défendent qu’on y touche et même aussi que l’on en débate, au détriment de la progresssion des idées.

                  Lors des débats sur la réforme des retraites en 2003, je me suis aperçu avec stupéfaction que beaucoup de fonctionnaires pensaient (ou disaient) que leurs caisses de retraites étaient financièrement autonomes !!! Un peu le même principe que les intermittents qui exigent de l’argent sans dire d’où il peut bien venir...

                  Mais le débat semble lançé. Dans une France où toute vélléité de réforme est prétexte à une grève immédiate, deux réformes des retraites en 3 ou 4 ans ce serait un exploit. Mais peut-être aussi un premier pas sur la route qui mène à un pays que l’on peut gérer par une réaction rapide à des circonstances nouvelles.

                  Par contre quand tu parles de lignes fictives en ce qui concerne les cotisations des fonctionnaires, j’émet comme un doute. On peut avoir des détails ? Si c’est pour dire que l’état se verse des cotisations à lui-même, alors je ne serais pas d’accord, car la somme passe bien d’une entité payante (Postes, mairie, EDF, RATP, ...) à une entité gérante (caisse de retraite). Certes, cela reste alors « l’état », mais comptablement c’est pas vraiment pareil....

                  C’était Yves.


                  • jerome (---.---.206.231) 18 septembre 2006 14:30

                    Ja rapelle aux étourdis que deux organismes se battent depuis des années (avec le bon argent de LEURS adhérents ) : Sauvegarde Retraite - à un site Contribuables Associés - à un site (désolé je n ai pas l’adresse en tete , mais papa gougueul vous renseigne de suite) Pour une cotisation minime , vous avez tous les chiffres (hallucinants !),toutes les sources et tous les moyens envisagés de lutter contre ce pillage de nos caisses ! Attention : la lecture de leurs dossiers risque de vous faire dégobiller sur vos coturnes ...


                    • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 15:02

                      Dans mon commentaire precedent je disais qu’en epargnant chauqe annee on pouvait avoir apres 40 ans de travail un retraite de 1667 euros par mois pendant 20 ans en cotisant 300 euros par mois ! Je constate sur le site info retraite, qu’en prenant en compte les augmentations successives durant ma carriere (je n’en avais pas pris compte dans mon calcul) je n’obtiens que 1820 euros par mois en ayant commence avec 26000 euros brut par an (ce que je gagnais lors de mon premier emploi)

                      J’en deduis qu’en epargnant le meme montant que ce que nous cotisons, que nous le placons chaque mois a un taux de 3,5% par an (inflation de 1% deduite) on a une bien meilleure retraite.

                      Et je precise que toutes les banques peuvent vous faire beneficier de ce genre de taux a capital garantie(malheuresement il y a les impotssss lol) Mais si on ne fiscalisait pas cette epargne (comme on fiscalise pas la cotisation) le systeme serait bien meilleur.

                      Bien evidament, cela empecherait nos politiques de creer des regimes favorisant nos chers fonctionnaires-electeurs.

                      Comme rien ne sera fait, rien ne changera, les francais seront de plus en plus pauvres et la france continuera a glisser vers le bas.


                      • Yves 18 septembre 2006 15:22

                        Dis moi, cher BtoB,

                        Le système que tu exposes, ce ne serait pas le système de placement, par opposition à la répartition ? Ce n’est pas celui des FCP ? Est-il dépendant de la bonne santé de la bourse ? Si la bourse s’effondre, gagneras-tu autant ?

                        Parce que, si c’est le cas, tu aurais pu en parler.

                        Moi je me suis mis sur le dos une assurance-vie, histoire d’agrémenter ma maigre pension de retraite de sommes confortables me permettant d’envisager de jouir de ma vieillesse en me délectant de mes BD favorites dans mon somptueux loft parisien. Néanmoins, ils ne me promettent pas 1800 euros par mois. C’est dégueulasse.

                        Yves.


                      • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 15:53

                        Non ce ne sont pas des fonds communs de placement. En effet les fonds parviennent a faire de l’argent avec la bourse (actions, obligations, etc..) Par contre les emprunts monetaires c’est beaucoup moins risque, des emprunts d’etat aussi (ca depend de l’etat), les AAA par exemple c’est 99,99% capital garantie, il suffit de prendre des 30 ans renouveller si besion est (mais le prix fluctue, mais peu sur les grosses cylindrees). Les placements monetaires comme l’euro ou autre monnaie tres stable ou autre c’est vraiment tres bon aussi. Il y a moyen d’avoir des placements a 4,5% capital garantie a cela on enleve l’inflation moyenne et voila on obtient un bon 3,25 a 3,5 %

                        Le probleme c’est qu’en france c’est bien entendu fiscalise et lla loi sur la fiscalite europeene sera monstre aussi, mais je ne faisais qu’une comparaison entre les deux systemes.

                        De plus il n’y a pas que les placements tranquiles, il y a investir dans des apartements, probleme, c’est plus cher et ca sous-entend un credit, donc moins bon quand on a que 26000 euros brut par an.

                        Les fcp, les funds etc, sont des placements plus risques sans capital garantie, quoi que pour certains. il existe des produits qui rapportent 7% par an si le nasdaq ne se perd pas plus de 21% en une journee ! (je crois que pour 9/11 c’etait 12%) ca aussi c’est pas mal mais fiscalise.


                      • (---.---.133.140) 18 septembre 2006 20:27

                        Merci de ta réponse.

                        Par contre,je vois que mes remarques apparaissent en gras. Je ne sais pas comment ça se fait. J’en suis désolé, elles ne valent pas mieux que celles des autres... :)

                        En plus je me suis trompé sur ton pseudo. Re-désolé.

                        Yves.


                      • jean françois (---.---.85.5) 19 septembre 2006 09:49

                        Le raisonnement se tient à une réserve près et de taille, l’inflation n’est pas, n’a presque jamais été, et ne sera certainement plus jamais de 1% par an. Cela remêt fortement en cause votre calcul


                      • Eno (---.---.135.245) 18 septembre 2006 15:03

                        Pour moi, le seul privilège du public c’est la sécurité de l’emploi... Vu le niveau des salaires, à qualifiction égale (mon épouse travaille au Minéfi smiley ) je préfère largement mon job ! Le stress, il y en a tout autant à subir les caprices des énarques hauts fonctionnaires. Des possibilités de mobilité : pas si simple que ca dans l’administration... Cela marche beaucoup au piston et à l’ancienneté ! Bref, pas mieux que dans le privé ! En conclusion, je n’ai pas l’impression que les fonctionnaires soient beaucoup plus avantagés... et pourtant, je ne travaille pas dans grosse multi-nationale...


                        • Fred (---.---.155.75) 18 septembre 2006 16:02

                          Uniquement les cadres touchent plus dans le prive, cadres qui representent 15% de la population active dans le prive contre 30% dans le public. Pour tous les emplois en dessous de cadres, les salaires sont en moyenne plus eleves dans le public. Les autres avantages, mis a part le systeme de retraite cite dans cet article ou bien l’emploi a vie decoulent de ce dernier ; par exemple on peut citer des prets a taux plus interessants car garantie de revenu. Il y a aussi le nombre d’heures travaillees qui est en moyenne plus faible, les RTTs sont appliquees pour tous les fonctionnaires ce n’est pas le cas au meme niveau dans les PME...

                          Les avantages des fonctionnaires ont ete etablis a une epoque ou il y avait de vraies differences notamment qu niveau salarial. Maintenant que ce n’est plus le cas et que le salaire (et retraite) des fonctionnaires est paye majoritairement par le prive, il convient de retablir un peu la donne.


                        • Cassandre (---.---.238.250) 18 septembre 2006 15:07

                          Excellent article... que 31 % des votants n’ont pas trouvé intéressant ! Est-ce la proportion de membres des GFI sur Agoravox ?

                          Ce matin sur Europe 1 le Rastignac de chef-lieu de canton qui nous préside s’est rangé résolument dans le camp des autruches. A croire qu’il va se représenter ...


                          • Yan Essal (---.---.6.5) 18 septembre 2006 15:08

                            Ne vous en déplaise , un contrat est un contrat et le non respect de la parole donnée entrainerait un effet de jurisprudence dont on ne mesure pas les conséquences .

                            Ceci dit , vous avez raison , il est nécessaire de revoir le statut des fonctionnaires , mais évidemment de le revoir à partir d’une date donnée .

                            Il serait curieux voire dangereux d’appliquer à des personnes dans l’incapacités de se défendre légalement , des directives confiscatoires .

                            Comment donc réviser ce statut des fonctionnaires ? Il y a plusieurs méthodes et plusieurs leviers . 1°) évidemment dénationaliser le gaz et l’électricité bien sûr mais également la SNCF. On peut également dénationaliser l’enseignement secondaire ainsi que le supérieur , ce ne sera pas une perte pour la nation vu l’état de délabrement dans lequel il se trouve .

                            2°)Réécrire le statut des fonctionnnaires à partir d’une date donnée . On peut évidemment envisager de changer de contrat à partir d’une date donnée, libre aux fonctionnaires de démissionner à partir de cette date mais démission ou pas , le contrat restera valable pour la période déjà effectuée .

                            3°) Dégraisser Oui , la fonction publique fait de la mauvaise graisse , et bien entendu il faut dégraisser ces mammouths et faire en sorte que les fonctionnaires soient mieux utilisés voire entièment utilisés. Si un pompier réclame sa retraite effective à partir de 55 ans , il peut toutefois rester actif plus longtemps mais à d’autres fonctions . ceci est d’ailleurs possible pour d’autres postes . Le métier d’enseignant est devenu actuellement impossible à partir de 50 ans , j’ai pourtant connu un prof de math dans ma classe de math élem qui avait en charge deux classes de 50 élèves en terminale !... et il avait ....66 ans !et s’en sortait très bien.. Il faut dire que.... mais non , ce serait trop long !

                            Je crois donc qu’il est possible de changer sans pour autant devenir parjure , car dès lors on peut s’attendre à l’Africanisation des mentalités des fonctionnaires , qui sauront par des backchich se constituer une retraite confortable .... et ce qui ne sera pas mieux pour personne !


                            • Jesrad (---.---.20.126) 18 septembre 2006 15:44

                              Ne vous en déplaise , un contrat est un contrat et le non respect de la parole donnée entrainerait un effet de jurisprudence dont on ne mesure pas les conséquences .

                              Allons bon, la rétroactivité n’est pas une pratique courante en France ? Pourtant la loi fiscale et le système de retraite regorgent d’exemples...


                            • Darkfox (---.---.141.125) 18 septembre 2006 16:55

                              Mille excuse mais alors que ce passe t il pour les personnes travaillant dans le privé ? un contrat est un contrat donc pourquoi peut on modifier un statut privé ( date de la retraite ... ou les 25 meilleures années) et pas dans le public ? surtout quand il est si simple de passé tous les fonctionnaires aux 35 h d’un coup avec les problèmes que cela à engendrer...

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