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Accueil du site > Actualités > Economie > Retraites : la CFDT-FGAAC (cheminots) s’oppose à l’allongement (...)

Retraites : la CFDT-FGAAC (cheminots) s’oppose à l’allongement de la durée de cotisation

Le débat sur les retraites prend une ampleur médiatique de plus en plus importante suite aux récentes déclarations de plusieurs responsables politiques.

La presse économique et généraliste en fait largement écho.
 
Par un raccourci forcément rapide, un quotidien économique a indiqué que l’organisation CFDT souhaitait l’alignement des conditions du privé sur le public.
 
Or la CFDT-FGAAC cheminots vient de diffuser sa position à la presse (lundi 25 janvier).
 
La CFDT est favorable à un grand débat national sur les retraites, avec examen de toutes les solutions et de tous les paramètres (durée de cotisation, âge de départ, mode de calcul, assiette et montant des cotisations.). 
 
Elle ne veut pas d’un énième bricolage qu’il faudra revoir dans 3 ou 4 ans. 
 
Cela signifie un système, qui assure la retraite à toutes les générations, à ceux qui partiront dans 20, 30 ou 40 ans, et qui ont les plus grandes inquiétudes sur le système actuel (53% n’ont pas confiance dans le système par répartition selon un sondage publié par l’Humanité).
 
La CFDT veut préserver le système par répartition, gage de solidarité entre les générations, et souhaité par l’immense majorité de salariés. La CFDT souhaite des mesures équitables. Carrières longues et pénibilités doivent permettre un départ anticipé. Mais avant tout, il faut résoudre la question du chômage et donner du sens au travail ! 
 
Mais auparavant, selon l’organisation cédétiste, il faudra que le gouvernement revienne sur les engagements qu’il n’a pas tenus : Pénibilité et poly-pensionnés (salariés ayant travaillé sous plusieurs régimes), sont des sujets qu’il est primordial de traiter avant de commencer toute négociation !
 

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16 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2010 11:16

    Le problème des retraites, comme d’ailleurs celui des 35 heures, est un problème d’ores et déjà totalement dépassé et archaïque.


    • jps jps 27 janvier 2010 11:44

      En 2003, la CFDT avait soutenu la loi Fillon sur les modifications apportées aux régimes de retraites, sous réserve de la création d’un dispositif de compensation de la pénibilité du travail. Que s’est-il passé depuis ? Ledit dispositif n’a pas vu le jour, le patronat s’étant refusé à le financer. La CFDT prend des positions sans s’assurer de la réalité des engagements.


      • remiaufrere remiaufrere 28 janvier 2010 19:59

        Le gouvernement s’était engagé à la création de ce dispositif toujours indispensable aujourd’hui.
        Il n’a pas respecté ses engagements.
        Il est donc probable qu’à défaut de reprendre ce travail et de le résoudre , la conflictualité augmente (y compris avec la confédération CFDT) !


      • remiaufrere remiaufrere 27 janvier 2010 13:38

        Sans méconnaitre le passé qui peut être largement débattu, la position affirmée dans l’article est suffisamment claire.
        La question d’une meilleure affectation de ressources vers nos retraites doit être aussi posée.
        En complément de la position syndicale et sans aucune contradiction...
        Ce problême est loin d’être hors réalité.
        Je ne comprend pas la notion de « dépassé » car il s’agit d’un thème actuel et douloureux.
        Sauf à penser que l’on ne songe qu’au déclin !


        • iris 27 janvier 2010 14:46

          pour une fois que la cfdt se montre vraiment du coté des travailleurs à ce sujet-peut etre a telle perdu bcp de son crédit -faut qu’elle rattrape le coup !!


          • lechoux 27 janvier 2010 18:22

            Ha ! La pyramide des âges ! Vous vous en souvenez ? C’est pourtant l’homme politique préféré des français qui nous l’a vendue : Jacques Chirac en 1998 ! C’est à dire 3 actifs pour un retraité ; ce qu’ils n’ont pas prévu c’est que ces 3 actifs prendront leur retraite un jour. Si vous vous projetez dans 5 générations, il faudrait qu’il y ait entre 200 et 300 millions de français sur le territoire ! Où voulez-vous les mettre ? C’est un mensonge depuis le début. Et je n’ai pas envie d’hypothéquer mon avenir pour tenir une promesse foireuse que je n’ai pas faite.
            Nos parents nous ont dit : « Faîtes des études, vous aurez du travail ». Encore une promesse non tenue. Ils ont surtout fait une erreur de vouloir nous éduquer, car nous n’avons pas leur benêtude de croire aux chimères.
            Solidarité entre les générations, pour leur gueules ! Vous oubliez que cette génération importante qui arrive à la retraite a tout fait pour que les jeunes générations restent au chômage et ne leur fasse pas concurrence, chefs d’entreprises comme employés ; tu parles d’une solidarité !


            • lechoux 27 janvier 2010 18:24

              Et surtout, battez-vous pour racheter leurs commerces et leurs entreprises, sinon ils devront les fermer.


              • ddacoudre ddacoudre 27 janvier 2010 19:01

                bonjour rémiaufere

                bonne idée, sauf qu’elle n’ont jamais de mémoire été innovante, j’espére qu’il envisageront celle de cet article

                http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68784

                cordialement.


                • Romain Desbois 27 janvier 2010 20:57

                  J’ai quand même entendu Chereque dire qu’il n’était pas contre réduire l’écart entre le privé et le public. Pensait-il à niveler par le haut ou par le bas. D’expérience c’est toujours vers le bas que ça penche.

                  De toutes façons, faire un système basé sur des actifs qui financent des retraités était à l’origine vicié.

                  si l’on prend le ratio de 2 actifs pour un retraité, cela signifie qu’à chaque génération qui part à la retraite il faut deux fois plus d’actifs (plus les retraités survivants de la prochaine génération).

                  Donc cela revient à penser que la population va doubler, allez tous les 60 ans ! 100 ans ! Au fait une génération c’est combien d’années ?

                  Donc pour que cela marche , en rêvant d’un plein emploi en plus, en 2070 nous devrons être 120 millions de français ! et ainsi de suite....

                  Le système étati bien conçu à l’origine parceque l’on pensait que les gens ne profiteraient pas de leur retraite. Maintenant qu’ils bénéficient de l’allongement de la vie, à défaut d’une meilleure retraite, Parisot, le Medef et le gvt voudrait leur enlever cela. (Parisot demande a ce que le gain de vie supplémentaire -supposé- soit répartie en 2/3 pour le travail et 1/3 pour le retraite).

                  C’est ne pas tenir compte du fait que c’est une moyenne et que nombre de personnes mourront avant de profiter de leur retraite.


                  • remiaufrere remiaufrere 28 janvier 2010 20:18

                    Je crois toujours à une partie du principe de financement (les actifs payent pour les retraités) même si bien sûr, cela ne suffit pas !
                    Il faudra d’abord nettoyer les comptes sociaux et ne plus autoriser l’Etat à exonérer certaines entreprises du paiement de leurs cotisations patronales (ce qu’il appelle des « charges »).
                    Ensuite, sans doute accepter une augmentation modérée des cotisations patronales (pour 75% de cette augmentation) et salariale (pour 25%).
                    Simultanément, réaffecter une partie de la richesse nationale issue du P.I.B. sur notre système de protection sociale.
                    Souvenons-nous qu’aujourd’hui les revenus du travail représente à peine 40% du PIB quand cette part était à 60% en 1970.
                    Cela signifie que le « travail » doit reprendre sa place sans aucun doute par de nouvelles formes de taxation du capital (profit dégagé par les machines, taxes machines, etc...).

                    Le problème des retraites ne doit pas être posé seulement par l’unique prisme cotisations sur les salaires mais bien au-delà.

                    Pour cela , il faut être sincère et courageux et lutter contre certains intérêts économiques et financiers particuliers.

                    Je doute que le gouvernement actuel puisse (et veuille) s’y employer.
                    On ne frappe pas celui qui vous soutient et nourrit !

                    La position précise de la CFDT cheminots (issue de la fédération des transports CFDT - FGTE) montre bien la grande inquiétude et le refus d’un débat baclé et manipulé.

                    Dans ces conditions, et pour éviter une déflagration sociale, je penche plutôt (aujourd’hui en janvier 2010, mais il est possible que ja fasse erreur) pour une position gouvernementale et élyséenne moins « audacieuse » qu’il n’y parait par les mots.

                    Cela permettra de ne pas provoquer de durs mécontentements mais reportera notre équation économique que de quelques années.
                    En attendant le prochain débat et les prochaines décisions...


                  • rofo 27 janvier 2010 22:43

                    ci dessous voici de quoi diminuer l’age de la retraite.... !
                    Loi Pompidou-Giscard

                    Le 3 janvier 2009, sur le site de Karl Zéro, http://leweb2zero.tv/video/webrunner_20495ba61eed38b),

                    « Webrunner » postait un document qui aurait mérité d’être connu de tous les Français(es).
                    Il rappelait qu’une loi du 3 janvier 1973, loi voulue par Pompidou, alors président de la République pour un an encore, et Giscard d’Estaing, ministre des finances, opérait un changement révolutionnaire ou plutôt contre-révolutionnaire dans le finances publiques.


                    Son article 25 stipulait en effet que désormais « Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cet article interdisait désormais, dans un langage propre à ne pas être compris au commun des mortels (y compris sans nul doute des députés de gauche de l’époque qui ne déclenchèrent pas une tempête de protestations avec manifestations géantes dans la rue), à l’État français, de s’avancer à lui-même les fonds nécessaires pour combler son déficit budgétaire éventuel (lequel serait réduit d’autant en fin d’exercice par l’inflation) mais d’avoir recours pour ses besoins de crédit, comme un particulier, aux banques privées qui lui feraient payer bien sûr des intérêts !!!
                    Certes pour

                    les grandes dépenses, les relances économiques, l’État avait dû déjà avoir recours par le passé à l’émission d’emprunts qui s’étaient révélés très sûrs pour les prêteurs (ils étaient assurés que l’État rembourserait, ne ferait pas faillite) et néanmoins juteux pour les plus riches, puisqu’ils étaient souvent assortis de mesures fiscales qui favorisaient justement le plus ceux qui payaient beaucoup d’impôts.
                    Le

                    record en la matière avait été l’emprunt Pinay, sous la quatrième République. Car sa valeur de remboursement était indexée sur le cours de l’or. Comme celui-ci suivait au moins l’inflation et flambait même dans ces périodes d’incertitudes que constituèrent les guerres coloniales et la Guerre froide, ceux qui y souscrivirent firent, au détriment de tous les autres Français, le plus beau « coup » de leur carrière de spéculateurs.
                    Devant le scandale que provoqua ce cadeau fait aux plus riches, Giscard d’Estaing, héritier 20 ans après de l’emprunt pas encore remboursé, ne fit ni une ni deux : il le prolongea encore, autant

                    qu’il était possible.
                    La loi voulue par le plus proche conseiller financier du général de Gaulle qu’était Pompidou (On remarquera les trois premiers présidents de la cinquième République étaient très impliqués dans cette situation) entraîna mécaniquement l’explosion de la dette publique, c’est-à-dire de celle de tous les Français.
                    Elle était déjà de 229,15 milliards d’euros en 1979 (valeur actuelle après prise en compte de l’inflation sur 20 ans), et représentait 21% du Produit Intérieur Brut (toute la richesse produite par le travail des Français) en un an. En 2006, elle avait atteint 1 149,9 milliards d’euros, et représentait 63,9% du PIB !!!
                    Bien sûr, entre temps, il y

                    avait eu le ministère Balladur : désireux comme Giscard, Pompidou, de Gaulle et autre Pinay, de favoriser leurs amis les plus riches par une fiscalité allégée, sans cependant mettre dans la rue les travailleurs par une austérité insupportable (et contre-productive pour l’activité économique) l’ex-premier ministre avait ouvert en grand les vannes du déficit budgétaire.
                    On aurait pu espérer que l’Union de la gauche arrivant au pouvoir en 1981, supprimerait la loi Pompidou-Giscard et permettrait de nouveau à la France de se prêter à elle-même. Mais il était trop tard ! L’adhésion aux traités européens l’interdisait déjà !
                    Depuis,

                    avec l’adoption de la monnaie unique (sauf pour les Britanniques, donneurs de leçons économiques ... mais pour les autres) le système a été sur-verrouillé. C’est désormais une banque indépendante se comportant comme une banque de statut privé, la Banque Centrale Européenne qui contrôle le taux d’intérêt de base sur lequel se fonde celui que doit payer l’état emprunteur.
                    Or pour empêcher les particuliers de trop emprunter ce qui paraît-il relancerait l’inflation, la BCE a toujours fixé des taux directeurs d’intérêts les plus hauts. ce qui n’a fait que faire exploser la dette. Avant la grande crise actuelle qui ne fait que commencer, de bons esprits préconisaient pour résorber cette dette, non d’augmenter les impôts directs sur les plus hauts revenus pour améliorer le « pouvoir d’achat » de l’État, mais par différents procédés de faire baisser les salaires et les retraites et diminuer les dépenses publiques. Ce qui ne pouvait manquer que tuer la demande et diminuer en cercle vicieux le PIB et les revenus de l’État en même temps que cela augmentait le chômage.
                    Outre qu’en révélant son étendue effrayante, la dette publique sert à « calmer » les légitimes revendications des travailleurs (« Non seulement les caisses sont vides mais en plus on doit de l’argent »), elle permet également aux banques privées et leurs actionnaires, en ayant pour débiteur le plus sûr client qui soit, à savoir l’État lui-même, de s’offrir une durable rente de situation. Elle compense en partie les pertes que leur confiance irraisonnée envers leur maîtresse idolâtrée à tous, l’économie américaine, leur a fait subir.
                    La France a payé depuis 1980 1176 milliards d’euros d’intérêts. Sa dette actuelle s’élève à 1149 milliards d’euros. 1176 - 1149 = 27. Si la France se prêtait à elle-même, au lieu d’une dette abyssale, elle se retrouverait avec 27 milliards d’excédents. CQFD


                    Alain Colbert.

                    • citoyen 28 janvier 2010 11:36

                      la question des polypensionnés est trés importante : comment peut-on trouver normal que quelqu’un qui a cotisé 20 ans dans une caisse et 20 ans dans une autre ne soit pas à égalité avec celui qui a cotisé 40 ans dans la même caisse .

                      une seule justification logique : grugeons cette personne , cela fera un peu moins à payer ! un véritable vol silencieux .


                      • remiaufrere remiaufrere 28 janvier 2010 20:05

                        Je suis parfaitement d’accord avec vous . Cela fait partie des scandales les plus actuels. Je suis, à titre personnel, dans ce cas.
                        C’est aussi, avec la pénibilité, une question à résoudre et rapidement.
                        Avant de poser la question rétrograde de l’allongement de la durée de cotisation...


                      • Mycroft 29 janvier 2010 14:48

                        Juste pour information à ceux qui disent que « 2 actif / retraité » ça impose une population qui double à chaque génération : c’est faux.

                        Il y a à peu près deux génération d’actif pour une génération de retraité si on a ses enfants à 20 ans. En effet, à 60 ans, on a ses enfants et ses petits enfants dans la population active., si on considère le fait d’avoir des mômes à 20 ans.

                        Le problème, c’est justement qu’on ne rentre plus sur le marché du travail à 20 an, désormais. Et qu’on ne fait en général pas d’enfant quand on est pas en mesure de subvenir à leur besoin.

                        Ce n’est pas une population qui double à chaque génération qu’il nous faut, c’est une population qui arrive tôt dans la vie active (enfin, tôt, c’est évidement en comparaison de la dite arrivée dans notre société actuelle ).

                        Mais pour ça, il faudrait récupérer des emplois à faible niveau de qualification. Parce qu’il est évident que ce n’est pas les bac + 5 ou bac +8 qui vont pouvoir suivre ce mode de vie (les personnes à même de suivre ce type d’étude sont à la base une exception, de toutes façon, sauf si on réduit le niveau, auquel cas elles perdent alors leur sens et leur signification).

                        Et on dit merci qui pour leur disparition ? Merci les délocalisateur...

                        Et si on leur faisait payer toutes les conséquences de leur trahison, pour une fois ?


                        • Rolles 29 janvier 2010 20:19

                          Les cheminots ponctionnent pour leurs retraites les fonds apportés par les travailleurs du privé (ils ne sont pas les seuls).

                          Une solution globale et absolument identique pour tous les travailleurs doit être mise en place.
                          Elle doit garantir l’équilibre des comptes, la disparition de tous les régimes particuliers, la disparition de toutes les exonérations de cotisations, et le paiement des considérables dettes de l’état.
                          L’équilibre sera assuré par la durée de cotisation, le montant des cotisations, et la mise en place d’une échelle de pénibilité.

                          Les cheminots, pourront rester en dehors d’un tel système juste et égalitaire, et continuer à partir à la retraite à 50 ans, en créant leur propre caisse de retraite et en assurant seuls l’équilibre, sans piocher dans la caisse des autres. On verra alors quel sera leur niveau de retraite...

                          • remiaufrere remiaufrere 31 janvier 2010 21:49

                            Des informations défaillantes , quelques corrections sur votre propos !

                            A l’attention de ROLLES ...

                            Vous indiquez des informations erronées et je crois que dire la vérité serait nécessaire dans ce débat.

                            C’est d’ailleurs la vérité qui semble effrayer de nombreux décideurs politiques et économiques ainsi que la presse (une partie d’entre elle du moins) qui s’emploie à simplifier et déformer la réalité.

                            Les cheminots ponctionnent pour leurs retraites les fonds apportés par les travailleurs du privé !

                            FAUX :
                            les cheminots payent pour eux-mêmes et l’entreprise SNCF paye plus qu’un employeur du secteur privé. Par contre, c’est une subvention d’équilibre de l’Etat, confirmé et prévu par le règlement européen de 1969, qui permet de régler les pensions qui sont d’un niveau inférieur au secteur privé à durée de cotisations égales.

                            Une solution globale et absolument identique pour tous les travailleurs doit être mise en place.

                            OUI et NON !
                            Les conditions de retraites ont toujours été considérées et présentées par la Direction de la SNCF (et donc par l’actionnaire l’Etat) comme un élément attractif partiquement considéré comme un élément du contrat de travail du cheminot.

                            Il y a deux à trois décennies, être embauché à la SNCF dans certains métiers, c’était un salaire un peu inférieur au secteur privé. Avec certaines contraintes toujours non acceptées aujourd’hui par de nombreux jeunes.
                            Je dois vous indiquer que sur une promotion d’agents de conduite (uen « école de conduite ») , il y a environ 3 voire 4 jeunes sur 10 qui arrêtent au cours de la 1ere année. Etre dans l’obligation de travailler tous les jours de la semaine , quelle que soit l’heure, pour 1400-1600 euros mensuels et les contraintes, cela bloque encore beaucoup malgré la situation économique actuel. En outre, la SNCF demande un haut niveau technique pour certains emplois.
                            Doit-t-on considérer tous les emplois sur un meme pied d’égalité ?

                            Pourquoi pas !
                            mais alors il faudra penser aussi à augmenter les salaires de certains métiers cheminots pour les rendre très attractifs.


                            Elle doit garantir l’équilibre des comptes, la disparition de tous les régimes particuliers, la disparition de toutes les exonérations de cotisations, et le paiement des considérables dettes de l’état.

                            OUI, mais observons que l’Etat actionnaire a décidé la suppression des emplois SNCF passant de 290 000 en 1982 pour atteindre 159 000 à fin 2009 ! Reconnaissons que les cheminots ne sont strictement pour rien dans cette démographie très défavorable au régime particulier et que la subvention d’équilibre de l’Etat est une compensation lié à ce déficit et non un « cadeau » au cheminots !


                            L’équilibre sera assuré par la durée de cotisation, le montant des cotisations, et la mise en place d’une échelle de pénibilité.

                            Il est impossible aujourd’hui pour un agent SNCF partant à 55 ans de toucher une pension pleine puisqu’il n’a pas les 37,5 annuités prévues. De fait, avec l’évolution récente, 3 cheminots sur quatre continue au-delà de l’âge de 55 ans.
                             
                            Et le décret paru il y a deux jours les autorisent à quitter à l’âge de 65 ans mais avec toutes les dificultés liées à un travail de « sécurité » avec maladies professionnelles, accidents du travail (qui existent aussi dans l’industrie privée et certaines sociétés de services bien sûr !). La SNCF n’a pas le monopole de la vieillesse au travail et repousser l’âge de la retraite signifie aussi un recours accrue à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie ainsi que les fonds accidents du travail et maladies professionnelles.
                            Une belle façon pour l’Etat de faire payer la Sécu sans débourser un centime d’euro...(sans omettre le paiement des dettes de l’Etata à la sécu et l’exonération de costisations patronales décidées par le gouvernement et non intégralement compensées) voir les comptes de l’URSAFF.

                            La question de la pénibilité a accouché d’une petite souris à la SNCF par faute de moyens et de vraie volonté politique de la part du gouvernement !

                            sans piocher dans la caisse des autres...

                            Je vous confirme que les cheminots ne ponctionnent pas les fonds des autres régimes de retraites. Mais grâce aux propositions et projets gouvernementaux, cela va être bien tôt le cas probablement.
                            Car le gouvernement n’entend pas prendre toutes ses responsabilités en matière de déséquilibre démographique que j’ai souligné et c’est pourtant lui le premier décideur.












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