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Accueil du site > Actualités > Economie > Retraites : un projet futile et déraisonnable

Retraites : un projet futile et déraisonnable

 Sur le fond et sur la forme, sur le projet lui-même et sur la manière (cavalière) qu’il est imposé, le projet de loi sur la réforme des retraites prêche par futilité et déraison. Une accumulation de dispositions qui, malgré les efforts exigés, cache mal le fait que, en tant que tel, le projet n’est pas viable. Ou plutôt, qu’il ne règle, à long terme, aucun problème, le plus important d’entre eux étant l’équilibre financier. La caisse des retraites restera déficitaire, et de plus en plus. Tandis que l’âge de la retraite est fixe, tout comme les années de cotisations, le reste est aléatoire, à commencer par la croissance. Le chômage, qui en dépend, touche et continuera à toucher les couches clés de la population, les jeunes (temps) et les vieux (argent) finançant les retraites.

Le choix (idéologique) de ponctionner le travail et de ne presque pas toucher des possibles ressources issues du capital et de la finance, fait l’impasse sur des fonds inversement proportionnels par leur ordre de grandeur à ceux du travail. Les raisons que donne le gouvernement sont iniques : si on les ponctionne, ils iront ailleurs. En d’autres termes, on prend là où il y a moins de résistance, là ou c’est plus facile. Rien de nouveau en cela, mais en contradiction absolue avec la raison et la justice.  Non pas la justice sociale (la naïveté a des limites) mais la justice tout court. C’est comme on disait : on condamne ceux que l’on peut condamner, et les autres on les absout.

Une fois encore, et sur un texte législatif, on assume l’inégalité devant la loi. Par cette démarche, et contrairement à ce qui est énoncé, on fait le pari de la paupérisation interne. C’est à dire de l’exportation des biens et des services et l’importation des modèles iniques qui régissent la société des pays émergeant pris en modèle, ou du moins montrés du doigt comme étant attractifs pour les délocalisations. Dans ce sens, la pensée reste statique, elle ne conçoit pas que d’ici dix ou vingt ans, la pression sociale et les besoins de débouchés pour les marchandises et les services changeront les structures sociales de ces pays. Pourtant, même en Chine, les salaires commencent à augmenter, et on réfléchit sur l’agrandissement de l’assiette des consommateurs, rallongeant de la sorte le poids des classes moyennes. 

La baisse (ou le gel) des impôts qui a comme objectif de stimuler la croissance a eu comme première conséquence non pas le renforcement de l’outil industriel, ni même le développement des PME, mais le gonflement du secteur financier (avec les conséquences que l’on connaît) et le développement de ce que l’on voulait éviter, c’est à dire l’exportation des capitaux vers les marchés émergeant. En limitant le pouvoir d’achat interne, on accélère ce phénomène, permettant au capital de produire à prix bas ailleurs pour vendre à prix pas ici. Mais en faisant parallèlement l’impasse sur l’innovation, la solidité du marché interne et en installant de manière pérenne la stagnation de la croissance, pourtant élément clé de l’équilibre des caisses de retraite. 

Quelle est la raison pour laquelle (du moins officiellement) le gouvernement a jugé indispensable la réforme des retraites, et ce malgré les déclarations préélectorales ? L’aggravation de la crise financière et économique, ou, pour être plus précis, l’endettement faramineux de l’Etat, conséquence de ses efforts pour endiguer cette crise (à sa manière) ; Son incapacité de financer quoi que ce soit après le financement du secteur financier. Enfin sa fragilité vis à vis de ce même marché (qu’il a gracieusement renfloué) et la hantise de ne plus pouvoir emprunter à des taux raisonnables. En d’autres termes, ce n’est pas la faillite des caisses qui a provoqué cette réforme, mais sa propre faillite. L’attitude de l’Etat rassemble à celle d’un homme ruiné qui, pour ne pas emprunter chez les usuriers, vend les bijoux de la famille en les bradant.

En l’occurrence, son système de retraites. En quoi cela est, comme nous dit le premier ministre, « juste et raisonnable » ?

Christine Lagarde indiquait à New York qu’il faut penser « à la recherche d’un équilibre fragile entre des mesures garantissant la croissance et le contrôle du marché » (et de ses dérives). Cependant, elle avait aussi déclaré qu’en France on pense trop : … « c’est une vieille habitude nationale : la France est un pays qui pense. Il n’y a guère une idéologie dont nous n’avons fait la théorie. Nous possédons dans nos bibliothèques de quoi discuter pour les siècles à venir. C’est pourquoi j’aimerais vous dire : assez pensé maintenant… ». Faute de vision holistique, sa mission de faire en sorte « que la travail paie », a comme conséquence que le chômage reste à des niveaux très élevés, que la croissance reste toujours au dessus de 1%, et que le travail sous-payé doit solder la part du lion de la reforme des retraites. Il est temps d’indiquer la lacune intrinsèque du slogan présidentiel « travailler plus pour gagner plus » : c’est un concept statique qui donne au travail une valeur constante, non exponentielle, puisque l’usufruit transite au secteur capitalistique et financier. Ce dernier, faute de « l’équilibre » précité, faute de garde fous, le dilapide dans des crises successives. Tant que les choses, impensées, restent là, le système de retraites restera déficitaire, futile et déraisonnable. 


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23 réactions à cet article    


  • Radix Radix 25 septembre 2010 14:10

    Bonjour

    Lorsque vous écrivez : « ...l’importation des modèles iniques qui régissent la société des pays émergeant pris en modèle... »

    Vous considérez les USA comme un pays émergeant ? Pourtant c’est là que madame Lagarde prends son modèle pour les retraites et la Sécu !

    Nous assistons à un nivellement du monde occidental sur le « modèle » anglo-saxon et les délocalisations n’étaient qu’un moyen de faire accepter, par la pénurie de travail, les « solutions réalistes » que ces faux-culs nous proposent en nous répérant jusqu’à l’écoeurement qu’il n’y a pas d’alternative !

    Radix


    • L'enfoiré L’enfoiré 25 septembre 2010 14:49

      Cher Radix,
       « Nous assistons à un nivellement du monde occidental sur le »modèle" anglo-saxon et les délocalisations"
       Je crois que vous ne comprenez pas tout le fin mot.
       Le modèle anglo-saxon est dépassé par sa droite.
       C’est un nivellement par le bas pour cet occident et un nivellement par le haut pour l’orient.
       Au milieu, les pays arabes ou sous la domination de l’islam, c’est l’humiliation, ne sachant pas de quel côté se greffer.
       


    • L'enfoiré L’enfoiré 25 septembre 2010 14:13

      Salut Michel,
       Excellent article.
       Le « toujours plus » a montré ses limites.
       Le domaine public joue avec les mêmes arguments que le secteur privé.
       Il n’est plus là pour protéger la population, il est là pour le presser.
       Il impose des lois générales alors que tous ses citoyens sont différents devant la maladie, la pénibilité des tâches.
       Il ne sait plus payé ? Ok.
       Il faut de la solidarité, encore d’accord.
       Mais tout mettre dans le même pot, en voulant stopper les « machines » à la même heure, c’est complètement idiot.
       Les besoins, les constitutions sont complètement différents de personne à personne.
       Un travailleur intellectuel n’est pas un travailleur manuel.
       Une vie n’est pas une autre.
       On a oublié qu’on a introduit le travail des machines dans le jeu de quille décuplant la force de production. Au lieu d’augmenter les heures de travail, il faudrait penser à les réduire.
       Qui a inventé le travail ? 
       Question bête et méchante. smiley


      • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 25 septembre 2010 14:48

        Hey, bonsoir l’enfoiré

        De la complexité mon ami, de la complexité. On la fuie, et elle est toujours là. Bien sûr que l’idéal serait une société à la carte. Nous pouvons déjà séparer « l’intellectuel » du « manuel » et non pas les invalides et ceux qui le sont moins (mais peut-être le seront un jour). Ma vie n’est pas celle d’un fonctionnaire, et encore moins d’un smicard, je conçois donc que l’Etat ne préconise pas, au nom de l’égalité, une quelconque retraite... Et je me débrouille pour que ça soit ainsi. Mais je préconise sans retenue, que ceux qui toute leur vie font un travail inintéressant ou pénible, la terminent dans des bonnes conditions. Mais une fois encore, si le travail connaissait la plus-value, (et pas à travers la « médiocre » augmentation d’usage, on s’intéresserait moins à la retraite... 

      • morice morice 25 septembre 2010 14:57

         Il faut de la solidarité, encore d’accord.
         Mais tout mettre dans le même pot, en voulant stopper les « machines » à la même heure, c’est complètement idiot.
         Les besoins, les constitutions sont complètement différents de personne à personne.
         Un travailleur intellectuel n’est pas un travailleur manuel.
         Une vie n’est pas une autre.


        nommé directo roi de la platitude, là...

      • L'enfoiré L’enfoiré 25 septembre 2010 16:01

        Michel,
         Que dire de plus que votre commentaire ?
         Rien. smiley


      • L'enfoiré L’enfoiré 27 septembre 2010 09:47

        Tiens, je remarque que mon commentaire en réponse à Momo a disparu.
        Fuite de gaz ?
        Je disais : « heureusement qu’on a sa rectitude. Que ferions-nous sans lui ? Que serait Agoravox, sans lui ? »
        Je me le demande tous les jours.
         smiley


      • morice morice 25 septembre 2010 14:56

        bon rappel :  « assez pensé maintenant… » toute cette équipe d’incultes notoires, dont le motobylette, ont un gros problème avec les intellos. A l’image de leur chef, qui résume un livre à sa quatrième de couvre lors de son entretien avec Onfray. Ce jour-là il a pris le plus volumineux existant sur le marché. Pour lui, un livre se mesure au poids. Comment voulez-vous y arriver avec pareil branquignol ?

        « 
        N. S.  : C’est en effet inouï  ! Il écrit Belle du Seigneur alors qu’il est vieux et qu’il s’ennuie ferme au bord du lac de Genève. Il parvient à se couler dans cette merveille absolue qu’est le personnage d’Ariane avec une précision exceptionnelle. Les quarante pages qui la décrivent en train d’attendre Solal dans la baignoire sont proches de la perfection.  »



        c’est lors de son entretien que le branquignol avait dit 

        « N. S.  : Je ne suis pas d’accord avec vous. J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés  ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs  : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense. »

        halte au fou !

        • kemilein 25 septembre 2010 15:57

          du NS dans toute sa splendeur pleine de médiocrité grasse et inculte.

          ca fait peur...


        • Yvance77 25 septembre 2010 15:12

          Salut,

          Encore un trés bon post de l’auteur comme il a en l’habitude.

          Ce qu’il faut effectivement changer (car l’évolution de la société rend cela plus que nécessaire) c’est le schéma sur lequel est basé le système de retraite.

          C’est le capital financier et le fruit du capital financier qu’il faudrait plus taxer.

          Le travail ne peut plus être le moteur de financement des retraites, c’est même aberrant. Et c’est ainsi que l’on pourra sans douter relancer les embauches ?

          Mais les politques et le Merdef veulent ils un seul instant d’un travail pour tous ... j’en doute !

          A peluche


          • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 15:33

            @morice, votre photo est dérangeante, vos commentaires exceptionnels....


            • Reivilo Reivilo 25 septembre 2010 18:01

              "L’attitude de l’Etat rassemble à celle d’un homme ruiné qui, pour ne pas emprunter chez les usuriers, vend les bijoux de la famille en les bradant."

              Je vois plus l’État comme un homme auquel on a enlevé le droit de faire pousser ses propres légumes tout en lui imposant d’aller les acheter ailleurs...et peut-être me trompe-je, mais je pense qu’une grande partie des problèmes de financement (retraites ou autre) ne sont que les résultantes de cette aberration smiley


              • edouard 25 septembre 2010 18:17

                L’argumentaire du gouvernement est fondée sur deux idées fausses et assez putassières :
                La durée de vie augmente et le capital va se tirer si on est méchant avec lui...
                Les stats évidemment non relayées démontre que la plupart des pays occidentaux dont la France voit l’espérance de vie de leur population commencer à décroître( voir la Croix), ce phénomène va s’amplifier avec l’attaque frontale contre la sécu et les systèmes de soins, sans compter le chômage et le stress sarkozien...
                Pas oublier que le passage de l’URSS à la Russie a coûté 10 ans d’espérance de vie aux Russes
                ça va très vite, et l’objectif pour Sarkozy est de dépasser ce résultat, tout bénef, les travailleurs cotisent un max puis dégagent . On est dans la Shoah sociale, l’élimination massive, administrative et légale.
                Quand le système bancaire était nationalisé et clairement séparé entre dépôts et affaires et avant 1973, l’Etat maitrisait la répartition entre travail et capital (70% et 30%) depuis les banksters dictent leurs lois, écrasent les citoyens salariés de dettes indues et font main basse sur les profits liés à l’aumentation de productivité( X4 en 20ans) , on arrive à une répartition de 50/50 avec une hausse injuste des cotisations retraite pour les salariés.
                La solution est le retour immédiat au programme du CNR et la destitution de notre gogol
                national


                • SALOMON2345 25 septembre 2010 19:33

                  Si l’on épluche toutes les arguties (mensonges) devant justifier de « RÉFORMER » les retraites, la liste sera longue !!!
                  - Escroquerie, c’est ce à quoi nous avons à faire, un peu comme une bagnole collective dont tous n’ont pas payé l’essence, mais, faute d’avoir tous participé au plein, on la jette à la casse pour cause de panne sèche ! ...C’est détourner la caméra du vrai scandale : l’exonération !!!
                  — On avance un trou (30/40 MD) dans le réservoir - qui n’est pas une panne mécanique donc du système - mais des créances, celles de ceux qui ne mettent pas l’essence dans le réservoir pour leur propre transport...ils voyagent gratis...mais après, des fonds privés viendront « compenser » le fameux manque, démarche contraire à ce que les politiques honnêtes même américains suggèrent : la répartition et non les placements chez les Sarkozy Brother’s !!!
                  --- Y aura plus de vieux...donc moins de jeunes, à les entendre ce qui à terme donnera une population uniquement de retraités sexagénaires : ils sont complètement dingues avec ces « projections » qui relèvent plus de l’empirisme du doigt mouillé que de la science politique : de l’arnaque, du bonneteau...comme « travailler plus pour gagner plus » alors que c’est de l’augmentation que l’on attend et non travailler les dimanches...en plus de la semaine, si toutefois on a eu du boulot avant !!!
                  --- le sophiste constate qu’une vache =animal= 4 pattes donc : une table à 4 pieds est aussi un animal ! Loufoque dites-vous et bien puisque les femmes vivent plus longtemps que les hommes et suivant ces imbéciles discours et pour être justes, comme ils disent : que les femmes travaillent alors plus longtemps ! On voit donc le délire actuel construit sur une base volontairement fausse générant des réponses forcement fausses elles aussi...


                  • potatoes potatoes 25 septembre 2010 21:22

                    C’est plus facile de faire payer le travailleur (d’une manière ou d’une autre) que de faire des économie dans son petit milieux (avion, 220 millions, worth, etc)
                    Mare à la fin !


                    • Mowgli 26 septembre 2010 04:26

                      Namaste

                      Je ne sais pas comment marche votre système de retraites mais chez nous, dans la Jungle, ça marche comme ceci. Moi, Mowgli, loin de l’âge de la retraite (vous avez vu mon avatar ?), je cotise quarante fois plus pour Bagheera que pour Rikki-Tikki-Tavi.

                      Pourquoi ?

                      Parce que, avant de partir en retraite, Bagheera a bouffé quarante fois plus que Rikki-Tikki-Tavi, maintenant à la retraite.

                      Dans la Jungle on appelle ça Solidarité entre les Zanimos. Rudyard Kipling me souffle que chez vous « Zanimos » se dit « Générations ».


                      • SALOMON2345 26 septembre 2010 08:59

                        Répartition ou fonds de pension ? La question ne se pose même pas...voir les USA et autres anglo-saxons !

                        Pourquoi planquer ses noisettes - pour ma gueule (comme on professe à Neuilly), les autres, bof - et les confier à un écureuil plus vorace, plus volage, et in fine à un joueur qui spéculera avec elles pour ne vous rendre - vos cheveux ayant blanchi - que les coquilles...vides... pour cause de banqueroutes cumulées (BP, Enron, etc), tours de passe passe et jeux divers : vieillard, vous aurez alors intérêt à posséder un jardin !!!

                        La répartition (après avoir étendue son assiette à TOUS les revenus, sans aucune exception) ne pourra jamais s’arrêter sauf si plus un seul Euro de PIB n’était produit, plus aucune activité et le pays arrêté, auquel cas, ce n’est plus le problème des retraites qui serait donc posé donc tout cela semble pratiquement impossible. Tant qu’un chiffre d’affaires sera généré, une partie légitime en sera distribuée - comme un retour sur investissement - à ceux qui firent alors les premières fondations du bâtiment France...les vieux !

                        - A cet égard, on enfonce également un coin entre générations, suggérant sans vergogne que les vieux bouffent la sueur des jeunes mais au-delà de ce mensonge politiquement, socialement et humainement vicieux, c’est omettre que les routes, les machines, bref, tous ce qui constitue matériellement le pays aujourd’hui, a été PAYÉ par la sueur des vieux, justement, l’outil, pour parler bref, n’est pas tombé du ciel ! Les routes sur lesquelles les jeunes foncent ont été tracées, construites et financées hier...tandis qu’ils jouaient au Lego, avant que les jeux vidéos ne les inscrivent (sans entractes parfois) dans le virtuel !

                        - Je croyais - candide - que les marchands du Temple avaient été chassés mais hélas, à cette époque, le grand barbu les emmerdait déjà...on sait ce qu’il advint...selon la légende et qui revient en force, avec cruauté ces dernières années et bien que jamais paix il n’y eut ! Pauvres crédules que nous sommes du « plus jamais çà » qui pointe son nez, encore une fois !


                        • JL JL 26 septembre 2010 09:26

                          « Répartition ou fonds de pension ? »

                          Deux réponses ! la première : Il a été calculé que, pour payer des retraites sur FDP à tous équivalentes aux retraites payées par répartition, il faudrait capitaliser (et investir) 7 fois le PIB ! C’est délirant.

                          La deuxième réponse : en réalité, les lobbyistes des FDP amalgament deux choses totalement différentes, à savoir les droits de propriéts afférants aux capitaux investis et les droits régaliens dont dispose l’Etat, autrement dit le peuple souverain ; les dividendes et les raxes ou impôts. Ceci n’est possible que dans un contexte obscurantiste entretenu par la mondialisation libérale qui nie l’Etat au profit des actionnaires.

                          Je m’explique : un dividende est un prélèvement autorisé sur la plus-value par un titre de propriété sur le capital. L’Etat, c’est-à-dire le peuple n’a que faire d’être capitaliste, puisqu’ il est en fait le propriétaire in fine de tout ce qui se crée sur le territoire. Il lui appartient d’autorité de décider de la répartition des richesses, et cela se fait de manière équitable, en respectant les droits liés aux titres de propriétés individuels.

                          L’Etat n’a donc que faire de capitaliser. La capitalisation par l’Etat est une absurdité qui ne peut naître que dans un esprit qui nie la réalité de l’Etat. Autrement dit, un oxymore ! CQFD.


                          • JL JL 26 septembre 2010 09:34

                            La nuance entre retraite par répartition et retraite par capitalisation étant réglée ci-dessus,

                            Il est clair que la retraites gérée par l’institution publique ne peut être qu’une retraite par répartition au contraire des retraites gérées par des institutions privées qui sont nécéssairement des retraites par capitalisation.

                            La question est donc de savoir si la retraite est gérée par la collectivité ou par des organismes privés. Il n’y a pas de demi mesure, pas de mariage entre carpe et lapin ! La retraite gérée par la collectivité sera une retraite par répartition ou ne sera pas !

                            Et ce à quoi on assiste c’est une tentative de mise à mort de la retraite gérée par la collectivité au profit de la grande finance avide de nouveaux profits, cela sur fond de discours démagogiques, catastrophistes et mondialistes.


                          • ZEN ZEN 26 septembre 2010 09:45

                            Bonjour
                            Exactement.,JL
                            Fonds de pension, pièges à con, disait Lordon
                            Mais La bande à Laurence n’a pas abandonné le projet


                            • TSS 26 septembre 2010 11:38

                              le seul but poursuivi est de casser tout ce qui fut mis en place par le CNR (retraites,protection

                               sociale etc...)et de revenir au bon vieux XIX ème siècle,taillable et corvéable à merci et à la toute

                               puissance des possedants... ::


                              • ASTICOTEUR 26 septembre 2010 12:15

                                En ce moment , comme par hasard ( à votre avis qui écrit çà ? ) on peut voir , à travers plein de sites , des blogs ou des messages citoyens soit disant anti manifestations , que çà sert à rien ...... une nouvelle théorie politiquement correcte débile pour décourager les gens de s’exprimer , de contester .......... quel que soit son but , une manifestation reste un formidable lieu de rassemblement démocratique ou les gens simples et modestes peuvent s’exprimer et se rencontrer et déjà , en cela , c’est formidable à l’heure ou partout , les états cherchent à séparer ou diviser les gens ............ 


                                • PtitLudo PtitLudo 26 septembre 2010 22:34

                                  Un excellent article.
                                  Pour C’est comme on disait : on condamne ceux que l’on peut condamner, et les autres on les absout.
                                  Ce n’est pas déjà le cas ?

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