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Accueil du site > Actualités > Economie > « Révolutions fiscales »

« Révolutions fiscales »

Thomas PIKETTY, brillant économiste, nous propose une fusion de la CSG-RDS et de l'IR en un grand impôt sur le revenu progressif. Maurice ALLAIS prix Nobel d'économie proposait de supprimer l'IR et l'impôt sur les sociétés au profit d'un impôt généralisé sur le capital. Qui doit-on croire ?

"Pour une révolution fiscale" met en lumière une relative régressivité de l'ensemble des prélèvements obligatoires pour les personnes les plus aisées, quelques milliers. Outre le fait que pour cette démonstration les auteurs choisissent une courbe calculée sur les revenus primaires des personnes travaillant plus de 80% du temps de 18 à 65 ans ( 20 millions de personne), alors que l'on trouve sur le site des chiffres beaucoup moins évidents en prenant l'ensemble de la population de plus de 18 ans (50 millions) et les revenus secondaires (voir les échos du 31/05/2011). La justification de la "révolution "proposée est essentiellement fondée sur la justice redistributive et l'agonie de l'IR existant qui miné par les niches fiscales et le système du quotien familial produit de moins en moins de recettes. On y trouve aussi l'idée que les très hauts revenus sont économiquement inéfficaces. Que doit-on penser alors de la thèse soutenue par Maurice Allais, notre seul Prix Nobel d'économie (1988), malheureusement décédé en octobre 2010, qui défendait un point de vue diamétralement opposé ?

Si l'argumentation de Piketty a été fort médiatisée, celle de Maurice Allais reste peu connue, quelle est-elle ?

L'ensemble des impôts d'activité doivent être supprimés ( IR, IS, plus values, droits de mutation, droits de succession), car les personnes par leur travail ou les risques pris en prêtant leur épargne rendent service à la collectivité, créent de la valeur et doivent bénéficier totalement des revenus qui en découlent. En revanche, l'accumulation de biens (logements et appareil de production) crée des rentes et des situations monopolistiques et il faut taxer le capital. La distinction fondamentale réside entre les revenus "gagnés" et les revenus "non gagnés" ( les rentes). La justice veut que les rentiers pour profiter pleinement de leurs biens payent l'impôt. Dans une telle hypothèse le système fiscal français se composerait de l'actuelle TVA et autres indirects, une flat taxe représentée par la CSG RDS, et un impôt généralisé sur le capital que l'on peut imaginer progressif en fonction du patrimoine détenu, Cet impôt remplacerait l'ensemble des autres impôts à l'exception de la Taxe d'habitation et des Impôts divers sur la production (D292) (sauf impôt foncier bâti et non bâti payé par les entreprises qui est supprimé).

De quels montants et de quels taux parle-t-on ? en 2010 l'ensemble des pertes de recettes liées à cette réforme s'élèverait à 135 Mds. Le patrimoine net de dettes des français s'élève à environ 9 000 Mds soit un taux moyen d'environ 1.5% pour que l'impôt sur le capital comble la perte de recette. Le prélèvement sur le capital financier pourrait s'effectuer à la source comme le sont la TVA et la CSG RDS, seul le patrimoine foncier serait à régime déclaratif.

On ne peut qu'inviter les citoyens à lire L'Impôt sur le capital et la réforme monétaire (1976) de Maurice Allais pour qui espère une véritable "Révolution fiscale" qui dynamise notre économie en respectant une justice redistributive.


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40 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 9 juin 2011 09:39

    voici l’histoire des reformes fiscales aux USA et l’on voit ou cela a mené.....

    http://2ccr.unblog.fr/2010/11/21/modele-americain/


    • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 11:50

      Sans vouloir vous offensez, si la croissance et le bien-être était uniquement lié au taux d’impôt sur le revenu alors optons pour 100% sur l’ensemble des revenus et chacun sera heureux. Plus sérieusement vous fournissez de l’eau à mon moulin L’enrichissement des plus riches n’est pas uniquement lié à la baisse de taux de l’IR mais surtout à l’absence d’impôt sur le capital qui favorise les enrichissements sans cause. Car tout capital détenu qui ne génère aucun revenu n’est pas soumis à l’impôt (ou peu). C’est exactement ce phénomène d’exonération que la proposition d’impôt sur le capital permet de combattre.


    • jpm jpm 9 juin 2011 12:40

      Il existe pourtant un excellent impot sur le capital que vous vous proposez de supprimer, il s´agit des droits de successions. D´autres avant vous leur ont deja donne un bon coup de canif avec leur loi TEPA. Pourtant quel excellent moyen de redistribuer les cartes et d´eviter que les fortunes se transmettent de generations en generations.


    • jpm jpm 9 juin 2011 09:55

      Je ne suis pas daccord avec votre vision de l´impot. Vous dites « les personnes par leur travail ou les risques pris en prêtant leur épargne rendent service à la collectivité, créent de la valeur et doivent bénéficier totalement des revenus qui en découlent » mais vous oubliez de dire aussi qu´elles profittent aussi de la societe... comment iriez vous au travail sans les routes et les infrastructures... comment auriez vous developpe vos competences sans les ecoles et les universites... sans parler des hopitaux et clinique ou vous etes nes. Par ailleurs, la plupart du temps les entrepreneurs s´enrichissent par le travail des autres ou le commerce avec les autres. Donc je pense que la relation avec la societe marche dans les deux sens. Une personne seule n´est pas grand chose sans les autres.
       
      Apres cela vous voulez taxer uniquement l´accumulation de biens (un super ISF)... ce n´est pas comme cela que vous allez developper l´accession a la propriete et le developpement du capital des entreprises car tout le monde preferera s´endetter et faire travailler l´argent des autres pour obtenir des revenus non taxes plutot que d´immobiliser sa propre epargne.

      J´ai donc un peu du mal a vous suivre dans votre raisonnement. Personnellement je pense qu´un impot sur tous les revenus (y compris les revenus du patrimoine et les successions qui peuvent etre considerees comme un revenu pour les heritiers) est le meilleur outils de cohesion et de redistribution sociale.


      • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 11:34

        Je comprends vos réticences, cependant si vous relisez attentivement ce qui est proposé il n’est pas question que l’on ne paye plus d’impôt mais que les revenus d’activité en soient exonérés. Rappelons que moins d’un foyer fiscal sur deux paye l’impôt sur le revenu, que les grandes multinationales payent un taux d’impôt sur les sociétés inférieur au PME PMI grâce à de multiples techniques de consolidation à l’échelle internationale. De fait les cotisations sociales et la CSG qui financent nos hôpitaux et cliniques demeurent, la TVA et autres indirects demeurent et financent nos universités écoles, routes.... Simplement au lieu de taxer les revenus du travail et de l’épargne, c’est l’accumulation du capital qui est taxé. Quand au risques sur l’accession à la propriété et l’investissement ,vous dites « Tout le monde préfèrera s’endetter et faire travailler l’argent des autres » Mais il faut bien comprendre que l’épargne si elle n’est pas investie dans un projet rentable ne peut générer de revenus. c’est du reste le rôle des institutions financières que de collecter l’épargne pour l’investir dans des projets immobiliers ou d’entreprises qui permettra ensuite de servir un taux d’intérêt. Dans le système proposé la taxation du capital est progressive plus vous possédez plus le taux augmente. Ce qui oblige celui qui possède à générer des revenus par son travail ou son capital pour payer l’impôt. Ceci, entre autre devrait permettre de voir disparaître des logements non loués qui sont détenus simplement pour des motifs spéculatifs que le système d’imposition actuel favorise puisque les charges y compris la taxe foncière sont déduites des revenus et les biens inoccupés ne génèrent pas de revenus. Le coût de la détention de capital est alors totalement « subventionné ». De la même façon une entreprise déficitaire ne paye pas l’impôt sur les sociétés alors qu’elle utilise les biens et services publics de la même façon que ses concurrents mieux gérés qui payent l’impôt.
        Nous sommes tellement habitués à considérer que l’impôt sur le revenu est le seul outil de redistribution possible que sa suppression choque mais à l’analyse une imposition progressive sur le capital est beaucoup plus juste.


      • jpm jpm 9 juin 2011 12:05

        Soyons precis, quel taux marginal (taux maximum pour les capitaux les plus importants) envisagez vous pour votre impot sur le capital... sera t´il spoliatoire dans le sens ou il obligera a consommer le capital acquis permettant une veritable redistribution des cartes...
        Par ailleurs j´ai note que vous etiez egalement pour la suppression des impots sur les successions... ce qui signifie l´instauration d´une veritable aristocratie du capital (ce que nous avons deja plus ou moins aujourd´hui). Avec votre systeme, les enfants heriterons sans penalites de ce que les parents et les grands parents auront pu amasser sans payer d´impots.

        Finalement vous proposez de financer les services publics grace a la TVA et aux impots indirects... c´est a dire essentiellement par les pauvres et les classes moyennes qui ne gagnent pas suffisamment pour epargner et se creer un patrimoine important.

        C´est finalement tres sympa pour les grandes fortunes votre systeme. Meme notre hote presidentiel du Fouquets n´avait pas ose smiley


      • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 13:11

        Le taux moyen serait d’environ 1.5%, allant de 0.09% jusqu’à 2% pour les plus hauts patrimoines à titre d’exemple pour 1million de patrimoine il serait de 12 600 € (1.22%) par an.
        Est-il spoliateur ? Cela dépend si votre patrimoine rapporte plus que l’impôt alors vous pouvez payer l’impôt sinon il faudra vendre une partie des actifs.
        La suppression de l’impôt sur les successions se justifie parce que l’impôt sur le capital est payé chaque année et continuera à être payé par les héritiers. Le désir ici n’est certainement pas de vouloir privilégier la transmission des fortunes, ni de vouloir les confisquer.
        Il est évident que l’impôt sur le capital participera au même titre que les impôts déjà existants au financement des services publics son montant compense de 110 à 130 Mds suivant les impôts qu’il remplace l’IR et l’IS . Enfin pour poser les choses je n’ai aucune opinion politique établie et je ne défends aucun pouvoir ni passé, ni présent,ni futur.


      • jpm jpm 9 juin 2011 15:52

        Un taux maximum de prelevement annuel sur le capital de 2% et pas d´impots sur le revenu, mais c´est le paradis des rentiers et des grosses fortunes que vous me decrivez la. Finalement c´est encore moins cher que l´ISF actuel (hors abatement de 800.000 euros). 

        Pour information, un gros patrimoine qui n´arriverait pas a produire plus de 2% par an serait vraiment tres mal gere (ou alors il s´agit d´un montage qui transfert les benefices vers l´etranger). Cela veut donc dire qu´un gros patrimoine serait quasiment assure de grossir sans entrave et en plus il serait transmis sans droits de succession.

        Serieusement, votre systeme n´est pas du tout redistributif mais plutot concentrationnaire. Il concentre la fortune de ceux qui sont deja riches. Vous ne faites pas de politique mais vous travaillez quand meme pour le parti des riches smiley

        On pourrait discutter de votre systeme si vos taux moyens etaient mensuels... car dans ce cas il faudrait effectivement une gestion tres dynamique de son patrimoine pour arriver a le maintenir en l´etat (pas facile de sortir 24% chaque annee). Mais si vos taux sont reellement annuels, c´est un veritable paradis fiscal pour tous les possedants.


      • François Saint-Cast François Saint-Cast 10 juin 2011 11:13

        Monsieur ,
        je travaille effectivement, mais le soupçon de « valet du grand capital » dont vous m’affublé est caricatural et ne nous avance guère dans une réflexion sur une « éventuelle » réforme de notre fiscalité. En ce qui concerne les finances publiques notre montant de prélèvement est déjà de 42.8% du PIB si on y ajoute le déficit 8%, les ressources des administrations publiques représentent 50.8% du PIB, sur cette somme qui représente 967 milliards euros en 2009, 80% de la population contribue pour 38% de ce montant soit 367 Mds le reste 600 Mds est payé par les 20% restant. Alors il est caricatural encore une fois de dire que si l’Etat s’approche de la faillite c’est parce qu’il manque de recettes et que les riches ne payent pas d’impôts Tout impôt et taxe confondus les 20% des français les plus aisés en finance 62%.


      • jpm jpm 12 juin 2011 15:42

        Monsieur le docteur en economie,

        il s’agissait d’une boutade mais malgre tout vous aurez du mal a convaincre que votre impot est un impot redistributif... car compte tenu des taux annuels que vous annoncez, il est clair que les riches vont adorer. En effet, dans votre systeme une fois riche vous etes quasiment assure de le rester. En gros votre systeme c’est l’ISF generalise...en plus doux, sans droits de succession ni impots sur les revenus du travail et du capital.

        Alors maintenant vous pouvez aligner tous les chiffres que vous voulez, vous ne pouvez pas nier que votre imposition (moins de 2% annuel sur le capital est derisoire) et ne compensera jamais le manque a gagner par rapport aux impots actuels. Il s’en suit qu’il sera encore plus difficile pour les finances publiques d’equilibrer leurs chiffres... a moins bien sur de reduire les budgets sociaux destines a ceux qui n’ont pas encore la chance d’etre riches. Les riches devrez quand meme se mefier, a trop tirer sur la corde parfois elle craque... et le vol avec violence est aussi une forme de redistribution des richesses.


      • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 12:05

        La domiciliation n’a aucun incidence. L’impôt est exigible pour toute personne morale ou physique française ou étrangère. Chaque établissement implanté en France d’une firme quelque soit sa domiciliation est soumis à l’impôt. Il est peut-être bon de rappeler qu’en contrepartie de cet impôt sur le capital l’impôt sur les bénéfices est supprimé. Chacun sera libre alors de faire ses calculs.


        • François Saint-Cast François Saint-Cast 10 juin 2011 10:39

          http://www.danone.com/fr/groupe/presentation.html
          le chiffres de « DANINE » Europe 56% du chiffre d’affaire, 45.6% des emplois dont France 8.7% soit 8787 salariés. Une implantation industrielle ne se décide pas uniquement en fonction de la fiscalité mais aussi des ressources en matières premières, en main d’oeuvre et sous traitance, en débouchés...


        • François Saint-Cast François Saint-Cast 13 juin 2011 10:51

          Ne vous fâcher pas, je vous ai lu attentivement et je vais tenter d’être plus explicite. Il y a en fait 3 cas de figure (en faisant abstraction des autres paramètres d’implantation industrielle) à une délocalisation fiscale entre un impôt sur le capital et un IS :
          Imaginons un pays A avec un impôt sur les bénéfices et pas d’impôt sur le capital et un pays B avec l’inverse
          1/ La société fait des bénéfices
          Si le taux d’imposition dans le pays A est suffisamment faible pour que la différence avec l’impôt sur le capital dans le pays B permette de financer le transfert de l’activité du pays B au pays A alors oui il peut y avoir délocalisation
          2/ Sinon il n’est pas intéressant de délocaliser
          3/ L’entreprise ne fait pas de bénéfices ou peu
          Il est alors intéressant pour elle de délocaliser. Encore faut-il qu’elle trouve les financements pour le faire.
          Comme vous le voyez il y a un, en dehors des autres contraintes économiques un calcul coût avantage assez complexe. Ce d’autant plus que les bénéfices des sociétés ne sont pas réguliers.
          J’espère avoir été plus explicite


        • Mor Aucon Moraucon 9 juin 2011 12:22

          Cette proposition est aussi reprise par Jorion et semble , du moins conceptuellement, être la plus juste et la plus à même de redorer le blason de l’activité productive. Il faudrait, maintenant, que les experts sortent les calculettes et étayent par les chiffres, la viabilité de ce projet et de la transition à effectuer.

          Je m’en vais, de ce pas, lire Maurice Allais. Merci pour votre très intéressant article.

          • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 13:14

            Merci et excellente lecture. Je vous conseille particulièrement la deuxième partie sur la réforme monétaire qui, si elle avait été adoptée en son temps nous aurait évité divers crack et crises dont la dernière qui nous laisse encore convalescent


          • anamo 9 juin 2011 13:20

            Ne pas imposer les Plus value et Droits de succession !

            Car ce ne serait pas une accumulation de biens, de capital .... ?

            Passe encore, que les Droits de mutation soient exonérés, car simple transfert de propriété.
            Plus value et successions constituent un enrichissement qui peut, éventuellement, être restitué sous forme de rente, donc doit être taxé.


            • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 15:43

              Il y a une continuité d’imposition sur les successions. l’impôt sur le capital s’applique des donateurs aux héritiers de manière continue. Quand aux plus-valus à partir du moment où le capital est taxé les revenus tirés de celui-ci ne le sont pas. 


            • jpm jpm 9 juin 2011 17:31

              Petite question... avec votre systeme, aurais-je le droit d´acheter des emprunts d´etat a 5% ? Si je vous ai bien lu, je pense que oui. Alors c´est genial, car je gagnerais sans rien faire chaque annee un differenciel de 3%. Effectivement chaque annee je recevrais 5% net d´impots sous forme de coupons et je verserais mon aumone a l´etat de 2% sur la valeur du nonimal d´obligation. Pas mal comme martingale... sauf que l´etat risque rapidement de faire faillite.


            • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 17:48

              Je vous rappelle qu’actuellement une assurance-vie comprend environ 30% d’obligations d’Etat et totalement exonérées de plus-value et d’impôt sur la succession. Si les Etats se ruinent c’est parce qu’ils ne maîtrisent pas leurs dépenses et que par démagogie électorale ils promettent ce qu’ils savent ne pas pouvoir financer reportant sur leurs successeurs la charge de leurs décisions. L’argent ne tombe pas du ciel, c’est avec de l’imagination de la rigueur du travail que 99% de la richesse se crée le reste n’est que rentes de position et c’est justement celle-ci que l’impôt sur le capital entend supprimer.


            • jpm jpm 9 juin 2011 18:38

              Non si l´etat se ruine c´est surtout parce qu´il n´a pas assez de recettes... parce que des lois felones telles que les lois TEPA ont permis a de riches personnes de ne plus payer d´impots ou en tout cas beaucoup moins. Avec moins de recettes et des depenses qui augmentent a cause de la crise, forcement on creuse les deficits a coup de milliards... que devront rembourser les futurs travailleurs pour le plus grand bonheur des rentiers.

              Alors vous n´avez pas repondu a ma question, mais dans votre systeme il suffit bien d´avoir un peu d´argent pour continuer a s´enrichir... du moment que l´etat a besoin de financer ses deficits. En gros c´est bien un impot redistributif que vous decrivez... qui va des pauvres vers les riches smiley Tiens ca me rappelle cette histoire d´excedent sur le RSA destines aux pauvres qui pourrait compenser les exonerations d´ISF destinees aux riches.


            • Bulgroz 9 juin 2011 13:30

              En Mars 2011, la cour des comptes a effectué un comparatif France Allemagne

              Rapport de la Cour des comptes sur « Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne (312 pages)
              (Cour des comptes dirigée par un socialiste).

              http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_prelevements_fiscaux_soc iaux_France_Allemagne_04032011.pdf

              I) page 53 Les prélèvements fiscaux et sociaux en % du PIB :
              Etat : France : 15,4%, Allemagne 11,8%
              Autorités locales : France 5% Allemagne 12,1%
              Sécurité sociale : 22,4%, Allemagne 15,1%
              Union européenne France 0,3%, Allemagne 0,3%

              Totale Prélèvements : France 42,8%
              Totale Prélèvements : Allemagne 39,3%

              La France prélève 3,50 points de PIB de plus par rapport à l’Allemagne.

              ii) page 111 Tableau n° 14 : Recettes de la fiscalité du patrimoine (2009, en % du PIB – total des recettes perçues sur les personnes physiques et les personnes morales)

              Total des impôts sur le patrimoine
              France : 3,41%
              Allemagne :0,85%
              Moyenne (2007) des 19 pays membres de l’UE et de l’OCDE :1,79%
              Pays OCDE : 1,80%

              La France prélève 2,7 points de PIB de plus que l’Allemagne au titre du patrimoine
              .

              Peut raisonnablement affirmer que l’État allemand rend à ses concitoyens un service significativement moins bon que l’État français ?


              • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 15:54

                Le sujet n’est pas le même. Même si je vous rejoins en pensant qu’avec 39% voir même 35% comme cela était le cas dans les années 60 jusqu’à 73 en France l’ETat doit pouvoir financer ses fonctions essentielles. Le problème que vous soulevez a déjà été évoqué par Tocqueville qui prédisait que (je simplifie) la démocratie par démagogies successives se positionnerait comme un « pater familias » intervenant sur tout pour flatter les clientèles politiques et conduirait inexorablement les citoyens à l’irresponsabilité et l’assistance. Une forme de servitude consentie.


                • Antoine Diederick 9 juin 2011 20:06

                  la dette est exponentielle apparemment , l’activité durable est linéaire apparemment .....


                • Le péripate Le péripate 9 juin 2011 16:14

                  C’est quoi une justice redistributive ?

                  Parce que la justice, c’est ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est à toi. D’accord ?

                  Alors qu’est-ce que cette nouvelle justice qui te donne le droit de me prendre ce que j’ai ? Le contraire de la justice, l’injustice.

                  Donc, justice redistributive = injustice.

                  Merci.


                  • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 16:26

                    La justice n’est certainement pas ce qui est à toi est à moi et réciproquement. Ce qui est à toi est à toi, ce qui est à moi est à moi. Mais comme moi, lorsque tu marches sur un trottoir, lorsque tu roules sur une route... ni l’un ni l’autre ne sont à toi, ni à moi, elles sont à nous, et nous devons les entretenir. C’est pour cela que l’on prend une portion de ce qui est à toi et de ce qui est à moi pour que l’on puisse l’un et l’autre rentrer chez soi. et c’est cela une forme de justice.


                  • Le péripate Le péripate 9 juin 2011 17:14

                    Oui monsieur. Mais comme vous êtes économiste, vous devez être intelligent. Et ce que vous venez de me décrire c’est au mieux une justice participative. Ce qui ne change pas grand chose, chacun paye sa note.
                    Alors ? C’est quoi qui justifie que ce qui est à moi devienne à toi dans la justice redistributive ?


                  • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 17:18

                    Je rajouterai comme la fort bien démonter Hayek que la justice sociale n’a pas de sens. Et pour surenchérir que Rosthbard a monter que tout impôt était forcement arbitraire. En revanche je vous recommande dans la poursuite de votre « conversion » la lecture de Allais qui me paraît être juste dans le sens où ce qui est acquis par l’échange est par nature équitable car résultant d’un partage de surplus entre les protagonistes alors que l’acquis qui perdure par origine, sans cause est injuste. De là cette proposition d’impôt sur le capital.


                  • Le péripate Le péripate 9 juin 2011 17:49

                    Sauf que la richesse crée par l’échange ne provient pas d’un partage de surplus (lequel, où ?) mais bien d’une meilleure allocation des ressources.

                    Exemple pour les lecteurs.

                    Jean est boulanger. Il hérite d’un filet, valeur sur le marché 300 euros.
                    Paul est pêcheur. Il hérite d’un pétrin, valeur 300 euros.

                    Valeur 300 euros certes sur le marché mais Paul et Jean ne sauront pas valoriser leur héritage.
                    Ils échangent. 300 euros contre 300 euros. D’un point de vue comptable il ne s’est rien passé. Où est le surplus ?
                    Mais on comprend bien que le pétrin et le filet vont faire gagner de l’argent à nos compères une fois échangés. Ca, c’est la création de richesse par meilleure allocation des ressources.

                    Accessoirement, le pétrin et le filet, c’est du capital.


                  • Antoine Diederick 9 juin 2011 19:53

                    filet et pétrin sont « du capital relatif » sous forme d’investissements durables à amortir.....

                    jusqu’au moment ou il faut réinvestir en moyens de production....


                  • Le péripate Le péripate 9 juin 2011 21:25

                    Et l’on réinvestit avec de .... l’épargne. En fait capital est le mot à utiliser en novlangue économique quand on veut taxer l’épargne.


                  • Antoine Diederick 9 juin 2011 21:50

                    épargne c’est pas de la rente......forcement.....

                    la rente du capitaine d’industrie n’a rien à voir avec l’épargne des classes moyennes et du travailleur, ce n’est pas du même ordre....de valeur.

                    il faut s’intéresser à la manière dont se transmet le capital en France....attention, je ne suis pas pour faire une critique acerbe de ceux qui par chance ont pu faire héritage du succès de leurs parents....

                    et comment ce capital se réinvesti.....pour créer de nouveaux lieux de travail et d’’initiatives....avec le risque qui va avec...

                    il ne s’agit pas de louer le capital « casino »,


                  • François Saint-Cast François Saint-Cast 10 juin 2011 10:07

                    Par surplus il faut entendre l’écart entre la valeur subjective qui existe entre le vendeur et l’acheteur. Jusqu’à quel prix je monte pour obtenir le bien, jusqu’à quel prix je descends pour céder le bien.


                  • François Saint-Cast François Saint-Cast 9 juin 2011 16:18

                    Intéressantes courbes exponentielles qui restent exponentielle tout au long de leur parcours ce qui est la caractéristique d’une fonction exponentielle. En ce qui concerne la création monétaire il y a ce qu’on appelle la règle d’or le taux de croissance = le taux d’intérêt = taux de croissance de la masse monétaire. Votre raisonnement suppose que ce sont les mêmes qui empruntent tout le temps et qu’ils ne remboursent jamais. Le seul cas connu en l’espèce est celui des Etats car effectivement ils bénéficient d’une durée de vie infinie. Les autres dettes sont en général compensées partiellement par de l’épargne ou garanties par du patrimoine et s’éteignent à échéance.


                    • Antoine Diederick 9 juin 2011 19:50

                      Très bonne idée, par ce biais, encourager le travail et non la rente.

                      A moins que la rente soit réinvestie dans l’économie ou réinvestie sour la forme de « société de patrimoine »....

                      bon faut discuter cela....

                      immuniser les bas revenus de l’impôt....à la limite sous un certain seuil de revenus ne plus percevoir l’impôt.


                      • jpm jpm 12 juin 2011 16:57

                        Encourager le travail et non la rente... dites vous. Je pense que comme pour un contrat de pret il faut bien lire les petites lignes de la proposition de l’auteur. En effet, sous un habillage populaire et des formules joyeuses du genre encourager le travail et non la rente, c’est tout le contraire qu’il nous presente.

                        En gros il propose de remplacer l’ impot sur le revenu progressif, l’impot sur les societe et les droits de succession par un super ISF dont le taux maximum de 2% annuel (pour les tres grosses fortunes) serait l’equivalent du taux maximum de l’ISF avant reforme ( pour information le gouverment a vote ce weekend un loi qui supprime le bouclier fiscal et fait passer le taux maximum de l’ISF de 1,8% a 0,5%).

                        Maintenant il faut savoir qu’un patrimoine bien gere peut rapporter entre 5 et 10% brut chaque annee ce qui suivant les cas generent des impots (impots sur les societes et/ou impots sur les revenus). Maintenant si vous remplacez ces impots par un impot plafonne a 2% du patrimoine, ca devient le jackpot assure pour tout ceux qui ont deja des biens car meme plus besoin de prendre des risques et de travailler pour s’enrichir. C’est donc bien le paradis des rentiers et l’enfer des travailleurs pauvres. 

                        En effet, l’etat ayant plus de mal a se financer risque de devoir economiser sur les budgets sociaux et augmenter les impositions directes comme la TVA ou la CSG. Au bout du compte ce seront des veritables economies d’impots pour les plus riches, compensees par ceux qui travaillent et une baisse des budgets sociaux par les plus pauvres.

                        La formule de l’auteur fonctionnerait uniquement avec un taux d’imposition qui consomme une partie du capital chaque annee... c’est a dire des taux annuels superieurs a 5% voire 10% pour les plus grandes fortunes. Evidemment ces taux seraient progressifs et beaucoup plus bas pour les petits patrimoines.


                      • Antoine Diederick 9 juin 2011 19:57

                        je plusse l’article....merci à l’auteur...


                        • Antoine Diederick 9 juin 2011 20:46

                          mais tant qu’à faire, ya tout de même un prob sur la création de monnaie, malgré Bâle III


                          • François Saint-Cast François Saint-Cast 10 juin 2011 10:31

                            La question de la création monétaire est effectivement importante. Pour l’instant, et malgré les « Bâle ». Il y a une perpétuelle création monétaire de la part du système bancaire à partir des dépôts des personnes le ratio de couverture est de 8% « cooke » dans Bâle I et Mc donough dans Bâle II. Cette création parfois non contrôlée prive la collectivité de ressources. Sur le sujet je renvoie une fois de plus à « Impôt sur le capital et réforme monétaire » où il est préconisé une couverture à 100% des crédits et une indexation systématique des taux à l’inflation. La contrepartie des crédits accordés est alors l’épargne des personnes. et la progression est entièrement contrôlée par la banque centrale. Les ressources liées à cette création reviennent au budget des Etats ou de l’Europe


                          • Gargantua 10 juin 2011 04:15

                            L’arlésienne de la reforme des impôts revient à mettre la charrue avant les bœufs, comme nos hommes politiques ne sont pas prés à quittés leurs mandats et qu’ils verrouillées tous, on n’est l’on d’une reforme véritable.

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