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Accueil du site > Actualités > Economie > Salariés sans papiers : le gouvernement s’oppose aux syndicats (...)

Salariés sans papiers : le gouvernement s’oppose aux syndicats et… au patronat !

Quand le dialogue social, s’appuyant sur la réalités des situations s’oppose au verbe politique, cela provoque quelques remous... Entre la nécessité économique, le droit social et l’affirmation du débat politicien sur « l’identité nationale », c’est le boomerang qui revient sur la tête du ministre...

Le nombre des salariés sans-papiers est aujourd’hui estimé entre 200 000 et 400 000.
Il y a une semaine, les organisations syndicales de salariés CFDT, CGT, SUD et UNSA ainsi que la C.G.P.M.E. et l’association patronale ETHIC, ont étudié un texte favorisant un dialogue pour sortir une position basée sur la réalité de la situation actuelle.
 
C’est d’abord avec une grande franchise que le constat est tiré puisque l’on indique que "l’emploi d’étrangers sans titre de séjour est une réalité économique aujourd’hui dans notre pays".
 
En indiquant respecter la législation nationale, le texte propose de définir clairement les critères d’obtention des papiers quand on est salarié et déclaré depuis au moins un an.
Ce réalisme permet à l’association ETHIC de défendre l’idée d’une « green card » (façon U.S.A.) pour, selon sa représentante, que le « salarié qui bosse avec un contrat de travail… ait un permis de séjour ». Ce qui ne signifie pas un lien entre nationalité et obtention de ce type de titre de séjour.
 
Ce texte commun, fruit de discussions d’un dialogue social de bonne tenue n’a pas manqué de provoqué quelques remous.
 
D’abord, chez certains responsables de la …C.G.P.M.E. elle-même qui semble aujourd’hui relativiser sa signature à la veille des élections régionales où le thème « immigration- identité nationale » pourrait favoriser quelques votes vers l’extrème droite et génant de facto la majorité gouvernementale. 
 
Ensuite au gouvernement, où le texte ne semble avoir été reçu officiellement que mardi dernier (après avoir questionner la direction de la C.G.P.M.E. d’où sa relativité) car le ministère de « l’identité nationale » a mis en cause la véracité de la signature de l’organisation patronale ainsi que d’autres organisations. Le ministère de M. BESSON a indiqué à la presse que  "selon ses informations, il semble que certaines des six organisations concernées indiquent n’avoir signé aucun texte, et ne pas apporter leur soutien à la démarche » en complétant le propos par …une demande formelle d’un "courrier signé" !
 
Réactions assez vives tant du côté de l’association patronale ETHIC qui parle d’une exigence « hors sujet » en ajoutant une protestation sans équivoque « si dès qu’on donne vie au dialogue social, on nous dit - mais où est le paraphe sur la page 3-cela confine au grotesque  » selon les mots de son vice-président Leonidas Kalogeropoulos.
 
Quand à la CGT (Francine Blanche), elle analyse un « embarras patronal  » qu’elle juge « normal  » car "le patronat n’aime pas se mettre en avant" (sur ce sujet).

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15 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 12 mars 2010 20:50

    Merci pour cet article. Dommage que cela n’intéresse personne. Les Agoravoxiens préfèrent militer pour l’abstention....

    C’est à désespérer de l’être humain.

    Pour revenir plus prêt du sujet de l’article, j’ai toujours été effaré que l’on trouve normal qu’un humain doive avoir des papiers pour avoir le droit de vivre . Nous en sommes tous là, devoir justifier notre existence. smiley


    • viva 12 mars 2010 21:12

      On s’en fiche des sans papiers ce ne sont plus ni que des problèmes qui viennent polluer et influencer la politique française.

      Si vous voulez soutenir les sans papiers donnez leur vos indemnités d’élus et pourquoi pas vos revenu tout court ... Et ne nous faite plus suer avec cela.

      La vie est suffisament dur pour devoir encore porter sur nos épaules toute la misère du monde ... Vous soutenez les sans papiers financez les vous même ...

      La ficelle est devenu trop grosse pour être avalée ...


      • Romain Desbois 12 mars 2010 23:29

        viva

        Demandez vous pourquoi des humains vont jusqu’à parfois risquer leur vie pour venir vous emmerder !

        Demandez vous si le fait qu’EMMAUS vende à vil prix les fringues qu’on leur donne sur les marchés africains mettant les fabricants locaux en faillite ;

        Demandez vous si les conteneurs pleins de poulets congelés que l’on envoie en afrique à coup de subventions à l’exportation et que l’on vend moins cher sur place que les poulets élevés , jetant dans la misère les éleveurs locaux ;

        Demandez vous si tout ça (et la liste est longue) ne les poussent pas ces gens à venir vous emmerder en France !

        On ne demande à personne de supporter la misère du monde, ce sont les miséreux qui la supportent ! On demande au moins de ne pas être ceux qui les jettent dans la misère pour ensuite les exploiter en France !

        De quelle ficelle parlez vous ? Le string ne se met pas sur la tête, savez vous ? smiley


      • viva 13 mars 2010 01:19


         Chacun son destin, hors de question de partager la misère, la charité ne m’intéresse pas chacun doit faire en sorte de s’en sortir, en retroussant ses manches.

        Les sans papiers ce sont avant tout des clandestins incapable de se prendre en charge. Devons nous les assumer nous ?

        La réponse est non !!!

        Je le dis, on s’en fiche de ces gans, ce sont des cloches, nos en avons suffisament sur place poui en faire d’autre.

        Pour rappel, en France 8 millions de ,personnes sous le seuil de pauvreté, 5 cmillions de chômeurs et un nombre incalculable de personne vivant grace aux système sociaux.

        En attendant ceux qui bossent, qui suent, souffre au travail n’en peuvent plus,.

        Nous sommes de moins en moins nombreux à créer de la richesse par notre travail, faut il encore que l’on nous rajoute des personnes à charges. A un moment donné il faut dire stop ..


      • foufouille foufouille 13 mars 2010 10:35

        l’article parle de travailleur sans papiers
        200 000 - 400 000 !!!!!
        donc les gars bossent
        on leur despapiers temporaires et on leur retient une part pour payer le billet de retour
        une cotisation pour « immigre »

        en plus ca fait beaucoup de negrier genre buffalo


      • liebe liebe 13 mars 2010 11:23

        Oui hein monsieur, vous vous en fichez des sans papier, vous vous en fichez des personnes qui vivent à cause de vous et de votre égocentrisme forcené sous le seuil de la misère..
        Bien entendu, et vous le criez aut et fort, car ainsi vous allez pouvoir être soutenu par tous les racistes qui pullulent sur agoravox..

        « Moi, j’ai rien à me reprocher, je suis toujours clean, je roule à 120 sur les départementales et je ne supporte pas que les flics viennent m’emm...Ils n’ont qu’à aller récupérer les sans papiers et les ficher dehors...
        J’en ai rien à foutre d’eux, d’ailleurs, je pense sincèrement qu’ils m’emm... car ils touchent les allocs, alors que cet argent y s’rait mieux dans ma poche....C’est mes impôts .....
        Y payent leurs impôts ?
        Ben grand ben leur fasse, ils sont C... les M......
         »
        « Nous avons suffisamment sur nos épaules pour prendre toute la misère du monde. »
        Je ne veux pas dire mais je suis certaine que la grande majorité des agoravoxiens ne vivrait pas en France aujourd’hui, si dans des temps reculés, leurs ancêtres n’y avaient pas été accueillis...Mais la mémoire est courte et surtout ne donnons pas la chance aux autre de s’en sortir ...Ils n’ont pas le droit.. car ils prennent les miens...
        Désespérant ...




      • Romain Desbois 14 mars 2010 01:46

        viva

        Avez vous au moins lu et compris mon commentaire ?

        J’étais en train de vous expliquer par quelques exemples que nous fabriquons aussi la misère à l’autre bout et que la meilleure façon que ces gens ne viennent pas vous emmerder c’est d’abord de faire en sorte qu’ils puissent rester vivre là où sont nés.

        Vous souffrez du syndrome de Frankenstein  ! smiley

        Mais je me demande si je ne me fatigue pas pour rien ... smiley


      • ddacoudre ddacoudre 13 mars 2010 11:52

        bonjour remiaufrere

        assez curieuse effectivement la réaction du gouvernement, j’avais entendu parlé d’une grève des travailleurs immigrés je n’ai pas suivit la conclusion.
        par contre quelques commentaires m’ont laissé songeur sur leur capacité à comprendre que si les pays de ces pauvres qui viennent chez nous effectivement) nous coupaient la source de pétrole qui représente plus de 70% de notre activité économique ils n’auraient plus besoin de venir chez nous car nous serions plus pauvre qu’eux, c’est dur l’ignorance de ne pas savoir d’où nous tenons notre prospérité.

        cordialement.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 mars 2010 13:31

          Salut DD,

          ça fait mal en effet ce fil plus comptable que compatissant. Les sans papiers sont les esclaves des temps modernes qui participent le mieux aux grands groupes de bâtisseurs et restaurateurs qui les emploient. Faites le compte, ces entreprises devraient 400.000 X 500 ( ou 1000 ) euros de paye + 400.000 X mille euros de charges = + - 600.000.000 d’euros...tu comprends pourquoi personne ne bouge, la restitution de ces sommes change qqch dans les établissements concernés, montrant du doigt les entreprises du cac 40 et justifiant les plaintes de l’Etat dans les chiffres des déficits publics.

          et pourtant, je compatis, travail = carte de séjour renouvelable et obligation de déclaration auprès de l’urssaf...


        • jakback jakback 13 mars 2010 15:08

          Les sans papiers terme politiquement correct pour désigner les clandestins, qui si il travaillent, sont taillables et corvéables a merci, ils servent uniquement a faire baisser les coûts du travail et de fait a augmenter le chômage, faire baisser les rentrées fiscales du travail, si vous ajouter les frais de santé, il est aisé de comprendre a qui profite le crime.
          La priorité doit être la chasse aux passeurs et employeurs de ces clandestins, condamnés a de lourdes peines (prisons + amendes ) ensuite seulement expulsions des clandestins.
          Mais la je rêve


          • isabellelurette 13 mars 2010 19:06

            Le terme politiquement correct n’est ni « sans papiers », ni « clandestin ». Derrière ces mots il y a des personnes qui ont eu raison de fuir des conditions économiques ou politiques ou de sécurité inhumaines.

            On peut bien sûr aussi voir comment améliorer les conditions de vie dans les pays de départ. On parle de Total en Birmanie ? de Pasqua en Afrique ? de l’exportation des croupions de poulet congelés en Afrique ? des droits de la presse en Tunisie ? .... tous ces sujets concernent aussi la France ...

            La priorité devrait être d’accueillir ces personnes, de les intégrer à notre société, .... comme beaucoup d’étrangers ont eu la chance de l’être dans un passé pas si vieux.

            La punition que représentent les charges sociales suffisant bien à compenser notre générosité !


          • bob 13 mars 2010 18:11

            Pas d’accord pour donner des papiers aux sans-papiers.
             
            - Tout d’abord, le choix de venir en France ( notament) s’est fait sur le mensonge des passeurs selon lesquels tout le monde ferait fortune en Europe. Eux touchent de grands revenus tandis que la moitié des prétendants arriveront à bon port, l’autre moitié mourra en route ou échouera en tentant de le faire.

            - Ensuite les sans-papiers seront utilisés comme esclaves par des individus sans foi ni loi : entre délinquence officielle ( prostitution, petites arnaques et autres escroqueries) et exploitation pure et simple par des personnes physiques ou morales, aucune garantie d’enrichissement ou de visibilité sur leur futur n’est possible.

            - puis dans la directe lignée du second point, ces clandestins font une concurrence directe aux travailleurs en France ( dont certains fraichement régularisés). Cela donne une pérénisation de la paupérisation des classes pauvres ( voire moyennes) sans enrichir qui que ce soit d’autre que les exploiteurs.

            - De plus, le départ de forces vives d’un pays en faveur d’un autre appauvrira le premier sans forcément enrichir le second. Les clandestins sont généralement payés pour tout ou partie au noir. Une partie du salaire lorsqu’il tombe échappe donc au fisc. De plus, l’entreprise ne déclare pas cette partie « au noir » pour ne pas avoir à payer de charges dessus et augmenter conséquemment sa marge. Il s’ensuit plusieurs problèmes : en cas d’accident, le clandestin est jeté du chantier ( au sens large du terme), s’il arrive à terme de son contrat sans aucune récrimination/ problème de santé, il n’est pas sur d’ètre repris tout comme il n’est pas sûr d’ètre payé. Enfin, sa régularisation fera une excellente publicité pour les autres postulants ( afin de toucher toutes sortes d’aides payés par les autochtones) qui voudront faire de même.

            - Enfin, pourquoi donner le vernis de la légalité à des gens qui ont toujours voulu vivre dans l’illégalité. Cela implique qu’il existe deux types d’application des lois : la première correspond à ceux qui la suivent et la seconde à ceux qui ne veulent pas et pour lesquels tout est permis. En ce cas la loi perd de sa légitimité en admettant de facto une inégalité de traitement des individus selon des termes de culture ( couleur de peau ?).

            Pour conclure, il est compréhensible que les bobos souhaitent donner des papiers aux clandestins car cela légitime leur « combat » tout en ayant leur nègre ( à prendre au sens colonial du terme) qui leur sert leur café ou leur cuisine dans leurs restaurants car il faut bien souligner que le bobo est aussi humaniste qu’un pirate chargeant un galion qu’il sait rempli d’or.


            • delamothe delamothe 13 mars 2010 19:10

              Ces patrons sont des negriers, tout simplement avec en plus l’aide des syndicats, d’hommes politiques et d’associations.


              • Et hop ! Et hop ! 14 mars 2010 19:54

                Le plus incroyable c’est que les syndicats de gauche soient d’accord pour exploiter la misère du monde et faire baisser toujours plus les salaires.

                Avec 5 millions de chômeurs, des listes d’attentes démentielles pour obtenir un HLM, on se demande comment il peut y avoir des gens qui osent demander une augmentation du nombre de travailleurs immigrés. La France n’a absolument pas 200 000 emplois à fournir à des nouveaux arrivants.

                Au nom de quel principe de justice faut-il donner les emplois et les logements HLM à des nouveaux arrivants en fraude, plutôt qu’aux Français et aux immigrés ayant un titre de séjour régulier, si ce n’est parce que les clandestins sont obligés d’accepter des emplois au noir et sous payés. Une fois qu’ils seront régularisés, on les licenciera pour ne pas devoir les payer normalement, et on recrutera d’autres esclaves.

                Ce sont uniquement les pauvres qui vont devoir partager avec les centaines de milliers de très pauvre qui arrivent chaque année, pas les nantis et les rentiers qui font généreusement la promotion des filières esclavagistes, comme l’auteur de cet article.

                C’est facile d’être généreux avec l’argent des pauvres. Prenez des immigrés au chômage chez vous, nourrissez-les, mais n’exigez pas que que ce soient la pauvres qui partagent le peu auquel ils ont droit. Vous savez bien que les allocations, les RSA, les logements HLM, les secours sociaux sont en quantité limitée, déjà très insuffisante. Vous le savez, donc vous êtes des salopards.

                Alors, proposez une cotisation de 20 % sur les salaires des fonctionnaires et des retraités de la fonction publique pour accueillir et loger de nouveaux immigrés. Mais n’exigez pas que cet effort ne porte que sur les chômeurs, les handicapés, les précaires, les assistés.


                • Romain Desbois 15 mars 2010 13:14

                  si vous ne souhaitez pas qu’ils viennent « manger les allocs des bons français » , il faut faire en sorte non pas qu’ils n’aient pas envie de venir içi mais qu’ils n’aient pas envie (au sens très large) de partir de chez eux.
                  Voir mon commentaire plus haut.

                  Commençons par ne pas aggraver la misère de ces gens dans leur pays d’origine.

                  L’exemple des espagnols et des portugais est probant. Dés que leur pays d’origine a eu un niveau de vie à peu près égal au nôtre, l’immigration massive s’est stoppée d’elle même. certains sont même repartis de France.

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