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Sanofi Licenciements : l’alibi indécent de « l’insuffisante recherche française »

Sanofi, 1ère entreprise pharmaceutique européenne d’origine française se désengage peu à peu de ses centres de recherche et développement en France.

Chris Viebacher, directeur général de Sanofi depuis fin 2008 (ex-numéro 2 de GSK), secondé depuis 2009 par Elias Zerhouni, responsable de la R&D (ex-directeur du très célèbre « NIH institute » américain), ont pris la mesure de la recherche européenne et française : nulle !

Début juillet 2012, la Direction Générale annonçait la mise en sursit des 2 sites les plus emblématiques de la recherche sanofienne : fermeture prochaine du site de Toulouse (650 chercheurs) et arrêt de toute recherche sur le site de Montpellier (250 chercheurs). Sanofi ne conservera de sites de recherche et développement que sur les zones d’excellence scientifique que sont Paris, Lyon et…à la grande surprise de beaucoup d’esprits éclairés …Strasbourg. Toulouse et Montpellier sont sacrifiés sur le billot de la soi-disant médiocrité de leur tissu scientifique ?!

Vu de l’intérieur de Sanofi, cet alibi indécent d’une direction désormais très anglosaxonne n’étonne même plus, la résignation se mélange presque à la colère. L’émoi viendra d’ailleurs, de la très large communauté scientifique nationale et de ces 2 villes sous la forme de pétitions, de demandes d’excuses et de démonstrations écrites d’une excellence scientifique de renom mondial qui n’est plus à démontrer. Rien n’y fera, le couteau est tiré de son étui, le bourreau doit faire son œuvre quoi qu’en dise le politique, le scientifique, le patient ou le médecin.

L’alibi est grotesque mais ne nous y trompons pas, la recherche pharmaceutique européenne et française est en péril depuis longtemps. Sanofi ne fait que suivre ce qu’on fait avant lui dans les années 2000 les 2 autres mastodontes de la pharmacie que sont Pfizer et GSK : le chercheur français est un des plus brillants, des plus innovants, il n’est pas très cher contrairement à ce que l’on laisse croire mais les règlementations trop protectrices empêchent les actionnaires d’en faire une variable d’ajustement.

Sanofi n’est restée en France que parce que Sanofi était restée une entreprise française de la volonté seule de Jean-François Dehecq, l’emblématique ancien PDG qui avait façonné ce groupe de ses propres mains : « la maison, notre maison » disait-il à ses salariés dans d’interminables discours où il soulevait les foules et une motivation sans borne de ses salariés. Chris Viebacher et Elias Zerhouni ne semblent aujourd’hui ne soulever que la peur et le mépris.

L’alibi est indécent : la recherche pharmaceutique française ne serait ni assez innovante ni assez productive. Pourtant, de manière constante de 2006 à 2012, Sanofi aura réalisé (avec des chercheurs majoritairement basés en France et en Europe) chaque année une 30aine de milliards de chiffre d’affaire et entre 5 à 9 milliards de bénéfices nets. Dans le métier de la pharmacie où le développement d’un médicament est de l’ordre de 15 ans, ces bénéfices indécents sont bien le fruit du travail de chercheurs compétents et innovants et non pas de dirigeants à peine en place depuis 3 ans. Pourtant, aujourd’hui depuis le 5 juillet 2012 comble de l’ironie, ces mêmes chercheurs sont devenus subrepticement incompétents, insuffisants...et nuls !

L’alibi est abject, Toulouse et Montpellier sont les sites originaux de la petite Sanofi d’antan, ceux qui hébergent ces chercheurs têtus qui en ont fait les heures dorées, comme si il y avait au-delà des nécessaires sacrifices boursiers comme le meurtre du père à réaliser.

Si personne ne fait rien, Sanofi Toulouse et Sanofi Montpellier mourront, certes les armes à la main mais mourront comme un des derniers cris d’agonie de la recherche européenne et française. Depuis 2008, Viebacher aura mérité son surnom de « Smilling Killer » : la seule branche Recherche et Développement est exsangue. Les sites sont tombés sous les coups de boutoir, un à un : abandon de Bagneux, Rueil-Malmaison, Evry, Milan, Alconbendas, Budapest, Porcheville, Alnwick, Quai de la Rapée, Toulouse-Labège, Franckfort, Cambridge, Anthony, Avenue de France ... 4000 postes de chercheurs ont été supprimés en 3 années pour le seul continent européen… La branche production n’est pas de reste, des pertes d’emplois encore plus marquées et des sites de productions passés du nombre de 28 à bientôt 16 si l’on ne compte que l’Europe et des milliers de visiteurs médicaux licenciés et des fonctions support laminées et externalisées.

En 2011, Chris Viebacher aura touché un salaire indécent (même pour un footballeur) de plus de 17000 euros par jour (hors primes) et aura distribué 35% des bénéfices aux actionnaires soit 3,8 milliards. Chris Viebacher ne reculera pas, il a promis 50% aux actionnaires en 2013 et doit donc trouver pour la deuxième fois en 4 ans, 2 milliards d’économies supplémentaires.

Une partie se fera apparemment sur « des salaires » et des vies gâchées car de réel alibi, il semble qu’il n’y ait que le profit !

 


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5 réactions à cet article    


  • Cassiopée R 7 mars 2013 14:41

    Les emplois qui sont délocalisés ne sont pas remplacer par les emplois du même secteur d’activité, il n’y a pas de mutation des emplois délocalisés vers un autre ou un nouveau secteur d’activité, ce sont des emplois perdus définitivement, uniquement pour que les dirigeants, les financiers et les actionnaires fassent plus de profits.

    Les conséquences sont nombreuses, augmentation du chômage de masse, rareté de l’emploi, pression sociale par la baisse sur les salaires, les droits sociaux et les revendications, moins d’impôts par le manque d’activité de type industrie ou service donc de financement pour les services publics : écoles, santé, aides diverses, déplacements,...


    • doctorix doctorix 7 mars 2013 16:03

      Et encore, tout ça n’est rien.

      Quand le scandale des vaccins-bidon éclatera, ce ne sont pas 900 chercheurs qui seront au chômage, mais tous les employés de la boite.
      Tous ces cerveaux pourront alors être disponibles pour chercher quelque chose d’utile.
      Selon les plans de l’industrie vaccinale, ce sont 300 vaccins qu’on se prépare à nous glisser sous la peau : grâce au ciel, cette industrie mortifère se cassera la figure avant que ça n’arrive, et elle croulera sous les procès.
      Un bon conseil aux investisseurs : investissez ailleurs que dans cette industrie de mort..
      Tiens, au hasard, lisez ça pour vous faire une idée du désastre : et tout ceci se passe avec la complicité de l’OMS, complètement infiltrée par le cancer des labos vaccinaux.
      Je n’aurai pas plus de regret pour la disparition de Sanofi que pour celle de Dassault, ou de tout autre marchand de mort.

    • sylvie 7 mars 2013 17:16

      Je ne voudrais pas vous remonter le moral , mais les plus grands labos partent en Grèce profitant de l’effondrement de la legislation locale et des salaires... bon courage


      • chmoll chmoll 7 mars 2013 19:33

        mais que fait le chevalier arnaud de monteladessus ?


        • paul 7 mars 2013 20:43

          Une loi se prépare en Australie pour rendre les vaccins obligatoires ...un modèle pour l’UE . Big Pharma et ses profits géants prospèrent grâce à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de médicaments inutiles voire dangereux, donc avec - au mieux - le laisser faire des autorités dites de contrôle, qu’elles soient nationales ou internationales ( cas du vaccin H1N1) .Les conflits d’intérêts continuent .

          Pour la R & D et l’emploi, c’est le chantage : bénéficier de l’AMM ou licencier .Les arguments grossiers des dirigeants de Sanofi font penser à ceux « du primate ignorant » de Titan .
          Pas de soucis pour les investisseurs et les actionnaires, ils trouveront ailleurs des sources de profit, mais quid des emplois, souvent très qualifiés, laissés sur le carreau ?

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