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Accueil du site > Actualités > Economie > Sarkozy, l’erreur historique

Sarkozy, l’erreur historique

Jean Peyrelevade vient de publier chez Plon un livre au titre provocateur : « Sarkozy, l’erreur historique  ». Je vous recommande vivement de lire ce livre à trois titres :
1- pour sa vertu pédagogique (un vrai cours de macroéconomie pour les nuls !) ;
2- pour la synthèse des chiffres de l’économie française comparée à l’Europe, dont l’Allemagne, nous aidant à comprendre la réalité et l’évolution depuis dix ans (je suis d’ailleurs fière d’avoir contribué à la collecte de ces données), ainsi qu’une rétrospective même depuis le premier choc pétrolier des années 70 ;
3- pour une analyse claire et limpide, qui apparaît comme une évidence et qui pourtant apporte un nouvel éclairage à la politique économique de la France, certes critique à l’égard du gouvernement actuel (et de ses prédécesseurs), mais aussi constructive car conclut par des propositions réalistes. C’est un langage de vérité, que les Français devraient apprécier, commençant à réaliser les mensonges, la langue de bois, les fausses promesses dont ils sont l’objet électoral.
Que nous révèle ce livre en substance ?
 
Que les problèmes de ralentissement économique de la France proviennent essentiellement de deux maladies :
 
- la détérioration forte des marges des entreprises françaises (les PME), comparées à nos voisins européens et même mondiaux, handicapant nos entreprises en matière de capacité d’autofinancement, donc d’investissement notamment en recherche et développement, expliquant leur problème de compétitivité concurrentiel à la fois en termes de prix de vente et de niveau de l’offre, en particulier dans l’industrie (80 % de nos exportations), d’où une réduction progressive des exportations et une augmentation des importations, donc un déficit commercial qui équivaut aussi pratiquement au déficit public ;
 
- un déficit public important et endémique de presque 3 % du PIB (limite autorisée des critères de Maastricht) coûtant donc 3 points de croissance !, alimentant une dette publique gigantesque de 1 200 milliards d’euros (arrivant à 64 % du PIB annuel de la France, presque égale aussi à la limite du critère autorisé de Maastricht sur la dette). Non seulement ce déficit est insupportable et révèle un Etat qui vit au-dessus de ses moyens et finance les besoins d’aujourd’hui par l’impôt de demain supporté par les générations futures, mais il est la source même du problème de réduction des marges des entreprises et de notre problème de croissance.
 
Des propositions
 
Il faut donc commencer par réduire le déficit public et soutenir les PME, en allégeant leurs prélèvements fiscaux et leurs charges sociales comme le disait François Bayrou dans son programme présidentiel (les deux emplois sans charge pour les PME, le Small Business Act…), afin qu’elles puissent reconstituer leurs marges et investir pour l’avenir et pour retrouver leur compétitivité.
Or, les réformes engagées par Nicolas Sarkozy n’attaquent pas ce problème de fond, ni celui du déficit (qu’il dit vouloir combattre, mais s’engageant à une réduction d’1 milliard par an pendant les cinq ans de mandature, autrement dit rien) ; elles sont « cosmétiques », populistes car démagogiques et inefficaces :
- la relance par la demande prétextée par Nicolas Sarkozy est un leurre surtout dans un contexte d’offre insuffisante (excédent d’importations et la demande excédentaire aurait pour effet d’augmenter encore de 40 % les importations) et elle entretient de surcroît une illusion auprès des citoyens, payante électoralement que la relance est compatible avec une hausse de pouvoir d’achat. Cette politique enfonce de plus en plus nos espoirs de croissance futurs. Seule une politique de l’offre serait aujourd’hui efficace (envers les entreprises et la production) ;
- les économies attendues de certaines réformes (non-remplacement des départs en retraite des fonctionnaires, simplifications administratives, fusions d’administration) ne sont pas à l’échelle nécessaire et ne pourront se faire que dans la durée (il sera alors trop tard !). Alors qu’il faudrait de la rigueur et avoir le courage d’augmenter l’impôt des ménages (et non des entreprises), mais néanmoins sans l’augmenter sur les couches sociales défavorisées et même les classes moyennes. On pourrait même supprimer carrément l’impôt sur les sociétés (qui est aujourd’hui d’1/3), ce qui permettrait aux entreprises à la fois d’augmenter l’investissement et les dividendes versés aux actionnaires (sur lesquels l’Etat pourrait appliquer un taux de prélèvement plus important pour récupérer d’un côté l’impôt abandonné de l’autre).
 
Jean Peyrelevade nous explique aussi son désaccord avec une imposition de type TVA sociale (qui est tout sauf sociale !), rappelant aussi que la TVA est une « Taxe sur la valeur ajoutée » dont on oublie trop souvent le dernier terme (taxe grevant aussi la valeur ajoutée des entreprises) en l’assimilant à une taxe sur la consommation (grevant le consommateur), alors qu’il faut tenir compte des effets induits de prix. Cette TVA « sociale » permettrait selon certains de bénéficier d’un effet équivalent à une dévaluation monétaire au sein de la zone euro en avantageant les exportations et en renchérissant les importations (que la France ne peut faire sur l’euro), mais qui sans rigueur pourrait être annihilée par d’autres effets.
 
Dès sa parution, le livre a dû piquer au vif et a donc reçu des critiques acerbes, notamment dans Les Echos (surtout celui-ci et celui-là de Jean-Hervé Lorenzi ou encore celui d’Eric Chaney) et dans Le Figaro (Nicolas Baverez qui a conseillé Nicolas Sarkozy et se sent donc personnellement visé par la critique), essayant de parer aux attaques, prétextant que les critiques sont plutôt « personnelles » à l’égard de Nicolas Sarkozy que, sur le fond (ce qui est complètement faux, au contraire), Jean Peyrelevade ne propose rien ou de manière évasive (encore faux !), à croire que ses détracteurs sont de mauvaise foi ou n’ont pas lu le livre. De plus, ils disent absolument n’importe quoi, le renvoyant aux nationalisations engagées par François Mitterrand en 1981 (alors qu’il s’est exprimé en opposition à ces nationalisations), aux déboires du Crédit lyonnais et de l’affaire Tapie (alors qu’il est arrivé un an après pour redresser la banque), à l’affaire Exécutive Life (également datant d’avant son arrivée, lui-même ayant été mis en examen par le gouvernement de Californie à titre de « faux témoignage » et reconnu innocent). Mais on sait tous aussi que Les Echos appartiennent à Bernard Arnaud et Le Figaro à Serge Dassault…
Le Monde de son côté respecte une totale neutralité en en donnant des extraits.
 
Certes, le titre est provocateur, et Jean Peyrelevade s’en excuse dès l’introduction. Il aurait pu s’intituler « Sarkozy, un tournant historique ? » ou bien « L’Empire Sarkozy empire la France » ou « Sarkozy : des fausses réformes »… Peu importe, c’est le contenu du livre qui est intéressant, un message de vérité.
 
Jean Peyrelevade est un homme courageux, intelligent, exemplaire et hors du commun. Ce n’est ni l’argent qui l’intéresse (il était un des patrons du CAC40 le moins payé, volontairement eu égard aux salaires indécents de ses confrères) ni les honneurs et les paillettes. Il défend des idées et il a à cœur de redresser la France. Je peux témoigner personnellement de ses valeurs personnelles, de son charisme et de sa droiture. Lorsqu’il a redressé le Crédit lyonnais, j’y travaillais et j’ai eu l’occasion de le rencontrer déjà à l’époque, m’étant occupée du plan de secours de l’incendie du siège et du passage à l’euro des marchés de capitaux. Ce qu’il a fait est exemplaire. Tous les salariés ont fait un sacrifice, de salaire et d’efforts redoublés pour que la banque s’en sorte (l’activité bancaire, elle, était saine, malgré les investissements malheureux des filiales Altus et SDBO, mais a dû en subir cruellement les conséquences notamment sur son personnel) et ils étaient fiers de ce redressement et de leur président, que leurs efforts portent leurs fruits.
 
Certains reprochent aussi à Jean Peyrelevade de ne pas tenir compte des risques de récession (politique de rigueur plus difficile dans un tel cas) et de la récente crise financière et énergétique, dont il parle peu, se concentrant sur son sujet. Mais c’est parce que volontairement il n’a pas voulu mélanger tous les problèmes. Parlons déjà de la situation actuelle. Si elle s’aggrave avec d’autres crises, d’autres « infections » dans notre économie, il faut quand même déjà soigner nos deux maladies principales.
 
Jean Peyrelevade apporte aux Français un message de vérité. Mais cette vérité dérange car elle appelle des sacrifices et elle met en exergue « l’erreur historique » de Nicolas Sarkozy.
 
Article publié sur Mediapart, France Démocrate, AgoraVox, le blog Marianne Republique

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66 réactions à cet article    


  • Traroth Traroth 1er septembre 2008 10:57

    Pas d’accord. Ca ne veut pas dire qu’il a tort.


  • Traroth Traroth 1er septembre 2008 11:18

    Non.


  • Sylvie et Nicolas Sylvie et Nicolas 1er septembre 2008 14:47

    Non
    Dire et écrire qu’aucun gouvernement, de droite ou de gauche, n’aurait eu le courage de dépasser le discours de la hausse du pouvoir d’achat, posture qu’il juge électoraliste, démagogique et économiquement néfaste, proposant de jouer plutôt l’offre ; Peyrelevade le fait déjà depuis un certain temps.
    Je me souviens d’avoir lu un tel papier tout juste après l’élection présidentielle


  • beubeuh 4 septembre 2008 15:44

    A part ça vous attaquez la l’auteur du livre, non ce qu’il y dedans.


  • Emile Red Emile Red 1er septembre 2008 11:04

    "Les économies attendues de certaines réformes (non remplacement des départ en retraite des fonctionnaires, simplifications administratives, fusions d’administration) ne sont pas à l’échelle nécessaire..."

    Quand aurons-nous des économistes assez crédibles pour comprendre que le salariat n’est pas une variable d’ajustement ?

    Les économies de l’état peuvent et doivent passer par un autre chemin que la réduction d’effectif qui est un cautère sur une jambe de bois, il semble que les économistes ne comprennent pas qu’un salaire en moins, ce sont des charges, des impôts, des taxes, des achats, de l’activité commerciale et industrielle en moins. Faut il être un pauvre paysan pour comprendre cela ? Il y a des miliers de façons de réduire le coût de l’état sans systématiquement passer par les réductions de personnel, il serait même foncièrement nécessaire de mettre beaucoup plus de monde dans certains domaines lacunaires (inspection des impôts, du travail...)
    L’état peut aussi se réapproprier les secteurs publiques bénéficiaires (autoroutes, télécommunications, eau, électricité...) en applicant le vieil adage qui dit qu’"il vaut mieux vendre les patates que le champs de patates".

    Il faut arrêter de prendre les vessies pour des lanternes, et M. Peyrelevade connait les vessies bancaires qui assassinent consciencieusement et l’état et les PME, alors donner des conseils, OK, mais d’abord savoir faire amende honorable du secteur qui est le plus inflationiste et destructeur de richesse auquel il a participé.


    • Traroth Traroth 1er septembre 2008 11:18

      Si l’Etat veut faire des économies, il devrait commencer d’abord et avant tout par les multiples subventions aux gros groupes, qui délocalisent et ne payent pas d’impôts en France. La Cour des Comptes elle-même a déjà dénoncé leur inefficacité et l’absence de tout contrôle exercé par l’Etat sur l’usage fait de cet argent. Vos impôts aident à délocaliser plus vite ! Et ce sont des milliards qui sont ainsi jetés par les fenêtres, en pure perte (dans le meilleur des cas...)


    • ZEN ZEN 1er septembre 2008 12:05

      Emile, bonjour

      J.P. est du sérail, bien sûr, mais il est intéressant que ce connaisseur du milieu banquaire mette l’accent sur certaines dérives, comme ici

      De même que Stiglitz , ancien directeur de la B. M.., est crédible quand il évoque la faillite du système financier globalisé et la nocivité du FMI


    • Emile Red Emile Red 2 septembre 2008 12:03

      Mage, vaut-il mieux un super patron installé par l’état dans une société mixte avec un salaire de nabab ou doit-on privilégié une multitude de salariés se partageant ce pactole dans une société nationalisée ?

      Préférez vous payer 10€ à votre opérateur téléphonique quand 15% vont aux actionnaires ou quand 15% vont à l’amélioration du réseau ?

      Préférez vous payer 10 polyvalents supplémentaires et que les détournements fiscaux disparaissent ou laisser faire comme aujourd’hui ?


    • Abolab 1er septembre 2008 11:19

      Egalement : Sarkozy, la grande manipulation, d’Olivier Bonnet, dans toute vos librairies préférées...

       


      • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 11:23

        Les extraits que j’ai pu lire de ce livre dans "Le Monde" suggèrent en effet un livre intéressant.
        Sur l’analyse, l’absence d’investissement productif est sans doute l’élément clé du problème économique : à la fois par la manque d’investissement en R&D, mais aussi fiscalement par des baisses de fiscalité non-productives (type bouclier fiscal).

        Le discours de Mr Peyrelevade est parfois un peu trop macroéconomique, mais identifie bien les principaux obstacles à une relance économique de notre pays, et propose des solutions de bon sens. On peut lui reprocher un certain manque d’audace dans certains domaines (économie sociale, microcrédit etc...) mais ses recommandations auraient au moins pour mérite d’assainir la situation. Dans un premier temps, c’est sans doute de cela qu’aura besoin la France après la période Sarkozy.

        Pour conclure, ce livre et son auteur suggèrent une vision assez classique de l’économie ; si c’est celle portée par le Mouvement Démocrate, nul doute qu’il ferait mieux que le gouvernement actuel, l’un des éléments clés étant de favoriser le tissus de PME et l’entrepreunariat, alors que le gouvernement actuel défend principalement les grandes entreprises peu créatrices de richesse (et d’emploi). On aimerait cependant un peu plus de créativité à long terme, qui intégre notamment l’aspect "durable" de la croissance, mais on peut imaginer que ce sujet serait plutôt porté par Mme Lepage dans ce parti.


        • pallas 1er septembre 2008 12:56

          Je trouve que Sarkozy, commence a avoir un role international, tel que la Georgie en Europe, et meme en interieur. Il y a beaucoup moin de racailles que sa soit dans ma ville qui est en banlieue parisienne et a Paris meme. Il y a 2 ans, il y avait des racailles un peut partout, et sortir le soir, devenai quelque peut dangereux. Ont peut critiquer la politique de Sarkozy, mais il faut dire, qu’il est bien plus courageux que Chirac, qui lui ne faisai que de l’esbroufe, le RSA, par exemple, une taxe sur le Capital, et derriere la protection fiscal, restera t’elle qu’elle, et les riches ne pourront pas se fourvoyer. Pour le secteur publc, il faut dire, que greves a repetition, des salariés, dont beaucoup se croient tout permis, alcoolisme, retard, il faut voir dans le milieu hospitalier, a se demander si les personnes soignants ne sont pas des cas pathologiques, sa ressemble limite au gag des "inconnus", si vous ne l’avez pas, il faudrai le voir. Il est evident qu’il faut revoir tout le systeme et serrer les Boulons, donc je pense qu’il ne s’en sort pas trop mal, pendant que la gauche s’effondre totalement, avec des luttes des chefs, je pense qu’il sera elu a nouveau.


          • arturh 1er septembre 2008 13:03

            Pas la peine de le lire.

            Voilà ce que raconte le livre. Le livre dit que Perelevade est énarque. Donc, il explique que Sarkozy est une erreur historique parce que historiquement, le pouvoir de la Vème république est réservé aux énarques, en particulier depuis les années 70 où la première génération d’énarques a pu arriver aux affaires.

            Peyrelevade est un pur produit de cette génération, passé directement des ministères à la banque. Aujourd’hui, 90% des institutions financières sont contrôlées par les énarques : Société Générale, BNP, Parti Socialiste : même programme : Quel énarque va remplacer l’énarque qui dirige ?

            Sarkozy est donc bien une anomalie historique : il a pris la place d’Alain Juppé, énarque, qui avait été programmé pour diriger l’UMP pour ensuite remplacer l’énarque Chirac à la Présidence de la république. Rappelons qu’à partir de 1974, il y avait obligatoirement un énarque en position d’éligible à la présidentielle. Mitterrand a pu prendre la pouvoir en associant la gauche avec la première génération de gauche de l’Ena : Fabius, Jospin, Chevènement, Rocard.

            A partir de 94, il avait deux énarques en position d’éligible : les français devaient OBLIGATOIREMENT élire un énarque comme Président. On sait ce que ça a donné en 2002 : l’apothéose, Chrirac, un énarque élu avec 82% des voix, comme Vladimir Poutine...

            Sarkozy est bien une erreur historique d’un point de vue d’un Peyrelevade...


            • Marianne Marianne 1er septembre 2008 19:06

              J.Peyrelevade n’est pas énarque. Il a fait Science Po (eco-fi) et Polytechnique.


            • Marianne Marianne 1er septembre 2008 19:19

              Bon, chers internautes, vous me décevez beaucoup. Le niveau baisse sérieusement sur AgoraVox. Je ne vous reprocherai même pas les fautes d’orthographes, si au moins on comprend le contenu et qu’il cherche à faire avancer le débat, mais je trouve ici, sauf quelques exceptions dont Voltaire :

              - des affirmations complètement erronées sur Peyrelevade et son implication dans les affaires du CL, sa bio etc,

              - pratiquement pas de débat sur le fond des critiques et des propositions de J.Peyrelevade.

              Si on veut faire avancer la France, la sortir de l’ornière, il faut prendre ces sujets au sérieux et les discuter, les argumenter, comparer les solutions en faisant référence à des études et des chiffres fiables, qui sont complémentaire et peuvent sembler parfois contradictoires parce qu’ayant des angles d’attaques différents. Je pense personnellement qu’enfin parler des entreprises, surtout des PME, qui sont à la base de l’emploi, en prouvant chiffres à l’appui qu’elles ont été trop alourdies de charges comparé à leurs concurrentes étrangères, expliquant le problème de croissance, et ’insister sur la réduction du déficit rapidement, quitte à augmenter l’impôt sur des classes de population qui pourront le supporter, sont 2 idées clés à discuter absolument.
              Question commentaires, cela méritait mieux !


            • arturh 2 septembre 2008 10:25

              A tous : une erreur s’est glissée dans le commentaire de "vinvin" :

              A la place de "J’espère pouvoir quitter le continent européen le plus rapidement possible, afin de vivre tranquille sous d’ autres cieux, et je suis en train de me préparer pour cela. ", il fallait lire :

              "Je profite du fait que je vis dans la région la plus riche du monde ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(nominal ) pour m’offrir le luxe de voyager. Merci l’Europe libre d’où on peut aller à peu près où on veut grace aux droits qui me sont accordés en tant que citoyen européen ( http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/ue-citoyennete/citoyennete-europeenne/ ) dans tout le reste du monde. Hé oui, pensez donc, j’aurai pu avoir la malchance d’avoir un passeport cubain, par exemple. Donc je vais profiter de mes privilèges pour aller pleurnicher chez les autres et leur expliquer avec l’arrogance habituelle d’une certaine catégorie d’européens combien ils ont de la chance de ne pas avoir mes privilèges..."


            • Crazy Horse Crazy Horse 2 septembre 2008 12:07

              Très bien, allons-y, réfléchissons à la situation économique du pays.

              Première question à se poser : comment se fait-il que la dette s’élève encore à quelques 1150 milliards d’euro alors qu’on a payé depuis 73 environ 1200 milliards d’euro d’intérêts ?

              A qui doit-on tout cet argent ? Par quel abominable phénomène un Etat souverain peut-il s’endetter comme une vulgaire entreprise ?

              Le problème de la dette publique pourrait se régler ainsi : on annule la dette détenue par des français voire même celle détenue par des étrangers (on est quand même la 4ème armée du monde, ils vont pas nous emmerder pour de la monnaie de singe). Et puis surtout on dénonce l’absurdité de ce système qui interdit à l’Etat d’emprunter à sa banque centrale mais qui l’oblige à emprunter sur les marchés financiers, pour le plus grand bénéfice des gens comme Mr. Perelevade (au passage).
              On revient à système un peu comme avant la loi de janvier 1973 de Giscard d’Estaing.

              Est-il besoin de rappeler qu’avant 73 c’était les trente glorieuses, et que l’inflation moyenne sur la période 1950-1972 était de 5,5% pour un taux annuel de croissance moyen de 5%. Tandis que depuis 73, la croissance est en baisse continue (on doit avoir une petite moyenne autour de 2%). Et l’inflation ? 5,1% de moyenne entre 1974 et 2007...

              On nous a dit que les politiques n’étaient pas des gens raisonnables, qu’ils étaient incapables en matière d’économie et que lorsque la Banque Centrale était sous leur contrôle ils injectaient trop de monnaie quand ça les arrangeait, provoquant une montée de l’inflation. Bon, au moins quand ils avaient besoin d’argent les politiques, c’était pour construire des autoroutes, des écoles, des hôpitaux, etc.
              Et les banquiers privés eux ? Sont-ils plus raisonnables ? Je ne crois pas (qui peut le croire vu l’actualité ?), mais la différence c’est que l’Etat devenu vulgaire client doit leur verser des intérêts. Et à quoi servent ces quelques 40 milliards annuels d’intérêts versés à des hommes déjà riches (puisqu’ils peuvent prêter) ?
              A acheter les autoroutes, les rues, les infrastructures, les batiments construits avec l’argent qu’ils ont prêté aux Etats, avec intérêts... Vachement astucieux les mecs !
              Où ça nous mène tout cela ? Je ne fait plus confiance aux banquiers privés.

              Une fois qu’on aura réglé ce problème de dette publique en reprenant le pouvoir de création monétaire et en bottant le cul à tous ces créanciers cupides (qui s’arrachaient déjà les anciennes terres du royaume et de l’Eglise à la fin du XVIIIème, en remboursement de la dette de l’époque, comme en témoignent les documents de l’époque). Une fois qu’on aura réglé ce problème, et bien on allègera les charges des PME à hauteur des 40 milliards d’euro que l’on versait jusqu’alors aux picsous.

              On fera sauter la TVA, taxe injuste par excellence, quitte à se fâcher avec nos voisins européen complices de cette arnaque qui sert uniquement à rembourser les dettes des Etats, et on instaurera la taxe sur les gros pourris qui font pleins de fric sur la misère des gens et qui se marre bien en voyant comment tous ces malheureux gobent toutes les conneries qu’on leur rabâche à longueur de temps.

              On inscrira le Culte de la Croissance sur la liste des Sectes dangereuses et personne ne croira plus à l’infaillibilité du libéralisme économique.

              Plus tard, on racontera à nos enfants comment l’humanité s’est faite manipulée pendant au moins 50 ans par une bande de financier farceurs, et on rigolera à notre tour en nous rappelant comment ils pleuraient et appelaient leur maman le jour où le peuple se décida enfin à les ensevelir sous leurs tonnes d’or fondu.

              On se tournera enfin vers de nouveaux modèles économiques, fondés sur de nouvelles bases plus réalistes et surtout humanistes.

              Bon, ça ressemble à un coup de gueule, non ?

              Arrêtez de nous prendre pour des billes. Ceux qui profitent le plus du système ne sont certainement pas ceux qui sont le plus à même d’en faire la critique objective...


            • Emile Red Emile Red 2 septembre 2008 12:22

              Comprendre :

              Voltaire ne peut que dire de belles choses puisqu’il est, comme moi (l’auteure), membre de la secte de l’hippophile béarnais.

              Les autres ne peuvent être qu’inconcilliants et faibles d’esprit puisque non adhérents aux préceptes hautement philosophiques distillés par notre éloquent guide tracto-chevalin.

              Il est bien évident que la qualité orthographique est un marqueur de qualité rhétorique et que l’auteure ne peut entrer dans un débat où chaque intervenant ne lit ou n’écrit Anglais, Allemand, Italien, Japonais, Elfique, Latin, ancien français dans le texte.

              "Quelle est donc cette plèbe hableuse, chère, entachant mon discours de cette bave misérable"


            • arturh 3 septembre 2008 09:56

              Le Cameroun ou le Sénégal. Excellent choix, deux pays que je connais bien. Deux ex-colonies françaises donc. Deux endroits où vous n’aurez même pas besoin de vous adapter à la langue du pays puisqu’ils ont été forcé de s’adapter à la langue française, qu’ils le veuillent ou non. Deux pays où les gens qui rêvent de pouvoir partir rêvent majoritairement de pouvoir partir en France. Oui vous pourrez regarder la télé, la télé française y est majoritairement diffusé. Les français tiennent en plus la majorité du marché de l’immobilier au Sénégal par exemple.
              Bref, vous êtes cohérent avec vous mêmes. Vous faites partie de ce qu’on trouve de pire en France, et vous allez faire ce qu’il y a de pire à faire quand on est français : du néo-colonialisme en Afrique.
               
              Et je suis sûr que vous allez aller jusqu’au bout de votre logique : en réalité vous choisirez le Cameroun. C’est quasiment la dictature la plus corrompue du monde selon les observateurs. Ce pays est donc fait pour vous. Vous avez fait le bon choix.


            • HELIOS HELIOS 1er septembre 2008 13:10

              """détérioration forte des marges des entreprises françaises (les PME), comparées à nos voisins européens """

              il faudra m’expliquer pouquoi les entreprises n’ont pas assez de marge alors qu’elles s’approvisionnent aux mêmes sources que les autres et ont des prix de vente finaux quelquefois plus elevés que leur voisines justement. notez que le prix du travail et des impôts sont tres comparables aux autres egalement. n’abusez pas des poncifs erronés svp !


               """ un déficit public important et endémique de presque 3 % du PIB """

              Encore un autre phantasme... le deficit est une forme de richesse interieure. comparez le a quelqu’un qui vivrait bien en empruntant de l’argent a ses voisins sans jamais le rendre. Même le service de ce deficit est faible par rapport a ce qu’il nous rapporte. N’oubliez pas que la dette de l’etat est toujours en contradiction avec la "concurrence libre et non faussée" et c’est peut être là qu’il faut en chercher son rejet par ces "capitaines" de l’economie,

              Quand a dire que c’est reporter sur les génération future le remboursement, c’est parfaitement faux d’autant que ce deficit a servi a construire un pays qui rentre aussi d’ans l’heritage dont vous parlez.
              Evidement, si l’etat emprumte pour enrichir les hommes politiques et les "grands serviteurs de l’etat" comme mr Peyrelevade....


              En clair, je n’aime pas du tout la politique de Sarkozy, mais je vous garanti que l’avis de ce mr est consternant de duplicité.... vous faite de la pub pour un livre qui ne vaut pas grand chose si son contenu est a l’image de ces deux exemples.


              • HELIOS HELIOS 1er septembre 2008 13:11

                Je rajouterai que Mr Peyrelevade etait un patron de "gauche" si je me souviens bien ?

                Avec cette presentation des choses, on va encore en prendre pour 5 ans en 2012, car ce n’est pas avec ces idées là que la gauche va gagner.


              • Franck804 1er septembre 2008 13:23

                Bonjour,
                Je reste très dubitatif sur l’impact d’une augmentation de l’impôt sur le revenu qui ne concernerait pas les classes moyennes.
                 Quant à supprimer l’impôt sur les sociétés pour permettre de relancer l’investissement (OK) et augmenter les dividendes versées aux actionnaires, dividendes sur lesquels l’Etat pourrait appliquer un taux de prélèvement plus important pour récupérer d’un côté l’impôt abandonné de l’autre ...
                Je trouve qu’il faut être très naïf pour rentrer dans ce jeu, la part des dividendes versées aux actionnaires a augmenté ces dernières années bien plus vite en pourcentage que les salaires et pour autant nous n’en sommes pas à appliquer une taxe signicative sur ces revenus. A comparer avec les augmentations régulières des impôts locaux et fonciers, qui sont des prélèvements touchant tous les particuliers, modestes ou pas, et qui, eux, prennent un coup de pouce tous les ans.
                Si je résume, les prélèvements augmentent tous les ans et il faudrait donc augmenter encore les impôts (des ménages les plus aisés mais qu’est ce qu’un ménage aisé), pour pouvoir reverser encore plus d’argent aux actionnaires, argent repris en partie par l’Etat sous la forme d’une nouvelle taxe ...
                Et si on versait moins aux actionnaires pour donner plus à l’Etat et augmenter un peu les salaires ? Ca serait pas de nature à parvenir au même résultat et à relancer un peu la consommation ?
                Ce que je comprends de cette proposition c’est qu’elle suggère de faire passer encore plus d’argent entre les mains des actionnaires alors que ça n’est pas utile au système et ça me parait louche sur le fond de l’intention. Maintenant je suis peut-être mauvaise langue, les gouvernements successifs ont toujours, et de tous bords, été prompts à taxer les revenus du capital ...

                Franck


                • arturh 1er septembre 2008 13:34

                  Il faut surtout être circonspect sur ces gens qui réclament toujours qu’on augmentent les impôts des autres...


                • hgo04 hgo04 1er septembre 2008 14:03

                  En tous cas, il fait vendre des livres, donc du papier, un éditeur, des marchands..... Fiscalement rentable, car il n’a déboursé aucun argent public.. et fait rentrer des taxes..

                  Continuez donc à écrire sur lui.. le photographier, le suivre et même le poursuivre...

                  Allez, comme vous aimez la pub, voir le lien suivant :

                  http://www3.fnac.com/search/quick.do?text=Nicolas+Sarkozy&category=book

                  Non, sérieux. ??? . vous y croyez encore à ce genre de livre ????


                  • toubakouta 1er septembre 2008 14:29

                    Peyrelevade alias Mr Catastrophe du Crédit Lyonnais. Tous les Français payent quotidiennement les erreurs gravissimes de ce "monsieur"

                    Le plus drole c’est qu’il y a même des crétins pour lui filer du fric en achetant son livre. Il vous la met bien profond... 2 fois !


                    • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 14:47

                      Attention à ne pas désinformer, même de bonne fois.

                      Mr Peyrelevade n’a pris ses fonctions à la tête du CL qu’après le scandale de son déficit. Il a eu à gérer ses conséquences mais n’est en rien responsable de sa mauvaise gestion.
                      De la même façon, il n’est pas à l’origine de l’affaire Executive life, dont les décisions ont été prises avant son arrivée, mais a effectivement "couvert" par ses déclarations la banque une fois devenu son patron. On peut apprécier cela de façon diverse mais il faut reconnaitre que Mr Peyrelevade a géré le CL de façon normale quand il en a été le patron (il l’a même fortement relevé à la suite du scandale).


                    • toubakouta 1er septembre 2008 15:04

                      Peyrelevade PDG du Crédit Lyonnais de 1993 à 2002. Condamné en qualité de PDG de la banque pour la vente frauduleuse (portage) dans l’affaire Adidas. Cout modique de 285 Millions D’Euros pour le contribuable.

                      Vous avez des problèmes de mémoire Voltaire ?


                    • Imhotep Imhotep 1er septembre 2008 15:21

                       C’est vous qui avez un problème d’analyse de chronologie. La vente d’Adidas s’est faite en février 1993 ! et Peyrelevade est entré en fonction en fin d’année 1993. Dans tous les agendas du monde (peut-être pas dans le vôtre), la fin d’année est postérieure au mois de février, et à part remonter dans le temps personne au monde n’a pu encore être responsable d’un acte signé 8 mois avant son accession à la direction d’une entreprise. Vous peut-être. Il n’est donc en rien responsable des accords passés antérieurement à sa venue. De plus la mise en vente avait été faite en 1992. Alors repassez un peu votre histoire. Enfin vous propagez une idée fausse. Cela s’appelle de la diffamation.


                    • toubakouta 1er septembre 2008 16:43

                      Les operations frauduleuses du Crédit Lyonnais (portage) ont continué jusqu’a fin 1994, lors de la cession a Robert Louis Dreyfus. A cette époque Peyrelevade était president du Crédit Lyonnais


                    • Forest Ent Forest Ent 1er septembre 2008 14:34

                      Pour se faire élire, Sarkozy a tenu un discours fort ambigü, qui pouvait plaire à la fois aux libéraux, aux gaullistes et aux souverainistes. C’est tout l’art de la politique dans la phase "prise de pouvoir".

                      Aujourd’hui les ultralibéraux (ou "libertariens") lui font savoir, par exemple par ce truchement, que les résultats sont en deça de leurs attentes.

                      Qui est M Peyrelevade ?

                      http://forestent.free.fr/peyrel.html

                      A l’origine faisant partie du staff techno du PS, il est "l’ami" des "amis" de M Sarkozy, ce qui montre bien que cette troupe de copains a de bonnes relations des deux côtés. M Peyrelevade est ou a été administrateur de Bouygues SA (Martin Bouygues), LVMH (Bernard Arnault), Lagardere SCA (Arnaud Lagardère), Suez (Albert Frère et Paul Desmarais). C’est également lui qui a négocié l’arrangement "Executive Life" qui a coûté au contribuable français 250 millions d’euros au seul bénéfice de François Pinault. Aujourd’hui, il exerce dans une banque italienne.

                      Cet article, une fois traduit en français, signifie simplement que les "amis" de Sarkozy qui l’ont porté au pouvoir grâce à leur contrôle des médias lui demandent plus de retour d’ascenseur.


                      • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 14:52

                        Vous qui êtes généralement bien informé, votre présentation à charge est un peu subjective, non ?
                        Peyrelevade n’est responsable ni de la faillite de la banque, ni de l’affaire executive life, qui ont eu lieu avant qu’il ne redresse le Crédit Lyonnais. On peut lui reprocher d’avoir ensuite couvert le CL pour sauver la réputation de la banque mais sa gestion a été irreprochable.
                        Peyrelevade est un économiste assez orthodoxe, sans doute du fait de sa formation. Mais par les temps qui courent il me semble plus fiable que l’économie à la sauce Sarkoziste...


                      • Forest Ent Forest Ent 1er septembre 2008 15:39

                        C’est être "à charge" que de dire que quelqu’un a des relations ?

                        Peyrelevade n’est responsable ni de la faillite de la banque...


                        Effectivement. Ca, c’est Haberer.

                        ... ni de l’affaire executive life.

                        Effectivement. Mais c’est quand même lui qui a signé à la demande de Chirac l’arrangement qui protégeait Pinault. Ca revient quand même à sacrifier sa vertu à sa carrière. Ca ne prédispose pas à donner ensuite des leçons de morale. Je n’accepte pas de "comprendre" ce genre de démarche. On crève des gaspillages d’argent public beaucoup plus que des dépenses récurrentes de fonctionnement.

                        Sa gestion a été irreprochable.


                        D’un autre côté, j’aimerais bien savoir quel a été exactement son rôle dans l’affaire Adidas. Quand à LCL, ce n’était pas une entreprise hasardeuse une fois que tout le passif avait été transféré au CDR.


                      • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 16:10

                        Nous sommes d’accord, la seule chose qui peut être reproché à Peyrelevade, c’est d’avoir accepté l’arrangement en faveur de Pinault. Discutable d’un point de vue moral, mais réaliste à l’époque comme chef d’entreprise. Peyrelevade s’est montré bon PDG, et son livre démontre qu’il est lucide sur la situation économique et les solutions possibles. Mon propos n’est pas de l’idéaliser, mais il faut aussi éviter de le diaboliser... Votre court résumé tend à jetter une suspicion sur un responsable économique aux vues de ses relations, ce qui est un peu raccourci : tout homme d’affaire se doit d’avoir de telles relations, cela fait parti de son métier. Cela ne signifie pas qu’il soit ami avec tout le monde, et qu’il approuve la politique de ses relations... Comme je le connais pas personnellement, je me contente de juger les faits et ses écrits.


                      • Forest Ent Forest Ent 1er septembre 2008 16:33

                        Votre court résumé tend à jetter une suspicion sur un responsable économique au vu de ses relations.

                        Toujours pas d’accord. Je ne porte pas de "soupçon" sur M Peyrelevade. J’affirme (et suis certain de ce) qu’il représente le point de vue d’un microcosme. Ce n’est pas illégal ni malhonnête, mais il faut juste le savoir.

                        On ne devient pas administrateur de grandes sociétés par hasard. On représente des actionnaires dont on a la confiance. C’est un poste important et significatif. C’est pour cela que j’ai beaucoup développé cet aspect sur mon site traitant des médias :

                        http://forestent.free.fr/

                        et où M Peyrelevade figurait parmi d’autres

                        http://forestent.free.fr/acteurs.html

                        .


                      • el bourrico 1er septembre 2008 14:55

                        Si Sarkozy est réélu, ce ne sera pas grace à sa "formidable action politique", ni grace à "son bilan exceptionnel", non, rien de tout ça. Ce sera parcequ’en face, il n’y aura toujours rien qu’un vide abyssal, ce sera par manque d’opposition, et il n’y a donc aucune raison de s’en réjouir.


                        l’aspect "durable" de la croissance

                        Quant à ça, c’est du mythe, c’est physiquement, géologiquement, biologiquement impossible. C’est ce qu’on vends comme remède miracle... mais comme tous les miracle, ça relève du divin et donc du fantasme. Qua des pays qui partent de rien aient une forte croissance est normal, mais nous, nous commes déjà en haut, et ça va être dur de monter plus, c’est comme tout, il y a une limite.



                        • thomthom 1er septembre 2008 16:01

                          Sarkozy une erreur ?

                          Merci à l’auteur, mais on n’avait pas besoin de son livre pour s’en rendre compte ! ca creve tellement les yeux.

                          La vérité, c’est que Sarko ou pas, on est dans la m e r d e économiquement (et donc socialement)

                          Les raisons sont multiples, mais elles peuvent se résumer à :

                          - un "système" francais poussiereux, inadaptable et inefficace... un vieux pachiderme mourant

                          - une concurrence destructive de la part de pays émergeants qui bousillent nos économies à coup de dumping social

                          - le vieillissement de notre population

                          Il n’y a pas de recette miracle, tout au plus peut-on espérer disposer de gouvernants intelligents, imaginatifs, courageux et déterminés (ca fait beaucoup pour un seul homme... Sarko n’a malheureusement que la derniere de ces 4 qualités, qui, couplé à son extraordinaire pouvoir de séduction, a permi son élection), qui pourraient au mieux "limiter la casse" et maintenir tant bien que mal le navire à flot.

                          Le problème, c’est que l’inculture économique et la démagogie de Sarko font tout le contraire : cet imbécile est en train de nous enfoncer encore un peu plus dans la mouise. On n’avait vraiment pas besoin de ca !

                          Les 15 millard d’euros annuels de cadeau fiscaux sont une fumisterie qui ne résoud pas les problemes ciblés, en agrave d’autre, et a agravé la situation des finances publiques qui était déjà dramatique.
                          Et maintennant, on se plaint qu’il n’y a plus de sous pour conduire les nouvelles réformes !!!! ca vous surprend ? pas moi.


                          • karg se 1er septembre 2008 16:02

                            On viens nous servir la soupe mauvaise conservatrice et mercantiliste, avec quelques croutons indigestes comme le lien direct et suréaliste entre le déficit du budget de l’état et le déficit de croissance (la Japonais perde donc 10% de croissance !!!) , sans parler du lien évident entre le déficit de l’état et la faible marge des PME. Supprimons l’état comme en Somalie on sera sauvé ^^

                            Tous celà n’a aucun lien direct, ce livre (ou l’article, peut être une mauvaise interprétation) semble n’être constitué sur aucune analyse post Adam Smith, je conseille à l’auteur de s’informer sur l’économie avant de sortir des énormités pareil, en commançant pas les classiques, puis Keynes, après on verra. Avoir été administrateur, même de grande entreprises, ne permet pas de s’autoproclamé économiste.



                            • Voltaire Voltaire 1er septembre 2008 16:12

                              Pourriez-vous corriger les coquilles, votre texte est incompréhensible.


                            • karg se 1er septembre 2008 17:46

                              Lesquelles ?je suis pas très doués en orthographes et mes nègres sont en grèves à cause de M.Hortefeux.


                            • karg se 1er septembre 2008 18:39

                              Mamadou vien d’arriver donc il corrige le boulot d’Abdalah qui va être reconduit à la frontière pour la peine (immigration choisit, je peux change mes nègres à volonté) :

                              "la soupe mauvaise conservatrice" mais plutôt "la mauvaise soupe conservatrice"
                              "a Japonais perde donc 10% de croissance !!!" mais plutôt "les japonais perdent donc 10% de croissance"
                              il faut aussi remplacer "Tous celà" par "Tout cela" ensuite "commançant" par "commençant"

                              Etes vous satisfait M Voltaire ? il doit en rester, mais j’ai de la place dans le charter...


                            • judel.66 1er septembre 2008 17:27

                              d’accord de bout en bout avec Voltaire.....c’est haberer le responsable de la faillite du crédit lyonnais......le scandale c’est q’haberer s’en soit tiré .... il devrait etre en prison et tous ses biens vendus au profit de l’etat....peyrelevade a hérité de la situation qu’il a bien et honnetement gerée .... bien sur ,en obeissant a chirac pour defendre pinault il a perdu sa vertu ...pouvait il faire autrement....

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