Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Sarkozy : l’umpiste

Sarkozy : l’umpiste

De déterminisme du capital au déterminisme politique.

Le thème majeur que la droite umpiste et à sa tête Sarkozy nous impose c'est « le coût du Travail ». Un item de l'idéologie libérale. Pourrait-on poser la question suivante : que coûte de donner sa santé, sa force, sa vitalité au travail sous-payé ? Pour les libéraux, ce n'est que la santé et la vitalité du travailleur, ce n'est rien comparé au profit que doit engrangé le capitaliste. Deux facteurs à des niveaux différents, l'un commande les politiques et l'autre subit les manipulation et les mensonges.

Les politiques se sont rangés aux côtés des financiers les plus voraces. Et ils ont pris leur langage. Un travailleur coûte. Comme s'il s'agit d'un chien à qui l'on lui donne quelque chose gratuitement sans contrepartie. Le travailleur quant à lui, il ne lui coûte rien de travailler. Il est gagnant, même dans la misère il reste gagnant, tout simplement parce qu'il travaille. C'est le postulat que l'on nous vend. Et cela ne leur coûte rien.

Il existe une économie, bien florissante, autour de l'idéologie libérale. Des personnes dont la source de revenu est de critiquer ou de soutenir le dogme libéral, des émissions, des conférences, des livres des prix Nobel, etc.

Cette économie est financée, comme la publicité est financée par le consommateur, par le citoyen et le consommateur, soit directement par ses dépenses, soit indirectement par ses impôts.

C'est rageant de voir des journalistes autour de Sarkozy, jouant les figurants en posant des questions pour valoriser ce qu'il a fait et tromper les gens sur ce qu'il va faire. Le but de ces émissions n'est pas l'information, mais l'endoctrinement. Ce genre de journalisme est en même temps une économie qui se nourrit et nourrit ses acteurs (publication et promotion des livres, les idées d'éditorialistes, d'économistes, d'émissions etc au service du libéralisme). Une économie dans l'économie pour défendre l'idéologie libérale.

A l'image de l'économie du fait religieux. Les constructions des lieux de culte, les pèlerinages, les dons, les diffusions sous diverses formes du dogme (livres, cd, vidéos, conférences etc). Il y a bien une économie plus ou moins développée pour asseoir une domination des esprits.

Le libéralisme fonctionne de la même manière. Il produit le discours qu'il communique aux citoyens. Ses hérauts sont les politiques qui s'approprient ce discours en le présentant comme une science empirique, une fatalité, un déterminisme face auquel il n'y a plus ou pas d'action volontaire si ce n'est la voie décidée et toute tracée par les économistes libéraux.

L'intervention de Sarkozy en est encore un exemple. Le thème central qui s'impose est « le coût du travail ». Il a repris l'exemple fourni par l'Insee, un exemple faux par ailleurs. Cette dernière a fourni (y compris à Eurostat) des statistiques fausses sur le coût du travail en France.

« l'Insee reconnaissait s'être trompé dans le décompte des heures travaillées en 2008, majorant ainsi de façon importante le coût horaire moyen, lequel était en réalité de 33,26 € et non de 37,50 €. Et, avec ces nouveaux chiffres, l'Allemagne continue de dépasser − de peu, il est vrai − la France avec 33,34 €. Certes, la progression a été plus rapide de ce côté-ci du Rhin (+14%) que de l'autre côté (+8%), ce que ne manque pas de dénoncer le Medef. Mais aussi Les Echos du 1er mars qui, par la plume d'un de ses éditorialistes, Jean-Francis Pécresse, dénonce le poids croissant des cotisations sociales (les « charges ») et parle d'une « fuite en avant vers le social ». En bref, nous disposons d'une protection sociale qui excède nos moyens et qui, de ce fait, contribue à plomber notre productivité. »

Aucun journaliste présent (y compris les deux « spécialistes » de l'économie) autour de la table n'a corrigé le Président qui se base sur une erreur grossière, et qui a été soulevée par certains médias.

Le pire n'est pas de répéter comme un perroquet une erreur et qu'aucun journaliste ne soulève la maladresse ou l'incompétence du Président. Le plus grave est de discuter un thème comme acquis et admis par tout le monde : Le coût du travail.

Mais que signifie le coût du travail ? Qu'entend-on par coût du travail ? Quelles méthodes retiendrons-nous pour évaluer ce coût ? Y-a-t-il accord sur les méthodes d'évaluation ? Y-t-il homogénéité dans les statistiques des différents pays européens ? Etc.

Le coût du travail est la pensée magique, voire sacrée qui permet aux profanes de ne pas discuter des choses qui ne maîtrisent pas, et aux escrocs d'agiter la peur et faire passer ce qui autrement ne passera pas. C'est un peu comme quand on parle de paradis et comment faire pour le gagner, croire en un seul dieu ou en plusieurs, prier cinq fois par jour ou une seule fois suffit et ainsi de suite.


les matins - Patrick Viveret par franceculture


Moyenne des avis sur cet article :  4.75/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

4 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 2 février 2012 10:34

    Les retraites chapeaux, les stocks options et les parachutes dorés ajoutés aux dividendes des actionnaires ne sont-elles pas les vraies charges des entreprises ?

    http://2ccr.unblog.fr/category/travail-emploi-chomage/


    • Richard Schneider Richard Schneider 2 février 2012 16:53

      Frida :

      D’accord avec votre article.
      Juste une précision : les politiques ne se sont pas rangés des financiers ; ils sont devenus les exécutants de ces derniers. Ex. : tous les traités européens reposent sur la primauté de la Finance et quand les politiques ne font plus l’affaire, on les remplace par des banquiers ...

      • la MAGOUILLE LEJABY-.LVMH

        QUAND SARKO BLUFFE....son ami vuItton lui donne sa dernière fausse change le FIL DU SOUTIEN GORGE LE JABY EST UN PEU GROS...et en cuir..

        du soutien de vuitton au cuir SARKO-MACHO...

        encore une entreprise qui fermera dans un an ........CE TYPES EST CAPABLE DE TOUT POUR NOUS TROMPER....NE VOUS LAISSEZ PAS ....BERNER..ENCORE UNE FOIS....


        • Vipère Vipère 2 février 2012 18:34

          Frida

          D’accord avec vous, les journalistes sont invités pour promouvoir les mesures du Ducce et récitent comme des perroquets bien dressés, la leçon du maître  !

          Peut-on s’en étonner, dès lors qu’ils accompagnent NS dans ses déplacements, tous frais payés : avion, repas et hotels ???

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

FRIDA

FRIDA
Voir ses articles







Palmarès