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Accueil du site > Actualités > Economie > Sarkozy, la rupture tranquille sous influence américaine

Sarkozy, la rupture tranquille sous influence américaine

La nouvelle n’a pas fait grand bruit et pourtant elle est révélatrice de la « méthode Sarkozy ». Ici, il ne s’agit plus de poser maladroitement aux côtés de Bush pour la postérité, mais de laisser les stratèges américains s’occuper de l’avenir de la France.

En effet, comme le confirme Le Figaro (1), Nicolas Sarkozy a demandé au Boston Consulting Group (BCG), une société américaine de conseil en stratégie, de participer à l’élaboration de son programme économique.
Passons sur l’incroyable aveu d’impuissance de l’UMP qui semble ne pas posséder les têtes pensantes capables d’élaborer un programme économique pour nous pencher sur le Boston Consulting Group, nouvelle égérie de Sarkozy.

Le BCG : l’influence ultralibérale américaine de Sarkozy

Fondé en 1963 par Bruce Henderson, préalablement vendeur de Bibles d’obédience républicaine (2), le Boston Consulting Groupe (BCG) est devenu célèbre pour avoir créé une matrice dite « BCG » enseignée dans toutes les écoles de management (3).
Cette société possède des bureaux partout dans le monde, y compris en France. Cette internationalisation permet aux USA de peser sur l’économie mondiale en fixant les normes (ce qu’il faut penser) en matière de management et d’économie : un ultralibéralisme qui ne trouve pour limite que les intérêts américains.

Car le BCG ne cache pas sa nature ni ses objectifs. Comme l’indique le site Web du BCG à Bruxelles, « il n’y a aucune limite à l’influence des consultants du BCG » (4). Et le BCG a pour philosophie (idéologie ?) « la rupture » avec l’ensemble des modèles sociaux au profit... du profit. C’est ainsi que cette firme participe à nombre de regroupements d’entreprises et aux grands projets de délocalisation notamment en Chine, ce qui apparaît clairement sur le site Internet de son siège aux USA (5).

Doit-on restructurer la France comme une multinationale ?

Le BCG exprime clairement sa volonté d’imposer le modèle ultralibéral, comme l’annonce son site Web : « Spécialisée dans le management, le BCG est perçu comme le leader mondial du consulting stratégique. Notre firme a construit ses pratiques mondiales sur son leadership intellectuel et a aidé nombre de multinationales à modifier leur approche pour les rendre plus compétitives. Nos concepts sont enseignés dans les meilleures écoles de management partout dans le monde. (...) Le BCG a ainsi pour clientes 500 des plus grandes entreprises en Amérique du Nord, Asie, Europe et Australie » (6)
Et pour cause le BCG - qui affiche une santé de fer - place en tête de ses compétences la restructuration... d’entreprises, avec pour objectif la performance (financière). Mais peut-on considérer la France comme une entreprise ? Car cette boîte de conseil a pour principaux clients des entreprises et non des Etats, ce qui nous permet d’émettre de sérieux doutes sur la capacité du BCG à entrevoir l’ensemble des enjeux sociaux et politiques que pose la conduite des affaires de l’Etat : on ne licencie pas des citoyens comme des employés chinois, on ne délocalise par la France comme on restructure une multinationale.

La rupture tranquille sous influence des USA

Cette incursion d’une des plus grosses et influentes boîtes de consulting américaines peut nous laisser songeur, car ici il n’est pas seulement question d’approche (ultra) libérale, mais également de l’indépendance de la France : nombre de propositions du volet économique du programme de l’UMP sont sorties des séances de travail effectuées entre les troupes de Sarkozy et du décidément très influent Boston Consulting Group.
Finalement, le candidat Sarkozy posant aux côtés de Bush n’était pas une maladresse, mais un signe.

Ce qui semble n’affoler personne. Ce doit être ce que le candidat aux plus hautes fonctions dans notre pays nomme « la rupture tranquille ».

Pomme

(1) L’article du Figaro

(2) D’essence républicaine, le fondateur du BCG était vendeur de bibles avant d’intégrer Harvard.
http://en.wikipedia.org/wiki/Bruce_Henderson

(3) Ce que l’on peut dire sur le BCG
http://en.wikipedia.org/wiki/Boston_Consulting_Group

(4) « Il n’y a pas de limite à l’influence de nos consultants » (en bas de page)
http://www.bcg.be/05OurTeam/5_3.asp

(5) Le BCG, conseil en délocalisation en Chine et Inde
http://www.bcg.com/our_expertise/practice_area.jsp?practice=12

(6) Le job du BCG
http://www.bcg.com/news_media/news_media_background.html

Voir aussi : « Sarkozy sous influence du BCG »
http://www.solidariteetprogres.org/spip/article.php3?id_article=2451


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360 réactions à cet article    


  • meta-babar (---.---.70.249) 7 décembre 2006 13:37

    très bien, très bien, c’est le meilleur moyen pour qu’il se plante. On comprend qu’il n’en fasse pas la pub.


    • Forest Ent Forest Ent 7 décembre 2006 20:15

      Entièrement d’accord. Un chef d’entreprise qui fait appel à un conseil en « management et stratégie » se déclare incompétent, car ce devraient être ses deux premiers talents. smiley

      Le BCG n’est pas une sombre puissance infernale. C’est une entreprise qui, comme d’autres sur ce secteur, vend au quintal des transparents stéréotypés emplis de sigles anglo-saxons en trois ou quatre lettres. Bonne chance à l’UMP. smiley


    • (---.---.25.11) 7 décembre 2006 20:47

      Faire appel à un intervenant extérieur pour jeter un oeil neuf sur son travail n’a jamais été preuve d’incompétence mais du contraire : Tout vrai dirigeant sait cela. smiley


    • Forest Ent Forest Ent 7 décembre 2006 21:24

      Et pour cela, il lui suffit de savoir s’entourer et de bien utiliser les compétences qu’il a suscitées autour de lui.

      En pratique, 95% des produits de ce genre de sociétés sont du pur vaporware. Tout ancien client sait cela. smiley


    • ... (---.---.19.74) 8 décembre 2006 09:12

      exactement Forest, un vrai bon dirigeant n’est PAS là pour serrer les boulons, il trouve la bonne personne pour le faire. Si tu ne le comprends pas ( comme l’auteur de l’article), c’est que tu n’es pas un CHEF. smiley


    • Forest Ent Forest Ent 8 décembre 2006 11:53

      Un patron idéal n’est pas chose terrestre, mais dans l’absolu ça devrait être quelqu’un qui a du jugement sur les gens, connait son marché et en a une vision, est capable de décider, de motiver ses troupes en notant et récompensant leurs succès et notant et aidant à corriger leurs échecs, sanctionnant en cas de besoin. Quand il arrive à rassembler autour de lui une équipe qui fonctionne, il n’a « presque plus rien » à faire, sauf à surveiller, et surtout synthétiser et décider quand il le faut.

      Les boîtes de « conseil » comme le BCG n’ont pas de plus value en stratégie et management, et de toutes façons rien ne peut sauver un mauvais patron. Leur business essentiel consiste à écrire sous la dictée avec une signature connue ce que d’autres ne veulent pas publier en leur nom, et éventuellement à faire quelques études opérationnelles de détail à la portée de débutants. Le tout pour 2000$/jour.

      Pour en revenir au sujet, le principal problème du loser, c’est que son "équipe est explosée entre des ultralibéraux comme Bazire, et des gaullistes comme Boutin. Pour l’instant, elle pédale dans la choucroute pour essayer de définir une ligne de synthèse. A mon avis, ce sera difficile à cause des discours précédents du loser, écartelés à 180°. Mais ce n’est pas impossible. Le PS y arrive pour l’instant. smiley


    • Hector (---.---.197.173) 7 décembre 2006 13:46

      imaginer que les affaires de l’état puisse se traiter comme celles d’une multinationale, ça fait froid dans le dos. Pourquoi personne (à part le Figaro ?) n’a parlé de ça ?


      • Christian (---.---.129.205) 8 décembre 2006 10:33

        Oui c’est vrai surtout quand on se rappel qu’il existe une forte interaction entre des institutions comme la CIA, la NSA, ECHELON et d’autres avec des entreprises privées qui sont jugés stratégiques aux Etats-Unis.

        C’est illégal, mais couramment pratiqué par nos alliés. Et plus inquiétant en plus c’est que c’est un secret de polichinelle.


      • Paulo (---.---.34.119) 7 décembre 2006 13:53

         smiley Sacrebleu, c’est de la haute trahison ! De Gaulle peut se retourner dans sa tombe.


        • Ash (---.---.186.130) 7 décembre 2006 13:58

          pas forcement d’accord, il n’a pas dit qu’il allait garder toutes les idée, il est possible que cette etude permette de faire ressortir des élément qui aurait échapé a la vue de nos politicien


          • Ash (---.---.186.130) 7 décembre 2006 13:59

            pas forcement d’accord, il n’a pas dit qu’il allait garder toutes les idées, il est possible que cette étude permette de faire ressortir des éléments qui aurait échappés a la vue de nos politiciens


            • robin (---.---.25.191) 7 décembre 2006 22:11

              SARKO EST UN TRAITE ,IL FAUT LE PENDRE .............. smiley


            • (---.---.101.8) 7 décembre 2006 14:07

              Bof...

              Beaucoup de choses me dérangent dans le modele US, mais toutefois : Est ce en France ou aux USA qu’on a la plus forte proportion d’une classe d’age qui obtient un diplôme universitaire (ou ingénieur ou autre) ??? Aux USA, et de très loin. Ou la classe moyenne a-t-elle le meilleur niveau de vie ? En France ou aux USA ? Eh bien pas en France, et de loin aussi.

              Toujours facile d’agiter l’anti américanisme, c’est comme de hurler « c’est la faute aux immigrés », ça défoule et ça évite de réfléchir à ce qui peut bien clocher dans la France d’aujourd’hui.


              • Hector (---.---.241.9) 7 décembre 2006 14:32

                Je ne pense pas que Pomme ait dit du bien ou du mal des USA. Elle précise seulement qu’une puissage étrangère est en prise direct avec Sarkozy. Question, le BCG bosse pour les intérêts des USA ou de la France ?


              • frednetick (---.---.79.124) 7 décembre 2006 14:53

                La question n’a jamais été le nbr mais la qualité du diplome obtenu.

                Si j’ai le temps j’essaierai de vous retrouver le lien vers l’article d’une prof de littérature internationale dans une fac US qui constatait avec un certain désappointement que 3/4 de ses élèves ne connaissaient pas Pablo Néruda, un peu fort pour des étudiants en lettre...

                Ceci dit ils ont aussi des diplômés de haut niveau mais le nombre n’a jamais signifié la qualité, ne mélangez pas...


              • Gnole (---.---.192.187) 7 décembre 2006 16:57

                Dites moi 101.8... qui de la France ou des USA à le taux de pauvreté le plus élevé ???

                Qui de la France ou des USA à le plus mauvais taux de couverture de santé ???

                Qui de la France ou des USA à le taux le plus élevé de mort par balle ???

                Bref votre exemple n’est pas pertinent car justement un pays ne se gère pas comme une entreprise...


              • (---.---.112.158) 7 décembre 2006 18:56

                Dites moi 187 qui de la France ou des US a le plus haut niveau de vie ?


              • le morange le morange 7 décembre 2006 19:15

                super. la bataille des chiffres... qui a l’indice de développement humain le plus élevé ? les USA...

                pour l’indice de pauvreté il s’agit que d’une pauvreté relative (l’IPH c’est ça ?), impossible de comparer les pays entre eux.

                toujours marrant de voir comment les personnes se braquent lorsqu’on parle des etats unis. 101.8 ne prétend pas que c’est un modéle type à suivre mais il y peut-être juste des bonnes idées à prendre.


              • karg se (---.---.185.150) 7 décembre 2006 21:26

                pour 1 point de PIB les USA rejettent 3 fois plus de co2 qu’un français et deux fois plus qu’un Japonnais

                le développement est une notion relative

                l’IDH ? facile de le booster avec de l’endettement...


              • robin (---.---.25.191) 7 décembre 2006 22:17

                as tu entendu parler du NOM ( Nouvel Ordre Mondial) ? .....lol...il en fait partie le gnome............des racailles !!!


              • Mars (---.---.16.223) 7 décembre 2006 22:52

                Le niveau de vie ne veut rien dire. De quoi parlons-nous ? De PIB par Habitants ? Ce chiffre n’est qu’une moyenne et ne reflète pas les disparités. En matière D’IDH les Etats-unis et la Grande Bretagne que l’on nous présente comme modèles sont derrière un pays comme le Canada dont le PIB est pourtant inférieur ! Il faut éviter de Gober les statistiques délivrées à longueur de temps pas nos médias.


              • Soif (---.---.135.140) 7 décembre 2006 23:38

                « Est ce en France ou aux USA qu’on a la plus forte proportion d’une classe d’age qui obtient un diplôme universitaire (ou ingénieur ou autre) ??? Aux USA, et de très loin. »

                C’est justement le contraire qui nous fait défaut en France : trop monde veut faire de longues études et il y a un manque de main d’oeuvre dans de nombreux métiers manuels qui ne sont plus assez mis en valeur dans la société actuelle.


              • le morange le morange 8 décembre 2006 03:07

                précision : j’ai dit que l’indice de pauvreté est « relatif » car d’aprés sa définition, plus un pays est riche et plus le seuil de pauvreté est élevé. de plus il ne tient pas compte de la propriété (fonciére, financiere ou immobiliere : 40% des « pauvres » américains possédent leur logement et 70% leur voiture) mais seulement du revenu.

                concernant les diplomes, les anglo-saxons ne font pas de fixette dessus. en france force est de constater que l’on est étiqueté en fonction de notre niveau d’étude ou de l’école que l’on a faite. si on a pas fait la bonne école, tel ou tel poste ne nous sera jamais accessible quand bien même on aurait l’expérience ou le savoir faire adéquat (je trouve toujours aberrant de voir des offres « nécessite 15 ans d’expérience dans tel secteur avec le diplome de l’école machin »).

                sur la question de l’environnement, on est d’accord c’est un vrai probléme. mais si le français pollue en moyenne moins que l’américain je doute que ce soit à cause d’une conscience environnementale plus accrue. de plus si tous les terriens consommaient autant que les français il nous faudrait 2 planétes donc faisons gaffe à ne pas trop nous poser en donneur de leçons.


              • Fred (---.---.112.19) 8 décembre 2006 11:01

                Certes les US ont plus de pauvres mais leurs pauvres sont peut etre plus riches. A titre d’information sur les pauvres aux US (en 1995) :

                * 41 % sont propriétaires de leur logement et le nombre moyen de personnes vivant par pièce est de 0,54. * 69,7 % possèdent une voiture. * 73,8 % ont un magnétoscope. * 97,3 % ont une TV en couleurs. * 13,1 % ont un ordinateur.


              • melanie (---.---.225.101) 8 décembre 2006 14:00

                ils sont propriétaires mais endettés à vie...

                et je ne suis pas sûre qu’on puisse envisager la propriété comme un indicateur de bien-être, comme ça, dans l’absolu

                (ps : je voulais réagir à cette question, même si elle n’est peut-être pas au coeur du débat... désolée)


              • le morange le morange 8 décembre 2006 14:15

                vous avez raison. la richesse n’est pas un indicateur de bien-être (soeur Emmanuelle dit « Les pauvres du tiers-monde ne connaissent pas le désespoir »). pour cela il faudrait peut-être s’intéresser à la consommation moyenne d’antidépresseur (France championne du monde dois je le rappeler)

                (effectivement je crois qu’on a pas mal dévié du débat initial smiley


              • noireb (---.---.96.144) 9 décembre 2006 17:31

                En ce qui concerne les diplomes aux USA, on ne peut pas vraiment comparer.

                Seules quelques fac sont dignes du niveau d’etude francais, pour avoir refléchi a la possibilité de faire une année chez eux, j’ai pu obtenir comme conseil (de la part de profs tres serieux, et objectifs) : « si tu connais quelqu’un dans une *bonne* fac, vas-y, sinon tu perdras ton temps et ton argent »

                Rappelons de plus que dans ce beau pays, les etudes sont payantes justement, seuls les jeunes de classe moyenne/supérieur peuvent se le permettre. Bravo le nivellement par l’argent !

                Enfin pour revenir aux *bonnes* facs, celles-ci se remplissent en attirant les cerveau du globe entier (notament francais) dans le but de les garder par la suite. J’ai pu constater de visu que certains labo universitaires ricains comportent des equipes presque entierement francaises. A contrario, les etudiants americains venant en Europe sont rares.


              • Fred (---.---.155.75) 11 décembre 2006 13:37

                "En ce qui concerne les diplomes aux USA, on ne peut pas vraiment comparer.

                Seules quelques fac sont dignes du niveau d’etude francais, pour avoir refléchi a la possibilité de faire une année chez eux, j’ai pu obtenir comme conseil (de la part de profs tres serieux, et objectifs) : « si tu connais quelqu’un dans une *bonne* fac, vas-y, sinon tu perdras ton temps et ton argent »

                Rappelons de plus que dans ce beau pays, les etudes sont payantes justement, seuls les jeunes de classe moyenne/supérieur peuvent se le permettre. Bravo le nivellement par l’argent !

                Enfin pour revenir aux *bonnes* facs, celles-ci se remplissent en attirant les cerveau du globe entier (notament francais) dans le but de les garder par la suite. J’ai pu constater de visu que certains labo universitaires ricains comportent des equipes presque entierement francaises. A contrario, les etudiants americains venant en Europe sont rares."

                Pour avoir travaille aux US a cote d’un campus universitaire et travaille avec des etudiants de ce campus, je ne peux qu’etre qu’en desaccord avec vous. Le niveau n’y est pas inferieur a celui de la France (je suis d’accord en moyenne au niveau lycee, les US ont plus d’inegalites a ce niveau).

                Deuxieme commentaire, oui les etudes sont payantes mais les US ont plus d’etudiants qui finissent un niveau universitaire que la France donc il faut croire que le cote payant n’est pas forcemment un probleme pour l’acces a un diplome.

                J’ai travaille dans un laboratoire Americain et oui la moitie de l’equipe etait etrangere. Force est de constater que les US attirent beaucoup plus les chercheurs etrangers que la France. Il faut dire aussi qu’avec des salaires divises par 2 voir 3 par rapport aux US ca va etre difficile d’attirer des chercheurs etrangers ; en France on pense que chercheur c’est uniquement par vocation et que donc il n’y a pas besoin de les payer.


              • Fred (---.---.155.75) 11 décembre 2006 13:43

                "ils sont propriétaires mais endettés à vie...

                et je ne suis pas sûre qu’on puisse envisager la propriété comme un indicateur de bien-être, comme ça, dans l’absolu

                (ps : je voulais réagir à cette question, même si elle n’est peut-être pas au coeur du débat... désolée)"

                Je ne parlez pas de la propriete comme indicateur de bien etre mais simplement comme reponse a ceux qui disent qu’il y a plus de pauvrete aux US. La pauvrete telle qu’elle est definie (moitie du salaire median) rend difficile la comparaison entre pays.

                De plus, je reviendrais sur une reponse a votre commentaire. Les Francais ne semblent pas etre plus heureux vu leur consommation d’anti-depresseurs (cr n’est pas un phenomene nouveau en plus).


              • noireb (---.---.210.115) 13 décembre 2006 19:29

                « Le niveau n’y est pas inferieur a celui de la France »

                Attention, je n’ai pas dit que TOUTES les facs ont de mauvais niveau. Mais en France, un Master2 de Lille, de Paris ou de Nice a LA MEME VALEUR (même si des disparités apparaissent doucement). Aux Etats Unis, essaye de postuler au MIT apres un cycle d’etude dans une université de seconde zone... smiley

                « Deuxieme commentaire, oui les etudes sont payantes mais les US ont plus d’etudiants qui finissent un niveau universitaire que la France donc il faut croire que le cote payant n’est pas forcemment un probleme pour l’acces a un diplome. »

                Si. Le pauvre ne peut etre diplomé.

                En revanche, aux US celui qui investit dans des etudes aura une motivation supplementaire (« hors de question d’abandonner alors que mummy&daddy ont dû hypothéquer la maison pour me payer mon inscription »).

                Pour l’aspect financier par contre, entierement d’accord. On est loin d’avoir compris qu’un peu plus de pognon pour le talent pourrait aider a conserver celui-ci.

                Par contre l’approche « par le fric » des USA est parfois choquante (anecdote véridique, lors d’une visite de labo par des jeunes ricains, leur guide qui leur pose la fameuse question : « a quoi sert la physique ?... A gagner du pognon ! »), faut aussi savoir garder des gens qui sont là par vocation (et vus les salaires, en France on est sur de n’avoir presque que ca smiley).


              • silexelis (---.---.180.2) 7 décembre 2006 14:10

                Cela parait etonnant ! Mais bon, je pense que l’interet aujourd’hui est d’avoir un panorama de différentes solutions possibles et proposables pour les problémes que connait la France.

                Après, on pourra toujours en juger

                toute jugement précédant l’analyse des propositions ne sont que purement idéologiques


                • Laurent Salters (---.---.93.191) 7 décembre 2006 14:19

                  Malheureusement, la réalité décrite dans cet article passionnant est très banale. Les cabinet de conseils sont déjà très présent à tous les niveaux de l’économie. Il existe une multitude de cabinets américains ou français qui n’ont pas grand chose à envier à BCG en ce qui concerne l’idéologie libérale. Ce que révèle en creux l’article est une conception très « manager » du politique (au sens noble du terme). Nos dirigeants politiques se vivent de plus en plus comme des « seniors managers » ou des « partners » capables de trouver des solutions à des problèmes en mettant de côté les principes de réalités et en occultant les conséquences pour les personnes. Seuls comptent les chiffres qui deviennent une sorte d’interface entre le réel et les dirigeans politiques. Il est en effet beaucoup plus pratique de conceptualiser des solutions sur des graphiques pleins de courbes que sur des queues interminables de chômeurs et de SDF. Bravo pour l’article.


                  • Zen (---.---.233.42) 7 décembre 2006 14:24

                    Chère Pomme, vous vous m’éprenez.

                    D’abord, nous connaissons la réussite de multinationales et leurs méthodes de management seraient les bienvenues dans un paysage français sclérosé par la paresse.

                    Ensuite, nous sommes depuis longtemps sous l’influence des USA que vous le vouliez ou pas . Le BCG est une entreprise reconnue dans le monde entier alors pourquoi la France se priverait de ses précieux conseils ?

                    Enfin, vous agitez le spectrer des USA comme s’il s’agissait d’ennemis à abattre : mieux vaut chercher conseil chez eux que chez le Hezbollah comme le fait Ségolène Royal.


                    • Hector (---.---.241.9) 7 décembre 2006 14:36

                      Sarkozy aime dire « Les français doivent connaître la vérité » : y compris qu’il utilise les services du boite américaine pour réaliser son programme économique ?


                    • (---.---.229.236) 7 décembre 2006 15:09

                      Les idées US, c’est pourri, mais les immigrés, c’est vachement bien ???? AH AH HA HA AH !!! Trop cons ces mec de gauches !


                    • (---.---.120.80) 7 décembre 2006 15:20

                      C’est sur, les Iraquiens se felicitent d’avoir pu beneficier des conseils des USA...


                    • (---.---.229.236) 7 décembre 2006 15:26

                      Pourquoi pas ? Les Chiliens, les Coréens, les Japonais, les Européens s’en félicite bien, eux.

                      Au fond, votre probléme, c’est que vous croyez encore que l’Europe est au centre du monde, et la France le centre d’ lEurope. Mais c’est finis tout ca mon petit. Vous vouliez l’égalité avec le tier monde, vous allez l’avoir, et les Chinois vous dicterons vos futurs normes. Ca doit d’ailleur être parce que vous le savez obscuremant que vous défendez ainsi tout les pays et régimes politiques les plus pourries : qui se ressemble s’assemble.


                    • ZEN ZEN 7 décembre 2006 16:16

                      Monsieur « zen »

                      Pour éviter les malentendus, veuillez changer de pseudo.Merci

                      La place est déja prise depuis de nombreux mois...

                      Mais il semble vous avoir déjà fait cette remarque..

                      Avis aux lecteurs : il n’y a qu’un vrai ZEN , la photo faisant foi... smiley...et l’adresse IP


                    • René Job (---.---.131.246) 7 décembre 2006 16:49

                      @ ZEN (avec l’icone) :

                      J’étais étonné des idées prônées par vôtre homonyme. Toutefois, c’est la faute d’orthographe, « m’éprenez » au lieu de « méprenez », qui m’a fait douter. Non pas à cause de la faute en soi (j’en fais aussi) ; mais tout simplement parce que le texte du commentaire est très court et qu’il est donc facile de s’auto-corriger. ça ne vous ressemblez pas. smiley

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