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Accueil du site > Actualités > Economie > Sauver Freddie Mac et Fannie Mae, et résoudre en même temps tous les (...)

Sauver Freddie Mac et Fannie Mae, et résoudre en même temps tous les problèmes des Etats-Unis

Une décision qui paraît résoudre tous les problèmes des États-Unis, mais qui remplacera des difficultés déjà préoccupantes par une crise sans doute plus importante encore, et plus décisive.

Inutile sans doute de répéter dans les moindres détails la triste histoire de ces deux sociétés jumelles, qui ont annoncé 5 000 milliards de dollars de pertes [un tiers du PIB des États-Unis], consécutives à la crise des subprimes. Elle a été décrite en long et en large dans tous les journaux, toutes les radios et toutes les chaînes de télévision. Résumons-en simplement l’essentiel.

Freddie Mac et Fannie Mae sont deux entreprises financières qui occupent le dernier étage de la pyramide du marché immobilier des États-Unis. Créées respectivement en 1933 et 1954 à l’initiative du gouvernement, elles sont cependant des entreprises privées, avec actionnaires et cotations en bourse.

Leur mission consiste à refinancer les banques et établissements financiers qui proposent des emprunts hypothécaires pour l’achat de maisons ou d’appartements. Lorsque ces prêteurs de premier niveau ont épuisé leurs fonds, ils peuvent s’en procurer de nouveaux auprès de Freddie Mac et Fannie Mae en leur cédant une partie des hypothèques qu’ils détiennent, de manière à poursuivre leur activité. C’est ce qu’on appelle « se refinancer ». Les deux entreprises jumelles, prêteuses de dernier ressort, se financent de leur côté en émettant de nouvelles actions en bourse, ou en vendant des obligations à travers le réseau des banques commerciales. Elles jouissent de la garantie implicite de l’État, ce qui leur permet de bénéficier de taux d’intérêt très bas , mais elles n’ont pas accès au guichet d’escompte de la Fed comme les banques commerciales et certains établissements financiers sélectionnés, recevant des dépôts du public.

On comprend donc que si Freddie Mac et Fannie Mae voient leur trésorerie s’épuiser en raison de la défaillance des emprunteurs, sans pouvoir se refinancer, le marché de la construction se trouve paralysé. Sans finance, pas de construction, et sans construction, on provoque le ralentissement ou l’arrêt de toutes les autres activités liées de près ou de loin à celle-ci, comme la construction électrique, l’ameublement, la peinture et ainsi de proche en proche celui de l’ensemble de l’économie. Le fragile équilibre économique actuel des États-Unis repose donc presque entièrement sur celui de ces deux sociétés majeures.

Aussi, lorsque Lehman Brothers émit des doutes (8 juillet) sur l’équilibre financier de Freddie Mac et de Fannie Mae, en annonçant qu’elles devaient se recapitaliser de 75 milliards de dollars pour faire face à la crise des subprimes, le choc de la nouvelle sur le marché boursier a été terrible. On comprend ça ! 75 milliards de dollars, ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval ! Tout cela au moment même où Bridgewater déclarait dans un mémo confidentiel que les pertes dues à la crise des « subprimes » pourraient s’élever à 1 600 milliards de dollars (9 juillet), soit près de quatre fois l’évaluation qu’en avait faite le FMI peu de temps auparavant !
Repassons donc le film de ce qui s’est passé à partir de ce moment-là.

***

Freddie et Fanny n’avaient pas attendu l’information de Lehman Brothers pour agir, et s’étaient déjà mis en quête de capitaux. Mais les deux jumelles avaient vite compris qu’elles n’en trouveraient pas en les recherchant en bourse, après avoir évoqué l’intention de lever 10 milliards de dollars (18 juillet). Les émissions d’actions peinent en effet à se placer en ce moment, car les investisseurs, souvent désargentés par la crise, ont développé une méfiance maladive depuis quelque temps. On les comprend !

***

Elles ne pouvaient pas non plus espérer une aide du côté des fonds souverains, pourtant riches de 3 000 milliards de dollars, comme avaient pu en bénéficier peu avant Merrill Lynch et Citigroup, car il était évident que l’État n’accepterait pas aussi aisément que des acteurs étrangers mettent leur nez dans des entreprises aussi stratégiques pour l’économie du pays. D’ailleurs, Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, avait affirmé qu’il n’était pas question que le statut particulier de ces entreprises soit modifié, et qu’elles devaient pouvoir fonctionner comme auparavant.

Il ne restait donc plus que l’État lui-même qui puisse sauver ces malheureuses entreprises. Or, après le sauvetage de Bear Stearns réalisé par l’intermédiation de la Fed sous la forme de son absorption par JP Morgan, de nombreuses voix s’étaient élevées contre les interventions de l’État dans la crise, et ceci pour deux raisons. D’abord pour des raisons idéologiques, le marché étant réputé pouvoir se soigner tout seul et venir à bout de toutes les difficultés par son seul fonctionnement libéré des entraves de l’État. Ensuite pour des raisons éthiques, car la manière indécente, voire malhonnête, dont le secteur financier avait agi, ne portait pas l’opinion publique à accepter qu’on aide les établissements financiers en difficulté avec les impôts des citoyens, qui n’étaient pour rien dans cette crise.

On ne devait donc, sous aucun prétexte, pratiquer une nationalisation des deux compagnies, directement ou indirectement, ainsi que le gouvernement britannique l’avait fait précédemment, pour solubiliser rapidement la faillite de Northern Rock. Néolibéralisme oblige !

***

Mais d’autres défis, collatéraux et imbriqués, confrontaient dans le même temps les pouvoirs publics des États-Unis, tous aussi importants les uns que les autres :
— une inflation frisant les 6 % ;
— un équilibre social sur lequel pèse le désarroi des expulsés de la crise immobilière [2 millions fin juin, inclues les procédures en cours]. Au seul second trimestre, 739 714 logements ont fait l’objet d’une nouvelle notification de l’une des étapes de la procédure de saisie ;
— des procédures de saisie de logements en hausse de 14 % au second trimestre par rapport au premier, et de 121 % sur un an, soit plus du double, avec la perspective de les voir se poursuivre jusqu’à fin 2009 ;
— effondrement de nombreuses banques régionales : Indymac (13 juillet), plus grande faillite bancaire depuis 1984 (32 milliards d’actifs, licenciement de 53 % des effectifs), est placée sous la tutelle de la FDIC (Agence fédérale d’assurance des dépôts bancaires) - absorption à rabais de Countrywide Financial par la Bank of America pour éviter sa faillite. Plus récemment, la First Heritage Bank de Californie et la First National Bank of Nevada, le 26 juillet. Depuis le début de 2008, sept banques ont fait faillite. Mais on commence à parler de National City, Sun Trust Bank, M & T Bank Corp, First Horizon National, Carlyle comme d’éventuels candidats au dépôt de bilan.

En outre, selon des estimations d’origine états-unienne, 100 à 150 banques du pays, notamment régionales, pourraient disparaître d’ici fin 2009 :
— augmentation du déficit budgétaire de l’État pour 2009 [exercice s’étendant de septembre 2008 à août 2009], dont le montant prévu s’élève maintenant à 482 milliards de dollars [3,3 % du PIB], interdisant de ce fait toute nouvelle intervention financière directe de l’État, comme celle de la distribution d’un retour d’impôt de 150 millions de dollars aux particuliers au cours des mois de mai et juin.
En février, la première prévision du déficit pour 2009 portait sur 410 milliards de dollars. La dernière version sera-t-elle la bonne ? Rien n’est moins sûr !
— chute continue du dollar depuis deux ans sur le marché des changes, et fuite progressive des entreprises devant les contrats libellés en dollar, ainsi que de la part des banques centrales étrangères pour la composition de leurs réserves de change.

***

Ces multiples défis dépendant assez largement les uns des autres, il était devenu progressivement impensable, aux yeux du gouvernement, de trouver des solutions séparées pour chacun d’entre eux.

C’est sans doute la raison pour laquelle le président Bush confia à son secrétaire au Trésor, Henry Paulson, la mission de mettre sur pied un plan d’ensemble susceptible de répondre globalement à la crise, en étroite coopération avec le Congrès, car les solutions entrevues impliqueraient légalement sa participation et son accord massifs.
La rapidité exemplaire avec laquelle la loi établissant ce plan fut voté par 72 voix contre 13 au Sénat le 26 juillet, un samedi, jour de la semaine au cours duquel n’ont généralement lieu ni débat ni scrutin, montre bien le degré d’urgence attaché par le gouvernement des États-Unis à la mise en œuvre de ce plan.

***

En quoi consiste le plan voté par le Congrès le 26 juillet 2008 ?
— 300 milliards de dollars d’emprunts immobiliers vont être garantis par l’État ;
— 3,9 milliards seront versés aux collectivités locales pour racheter et réhabiliter une partie des maisons saisies, de manière à favoriser leur revente ;
— un nouvel organisme de contrôle coiffera Freddie Mac et Fannie Mae, et sera doté de pouvoirs d’intervention importants ;
— la Fed est autorisée à acheter en bourse les actions des deux entreprises, ce qui lui permettra d’en régulariser le cours ;
Freddie Mac et Fannie Mae auront désormais accès au guichet d’escompte de la Fed au même titre que les banques de dépôts. Le plafond de cette facilité est fixé provisoirement à 300 milliards de dollars. Et le plus important, à ce guichet, la Fed pourra escompter les titres structurés comportant des contrats à subprimes.

À mon sens, c’est ce dernier point qui pourrait permettre de régulariser l’économie bien au-delà des problèmes du secteur financier. En effet, en donnant aux deux entreprises la possibilité d’avoir directement accès aux capitaux de la Fed [par pure création de monnaie, comprenons-le bien !], elles pourront en irriguer tout le réseau bancaire en réescomptant plus largement que jamais leurs actifs immobilisés [et notamment les titres structurés adossés partiellement à des contrats subprimes, causes de la crise]. Par voie de conséquence, les banques pourront recommencer à distribuer en aval tous les crédits dont l’économie a besoin, et pas seulement ceux qui concernent la construction.

Les particuliers pourront alors reprendre le cours de leur ahurissante consommation, stoppant momentanément la stagflation dans laquelle le pays est entré depuis le début de l’année. Ainsi seront donc provisoirement colmatées toutes les avenues menant actuellement à la paralysie de l’économie états-unienne. On est maintenant très loin de l’alternative que je présentais en mai dans un autre article intitulé : Entre le bâ̂ton et la vaseline, les États-Unis hésitent.

***

Par-delà ces futurs événements, il est essentiel de souligner le fait que les crises qui se sont succédé aux États-Unis depuis quelques années ont toutes été causées par des interventions ou des abstentions étatiques. La bulle technologique de 2001 a été causée par un refus de l’État d’intervenir dans le contrôle des opérations de bourse. Les titres de compagnies venant à peine d’être créées ont fait l’objet d’un volume de transactions délirantes, alors même qu’aucun document financier renseignant les futurs actionnaires n’avait pu être encore établi. Pure spéculation sur un futur imprévisible.

Cette crise aurait dû entraîner naturellement une remise en ordre sévère de l’économie, mais l’État voulait empêcher un ralentissement de la croissance, aussi, pour pallier les conséquences naturelles de ce gros incident boursier, la Fed baissa les taux d’intérêt de manière radicale pour relancer la machine par l’endettement des particuliers. Le taux interbancaire descendit donc jusqu’à 1 % aux alentours de 2002/2003, soit en dessous du taux d’inflation réel, de l’ordre de 3 %. Le résultat conduisait donc la Fed à accepter de perdre de l’argent par rapport à la valeur réelle du dollar.

Il était évident que les consommateurs allaient s’en donner à cœur joie, d’où une extraordinaire demande de nouvelles constructions entraînant une inflation des prix de l’immobilier de même importance. L’habitude de consommer à crédit se développa parallèlement. Le développement immobilier s’amortissant de lui-même par l’épuisement de la demande solvable, il fallut donc trouver un moyen de prolonger cette prospérité artificielle à laquelle on s’était habitué. Ce moyen fut la mise au point de crédits particuliers pour les foyers n’ayant pas les moyens de faire face à des échéances mensuelles importantes. Ce furent les contrats de subprimes.

On ne se trouvait plus alors dans la bulle créée par l’action de l’État entre 2002 et 2005, mais dans son extension volontaire par des moyens irrationnels sur lesquels l’État ferma pudiquement les yeux. Puis survint la hausse du taux d’intérêt décidé par la Fed en raison du fait que celui d’1 % devenait insoutenable, et début immédiat des défauts de paiement par les titulaires de ce type de contrat. Je passe évidemment sur les détails.

Et enfin aujourd’hui, l’État, toujours lui, intervenant directement sur le cours naturel de l’économie, et plus particulièrement sur celui de la monnaie, vient de mettre en place tous les éléments d’une nouvelle bulle, celle du dollar, croyant ainsi résoudre les problèmes entraînés par la précédente.

MAIS ! Mais il y aura un prix à payer. Ce prix sera une accélération de l’affaiblissement du dollar. Derrière la bulle immobilière, apaisée, une nouvelle bulle se formera en effet assez vite, celle de la monnaie des États-Unis cette fois, qui résultera de l’abondance des liquidités fabriquées par la Fed, aspirées et distribuées par le canal de Freddie Mac et Fannie Mae, regonflés à bloc, qui acheminera en sens inverse dans les oubliettes de la Fed toutes les mauvaises créances qu’elles pourront désormais accepter de racheter au réseau financier. Les chiffres avancés dans cet article permettent de se faire une idée des dimensions hollywoodiennes de cette nouvelle bulle.

La crise actuelle n’aura en effet été résolue que par la création continue d’une fausse monnaie ne reposant sur aucune vraie création de richesse. L’assainissement du secteur financier aura donc comme contrepartie la noyade du dollar. Cette façon de procéder aura l’avantage d’éviter la publication de statistiques, puisque les transactions seront assimilées à des transactions commerciales ordinaires.
Personne ne pourra donc plus faire de différence entre un bon dollar et un dollar frelaté. Mais il me semble qu’au plan international, le dollar sera désormais regardé avec davantage encore de suspicion qu’il ne l’est aujourd’hui, accélérant ainsi la fuite déjà commencée devant lui.

En dépit des apparences et des discours, les États-Unis seront donc devenus résolument interventionnistes en quelques années, leur gouvernement conduisant de crise en crise le pays à toute une série d’impasses cumulées atteignant progressivement toutes les structures économiques du pays.

Le néolibéralisme aura donc abouti à éliminer le libéralisme, pourtant célébré sur toutes les tribunes, faute d’avoir accepté de laisser chacune des crises traversées aller jusqu’à leur terme naturel, nettoyant au passage toutes les entreprises qui n’ont survécu jusque-là que dans l’ombre de l’État.

Les États-Unis vont donc être amenés bientôt à revenir aux pratiques de l’ère rooseveltienne, dont les effets négatifs n’ont été évités de justesse que par l’entrée en guerre du pays, en décembre 1941, après Pearl Harbor. Ils devront alors faire face à un inextricable destin.

@ André Serra http://andreserra.blogauteurs.net/blog/

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40 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 13:42

    super les ua deviennent un pays socialiste voire communiste

    la dette féederal augmente de 800 milliard d’un coup

    à l’auteur tu oublies de dire que l’état ouvre une ligne de crédit ILLIMITE ,oui,oui illimité pour pouvoir sauver les deux sociétés


    • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 13:44

      Paris, le 24 juillet (Nouvelle Solidarité)—La Chambre des représentants a approuvé la « loi sur le logement » proposée par le président de la commission des Services financiers, Barney Frank, dans sa version amendée par l’ajout de l’ensemble des mesures extraordinaires souhaitées par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Pour la faire passer, Frank devait inclure une clause élevant le plafond de la dette fédérale américaine de 800 milliards de dollars supplémentaires, pour le porter à 10600 milliards de dollars. Comme l’a fait remarquer le représentant Ron Paul, cette clause a été « enterrée » dans une loi de plus de 600 pages.

      149 républicains ont voté contre le texte de loi, allant ainsi à l’encontre d’un Paulson désespéré et du président George W. Bush, qui soutenait énergiquement son projet, et trois démocrates le rejetèrent également, enfreignant les ordres de Nancy Pelosi.

      La loi, qui devrait bientôt être soumise au Sénat, accorde une ligne de crédit illimitée à Fannie Mae et Freddie Mac, de la part de la Réserve fédérale et du Trésor. Ces deux institutions hypothécaires ont émis près de 2000 milliards de dollars dans des titres adossés à des hypothèques (MBS), détenus par des banques, des firmes boursières et des hedge funds, mais aussi par des gouvernements étrangers. Ces banques et ces fonds, ainsi que leurs titres, seront les heureux bénéficiaires de la partie « illimitée » du renflouage — et non les deux entreprises sponsorisées par le gouvernement, qui sont effectivement les seuls émetteurs de MBS encore debout (momentanément), malgré l’effondrement financier massif et la débâcle hypothécaire.

      Dans une autre section de la loi, 300 milliards de dollars de garanties sont offertes par l’Administration fédérale du logement (FHA) à toute firme financière qui annule d’anciennes hypothèques et en vend de nouvelles à des propriétaires endettés ou désespérés, pour 85 à 90% de la valeur marchande de leur maison. Ce renflouage, conçu par le Credit Suisse pour Barney Frank, vise à fixer un plancher aux pertes des banques et d’autres prêteurs hypothécaires, à 85% de l’effondrement du prix du logement ; au-delà de ce seuil, la FHA « nationalise » toutes les pertes plus importantes. (En moyenne, les prix immobiliers en avril étaient déjà de18% inférieurs à ceux de l’automne 2006.)

      Malgré la mise à disposition de ces 300 milliards + fonds illimités, le Bureau du budget au Congrès estima, dans un ahurissant déni de réalité, que cette rescousse ne coûterait potentiellement aux contribuables que 25 milliards de dollars. Conscients que c’est parfaitement illusoire, une semaine avant le vote, les membres du Congrès avaient protesté contre la clause « illimitée » de Paulson, pour finir par l’accepter lâchement afin d’éviter une panique bancaire.

      Le lendemain, Barney Frank se sentit obligé de se justifier en attaquant le HBPA (Loi de protection des propriétaires et des banques) de LaRouche (sans toutefois le nommer explicitement), qui permettrait de geler toutes les saisies immobilières, le temps de nettoyer le secteur hypothécaire. Frank admit qu’« une seconde [possibilité] aurait été de prendre une mesure législative pour rejeter les saisies. Certains le préconisent, mais je pense que cela impliquerait des problèmes d’ordre constitutionnel. » En fait, la proposition du LPAC est la seule qui soit sur la table. La confession de Frank reflète l’énorme pression que les élus subissent de la part de leurs électeurs qui soutiennent le HBPA.


    • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 14:03

      à l’auteur
      pensez vous que ce sauvetage socialisant soit utile et puisse sauver ces deux institutions

      quelles vont etre les conséquences pour l’économie us

      connaissez vous le leap 2020 et leurs anticipations,si oui pensez vous qu’ilsn puissent se tromper ?étant donner leurs anticipations,il faut esperer,sinon....

      http://www.leap2020.eu/ je suis abonné,si vous voulez,donnez moi votre mail et je vous envoie les 6 derniers numéros

      voila sinon une analyse trés bien documenté et qui va dans le sens du leap

      http://www.daily-bourse.fr/analyse-2008-2010-Crise-financiere-et—vtptc-6196.php
      http://www.daily-bourse.fr/analyse-2008-2010-Crise-financiere-et—vtptc-6199.php
      http://www.daily-bourse.fr/analyse-2008-2010-Crise-financiere-et—vtptc-6207.php




      et sinon

      http://tropicalbear.over-blog.com/article-19449157.html

      et que pensez vous u fait que la donnée m3 ne soit plus publié,pensez vous que les atorité fédéral en ai profiter pour creer une masse monaitaire hallucinante

      et pensez vous que le systéme de banque privé comme banque fédéral soit mort et que les état vont rertrouver la droit à emmetre eux même la monnaie,sans recourir à la création de dette


      je dois sortir pour quelques heures mais si vous puviez me répondre,j’en serai ravi


    • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 14:03

      c’est qui qui moinsse sans donner des arguments


    • MarcDS MarcDS 4 août 2008 15:15

      Ce n’est pas moi, mais faire plus court et relire vos commentaires avant de nous les infliger ne serait pas superflu...


    • manuelarm 4 août 2008 22:13

      Tiens, moi je viens de moinssé à cause de cette phrase :

      "voila sinon une analyse trés bien documenté et qui va dans le sens du leap "

      je m’explique pourquoi :
      sous entendu qu’elle est très bien documenté parce qu’elle va dans le sens du leap.

      Car dans le domaine de la finance, on peut trouver un peu ce qu’on le veut, et pour les financier encore pire.
      Je m’explique, un opérateur peut être acheteur en daily, vendeur en week, tout en étant acheteur à court terme et vendeur en moyen terme, et finalement acheteur à long terme.
      à propos tou les combinaison sont possible, vu que le but et de gagner de l’argent.


    • blablalain.skynetblogs.be blablalain.skynetblogs.be 9 août 2008 13:46

      f à onzibrain (IP:xxx.x9.133.75) de Blablalain

      bonjour , n’ayant pas les moyens de m’abonner à cette revue , je serai interressé par les 6 derniers numéros de LEAP , pour ce , je te laisse une adresse email .merci
      vickypani53@hotmail.com


    • blablalain.skynetblogs.be blablalain.skynetblogs.be 9 août 2008 14:01

       à Fonzibrain , Curieux d’en connaitre le contenu , je suis interressé par ta proposition de recevoir 6 articles de LEAP , pour ce , voici une adresse email
      vickypani53@hotmail.com
      merci
      blablalain


    • Cug Cug 4 août 2008 17:46

      [quote]la crise actuelle n’aura en effet été résolue que par la création continue d’une fausse monnaie ne reposant sur aucune vraie création de richesse.
      par pure création de monnaie, comprenons-le bien ! [/quote]

      Et en 2008, les sommes spnt astronomiques.
      Un jour peut être chacun comprendra qu’aujourd’hui les billets de banque (les pépèttes) est essentielllement virtuels, au départ.
      Autrefois étalonné sur de l’or puis sur le dollar, aujourd’hui flottant, la création monétaire se fait par simple jeu d’écriture et correspond essetiellement à de la dette, contactée par des états, des entreprises ou de simples citoyens. Ce système mis en place (et pas tout seul ni par la main invisible) dans les années 70 connait aujourd’hui sa crise majeure.
      Le tout comme le souligne l’auteur est de savoir si le dollar, malgré que sa création ne se base sur rien si ce n’est toujours plus de dettes, tiendra le coup. C’est en partie une histoire de confiance, bètement je dirai, mais surtout lié au pétrole. tant que les échange de pétrole se font en dollar, celui ci conserve une certaine solidité mais si il se créait des bourses pour échanger les produits pétroliers en roubles, en yen, en euro ou en yuan, je crois que le dollar s’effondrerait à la hauteur de sa création, c’est à dire tout simplement pharaoniquement.

      Je déplore vu que l’argent est essentiellement virtuel qu’il soit si difficile pour la plupart des mortels de s’en procurer si peu même en travaillant très dur alors qu’il n’y en a jamais eu autant !!!


      • manuelarm 4 août 2008 23:44

        Je ne comprends trop le rapport avec le pétrole, qui soutient le dollars, par contre si tu regarde les cotations du pétrole et la parite Dollars/ euro, on remarque si le dollars s’affaiblie face l’euro, le cours du brent ou du crude oil qui sont les deux cotations de pétroles les plus suivis, a tendance à augmenter dans ce cas. (vu qu’il sont coté en dollars US).
        Il serait peut-être intéressant de voir du coté de qui possèdent la majorité de la dette américaine chine et japon et pays du golfe, c’est eux qui pourrait mettre le feu, mais avec le dangers de perdre bcp d’argent.


      • Forest Ent Forest Ent 4 août 2008 18:14

        Voir des détails là :

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42227

        Pas mal d’erreurs et de confusions dans cet article. FNM et FRE n’ont heureusement pas annoncé 5T$ de pertes, mais d’encours, dont tous ne sont heureusement pas douteux. Leurs pertes sont de quelques dizaines de milliards "seulement".

        La Fed pourra escompter les titres structurés comportant des contrats à subprimes. C’est ce point qui pourrait permettre de régulariser l’économie bien au-delà des problèmes du secteur financier.

        Bien au contraire. Ce point ne résoud rien et complique tout. Il crée un fonctionnement aberrant dans lequel plus personne ne sait qui est responsable de quoi. Il n’y a plus aucune logique économique dans le système. La nationalisation pure et simple aurait été claire au moins. Sur quelle base le trésor va-t-il acheter des créances plus ou moins douteuses ? A quelle valeur ?

        C’est une mesure provisoire pour éviter de nationaliser tout de suite, mais ça fera encore plus de dégâts. Ca favorise les banquiers et les ménages les plus cinglés et laisse le sujet ouvert pour les autres.

        De toutes façons, la crise a quitté Wall St et est maintenant à Main St (voir par exemple les ventes de light trucks), et plus rien ne peut remettre le système sur les rails. Toutes ces mesures sont en fait seulement destinées à faire en sorte que les pauvres payent pour les riches.


        • Mercure Mercure 6 août 2008 18:53

            Merci pour votre commentaire :

             - exact pour les 5 Mds d’encours - ma plume est allé trop vite, et je n’ai pas vu cette bourde à la relecture,

             - par contre, je n’ai pas écrit ni pensé que les conséquences du processus voté par le Congrès apporterait la solution à tous les problèmes. J’ai en effet écrit plus loin :

              "MAIS  ! Mais il y aura un prix à payer. Ce prix sera une accélération de l’affaiblissement du dollar."

          Dans mon esprit, cet affaiblissement conduira nécessairement à la faillite du système. Je suis bien d’accord avec vous sur ce point. J’aurais sans doute dû être plus explicite. Mais, c’était tellement évident pour moi...
             Finalement, c’était un sujet pour lequel il aurait fallu s’étendre davantage que je ne l’ai fait, pour être complet, et, peut-être, plus clair.

          Mercure


        • manuelarm 4 août 2008 22:00

          C’est quoi cet info foireuse sur indymac, elle est plus sous tutelle de la fédéral bank de sa région.

          @ Forest Ent
          Je trouve optimiste sur la crise, c’est vrai qu’aujourd’hui on a eu de bonne nouvelle sur les marché financier
          comme une légère hausse des dépenses des ménages US, une hausse du revenu US en juin, mais la semaine dernière la première estimation du PIB US au deuxième trimestre n’était que 1,9% (en glissement annuel), les analyste espérer plutôt 2%, par contre il est vrai que les commandes de biens durables au progressé de 1.7% pour le mois de juillet, plus du double de ce qu’esperer les analystes.
          Avec ces données, je dirais que la ristourne d’impôt décider en hâte, commence à faire ces effet, mais est-ce que ce la va continuer, c’est pas certains.
          Mais disons, je suis quand même optimiste, pour preuve, je repense revenir faire des emplettes sur les marchés américain, à bon prix.


          • Forest Ent Forest Ent 4 août 2008 22:45

            Attention ! Danger !

            Tous ces chiffres sont pipeau et révisés après coup en permanence. Le plan de relance Paulson n’a eu strictement aucun effet. Pour savoir que la crise est effectivement en train de déferler sur Main Street avec la force de la tempête, il faut voir cet indicateur hallucinant et bien réel :

            http://online.wsj.com/mdc/public/page/2_3022-autosales.html

            Il n’y a jamais rien eu de pareil. La survie à un an de Ford et GM n’est pas assurée.


          • manuelarm 4 août 2008 23:16

            Tu utilise cette indicateur pour savoir, si l’economie américaine se relance, ou bien j’ai mal lu mais cela parle surtout du secteur automobile.
            Sinon, je suis d’accord les donnée que j’ai donnée seront révisée, il faut attendre les données du mois suivant pour avoir les définitif.
            Mais, je suis parti sur l’hypothèse que l’estimation du PIB, n’allait pas trop être révisé, pour faire 1.9% de croissance en glissement annuelle au second trimestre avec les indicateurs que l’on avait en début d’année, je ne vois que le plan de Paulson pour l’expliquer.
            Pour ma part, je pensais que la récession aurait eu lieu sur les deux premiers trimestres de cette années et que l’on allez avoir un rally boursier au USA vers la fin de l’année.


          • Forest Ent Forest Ent 4 août 2008 23:53

            On vient juste de réviser en négatif le T4 2007, ça donne une idée de la validité du T2 2008 ! Le GDP et la consommation sont des agrégats fragiles dans leur élaboration. Les indicateurs avancés de consommation sont faits sur les ventes de 10 jours de quelques grandes surfaces. Par contre, les immatriculations, c’est du solide, et c’est corrélé aux comptes de Ford et GM.

            Tu as le droit de parier sur un bull rally quand tu veux, et il y en aura fatalement quelques uns au cours de la dégringolade. Mais les fondamentaux restent catastrophiques. Sois prudent. Bon timing et bonne chance.


          • Reflex Reflex 4 août 2008 22:47

            Merci  à Mercure d’avoir entrepris l’exercixe où la paresse nous laisse sans allant. Un doute surgit lorsque je lit ses chiffres. A mon sens, les déficits cumulés de Freddie et Fannie frisaient les 5.000 milliards de dollards, soit effectivement la moitié du déficit commercial de nos profs de commerce de Harvard…
            Mercure évoque un tiers, ce qui serait largement catastrophique en soit.
            Mes diverses lectures - aux sources toujours trop univoques me baladent d’un extrême à l’autre. Ne pourrait-on pas imaginer la publication d’un tableau mensuel des analystes indépendants


            • Forest Ent Forest Ent 4 août 2008 22:57

              L’expression "déficits" de FNM et FRE n’a pas vraiment de sens. Elles ont un encours de 5,3 T$. La proportion qu’elles perdront est imprévisible parce que, contrairement au raisonnement sommaire qu’elles affichent, elle ne sera pas proportionnelle à la baisse de valeur immobilière moyenne, mais démultipliée par les inégalités entre débiteurs plus ou moins solvables. Ce n’est pas une question d’observation indépendante ou pas. C’est leur business model qui est foireux et leur avenir bordélique.

              FNM et FRE publient leurs pertes comptables tous les trimestres en toute transparence. Ca figure sur leur site.


            • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 22:55

              manuelarm

              pour en revenir a cela

              "voila sinon une analyse trés bien documenté et qui va dans le sens du leap "

              je m’explique pourquoi :
              sous entendu qu’elle est très bien documenté parce qu’elle va dans le sens du leap.


              en fait je je disais que ce lien était très bien documenté ET qui va dans le sens du leap,ce n’est donc pas du tout ce que tu dis c’est pas parce que c’est bien documenté que ca va dans le sens du leap,
              je ne comprend pas pourquoi tu dis cela,bref ceci étant dit


              le leap,(si tu veux je t’envoie les 6 derniers numéros) est plus de la prospective que de l’analyse économique

              comme tu le lira si tu veux que je te l’envois,leurs anticipations de 2007 ont eu un taux de 89% de véracité
              il ne s’agit pas de dire ce que l’on veut,

              voila le lien du leap2020, http://www.leap2020.eu/ le fait que cela coute 200 euros à l’année ,est je pense un gage de serieux,surtout quand on voit qui sont les intervenants


              • wesson wesson 4 août 2008 23:10

                Bonjour Fonzy,

                je suis moi même abonné au leap. C’est effectivement sérieux et ça semble bien documenté, cependant ça reste un point de vue, un seul. Pour les croyants, ça n’a pas valeur de bible.

                C’est pourquoi votre retape incessante sur le LEAP est parfois génante ... en tout cas elle me dérange personnellement. Cela ne remets pas en cause la qualité de cette publication, mais évitez d’en parler comme des saintes écritures !


              • manuelarm 4 août 2008 23:22

                Mea culpa, je croyais qu’il y avait un sous entendu dans la phrase, je ne sais pas si je peu plusée pour corriger ma bourde.
                J’irai voir leur site vu que je gagne ma vie sur les marchés financiers,
                et oui sur agoravox, il y a des suppots de satan de libéraliste qui traine quand ils sont en vacacance pour forte volatilité sur la marché.


              • Forest Ent Forest Ent 4 août 2008 23:56

                L’analyse de fond du leap est assez bonne, mais il me semble qu’ils avancent des scénarios exagérément précis. C’est imprudent. Après tout, selon eux, la guerre US-Iran aurait dû être déclarée il y a déjà un an.


              • fonzibrain fonzibrain 5 août 2008 02:51

                cool wesson

                en fait je pensais comme toi au début ,ensuite j’ai cherché énormément,j’ai comparé,j’ai réfléchie ,j’ai fais des liens avec la situation géostrategique et je me demande bien si ils ne plante pas quant à l’effondrement total


                bref un peu plus haut j’ai mis des liens d’une analyse réellement bien documenté,les graphiques sont légions et vont tous dans le même sens


                il y a Larouche et firewall qui sont très instructifs,cet homme est loin d’être con et je ne pense pas qu’il soit motivé plus par le pouvoir que d’étre utile à sa nation

                quand on regarde les info économique c’est effafrant,tu as vu les cours des bourses,c’est un crach lent,mais c’est un crach quand même et cela n’est pas fini

                en fait je compare souvent les sources du leap ainsi que leurs analyses avec la presse économique et presse "normal",avec les alerte google par exemple,c’est à dire que l’on choisi des mots clefs et toutes les infos contenant ce mot sont envoyé par mail,et franchement la situation se dégrade,la récente loi sur le logement aux usa est totalement démente,c’est réellement illimité qu’est la ligne de crédit versFM&FM,jusqu’ou cela peut il allé,encore combien de milliard de dollars vont ’ils créer de rien pour sauver la baraque avec le risque inflationiste qui pointe en plus
                je sais pas,je suis pas un spécialiste labélisé école de commerce,mais ca fait des années que je m’intérese à léconomie en temps que composante essentiel de la société humaine,je me suis pris au jeux,j’adore ca maintenant,blomberg tv n’a plus de secret pour moi depuis des années,



                donc si ce que dis le leap est corroboré par de plus en plus de gens ,de banques comme fortis,royal bank of scotand et barclay ont tout de m^me emis des mesages laissant pressager le pire,

                le site contre info est également bien fournie en article du monde entier.

                j’espere vraiment qu’ils se plantent et que c’est juste un point de vue ,parce que sinon la situation mondiale risque de se dégrader rapidement


                • fonzibrain fonzibrain 5 août 2008 03:13

                  forest

                  lcertes ils se sont planté,sur 2007 89% d’anticipation juste quand même,même si en même temps je me demande comment ils quantifient cela,bref


                  le guerre contre ’iran va avoir lieu
                  c’est une nécessuté pour les israéiens,en effet,je pense que l’histoire a montré qu’ils n’ont pas trop envie de négocier des paix,maintenant si l’iran est nucléariser ,l’équilibre de la dissuasion fera qu’une paix sera négocié
                  et l’état hébreux NE VEUT PAS CA et a les moyens militaire de le faire,refllechissons un peu,qu’est ce que israel risque réellemnt,queleque missile,iraniens,syriens,une incursion et des missile du hezbollah et aux pire des attentats suicide en isarel commi par le hamas,je sais pas si tu sais mais un immense projet de voiture electrique est en train d’être lancé dans tous israel, un baril à 300 dollars ils en ont rien foutre,c’est un petit pays ils se demerderont,le détroit d’ormuz ca les regardera pas, par contre les gros pays vont sévèrement le vivre,donc trop facile pour israel dans le pire des cas,ils auront 1000 ou 2000 morts mais auront détruit le potentiel nucléaire iranien, affaiblit le hezbollah,et pourra continuer la colonisation et le mur avec abbas qui dit jamais rien,tranquille quoi


                  en fait c’est ce qu’espère les israéliens,mais j’ai bien peur qu’ils puissent etre bien plus sévèrement touché,mais même dans ce cas la pas de problème,sans éprouver de honte ils esperent beaucoup de pertes dans leurs rang,plusieurs milliers,plusieurs dizaine de milliers,cent mille,peut etre,et cela pour annihiler l’iran sous le feu nucléaire oeil pour oeil,dents pour dents,une bonne vieille vengeance à la yahve du premier livre,vous savez ce dieu vengeur,jaloux et violent.


                • Forest Ent Forest Ent 5 août 2008 13:45

                  @ fonzi

                  On ne se comprend pas, là. Je ne remets pas en cause les raisonnements "fondamentalistes" par lesquels le leap arrive à ses conclusions, mais leurs scénarios trop précis. En matière de prospective, on peut tout justifier. Plus on vise le long terme, plus on a de chances d’avoir raison. Plus on vise le court terme, plus on a de chances de se planter. Les événements historiques abandonnent toute logique dans les moments de crise. Comme on dit en maths, c’est la théorie des catastrophes" ou "des singularités".

                  Par rapport à ton argumentation, je pense que tu te trompes. Les conflits irakien, afghan et iranien potentiel ne sont pas dans l’intérêt bien compris d’Israel, que cela dépasse complètement. C’est du "grand jeu" à la Sykes-Picot. L’enjeu est le contrôle de la production pétrolière, et les seuls qui aient les moyens de jouer à ça sont les US, et en second rôle la Russie et la Chine. Ne mélange pas des questions religieuses et géopolitiques, ou tu vas passer à côté des vrais sujets. On parle ici de pétrole, de vrai pognon. Pire que ça : pendant tout le 20ème siècle, le pétrole a été le sang même de la puissance militaire.


                • manuelarm 10 août 2008 11:48

                  Avec une economie en berne, les USA ne pourront pas tenir sur plusieurs fronts.
                  De plus l’iran est un gros exportateur de pétrole, il pourrait egalement miner le détroit Ormuz.
                  Tsahal est en réorganistation, vu ce qui c’est passé au liban.
                  Il est difficile ces des nations essayer une opération très aléatoire.


                • manuelarm 10 août 2008 11:50

                  petite correction :
                  Il est difficile d’imaginer ces deux nations lancer une opération très aléatoire.


                • zadig 5 août 2008 08:28

                  @auteur

                  Article intéressant, mais  un peu décousu et quelques erreurs  ( voir remarques de Forest Ent )

                  Profane  en  matère  économique  je dévore néanmoins tous les articles sur le sujet depuis des années.

                  A cette lecture j’ai compris plusieurs choses :

                  - Le sujet est effroyablement compliqué. et vaste, vaste ....

                  - Je suis bien un béotien de l’économie. (niveau de compétence CODEVI )

                  - En sélectionnant bien les articles, on peut prouver n’importe quoi.

                  - Le bing bang est en marche  ( actuellement le Bang ? )
                  A mon avis ,les acteurs sont en place, lever du rideau après les JO  ?

                  Je tiens à remercier Forest Ent pour ses commentaires  simples et solides.
                  "L’analyse de fond du leap est assez bonne, mais il me semble qu’ils avancent des scénarios exagérément précis. C’est imprudent. Après tout, selon eux, la guerre US-Iran aurait dû être déclarée il y a déjà un an."
                   ( a quand le prochain article ? )

                  Pour  terminer une évidence, les économistes ont cessés d’être distingués.


                  • Forest Ent Forest Ent 5 août 2008 13:50

                    Non, ce n’est pas si compliqué. Toute société est un équilibre entre liberté et solidarité. L’URSS a été un extrême dans un sens. Elle en est morte. La société US a trop tiré vers la liberté économique, confié tout le pouvoir aux trusts, et elle souffre de leurs excès. Entre les deux, il y a de la place pour des compromis. Le monde musulman, et en particulier arabo-musulman, n’a pas encore choisi. Il faut dire aussi qu’il n’a jamais recouvré sont autonomie depuis la chute de l’empire ottoman.

                    Dans tout cela, la France était un pays somme toute assez équilibré. Mais sous l’impulsion de Sarkozy, elle est en train de virer vers le modèle US au moment où celui-ci s’écroule.


                  • fonzibrain fonzibrain 5 août 2008 10:37

                    wesson ,la prospective m’interèse beaccoup,et si j’en parle souvent c’est parce que c’est les seuls à faire ce qu’il font

                    donne moi des sites d’analyse prospectiviste et je lacherai leap un peu,mais c’est le seul outil que j’ai trouvé,et je me sers d’eux comme une base de travail,ensuite comme je te le disais plus haut je compare et je réfléchie,


                    • katalizeur 5 août 2008 10:49

                      @ fonzi et ceux que cela interesse
                      http://www.solidariteetprogres.org/article3947.html

                      tout sra plus clair apres


                    • fonzibrain fonzibrain 5 août 2008 11:15

                      je connais tres bien larouche et son doc firewall sont super


                      • katalizeur 5 août 2008 11:45

                        @ fonzi
                        ce documentaire m’a eclairé sur le pourquoi il ont laissé internet se diffuser ,car maintenant cela les emmerde au plus au point jusqu’a etre obligé de faire des lois pour le museler.
                        a la minute 52/53 et suivante tu as un graphique
                        an 98 la russie fait faux bond et a les moyens nuclaire et autres pour resiter aux pressions le systeme risque de s’effondrer trop tot ,par rapport a la planification prevu pour le N.O.M
                        l’elite lance l’escroquerie du bug de l’an 2000 et les NTIC dans la foulée pour encore emplifier la bulle.......
                        la suite plutard je dois sortir
                        si un redacteur se sens le courage de nous faire un article la dessus je le remercie par avance


                      • vincent p 5 août 2008 12:52

                        Avec tant de gens vivant partout ailleurs pour les seules valeurs de l’argent, de l’avoir, d’autres coups
                        durs vont bientôt se produire, et alors, combien se lamenteront ce jour là d’avoir tout perdu ?

                                     


                        • Bertrand Bertrand 5 août 2008 18:15

                          Tout le monde parle du "leap"... mais c’est quoi ce truc, ça sort d’où ?...c’est nostradamus ou quoi ?...

                          je débarque juste alors merci de m’expliquer...


                          • Bertrand Bertrand 5 août 2008 18:44

                            Ces deux agence garantissent pour 6 000 milliards de dollars de prêts hypothècaires (la moitié du marchéUS) , et la dessus sont assis pour des dizaines voir des centaines de milliers de dollars d’actifs titrisés type MBS, ARS, CDO, etc.

                            Mais si la Fed renfloue pour 6000 milliards, les USA vont explosés et tous ceux qui ont des dollars avec. La Fed va devoir faire des prouesses d’imprimerie dignes de la Reichsbank en 1923 !

                            Et Paulson renfloue Freddie et Fanny pour sauver les spéculateurs alors que la bulle a explosée l’été dernier...c’est fini...mais il veut encore y croire et ne fait qu’aggraver le problème.

                            Apparement la FDIC (qui assure les dépôts des particuliers dans les banques US) et la Fed surveillent 1400 des 8500 banques US qui sont en "critical danger" ou en "serious troubles", c’est à dire vont faire faillite. Et la rumeur dit même que ce chiffre atteint les 3000 !

                            Faut arrêter de rêver !

                            Sans croire au nouvel ordre mondial...euh pardon NOM (il ne faut pas dire son nom sinon le réseau échelon va nous capter), je recommande néanmoins la vidéo de l’ami "katalizeur" (voir 4 post plus haut) qui est vraiment bonne pour expliquer l’inexplicable et montrer l’invisible.


                          • Mercure Mercure 6 août 2008 18:59

                               Bonjour,

                               Merci d’avoir lu mon article.

                               Le leap, c’est un site d’informations économiques, en voici l’adresse :

                                          http://www.leap2020.eu/GEAB-en-Francais_r26.html

                            Mercure


                          • Adrian Adrian 6 août 2008 19:00

                            Ce plan de sauvetage va entraîner un nouveau 1929 en gros.


                            • manuelarm 10 août 2008 11:59

                              Cela dépend, certains historien pense que si en 1929, la FED était intervenu pour empêcher les faillites des banques en chaine, la crise aurait été moins grave en 1929.
                              Pour aujourd’hui, c’est difficile à dire, il se peut que l’on sauve le système temporairement.
                              Ce qui est surprenant, c’est de comparer le cycle des crises importantes comme aujourd’hui et celle de la bulle internet, il y en gros sept ans, or en économie on parle de cycle de Juglar, ce cycle est de 7 à 9 ans , si je me souviens bien. Etonnant non !


                            • MAIKEULKEUL 11 août 2008 01:50

                              @Forest

                              LEAP n’a jamais dit que l’iran serait bombardé.

                              Ils posent la question, au milieu d’autres, à 200 "décideurs" pour connaître leur avis sur cette éventualité.

                              Pour l’instant la probabilité est de 70%. Point barre. Elle fluctue chaque mois

                              A mon point de vue, ils ont une très bonne analyse à court et moyen terme sur l’évolution de l’économie des grandes puissances.

                              ET ils ont un grand avantage, C’EST QU’ILS NE SEMBLENT PAS INFEODES AUX OLIGARCHIES FINANCIERES

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