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Accueil du site > Actualités > Economie > Savez-vous pourquoi la France est endettée ?

Savez-vous pourquoi la France est endettée ?

La France croule sous le poids de la dette et n’a pas encore reboursé la nature de ses remboursements tant les taux d’intérêts sont élevés.

En 1973 le ministre des finances, Monsieur Giscard D’Estaing, appuyé par le Président de la république Monsieur Georges Pompidou, ont voté une loi à l’Assemblée nationale ne permettant plus à la banque de France d’accorder des crédits sans intérêt à l’État Francais qui en faisait la demande pour son fonctionnement et l’État Francais de s’interdire de faire appel auprés de la banque de France pour obtenir des crédits relatifs au bon fonctionnement de la vie courante.

La loi du 3 Janvier 1973 article 25 73-3 interdisant la banque de France d’accorder des crédits à l’État Francais, invitait le gouvernement à se tourner vers des banques privées et de payer des intérêts. Pour la plupart de ces banques il suffisait de voir s’envoler leurs profits chaque jour que la France s’endettait, le gouvernement ne pouvant plus faire face à la dette qui se multipliait inéxorablement.

Aujourd’hui les économistes s’accordent à dire que sur un plan drastique de vingt cinq nous pourrons rembourser en totalité ces banques privées quand on sait qu’à la minute même un enfant venant à naître est déja endetté de huit mille euros. Chaque jour la dette s’alourdit et nous savons tous qu’il est impossible de réduire le fossé qui se creuse.

Pire encore, la BCE qui a repris les rênes de la banque de France, dut au traité de Maastricht et de Lisbonne reprend dans son ensemble la loi de 1973 et ne permet en aucune maniére aux Etats européens d’intervenir auprés d’elle pour un prêt accordé sans interêt ce qui met en évidence le souhait des dirigeants de renouer une fois de plus avec leur pères sur les même bases d’un échec !

Les politiques qui nous disent aujourd’hui que le déficit est dû en grande partie à la présence des fonctionnaires, que les privilèges qu’il s’accordent mettent la France en faillite et qu’il faut privatiser le service public, que les chômeurs non solvables ne paient pas d’impôts et qu’ils ruinent l’économie du pays devraient revoir leurs copies et s’intéresser plus en profondeur à ce que leurs prédécesseurs ont fait en leur temps et pourquoi ils l’ont fait !


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27 réactions à cet article    


  • Radix Radix 26 septembre 2008 18:21

    Bonjour

    Pour privatiser les services publics il fallait une bonne excuse, le déficit a été artificiellement creusé pour la fournir !

    Radix


    • vachefolle vachefolle 26 septembre 2008 19:32

      Donc d’apres vous, la solution a un état qui depense plus qu’il ne gagne, c’est d’emprunter a sa propre banque autant d’argent que necessaire ?.....
      J’imagine que qd les caisses de la banque sont vides, il suffit ensuite d’imprimer de nouveaux billets ?


      • Cug Cug 27 septembre 2008 14:34

         Ton neurone s’échappe !
         Rattrapes le smiley


      • R.L. 27 septembre 2008 16:07

        Mauvaise foi ou inculture de base ?
        L’État n’a pas à payer des intérêts sur des emprûnts qu’il fait à lui-même en quelque sorte !
        Les historiens écriront plus tard que ce fut le plus grand hold-up du siècle.
        Les banques centrales n’ont pas à être privées. De Napoléon à Kennedy, en passant par Jefferson, tous les grands esprits le confirmeront, comme l’histoire.


      • vachefolle vachefolle 27 septembre 2008 17:36

        Actif de la Banque de france 420 Milliards
        Dettes de l’état France 1200 Milliards.

        Apres avoir vidé les caisses de la banque de france, ou irait-on chercher l’argent ?


      • Internaute Internaute 26 septembre 2008 20:09

        Sur le plan technique, la France est endettée uniquement parcequ’elle n’a plus le droit de frapper de la monnaie. Quand on dépense plus que ce que l’on gagne, on a le choix entre le non paiement des engagements en dévaluant la monnaie et l’endettement.

        La dévaluation de la monnaie a été le moyen privilégié de combler le déficit de l’Etat. L’inflation était couramment de 5 à 10% dans les années 60 et 70. Ceci avait un avantage pour les emprunteurs immobiliers. Les taux d’emprunt étant fixes, plus le temps passait et plus il était facile de payer les mensualités. En effet, les salaires suivaient l’inflation (avec du retard) et les emprunteurs étant jeune, leur salaire montait avec l’avancement de leur carrière professionelle. A l’inverse, les personnes plus âgées voyaient leur revenus fondre comme neige au soleil.
        Le problème de fond est l’avidité du public. Quand un politicien promet un avantage, l’électeur croit toujours qu’il bénéficiera de l’avantage mais que c’est son voisin qui va payer. Si quelqu’un se présente en disant qu’il va augmenter les impôts et diminuer les prestations, personne ne votera pour lui. Au bout du compte, le système pousse à l’augmentation des dépenses au-delà du raisonnable. Prenez le cas du transport en commun. Les conseils généraux payent 4 fois le prix du billet, c’est à dire que le coût du billet est 5 fois ce que paye l’usager, plus cher que l’automobile.

        Une saine politique consisterait à faire payer le vrai prix à tout le monde, que ce soit le transport ou les médicaments et à aider financièrement les plus pauvres. Peu à peu les gens prendraient conscience de la valeur des choses. On préfère jouer à l’autruche.


        • Gandalf Tzecoatl 27 septembre 2008 14:03

          "Une saine politique consisterait à faire payer le vrai prix à tout le monde, que ce soit le transport ou les médicaments et à aider financièrement les plus pauvres. Peu à peu les gens prendraient conscience de la valeur des choses. On préfère jouer à l’autruche."

          Non, une saine politique publique est de financer un truc hors de prix que le privé ne veut ou ne peut pas payer, mais que tout le monde ou presque réclame.

          L’état est une machine à faire des déficits afin que le privé puisse faire des bénéfices, les banques s’occupant de racketter sur les temps à venir, ce qu’on appelle valeur temps de l’argent.


        • 3°oeil 26 septembre 2008 22:46

          La dette et les banques sont virtuelle ce sont les plus grosses arnaques de tous les temps,je vous prète du vent et vous me rendez de l’argent ou tous ce que vous avez...
          http://leweb2zero.tv/video/bankster_8648d65af997f88


          • Thierry LEITZ 26 septembre 2008 22:58

            @ Internaute

            Vous avez raison : un discours de vérité requiert du courage pour être délivré, et une certaine abnégation pour être accepté.

            Apparemment, ces deux qualités manquent à nos compatriotes, tant candidats qu’électeurs. Pourtant il faudrait bien :

            1. Rétablir la noblesse de l’impôt républicain, très progressif, et payé par tous (sauf les précaires)

            2. Rechercher le bon usage de l’impôt plutôt que d’en faire un épouvantail électoral, en visant les grandes dépenses de prestige de l’Etat (défense) et celles issues de cette loi de 1973, les "service de la dette, devenue le 2è poste du budget de l’Etat avec 45 milliards € "perdus par an.

            3. Mettre un chiffre sur les "privilèges" en cessant d’y inclure le facteur du coin alors que le Sénateur octogénaire somnole sous les ors et de grands dirigeants s’octroient l’équivalent de 50 vies économiques en peu de temps (et sans rien assumer de surcroit)

            4. Cesser d’abuser de la gratuité des soins pour la seule raison "qu’on y à droit" oubliant l’esprit même de la solidarité, qui ne doit compenser que l’infortune qui s’impose à nous, et pas payer la médecine de confort, ou des allocations familiales aux foyers aisés (dégressivité de l’aide)

            5. Admettre un revenu mensuel de retraite entre 1000 à 3000€ maxi, pour tous. Pas un luxe. Mais sa fortune, on a pu se la bâtir avant quand on gagnait "bien plus". Et vivre avec 650€ par mois est quasi inhumain. C’est la solidarité entre seniors (qui n’existe pas non plus apparemment)

            Etc...

            Donc : lucidité, courage et partage. Tout un programme.


            • Forest Ent Forest Ent 26 septembre 2008 23:09

              Ca fait combien d’article cette année sur la dette de l’état français ? Cent ? Cinq cents ? Plus de mille ? Il y en a eu combien sur la dette privée US ? Pourtant c’est celle-là qui vous lessivera.


              • Botsu 26 septembre 2008 23:35

                Ca va beaucoup plus loin que ce simple article, c’est tout le système bancaire/monétaire où l’on prête de l’argent sorti de nulle part d’un coup de baguette magique qui est une abération au départ. De l’argent fictif sur lequel on facture des intérêts et autres coûts (qui eux vont être payés avec de l’argent en circulation), donnant la possibilité de sortir un peu plus d’argent du chapeau, et ainsi de suite.

                C’est ainsi que s’accumulent des montagnes de dettes qui n’ont plus aucun sens : je veux dire par là qu’il n’y a pas autant d’argent en circulation pour les rembourser, pour cela il faut emprunter plus d’argent, et refaire un tour de manège. C’est un cycle infini.



                • invisible man invisible man 27 septembre 2008 11:19

                  Ni les banques (ni les états) n’ont absolument aucun intérêt à ce que la dette soit remboursée !
                  L’argent EST la dette. S’il n’y a plus de dette, il n’y a plus d’argent !
                  Le peuple doit être tenu en esclavage et mis sous pression pour continuer à nourrir le monstre de la dette et garantir un "certain ordre social", tout en nourrissant quelques dissensions pour divertir.
                  L’argent est créé à partir de rien, quand vous faites un crédit, l’argent est automatiquement créé de toute pièce, juste une inscription de reconnaissance de dette dans un livre. 
                  Jamais on ne pourra rembourser tout l’argent emprunté, car il n’existe pas, pour le rembourser il faut emprunter encore plus, et l’engrenage continue...
                  Voici un reportage, facile à comprendre, qui ne vous donnera plus envie de vous lever lundi pour aller nourrir ce système putride : http://leweb2zero.tv/video/bankster_8648d65af997f88



                  • jeanclaude 27 septembre 2008 12:17

                    Je ne vois pas en quoi un prêt sans intérêt est justifiable économiquement. C’est une subvention partielle déguisée, donc aussi à la charge finale du contribuable. Par des effets indirects, ne serait-ce que la dévaluation de la monnaie, donc un appauvrissement sous-jacent.

                    L’Union européenne à juste titre a refusé ces facilités. Si une majorité d’états étaient d’accord là-dessus, y compris des gouvernements socialistes, c’est qu’il y avait une bonne raison, technique et politique.


                    • logan 27 septembre 2008 13:50

                      Pour des raisons diverses ( qui ne sont pas forcément durables mais qui peuvent être conjoncturelles ) il y a de nombreux domaines que l’investissement privé va "oublier", c’est là où intervient l’investissement public.

                      On peut prendre l’exemple des logements. Il n’y a pas assez de logements. Et l’investissement privé ne permet pas de répondre à ce besoin. En effet, ces investissements vont se tourner plutôt vers des rendements à haute valeur ajoutée, tandis que ce sont les foyers les plus modestes qui sont touchés en premier lieu par la pénurie du logement en France.

                      Pour répondre à des besoins, l’investissement public n’a pas d’autre critère que la satisfaction de ce besoin, si évidemment satisfère ce besoin va dans l’intérêt général.
                      L’investissement privé lui possède de nombreux critères comme malheureusement la rentabilité à court terme...

                      La question qui est soulevée en fait par la remise en cause de la décision de 1973, c’est pourquoi imposer à l’état de payer des intérêts lorsqu’il emprunte alors que grâce à la création monétaire il peut emprunter sans payer d’intérêts.

                      Rembourser ces emprunts pour l’état n’est pas un problème. Si on prend par exemple la construction des logements, l’état pourrait bien emprunter à sa banque centrale l’argent nécessaire pour construire ces logements, puis ensuite rembourser petit à petit ces emprunts grâce aux loyers perçus par ces nouveaux logements ... Bien évidemment, ce remboursement se ferait sur le long terme. Mais ce n’est pas un problème pour l’état, l’état n’est pas soumis à une nécessité de rentabilité à court terme ...

                      Donc pour être plus concret, la question soulevée c’est pourquoi oblige-t-on l’état à emprunter auprès des banques des assurances des organismes financiers et des rentiers, pourquoi oblige-t-on l’état à payer des intérêts (c’est à dire le double ! de ce que cela lui couterait s’il n’avait pas à en payer ) ?
                      Sachant que ce sont ces banques / assurances / organismes financiers et rentiers qui ont mis en place ce système, grâce à des politiciens dont on se demande s’ils avaient bien analysé toute la portée de ces politiques, il est difficile de ne pas soupçonner une arnaque ...

                      Et les réponses à ces questions mènent à un débat idéologique entre une vision socialiste de la société et de l’économie et une vision néo libérale ... Car le système qui a été mis en place est le système monétaire qui est au coeur de la mondialisation néo libérale ...


                    • Gandalf Tzecoatl 27 septembre 2008 17:06

                      Et même si les privatistes et autres libéraux ont peur que la création monétaire étatique gonfle démesurément le secteur public, la réponse à cette objection est l’adoption du crédit social, où chaque citoyen reçoit chaque année un pourcentage individué de la création monétaire, strictement corrélé à la croissance du pays.


                    • Philou017 Philou017 27 septembre 2008 14:30

                      Le seul intérêt de cette décision est de permettre aux "copains" des hommes politiques (les banquiers) de se faire un max de bénef sans bouger le petit doigt. Qui est-ce qui paye ? l’état Français, c’est à dire le contribuable.
                      Tout cela pour financer les programmes irresponsables et le train de vie des hommes politiques.

                      Pourquoi admettons-nous cela ?


                      • Astronaute Astronaute 27 septembre 2008 16:58

                        La question est : pourquoi toi tu n’admet pas ça ?


                      • 3°oeil 27 septembre 2008 15:39

                        Après avoir pris le controle des pays par la dette les banquiers prennent le contole du monde
                        la mondialisation vue par une caste à son seul profit,la privatisation du monde presque le NOW....


                        • Astronaute Astronaute 27 septembre 2008 16:25

                          Meeeeeeeerde putain c’est évident.


                        • Astronaute Astronaute 27 septembre 2008 16:43

                          Comment j’ai pas pu m’en rendre compte plus tôt, c’est les banquiers les méchants, quand ils serons tous morts l’humanité sera en paix, les israéliens et les palestiniens se serrerons la pince, le lait coulera à flot et inondera la terre entière.

                          Peace and love.


                        • Gandalf Tzecoatl 27 septembre 2008 17:02

                          "Après avoir pris le controle des pays par la dette les banquiers prennent le contole du monde
                          la mondialisation vue par une caste à son seul profit,la privatisation du monde presque le NOW...."

                          C’est vrai, Margritt Kennedy a pronostiqué cela, sauf que d’après moi les banquiers européens (avec la complicité de la BCE) nous doivent la bagatelle de 6000 milliiards d’euros, soit 20000 euros environ par citoyen de la zone euro.


                        • Astronaute Astronaute 27 septembre 2008 17:14

                          En exclusivité, les mecs du New World Order.


                        • Gandalf Tzecoatl 27 septembre 2008 17:00

                          "Les politiques ... devraient revoir leurs copies et s’intéresser plus en profondeur à ce que leurs prédécesseurs ont fait en leur temps et pourquoi ils l’ont fait !"

                          Les politiques, en la personne de Giscard a répondu à cette question :

                          vge-europe.eu/index.php

                          1°- par mimétisme par rapport au reste du système financier international, bref une mesure mondialisatoire.
                          2°- pour lutter contre l’inflation, c’est réussi sur les prix mais pas sur la masse monétaire, qui alimente les placements financiers ;

                          D’autres vous diront que Bruxelles est créée de toute pièce par le lobby bancaire.






                          • vachefolle vachefolle 27 septembre 2008 17:34

                            Bon, juste kk chiffres disponibles sur
                            http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/bulletin/stat0809.pdf

                            Actifs de la banque de france 420 Milliards d’euros dont kk 50Me en lingots d’or.
                            Dettes des administrations francaises 1200 Milliards

                            Conclusion, meme en vidant les caisses de la banque francaise, l’état serait encore largement endetté.


                            • logan 27 septembre 2008 18:35

                              Il ne faut pas voir les choses ainsi.

                              Depuis 1973, les déficits ont entrainé des augmentations de la dette, et ces augmentations de la dette ont induit des augmentation des déficits, c’est un cercle vicieux qui a servit de catalyseur pour l’explosion de la dette.

                              Selon certains calculs ( qu’il faudrait revérifier ) c’est pratiquement le double de la dette que nous avons actuellement que nous avons payé en intérêts. On peut donc en déduire ( même si évidemment c’est une extrapolation grossière ) que nous n’aurions plus de dette aujourd’hui.

                              De plus les actifs de la France ne se limitent pas à ses possessions en or, et de toute manière vendre les bijoux de famille ne peut pas constituer une solution, ne serait-ce déjà que pour une question sociale ( une régression sociale entrainerait une régression tout court ), mais aussi parceque le mécanisme d’endettement serait toujours en place et que ce ne serait partie remise que jusqu’à la prochaine crise économique qui replongerait le budget de l’état en déficit ...


                            • logan 27 septembre 2008 18:37

                              rectification : ce n’est pas le "double" mais "l’équivalent"
                              1100 milliards d’intérêts payés depuis 1973, dette actuelle 1200 milliards



                            • Marais 3 mai 2013 18:42

                              On oublie tous les chocs pétroliers de 1973, 1979, 2008. Jusque dans les années 1970 la balance commerciale était excédentaire. Etant donné la demande effrayante pour ce produit, il n’est pas étonnant que la France s’en sorte mal...

                              Maintenant, je comprends pourquoi il y a eu la crise de l’euro...

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