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Accueil du site > Actualités > Economie > Si vous avez aimé Enron ...

Si vous avez aimé Enron ...

... vous adorerez la dérégulation à l’européenne du marché de l’électricité. Parmi toutes celles de l’Union Européenne, c’est l’échec le plus spectaculaire.

Rappelons-en les principaux enseignements.

A. Situation française traditionnelle

Avant les directives européennes, la situation française dans le secteur de l’électricité était la suivante : une société publique, EDF, avait le monopole du transport et de la distribution. Elle était également productrice et vendait à un tarif régulé lié au coût de production. Elle avait l’obligation de racheter les autres productions à un prix régulé. Elle devait enfin s’assurer de ses approvisionnements à long terme et veiller à couvrir les pics de consommation. Elle achetait et revendait en cas de besoin à d’autres sociétés européennes. Depuis 30 ans, EDF produit aux 3/4 à partir de nucléaire.


B. Dérégulation à l’américaine


La Californie a dérégulé le marché de l’énergie en 1998.

Le marché a été coupé en trois : production, transport et distribution/vente. L’achat en gros à long terme était interdit. Le prix de vente aux particuliers était plafonné.
Le transport devenait un monopole privé. Le reste devenait privé et concurrentiel. Il n’était pas interdit de faire à la fois du transport et de la production, à condition de pouvoir démontrer que les tarifs de transport n’étaient pas discriminatoires.

Le prix du MWh est passé de 30 $ en 1998 à 234 $ début 2001. La plus grande compagnie de distribution californienne, PG&E, a fait faillite en avril 2001. La rerégulation a coûté à l’état de Californie 45 milliards $, puis le prix du MWh s’est stabilisé vers 60 $.

La faillite ultérieure d’Enron a permis de démontrer ce qui s’était vraiment passé : les compagnies de production et les compagnies de transport associées avaient asséché l’offre en réduisant leur capacité, de manière à faire monter les prix. Le plafonnement des prix finaux et l’interdiction des achats à terme a ensuite entraîné les compagnies de distribution vers la faillite.

(Tout ce paragraphe est extrait de l’ouvrage "The roaring nineties" publié en 2003 par J.E.Stiglitz et traduit par Fayard sous le titre "Quand le capitalisme perd la tête". Je me suis permis d’en citer quelques lignes, mais j’invite le lecteur à le parcourir entièrement, car il en vaut le coup).


C. Dérégulation à l’européenne

Le transport est un monopole public (assuré par exemple en France par RTE). Le reste est concurrentiel, et privé ou ayant vocation à le devenir. Il est possible de réaliser à la fois de la production et de la distribution. On peut acheter de l’électricité soit à un tarif régulé, soit par contrat de durée inférieure à 3 ans pour un volume déterminé. Une fois que l’on a quitté le tarif régulé, il n’est pas possible d’y revenir. Les sociétés achetant plus qu’un certain volume n’ont plus accès au tarif régulé depuis 2000. Les autres ont possibilité d’en sortir depuis 2004. Les particuliers pourront en sortir en 2007.

Chaque acheteur par contrat doit souscrire auprès d’un courtier privé une prestation dite "d’équilibre". Celle-ci n’est pas simple et mérite que l’on s’y attarde. Aucun acheteur ne consomme exactement ce qu’il prévoit. Le courtier ("responsable d’équilibre") se charge, le moment venu, de revendre le surplus d’achat, ou bien d’acheter ce qui manquait à la prévision. Cela crée un marché "ultra spot" de très court terme portant uniquement sur les erreurs de prévision.

Tout cela permet la création d’un marché de produits dérivés, géré entre autres par la bourse Powernext (www.powernext.com). On y trouve des prix pour toutes les échéances d’anticipation, le marché "spot" étant l’achat à 24 heures.

D. Résultats obtenus jusqu’ici

Pour les entreprises qui ne sont pas obligées de sortir du tarif régulé, 10% l’ont fait, mais représentent la moitié de la consommation. Ce sont donc surtout les gros acheteurs qui ont fait ce choix.

Le MWh à un an en puissance constante est passé pendant les deux dernières années de 30 à 60 euros. Le prix à 24 heures est passé de 30 à 100 euros, et redescend maintenant vers 60 tout en restant très volatil. La moyenne européenne est un passage de 25 à 65 euros de 2004 à 2006. Tous ces prix ont suivi très exactement le cours spot du gaz naturel.
(source Commission de Régulation de l’Electricité : www.cre.fr )

Ceci a été discuté le 6/6/6 à l’Assemblée Nationale :
" l’ancien président de la CRE, M. Jean Syrota, a déclaré qu’il semble que les grands opérateurs ne soient pas en situation de concurrence réelle et que plus personne ne surveille les prix en temps réel sur le marché. On peut légitimement se demander en premier lieu qui surveille, qui contrôle et qui régule ? "

E. Discussion

Les résultats obtenus se suffisent à eux-mêmes pour démontrer que la dérégulation à l’européenne est le même échec que la dérégulation à l’américaine. La principale erreur californienne, le monopole privé sur le transport, a pourtant été évitée. Cela n’a pas suffi.

Tout cela montre simplement qu’il n’existe pas de marché de court terme pour l’énergie. Les producteurs sécurisent leurs approvisionnement à long terme : les concessions pétrolières ne sont pas signées pour 24 heures, ni les centrales nucléaires construites pour un an. Les acheteurs cherchent à sécuriser leurs achats sur le long terme : on ne peut pas construire une unité de production d’aluminium sans avoir la moindre idée du prix de l’énergie dans quelques années. Entre ces deux contraintes, il n’y a pas de place pour un marché court fluide. C’est pour cela que les dérégulations interdisent ou dissuadent les contrats à long terme. Mais il n’existe aucun indicateur objectif de valeur du marché de court terme. On obtient donc des variables abstraites soumises à manipulations évidentes.

La palme revient à la notion "d’équilibre" de la dérégulation européenne. Ca n’a pas beaucoup de sens de monétariser les erreurs de prévisions des consommateurs, car elles se compensent rapidement à échelle moyenne. On a donc créé un business de nature purement financière à partir de rien. Mais en faire l’indicateur d’un prix de marché de très court terme revient à avouer que celui-ci n’a pas d’existence réelle. On constate effectivement que cet "ultra-spot" est à la fois très instable et manipulable : il devient rentable d’acheter à un mois pour revendre heure par heure.

Enfin, il me semble qu’il faille méditer la leçon suivante : mis en concurrence et laissés libre de leur prix, les producteurs d’énergie les doublent spontanément. Pourquoi ne le feraient-ils pas ?

Cet échec européen devient pitoyable au niveau français, quand on constate que nous payons notre électricité au prix de celle produite à partir de gaz naturel, alors que nous avons investi dans un parc nucléaire dont nous supportons les inconvénients. Et ce sans avoir réalisé notre indépendance énergétique, puisque EDF pourra vendre l’électricité plus cher à l’étranger s’il le préfère. Nous avons perdu sur tous les tableaux à la fois.


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62 réactions à cet article    


  • docdory (---.---.180.136) 24 juillet 2006 11:14

    Tout ceci confirme , s’il en était encore besoin , l’imbécilité qui consiste à vouloir appliquer les théories économiques libérales aux services publics . Le jour ou un service public privatisé devient « rentable » on sait qu’il n’est plus au service du public , mais au service des « rentiers » c’est à dire du portefeuille des actionnaires !!!

    Si l’Union Européenne était autre chose qu’une usine à gaz ultralibérale , elle aurait crée depuis longtemps un service publique européen de l’énergie , les sociétés type EDF GDF fusionnant pour donner quelque chose comme Eurelec - Eurogaz , chargé de fabriquer et distribuer l’énergie au juste prix avec une politique à long terme de respect du développement durable , et sans aucune spoliation des usagers par les intérêts mercantiles des actionnaires !!!!


    • Rage Rage 24 juillet 2006 11:20

      Article intéressant.

      J’aurais une question à poser en fait : Qu’est ce qu’apporte la privatisation du marché de l’électricité aux consommateurs ?

      Je dois dire que techniquement tout cela me paraît très flou. D’une part parce que vendre de « l’énergie » est à la fois conditionné par les stocks produits en amont et la consommation en aval, donc quid de la valeur ajoutée par le privé, d’autre part parce que tout passe par les mêmes tuyaux et finallement on peut se demander à quoi servent ces lois de fonctionnement que personne ne peut respecter.

      Qui régule quoi, comment ? Qui peut vérifier que le kwh est vendu à un prix raisonnable ? Quel apport de la finance et des traders sur un tel marché si ce n’est l’évidence d’un surcoût à terme ?

      Plus simplement encore : Que reprochait-on à EDF, public, financé par le public et régulant les cours, excédentaire en production et tès rentable pour l’Etat ? Les excès interne ? Certes. Mais une fois ces excès régulés, que reprochait t’on à la distribution d’énergie centralisée ?

      J’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi l’Europe cherche à faire les mêmes erreurs que les US toujours 10 à 15 ans plus tard alors que l’on sait qu’il ne faut PAS le faire. Franchement, entre hausse du gaz et du pétrole, faut-il exploser le marché de l’électricité au risque de voir des régions payer 10 fois plus que leur voisine sous prétexte de privatisation du marché de l’énergie ?

      A part s’en foutre plein les poches, je ne vois vraiment aucun intérêt à ce type de démarche, SURTOUT pour une matière non stockable (ce n’est pas du gaz ou du pétrole) et SURTOUT quand le système précédent fonctionnait très bien...


      • Jojo2 (---.---.50.196) 24 juillet 2006 11:29

        On est dirigés par des gens dont le but est de s’en foutre plein les poches (sinon eux directement, leur copains qui la leur rendont un jour ou l’autre).

        Rien d’étonnant, donc. C’est comme pour les autoroutes...


      • Rage Rage 24 juillet 2006 11:30

        Tout à fait d’accord avec DocDory du reste.

        Le problème du « libéralisme » est conceptuel en fait : à force de croire que tout « s’auto régule par le marché », on en oublie la théorie des jeux et le fait que le marché a des vices commes les ententes, les cooptations et autres accumulations de richesses sur le dos des autres.

        En soit, « libéraliser » est utile pour décloisonner des monopoles absolus, mais libéraliser au sens large tend à retrouver un état primaire initial de la société qui est simplement la loi du plus fort. Libéralisme en somme, c’est la non régulation, donc l’absence de règles, de lois, et de droits pour les plus faibles.

        - Pour une entreprise Européenne du Gaz + élec, je suis totalement d’accord, en plus elle aurait un poids mondial et une stabilité énorme. Mais qui aurait les couilles de dire à 43 sociétés privés diverses et variés d’accepter une « Européisation » ?

        Briser le public, c’est aisé, agglutiné le privé en public, c’est déjà beaucoup plus difficile et nécessite une forte autorité : ne nous leurrons pas, les erreurs commises aujourd’hui, nous allons les payer pendant au moins 20 ans.

        Il advient, pour ce type de marché, que libéralisme tend avec suicide de la masse pour le profit d’une minorité : comme d’hab ...

        - Pour ce qui est de la privatisation des entreprises publiques rentables, c’est à peu près le scandale le plus honteux depuis 40 ans qu’on nous fait avaler gentillement : Autouroutes, EDF, GDF, France Telecom... Allez les prochains sur la liste ? Areva, SNCF, la Poste...

        Le plus fun là dedans : D’une part c’est un vol de l’Etat par les représentants de l’Etat pour leurs amis privés. D’autre part cela ne réduit en RIEN la note des factures.


      • Rage Rage 24 juillet 2006 11:41

        @Adolphos Soit vous êtes naïf, soit vous êtes à côté de la plaque !

        - 1. En quoi les « clients-usagers » vont-ils payer le prix réel avec des fluctuations financières des cours ? Vous payez vos actions au prix réel vous (actuellement le prix des actions correspond à une valeur virtuelle de 10 à 20 fois le bénéfice annuel, et encore, tout le monde n’est pas OK sur la définition...) ?

        - 2. En quoi vendre EDF soulage t’il les finances de l’Etat ? Parce que pour vous, vendre un « truc » qui fournit XX milliards d’euros de bénéfice par an, ça vous soulage ? Moi ce me ferait plutôt chier ! C’est certain, à court terme, vendre les meubles, ça fait joli (Autoroutes, EDF and co) et ça comble les budgets. Néanmoins, à moyen et long terme c’est une erreur GRAVE et FONDAMENTALE : en vendant ce qui rapporte mécaniquement de l’argent, l’état s’endette encore plus. On vous expliquera ça un jour, quand vous aurez compris comment fonctionne l’économie.

        3. « Encourager la production d’électricité » ? Vous voulez dire « encore plus » de production ? Donc pour satisfaite toujours autant de besoins, on va devoir produire plus, donc polluer plus ? Quel splendide bénéfice pour l’avenir ! Consommer plus, le dogme du con qui n’a que ça pour justifier son existence : « le paradis IKEA @ Fight club » en somme.

        4. Cela va mettre fin aux scandales qui touchent EDF. Ah oui, et comment ? En donnant encore plus de bénéfices à l’entreprise et en octroyant des participations-actions à la Total ? J’appelle cela déplacer les problèmes et faire taire les gens par l’argent. D’autre part il n’y a aucun effet de causalité entre notre sujet et ce que vous avancez.

        Bilan : J’en déduis que votre vision simpliste est dommageable. Je vous invite donc à vous taire.

        Merci.


      • Rage Rage 24 juillet 2006 11:44

        Pour ce qui est d’Enron : Je pense que le scandalissime cas Enron devrait en refroidir plus d’un sur la « libéralisation ».

        Mais peut-être que trop assimile « libéralisation » et « économie de marché » ce qui est loin d’être la même chose. Il n’y a pas de société viable sans régulation, surtout en provenance de ou des Etats. Sans limite, il ne peut y avoir que des excès, c’est mécanique. Enron en est l’exemple le plus éloquent et affligeant.


      • couillou (---.---.55.132) 24 juillet 2006 22:26

        Tout ça prouve qu’on s’est fait fortement avoir. Le pseudo-communisme totalitariste est mort en URSS, alors aux yeux du monde, ça prouve que le seul système économique valable, c’est le libéralisme (démonstration complètement fallacieuse, vous en conviendrez) ; aucun autre système ne peut fonctionner, à part celui qui permet à une poignée de puissants de faire ce qu’ils veulent, et à tous les autres de se taire, de travailler sans se plaindre et de se contenter des miettes qui restent.
        Dans un monde un peu meilleur (selon moi) que l’actuel, les salariés profitent réellement (pas sous forme de prime de fin d’année) des bénéfices de l’entreprise dans laquelle ils travaillent : ce sont les « avantages » que d’aucuns dénoncent sans cesse, chez EDF, à la SNCF, etc., (et qui ne dérangeaient personne tant que les gens avaient du boulot et qu’ils pouvaient changer de voiture régulièrement). Maintenant, avec la mondialisation, la libéralisation du marché, les travailleurs du public semblent très avantagés par rapport à ceux du privé. La mauvaise situation économique de la France est soi-disant dûe à ces « excès » du public. Mais quand tout aura été libéralisé, on sera tous au même niveau de pauvreté, public et privé : nivellement par le bas.

        Donc, chaque fois qu’on brade un petit morceau du secteur public
        1)On se fait voler, puisqu’on vend quelque chose de « public », qui appartient donc à tous, et qu’on ne voit jamais la couleur de cet argent (au contraire, on paie plus cher après). 2)on s’éloigne de l’espoir de vivre un jour dans un monde où le but n’est pas de se faire exploiter, d’essayer d’exploiter les autres, de produire et consommer des merdes qu’on a pas le temps d’utiliser avant que le truc qui le remplace ne soit sorti. On s’approche un peu plus de « la matrice »


      • Adolphos (---.---.59.170) 24 juillet 2006 23:16

        « En quoi les »clients-usagers« vont-ils payer le prix réel avec des fluctuations financières des cours ? »

        Le prix réel, celui de l’offre et de la demande, bien sur à des conditions à déterminer selon les opérateurs. Comme pour internet, finalement.

        « En quoi vendre EDF soulage t’il les finances de l’Etat ? Parce que pour vous, vendre un »truc« qui fournit XX milliards d’euros de bénéfice par an, ça vous soulage ? »

        Vous avez de l’argent pour acheter 50 nouvelles centrales nucléaires, vous ? Et bien l’Etat non plus !

        «  »Encourager la production d’électricité«  ? Vous voulez dire »encore plus« de production ? Donc pour satisfaite toujours autant de besoins, on va devoir produire plus, donc polluer plus ? Quel splendide bénéfice pour l’avenir ! Consommer plus, le dogme du con qui n’a que ça pour justifier son existence : »le paradis IKEA @ Fight club" en somme.’

        La consomation d’énergie va bien entendu augmenter, comme cela à toujours été le cas aux périodes de progrés. C’est pour cela qu’il nous faut des centrale nucléaires en plus et plus performantes, et non polluantes donc.

        « Cela va mettre fin aux scandales qui touchent EDF. Ah oui, et comment ? »

        Les actionnaires n’en ont rien à foutre de financer je ne sais qui et je ne sais quoi pour des raisons politicienne.


      • Jesrad (---.---.20.126) 26 juillet 2006 11:14

        « Dans un monde un peu meilleur (selon moi) que l’actuel, les salariés profitent réellement (pas sous forme de prime de fin d’année) des bénéfices de l’entreprise dans laquelle ils travaillent »

        Ce que vous voulez, achetez-le ! Le total des salaires est bien plus élevé que les bénéfices des entreprises : les travailleurs ont toujours été en position de racheter les entreprises en l’espace de quelques années. Donc qu’est-ce que vous attendez ? Dès maintenant il est possible à tous ceux qui travaillent de racheter l’entreprise qui les emploie (pas nécessairement les marques et propriété intellectuelle, mais au moins les locaux, machines, contrats de services, etc...) aux actionnaires.


      • Adolphos (---.---.59.170) 24 juillet 2006 11:26

        On ne peut pas prendre Enron, qui à brulé volontairement tout le réseau californien, comme un argument contre la libéralisation. Autant dire que les services publics suivent l’interet général comme l’a si bien prouvé le scandale du sang contaminé.

        Le but de cette libéralisation est de faire payer le prix réel de l’électricité aux consomateurs, ce qui semble des plus juste (pollueur/payeur ?) et ainsi de soulager les finances des Etats. Cela va encourager la production d’électricité, jusqu’a présent monopolisé par EDF. Cela va aussi mettre fin aux scandales multiples qui touche EDF. Enfin cela permet une privatisation d’EDF, donc de récupérer du capital qui serait bien plus utile ailleur.


        • Jojo2 (---.---.50.196) 24 juillet 2006 11:31

          Ben justement, le scandale du sang contaminé est venu de ce qu’on a voulu que le CNTS soit rentable. Comme une boite privée...


        • Mr Jo (---.---.205.47) 24 juillet 2006 14:05

          EDF est très rentable, ça ne soulagerait en rien l’état de la vendre, bien au contraire, tout comme la vente des sociétés d’autoroute.

          Et il a aussi été montré que l’ouverture à la concurrence allait faire monter le prix de l’électricité, donc nous allons être perdants sur toute la ligne.


        • Mr Jo (---.---.205.47) 24 juillet 2006 14:08

          Pardon j’ai dit vente des sociétés d’autoroute, j’aurais du dire braderie des sociétés d’autoroute.


        • Jojo2 (---.---.95.231) 24 juillet 2006 16:57

          Tiens, à propos de la Cafifornie...


        • Adolphos (---.---.59.170) 24 juillet 2006 18:27

          « Ben justement, le scandale du sang contaminé est venu de ce qu’on a voulu que le CNTS soit rentable. Comme une boite privée... »

          Une boite privé ne peut pas se permetre de tuer 5000 personnes.

          « EDF est très rentable, ça ne soulagerait en rien l’état de la vendre, bien au contraire, tout comme la vente des sociétés d’autoroute. »

          Bien sur. Moi aussi si on me donne gratuitement 50 centrales nucléaires, je vais être rentable. Par contre si EDF doit payer ses investissements, alors là, c’est la déroute..

          « Et il a aussi été montré que l’ouverture à la concurrence allait faire monter le prix de l’électricité, donc nous allons être perdants sur toute la ligne. »

          C’est le but, justement. Pollueur, payeur. Consomateur, payeur. Fin des subventions. Economie d’énergie, et pour le budget de l’Etat. Trés bon, ca.


        • couillou (---.---.55.132) 24 juillet 2006 22:30

          @adolfos

          EDF rapportait de l’argent à l’Etat, andouille. Je croyais que le but des capitaleux c’était de faire du fric ? T’as déjà vu un patron vendre ce qui lui rapporte du fric ?


        • Adolphos (---.---.59.170) 24 juillet 2006 23:21

          « EDF rapportait de l’argent à l’Etat, andouille. Je croyais que le but des capitaleux c’était de faire du fric ? T’as déjà vu un patron vendre ce qui lui rapporte du fric ? »

          Oui, mais on sait bien que les chiffres de ces services publiques sont complétement opaques.

          lorsque la privatisation s’accompagne d’un renforcement de la concurrence, ce qui sera le cas pour EDF à partir du 1/7/04 (entreprises), puis du 1/7/07 (particuliers), la concurrence accrue fait baisser les tarifs : le téléphone, les voyages aériens (low cost), en sont des exemples. Pour l’électricité, un document publié récemment par EDF montre que le tarif anglais, qui était au début de 2001 supérieur de 50% au tarif français, lui est maintenant égal. La Commission Européenne a d’ailleurs rappelé, dans un document du 13/3/01, que depuis l’ouverture à la concurrence de la fourniture d’électricité aux industriels, à la fin de 1996, les baisses de prix avaient été en moyenne de 15%.

          Tous les Français, y compris les smicards, les chômeurs et RMIstes, doivent payer leur électricité. En moyenne l’agent d’EDF gagne nettement plus que la moyenne des Français : le coût moyen des salaires d’EDF est de 35.000 F par mois. La solidarité que défendent les étatiste pour EDF est donc une solidarité à l’envers : les pauvres doivent payer pour maintenir les privilèges de plus riches qu’eux. Sans ces privilèges, les ménages français pourraient donc bénéficier chaque année de 2,4 mois d’électricité gratuite.


        • Jojo2 (---.---.66.238) 24 juillet 2006 23:27

          « Une boite privé ne peut pas se permetre de tuer 5000 personnes. » qu’il dit l’Adolf.

          Bhopal, t’en a entendu parler ?


        • Adolphos (---.---.59.170) 24 juillet 2006 23:31

          « Bhopal, t’en a entendu parler ? »

          C’est volontaire, Bhopal ? Le PDG s’est dit, tiens, je vais cramer 10.000 indiens pour mon petit déj, ca va faire monter mes actions ?


        • Jojo2 (---.---.66.238) 24 juillet 2006 23:46

          Exactement. Les Indiens sont morts because finances.


        • rastapo (---.---.77.26) 11 août 2006 17:11

          Et Azf à toulouse ?


        • Guilhem (---.---.231.160) 24 juillet 2006 11:32

          Bonne analyse. Je crains malheureusement que cela se fasse quand même et bien entendu au détriment du contribuable consommateur.

          Quand on connaît les habitudes des grands groupes privés concernant l’entretien et la sécurité des infrastructures ça donne froid dans le dos pour nos centrales nucléaires.


          • Guilhem (---.---.231.160) 24 juillet 2006 11:38

            @ Adolphos

            « On ne peut pas prendre Enron, qui à brulé volontairement tout le réseau californien, comme un argument contre la libéralisation »

            Si, si on peut puisque c’est le cas.

            http://www.latribune.fr/Dossiers/Enron.nsf/DocsWeb/IDC1256B65005C9318C1256B C500725908?OpenDocument


          • Guilhem (---.---.231.160) 24 juillet 2006 11:39

            lien complet :


          • Adolphos (---.---.59.170) 24 juillet 2006 23:23

            « Si, si on peut puisque c’est le cas. »

            Bein, les responsables de Enron sont en prison, c’est donc qu’ils n’ont pas respecté la grammaire des affaires (contrairement au type du crédit lyonnais, qui écris un livre pour se plaindre du capitalisme)....


          • Stephane Klein (---.---.101.8) 24 juillet 2006 12:43

            C’est une bonne analyse pour qui veut entendre le couplet anti-liberal convenu d’avance.

            Il y a quand quelques amalgames savoureux : la situation française est la situation europeenne, donc la France c’est l’Europe ! Ha le nombrilisme francais, chassez-le par la porte, il revient par la fenetre.

            Ensuite, EDF n’a pas le monopole de distribution total mais localise, tout comme d’autres regies comme GEG.

            Par contre la seule these veridique reside dans le manque de capacite de production. C’est la tres vrai mais on est loin de la theorie du complot prive puisque EDF represente 80% de notre capacite de production et a reduit ses investissements de production depuis de nombreuses annees, cette entreprise est la cause de nos problemes.

            Ceci peut s’expliquer par les couteux echecs sud-americains, consequence d’une non-surveillance de l’actionnaire principal et donc du caractere publique de l’entreprise.

            Il eu ete peu etre autrement si depuis 5 ans, nous n’avions pas pris de douloureux retards dans le developpement de technologies renouvelables et la construction de centrales eoliennes, hydro, biogaz, biomasse, geothermique, etc....

            Car le corollaire a tout cela est qu’en prime se greffe le defi des energies renouvelables : si on manque de capacites de production c’est aussi que de plus en plus de gens s’opposent a de nouvelles centrales nucleaires et que certains etats ont decide de privilegier les EnR en tentant de fermer des unites nucleaires et/ou thermiques fossiles.

            Ceci est un facteur important de tension des prix, il convient de le garder a l’esprit.

            Il faut ensuite ne pas oublier d’analyser precisemment l’evolution des prix et les causes des prix ’hauts’ actuels. Quand Mehaignerie denoncait un triplement des prix de l’electricite, il faut savoir d’ou on part : 15 euros le MWh en 2002 (1.5 cE/kwh), 50 aujourd’hui, on part de tres bas : il y avait alors sur-capacite. On est donc plutot arrive aujourd’hui a des prix ’normaux’.

            Il y a par contre tension aujourd’hui pour plusieurs raisons : les nouvelles unites de production sont trop peu nombreuses et celles construites le sont au gaz : de telles unites sont rapides a construire. Or le gaz est indexe sur le petrole.

            L’autre explication vient des EnR. celles-ci sont en effet plus couteuses (encore que partiellement et temporairement) que les autres energies du fait de la tailles des unites et de la prise en compte de l’ensemble de couts ’evites’ (cout de canicule - ou catastrophe climatique - pour le gaz, cout de demanttelement et de stockage des dechets pour le nucleaire, sans meme parler de la R&D prise en charge par le contribuable pour ce dernier).

            Alors si tension sur les capacites de production il y a, on est loin, tres loin du complot.

            La solution reside dans la liberation des energies (c’est le cas de le dire) et de permettre la multiplication des investissement prives dans les EnR. Pour cela, il faut revoir radicalement notre technocratie qui bloque un projet sur 2 dans l’hydro ou l’eolien et encore les projets acceptes n’arrivent-ils a terme qu’au bout de 3 a 5 ans.


            • Forest Ent Forest Ent 26 juillet 2006 14:16

              Il semble que nous soyons destinés à être en désaccord permanent. Du débat nait la lumière.

              Quand ENRON a manipulé les prix en Californie, Georges W a expliqué doctement que la capacité était insuffisante à cause des restrictions environnementales, et en a profité pour attribuer quelques concessions en Alaska.

              Il n’y a aucune explication logique à l’augmentation des prix en Europe, surtout pas le coût de production, puisque les prix régulés n’ont pas bougé, alors qu’ils ne sont presque jamais dumpés.

              La seule raison, c’est d’avoir remplacé des prix de long terme par des prix de court terme qui n’ont pas d’assise sérieuse, autre que le prix spot des hydrocarbures, qui est est parfaitement aléatoire.


            • Bulgroz 24 juillet 2006 13:16

              Très bonne analyse, Forest Ent,

              mais qui ne changera pas grand chose puisque l’Europe (c’est qui, c’est quoi l’Europe ?) est phagocyté par des Anglo Saxons qui ont décidé d’imposer au continent ce qui a si mal marché en UK. La capacité de résistance des fonctionnaires Européens qui croient aux services publics est formidablement annihilée par leur pratique de l’Anglais, langue officielle des officines Européennes, qui est très faible.

              Il n’y a pas d’Europe de l’énergie, il n’y a pas de politique Européenne des services publics, il y a seulement une volonté de casser les ex monopoles naturels (l’argent public est sale, l’argent privé est clean !!).

              Les grandes infrastructures (parcs de production, réseaux HT, MT et BT) ayant été largement été construits et en phase d’amortissement grâce à l’argent public ou des citoyens (donc 100% par des citoyens), il n‘y a pas raison de ne pas faire bénéficier à peu de frais les requins de la finance de cette manne (l’Europe les appelle les nouveaux entrants), d’autant que ces même requins savent à qui il faut payer et combien.

              Quand toutes les infrastructures devront être reconstruites, il n’y aura plus personne pour mettre la main au panier, les résultats positifs des opérateurs privés ayant été complètement versés en dividendes, ce sera encore à l’Etat de renouveler à grands frais les infrastructures.

              De toute manière, l’Europe (c’est qui, c’est quoi ?) n’a rien à faire de tout cela, l’objectif est de transformer le système de l’énergie qui par essence est à long terme en business à court terme.


              • Philippe (---.---.193.52) 24 juillet 2006 13:50

                La situation actuelle n’a rien de libérale, il s’agit d’une fausse concurrence dont toutes les règles sont imposées par des fonctionnaires. C’est un système étatique au niveau européen.

                EDF est obligée de vendre sa production à des concurrents qui utilisent en plus ses installations pour la concurrencer.

                En général les concurrents sont appelés des traders, en fait des parasites qui comme les coucous viennent pondre leurs œufs dans le nid des autres. Idem pour France telecom d’ailleurs.

                EDF a entre-autres été obligée de vendre aux enchères 6000 MW de sa production.

                http://www.edf.fr/253m/txt/Accueilfr/Encheresdecapacite/Produits.html

                On peut lire sur une dépêche EDF que j’ai conservée :
                - les VPP (Virtual Power Plants, centrales virtuelles de production) qui permettent aux concurrents d’EDF d’acquérir de l’électricité produite par EDF sur le territoire français, sans pour autant supporter les risques et les contraintes liés à la propriété d’un outil de production réel. Grâce aux enchères, les concurrents d’EDF peuvent donc devenir propriétaires, de façon virtuelle, d’une partie de nos capacités de production.

                Centrales virtuelles, ensuite mouvements virtuels, consommation virtuelle ? argent virtuel ? comment s’étonner que ce système se casse la figure à plus ou moins long terme.

                En tout cas une chose est sûre : l’usine à gaz mise en service pour gérer cette organisation très complexe doit peser lourd dans le prix de l’électricité.

                Au fait, dernièrement on a appris qu’EDF était obligée d’acheter 2000 MW à l’étranger ... Qui est vendeur ? ceux qui remporté les enchères et qui vendent maintenant à EDF sa propre production à travers des « centrales virtuelles » ?

                Non, vraiment, tout cela n’a rien à voir avec du libéralisme.

                Philippe


                • Bulgroz (---.---.148.242) 24 juillet 2006 14:11

                  Philippe,

                  Oui, trés bonne question : 6000 MW vendus aux enchères, 20O0 MW achetés (où, à la bourse j’imagine ?), de quel électicité, s’agit il ? A quels prix cette vente et cet achat ? Quel est la perte et le bénéfice sur cette opération ?

                  Questions trop matérielles, j’imagine ? Peut bon faire une enquète ?


                • nono (---.---.94.25) 24 juillet 2006 14:27

                  BHein on verra....

                  La deregulation n’est pas forcement mauvaise pour le consommateur final si elle est bien faite.

                  Si je prend le cas des telecoms en france, le consommateur final est largement gagnant....

                  Moi je ne suis plus client france telecom. degroupage total et aucun incident technique.

                  J’ai diminue ma facture de fixe de 50 % et je ne parle pas des factures matraque que france telecom m’a fait payer sur le minitel et l’internet en rtc.....et des frais abusifs en cas de retard de paiement...

                  Desole mais je n’ai pas la nostalgie du monopole de france telecom et de son personnel arrogant pour obtenir des delais de paiments... car le soit dissant service public ponctionnaientt largment les pauvres qui avait du retard a payé comme moi.

                  Le même arrogant personnel de france telecom se fait virer tant mieux... la roue tourne même si le personnel sous statut fonctionnaire reste comme les oursins accroché a leurs rochets.

                  Rente de situation oblige des fonctionnaires.

                  Tout le monde n’est pas egal devant le risque de chomage la preuve...mais sa n’empeche pas les fonctionnaires de faire du conservatisme dans les syndicats....

                  Moi j’ai deja etait consulte par une société d’etude marché pour comparer des offres electrique pour edf gdf et poweo...

                  L’ouverture a la consommation pour le particulier sera pour l’été prochain,

                  je n’exclue pas de quitter edf ou gdf... pour poweo par exemple.....

                  si mon budget annuel d’energie baisse de maniere significative.

                  D’alleurs je serais attentif a la maniere de presenter les prix.

                  Puisque dans les offres il y aura 2 elements qui vont composer le prix
                  - le prix d’un abonnement fixe
                  - et un prix du KW/H

                  Mais n’oublions pas que dans le prix du KW/H vous payez sur votre facture le statut et le régime de retraite spécial des personnels de gaz de france.

                  Vous parlez des requins de la finance... a ce que je sache pour l’instant je paye pour les syndicats de requins d’edf qui defendent bec et ongle leurs avantages acquis durant les 30 glorieuses et qui vu le contexte economique actuelle ne sont plus justifiés....

                  Surtout quand c’est tous les citoyens français qui ont investit pour la construction du reseau l’inovation des equipement d’edf... et pas le personnel qui ne sont que des fonctionnaires qui ont pas investit un centime... car la masse salariale du personnel d’edf apparait dans la colonne des charges dans les comptes de l’entreprise... et ce que ce meme personnel ne paye pas le courant electrique....

                  Moi si c’est interessant je quitterais edf, si doit y’avoir un black out c’est surtout paris pas sur mon compteur electrique client de poweo ou client d’une autre compagnie privée....


                  • Gnole (---.---.192.187) 24 juillet 2006 16:21

                    Vision malheureusement à court terme et n’ayant que peu d’idée des réseaux de distribution d’électricité... vous payerez sans doute votre électricité moins cher au début de la dérégulation (des offre d’appel avec de jolies ristournes toutes colorées)... mais je vous souhaite bien du courage lorsque votre facture représentera le double ou le triple de ce que vous payez actuellement (inflation comprise) d’ici trois ou quatre ans...

                    J’imagine que vous serez le premier à aller gueuler contre l’électricité trop cher ne vous rendant même pas compte que c’est uniquement votre faute et votre envie du profit immédiat... source malheureusement de quasi tous les problèmes liés au libéralisme...


                  • couillou (---.---.55.132) 24 juillet 2006 22:46

                    La comparaison avec les télécoms est très douteuse. LA situation était complètement différente : on entrait dans l’ère d’internet, beaucoup de nouvelles technologies et d’infrastructures à mettre en place, il était nécessaire de laisser des entreprises privées participer à ce développement, sous peine de facture très lourde à payer, et/ou de graves retards technologiques. (D’ailleurs, avec la montée des nouveaux services qui requièrent beaucoup de bande passante (VoD, VoIP, ...), je ne serais pas étonné que les forfaits internet évoluent aux détriment du consommateur...)

                    Mais pour la privatisation d’EDF, aucune révolution technologique, aucun renouvellement massif d’infrastructures ne justifie sa privatisation.


                  • Emile Red (---.---.229.153) 27 juillet 2006 13:07

                    En attendant ce sont les abonnés FT qui paient la dérégulation en payant les infrastructures que les parasites utilisent à moindre frais.

                    En milieu rural, l’abonnement FT est obligatoire (pas de dégroupage) parceque les sociétés concurentielles ne jugent pas le marché porteur et n’investissent pas, ce qui fait des ruraux des sous-consommateurs au prix fort abo+ connexion, ce qui prouve bien que ces sociétés n’assurent pas vraiment un service public et que toute la charge revient par obligation à FT.

                    Le même processus arrive à grand pas avec les chemins de fer qui ne desserviront (c’est déjà souvent le cas) plus les petites agglomérations par souci de rentabilité.

                    Et plus grave, qui obligera une société électrique, demain, à desservir des lieux isolés, si ceux-ci ne sont pas jugés rentables, sachant que les frais de justice en cas de procés seront bien inferieurs aux montant des investissements ?

                    La mort du service publique à long terme c’est la mort des villages (1 village sur 4 est menacé aujourd’hui par la disparition de la poste ou d’autres services publics indispensables) impliquant l’isolement et la destruction du patrimoine foncier, calcul inquiétant par ailleurs puisque les couts de protection (incendie), de réamménagement (berges fluviales), seront d’autant plus élevés et à la solde de chaque contribuable.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 24 juillet 2006 14:33

                    Cet article est très interessanr en cela qu’il nous prévient, d’une façon précise, de possibles erreurs en cours, mais ce qu’il ne dit pas, c’est quels avantages le consommateur pourraient éventuellement tirer de la concurrence si cette privation était politiquement sous contrôle d’un service public digne de ce nom ; ce que n’est pas l’EDF aujourd’hui qui se conduit ;

                    1) En France comme un état dans l’état, tous les anti-nucléaires vous le diront, au bénéfice de ses employés, plus encore que de l’état et des consommateurs

                    2) À l’étranger et sur la marché européen, voire mondial, de l’électricité comme une entreprise capitaliste particulièrement agressive du fait qu’elle se protège de la concurrence à l’intérieur.

                    Ce qui est en cause dans l’argumentation de votre article c’est moins le principe de la concurrence que celui du service public et de la volonté politique de le faire jouer au service des concommateurs. En cela votre article me paraît conclure pour le statut quo du monopole d’état sans rapport logique évident avec votre analyse critique, par elle-même pertinente, mais unilatérale.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 24 juillet 2006 14:34

                      Il fait lire « les » consommateurs ; merci


                    • Guilhem (---.---.91.97) 24 juillet 2006 15:57

                      Vous savez bien que sur ce genre de marché juteux, la concurrence n’existe pas c’est la règle de l’oligopole et le racket du contribuable /consommateur.

                      Quelques exemples ? Les Télécom, l’eau, le traitement des déchets, le BTP et j’en passe ...


                    • Forest Ent Forest Ent 26 juillet 2006 14:25

                      Je ne crois pas avoir jamais dit que les sociétés nationalisées ne posaient aucun problème et ne demandaient aucune surveillance. J’affirme par contre que le citoyen n’a aucun intérêt à remplacer un monopole public par un monopole ou un oligopole privé.

                      Quand aux dérives d’EdF à l’export, il me semble vous avoir déjà signalé qu’elles ont été initiées par un gouvernement Jospin. L’électeur a du mal à s’y retrouver.


                    • nono (---.---.94.25) 24 juillet 2006 14:52

                      Toute façon si ca part en sucette on pourra toujours tout renationalisé....

                      La SNCF est une société anonyme d’économie mixte crée en 1938 suite a la faillite de 5 compagnies de chemin de fer privé.... et comme on pouvait pas se passer du chemin de fer pour le développemment du pays....

                      C’est pareil pour l’electricité rien n’est reversible..

                      Mais bon pour ce qui est de l’eau malgre la forte augmentation du prix de l’eau les elus non pas re municipalisé les regies d’eau.... les pots de vins ayant eu le dernier mots.... bien evidamment comme a bruxelles les lobbys et leurs valises de billets sont plus entendu que les citoyens.


                      • couillou (---.---.55.132) 24 juillet 2006 22:49

                        Mais ça coûte trop cher de renationaliser ! De toutes façons, si l’Etat vend EDF 100 millions, si il veut tout racheter le lendemain, ça lui coûtera 200 millions ! c’est la loi du marché.

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