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Situation économique de la France : SNAFU

Lorsqu’un officier demande par radio à une compagnie engagée dans un combat : « Quelle est votre situation ? » et qu’il se voit répondre « SNAFU ». Il n’a plus besoin de demander un rapport précis des pertes. Il se contente de répondre « Tenez bon les gars ». SNAFU est un acronyme anglais qui veut dire « Situation Normal : All Fucked Up. ». Ce qui se traduit par « Situation normale : c’est le bordel ».

Certains indicateurs économiques sont très favorables à une reprise. En effet, depuis 2013, le pétrole a perdu 40% de sa valeur et ne va pas augmenter dans les prochains jours, le taux du crédit est historiquement bas. Actuellement, nous pouvons emprunter pour acheter un logement à un taux de 2.4% sur 15 ans. L’euro baisse et s’approche de la parité euro/dollar. Si au Royaume uni, el Allemagne, au Benelux et même en Espagne ou en Italie l’économie reprend son souffle, en France ça ne décolle pas. Depuis 2008 la France a cumulé une croissance de 0.1% du PIB et depuis 2000 de 4% du PIB soit 0.3% par an. Le taux de chômage n’a pas baissé depuis 2008 pour atteindre aujourd’hui les 10.4 % selon la police et les 19.2% selon les organismes syndicaux. La consommation est en berne. Nos exportations sont quasi inexistantes. Notre endettement, par le refus d’une politique volontaire de réduction des dépenses publiques, continue d’augmenter pour atteindre la valeur de notre PIB soit 2000 milliards de dette.

 

Le secteur du bâtiment qui est un grand pourvoyeur d’emploi est atone. En 2014 on a produit moins de béton qu’en 1964. L’agriculture est sinistrée et l’industrie…. Quelle industrie ?

 

L’année 2015, ne se présente pas bien du tout. Pour ce premier trimestre, le nombre de défaillances d'entreprises en France a augmenté de 7,6 % pour atteindre un niveau historique, avec à la clé plus de 66 000 emplois menacés. De janvier à mars 2015, quelque 18 134 entreprises ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, contre 16 858 un an plus tôt. 800 PME de 10 à 19 salariés (+ 12 %) et 350 de 20 à 49 salariés (+ 26 %) ont déposé le bilan ce premier trimestre 2015.

Les défaillances d'entreprises d'un seul salarié explosent de 54 % tandis que celles de deux salariés augmentent de 8 %. Il faut savoir que les entrepris de 1 salarié sont tout bonnement des chômeurs qui n’ont pas trouvé d’emploi et, en créant leur entreprise ont ainsi créé leur emploi. Ce sont des artisans, des télétravailleurs, etc. Quand il arrive à s’en sortir, la première embauche est une charge financière tellement lourde, qu’elle les conduit inévitablement à la défaillance dès qu’il y a une panne d’activité.

Notre ministère des finances, Macron en tête, nous avez annoncé un retour à une sinistralité sous la barre des 60 000 défaillances à l'année. Le triste résultat de ce premier semestre a d’ores et déjà effacée ses espoirs. Avec une activité qui a du mal à redémarrer, les PME les plus structurées et qui ont encore un peu de trésorerie pourront attendre l’hypothétique reprise. Les TPE plus modestes pour lesquels la bataille des prix, quand ils ont encore les moyens de la mener, est insuffisante pour gagner des marchés, s’échoueront sur l’écueil d’une politique économique désastreuse depuis des décennies.

Alors « SNAFU », « Tenez bon les gars ! Tant qu’il y a de la vie…… »


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