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Accueil du site > Actualités > Economie > Smic : le dernier rempart avant la case pauvreté va-t-il céder (...)

Smic : le dernier rempart avant la case pauvreté va-t-il céder ?

Tout le monde en France s’accorde à dire qu’il est difficile, voire impossible de vivre correctement avec 1 000 € par mois.

Tout le monde ? Eh bien non. MM Cahuc, Cette et Zylbenberg, économistes, sont d’un tout autre avis.

Ces trois économistes viennent de remettre à Martin Hirsch et Eric Besson un rapport portant le "joli" nom suivant : "Salaire minimum et bas revenus : comment concilier justice sociale et efficacité économique ?"

Que dit ce rapport ?

Le rapport fait 94 pages et décrit le "scandale" du salaire minimum français et des minima sociaux.

Certains vont se réjouir en pensant que les auteurs trouvent comme la majorité des salariés et précaires de ce pays que ce niveau de ce salaire et d’aides est indigne.

Ne rêvez pas, c’est exactement l’inverse.

Extraits :

1. La place singulière du salaire minimum en France

Le salaire minimum s’impose en France de façon exceptionnellement uniforme. Dans la plupart des autres pays où un salaire minimum légal existe, celui-ci fait l’objet de dérogation selon l’âge au-delà de 18 ans, parfois selon les régions, voire selon la situation économique. En outre, il existe des pays industrialisés, et non des moindres, n’ayant tout simplement pas de salaire minimum légal. ... / ...

Depuis 1970, l’évolution du pouvoir d’achat du Smic horaire brut, apprécié par son augmentation relative par rapport à l’indice des prix retenu pour sa revalorisation automatique, est supérieure à 150 %. Cette évolution est liée à la fois au mécanisme d’indexation sur la moitié du pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier, mais aussi à l’effet des coups de pouce.

De 1970, date de création du Smic, à 2002, date du début de la convergence des minima salariaux, les coups de pouce ont représenté 60 % des gains de pouvoir d’achat du Smic.

Depuis près de quatre décennies, la hausse du pouvoir d’achat du Smic dépasse nettement celle du salaire médian.

La proportion des salariés rémunérés sur la base du salaire minimum y est très importante : en 2006, elle dépassait les 15 % et elle était de près de 13 % en 2007.

... / ...

La France est dans une situation extrême au sein des pays de l’OCDE, caractérisée par une détermination très centralisée du salaire minimum : celui-ci s’applique à tous, indifféremment, sans distinction liée à l’âge, au lieu, au domaine d’activité ou à la profession. Cette situation, où l’État se substitue aux partenaires sociaux pour organiser le fonctionnement du marché du travail, réduit de fait le champ d’exercice du dialogue social. Elle a en conséquence un effet délétère sur les relations sociales.

La stratégie française a suivi une voie très différente des enseignements théoriques. Elle cherche à redistribuer le revenu en s’appuyant sur un salaire minimum contraignant et sur une multiplicité de prestations sociales relevant de logiques différentes, voire contradictoires. Cette stratégie présente deux inconvénients : elle défavorise considérablement les jeunes et elle aboutit à un système peu lisible et à des taux marginaux d’impositions très heurtés qui peuvent être très élevés. La France cumule la situation d’avoir un des plus bas taux d’emploi des jeunes de 20 à 24 ans au sein de l’OCDE et de ne pas donner le bénéfice du revenu minimum à ces mêmes jeunes. ... / ...

Les auteurs conduisent une analyse critique des principales prestations sociales existantes. Ils s’intéressent notamment à la Prime pour l’emploi (PPE) qui concerne un public très large, peu ciblé tout en offrant un montant de ce fait peu incitatif. Le versement de la PPE se fait tardivement par rapport aux périodes d’activité justifiant son attribution. Au total, l’efficacité incitative de la PPE est contestable.

Dans le bas de la distribution des revenus, le taux de prélèvement marginal se modifie souvent de plusieurs dizaines de points à la hausse ou à la baisse sur des étendues très restreintes du revenu d’activité.

Ces mouvements sont particulièrement importants aux moments du début et de fin de droits des prestations sous conditions de ressources (prime de Noël et allocation de rentrée scolaire), au moment des fins de droit des prestations différentielles (ici RMI) ou dégressives (type allocations logement) ou du début et de la fin des droits des prestations du type PPE (qui est successivement progressive, neutre puis dégressive par rapport au revenu d’activité) ... / ...

Les auteurs plaident pour une simplification de l’architecture des dispositifs déployés de façon à renforcer leur pouvoir incitatif sur l’offre de travail des peu qualifiés, sans réduire leur impact en termes de lutte contre la pauvreté et au moindre coût pour les finances publiques. Le Revenu de solidarité active (RSA) s’inscrit dans cette perspective.

Pour les auteurs, le Revenu de solidarité active devrait remplacer par un dispositif unique et permanent la Prime pour l’emploi, le Revenu minimum d’insertion (RMI), l’Allocation de parent isolé (APE) et, le cas échéant, d’autres minima sociaux, ainsi que les dispositifs transitoires d’intéressement à la reprise d’activité qui y sont associés. De manière générale, le RSA se traduit par un transfert de ressources supplémentaires vers les ménages à très bas revenu qui doit être financé d’une façon ou d’une autre.

En tout état de cause, ce financement doit réduire le revenu net des ménages qui le supportent, ce qui serait en particulier le cas de certains bénéficiaires de la PPE. L’extension du RSA aux jeunes adultes de moins de 25 ans présente un coût budgétaire supplémentaire. Les auteurs avancent quelques chiffrages acceptables en tenant compte de la substitution du RSA à d’autres aides déjà existantes et en retenant pour le RSA un taux de cumul de 60 %. Sous ces hypothèses, les auteurs estiment que le RSA peut être financé sans coût supplémentaire.

Préconisations

... / ... En France, de nombreuses personnes sont enfermées durablement dans des situations de pauvreté ou des carrières peu attractives par la faute de politiques inadéquates concernant les bas revenus. L’objectif des préconisations qui concluent le rapport est de proposer une architecture plus cohérente pour ces politiques.

Mise en place d’une politique cohérente de lutte contre la pauvreté

À l’avenir, il est souhaitable de choisir des règles garantissant une évolution du salaire minimum cohérente avec des préoccupations de moyen et long terme et avec l’ensemble de la politique fiscale.

Pour cette raison, les auteurs préconisent de fixer conjointement le salaire minimum et les minima sociaux dans le cadre de la loi de finances. La discussion parlementaire des revalorisations des minima sociaux et du salaire minimum bénéficierait de l’avis des partenaires sociaux, rendu dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Une commission d’experts indépendants et dûment mandatés devrait être créée pour éclairer les avis de la CNNC et les débats de la représentation nationale.

Les membres seraient nommés dans des conditions garantissant leur indépendance et pour une durée suffisante afin de se situer dans une perspective de moyen et long terme.

Cette commission ne devrait pas se limiter à étudier les conséquences du salaire minimum mais devrait fournir une réflexion plus large sur les conséquences et l’efficacité de toutes les politiques de soutien des bas revenus.

Les règles actuelles de revalorisation annuelle du salaire minimum seraient remplacées par les décisions prises dans le cadre de la loi de finances. Il faudrait conserver néanmoins les règles de revalorisation automatiques infra-annuelles pour suivre les évolutions de l’inflation. D’autre part, une revalorisation au 1er janvier au lieu du 1er juillet comme le préconise le Conseil d’orientation de l’emploi (COE), faciliterait les négociations de branche.

Réformer les minima sociaux

L’objectif d’unification des minima sociaux et des prestations liées à l’activité s’inscrit dans la logique du Revenu de solidarité active appelé à remplacer par un dispositif unique la Prime pour l’emploi, le Revenu minimum d’insertion, l’Allocation de parent isolé et, le cas échéant, d’autres transferts sociaux (comme le complément de libre choix d’activité) ainsi que les dispositifs transitoires d’intéressement à la reprise d’activité qui y sont associés.

L’unification de la carte des minima sociaux et des prestations liées à l’activité ne pourra se faire que progressivement. Les principales difficultés sont de deux ordres : en premier lieu, l’existence de diverses sources de transferts nationaux dont certains sont liés à l’activité et d’autres non, et de nombreux droits connexes, dont certains sont nationaux et d’autres locaux, par ailleurs, les décalages temporels entre les revenus d’activité et le revenu disponible.

Les auteurs reprennent à leur compte les recommandations du rapport Quinet, Cazenave et Guidée (2007) qui préconisent que le RSA soit une prestation versée sur la base d’un dispositif d’acomptes mensuels ou trimestriels actualisés en fonction de la situation des bénéficiaires pour éviter les indus trop importants en fin d’année, que le RSA versé aux bénéficiaires hors de l’emploi soit financé par les Conseils généraux tandis que le RSA versé aux bénéficiaires dans l’emploi serait financé par l’État. Se différenciant du rapport précité qui préconise que la gestion soit confiée aux Caf, les auteurs privilégient un traitement par le guichet unique résultant de la fusion des services de l’ANPE et des Assedic pour inscrire le RSA dans une logique d’insertion ... / ...

Favoriser le dialogue social

Les auteurs sont réservés sur la proposition, souvent évoquée, de conditionner les allégements de cotisations sociales à la conduite ou même à l’aboutissement de négociations salariales de branches ou d’entreprises. Pour autant, si cette voie d’un conditionnement devait être suivie, une des orientations possibles préconisée par exemple par l’avis du COE (2008) serait de baser les barèmes de taux de cotisations sociales (intégrant les allégements) sur les minima salariaux de branches quand ces derniers sont inférieurs au Smic.... / ...

En conclusion

Le salaire minimum, tel qu’il existe en France, n’est pas un moyen efficace pour réduire la pauvreté et les inégalités. La pauvreté est principalement due au manque d’emploi, au trop faible nombre d’heures travaillées et à la situation familiale. Les auteurs de ce rapport du CAE fondent leur jugement sur un examen précis des situations qui prévalent dans d’autres pays où le salaire minimum est moins contraignant, voire inexistant.

Le système français de redistribution des revenus s’appuie sur
un salaire minimum relativement élevé complété par une multiplicité de prestations sociales dont la complexité et le profilage selon le revenu d’activité aboutissent à une absence de lisibilité et à de très faibles incitations à la reprise d’emploi pour les personnes les moins qualifiées. Les jeunes se trouvent particulièrement défavorisés par ce système.

Les auteurs suggèrent qu’une politique efficace d’amélioration des bas revenus et de réduction de la pauvreté devrait s’appuyer sur des mesures fiscales et des prestations sociales ciblées plutôt que sur un salaire minimum élevé et uniforme.

Ce rapport a été remis le 23 juillet 2008 à MM Éric Besson et Martin Hirsch. Cette lettre, publiée sous la responsabilité de la cellule permanente, reprend les principales conclusions tirées par les auteurs.

Pour mémoire, nous indiquons aux lecteurs les montants très "importants" dont parlent les rédacteurs du rapport en ce qui concerne le Smic.

Smic au 1er juillet 2008 Source : ministère de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement - décret n° 2008-617 du 27 juin 2008 (JO du 28 juin 2008) :

Smic horaire brut 8,71 €,
Smic horaire net 6,84 €,
Minimum garanti 3,31 €,
Smic mensuel brut (base 35 heures) 1 321,02 €,
Smic mensuel net 1 037,53 €.

Cotisations sociales au 1er juillet 2008 (13,74 % du Smic brut) 181,51 €,
CSG + CRDS au 1er juillet 2008 (8 % de 97 % du Smic brut) : 102,51 €.

Eh bien, nous y voilà. Le RSA est une promesse de Nicolas Sarkozy et il va falloir prendre l’argent chez ceux qui flirtent quotidiennement avec la pauvreté.

Ce RSA, qui est le cheval de bataille du gouvernement et qui devrait, selon les dires de Roger Karoutchi, être lancé mi-2009, devrait selon toute certitude être financé par la disparition progressive d’autres aides comme la PPE (qui représente entre 400 millions et 1 milliard).

Maintenant, que vient faire le Smic dans ce rapport sur les minima sociaux ?

Sans avoir fait de grandes études économiques, on sent bien l’orientation des rédacteurs. Après avoir déplafonné la durée du travail en laissant les entreprises libres de la négocier, la tentation de faire de même avec le salaire minimum est grande. Faire d’une pierre deux coups, pourrait-on dire !

Nous n’aurons pas assez de mots et trop de colère envers les rédacteurs pour leur dire notre mépris pour avoir montré du doigt des "nantis" qui touchent à peine de quoi assumer leurs besoins vitaux. Néanmoins, ils sont comme tous les économistes, bien dans leur peau lorsqu’il s’agit de parler de populations qu’ils n’ont jamais rencontrées.

Pour le reste, nous n’aurons qu’une question pour le Haut Commissaire aux Solidarités actives : Martin, tu vas cautionner ça ?


Source
http://www.cae.gouv.fr
Crédit image
Babouse


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175 réactions à cet article    


  • RilaX RilaX 7 août 2008 11:18

    Ca ne m’etonne meme plus.

    Comment réduire la pauvreté ? En payant moins les pauvres pardi !


    • Rage Rage 7 août 2008 16:14

      Bonjour,

      Ce rapport n’a rien de choquant de part la provenance de ceux qui l’écrivent. On remarquera du reste leur empressement à créer une enième commission pour évaluer... blabla.

      Ils ne font que ça : évaluer, évaluer, évaluer... à grands frais.

      Leur diagnostic, on le connait depuis 20 ans : le cumul des aides sociales n’est pas incitatif pour reprendre un emploi.

      Pourquoi ? Parce que le SMIC est TROP BAS et les aides cumulées trop hautes !

      Le SMIC n’est certes pas un moyen de permettre de réduire la pauvreté et les inégalités mais il constitue le rempart à l’exploitation pour des brouettes. Le pays évoqué - l’Allemagne - souhaiterait bien se doter d’un SMIC alors même que certains travailleurs gagnent 800€/nets là bas.

      Bien sûr, il est grand temps d’homogénéiser les minimas RMI/API/PPE etc... et autres effets connexes.
      La question dans ce "RSA" c’est de savoir si cela va lever le "niveau de l’eau" où si cela va encore enfoncer ceux qui n’ont pas grand chose.

      Autrement dit, le RSA doit être une aide progressive et dégressive incitative à la reprise d’emploi.
      L’enjeu : inventer un escalier pas trop con où personne ne se fait "descendre" et où le SMIC reste incitatif.

      Aujourd’hui RMI+cumuls d’aides > Smic donc pas incitatif de bosser pour 1000€/net si on gagne plus à ne rien faire non ?
      15% des salariés au SMIC, oui, mais combien avec QUE le SMIC ? C’est à dire combien payés au black en plus, à la prime à la vente (commerciaux) etc etc ? N’y a t’il pas là un problème de "prélèvements" et autres paiement non déclarés problèmatiques ?

      Quant à la valeur du SMIC, plus elle descend plus c’est pire : elle donne encore plus d’arguements à ne pas reprendre un emploi !

      D’autres diront "si le SMIC monte, moi je vais m’y retrouver" : autrement dit, il faut voir à chaque évolution du SMIC une évolution plus modeste des salaires compris entre 1 et 1,5 SMIC si on ne veut pas "tirer vers le bas la classe moyenne".

      In fine, ce qui est demandé est simple :
      Un SMIC indexé à minima sur l’inflation
      Un RMI + aides fusionné dans le RSA avec un escalier "favorable" de RMI à 1,5 SMIC incitatif à la reprise d’activitié
      Des salaires de 1 à 1,5 SMIC qui évoluent chaque année
      Moins de prélèvements sur les salaires, mais des contre-parties sur moins de black favorable à certains patrons, moins de montages SMIC + primes et surtout plus de salaires.


    • K K 7 août 2008 20:25

      Bah, on a les noms, il ne reste plus qu’à aller se servir chez eux en leur laissant ce minimum qu’ils estiment suffisant. J’espère bien qu’ils ne se plaindront pas puisqu’ils ont eux même estimé que c’était suffisant.


    • Carbonara Carbonara 8 août 2008 01:07

      @ k

      Je ne comprend pas comment des gens ont pu noter ton commentaire comme "constructif". Tu parles de salaire "suffisant"... Je ne sais pas combien tu gagnes, mais moi je suis étudiant, je vis à Toulouse presque en centre ville avec un peu plus de 700 euros par mois (tout compris : transports, alimentation, logement, EDF, telecom etc... en fait, j’ai 100 euros d’APL donc en réalité je vis avec 600 euros)
      J’en conclu que 700 euros est suffisant pour vivre.

      Apres bon, si tu veux "bien vivre" faut te trouver un job plus lucratif. Evidement les jobs plus lucratifs, c’est soit ceux avec moins de candidats (donc pénible ou autres) soit ceux ou faut des diplomes et donc t’as pas intérêt d’avoir foiré avant...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 août 2008 06:17

       @ FilaX :  NON. Vous vous inquiétez ici inutilement.  Ce qu’on donne aux pauvres est le montant nécessaire pour maintenir le seuil de consommation sous lequel trop de producteurs  font faillite.  On le donnera autrement peut-etre, mais on ne donnera pas moins. Si on avait pu donné moins, on l’aurait déjà fait. 

      Pierre JC Allard


    • sisyphe sisyphe 8 août 2008 13:41

      Elle veut pas nous lacher un peu, l’autiste, avec ses photos bidons ?


    • Cug Cug 7 août 2008 11:26

      Rien d’ettonant à cela !
      L’objectif de Sarko est de disloquer l’état français et de le placer au service de l’oligarchie financière qui pilote en sous main la construction européenne.
      En gros l’idée c’est de rendre la France compétitive au niveau mondiale, pour faire court c’est le retour à l’esclavage et de garantir aux détenteurs de capital que celui ci continuera à grossir et de les enrichir (en particulier les gros, mais ils doivent s’appuyer sur les petits pour garder le pouvoir).


      • goc goc 7 août 2008 17:09

        tout a fait d’accord

        de toute façon quel credit peut-on accorder a des pretendus "expert" dont le niveau d’analyse s’est arreté en cours de route, n’etant meme pas capable de comprendre que tout francais au smic est aussi un consommateur "normal", alors qu’un francais pauvre ne consomme que du magnat village.

        ensuite ces messieurs oublient le poids enorme du logement et des frais de transport dans les grandes villes, dans les revenus d’un menage. Est-ce qu’un francais appauvri pourra meme avoir assez pour aller travailler ??

        enfin, ces messieurs pretendent que  "moins d’aide obigeront les gens a aller travailler", mais ils oublient un petit detail, a savoir : y-a-t’il assez de travail pour tout le monde. 
        Al’epoque de la mondialisation et de delocalisation, croyez-vous chers mongoliens economistes_de_mes_deux qu’a moins de reduire le temps de travail a 10h/semaine, vous pourrez fournir du travail aux qq millions de gens "preferant "les aides au travail, surtout si vous appauvrissez encore plus le consommateur (et donc vous provoquerez immanquablement des fermetures d’entreprises)


      • Carbonara Carbonara 8 août 2008 01:25

        @goc

        Du travail, je sais pas si il y en a pour tout le monde, mais il y en a pour plus que ceux qui bossent. Cherche dans la maçonnerie et l’informatique, tu verras, ça embauche.

        Les fermetures d’entreprises, c’est en rapport à la compétitivité : c’est pas nouveau, et c’est pas vraiment lié au salaire : si tu peux acheter un produit similaire moins chers, tu le prends moins chers. On s’en branle qu’il ait fait 10000 km en bateau le truc, si c’est le meme et qu’il est moins chers, tu vas l’acheter. C’est pas vraiment écolo mais ça fait un siecle que la société ne l’est plus.

        Rien n’est magique, de toute façon si t’augmente le smic t’augmente aussi les prix. Les délocalisations, tu peux pas y faire grand chose (et les primes de l’état aux boites qui restent, c’est une illusion : t’as l’impression de toucher un bon salaire, mais en fait tu payes plus d’impot pour que l’état puisse en reverser une partie à ta boite. Aucun intérêt, on paye des mecs pour gérer ces transferts de sous. Autant être payé directement la bonne somme). Au final, soit tu baisses ton niveau de vie pour te mettre au niveau de compétitivité des pays qui se développent, soit tu augmentes encore ton niveau de développement (=> role de l’enseignement qui va pas fort d’ailleurs) pour avoir de l’avance sur ces pays et pouvoir encore vendre des trucs.

        L’économie, c’est de la grosse bite, mais l’évolution des sociétés, c’est pas vraiment controlable, donc on s’adapte. Bonne chance à tous dans ce monde pourrave.


      • foufouille foufouille 8 août 2008 10:52

        esperance de vie du macon.... foutu a 50a.......en suisse. avec l’informatique, ca fait juste 2 boulot differend. et sans fric t’achetes pas de maison.
        pour 5 000 000 de sans emploi, ca fait pas lourd


      • décurion 11 août 2008 00:58

        @ Cug

        Je ne crois pas que l’idée soit de rendre la France compétitive au niveau mondiale. Si l’on considère, que les salaires chinois à un tiers du rmi sont trop élevés, pour Adidas, qui envisage de délocaliser, on ne peut pas croire une seule seconde que nous puissions être compétitif.
        Au niveau des avantages, du bien être social, de la douceur de vivre, et sous réserve, que cesse l’entreprise de démolition, nous pourrions être un modèle pour les salariés du monde entier, qui pourraient à juste titre revendiquer les mêmes avantages.
        Nous faire plier, n’est pas le but. En tout cas, je ne le pense pas, mais casser l’image de la France, c’est empêcher les autres nations de confronter ce qui pourrait être mieux que leur quotidien.
        Si vraiment, notre manière de vivre était un non sens, nul doute, que comme dans "les chinois à Paris" nous serions sauvegardés et montrés comme preuve de l’ exemple à ne pas suivre.
        Celà dit, quelques soient les raisons, elles ne changent pas la nature de l’acte, qui reste une "enculerie"


      • CaroK CaroK 7 août 2008 11:31

        Youpi ! Bientôt on va bosser 60h par semaine pour 400 € par mois... Travailler plus pour gagner plus qui disait.. Et après on accuse les gens de TSS... Ouais ouais...


        • Monolecte Monolecte 7 août 2008 11:42

          Le SMIC ne protège pas de la pauvreté (merci le chômage intermittent et le temps partiel !) : c’est le dernier rempart avant la misère, c’est à dire le manque sordide de l’indispensable, la peur immonde du lendemain, l’incapacité de subvenir à ses besoins fondamentaux, l’exploitation abjecte et sans limite.
          Ensuite, c’est retour au monde de Zola et Dickens.


          • Cug Cug 7 août 2008 11:51

            Ou aux USA "des pères fondateurs" ...


          • sisyphe sisyphe 7 août 2008 11:47

            Après la suppression de la durée légale du travail, la suppression du smic "trop élevé" et beaucoup trop contraignant ! smiley

            Prochaine étape ; la suppression des congés payés

            Ci-dessous, un petit texte proposé et refusé par AVox pour : "Article nécessitant une documentation plus poussée) :

            Halte à la gabegie  ! Alors que le gouvernement prend enfin les mesures qui s’imposent, pour mettre fin au honteux gaspillage dont notre pays est victime  : traque aux chômeurs, aux rmistes, franchises médicales, déremboursement des médicaments, baisse des sommes consacrées au logement, à la santé, à l’éducation (suppression de milliers de postes d’inutiles), suppression d’un fonctionnaire (feignasse) sur deux, voici qu’une nouvelle mesure vient enfin essayer de remettre le pays sur les rails...
            En effet, la suppression de la carte "famille nombreuse" de la SNCF, qui existait depuis 1920, montre la voie (si j’ose dire) aux prochaines mesures salutaires à l’économie de notre pays dont, entre autres, le scandale des congés payés.

            Héritage honteux du gouvernement gaucho-trotskyste du front populaire, ce dispendieux avantage grève, depuis, le budget de la nation, sans qu’aucune raison ne le justifie.

            Ancêtre des scandaleuses 35 heures qui, comme chacun le sait, ont mis le pays à genoux, ce révoltant vestige d’une prodigalité de très mauvais aloi, continue de produire ses désastreux effets  ; tant sur l’économie de notre pays, que sur la mentalité des citoyens, poussés à la facilité et au gaspillage.

            Quoi, en effet, de plus antinomique de la saine vénération du travail, que cette période oisive où les gens sont payés à ne rien faire  ?

            A l’heure où, enfin, nos dirigeants sont décidés à remettre le pays dans le droit chemin du "travailler plus pour gagner plus", notre pays ne saurait supporter d’avantage ces prodigalités d’un autre âge.

            C’est pourquoi, à partir de ce jour, tous les citoyens honnêtes et responsables doivent faire entendre leur voix, et exiger du gouvernement de mettre fin à ces périodes où l’oisiveté le dispute à la paresse, et réclamer, puisqu’ensemble tout est possible, la fin des congés payés.

            Que chacun ne soit plus payé qu’en fonction du travail qu’il produit  : halte au scandale du temps payé à ne rien foutre  !

            Pour faire entendre la voix du retour à l’ordre moral, signez la pétition  : http//auboulotbandedefeignasses.com

            Ou comment, sous le règle Sarkozy, la réalité dépasse toujours la pire fiction envisagée... smiley


            • sisyphe sisyphe 7 août 2008 11:50

              le rêgne, pardon....


            • DOUDOU 7 août 2008 16:53

              Plus de rempars devant les patrons voyoux.
              Nous voilà pieds et poins lies livré à l’Europe pour intéret "Mational"
              Retour à la famine et aux épidémies.
              L’histoire se répete ou est le Fron Populaire".....



            • george 10 août 2008 21:41

              on devrait faire appel aux allemands pour nous sauver de notre président américain !
              eux , ils en sont à demander un salaire maximum imposé’ pour les grands patrons !!!
              J’espère que ceux qui n’ont pas voté Ségolène Royal par matchisme , par jalousie mal placée ou qui se sont laissés manipuler par les médias tout simplement le regrettent profondément .
              MERCKEL se débrouille pas trop mal pour "une femme"
              Et faire le contraire de la wallonie , demander notre rattachement à.........." l’Allemagne "............ je rigole
              Ha ces Français , quelle bande de trou d. ...., normal qu’on se soit fait entuber !!!
              Réflexion du soir ... Bonsoir


            • pépé 11 août 2008 08:45

              MERKEL s’écrit sans C


            • el bourrico 7 août 2008 11:49

              Eh oui, Smicard, réjouissez vous, vous êtes des privilégiés, et vous l’ignoriez.

              Quelle bande d’ordures, ils se cachent même plus.
              Tout ça pour faire comme les autres, ceci dit c’est pas parce que les autres marchent dans une merde qu’il faut forcement en faire autant. Mais allez dire ça à nos politiques tiens.


              • Cug Cug 7 août 2008 11:54

                Le coq n’est t’il pas un volatil qui chantent les pieds dans la merde !


              • el bourrico 7 août 2008 11:54

                L’Etat n’est plus au service de la population, il est vendu aux entreprises, il ne sert plus qu’elles. Il va même à l’encontre de son rôle en fragilisant sa population, c’est pitoyable. Et c’est valable pour tous, ils n’ont pas trop le choix de toute façon, ils sont à la merci du dieu Dollar.

                En clair, l’état se retourne contre une partie de sa population en aidant une minorité à asservir une majorité, l’état a trahi, il n’est plus légitime.

                J’ai lu un jour une petite phrase : La dictature, c’est "ferme ta gueule", la démocratie, c’est "causes toujours".


              • el bourrico 7 août 2008 11:59

                le manque d’ argent est une des plus grandes causes de la pauvreté .

                waw, t’as réfléchit longtemps pour la trouver celle là ?
                Maintenant reste à savoir pourquoi certains manquent d’argent, et pourquoi d’autres se goiffrent en une semaine ce que certains ne gagneront même pas durant leur vie entière.

                Donc en réponse à ton éclair de lucidité, je pose une autre question : quelle est la cause du manque d’argent ?
                Et me réponds pas une connerie genre "les caisses sont vides", parce qu’elles ne sont pas vides pour tout le monde, ou alors c’est de la mauvaise foi manifeste.


              • el bourrico 7 août 2008 12:01

                Je dis que les types de ce rapport sont completement perchés, ils vivent dans un autre monde, parce qu’ils faut être sacrément cynique pour pondre leur rapport torche cul.
                Ces gens là n’ont jamais eu 1000 euros pas mois pour se loger, et tout le reste, c’est évident.

                A propos, une idée du coût de ce merveilleux rapport promesse d’un avenir meuilleur ?


              • el bourrico 7 août 2008 12:02

                Eh oui, la vérité appelle des votes négatifs sur les commentaires.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 août 2008 12:07

                le coq est un volatil qui chante des chansons évaporées....


              • Cug Cug 7 août 2008 12:38

                Très bon El Bourrico smiley

                Il va sans dire qu’aucune personne au gouvernement de Sarko n’a vécu en France avec moins de 1000 euros par mois.
                Cela me rappelle l’histoire d’un petit entrepreneur italien qui devant la demande d’augmentation des salariés de sa petite entreprise a décidé de vivre lui et sa famille trois mois en ne dépensant que ce que ces salariés gagnaient.
                Il a arrété au bous de deux mois, car il n’avait plus d’argent pour nourrir sa famille.
                Et il a augmenté les salariés.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 août 2008 04:05

                 Il faudrait comprendre que les emplois vont disparaitre. Le salariat e n’est pas le régime de travail adéquat pour une économie tertiaire.  C’est le revenu garanti que la gauche devrait exiger, pas la sécurité d’emploi

                 PIerre JC Allard


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 août 2008 11:52

                le manque d’ argent est une des plus grandes causes de la pauvreté .


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 août 2008 12:03

                  Je répète 

                  le manque d’ argent est une des plus grandes causes de la pauvreté  !


                  • Traroth Traroth 8 août 2008 10:45

                    Heureusement qu’on n’en manque pas, alors. Faut juste empêcher Sarkoey et ses potes de continuer à le piquer...


                  • Marc Bruxman 7 août 2008 12:09

                    Ce n’est encore qu’un rapport. Mais si il passe en application c’est une bonne nouvelle. Enfin, il serait temps que les choses changent.


                    • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 7 août 2008 12:14

                      Merci Bruxman pour ce commentaire qui n’en est pas un. Une chose est certaine, vous, vous ne changerez pas


                    • sisyphe sisyphe 7 août 2008 12:17

                      En fait, Bruxman est un pince-sans-rire !
                      Voir sa fiche personnelle :

                      Marc Bruxman

                      Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.
                       smiley smiley smiley



                    • Marc Bruxman 7 août 2008 14:07

                      Merci Bruxman pour ce commentaire qui n’en est pas un. Une chose est certaine, vous, vous ne changerez pas

                      Ah ben ca non ce n’est pas prévu ! J’ai mes convictions politiques qui ne sont pas les votres et je les défends. Alors même si ca fait hurler ici, je continue de le faire.

                      @sisyphe

                      On peut s’intéresser aux conditions sociales des gens sans pour autant proner l’assistanat. Ce que je m’évertue à dire ici c’est que tout le monde et pas seulement les riches bénéficierait d’une société plus libérale.

                      Je crois qu’ils serait plus humain de donner un travail aux gens même mal payé plutot que de leur dire : "vu que vous n’y arrivez pas on vous donne le chomage puis le RMI". La supression progressive du SMIC va dans ce sens, non pas abaisser les salaires de ceux qui sont déja rentables en gagnant 1000 € par mois, mais faire en sorte qu’il n’y ait plus de chomage et que tout le monde ait un emploi.

                      Il y a des mecs qui touchent 800 € par mois pour être aux assedics, est il préférable que ces gens la bossent et gagnent 800 € par mois ou qu’ils restent aux assedics ? Pour la société la perte séche dans la situation actuelle est de plus de 2000 € par mois en comptant les charges. Avec près de 2 millions de chomeurs et en prenant en compte un chomage structurel à 500 000, cela fait près de 3 milliards par an qui partent en fumée.

                      Sans compter que ce n’est qu’un début, si l’on compte :

                      • Le fait qu’une fois qu’il n’y a plus de chomage, les salaires repartent à la hausse. 
                      • Le fait que cela permettra de diminuer le déficit des caisses sociales et donc à terme de diminuer les impots.
                      Il y a donc moyen rien qu’en jouant sur ce levier de rendre la société française beaucoup plus riche.

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