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Accueil du site > Actualités > Economie > Solidarité nationale : sauvons les très riches !

Solidarité nationale : sauvons les très riches !

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé mardi qu’il serait "sain" de supprimer l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qu’elle considère comme une "catastrophe économique".

"Plus j’observe ce qui se passe dans notre pays, plus je vois que cet impôt, qui a une valeur symbolique très forte, est en réalité une catastrophe économique. Je le dis très clairement aujourd’hui, oui il serait sain de supprimer l’ISF", a-t-elle dit sur RMC.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, avait évoqué lundi une possible réforme de l’ISF dans un entretien à La Tribune mais le Premier ministre, François Fillon, avait aussitôt affirmé qu’une telle réforme n’était "pas à l’ordre du jour". La suppression de l’ISF serait, pour Mme Parisot, "la meilleure façon de conserver des investisseurs dans notre pays et la meilleure façon de faire venir d’autres investisseurs qui avaient quitté notre pays".

"Comment voulez-vous qu’on puisse continuer à créer des entreprises, à investir dans des entreprises si nous n’avons plus le capitaliste prêt à risquer son argent dans une entreprise ?", a-t-elle lancé. "L’ISF nous a abîmés de ce point de vue-là de façon catastrophique", a-t-elle jugé. Source AFP

Et pourtant, on peut lire sur le site web de L’Express le constat suivant :

"... / ... Quel est le profil de ces exilés fiscaux ?

Ils sont de plus en plus jeunes : 53 ans en moyenne, alors que l’âge moyen des redevables à l’ISF est de 66 ans. Surtout, ils sont de moins en moins riches, si j’ose dire. La valeur moyenne du patrimoine qui se délocalise est de 3 millions d’euros. Un sur cinq n’était même pas redevable de l’ISF l’année précédent son départ. Les gens qui partent sont des gens en phase de réussite, des entrepreneurs, pour lesquels l’ISF joue un rôle psychologique considérable. Ils paient peu d’impôt au titre même de l’ISF, mais il y a dans leur conduite une part d’irrationnel.

Quelle solution, alors ? Supprimer l’ISF ?

Politiquement, cela ne me paraît pas possible. Mais on peut encore inverser la tendance, avec des mesures intelligentes. Le gouvernement a commencé. La loi Dutreil permet d’exonérer d’ISF 50 %, et même 75 % depuis 2006, des parts détenues dans une société, à condition qu’on s’engage à les conserver au moins six ans.

On compte plus de 7 000 engagements de cette nature, portant sur 6,4 milliards d’euros. On peut penser qu’une partie de cette somme se serait elle aussi retrouvée à l’étranger si cette mesure n’avait pas été prise.

Cette mécanique d’"impôt choisi" est une bonne chose, même si elle n’est pas suffisante. Le bouclier fiscal aussi est une mesure importante. Mais les gens n’y croient pas encore, car ils savent qu’il peut être remis en cause si les socialistes arrivent au pouvoir" ... / ... L’ISF est un impôt déclaratif dû par les personnes physiques domiciliées en France dont le patrimoine privé excédait 770 000 euros au 1er janvier 2008.

Quant aux dernières mesures fiscales décidées par le gouvernement, Mme Parisot hurle au scandale :

Mme Parisot s’est par ailleurs dite "assez surprise" face aux récentes annonces du gouvernement de hausses de taxes. Elle a rappelé que le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait promis de ne pas augmenter les charges des entreprises. Or, "en ce moment ce qui se passe c’est qu’on les augmente, on met la France dans une situation très délicate", a-t-elle estimé.

Interrogée notamment sur le projet de taxer la participation et l’intéressement pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale, elle l’a jugé "incompréhensible". "C’est contradictoire avec l’idée d’augmenter le pouvoir d’achat net des salariés", a-t-elle estimé. Source AFP

Un pur scandale c’est vrai ! Nous le prouvons ci-dessous :

La logique qui prévalait lors de l’élaboration du paquet fiscal du 21 août 2007 est donc in fine respectée. Principaux bénéficiaires de l’allégement des droits de succession et de la mise en place du bouclier fiscal à 50 % prévu dans la loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat (TEPA), les hauts revenus seront exonérés du dernier-né des impôts présidentiels.

La taxation accrue des revenus de placement et du patrimoine frappera d’abord les classes moyennes. "C’est un des effets pervers du bouclier fiscal, analyse l’économiste Jacques Le Cacheux (OFCE), que d’exonérer les détenteurs de patrimoines élevés et, d’une manière générale, les plus riches de toutes les hausses à venir de la fiscalité. C’est un mécanisme très dangereux, qui a été accentué par la décision prise par Nicolas Sarkozy d’étendre le plafonnement des impôts aux contributions sociales." Source Le Monde.

Alors tout est au mieux dans le meilleur des mondes ?

Eh bien non, comme nous l’expliquent Les Echos :

Nicolas Sarkozy veut simplifier le bouclier fiscal. Le plafonnement des impôts à 50 % des revenus pourrait devenir déclaratif : le contribuable déduirait lui-même le trop-versé de l’année précédente, plutôt que d’avoir à faire, comme c’est le cas actuellement, une réclamation contentieuse ... / ...

Aujourd’hui, les contribuables qui constatent que les impôts versés une année donnée dépassent la moitié de leurs revenus ne peuvent exercer leur "droit à restitution" qu’à partir du 1er janvier de l’année suivante, après avoir acquitté tous leurs impôts et par le biais d’une réclamation contentieuse, dont nombre de contribuables craignent qu’elle ouvre la voie à un contrôle fiscal. Ce qui expliquerait en partie le faible nombre de bénéficiaires par rapport au public potentiel. Source Les Echos.

Ce que vient confirmer ce que les mêmes Echos écrivaient Le 9/11/2007 : Pour 2008 , le nouveau droit (bouclier à 60 %) est susceptible de bénéficier "à près de 100 000 foyers fiscaux", selon le ministère du Budget. Pourtant, les demandes de plafonnement restent en nombre limité : "au 30 septembre par exemple, 2 722 remboursements avaient été réalisés, et 394 étaient en cours d’études avec les demandeurs", selon Bercy, qui du coup s’est engagé dans une campagne de relance.
Le passage du bouclier à 50 % pourrait aussi accélérer le mouvement. "Les chiffres dont vous faites état sont relatifs au bouclier mis en œuvre en 2007, soit celui qui a été voté par surprise fin 2005 dans le cadre de la loi de Finances pour 2006. Les contribuables n’ont pas eu le temps d’agir sur la composition de leurs revenus pour en profiter. Mais, depuis début 2006, ils ont pu s’organiser ... / ..."


Eh bien non !

Trop pudiques certainement les titulaires du bouclier fiscal (qui a quasiment fait disparaître l’ISF) semblent tétanisés à l’idée de réclamer les "sommes dues". Un tel traumatisme doit être réparé immédiatement par la suppression de l’ISF même si l’état des finances de la nation est au bord du gouffre.

Ajoutons que l’humoriste français qui déclarait : "il est toujours plus facile de taxer les petites gens, ils sont tellement plus nombreux", avait tort ! La richesse est une souffrance.

Les contribuables qui ne sont concernés ni par le bouclier fiscal ni par l’ISF, eux, par contre, ont eu droit ce matin à une information capitale en ce qui concerne leurs finances. Cette information qui a fait le tour des rédactions (alors que selon elles aucune communication n’avait été organisée autour de l’EVENEMENT) marque un renouveau évident dans la lutte contre la dégradation du pouvoir d’achat.

"Le géant Danone a décidé de lancer à la rentrée un pack de 6 yaourts à moins d’1 euro pour se positionner sur le marché des marques de distributeurs et le hard-discount. Danone va lancer prochainement un yaourt low-cost. Le géant de l’agroalimentaire a prévu de commercialiser à l’automne un pack de 6 yaourts à moins d’1 euro.

Si le groupe, leader mondial des yaourts, annonce d’importants bénéfices au niveau international, il est par contre en recul en France. Un marché stratégique puisqu’il représente 14 % de son chiffre d’affaires.
... / ... Ces yaourts à bas coût seront entièrement à base de lait et aromatisés. Comprenez que vous ne retrouverez pas dedans des morceaux de fruits. Ce produit sera fabriqué en France et devrait être lancé à l’automne, probablement au mois d’octobre, selon Danone. Chacun de ces yaourts pèsera 115 grammes alors que la plupart de ceux qui sont actuellement commercialisés ont un poids net de 125 grammes ... / ..." Source RMC.

Alors, après un telle nouvelle, nous ne pouvons qu’être tous solidaires et mettre fin à cette "catastrophe économique" si bien expliquée par Mme Parisot.


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44 réactions à cet article    


  • myph 5 septembre 2008 10:50

    En contrepartie de la proposition de supprimer l’ISF de Mme Parisot, il faudrait augmenter les taxes sur les dividendes distribués aux actionnaires, et imposer aux entreprises de prélever un part de leurs bénéfices pour constituer un fonds de solidarité envers leurs futures licenciés.


    • ZEN ZEN 5 septembre 2008 11:08

      Merci Danone, géant philanthropique !

      "L’ISF nous a abimé de ce point de vue là de façon catastrophique"
      Pauvre Mme Parisot ! D’ici que l’huissier sonne à sa porte...
      Notre HP va bientôt passer pour un trotskyste ! smiley



      • eugène wermelinger eugène wermelinger 5 septembre 2008 16:38

        SVP arrêtez de taper sur Mme Parisot, car de deux choses l’une, voire les deux : la moutarde lui monte au nez, ou comme arachide elle va nous faire une grossesse nerveuse . Ah les pauvres moutards.


      • LE CHAT LE CHAT 5 septembre 2008 11:43

        pauvres riches , ils ont tellement perdu en bourse cette année !  smiley


        • karg se 5 septembre 2008 12:51

          La question fondamentale que personne ne se posent est : a-t-on besoin de ses supers riches ? C’est 500-600 personnes qui quittent la France chaques années ?
          Est ce qu’ils investissent réllement leurs fortunes ? Dans quels secteurs ? Surement pas les entreprises a en juger les difficultés de financement qu’elles rencontre.
          Quelle influence ont-ils sur les bulles immobilières ? Beaucoup de ses grandes fortunes possèdent d’immense parc immobilier, placement sans risque, facile à gérer mais très peu rentable (-2 à 2% apr ans) et donc très sensible à l’ISF.

          Les pays scandinaves, via leur société plus solidaire et leur impôts sur le revenu fort et progressif, ont beaucoup moins de super riche que nous. Une classe moyenne nombreuses et aisée n’investirai pas ses économies avec beaucoup plus de dilligences ? Le Japon a financé son économie graçe à de simple comptes épargnes, il ne s’est toujours pas remis de la libéralisation de son secteur financier...

          Une multitude de petits épargnants attentifs valent mieux que des grands capitalistes qui ne prennent pas de risque et ne sont pas en contact direct avec de potentiels entrepreneurs, qui peuvent être de vos voisins, de vos amis, de votre famille.

          Alors oui, un peu d’inflation un peu d’ISF, euthanasions ces rentiers qui n’ont rien trouver de mieux à faire depuis 10 ans que d’investir massivement dans la bulle immobilière.


          • alcodu 5 septembre 2008 14:45

            Il y a très peu de fonctionnaires en Suède, l’impôt sur la fortune vient d’y être supprimé et pourtant le pays est un des plus "redistributeur" du Monde.

            Autrement dit lorsqu’on a gagné son argent honnêtement, sans bénéficier de privilèges d’Etat, en payant ses impôts (c’est à dire en aidant les autres) en étant talentueux, travailleur et entreprenant on a le Droit de garder ce que l’on a gagné.
            Est-ce que ce concept est si immoral et insupportable ?

            En fait pour la morale de "gauche" actuelle c’est mal d’être riche.
            Fortement influencée par une pensée cléricale qu’elle a combattu pour finalement s’en approprier à peu près tous les thèmes (merci M. Rocard), la gauche réctionnaire ne supporte pas la richesse comme les cléricaux ne supportaient pas la jouissance, elle ne supporte pas les licenciements comme les cléricaux ne supportaient pas le divorce, etc.

            Pauvre gauche.


          • OGAMI 5 septembre 2008 16:31

            j’ai ni le temps ni l’envie de t’expliquer des trucs que tu aurais déja du comprendre tout petit, alors je vais me laisser aller à une insulte, inutile et facile, mais depuis que t’es là et que je lis tes commentaires, j’ai vraiment l’impression que t’es un peu gland toi, non.
            allez, va au lit !


          • OGAMI 5 septembre 2008 16:32

            tu sera un gnome.....ah ah ....branleur !


          • karg se 5 septembre 2008 16:52

            Le problème c’est qu’en France être riche, c’est avoir hérité d’un grand patrimoine. Les jeunes entrepreneurs qui quittent la France le font pas à cause de impôts mais de l’immobilisme de tissu économique et de l’état. Ceux qui sont la cible de ma critique sont les rentiers, dont la plupart n’ont jamais vraiment travaillé de leur vie (fils Dassault, fils Bouygue etc...) et qui vivent dans le luxe. C’est eux qui militent contre l’ISF et qui ont soutenu le bouclier fiscal (alors qu’une simple franchise aurait résolu le problème de ceux qui ont des faibles revenus).


          • alcodu 5 septembre 2008 18:24

            Il est vrai que dans notre pays gouverné depuis 50 ans par les socialo-gaullistes, les grandes fortunes sont inamovibles. Ce sont toujours les mêmes qui font partie du top 100. Ce n’est pas le cas au Etats Unis ou 50% du top 100 est renouvelé tous les 20 ans. C’est curieux, dans cet enfer libéral, les grandes fortunes durent beaucoup moins que dans le paradis socialo-gaulliste français...

            C’est pourquoi j’ai bien précisé que sont parfaitement morales les fortunes acquises honnêtement (cela va de soi) et sans privilège accordé par l’Etat. Cela exclut donc quasiment toutes les fortunes liées aux entreprises du CAC 40, et bien d’autres encore.

            En revanche tous ceux qui ont acquis beaucoup d’argent par une mécanique de marché sont parfaitement fondés à conserver leurs biens. Ce n’est pas parce que l’Etat français crée des riches corrompus qu’il a le droit de taxer tous les riches.

            Lorsque le marché vous fait gagner de l’argent cela veut dire que vos produits (au sens large), ou votre talent plaisent aux autres. Le marché est donc toujours mécaniquement altruiste. Il rémunère les services rendus aux autres et non le grade, le mérite, la naissance, le travail, les diplômes, le copinage, etc. qui sont les vieilles valeurs défendues à la fois par la droite et la gauche réactionnaires.

            Donc que vivent (et meurent) les grandes fortunes lorsqu’elles résultent d’une mécanique de marché !


          • karg se 5 septembre 2008 19:11

            Entre autre parce que les droits de succession sont élevés, et qu’à l’image de Gates et Buffet, créer des dynastie n’est pas l’objectif des riches américains. Ils appellent ça le "bring back" : rendre à la communauté la richesse qu’elle nous a donné. Mais cela a pas mal changé avec Bush qui a poursuivit une politique de classe...


          • tmd 5 septembre 2008 12:59

            Cette annonce de Danone fait vraiment mal. Elle me rappelle que toutes ces grandes marques proposent dans les pays en voie de développement des paquets plus petits que ce que nous avons l’habitude de trouver en France, des shampooings uni-dose par exemple, afin d’offrir aux personnes de ces pays un produit en quantité adaptée à leur budget. Cela arrive chez nous : France pays en voie de sous-développement ...


            • ccomp 5 septembre 2008 13:23

              Selon une étude menée par le sénat sur l’ISF justement, la somme totale des impôts payés en France par ceux qui se sont expatriés à cause de l’ISF reprensente 5 milliards d’euro par an (donc un manque à gagner).
              or, l’ISF rapporte 2 à 3 milliards...


              • karg se 5 septembre 2008 16:53

                Rabaisser le coef de Gini est pas forcément mauvais, sans parler des dégats qu’ils font en plaçant mal leur argent.


              • LE CHAT LE CHAT 5 septembre 2008 14:01

                @p.Renève

                 un téléthon pour une nouvelle montre pour Nico ?
                 bling , bling sonne le premier appel venant d’Argentine , un certain M.Lerma ......  smiley


              • Krusty Krusty 5 septembre 2008 14:15

                TuSerasUnHomme "Merde j’ai pas de pièces sur moi ! "

                oh Oh oh...Tu seras un homme quand tu arrêteras de parler de pièces...C’est les enfants qui ont des pièces quand passe la petite souris !!! oh Oh oh

                Faut parler comme le patron...Du fric, du flouze, de la fraiche etc...oh Oh oh...

                Aprés tu pourras même t’acheter une rolex pour séduire les filles...


              • LE CHAT LE CHAT 5 septembre 2008 14:47
                c’est un truc de riche , ils ont JAMAIS de petite monnaie sur eux ! smiley

                ils paient avec  la même que Jauni
                 

              • sisyphe sisyphe 5 septembre 2008 17:33

                							par TuSerasUnHomme (IP:xxx.x13.230.185) le 5 septembre 2008 à 15H46 							
                							

                															
                							
                								 Tu dragues avec ta montre toi.

                J’espère que tu l’as au poignet de la main qu’on appelle la veuve joyeuse si le bracelet est en acier, elle fera bling bling


                Autant de bétise et de vulgarité en si peu de mots, c’est un exploit !
                Va te noyer, va...
                							

              • Bobby Bobby 9 septembre 2008 06:01

                Une niche en corse ?


              • Gilles Gilles 5 septembre 2008 14:05

                "La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, avait évoqué lundi une possible réforme de l’ISF dans un entretien à La Tribune mais le Premier ministre, François Fillon, avait aussitôt affirmé qu’une telle réforme n’était "pas à l’ordre du jour". "

                Selon le Canard, lagarde avait transmit a Matignon les propos qu’elle comptait tenir et sa copie avait été retouché légèrement par les services du premier ministre. Fillon savait ce qu’elle allait déclarer..... et il me semble que Fillon a bien tapé sur l’ISF quand il avait sa liberté d eparole

                Ce n’est qu’ensuite, quand Sarko a su qu’il avait été courcircuité, que Fillon a été sommé de démentir sa ministre


                • arturh 5 septembre 2008 14:28

                  La tragédie de la France, ce n’est pas qu’elle ait 15 milliardaires.

                  La tragédie de la France, c’est qu’elle n’a que 15 milliardaires alors que l’Allemagne en a 55.



                  • Krusty Krusty 5 septembre 2008 14:44

                    La tragédie c’est quand on commence a compter le nombre de milliardaires sans regarder les pauvres...oh Oh oh...


                  • Gilles Gilles 5 septembre 2008 15:00

                    Pour Arthur

                    "Les deux pays qui ont la plus grande concentration de richesse et le plus grand nombre de milliardaires en Amérique Latine sont le Mexique et le Brésil (77%). Ce sont les deux pays qui ont privatisé les grands monopoles publics d’état les plus lucratifs, et les plus efficaces. Sur un total de 157,2 milliards possédés par 38 milliardaires latino américains, 36 sont brésiliens ou mexicains avec 120,3 milliards de $. La richesse des 38 familles et individus dépasse celle des 250 millions de latino américains ; 0,000001 % de la population dépasse en richesse celle des 50% les plus pauvres. Au Mexique, le revenu de 0,000001 de la population dépasse le revenu combiné de 40 millions de mexicains
                    ."

                    "Si ces super-riches d’Amérique latine s’inclinent cette année devant les Indiens dont le nombre de milliardaires est passé de 23 à 52, leur patrimoine financier avait augmenté de 23 % en 2006"

                    Grâce soit rendu à ces trois pays, l’Inde, le Brésil et le Mexique, fers de lance de la modernité en ayant su faire exploser leur nombre de milliardaires. (en tout cas plus qu’en France). PRENONS EXEMPLE

                    La preuve que le milliardaire est plus intelligent que le bouseux de base : il augmente ses revenus de 23% en un an. Donc moins on a de ces super Dieu, plus c’est la décadenec CQFD


                    La Russie a obtenu le deuxième plus grand nombre de milliardaires au monde cette année, mais lorsqu’il s’agit de la richesse du gouvernement, l’ancienne Union Soviétique est sans conteste le numéro un.Douze milliardaires siègent désormais au parlement du pays, avec une valeur nette totale de 25,9 milliards d’euros, et côtoient les moins riches législateurs valant à peine quelques centaines de millions.

                    En voilà un pays qui doit être bien géré ; ArtHUR, CASSES TOI EN RUSSIE ; 


                  • arturh 5 septembre 2008 15:36

                    On parle de la France et de l’Allemagne, ils parlent du Tiers Monde. Quel rapport ?

                    Qu’est ce que vous voulez prouver ? Qu’avant, la Russie, le Mexique et l’Inde étaient des pays merveilleux parce qu’il n’y avait pas de milliardaires ? Avant, la Russie, le Mexique, l’Inde étaient des pays où l’inégalité sociale était insensée. Qu’est ce qui a changé ? Rien.

                    Est-ce que les pauvres russes ou les pauvres indiens sont devenus plus pauvres ? Non, évidemment. Vu la misère ahurissante qu’a provoqué le communisme en Russie, on voit pas comment les pauvres russes auraient pu devenir encore plus pauvres. En réalité, tout le monde s’est enrichi en Russie, même maintenant qu’on est autorisé à voir les inégalités.
                     
                    Mais il est vrai que hurler sa haine des gens qui se sont enrichis a toujours servi d’exutoire à ceux qui n’ont pas eu de chance dans la vie. Au moins, il faut leur laisser celle là. Même les russes ont gagné cette liberté, grâce au système que vous dénoncez. Il faut donc les préserver.


                  • Gilles Gilles 5 septembre 2008 16:18

                    Non Arthur, je me gaussais de ce point de vue qui considère le nombre de milliardaires comme un indicateur fiable de la bonne santé d’un pays.....quel qu’il soit. C’est un arguement entendu dans la bouche de certains de nos grand ultra-libéraux et que tu répètes

                    Pour ce qui est du Tiers Monde, au contraire, cette dernière décennie qui a vu exploser le nombre de milliardaires (et encore plus de millionnaires) est un indicateurs fiable de dégradation pour une part de la population. Même si une classe moyenne émerge et/ou s’enrichie aussi, ces pays sont caractérisés par des inégalités sociales record du monde... et précisement au Brésil, Mexique et (je crois) Russie


                  • arturh 5 septembre 2008 17:52

                    Et moi je ricane de cette idée que si, à un instant T, si on appauvrit les plus riches, les plus pauvres vont mathématiquement s’enrichir. 

                    Bientôt le communsime va s’affondrer à Cuba. En l’espace d’une décennie, certains cubains vont s’enrichir considérablement. La conséquence ne sera pas que les cubains, qui vivent dans une misère noire (enfin, il y a pire ailleurs) vont devenir encore plus misérables. Ils vont voir également mathématiquement leur niveau de vie augmenter.

                    Certes les inégalités vont devenir visibles. Est-ce qu’elles seront pires que les actuelles inégalités ? Non. mais vous pourrez toujours le nier parce qu’il est strictement interdit d’aller constater les inégalités actuelles.


                  • Gilles Gilles 6 septembre 2008 08:48

                    Dialogue de sourd.

                    "Et moi je ricane de cette idée que si, à un instant T, si on appauvrit les plus riches, les plus pauvres vont mathématiquement s’enrichir"

                    Ce qui n’implique évidemment pas que plus il y a de milliardaires (donc de gigariches) mieux un pays se porte. Essaies d’être logique un peu !

                    Ensuite j’aime bien cette notion d’appauvrir les riches.... ça veut dire quoi ? Les mettre à la rue ou faire en sorte qu’une partie de leur fortune soit redistribuée légfalement, pas pour faire des pauvres des riches mais offrir des revenus convenables et tirer l’ensemble de la société vers le haut



                  • arturh 6 septembre 2008 09:29

                    Prendre même une très large partie des "gigariches" comme vous les appelez, mettons les 15 milliardaires dont je parlais plus haut, pour redistribuer cette fortune à l’ensemble des français aurait une seule conséquence : Il n’y aurait plus de milliardaires en France. 

                    A part ça, vu les sommes que ça permettrait de "redistribuer" à l’ensemble de la population (je mets entre guillemets parce qu’il ne faut pas oublier que dans la redistribution, la bureaucratie garde plus de la moitié en France...) ça n’aurait strictement aucune influence sauf de manière très marginale et ponctuelle sur le niveau de vie de l’ensemble.

                    Ce n’est que cette vieille idée marxiste que la richesse est un "gateau" qu’il suffit de "partager" qui s’est avérée complètement fausse.


                  • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 5 septembre 2008 15:35

                    L’ISF focalise bien des fantasmes.

                    Il est typique de relever, comme le fait l’article, que bien des personnes qui s’expatrient sont des entrepreneurs en phase de réussite (53 ans).

                    Plus que l’ISF, ce qu’ils laissent sur place en partant sont les 250 kilos de réglementations regroupant des dizaines de milliers d’articles contradictoires, qui ne cessent de s’épaissir et qu’il faut connaître par cœur pour gérer correctement une entreprise en France.

                    Nous avons le droit fiscal le plus abson et le plus obscur de la planète. Chaque règle générale comprend des exceptions et des exceptions aux exceptions qui, quant à elles, ne s’appliquent que si l’on rentre dans le cadre d’une autre règle générale, à moins qu’une exception à cette règle etc... Et je ne caricature pas.

                    Il faut un spécialiste par article du code et par contrôleur des impôts, ceux-ci interprétant les textes chacun à sa manière.

                    C’est la même chose pour chacune des réglementations relatives à l’activité des entreprises.

                    Lagarde, Parisot et consort pourraient s’attaquer à ce vrais gros problème. Elles ne le font pas. Ce sont les PME qui trinquent et se trouvent fragilisées par ce fait face à la concurrence étrangère. Elles deviennent des proies faciles à dévorer pour les propriétaires de la haute finance qui sont les vrais employeurs de ces sinistres personnages. En mettant en avant l’ISF, elles parlent pour ces derniers : cela n’échappe à personne.

                    L’administration française est l’idiote indipensable aux prédateurs de la haute finance internationale. La lutte finale contre les propriétaires des PME rassemble ainsi ultra-gauchistes et ultra-fachos de tous poils.

                    Nous aurons connus trois périodes de fuite des entrepreneurs en France : celle qui a suivit la révocation de l’Edit de Nantes, la révolution française et maintenant. L’histoire saura donner à notre époque où les petites haines se mettent au service des puissants le nom qui convient. Le Moyen-Âge, c’est déjà pris.


                    • arturh 5 septembre 2008 15:39

                      Oui, pas étonnant, au rayon des inégalités, que les revenus chez les fonctionnaires en France soient en moyenne bien plus élevés que les revenus dans les entreprises et associations privées.


                    • arturh 5 septembre 2008 15:51

                      ISF focialise effectivement les fantasmes et certains savent se servir de cette focalisation.

                      Mais je cois que ce qui condamne le mieux l’ISF, c’est le "je n’aime pas les riches" de François Hollande, quand on a fini par apprendre que sa carrière politique basée sur cette idée lui a permis d’accumuler une fortune qui l’oblige à payer (très mal, sa fortune a été honteusement sous-évaluée) l’ISF...


                    • Cc 8 septembre 2008 11:25

                      Ah ben c’est nouveau ça !!


                    • Cc 8 septembre 2008 11:27

                      Le comm au dessus faite suite à celui là :

                      par arturh (IP:xxx.x31.137.140) le 5 septembre 2008 à 15H39

                      Oui, pas étonnant, au rayon des inégalités, que les revenus chez les fonctionnaires en France soient en moyenne bien plus élevés que les revenus dans les entreprises et associations privées.


                    • xray 5 septembre 2008 17:30


                      Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
                      (Le malade, l’industrie première.) 

                      Pour aider les riches, il suffit de multiplier la misère des plus pauvres. 

                      Multiplier la misère et les malades, c’est générer du PIB.
                       
                      Le PIB, c’est de la croissance. La croissance, c’est le pays qui s’enrichit. Quand le pays s’enrichit, c’est de l’argent pour ceux qui en ont besoins. Va sans dire, de l’argent pour les riches. Pour être pauvre, on n’a pas besoin d’argent. 

                      Rêve et réalité 
                      http://echofrance.vefblog.net 



                      • jkw 5 septembre 2008 22:02

                        puisque la politique du MEDEF mise en place par Sarkozy donne de bons résultats...OUI, il faut continuer :
                        sauvons les riches supprimons cet impôt injuste !
                        et surtout ne leur demandons pas ce qu’ils vont faire de cet argent....comme on va contrôler chez les pauvres ce que devient la prime de rentrée scolaire ..on n’a pas demandé comment les riches allaient utiliser le paquet fiscal le jour de la grande et généreuse distribution !!!
                         sans doute pour relancer l’économie ???
                        alors continuons ...et plus vite !!


                        • Savinien 5 septembre 2008 22:25

                          Il faut arréter avec le mythe du patron super-héros solitaire et portant à bout de bras son entreprise. Si tant est que celà ait pu exister un jour, le temps en est de toute façon révolu. Les boites, lorsqu’elles atteignent une certaine taille, sont dirigés par des équipes de cadres.Voilà la vérité. A preuve l’existence des stock-options, dont le but politique est d’amener l’élite des cadres à se dévouer aux intérets des actionnaires, et non de suivre d’éventuelles sirènes technocratisantes et/ou socialisantes. Bref, une histoire de pouvoir entre d’un coté les détenteurs légaux, en l’occurrence les actionnaires, et de l’autre, la technostructure, ceux qui font tourner la machine. Pouvoir légal contre pouvoir réel... Jusqu’à présent le pouvoir légal l’a toujours emporté en "achetant" la part la plus influente du pouvoir réel, afin de plier celui-ci à ses vues... Mais la plus grande partie de l’encadrement reste exclu des stock-options et commence à manifester quelques impatience... On ne pourra en élargir indéfiniment la base, sans mettre en péril les dividendes des actionnaires... D’où un dilemme : se dépouiller pour péréniser l’entreprise capitaliste ou bien sauver des profits en prenant le risque de voir émerger une contestation radicale, genre "c’est nous qui faisons marcher la boite, donc..."
                          Tout celà pour dire qu’on peut se passer aisément des riches, mais pas de cadres compétents. Autrement dit, l’argent n’est rien en lui-même, s’il ne renvoit pas à des productions, à une puissance matérielle. Que vaudrait le dollar sans l’énorme machinerie industrielle qui le soutient ? A peine plus que le prix du papier...


                          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 6 septembre 2008 00:35

                            "Il faut arréter avec le mythe du patron super-héros solitaire et portant à bout de bras son entreprise. Si tant est que celà ait pu exister un jour, le temps en est de toute façon révolu."

                            Les centaines de patrons de PME que j’ai rencontrés n’ont rien du super-héros et ne revendiquent pas ce statut. Ils bossent encore environ 70 heures par semaine et ne payent pas de stock-options. 

                            Il existe 1,2 millions d’entreprises en France ayant entre 1 et 200 salariés qui représentent envirion 35 % de la valeur ajoutée.

                            Temps révolu ?





                          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 6 septembre 2008 00:48

                            Après avoir relu le commentaire, je voudrais ajouter qu’une entreprise à capitaux familiaux n’a absolument pas vocation à payer ses cadres en actions, même sous la forme de stock options. Ce système de rémunération n’a d’ailleurs de justification que pour les entreprises cotées. Ce qui n’est pas la vocation de l’entreprise de construction métalique ou de décoltage de la zone industrielle voisine.

                            Le mode de rénumération existant dans ce cas est la participation.

                            Les banques n’en veulent pas.

                            Elles convoitent le contrôle de ces entreprises et voudraient bien que ce capitalisme familial appartienne au passé. J’ai plein d’exemple d’entreprises familiales passées sous le contrôle de banques. Un bon nombre d’entre-elles ont disparu, rachetées par des multi-nationales et délocalisées. Ca, c’est l’avenir que l’on nous promet.

                            Nous pourront plus alors entreprendre que les financiers. On voit ce que cela donne.



                          • vivelecentre 6 septembre 2008 07:51

                            face a la stagnation économique dans la zone euro et pour relancer leur économie, les SOCIALISTES espagnols viennent de décider de supprimer leur ISf ...

                            Etonning not ?

                            (comme aurait -peut être - dit un certain Pierre D.)

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