• samedi 25 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Economie > Sommes-nous à un point d’inflexion de l’Histoire (...)
77%
D'accord avec l'article ?
 
23%
(17 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Sommes-nous à un point d’inflexion de l’Histoire ?

Aujourd'hui, pour la première fois dans l'Histoire, dans tous les pays de la planète, la monnaie de l'un est la dette de l'autre. Les devises les plus fortes appartiennent aux pays le plus en banqueroute

Etats-Unis, France, Belgique, Italie, Espagne, Japon, Royaume-Uni etc. Symétriquement parlant, les pays les plus créanciers de la planète ont des devises faibles : Chine, Thaïlande, Inde, Malaisie, Indonésie etc

Le système financier mondial crée un transfert de richesse vers les pays occidentaux. C'est une distorsion qui ne peut plus continuer pendant longtemps

Les pressions créées par cette distorsion sont énormes, et ne peuvent finir qu'avec un écroulement des devises des pays créditeurs, et la valorisation des devises des pays créanciers. En pratique, ceci signifie que le pétrole va devenir moins cher pour le Chinois et plus cher pour l'Américain.

Actuellement, l'occidental moyen consomme des biens et des services que sa contribution économique seule ne lui permettrait pas de consommer. Le système financier mondial crée un transfert de richesse vers les pays occidentaux. C'est une distorsion qui ne peut plus continuer pendant longtemps. L'élimination de cette distorsion consistera principalement à ouvrir le marché des matières premières au Sud Est asiatique.

Voici deux exemples qui aideront le lecteur à comprendre ce transfert de richesses. Ces exemples avaient été donnés par Peter Schiff il y a quelques années, et sont applicables à la majorité des pays occidentaux.

 

Exemple 1 :

Un américain et 5 chinois sont sur un bateau.

Le bateau fait naufrage. L'américain et les 5 chinois se retrouvent sur une ile inhabitée. Ils décident alors de se répartir les taches :

 

  • Un premier chinois se charge de la pèche
  • Un deuxième chinois se charge de la chasse
  • Un troisième chinois se charge de chercher des fruits et du bois
  • Un quatrième chinois se charge de cuisiner les repas
  • Le cinquième chinois se charge de construire un logis

 

On arrive maintenant à la tâche qu'il faut attribuer à l'américain : le rôle de l'américain sur l'ile consiste à manger ce que les chinois ont préparé. En effet, selon les théories économiques en vogue actuellement, les chinois ne sauraient pas quoi faire sans l'américain, et donc la consommation de l'américain est essentielle dans le bon fonctionnement de l'économie de l'ile.

Evidemment, tôt ou tard, les 5 chinois se rendront compte que ces théories économiques sont débiles et qu'ils auront plus à manger s'ils se débarrassent de l'américain.

Exemple 2 :

Un américain produit des pommes et un chinois des oranges. L'américain et le chinois s'échangent leurs pommes/oranges depuis des années.

Cette année, il y a eu une terrible sècheresse et l'américain n'a pas pu produire de pommes. Il va vers le chinois et lui donne un 'Bon de Pommes' payable dans 30 ans en échange d'oranges. Ce bon correspond à ce qu'il aurait dû lui donner en pommes plus 10% d'intérêts. Le chinois est satisfait de l'accord.

L'année suivante, il y a eu une terrible inondation et l'américain n'a pas pu produire de pommes. Il va vers le chinois et lui donne un autre Bon de Pommes payable sur 30 ans en échange d'oranges. Le chinois est toujours content.

Encore pas de chance... L'année suivante, la récolte de l'américain s'est faite mangée par les criquets. Une fois de plus, l'américain fait appel aux Bons de Pommes pour continuer de manger les oranges du chinois.

Ici, une idée géniale passe par la tête de l'américain : "il suffit que je signe un bout de papier, et ce chinois me donne ses oranges". L'américain décide alors de ne plus produire de pommes, et de continuer de signer des promesses de pommes au chinois.

Il va arriver un point où le chinois va réaliser qu'il s'est bien fait avoir et qu'il peut oublier les pommes qui lui ont été promises. Il va penser qu'il vaut mieux qu'il profite de ses oranges en les mangeant lui-même au lieu de les donner à l'américain.

Le chinois va alors profiter des fruits de son travail et améliorer son standard de vie en consommant davantage. Quant à l'américain, il va se retrouver sans oranges gratuites, et n'aura plus le capital à investir pour relancer sa production de pommes. Il devra utiliser la pelle et la pioche, et il lui faudra des dizaines d'années pour accumuler le capital nécessaire à l'achat d'un tracteur et augmenter sa productivité.

Le 'Bon de Pommes' est l'équivalent aujourd'hui du 'Bon du Trésor'

Conclusion

Le standard de vie de l'occidental moyen va connaitre une dégringolade spectaculaire dans les années à venir. C'est un changement pour lequel il n'est ni économiquement ni psychologiquement préparé. Cette dégringolade est la correction naturelle d'une distorsion économique de grande magnitude. Peu importe qui se fait élire, le standard de vie en Occident ne peut que dégringoler.

A la fin de cette décennie, le pouvoir d'achat d'une catégorie professionnelle dans le sud-est asiatique sera égal ou supérieur à la même catégorie en Europe ou aux Etats-Unis. L'un va augmenter, l'autre va baisser.

Il est peu probable que les bonnes décisions ne soient prises avant une très sérieuse aggravation de la situation

 

De façon similaire, le retraité occidental recevra la même pension que le retraité asiatique, c'est-à-dire rien du tout. On rappelle ici que la pension que reçoivent les retraités occidentaux aujourd'hui provient des bons du trésor occidentaux que la plupart des pays asiatiques font l'erreur d'acheter. Cette erreur ne va évidemment pas perdurer.

Comme cet ajustement est inévitable, il faudrait mettre ses efforts sur comment accélérer une reprise économique. La seule et unique solution, c'est de laisser le libre marché fonctionner et enlever l'Etat de l'équation.

Exemples de bâtons dans les roues à enlever (et dont les résultats positifs seraient immédiats) :

  • Eliminer la plus grande barrière à l'embauche : le salaire minimum. Les conséquences désastreuses du salaire minimum ont été le chômage de masse surtout parmis les jeunes et la diminution du pouvoir d'achat (oui, diminution, pas augmentation).
  • Eliminer le besoin de licences pour commencer un business.
  • Décentraliser le système fiscal – Les régions pourront se faire la concurrence pour attirer le capital et le taux d'imposition atteindra le minimum possible.
  • Eliminer les taxes sur la plus-value – Permet le retour de capitaux.
  • Eliminer les taxes d'héritage – Permet de réduire la fuite de capitaux et limiter la discontinuité dans l'activité des entreprises. La famille pourra travailler comme une équipe. Aujourd'hui, avec des taxes d'héritage faramineuses, il n'y a rien de motivant à avoir l'Etat comme héritier.
  • Eliminer le système d'éducation publique et le remplacer par des Bons d'Education. Chaque Bon sera d'une valeur de 50% de ce que chaque élève coute au système actuellement – Permet la réduction des dépenses de 50%, l'élimination de l'endoctrinement en étatisme, et l'amélioration drastique de la qualité de l'enseignement comme le confirme l'expérience à Washington (voir vidéos ci-dessous).

Aujourd'hui (2008-2012), même avec des taux d'intérêt bas, presque personne ne veut prendre de prêts pour investir. La raison est simple : l'environnement fiscal/légal/politique etc ne donne aucune envie de commencer un business.

Il est peu probable que les bonnes décisions ne soient prises avant une très sérieuse aggravation de la situation. En effet, non seulement le système politique est gangréné, mais il semble aussi que les populations ne demandent que davantage de servitude même quand elles ont compris qu'il y a un problème (cf Mouvement des indignés). Parmi les idées les plus serviles en vogue actuellement on trouve : la nationalisation des banques centrales*, le protectionnisme, le 'subventionnisme' (=clientélisme), l'augmentation des taxes sur 'les riches'.

Lire les 'crimes' des créateurs de richesses (i.e entrepreneurs) aujourd'hui :

http://www.dailymail.co.uk/news/art...

http://www.dailymail.co.uk/news/art...)

 Lire et commenter cet article directement sur notre site EconomieNet.net

 

*Certaines personnes font des conférences (surtout en France) pour expliquer –correctement- comment marche la monnaie fiduciaire-dette. Ces mêmes personnes apportent des solutions qui sont pires que le problème comme par exemple la nationalisation du système bancaire. Il faut bien comprendre que sur le site economienet.net, les idées présentées sont antagonistes à ce que défendent ces personnes : nous ne parlons pas de faire passer le monopole de la création monétaire d'un groupe (banquiers) vers un autre (politiciens), mais d'éliminer ce monopole. Il s'agit d'une très grosse différence. Il est hallucinant de suggérer aujourd'hui qu'il faut donner davantage de pouvoir aux politiciens -comme s'ils n'en avaient pas déjà trop-, ou de penser qu'ils sont capables de faire un job d'une quelconque compétence.




par EconomieNet (son site) jeudi 6 septembre 2012 - 13 réactions
77%
D'accord avec l'article ?
 
23%
(17 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Stof (---.---.---.11) 6 septembre 2012 09:44
    Stof

    Ni les occidentaux ni les orientaux n’auront rien du tout. Juste du papier et des lingots dans les coffres.

    Et le reste ? Plus de pétrole, plus de cuivre, plus de poisson, plus de forêts à déboiser, plus d’uranium et beaucoup moins de nourriture pour tous.

    Contunuons à être « compétitifs » et fonçons joyeusement dans le mur. Le vainqueur sera celui qui aura les armes les plus mortelles. Point.
  • Par OB_Ouonne (---.---.---.34) 6 septembre 2012 14:12

    L’article commence bien. Vraiment simpliste et caricatural, il n’en est pour autant pas dénué de bon sens.


    « Actuellement, l’occidental moyen consomme des biens et des services que sa contribution économique seule ne lui permettrait pas de consommer »

    Tout à fait ! Mais je vais vous expliquer comment ça marche. Un produit arrivé chez les occidentaux prend de la valeur. Entre le port, ou l’aéroport, et l’étale doré et clinquant du marchand, son prix est multiplié par... Multiplié, oui, c’est fort. Cela va de trois à dix ou quinze pour ne parler que des produits de consommation courante (céréales, industrie, hi-tech, vêtements et chaussures, petit luxe). Pourquoi ? Parce que, comme dit la pub, nous le valons bien !
    Les chinois vont s’en apercevoir ? Oui, ça prendra du temps. Ils pensent aussi que nous sommes leur débouché principal. Ça fait trente ans que je me dis que les délocalisations vont nous conduire à une forte paupérisation. Mais non ! Les produits, même fabriqués pour quasiment rien, nous arrivent toujours plus chers ! Un miracle du système actuel.

    Mais on ne peut pas supprimer d’un claquement de doigt le SMIC, les allocations sociales, les fonctionnaires et l’état pour tout arranger ! Il y a de la résistance aux changements de structures nécessaires ! Ben mince alors, c’est pourtant rien que du bon sens !

    Les libéraux sont généralement des cadres, qui ayant quelques appartements en location, qui quelques actions, qui émargeant à des salaires qui révoltent les smicards. Ces nantis ont de quoi se constituer une réserve personnelle comme assurance maladie, comme caisse de retraite, et payer de bons profs privés à leur progéniture. Pas vrai ? Non, mais dites-moi sérieusement ? Vous êtes de petits employés de bureaux qui ont connu le chômage et se sont parfois privés de vacances ? Les nantis donnent des leçons de morale économique aux prolos, aux ci-devant, aux assis-par-terre (Souchon).
    Je suis sur que vous me trouverez un gardien de nuit ou un facteur très ultra-libéral comme contre-exemple... Toutes les règles ont des exceptions. On trouve même des libéraux qui se croient humanistes. J’en cherche un qui se penserait communiste - à première vue, c’est impossible, mais regardez en Chine smiley 

    Ils ont accessoirement la télé et les journalistes dans leur poche, envoient leurs hommes de paille représenter le peuple, à coup de gros financements pas très nets, et compriment financièrement les états pour leur faire recracher le socialisme avalé pendant les trente glorieuse face au péril communiste.

    Pour les libéraux, c’est tout le monde au boulot et sans protection ni filet - que des assurances privées. C’est la haine des pauvres, ces échoués du marché du travail qui s’endorment au coin de la télé payée par les allocs. Haine du chômeur qui déprime et verse dans le désespoir. Au lieu de se ressaisir ! Trou duc... C’est pourtant facile ! Il n’a que ce qu’il mérite ! --- Sauf que ces bien-pensants n’adressent jamais la parole à un de ces désespérés (ils puent et n’articulent pas). Retirez vos perruques poudrées, garez vos SUV en lieu sur et allez donc écouter les gens dans les agences pour l’emploi et les cités ! Confrontez vos idéaux au réel.

    Vous n’avez aucune idée de ce qu’ils vivent, et d’ailleurs rien à foutre. La sélection naturelle, voila quelque chose que vous chérissez. La loi du plus fort über alles ! Non, Liber-ale. C’est dans quelle langue de bois ?

    Les seules protections à conserver seront celles du capital. Il doit se transmettre sans impôt, s’exercer sans charges sociales, et recueillir de justes émoluments - même s’il peut paraître stupéfiant au bas peuple que ces goldens prétextes atteignent des milliers de SMIC x AN (un genre d’année-lumière mais alors en beaucoup, beaucoup, beaucoup plus petit). 

    Ce serait normal. Les meilleurs toucheraient les grosses récompenses, les derniers de la course crèveraient d’une grippe pas soignée du tout. Un tel système a bel et bien existé, il y a plus d’un siècle. On ne parle plus de la misère ouvrière. Certes, le progrès technique pourrait permettre désormais d’avoir du pain pour tous les gueux. Ce n’est même pas si sur d’ailleurs.

    Votre arsenal de solution n’a qu’un seul point fixe : la défense du riche et du puissant, de celui qui a grandit dans le confort, a fait de bonnes études, et s’est battu pour devenir plus riche que ses parents. Louons les chevaliers d’industrie qui se défoncent dans la noble quête du Saint Graal financier ! Et des millions de gogos se résignent à l’austérité qu’ils doivent avaler.

    Pour moi, votre combat est pire qu’une guerre mondiale. Il fait des millions de victimes, même pas achevées, et qui auront une vie misérable sans le moindre secours de la collectivité (Bah ! Quel sale mot !). Ah ! Ils vont se secouer les pauvres ! Ils vont même finir par comprendre, comme les chinois. Il va vous falloir une bonne armée, avec des mercenaires bien payés par l’état (seul vestige utile à vos yeux de ce dernier), pour contenir toute cette vermine !

    Au secours OB_Ouonne qu’hait nos vies, vous êtes mon seul espoir... Mal placé !

  • Par Stof (---.---.---.169) 6 septembre 2012 12:08
    Stof

    Votre vision de l’héritage est proprement ridicule. Aujourd’hui il n’y a plus que de jeunes retraités qui héritent du quatrième âge. Or cette génération privilégiée possède déjà tout : puissance financière et politique. Qu’en feraient ils de plus ? L’investir dans des fonds de placement spéculatifs ou dans le marché locatif. Ecartant du même coup du marché les jeunes ménages déjà frappés par le chômage de masse.

    « Donner tout à ceux qui ont déjà tout », voilà bien une idée néo-libérale ( conservatrice, donc).
  • Par Aldous (---.---.---.209) 6 septembre 2012 12:29
    Aldous

    léo : Si ma mémoire est bonne, les USA ne voulant pas dépendre des chinois ont décidé de racheter une partie de leur dette, par le biais de la FED.

    Ha ha ha ha ha ha ha !
    Hou ! pinaise ! j’ai pas autant ri depuis bien longtemps !

    Les ricains... pfff... ont décidé... ho ho ho ho ho ! Trop drôle !
    Excellent ! Excellent !

    Ha merci de m’avoir donné l’occasion de rigoler un bon coup !

    Les USA se rachètent leurs T-Bonds pour ne, ho ho ho, pas dépendre des chinois  !

    Ha ha ha ha ha ha ha ! Boudiou ! J’en peux plus !

    Ho ho ho ho ho ho ho ho ! pitié ! ha ha ha ha ! j’en peux plus !

    Haaaa !

    Pinaise !

    Ca fait du bien de rigoler !

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération