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Accueil du site > Actualités > Economie > 1. Sommes nous plus riches ?

1. Sommes nous plus riches ?

 On parle souvent de sentiment d’insécurité, c’est-à-dire d’une sensation qui, faisant fi des sources et des données, nous persuade que nous vivons au sein de monde plus dangereux qu’en réalité. Ainsi, deux approches sont possibles : agit sur le sentiment lui-même (approche de ceux qui se fient aux statistiques) ou alors agir sur les statistiques, pour ceux qui pensent qu’elles ne reflètent pas la réalité (contrairement à leur sentiment). En économie, c’est pareil : il y a d’une part un sentiment de paupérisation et, d’autre part, des statistiques universelles qui indiquent que nous sommes de plus en plus riches. Bien entendu, le nous, dans tous les cas, reflète des situations disparates et contradictoires, car, en terme de richesse et d’insécurité ce « nous » n’a que peu d’importance : chacun réfléchissant d’abord par rapport à sa propre situation. 

En économie, le « qui est plus riche » a son importance, et les données globalisantes, même rationnelles et de bonne foi, n’étant qu’interprétations et analyses, ne peuvent refléter qu’une tendance, un axe, eux mêmes contestables.

Comme le souligne la Banque Mondiale : « les économies à faible revenu ne représentent que 1% des exportations mondiales ». Derrière cette expression de « faible revenu » se cache une réalité complexe. En effet, il faut y ajouter des pays à « fort ou moyen revenu » qui marginalisent une part plus ou moins importante de leur propre population. Ainsi, si une bonne moitié des pays sont à faible revenu, il faut y ajouter, par exemple, une autre bonne moitié de la population chinoise et indienne deux pays qui participent activement au commerce mondial et qui, depuis 2008, tirent vers le haut le PI mondial. 

Toujours d’après la Banque Mondiale, depuis 2008, la croissance universelle baisse systématiquement de 0, 5% par an, mais, les nouveaux arrivants à l’OMC, plus résistants et partant de bien plus bas, se taillent un magnifique 33% des échanges mondiaux. Certes, il y a dans la plus part des pays dits émergents de plus en plus de millionnaires. Certes, quelque cent millions de chinois/indiens « entrent », chaque année, au sein de l’économie du marché. Mais cela ne change en rien au fait que l’Inde reste toujours au peloton de queue des pays les plus pauvres si (artificiellement) on divise son PIB par sa population globale. Or, cette richesse n’est absolument pas divisée : au contraire, elle est additionnée aux classes sociales les plus favorisées déjà et les « investisseurs étrangers », qu’ils soient européens, japonais ou américains.

D’un côté on accumule les avantages, de l’autre, les handicaps.

Cela est vrai aussi au sein des économies dites « robustes ». Comme le fait remarquer Franck Chignier-Riboulon (Les quartiers entre espoir et enfermement, ed Ellipses), pour donner un exemple : les inactifs aux quartiers de la Grâce de Dieu (Caen) représentaient entre 1 et 5% en 1968, et entre 35 à 50% en 1992. Cela ne va pas en s’améliorant : Presque un pays sur deux (49 sur 87 sur les quels la BM possède des données analysables) n’ont pas réussi a sortir la majorité de leur population du seuil de pauvreté et la majorité des africains et des asiatiques vivent avec moins de 1,5 dollar/jour (Chine incluse). La notion de pauvreté étant relative, liée au pouvoir d’achat, il en va de même pour les pays dits robustes : les pauvres y sont de plus en plus pauvres et nombreux même si ils ont des revenus allant de 500 à 1000 dollars /mois, c’est-à-dire cent à deux cent pour % de plus que les pauvres d’Asie ou d’Afrique. Ce n’est pas du tout pareil pour les riches : au sein des pays émergeant (Amérique Latine, Asie, Russie) les riches ont des fortunes comparables et parfois plus importantes que les riches américains ou européens. Excepté le pourcentage, bien plus important aujourd’hui, les riches du Tiers monde pouvaient aisément comparer leurs fortunes à celles de l’Occident (Brésil, Congo, Thaïlande, Mexique, Argentine, Maroc, Malaisie, Indonésie, etc.) et ce, depuis le 19ème siècle.

Si donc, de 1980 à 2006 le PIB a été multiplié par deux en Europe, par trois aux Etats-Unis et par quatre en Chine, cela ne se traduit pas pour l’habitant moyen de la terre par un enrichissement mécanique. Bien au contraire, il se traduit par un sentiment de frustration ressenti par des populations qui, soit se sentent exclues soit entrent en contact, avec des moyens dérisoires, dans la société dite « de consommation ».

Le chômage, au niveau mondial représente autour de 40% de la population active dans les pays du sud (quoi que pour la majorité d’entre eux il n’est pas comptabilisé et qu’il n’y a pas d’assurance chômage) et entre 6 et 12 % pour les pays industrialisés. Ainsi, sur de trois milliards d’individus considérés comme « actifs », presque une moitié ne l’est pas. Et une bonne moitié des actifs mondialement touche un salaire de moins de 100 dollars/mois, toujours selon la Banque Mondiale.

Si, pour répondre à la question « sommes nous plus riches » on ne prend en compte que le PI mondial, la réponse serait « oui ». En effet, théoriquement, le PI par habitant/an serait passé de huit mille à 9,5 mille dollars. (WPP-ONU). On est cependant loin du compte. En effet, si le PI mondial est passé, entre 2003 et 2006, de 50.000 milliards à 60.000 milliards de dollars, la concentration, de 2003 à 2006 est encore plus inégalitaire : l’agriculture par exemple qui représente 42% de la population active ne compte que pour 4% du PI mondial et 2% des revenus en incluant aussi bien les fermes industrialisées des Etats Unis que le paysan vietnamien et sa paire de bœufs. Par contre la commercialisation des produits agricoles, comptabilisée dans les activités dites d’échanges commerciaux - y incluant la bourse de Chicago et les grandes surfaces -, représente plus de 12% des richesses et compte autour de 20% des millionnaires mondiaux eux mêmes représentant 0,4 de la population mondiale. (OMC, Forbes).

Pour conclure, heureusement qu’il existe toujours (et de plus en plus) une économie informelle hors comptabilité. Elle permet à un tiers de la population mondiale de survivre. Nous y reviendrons…


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23 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 31 mai 2010 10:43

    après 3 ans de « présidence du pouvoir d’achat » , j’ai beau fouiller au fond des poches , je ne vois rien venir .....


    • titi 31 mai 2010 18:51

      Rappel de mathématiques...

      Pour que le PIB double en 26 ans en Europe, il faut que le PIB augmente à raison de 2,7% par an. C’est le principe de la suite géométrique http://fr.wikipedia.org/wiki/Suite_g%C3%A9om%C3%A9trique

      Maintenant si on regarde le cas de la France :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Taux_de_croissance_78-2008.png

      On constate que ce taux n’a quasiment jamais été atteint depuis 1980

      Moralité si PIB de l’europe a doublé en 26 ans, ce n’est pas grace à la France.
      Il n’y a donc pas de raison que vous ayez qq chose de plus dans vos poches...


    • Hanoho Hanoho 31 mai 2010 16:09

      Nous sommes de plus en plus riches !
      La preuve : les bidons villes en France ont fait leur réapparition dans les années 90 !
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Bidonvilles_en_France


      • sisyphe sisyphe 31 mai 2010 18:09

        Un autre éclairage de l’état des lieux : 


        Saviez-vous que plus de la moitié des richesses est aux mains de 2 % de la population mondiale ? Les 50 % les plus pauvres ne se contentent eux que d’un centième des richesses du monde. Ou pour le dire autrement, si le monde était un village de 100 habitants, 98 regarderaient 2 villageois se partager la moitié de tous les avoirs financiers et matériels. Et si les 50 villageois les plus pauvres réunissaient leurs biens, cela ne représenterait qu’un centième de la totalité des richesses du village. Sans oublier que sur les deux villageois les plus riches, un posséderait à lui tout seul 40 % des richesses et sa fortune s’élèverait à plus d’un demi-million de dollars (386 000 euros).

        la suite  (une étude des Nations Unies) 


        • patdu49 patdu49 31 mai 2010 18:16

          Faudrait inclure la sensation de bonheur, quand on parle des richesses et de la pauvreté.

          De qualité de vie, et pas seulement matérielle ..

          Ensuite de l’utilité des richesses créées, pour qui, pourquoi, pour qu’elle avancé de l’humanité ?

          Comme de débat sur la durée de vie, ... vîvre + longtemps, ok pourquoi pas, ... mais quelle vie ? .. une vie un + courte et + agréable, moins aseptisée, moins réglementée, moins formatée, c’est peut-être pas plus mal ? ... en tout cas ça peut se discuter.

          on pourrait parler des heures et des heures de tout ces sujets.

          en tout cas il y a une certaine URGENCE en France, à remettre à plat, le partage des richesses, car c’est assez CATASTROPHIQUE le PARTAGE DES RICHESSES ...

          c’est même épouvantable, dans un pays dit « riche » qu’il puisse y avoir des personne à la rue, sans droit à RIEN, pas un centime d’euro ...

          pendant que les richesses dégueulent de partout, que la jet set s’arrose au champagne, que des élus se tapent des gueuletons à 5000€ le repas, pendant qu’on rembourse les domestiques de riches etc ...

          des millions de gens, n’ont même pas de quoi couvrir les besoins fondamentaux d’existance, alors que rien que sur les comptes assurances vie, en France, c’est 1500 MILLIARDS d’EUROS qui s’y trouvent ...

          Franchement on nage dans la cinquième dimension ...


          • titi 31 mai 2010 19:19

            Chiche !!!

            Je considère les 60 000 Milliards (chiffres de l’auteurs) que je distribue aux 6 Milliards d’humains...

            Ca fait 10 000$ par an soit 833$ par mois soit environ 666 euros par mois et par personne. Sans aide possible puisqu’il n’y aura plus de riches pour financer quoi que ce soit.

            Alors partant ?


          • patdu49 patdu49 31 mai 2010 20:34

            je ne sais pas de quoi tu parles ..

            un bébé de 3 mois, un actif de 25 ans, un retraité de 75 ans meublé, équipé et propriétaire de son logement, etc etc ... n’auront pas nécéssairement les mêmes besoins.

            un habitant d’un pays chaud, aura pas les mêmes besoins et dépenses en énergie, qu’un habitant ou il fait ZERO degrés certains mois etc ..

            sagit pas de tomber dans la démagogie ou l’égalitarisme, ... on peut parler sereinement du partage des richesses, etc, sans de suite tenter de discréditer les propos des autres, non ?

            alors partant ?


          • sleeping-zombie 31 mai 2010 21:00

            @titi :

            Chiche, et plutot deux fois qu’une. A condition bien sûr que tu fasses le même calcul pour les prix (riz/pain au kilo, logement au m² etc...) et tout ça au prix COUTANT.


          • titi 1er juin 2010 08:41

            « A condition que »
            Ca me suffit comme réponse... « à condition que » !!

            Vous êtes donc partisan d’une équité restreinte : celle qui VOUS permettrait d’obtenir plus des AUTRES. Pas celle qui permettrait aux AUTRES, les milliards des pauvres d’Afrique ou d’Asie, d’obtenir plus de VOUS.




          • titi 1er juin 2010 08:46

            « même calcul pour les prix (riz/pain au kilo, logement au m² etc...) et tout ça au prix COUTANT. »

            Et bah non ! Car si on baisse les prix des loyers, si on baisse le prix des services, des iPod et des baskets Nike, alors le PIB baissera.
            Du coup vous obtiendrez beaucoup moins que 666 euros/mois...

            Eh oui car je vais vous révéler une vérité : pour qu’il y ait de la richesse à partager, il faut qu’il y ait de la richesse produite. C’est à dire de la valeur ajoutée.


          • sleeping-zombie 1er juin 2010 13:53

            @titi :
            mais qui te parles de baisser les prix ?

            Ton argument est de dire que faire la moyenne du PIB mondial pour nos 6-7 milliards d’habitants nous donne au final dans les 600 euros par mois, ce qui est très insuffisant pour vivre ...

            Je ne conteste pas les chiffres (sans les avoir vérifiés), mais la démarche même :
            Si tu fais la moyenne mondiale des revenus, pour être cohérent il faut faire aussi la moyenne mondiale des prix. Je ne parle pas de baisse, mais de moyenne. Le PIB global resterait le même..


          • loco 31 mai 2010 21:38

            Disputer de la répartition des richesses dans sa seule dimension de consommation n’est absolument pas satisfaisant. D’ailleurs,un des commentaires nuance le niveau de confort par un désir de mesurer le « bonheur ».
            Deux problèmes différents : Tout premièrement, l’horreur subie par les populations dépourvues du nécessaire, et la honte qu’en éprouvent ceux qui disposent de ce qu’il leur faut.
             Mais aussi la répartition du pouvoir que représente la répartition de la richesse, et qui fait que même les tenants de l’ascétisme le plus étroit sont contraints de vivre dans l’abandon de tout espoir d’amélioration de la situation.
            Que certains nababs trempent leurs culs dans leurs piscines, emplies de champagne à bord de yachts somptueux ne me gène pas, mais les savoir maîtres définitifs de NOTRE monde et capables d’imposer cette loi me révolte.


            • BA 31 mai 2010 21:50

              Combien d’actifs pourris les banques de la zone euro possèdent-elles ?

              Selon la Banque Centrale Européenne, les banques de la zone euro ont dans leurs livres 195 milliards d’euros d’actifs pourris.

              Vous avez bien lu : 195 milliards d’euros d’actifs pourris.

              Ce sont de soi-disant « actifs », mais leur valeur réelle est égale à zéro.

              Quand le patron d’une banque européenne vient frimer devant les caméras de télévision, quand il prétend que sa banque est saine, quand il raconte que sa banque est solide, ne le croyez pas.

              Les patrons des banques de la zone euro sont des menteurs.

              Les banques de la zone euro ne sont plus que des banques zombies.

              Contribuables, préparez-vous à payer.

              http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE64U0Q520100531


              • fifilafiloche fifilafiloche 1er juin 2010 03:26

                La redistribution de richesse, c’est bien le thème au centre de la crise des Etats occidentaux actuels. Les anciens pays industrialisés, aujourd’hui desindustrialisés, ont transmis leur technologie à d’anciens pays exclu de la mondialisation. Or, la richesse de l’Occident était basée sur sa capacité à transformer la matière première et à vendre sa production au reste du monde, que ce soit à travers un système colonial ou non. Cette avance technologique avait permis de développer des systèmes de redistribution de richesse plus ou moins égalitaires, extrêmement généreux, financés par une croissance forte.


                Aujourd’hui, ces pays se sont desindustrialisés, mais beaucoup n’ont pu faire accepter la conséquence directe, une adaptation des systèmes sociaux aux nouvelles capacités de financement. Pour compenser le manque à gagner industriel, la finance a été utilisée pour créer de la richesse artificielle pouvant être redistribuée. Bulles immobilières et mobilières, à travers des politiques de crédit à taux zéro en terme réels, ont alors permis de compenser la désindustrialisation par des revenus fictifs. Mais là encore, cela ne peut durer qu’un temps, car le budget immobilier dans le revenu disponibles des ménages n’est pas extensible à l’infini.

                Il faut aujourd’hui faire admettre à une population habituée à un confort social depuis toujours que cette époque est terminée. Par lâcheté, certains pays comme la France n’ont pas préparé leur population à une telle réalité. Le choc psychologique en est d’autant plus traumatique et la colère qui suivra presque légitime, tant la pédagogie a manqué. 

                Et pourtant, nous avons vécu pendant des millénaires sans Etat providence. Les solidarités familiales, de proximité donnaient un sens aux existences, l’individu comprenait son lien de dépendance à son entourage. Y revenir n’est pas une fin en soi, c’est redécouvrir nos racines, le lien à l’autre, son rôle dans ces engrenages locaux.

                Les premiers temps seront difficiles, les générations les plus agées ne pourront s’habituer à cette ère nouvelle. Un peu comme la fin de l’ère communiste. Les jeunes eux vivront certainement plus heureux dans un monde qui aura retrouvé un sens, une territorialité.

                • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 2010 08:57

                  Bonjour,
                   Article très intéressant. J’attends la suite.
                   La richesse ne sert à rien si elle ne sert qu’à quelques uns et pourrit la vie d’autres.
                   Cette vidéo le rappelle.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 2010 09:04

                    @L’auteur,
                    Une constatation ou remarque. On continue à parler en dollars dans votre texte.
                    Je dirais que le principal n’est pas de parler de monnaie particulière mais de potentiels.
                    Le même dollar dans tous les pays ne donne pas le même potentiel.
                    Avec une pension de retraite, de chez nous, il est parfaitement possible de vivre très grassement dans un pays d’Afrique ou d’Extrême Orient.


                    • fifilafiloche fifilafiloche 1er juin 2010 15:16

                      Concernant la pension de retraite, tout est question de temps et de conjoncture.


                      Un Argentin pouvait vivre très bien avec sa retraite en Europe en 1998, il lui était impossible d’y survivre en 2002

                      Un pensionné Anglais avait un niveau de vie de notable en 2000 en Espagne, aujourd’hui, sa pension lui permet juste de survivre.

                      Vous partez de l’hypothèse que les pensions seront toujours financées, hors dans les conditions démographiques actuelles, rien n’est moins sûr pour la France.

                      La roue de la Fortune tourne, et il n’est pas sur que nous nous situions dans la bonne case pour les années à venir...

                    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 1er juin 2010 09:27

                      Bien sûr, d’où ma remarque sur les pauvres en occident et les pauvres en Asie. Cependant, celui qui voudrait vivre grassement dans un pays d’Afrique ou d’Asie avec sa retraite, mieux vaudrait qu’il évite les « poches » occidentale au sein du Tiers Monde, qui lui aussi connait des dichotomies importantes. Le prix d’un hotel dit de luxe (c’est à dire résevé aux occidentaux) n’est pas différent à Paris ou Luanda... Par contre un pauvre de chez nous s’en sortir s’ il s’alimente et s’habille dans un marché « reservé » dit « ethnique »...


                      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 2010 09:39

                        Michel,
                         Absolument. C’est pour cela que je parlais de « potentiel ».
                         L’hôtel de luxe, passe encore.
                         Nous pourrons, en tant qu’occidental, prendre l’avion et aller ailleurs.
                         Dans certains pays, cela ne pourrait même pas venir à l’esprit.
                         Alors, il existe seulement les boot people.
                         Sur mon site, hier, j’ai introduit un commentaire au sujet de Cubasmiley
                         


                      • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 1er juin 2010 09:49

                        Oui, j’ai vu le commentaire. J’aime bien votre site. Si vous avez le temps, sur le même sujet j’ai écrit sur le mien un papier « jeu de l’oie macabre » et un autre, je crois, sur les frontières... 


                        • L'enfoiré L’enfoiré 1er juin 2010 10:17

                          Les adresses des articles m’intéresseraient.
                           smiley


                        • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 1er juin 2010 10:21

                          Et bien, il faut aller sur mon site... Je ne sais pas faire (eh oui...) 


                          • patdu49 patdu49 1er juin 2010 10:54

                            de toutes façons dans un monde capitaliste néo libérale, on est foutu ..

                            car c’est basé uniquement sur l’exploitation des autres, la mise en concurrence des êtres humains entre eux, à l’intérieur des pays ou entre pays entre eux, etc dans un but d’enrichissement personnel, donc l’humain est baffoué, les valeurs liberté, égalité, fraternité sont quasi foutues aujourd’hui ..

                            tout est une question d’idéologie ...

                            en tout cas, pour faire évoluer les mentalités, bonjour les dégâts ...
                            on est en tout cas en France, dans un pays aux mentalités hyper individualistes ... toutes catégories sociales confondues ...

                            même un pauvre, va plutot que de se regrouper avec d’autres pour defendre une meilleur vie pour tous, preferer souvant, se mettre en CONCURRENCE avec un autre pauvre ... préferer montrer qu’il est + motivé, pour se faire exploiter, que son camarade ... pour avoir le contrat aidé de misère, ou la mission d’intérim de 15 jours ...

                            j’ai l’impression qu’on a lobotimisé le peuple, ... qu’on lui a oté toute capacité à se rebeller, à réfléchir sur un autre modèle de fonctionnement de la société ... on dirait des moutons, des robots les gens .... beaucoup n’ont même pu aucun sens de la moralité ... ils acceptent tout et n’importe quoi ... même le pire du pire ... au nom du pognon ...

                            il y a des jours, je suis désespéré de l’humain ... à un point que vous ne pouvez même pas imaginer ...
                            certains comportements, je trouve sont horribles, au niveau moralité, n’ont parfois rien à envier au nazisme etc ... comme expulser des gens de leur logement etc ... pour par exemple des petites dettes de loyers ... tout en sachant qu’ils n’ont aucune solution décente, qui leur est proposé ...

                            que ça soit le proprio blindé de fric, que ça soit le maire complice, que ça soit le prefet, l’huissier, le serrurier ou le petit flic présent ... je ne sais même pas comment ces personnes par exemple arrivent à pouvoir se regarder dans un miroir .... COMMENT FONT ELLES ???? ....
                            elles n’ont rien à envier aux collabos des nazis à une certaine époque, d’oser collaborer a de telles actions ...
                            perso je prefèrerais crever que de devoir accomplir de tels actes ... je refuserais de les faire même si on me proposait 100000€ ...

                            comment on peut en arriver là, comment on a pu en arriver là ?? ...
                            même les gens qui votent pour des hommes politiques qui laissent faire tout ça, je me demande comment ils peuvent se regarder dans un miroir .... je comprend pas ... ça me révolte, j’ai envie de leur cracher à la gueule ...





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