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Accueil du site > Actualités > Economie > Sortir de l’euro !

Sortir de l’euro !

Telle aurait été, le 7 mai 2010, l’ambition d’un pays de la zone euro ! Bien que cela puisse paraître courageux ou suicidaire, selon le côté où on se place - un pays à ex-monnaie forte (l’Allemagne, la Hollande) ou un pays à ex-monnaie faible (l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Portugal …) -, de quoi il se serait agi si un pays de l’Euroland était sorti de sa zone monétaire ?

 
Bien qu’a priori l’épisode soit passé et que la raison l’ait emporté, imaginons par exemple, que la France ait décidé un jour, une nuit, une seconde… de quitter l’euro et donc de revenir au franc. Quelles en auraient été les conséquences ?
 
Un peu d’histoire.
 
Etre seule ! Une situation qui a rarement été vécue par la France.
 
Même depuis la fin des systèmes monétaires archaïques de référence à l’or, puis plus tard de celui de Bretton Woods (le SMI de 1945 à 1971), puis de celui du Serpent monétaire européen (1972-1978), puis du SME (1979-1993) et enfin de l’euro (Maastricht 1992 à maintenant), jamais la monnaie de notre pays ne s’est retrouvée seule ! Pourtant, tel serait son cas aujourd’hui dans un système de taux de changes flottants, si elle reprenait sa liberté monétaire. A moins que, comble de l’ironie, elle ne s’arrime au dollar US comme le faisait, il y a peu encore, le yuan-renminbi (l’unité monétaire chinoise).
 
Une vérité.
 
Celle de se rappeler les multiples raisons qui ont fait que la France a toujours été favorable au non isolement de sa monnaie. Comme lors de la création du SMI, du Serpent, du SME et de l’euro. Nos raisons étaient simples, nous craignions :
 
- d’avoir une monnaie faible, laissée aux vents de la spéculation internationale,
- d’être obligés de dévaluer souvent,
- d’avoir une inflation par les coûts et les importations, affaiblissant constamment la productivité et la compétitivité de notre économie,
- de voir nos industriels dans l’incertitude constante du cours du franc dans leurs échanges avec leurs partenaires européens et d’autres,
- de savoir qu’un pays c’est d’abord une monnaie respectée, et que le franc ne l’a pas toujours été, à l’exception de nos anciennes colonies encore utilisatrices de l’ersatz nommé franc CFA.
 
Pourtant, malgré l’expression de ces craintes et le rattachement à un système monétaire, le franc avait considérablement perdu de sa valeur au siècle dernier !
 
Un axiome.
 
La qualité d’une monnaie, c’est-à-dire son rapport aux autres monnaies (les devises), dit aussi cours, taux de change, valeur ou encore prix, se détermine à partir de deux concepts fondamentaux, érigés en vérité au niveau international :
 
- la solvabilité de son économie,
- la qualité de ses grands équilibres, notamment en termes de balance commerciale, de taux de chômage, de taux de croissance, de taux d’inflation et de solde budgétaire.
 
Si 2 ou plus de ces 6 éléments ne sont pas bons, la monnaie du pays en question, sera attaquée jusqu’à ce qu’elle reflète une situation plus conforme à sa réalité économique. En effet, aujourd’hui, dans un monde efficient, c’est-à-dire intégrant à chaque instant toute l’information disponible, un pays peut tromper ou faire illusion, mais pas longtemps. En effet, il n’est pas le seul à regarder son nombril. Ses créanciers - ceux qui lui ont prêté, ceux qui ont investi leur épargne sur lui - le regardent tous les jours, minutieusement, sans aucune concession. Ils veulent savoir quelle est la véritable santé du pays à qui ils ont prêté leurs capitaux. Capitaux, fonds, qu’ils espèrent retrouver à l’échéance, comme prévu au contrat. Principal et intérêts compris.
 
Quid de la France ?
 
Aujourd’hui notre économie, notre balance commerciale, notre taux de chômage, notre croissance, notre solde budgétaire… inquiètent les marchés.
 
Donc, si on trouve raisonnable le contenu de l’axiome précédemment décrit et, si notre pays avait sa propre monnaie, comment serait la qualité de celle-ci ? Une monnaie forte ou une monnaie faible ? Monnaie faible très sûrement. Immédiatement attaquée par des marchés sans complaisance. Donc dépréciée (dévaluée) de fait, par rapport aux grandes devises internationales.
 
Pourtant, conscient ou pas de ce constat d’extrême faiblesse, nous décidons un jour, une nuit… de tenter notre chance en sortant de l’euro. De revenir au franc !
 
Pour faire simple, passons sur le choix du nom de notre nouvelle monnaie. Imaginons "franc nouveau" (FN). Passons aussi sur l’usine à gaz logistique que ce retour en arrière constituerait, ainsi que sur les coûts engendrés. Sûrement quelques milliards d’euros ou de FN (*). Dans ces conditions :
 
1° Quel cours choisir par notre monnaie, c’est-à-dire quelle valeur (taux de change) par rapport aux devises telles que l’euro, le dollar, le yen et la livre, pour les principales ?
 
Selon les experts, le cours d’une monnaie doit être crédible. Crédible par rapport aux autres devises déjà calibrées, voire tamisées, par les marchés. Donc, un taux de change juste et avant tout non ridicule. Sinon la spéculation se chargera de nous ramener à la raison et de nous attaquer jusqu’à ce que le cours de notre monnaie nouvelle s’ajuste à sa véritable valeur. Mais ce n’est pas tout ! Le FN devra aussi être robuste, c’est-à-dire relativement stable pour préparer et faire vivre l’avenir du pays, sans voir son cours, chaque jour, donner le tournis aux exportateurs, aux importateurs ainsi qu’aux futurs investisseurs.
 
Donc, pour définir le cours de notre franc nouveau, il ne faudra pas jouer les gros bras, les prétentieux. La correction serait immédiate ! Jouer petit bras et déterminer un cours juste et crédible. Voire plutôt faible, afin de se donner une marge de manœuvre et d’éviter que la spéculation - ce "jeu" qui amplifie une situation, mais qui ne la crée pas - soit titillée. Inutile de la tester ! Il conviendra donc de déterminer un cours apte à laisser des chances à notre économie de repartir d’un bon pied. Reste à savoir lequel : fierté nationale et patriotique, indépendance monétaire, relance de nos exportations et du tourisme, règlement de nos soucis actuels en termes de déficit, de chômage, de retraite, de fiscalité… voire peut-être, aussi, d’identité nationale ? 
 
Toute chose égale par ailleurs, on estime que le cours du FN devrait être dévalué (déprécié) de 20 % par rapport à l’euro actuel et donc aussi par rapport aux autres grandes devises, notamment vis-à-vis du dollar et par ricochet, du yuan-renminbi.
 
Moins de 20 %, cela "boosterait" un instant notre fierté nationale, mais n’aurait quasiment aucun effet sur nos exportations, du fait d’une courbe en "J" trop faible, écrasée.
 
Plus de 20 % serait déraisonnable (trop d’inflation importée… problèmes sociaux, hausse des salaires, puis boucle inflationniste prix / salaires, etc.) et pourrait obérer durablement notre capacité à redevenir une nation qui pèse dans le concert européen.
 
2° Dès notre sortie de l’euro, nous aurions notamment :
 
à rembourser nos dettes contractées en devises étrangères. Celles en euros, bien sûr, mais aussi celles en dollars. Leur remboursement nous coûtera 20 % de plus qu’actuellement. En effet, pour rembourser de l’euro et du dollar, il faut d’abord les acheter. Et, acheter une monnaie forte, compte cher…
 
Idem pour les entreprises ayant des emprunts en devises. Des dizaines de milliards de dollars ou d’euros en plus vont rogner de manière significative la propension des entreprises à dégager de l’efficacité capitalistique.
 
… à moins que tous ces surcoûts soient balayés par une explosion faramineuse de nos exportations et de nos activités touristiques.
 
à payer nos importations 20 % de plus : pétrole, produits européens (espagnols pour les fruits et légumes, allemands pour les machines outils et les grosses cylindrées, tchèques, polonais, roumains pour les petites voitures, etc.), notamment. Sans compter nos importations habituelles de Chine, du Maroc, de Turquie, des États-Unis d’Amérique, du Brésil, d’Argentine, de Nouvelle Zélande, etc.
 
Bref, sûrement encore quelques dizaines de milliards en plus, affaiblissant à nouveau notre balance commerciale déjà endémiquement mal en point.
 
à payer nos nouveaux emprunts – car ce n’est pas en changeant de monnaie que le déficit de notre budget va être supprimé. Si ces emprunts ne se font pas en FN, c’est-à-dire auprès des Français, il faudra les faire en euros ou en dollars sur les marchés internationaux, évidemment. Cela nous coûtera 20 % de plus qu’aujourd’hui. Augmentés des intérêts que les agences de notation auront déterminés... (Cf. infra)
 
Doutons que nos beaux sourires dans les G8 et G20 prochains, n’arrivent pas à compenser le manque de confiance que les marchés internationaux risquent d’avoir à notre endroit, c’est-à-dire dans notre capacité à maîtriser notre nouvelle situation, alors que nous n’avons déjà pas su le faire avec la monnaie forte qu’était l’euro.
 
3° Mais ce n’est pas tout !
 
Dès que les agences de notation auront fait leur nouveau calcul, en incluant tout ce que la sortie de l’euro va coûter à la France, elles vont probablement, dans le doute, être prudentes et abaisser notre note… pour laisser le temps aux marchés de valider notre démarche ou de l’invalider. Aujourd’hui, noté triple A, notre pays pourrait rapidement passer à un simple A, voire moins, si les agences intègrent leur manque de confiance envers nous et les mauvais chiffres de nos grands équilibres (Cf. supra). La France pourrait, dans ce cas, passer à BB+. C’est-à-dire, rejoindre la notation de la Grèce.
 
Alors, le risque d’hallali spéculatif ne serait pas à négliger. Notre pays serait cette fois-ci bien en faillite. Comme pour corroborer ce que disait déjà le 21 septembre 2007, l’un des collaborateurs de Nicolas Sarkozy, le premier des ministres, François Fillon (sic).
 
4° Etc… sur la kyrielle de conséquences que tout le monde peut assez facilement imaginer. A moins d’ignorer la véritable situation économique et financière que vit notre pays ! Ce qui est tout à fait possible, quand on entend des politiques dire que la France n’a pas besoin d’impôts supplémentaires pour résorber son déficit et qu’il suffit juste de diminuer : le nombre de fonctionnaires, les prestations sociales, les budgets des hôpitaux publics… ; pas besoin non plus de revenir sur sa politique économique qui a été élaborée en 2006, c’est-à-dire avant la crise, par le candidat de l’UMP ; pas besoin de rigueur ; que la récession n’a pas existé, etc. Bref, autant de balivernes qui ne manqueront d’attiser la spéculation et les agences internationales, si nous décidions de sortir de l’Euroland
 
En tout cas, ce n’est pas en criant haro sur l’euro trop faible ou trop fort, ou bien sur l’Allemagne - qui elle a contenu, en 2009, son déficit à 3,3 % de son produit intérieur brut, alors que celui de notre pays a été de 8,2 % -, que nos problèmes structurels seront réglés. Ni même en sortant de l’euro ! Bien au contraire.
 
Rappelons aussi, que l’euro actuel, bien qu’à 1,22 ou 1,23 dollar, est encore ce qu’il est, grâce à la solvabilité de l’économie allemande. Pas de celle de la France, ni de l’Italie, ni de l’Espagne, ni du Portugal… ni de la Grèce !
 
5° En conclusion.
 
Nous pourrions poursuivre ce propos pour évoquer les bienfaits que notre pays retirerait de sa sortie de l’euro : fierté et grandeur de la patrie, souveraineté nationale reconquise, monnaie bien à nous avec une Banque de France aux ordres de son bienfaiteur politique, couple "nation / monnaie" connu désormais du monde entier, exécutif ayant enfin à sa disposition un outil, le FN, apte à servir ses ambitions politiques, porteuses de croissance, de travail, de pouvoir d’achat, etc. bref, d’une solvabilité économique soudaine et à toute épreuve. Même à celle des marchés internationaux des capitaux !
 
Ne prenons pas nos désirs d’enfant prétentieux pour des réalités !
 
Gageons seulement, pour notre pays, qu’une telle idée ne soit jamais dans l’esprit de notre dirigeant. Même s’il s’agissait pour lui, de vouloir marquer l’histoire par la brillance d’un tel fait d’armes !
 
Heureusement, notre dirigeant n’est pas de ceux qui accusent injustement leur chien de la rage afin de pouvoir le tuer.
 
Non, notre dirigeant est un homme raisonné et raisonnable, à l’écoute attentive… même s’il n’en tient pas compte (sic) !
 
 
(*) Pour rappel, le passage du franc à l’euro, a coûté entre 1998 et 2000, pour les systèmes d’information français publics et privés, dont les bancaires, près de 2 milliards d’euros, maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre comprises (source : Syntec Informatique 2001) !
 

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121 réactions à cet article    


  • pmxr pmxr 25 mai 2010 09:43

    Quel est le montant de la dette de la France en euro ??? ... sans connaitre cet élément on ne peut discuter !


    • Kelson 25 mai 2010 10:05

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

      ... encore faut-il avoir l’habitude de manipuler ce genre de chiffres... et si tu n’as ni une idée du montant de la dette ni même la capacité de prendre deux minutes pour la rechercher ; ce chiffre de 1 400 000 000 000 euros te diras probablement rien du tout.


    • bonsens 25 mai 2010 09:45

      cet article nécessiterait une réponse détaillée : ce n’est pas que les éléments qu’il évoque soient tous faux mais :
      1) il présente comme des certitudes ce qui ne constitue pour une bonne partie de ces derniers que de pures hypothéses
      2) Parmi les conséquences économiques d’une éventuelle sortie française de l’euro , il fait soigneusement l’impasse sur celles qui sont positives , en ce sens , il est partial et intellectuellement malhonnête, proche de la propagande pourrait on dire . En fait, il est raisonnable de penser que les conséquences d’une sortie de l’euro sur l’économie française présenteraient des aspects positifs l’emportant largement sur les négatifs.
      A développer :
      -les états comparables hors-euro ne sont pas en ruine , me semble t’il....
      -Stiglitz , Krugman et quelques autre encore seraient ils des ânes ?
      - en l’absence de sortie de l’euro , que propose l’auteur : le récession sans fin , le « rabougrissement » , continuer droit dans le mur en continuant de vivre dans l’autisme européiste actuel ....
      - a t’on historiquement un exemple , un seul, de pays qui se soit tiré d’une situatiuon difficile sans une dévaluation ( bien gérée , mesurée et accompagnée de mesures de restructurations et de reconstruction de l’économie intelligentes ) ? Hummmm ?


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 mai 2010 04:50

        @ Bons sens :


         La crise est globale et toutes le économies sont inextricablement enchevêtrées. Si on parle d’un désengagement de l’euro, ce n’est qu’une feinte pour mener à une monnaie universelle. Le vrai débat, c’est de s’assurer que ce passage à une MU non seulement laisse à ceux qui ont le fric le paiement de la dette - on n’a pas le choix ! - mais répartit équitablement entre cex-ci le poids de cette dette et garde les salaires et paiement d’assistanat indemnes de l’inflation brutale qui va venir.  



        Pierre JC Allard

      • zelectron zelectron 25 mai 2010 10:10

        Il est certain que le pays qui quitterait l’Euro prendrait aussi un risque de cataclysme économique (ou pas), mais un gouvernement qui jouerait à ça sauterait instantanément sauf opinion chauffée à blanc et encore...


        • aetius320 25 mai 2010 10:18

          Tout à fait Mr l’auteur. Puisque apparemment nous avons beaucoup à perdre à sortir de l’euro, je vous propose d’y rester. Quand nous aurons 25% de chômage, plus du tout d’industrie, que la Chine fabriquera des airbus et des centrales nucléaires, que la retraite sera à 70 ans, que la sécu sera complètement privatisée et que les infrastructures seront à deux doigts de l’effondrement, alors, à ce moment là on n’aura plus rien à perdre et on pourra sortir de l’euro et l’Europe. A moins que vous pensiez que « la brave liberal Europe » nous sortira de ce merdier et nous rendra des 3% de croissance par an, que tout le monde sera beau et gentil. Remarquez, vous savez que les européistes, comme les libéraux, me font penser aux membres du politburo : « si notre politique ne marche pas, c’est sûrement qu’on en a pas fait assez ». Quand la France sera un pays du tiers-monde au bord de la guerre civile, on en rediscutera.


          • Mycroft 25 mai 2010 18:51

            Mais où avez vous vu que sortir de l’Europe empêchera ne serait ce qu’une seule seconde ce que vous décrivez ?

            Oui, nous allons vers cette situation. Est ce inévitable ? Je ne saurais le dire, probablement. Mais bon, nous sommes loin d’être les seuls, et après nous, les rares qui resteront (en gros, l’Allemagne et les pays nordiques) tomberont dans notre sillage.

            La question est : est ce qu’on veut être les premiers à tomber (en sortant de l’euro) ou pas.


          • ph11 30 mai 2010 22:01

            Dévaluer sa monnaie, ça signifie se fragiliser par rapport à des pays qui ont une monnaie plus forte. Dans un temps, oui, on sera plus compétitif à l’exportation, mais l’import coûtera plus cher, et à terme, il y aura une forte inflation...
            Sans compter que tout le patrimoine Français étant moins cher, il est plus facile que des étrangers le rachète et que la somme soit alléchante pour le gouvernement...


          • aetius320 25 mai 2010 10:24

            Ah oui, 

            je voulais aussi vous dire une chose. A priori, d’après votre CV, vous faites parti de « l’élite » qui nous a mené ici. Je vous averti juste que quand vous aurez détruit la base de votre puissance, la classe moyenne occidentale, vous vous retrouverez à poil et vous coulerez avec le bateau. Ne comptez surtout pas jouer au super-nomade « attalien » dans les pays d’Asie. En effet, ces derniers sont nationalistes, racistes, détestent et emmerdent les dirigeants occidentaux qu’ils qualifient de traites à leurs nations et n’attendent que le bon moment pour s’approprier définitivement toutes les usines qui ont été délocalisées chez eux, et ils ont raison.

            • Tassathée Tassathée 25 mai 2010 10:38

              Que l’on ait présenter (Medvedev je crois), il y a quelques mois, une pièce de monnaie universelle, que l’euro baisse lentement mais surement vers la parité avec le dollar et que l’on nous rabâche (officiellement) depuis Reagan que le projet ultime est un nouvel ordre mondial globalisant la gouvernance des peuples du monde, n’est clair que pour moi ? 


              • foufouille foufouille 25 mai 2010 10:40

                « 

                Ne prenons pas nos désirs d’enfant prétentieux pour des réalités ! »

                faut obeir aux zelites bien nes
                suprimons plutot nos dettes et celles qu’on nous doit
                une bonne remise a zero


                • ph11 30 mai 2010 22:09

                  Ce serait pire que tout.
                  Il n’y a que 2 façon de supprimer la dette. La supprimer tout court, ce qui revient à détruire de l’argent, purement et simplement, ce qui créera une pénurie de liquidité, la faillite des banques à qui revient de droit l’argent des dettes, bref, la crise argentine^100. En fait, ça équivaudrait à voler les banques pour les rembourser.
                  Ou alors, on fait tourner la planche à billets, ce qui provoquera une inflation à 3 chiffres, bref, l’épargne sera divisée par 2 ou plus.
                  Sans compter que pour faire tourner la planche, il faut sortir de l’euro, ce qui aura comme conséquences celles, dites dans l’article.


                • Tassathée Tassathée 25 mai 2010 10:42

                  Un retour au Mark ou pas, au franc ou pas, des règles de façade contre la spéculation, ou des discours de politicien se dressant contre les méchants financiers ne seront que péripéties ou poudre aux yeux. L’arrivée est localisée, seul le chemin est quelque peu incertain.


                  • Triodus Triodus 25 mai 2010 10:55

                    Bonjour, Ribagel Birtre,

                    « L’un des ministres s’est même laisser aller à nous insulter. »

                    J’avais oublié.. c’était lequel déjà ?

                    Cdt,
                    T.


                  • dup 25 mai 2010 17:38

                    oui ,son crédo était europe europe europe .Mais c’était un intouchable ! à partir du moment qu’on est suisse romand , qu’on lève le coude , qu’on est contre Blocher , qu’on envie Paris , qu’on a un complexe du paysan , qu’on est intello ,qu’on lit l’Hebdo , Le temps et la Pravda se Ringier on peut être que pro eurogoulag . On leur doit la liberté :

                    http://asin.ch/

                    les Français découvrent l’eau chaude :

                    http://u-p-r.fr/

                    on les félicite d’avoir un ’Blocher’


                  • xa 25 mai 2010 17:53

                    « songe de plus en plus à sortir de l’Espace Shengen »

                    Meme pas 18 mois d’Espace Schengen et on parle d’en sortir déjà ?


                  • xa 25 mai 2010 22:26

                    La Suisse dispose d’une fiscalité précise avec un IR+IS rapportant 83% des mêmes impots en France, pour un PIB équivalent à 1/5 PIB francais.

                    Et en interne, les suisses sont très durs avec la fraude. Mais ce n’est pas leur rôle de faire la police en France.


                  • ph11 30 mai 2010 22:11

                    Mouais...
                    Le jour où vous n’aurez plus de secret bancaire, ce sera la faillite de la Suisse...
                    Ou alors, en instaurant un blocus des télécommunications, les transactions n’existant plus, tout l’argent stocké sur les disques durs des banques ne vaudra plus que la valeur des disques durs...


                  • Alpo47 Alpo47 25 mai 2010 10:48

                    Il me semblait que le principal avantage de sortir de l’euro,c’était précisément de pouvoir dévaluer la monnaie ?
                    Ensuite, de retrouver sa liberté de création monétaire ?
                    Quand aux dettes, essentiellement envers « le marché », il est évident qu’elles devraient être renégociées et que celui ci devrait tirer un trait sur la plus grande partie.

                    Précisément, LES SEULS à avoir intérêt à ce que le système en place perdure, ce sont les créanciers : les « zinzins », essentiellement banques et assurances.

                    Franchement, leur sort m’indiffère au plus haut point.


                    • piroliat 25 mai 2010 11:04

                      je propose que chaque ville française puisse frapper monnaie.
                      face à l’ asie et aux us c’ est la seule alternative. hi hi hi


                      • wesson wesson 25 mai 2010 11:42

                        Bonjour l’auteur, et effectivement je me cale dans la tonalité de bon nombre d’autres commentateurs. La France DOIT sortir de l’Euro, avant que celui ci n’ai fini de la ravager !

                        Que nous vaudrait cette sortie ? Une solide dévaluation qui tondrait à peu près tout ce qui se compte d’actionnaire et d’investisseurs en bourse en France, mais franchement, qu’est-ce qu’on s’en fout ? ça ne représente pas du tout l’ensemble de la population, au contraire, ça représente uniquement la frange la plus parasitaire de l’économie, celle là même par qui la crise est arrivée. Une telle dévaluation contribuerai à virer cette armée de tiques qui sont en train de tuer le bestiau !

                        D’un autre coté, si la France n’a plus à régler des intérêts de dette, c’est pratiquement 10 points de PIB récupérés comme ça, sans rien foutre ! Avec ça on finance une sécu du feu de dieu, les retraites avec et en plus il restera du pognon pour la culture !

                        allez, un dernier argument : l’inflation, tant que les salaires sont indicés dessus, qu’est-ce qu’on s’en fout ? Certes les Allemands sont complètement obnubilés par l’inflation, mais c’est leur névrose à cause de leur histoire, ce n’est pas la notre ! encore une argument qui va dans le sens qu’il nous faille sortir de l’Euro : doit-on s’accoler à une monnaie contrôlé par une peur tellement grande qu’elle en devient irrationnelle et globalement contre-productive ?

                        Allez, sortons vite de l’Euro, que l’on puisse en tirer le bilan qui s’annoncera catastrophique pour la France.


                        • xa 25 mai 2010 11:56

                          Un détail : sortir SEULS de l’Euro ne modifiera pas la dette actuelle libellée en Euro. Elle est due en Euros et sera remboursée en Euros.

                          Si le franc passe de 6.55957 pour 1 euro à 8 pour 1 euro (soit 18% de chute), alors les 1200 milliards de dettes de l’Etat seul passent de 7870 milliards de « francs liés à l’euro » à 9600 milliards de francs non liés à l’euro.

                          « D’un autre coté, si la France n’a plus à régler des intérêts de dette »

                          Dans ce cas, c’est considérer que la France refuse de rembourser la dette .. ce qui signifie aussi que la France ne peut plus emprunter.

                          Question : le déficit étant de plus de 3 fois les intérêts, comment financez vous, dans ce cas, les dépenses restantes ?


                        • Alpo47 Alpo47 25 mai 2010 12:13

                          Comment le précisent d’ailleurs innocemment les économistes « classiques », l’endettement de l’époque moderne à commencé en 1974. Rappelons qu’en 1973 Giscard et Pompidou ont renoncé au droit régalien à « battre monnaie ».
                          De fait, l’endettement est UNIQUEMENT le fait des intérêts à rembourser aux banques privées.

                          Ce qui signifie donc, qu’en retrouvant notre souveraineté, nous n’avons plus besoin d’emprunter sur « les marchés ».
                          Et, rêvons un peu, si nous arrêtions les « cadeaux fiscaux » ... Alors, là, ce serait Byzance... notre solde serait positif.

                          Mais, au fait, pourquoi donc, les Etats doivent ils emprunter au « marché »(banques) ?
                          Quel est la justification ?

                          Le résultat en tout cas, c’est qu’Etats et peuples sont pieds et poings liés face aux banques.


                        • aetius320 25 mai 2010 12:15

                          « Dans ce cas, c’est considérer que la France refuse de rembourser la dette .. ce qui signifie aussi que la France ne peut plus emprunter. »


                          Faux, si la France fait défaut, il est plus que probable que tous les investisseurs se presseront au portillon pour prêter. En effet, le défaut aura été effectué alors que les autres pays feront courir le risque qu’il advienne. A ce sujet, le cas de l’Italie fasciste (s’il vous plait pas de Godwin) entre les deux guerres est révélateur. Son défaut de paiement n’a pas empêché les investisseurs de revenir.

                          Autre point, un investisseur extérieur n’est en rien nécessaire pour le dynamisme d’une économie. Les besoins peuvent être couverts par la création monétaire directe, la richesse produite ainsi compasse l’augmentation de la masse monétaire. Dire le contraire, c’est insinuer que dans tout l’Univers, il ne peut y avoir de dvp endogène, ce qui est une absurdité.

                        • wesson wesson 25 mai 2010 12:16

                          Bonjour xa,

                          "Question : le déficit étant de plus de 3 fois les intérêts, comment financez vous, dans ce cas, les dépenses restantes ?« 

                          Question contestable (le déficit est il réellement de 3 fois les intérêts ???) mais admettons,

                          la réponse se fait sur 2 plans :
                          1 - faire le tri entre les intérêts acceptables, et les intérêts »odieux". Par exemple, toute la dette provenant du dernier sauvetage de nos amis banquiers, on tire un trait dessus, on va tout de même pas casquer pour les fauteurs de crise.
                          2 - prélèvement décapitatoire sur les intérêts financiers, qui sont une majeure partie des intérêts de la dette. Bref, le gouvernement donne à lui même, ce qui est logique.

                          et que on en profite une bonne fois pour toute pour briser les reins à la spéculation financière, CAD on nationalise les banques sur le mode de la saisie au prochain plan de sauvetage qui ne saurait tarder, et on ferme la bourse !


                        • wesson wesson 25 mai 2010 12:23

                          Et une dernière chose, je voit mal l’Europe en général se passer de la France qu’elle a couverte d’autoroutes pour faire circuler des millions de camions qui vont transporter les marchandises un peu partout en Europe.

                          qu’on renationalise les compagnies d’autoroute aussi, histoire d’appliquer le vrai coût de tout ces camions conduits par des gens au salaire de polonais.


                        • Ethers 25 mai 2010 12:55

                          En 2009, en prenant le déficit public (Etat+ administrations+collectivités) à 8% du PIB (selon les chiffres on trouve 7,9% ou 8,2%), on arrive à 160 Mds € de déficit.

                          La charge de la dette est d’environ 45 Mds € par an (et ça ne fait donc pas 10 points de PIB).

                          On est bien dans un rapport 1 à 3 (même un peu plus) et donc, en effet, on ne peut pas tout financer par des intérêts qu’on ne payerait plus.

                          Par ailleurs, une dévaluation ne fait pas mal aux seuls actionnaires ! Considérez par exemple le fait que la France ne produit pas de pétrole : une dévaluation entraîne du jour au lendemain une hausse du prix de l’essence à la pompe, du prix des engrais et donc des biens alimentaires - avec un peu de retard -, etc. Bref, la dévaluation ne serait probablement pas bonne, au moins à court-terme, pour le pouvoir d’achats des Français.

                          Mais évidemment, certaines dévaluations ont été efficaces ! Les dévaluations permettent de booster des secteurs exporteurs (le tourisme par exemple).
                          La réussite à moyen terme d’une dévaluation présuppose notamment une grande mobilité des agents de production qui devraient alors passser des secteurs importateurs aux secteurs exportateurs. Je pense qu’en France ceci est particulièrement difficile à tous les niveaux ! 




                        • xa 25 mai 2010 13:39

                          « le déficit est il réellement de 3 fois les intérêts ??? »

                          Le déficit est de 162 milliards au dernier décompte. Les intérêts de la dette sont à 48 milliards. Donc ....

                          « la réponse se fait sur 2 plans »

                          La réponse DOIT se faire sur ces plans même sans prendre comme hypothèse le non remboursement de la dette (qui au passage mettrait sur la paille les plus pauvres des 38 millions de détenteurs d’assurance-vie en France, qui ne sont pas tous des riches sauf à que me démontriez que 60% de la population est riche).

                          Donc, même en ASSUMANT nos choix passés (qu’ils soient bons ou mauvais), doit se poser la question :
                          - des dépenses utiles ou non
                          - des recettes incohérentes.

                          QQ exemples :
                          - les intérêts d’emprunt, on supprime. Ca coute cher et ca ne sert à rien.
                          - les scellier, robien et touti quanti, idem.
                          - Les allègements de charges sociales, on les supprime intégralement. Ensuite, on réfléchit à lisser les taux de prélèvements globalement pour un montant similaire. Bref on modifie la structure de ce prélèvement, au lieu d’ajouter 350 couches d’exceptions sur un principe général. Idem pour le bouclier : si on veut limiter l’imposition maximal, on le fait par la construction d’une fiscalité générale, et non par l’ajout d’exceptions sur exceptions dérogatoires à des exceptions.
                          - la TVA à 5.5 dans la restauration : on supprime. Ca coute plus de 6000 euros par emploi « sauvé » (on ne parle même pas d’emploi créé).
                          - les retraites : on passe aux comptes notionnels. Ca reste de la répartition, et ceux qui veulent partir tôt choisissent eux mêmes d’avoir une retraite amputée. On crée un contrat particulier, en sus du contrat de travail classique, permettant à un employeur et à un salarié de fixer une durée minimale de travail, afin d’éviter le coup du « j’embauche pas à 57 ans, parce qu’il va me claquer dans les doigts dans 3 ans ».
                          - on supprime les CDD et autres contrats stupides. Le CDI redevient un contrat à durée INDETERMINEE (ce qui signifie plus de souplesse pour le licenciement). Pour compenser cette souplesse, on prend en charge IMMEDIATEMENT les chomeurs, et non après 2 mois de galère.

                          etc ...

                          J’ajouterai surtout 3 points totalement crétins de la fiscalité francaise :
                          - le quotient familial est surdimensionné. Son coût global est de 38 milliards par an (cour des comptes). Il doit être revu à la baisse pour ne pas pénaliser les célibataires plus que de raison.
                          - le plf doit être supprimé. Les revenus mobiliers sont des revenus ... donc doivent être taxés comme des revenus à l’Impôt sur le REVENU.
                          - la CSG, qui est un impot minimal sur tout revenu, doit être supprimée et intégrée dans l’IR, quitte à imposer au pemier euro.

                          Toutes ces questions, point besoin de se poser la question du montant de la dette pour y répondre. Il faut FAIRE UN CHOIX, comme l’ont fait les suédois (qui, tient, curieusement, ont sû régler leur problème de dettes), les finlandais (idem). Mais il faut reconnaitre qu’ils n’ont pas attendu 2010 pour prendre ce problème en compte.

                          Mais ce choix, les électeurs ne le feront pas. Ils n’ont pas plus le sens de la Nation que ne l’ont les hommes politiques actuels : ils voteront essentiellement par rapport à leurs propres intérêts, sans se poser de questions sur le reste. (« pourquoi devrais-je me priver quand les autres .... », « c’est pas de ma faute si j’ai choisi un gvt pour un programme qu’il avait annoncé mais que je ne voulais pas en fait », etc ...)

                          A un moment, il faut aussi que les électeurs ASSUMENT leurs choix, et les décisions qui découlent de ces choix.

                          -----------------------------------------------------------------------------------------

                          « Ce qui signifie donc, qu’en retrouvant notre souveraineté, nous n’avons plus besoin d’emprunter sur »les marchés« . »

                          Question : la dette en 1950 était de 0 ? en 35 ? en 23 ? en 1912 ?

                          Pourquoi donc un service spécialisé dans la gestion de la dette a-t-il été crée en 1814 si la dette était nulle lorsque l’Etat battait sa propre monnaie ? Pourquoi donc Blum a-t-il du recruter du personnel en raison de la complexité de la dette de l’Etat en cours en 36 ?

                          Mince. C’est peut ’etre parce que la dette nulle en 73 est uniquement due à une période de croissance exceptionnelle directement liée à la reconstruction du pays suite à, un détail de l’histoire sans doute, une guerre mondiale ayant ravagée le pays ?

                          « Mais, au fait, pourquoi donc, les Etats doivent ils emprunter au »marché« (banques) ? »

                          Pour éviter de faire comme avant les deux guerres mondiales, l’Etat s’étant à ces deux périodes reposé sur sa capacité à fabriquer de l’argent pour dépenser plus que ce qu’il aurait pû sans cela. L’idée était d’instaurer un contre-pouvoir à l’Etat : il ne peut emprunter que si on accepte de lui prêter, ce qui devrait en théorie limiter son appétit.

                          D’ailleurs, les premières années, l’Etat a eu du mal à emprunter de cette manière (d’où le grand emprunt giscard).

                          Le résultat est loin de l’idée initiale, puisque l’Etat peut manifestement emprunter comme bon lui semble. Donc le contre-pouvoir ne fonctionne pas.

                          Rappel : à l’époque, l’idée que la Banque de France soit INDEPENDANTE de l’Etat était totalement inconcevable. D’ailleurs, cela l’est toujours, si l’on regarde les critiques sur l’indépendance de la BCE.

                          Mais point de contre-pouvoir sans indépendance. 

                          Après, libre à vous de voir des complots partout. Répondez juste à une question : les personnes les plus à même de comprendre un problème (politique agricole par exemple, politique de l’emploi) sont-elles les personnes de terrain (agriculteurs et métiers de l’environnement pour le premier, employeurs-syndicats et chomeurs pour le second), oui ou non ?

                          Si oui pourquoi le reprocher quand le domaine est la gestion des finances d’un Etat ?

                          ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                          « Faux, si la France fait défaut, il est plus que probable que tous les investisseurs se presseront au portillon pour prêter. » + « . A ce sujet, le cas de l’Italie fasciste »

                          Révisez votre histoire financière italienne. L’Italie ne financait pas ses déficits publiques par OAT sur les marchés. Par ailleurs, les investisseurs qui se sont précipités en période mussolinienne sont ceux liés à la reconstruction suite à la guerre et à la préparation de la suivante ... comme en Allemagne, d’ailleurs, et comme en France après chacune des deux guerres.

                          Or nous ne sommes pas en suite de guerre. Pas de reconstruction à venir. Voudriez vous une petite guerre mondiale, histoire d’avoir une nouvelle période de forte croissance suite à la reconstruction ?

                          (note : certains esprits chagrins estiment que c’est l’une des raisons de l’intervention en Irak : la part de croissance interne issue des deux guerres américaines, via les colossales dépenses militaires)



                        • wesson wesson 25 mai 2010 13:49

                          @xa

                          "qui au passage mettrait sur la paille les plus pauvres des 38 millions de détenteurs d’assurance-vie en France, qui ne sont pas tous des riches sauf à que me démontriez que 60% de la population est riche"

                          personnellement, je me déclare sec de compassion pour les personnes qui se sont précipités sur ces supports assurance vie tout avides de faire une super affaire. Celui qui a vu sa retraite carbonisée après avoir acheté des actions France Telecom et Natixis, et bien que voulez-vous, il ne fait qu’obtenir les conséquences de ses choix.

                          Par définition, les gens qui mettent dans l’épargne sont des gens qui n’ont pas de besoin immédiat du pognon épargné. Leur tonte serait un moindre mal.

                          Dans la mesure ou il se pourrait bien qu’il ne reste guère d’autre alternative que cela pour désamorcer le risque systémique qui se repointe mine de rien !


                        • xa 25 mai 2010 14:07

                          "personnellement, je me déclare sec de compassion pour les personnes qui se sont précipités sur ces supports assurance vie tout avides de faire une super affaire."

                          Sauf que les avides de super affaire se sont précipités sur des assurances-vie utilisant des fonds actions (dynamiques, rémunérateurs), produits destinés à des personnes ayant une épargne importante et diversifiée.

                          Les assurances-vie basées sur les OATs sont celles à taux garanti. Des petites assurances-vie de quelques centaines à quelques milliers d’euros. Des Plans d’Epargne Retraite Populaire, des Plans d’Epargne Populaire, etc ...

                          Et puis, dans la dette totale de la Nation, il y a .... les livrets A, LDD, CEL et PEL et les LEP (réservés aux non imposables).

                          Libre à vous ne n’avoir aucune compassion pour l’instituteur dont le plan de retraite complémentaire repose sur les OAT. Libre à vous de n’avoir aucune compassion pour les ouvriers qui ont péniblement mis de côté sur une vie entière dans des placements sécurisés (38 millions de détenteurs sur 55 millions de personnes majeures).

                          Question : avez vous une épargne et sous quelle forme ? Vérifiez si vous êtes concerné ou non, et revenez nous dire si vous êtes libre de toute compassion.


                        • Ethers 25 mai 2010 14:08

                          Mais alors, sans la moinjdre épargne, sans les moindres économies, comment auriez vous payé vos iPad et iPhone dont vous parlez dans un autre article ???



                        • Ethers 25 mai 2010 14:15

                          @xa : vous considérez comme un bienfait une éventuelle suppression du PLF. Je crains que sa suppression ne se fasse qu’au détriment de la « simplicité » de comptabilisation de l’assiette et de la collecte de l’impôt associé. La justification à l’euro près de l’ensemble des transactions nécessiterait probablement la mise en place d’un énorme « machin » administratif comme l’administration française les aime tant et qui finit par coûter plus cher qu’il ne rapporte.


                          Le PLF rapporte environ 1 Mds d’€ sur une assiette de 8 Mds, principalement des transactions de valeurs mobilières : ça ferait donc de très nombreuses pièces à examiner et à entreposer. Pas sûr que ce soit une bonne opération comptable et financière pour l’Etat.

                        • Kelson 25 mai 2010 14:21

                          "Une solide dévaluation qui tondrait à peu près tout ce qui se compte d’actionnaire et d’investisseurs en bourse en France, mais franchement, qu’est-ce qu’on s’en fout ? ça ne représente pas du tout l’ensemble de la population, au contraire, ça représente uniquement la frange la plus parasitaire de l’économie, celle là même par qui la crise est arrivée. Une telle dévaluation contribuerai à virer cette armée de tiques qui sont en train de tuer le bestiau !"

                          En gros, cela signifie que si tu as de l’épargne, tu es un parasite et en plus tu es responsable de la crise... C’est exactement ce genre de propos (tout à fait démagogiques) qui conduit à une guerre civile.

                          En plus l’argument dans le détail est mauvais, les actionnaires ne sont pas du tout les plus mal logés lors d’une dévaluation...


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 25 mai 2010 14:30

                          @xa  :

                          Si on se met en cessation de paiement, on ne pourra plus emprunter d’euro mais on pourra emprunter des francs à la Banque de France comme l’état l’a fait durant les 30 glorieuses.

                          Ce serait justement tout l’intérêt de sortir de l’euro : que l’état puisse financer les investissements à 0% et avoir une monnaie dont la valeur soit au niveau de notre économie. L’euro est trop fort pour l’économie Française depuis trop d’années déjà.


                        • wesson wesson 25 mai 2010 14:49

                          « avez vous une épargne et sous quelle forme ? »

                          j’ai une épargne effectivement, et je choisis mes supports en fonction de mes convictions, ce qui signifie qu’ils sont en principe dénués d’action (ce que je prends soins de vérifier d’ailleurs)...

                          Ce qui signifie que tout ce dont je dispose en placement est du monétaire à taux fixe. Je ne vais pas détailler mais le rendement est nettement moins important que ce que l’on ne cesse de me promettre sur des supports sicav ou action. En pratique, ça compense à peine l’inflation.

                          Est-ce que ca me ferait plaisir de perdre ce pognon ? bien entendu que non. Est-ce que cela m’empêchera de bouffer et d’être heureux ? certainement pas. Et vu comment j’ai démarré dans la vie professionnelle, je dirai que me retrouver ruiné s’apparenterait plus à un retour à une situation normale.


                        • wesson wesson 25 mai 2010 14:50

                          " les actionnaires ne sont pas du tout les plus mal logés lors d’une dévaluation"

                          là effectivement c’est aux impôts de récurer dans les coins !


                        • xa 25 mai 2010 14:52

                          Ethers

                          « Je crains que sa suppression ne se fasse qu’au détriment de la »simplicité« de comptabilisation de l’assiette »

                          Nous devons déjà comptabiliser à l’euro près les transactions. Il n’y a même pas à modifier l’apparence de la déclaration, mais uniquement le calcul des impôts via une simple addition des revenus salariaux / pension / mobiliers avant la définition du RFR.

                          C’est ce qui se fait pour les revenus fonciers, et cela ne pose aucun souci. Alors pourquoi cela induirait-il une difficulté insurmontable pour les revenus mobiliers ? Mais cela impliquerait une modification profonde du rendement de l’imposition des plus-value et des dividendes. Et ca ne plaira pas aux revenus importants.

                          A contrario, la modification du QF que je préconise est une réforme mille fois plus complexe, mais bien plus avantageuse pour l’Etat (et la progressivité de lîmpôt, donc sur la « justice fiscale »).

                          Une imposition de 18% est atteinte pour un revenu fiscal de référence de 45000 euros. (soit 50k nets sans niche pour un célibataire). Donc si votre revenu total (salaire + revenus fonciers + mobiliers) dépasse ce seuil, le PLF est avantageux.

                          Reconnaissez que les personnes disposant d’un revenu de ce niveau ne sont pas les plus pauvres. Or ce sont essentiellement elles qui profitent de cet avantage indû.

                          A l’autre bout de l’échelle, un commerçant retraité qui vit grâce à ses dividendes, et qui serait imposable à 10% dans une imposition normale, peut se retrouver imposé à 18% sur ces revenus, non pas du fait de leur niveau élevé, mais uniquement de leur nature.

                          Exemple : un célibataire gagnant 90k en 2009 dont 50 en salaire net et 40 en plus-value sur ses titres. Actuellement, il paye 15k d’impots (8000 d’IR, 7000 de PLF) + 4000 de contributions. Dans mon système, il paierait 20k d’IR (revenus nets de 90k) et toujours les 4000 de contributions.

                          Exemple 2 : un retraité ayant 10000 euros de retraite et 10000 euros de revenus mobiliers soumis à PLF. Actuellement, il paye 1800 de PLF ... contre 1000 d’IR si les deux revenus étaient imposés dans le même système.


                        • wesson wesson 25 mai 2010 14:53

                          Bonjour _Ulysse_,

                          « on pourra emprunter des francs à la Banque de France »

                          et c’est d’ailleurs pas la moindre des raisons qui permettent par exemple au Japon de ne pas se trouver trop géné par son déficits pourtant abyssal : 90% de sa dette est détenue par ses propres contribuables, notamment par l’intermédiaire de la poste japonaise, une institution là bas.


                        • xa 25 mai 2010 14:57

                          « monétaire à taux fixe. »

                          Et bien voilà. Vous êtes exposés ... puisque les monétaires SONT basées sur les titres d’Etats ! CQFD.

                          Maintenant imaginez que cette épargne est votre roue de secours ou votre complément pour une retraite décente (comme c’est le cas pour les plus « pauvres » des épargnants utilisant ces supports). Et militez pour annuler votre épargne par le non remboursement par les Etats.

                          Encore plus simple : appliquez votre vision. Offrez vos titres monétaires à l’Etat par donation. Vous réduirez de fait la dette court terme de l’Etat.


                        • xa 25 mai 2010 15:09

                          Ulysse

                          Ce sont deux hypothèses à part.
                          1) passer au franc sans annuler la dette
                          2) annuler la dette (ce qui va de fait détruire l’euro)

                          Dans le cas 1, ca ne marche pas : la dette explose du fait de la dévaluation du franc qui rend cette dette (en euros), bien plus volumineuse donc dure à rembourser. Et faire fonctionner la planche à billets ne provoquant qu’une dévaluation plus importante, le problème est insoluble dans cette hypothèse.

                          L’inflation ne gomme les dettes QU’AU SEIN d’UNE MEME MONNAIE !

                          Dans le cas 2, le problème est alors l’explosion de l’euro dans son ensemble. 1500 milliards d’euros disparaissent du jour au lendemain du fait du refus de la France de rembourser. Sans même regarder du coté des 450 milliards d’épargne francaise disparaissant, cela induit la disparition d’une valeur tangible supérieure aux prêts subprimes défaillant depuis le début de la crise.

                          Et ce sans regarder les dérivés sur cette dette.

                          Pour maintenir l’euro en vie, il faudrait alors que les autres membres de l’euro reprennent à leur compte cette dette, ce qu’ils ne peuvent faire. Du coup, c’est l’explosion de cette monnaie, ce qui ferait plaisir à ses détracteurs.

                          Mais l’explosion de cette monnaie, c’est alors plus de 15000 milliards d’actifs tangibles qui disparaissent.

                          A votre avis, quel impact au niveau mondial ? Une simple remise à zéro sans conséquence ?

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