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Accueil du site > Actualités > Economie > Sortir de l’Euro : pour ou contre ?

Sortir de l’Euro : pour ou contre ?

Deux thèses s’affrontent au sujet d’une hypothétique sortie de l’Euro (retour au Franc) : nous apporterait-elle un avantage économique, une indépendance une fois libérés des contraintes de Maastricht, permettant de maîtriser notre monnaie et nos outils de relance de l’économie ? Ou au contraire serait-elle annonciatrice d’un grand péril, comme l’a proclamé récemment François Bayrou pour le Mouvement Démocrate, de même que l’ont aussi averti des représentants de l’UMP et du PS ?

Comme le remarque François Bayrou, sur ce sujet comme sur bien d’autres (déficit, guerre en Libye, éducation, hôpital,…), la ligne de clivage entre les deux positions n’est pas celle qui départage « la gauche » de « la droite ». En effet :

- Les partis favorables à la sortie de l’Euro sont : pour la droite le FN et les souverainistes (Debout La République) et pour la gauche le Parti de Gauche et le NPA ;

- Les partis qui au contraire alertent sur les dangers et les conséquences catastrophiques d’une sortie de l’Euro par la France sont l’UMP, le PS et même le PC par la voix de Pierre Laurent. Et surtout le MoDem avec François Bayrou, qui avertit qu’une telle hypothèse conduirait à une catastrophe économique, voire à des « larmes de sang », touchant notamment encore plus durement les plus défavorisés. Voir ses interventions récentes sur France Inter et sur la chaîne parlementaire LCP.

- A noter, une position intermédiaire : l’économiste Christian Saint-Etienne, du Nouveau Centre, qui prône quant à lui une scission de la zone Euro en deux : d’un côté une zone Euro fort, avec l’Allemagne et en général les pays du Nord, les moins endettés, de l’autre côté une zone euro faible avec les pays du sud les plus endettés : la Grès, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, … et la France, auxquels s’ajoute l’Irlande. Ce scénario reviendrait au même pour la France qu’une sortie de l’Euro : une dévaluation de sa monnaie accompagnée d’une forte hausse des taux d’intérêt, donc de la charge de la dette publique.

 

Quels sont les arguments avancés pour soutenir ces deux thèses et comment pouvoir en juger ?

Tout d’abord un rappel pédagogique sur quelques notions simples d’économie, comme je l’avais fait lors d’un précédent article « Equations économiques : la quadrature de la crise  » :

· La valeur relative d’une monnaie reflète la solidité de son économie comparée à celle des autres pays, son pouvoir d’achat relatif comparé à celui d’une autre monnaie. Plus un pays est endetté, plus sa dette publique est élevée, plus il a de risque de rencontrer des difficultés à la rembourser, plus le taux d’intérêt exigé sur cette dette par les investisseurs est élevé, d’autant plus si ces derniers anticipent un risque de dévaluation de sa monnaie par rapport à la leur. La politique budgétaire impacte la valeur de la monnaie, pas seulement en termes de dette et de déficit public. L’anticipation d’inflation, notamment du fait de création monétaire (augmentation de la monnaie en circulation, des crédits, sans création de richesse en contrepartie, traduite au final par une hausse des prix), fait baisser la valeur de la monnaie. D’où la théorie de parité des pouvoirs d’achat établissant une équation d’équilibre entre trois variables : le taux de change entre deux monnaie, taux d’intérêt et taux d’inflation (voir définition Wikipedia ou plus d’explications dans cet article de Christian Biales).

· Lorsqu’un pays est autonome sur sa monnaie (ce qui n’est pas le cas s’il fait partie de la zone euro, contraint par les critères de Maastricht et la soumission à la politique de la BCE sur les taux d’intérêt), il peut utiliser la dévaluation comme un outil de relance des exportations (ce que fait la Chine en maintenant le Yuan sous-évalué). Il peut le faire en menant une politique budgétaire ou monétaire laxiste (augmentation exagérée des crédits consentis par le système bancaire ou rachat des titres de dette publique du Trésor par la Banque centrale), laissant filer sa monnaie sans contrainte.

Effets multiples d’une dévaluation monétaire :

L’inflation peut impliquer une dévaluation, de même qu’une dévaluation peut se traduire en inflation. Une politique monétaire ou budgétaire laxiste crée de l’inflation, provoquant mécaniquement une baisse du cours de la monnaie car les marchés vont anticiper cette baisse de valeur relative comparée aux autres monnaies. Ceci a aussi pour effet de faire mécaniquement baisser de prix des exportations pour les pays tiers, mais aussi de renchérir le prix des importations. Ce qui est un facteur positif si le pays est exportateur en net (balance commerciale excédentaire). En revanche, l’inflation va faire baisser le prix des valeurs mobilières (titres d’actions ou d’obligations) et immobilières, ce qui grève le patrimoine des épargnants et des investisseurs. De plus, l’inflation renchérit le prix des biens à la consommation alors que les salaires ne suivent pas ou suivent avec retard (surtout en période de chômage ou de récession), ce qui provoque une baisse de pouvoir d’achat des consommateurs, touchant en particuliers les plus défavorisés. Par ailleurs, si l’Etat est endetté vis-à-vis de l’étranger, la valeur relative de sa dette publique s’en trouvera diminuée (le cours du titre souverain libellé en monnaie étrangère baisse). Mais en contrepartie, les investisseurs qui souhaitent rentrer dans leurs fonds exigeront un taux d’intérêt bien plus élevé qu’avant, représentant une prime de risque, de dépréciation de leur actif. Un renouvellement de la dette (permettant de rembourser les échéances de la vielle dette) ne pourra se faire par l’Etat qu’à un taux plus élevé, ce qui renchérira considérablement la charge financière annuelle de cette dette, donc le déficit public, qui lui-même incrémente la dette publique. Il arrive même un seuil critique où la dette devient quasi impossible à rembourser, entrant dans un « effet boule de neige », qui justement se situe au-delà des critères de Maastricht de 60% du PIB pour la dette publique et de 3% du PIB pour le déficit public annuel). Plus encore que ces indicateurs, c’est le ratio déficit public/ recettes fiscales (capacité à couvrir le déficit par l’impôt) qui est un critère déterminant. La charge accrue de la dette handicape la croissance, obligeant l’Etat à augmenter les impôts ou à diminuer les dépenses publiques.

Au vu de ces multiples facteurs, la résultante des effets d’une dévaluation ne peut être anticipée, mesurée et appréciée qu’au regard d’une situation initiale dépendant des enjeux suivants :

- Niveau de la dette publique et niveau relatif des taux d’intérêt sur cette dette, impactant le déficit et nécessitant éventuellement une augmentation des impôts,

- Niveau relatif des exportations et des importations, ainsi que leur sensibilité aux prix (on a vu par exemple que l’Allemagne, grande exportatrice vers les pays émergents et la Chine, est peu sensible à l’augmentation de l’Euro),

- Impacts relatifs sur la relance de l’économie de l’effet sur les exportations et les importations,

- Effets de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages.

 

Quel serait vraiment sur la France l’impact d’une sortie de l’Euro ?

1- Compte tenu de la situation très dégradée de nos finances publiques (dette publique atteignant 1600 milliards d’euros) et de notre balance commerciale (les importations excèdent les exportations), une sortie de l’euro se traduirait immédiatement par une dévaluation très forte de notre monnaie (certains économistes l’ont évalué à 20%, soit une valeur de 0,85 euros au lieu de 1 initialement) ;

2- L’effet positif sur les exportations serait neutralisé par l’effet négatif sur les importations. Comme le relate le Figaro dans cet article daté du 20 décembre 2010, un économiste de banque, Mark Cliffe, responsable de la recherche d'ING Bank, a chiffré les conséquences d'un retour général aux monnaies nationales : pour la France une récession avec baisse de 10% du PIB sur trois ans, hausse du chômage à 13,8%, le prix de l’essence qui s’envole à 1,75 euro le litre (à traduire en monnaie nationale). De plus l’inflation aurait un impact négatif sur le pouvoir d’achat des Français ;

3- Libérés des contraintes de Masstricht, nous pourrions créer de la monnaie à notre gré, comme le préconise Marine Le Pen, afin de rembourser notre dette publique. Il suffirait que la Banque centrale rachète les bons du trésor au Trésor. Facile ! Sur les 1600 milliards de dette publique française, 1/3 sont détenus par des investisseurs étrangers (1200 milliards). La dévaluation relative de cette dette serait de 20%x1200 = 240 milliards. Continuer à emprunter à l’étranger nous contraindrait à payer un taux d’intérêt bien plus élevé : alors qu’il est de 3,5% aujourd’hui, il monterait facilement à 7%. Or la charge de la dette (intérêts), devenu en 2011 le premier poste budgétaire juste devant l’éducation, est actuellement de 45 milliards d’euros, soit l’équivalent du total de l’impôt annuel sur le revenu. Il faudrait donc soudain doubler l’impôt sur le revenu des Français pour ne pas déclarer l’Etat en faillite ! Faire racheter les créances publiques par la Banque centrale revient aussi à de la pure création monétaire, traduite en taux d’inflation, qui lui-même est intégré dans le taux d’intérêt exigé par les investisseurs, étrangers ou Français, répercuté sur toute l’économie, prêts aux particuliers comme crédits aux entreprises …

 

La conclusion paraît évidente : une sortie de l’euro serait catastrophique pour la France et ceux qui la prônent sont irresponsables, compte tenu de ces enjeux.


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103 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 28 mars 2011 10:34

    Pour, de toute facon que vous le vouliez ou non c’est ce qu’il va arriver donc autant s’y préparer.
    Pour plus d’infos, je vous invite à consulter les conférences de Francois Asselineau : http://www.u-p-r.fr/


    • Kalki Kalki 28 mars 2011 11:07

      Owni vient de sortir un dossier complet sur le sujet avec une mitraille de plusieurs posts ciblés avec » Yoland Bresson : ’le revenu d’existence sera au centre du débat en 2012’ » ainsi que « revenu garanti, travail choisi« , « financement du revenu de vie : une bonne affaire pour les comptes publics ?« , ou encore » Revenu universel : ’la première vision positive du XXIème siècle’ »

      Rom’s blog nous propose « Dividende Universel un enjeu majeur de société » dans un blog très épuré, que j’aime beaucoup, où les mises à jour sont peu fréquentes, mais d’excellente facture ! L’auteur prend le temps de bien mûrir ce qu’il y met…

      Tête de quenelle a posté « Le match de 2012 : revenu maximal contre revenu universel » une analyse très poussée des fondamentaux philosophiques qui distinguent deux approches, l’une punitive, et l’autre incitative.

      Singularité et infosphère nous offre « La protection sociale augmente en France » et met en avant le gain énorme en coût administratif et en réduction des pertes en lignes que constituerait la réforme des mécanismes sociaux pour réaliser un revenu de base.

      Sebmusset nous a proposé son analyse sociale, économique et politique de « chroniqueur de guerre néolibérale », dans « Le revenu universel selon Corinne Morel-Darleux »

      Dominique de Villepin propose le Revenu Citoyen

      Interviewé sur le journal de 20h00 de France 2 d’aujourd’hui (24/02/2011) Dominique de Villepin propose un Revenu Citoyen de 850 € / mois (vers 5 minutes). 

      Alternative Libérale et l’Allocation Universelle de Liberté

      Allemagne : Le SPD inscrit le Revenu de Base dans son programme

      Après l’annonce à Genève par Samuel Bendahan de l’inscription de l’Allocation Universelle dans le programme du PS Suisse, c’est le SPD qui inscrit ce principe dans son programme politique officiel (Si comme moi vous ne lisez pas l’Allemand, vous pouvez consulter la traduction automatique de Google). Dans ce document pdf le SPD se positionne sur 800 € / mois pour un adulte et 500 € / mois pour un mineur.

    • xray 28 mars 2011 19:31


      La misère est le fondement de la société de l’argent ! 
      (Le malade, l’industrie première.) 

      Les élus européens sont des carpettes sur lesquelles les Américains s’essuient les pieds. 
      En France, on n’a pas de pétrole mais on dispose d’une mine d’or inépuisable en argent social. (Argent social dans lequel certains puisent à volonté.) 


      Les
      Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
      Ils sont soumis à : 

      - Une monnaie d’occupation ; 

      - Des journalistes d’occupation ; 

      - Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

      - Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

      Néanmoins, dans les moyens mis en œuvre par l’Europe pour asservir les foules on reconnaît les méthodes de curés : 

      - « Générer l’incompréhension, les désordres, la délinquance, la criminalité, l’injustice,  la misère, les maladies, les épidémies, les conflits,  les guerres, les famines, etc. » 
      Le tout reposant sur l’ignorance permanente et des flots de mensonges dans lesquels les médias noient les individus. 

      L’Europe est soumise au dictat de l’axe CIA-Vatican. 
      Seule la géographie distingue la CIA du Vatican. Pour le reste, c’est pareil. 

      - Les mêmes intérêts, les mêmes méthodes, les mêmes moyens, les mêmes personnes ! 

      - Les curés manipulent. Ils contrôlent le premier et le plus grand réseau de renseignement. Ils vivent de la misère qu’ils produisent. Ils gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 

      - Les américains manipulent. Ils imposent aux pays européens tout ce qu’ils ne veulent pas chez eux. Etc. 

      Le bourbier européen 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 

      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

      Axe CIA-VATICAN 
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/29/axe-cia-vatican.html 



    • Robert GIL ROBERT GIL 28 mars 2011 10:44

      En juin 2010, un sondage réalisé en Europe par un institut américain (The German Marshall Fund of the United States), faisait apparaitre les réponses suivantes à la question « L’euro est-il une bonne chose pour l’économie ? » :

      France : 67% de non — Portugal : 60% de non — Espagne : 56% de non — Allemagne : 55% de non — Italie : 53% de non....

      http://2ccr.unblog.fr/2010/10/20/sortir-de-leuro/



      • Taverne Taverne 28 mars 2011 11:10

        Permettez-moi de sourire. Comment les gens peuvent-ils répondre à une telle question « L’euro est-il une bonne chose pour l’économie ? » Déjà, les économistes sont partagés sur les réponses. C’est bien beau le populisme mais cela ne résout pas tout.


      • Bovinus Bovinus 28 mars 2011 11:22

        Taverne : Permettez-moi de sourire. Comment les gens peuvent-ils répondre à une telle question « L’euro est-il une bonne chose pour l’économie ? » Déjà, les économistes sont partagés sur les réponses. C’est bien beau le populisme mais cela ne résout pas tout.

        Taverne, auriez-vous la prétention de nier aux « gens » le droit d’avoir un avis ? Autant renier la démocratie et proclamer pour de vrai la technocratie (c’est déjà le cas, mais on ne le dit pas encore officiellement). En fait, votre « argument » est carrément fallacieux. En tant qu’individu faisant partie de ces « gens », je me fous pas mal des taux d’intérêts et de la dette. Je me borne à constater le prix des choses par rapport à ce que je gagne. Et je constate que depuis qu’on a l’euro, les prix ont complètement explosé, mais pas les salaires. C’est la seule économie qui m’intéresse, l’autre, je veux bien la laisser aux technocrates, pourvu qu’ils ne me l’imposent pas.


      • Bovinus Bovinus 28 mars 2011 11:28

        Cela dit, je suis néanmoins d’accord avec vous, c’est du populisme pur porc, l’abandon de l’euro n’est pas la solution et c’est dangereux. En fait c’est une mauvaise question, qui n’appelle forcément qu’une mauvaise réponse.

        Seulement, en l’attaquant de cette façon-là, vous ne faites que le rendre plus crédible.


      • Kalki Kalki 28 mars 2011 11:58

        Taverne, auriez-vous la prétention de nier aux « gens » le droit d’avoir un avis ?

        OUI

        OUI

        ET

        OUI

        Celui qui n’a pas la compréhension, et qui d’aillleurs ne cherche pas a l’avoir

        ferait mieux de ne pas répondre

        c’est pourquoi ces questions sont caduques

        Ces gens veulent sortir de l’euro, pour un probleme politique, non un probleme de baisse de niveau de vie

        décidé globalement par les oligarques

        l’europe est un moyen de les controler tous, dans des « réseau » de personne non élus

        L’europe oui

        La pyramide

        NON

        Le partage oui

        La pyramide NON


      • Peretz Peretz 28 mars 2011 17:15

        Effectivement sortir de l’Euro est un scénario catstrophe...pour les nantis et en général la rente. Ceux qui en parlent sont ceux qui ont propagé la pensdée unique des Chcagos Boys depuis de décennies ! Halte à cette propagande honteuse qui ne s’appuie sur rien de sérieux. Il faut arrêter de dire n’importe quoi en macroéconomie. Quand j’entends Christian St Etienne qui se dite économiste se planter avec ses deux Euros forts et faibles j’ai envie de sortir mon révolver. Ce qu’il faut c’est sortir de l’Euro pour la bonne raison que depuis qu’il a été introiduit par force par la France et l’Allemagne, cela n’a fait qu’enrichir les prêteurs et autres fonds souverains. De toute façon, pourquoi en discuter : on en sortira tôt ou tard. Et comme ça ne peut pas être pire que maintenant : alea jacta est.


      • Scual 28 mars 2011 18:04

        Les économistes ?

        Ah ces incompétents notoires corrompus qui ont mis le monde dans la pire crise économique de son histoire ?

        Ou bien les économistes qui avaient prévu tout ce qu’il se passe qui n’était pas bien difficile à prévoir de toute façon et à qui on ne donne jamais la parole ?

        Au final ça doit pas être bien différent que de demander à ces « idiots » du peuple non ? Ou alors est-ce que c’est les économistes les idiots ? Ah mais les économistes font parti du peuple, mince j’avais oublié... le populisme a ses limites en effet, cette limite c’est le totalitarisme, partout ailleurs on appelle le populisme : Démocratie.


      • Taverne Taverne 28 mars 2011 19:55

        à Bovinus : je confirme mot pour mot ce que j’ai dit. Les gens ont répondu sans connaître. Il aurait fallu poser une question supplémentaire aux anti-euros : « pour quelles raisons voulez-vous qu’on sorte de l’euro ? » avec éventuellement plusieurs réponses possibles. Là, nous aurions vu sans doute que les sondés ne veulent pas en priorité sortir de l’euro mais avoir plus de pouvoir d’achat, voir plus de justice fiscale et sociale, une Europe plus proche d’eux, une politique efficace de lutte contre la dette, etc. L’Euro n’est qu’un défouloir pour FN, tout comme les étrangers...


      • Leo Le Sage 29 mars 2011 18:18

        Bovinus (xxx.xxx.xxx.65) 28 mars 11:2
        Vous avez raison de vous faire remarquer que Taverne aurait tort de sous entendre que l’opinion des français sur l’Euro est mauvais.
        Mais en fait, il fallait poser les bonnes questions pour pouvoir apporter les bonnes réponses...

        Par exemple, tout le monde sait que depuis l’Euro les prix ont plus que doublé.
        Mais en fait, c’est parce qu’aucun état n’a pris les bonnes mesures.
        C’est une des critiques de Jacques Sapir, l’économiste préféré du FN. smiley
        Et je lui donne raison sur ce point là...

        Si on avait pris les bonnes mesures on aurait moins de soucis n’est-ce pas ?
        Or les chiffres que ce sondage donne m’étonne :
        J’aurais plutôt vu 80% de non... compte tenu des problèmes...
        1/3 considère donc que c’est une bonne chose ce qui est un bon chiffre...

        Mais si on se projette dans l’avenir, sortir de l’Euro va créer plus de problèmes.
        Selon toujours Jacques Sapir, ils faut plusieurs conditions pour sortir de l’Euro, et certaines conditions ne sont pas gagnées d’avance...

        http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/les-faux-sondages-le-pen-90565#forum2852491
        (dans ce lien il y a un autre lien qui devrait te mener chez challenges.fr)

        NB : Jacques Sapir est du Front de Gauche, et il a été cité par le FN... smiley


      • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2011 10:47

        Les pays refuseront de rembourser leurs dettes. Nous sommes dans une ére pré-révolutionnaire. Nous avons été volés, nous n’allons pas rembourser les voleurs.
        Fukushima est le dernier crime contre l’humanité. Les fantaisies bancaires en étaient un autre.

        Ceux qui se renseignent sur internet sont en avance, culturellement et politiquement, par rapport à ceux qui se contentent des medias traditionnels. Mais quand ces deux forces se réuniront, tout sautera.


        • Taverne Taverne 28 mars 2011 11:34

          « Les pays refuseront de rembourser leurs dettes. » Mais le FMI est là pour les y contraindre...


        • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2011 11:48

          taverne,
          je transpose votre réponse :

          « Les sans-culotte envahiront Versailles.
          -Mais les gardes suisses leur demanderont de sortir Et les rois d’Europe les menaceront.... »

          Il y a une tête que je vois bien au sommet d’une pique...puisque vous parlez du FMI.

          Vous me rappelez ceux qui disaient il y a quelques jours, que le barrage anti-tsunami protégeait le Nord du Japon ; il y a des forces qui ne sont par maîtrisables. Et on y va.


        • Taverne Taverne 28 mars 2011 11:51

          Vous oubliez que les Français (sondés) font de DSK leur sauveur. Or, DSK est un intégriste du système financier international. J’espère qu’en l’élisant, ils n’espèrent pas une révolution ! MDR smiley


        • sisyphe sisyphe 28 mars 2011 13:47

          Par Taverne (xxx.xxx.xxx.38) 28 mars 11:34

          « Les pays refuseront de rembourser leurs dettes. » Mais le FMI est là pour les y contraindre...


          Le FMI n’a de pouvoir que celui que les états veulent bien accepter qu’il ait. 

          L’Argentine, en 2002, a annulé, de son fait, la plus grosse partie de sa dette, renoncé à la parité peso-dollar, et personne n’a pu l’en empêcher.

          Et elle va aujourd’hui beaucoup mieux ; étant, après le Brésil, le pays latino-américain avec le plus grande croissance. 

          Le FMI, comme les autres organismes mondiaux, comme la Banque Mondiale, l’OMC, ne sont que des tigres de papier : un pas de côté, et ils s’envolent... 


        • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2011 14:36

          Faux sondage comme dab.La majorité des Français est totalement allergique à DSK.
          Tout le monde sait à quel ratelier il mange.


        • xbrossard 29 mars 2011 11:49

          @Taverne


          Le FMI...combien de divisions ?

        • Leo Le Sage 29 mars 2011 18:29

          Taverne (xxx.xxx.xxx.38) 28 mars 11:5
          Sans même parler du FMI, comme les USA sont assez puissants pour faire pression, d’une façon ou une autre tu payes.
          Pas forcément par l’argent...

          sisyphe (xxx.xxx.xxx.90) 28 mars 13:4
          Je ne connais pas d’état qui a osé contrer le FMI dans le sens que vous dites.
          Le cas du Perou est intéressant : ils ont seulement dit qu’ils ne vont pas mettre l’essentiel de leur PIB dans le service de la dette, ce qui créa des problèmes au Perou...

          Pour le cas de l’Argentine, il me semble qu’on a injecté dans ce pays 11 milliard de dollars.
          Qui a injecté cela ? le FMI.
          Or le FMI ne donne pas de sous si les conditions du contrat ne sont pas satisfaites...

          Donc j’aimerais un peu plus de détail de votre part.


        • Gabriel Gabriel 28 mars 2011 11:08

          Sortir de l’euro ou pas, peu importe. Pour régler le problème des dettes fabriquées de toutes pièces après le hold-up des banques, quelques suggestions. D’abord effacer toutes les dettes nationales, transférer le pouvoir de fabriquer la monnaie des banques aux états, nationaliser les établissement financiers qui ont coulées le système afin que les bénéfices qu’ils engrangent et dont ils se goinfrent actuellement servent à la collectivité, virer à coup de pompe dans le train les dirigeants qui étaient à la tête de ces banques et les vautours du style Trichet & Co en les envoyant directement en prison et sans passer par la case départ etc …


          • Taverne Taverne 28 mars 2011 11:39

            Il fallait peut-être ne pas y entrer dans la zone euro mais, à présent, en sortir dans les pires conditions serait un désastre. Nous sommes coincés. Ou alors, il faut s’attaquer sérieusement à notre dette sans faiblir et pour longtemps. Malheureusement, le PS ou l’UMP sont au diapason sur une chose : creuser encore et toujours la dette. Quant au système bancaire, c’est une honte. Il continue de prospérer comme avant la crise financière et au prochain coup de grisou, on paiera encore.


          • sisyphe sisyphe 28 mars 2011 13:23
            Par Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 28 mars 11:08

            Sortir de l’euro ou pas, peu importe. Pour régler le problème des dettes fabriquées de toutes pièces après le hold-up des banques, quelques suggestions. D’abord effacer toutes les dettes nationales, transférer le pouvoir de fabriquer la monnaie des banques aux états, nationaliser les établissement financiers qui ont coulées le système afin que les bénéfices qu’ils engrangent et dont ils se goinfrent actuellement servent à la collectivité, virer à coup de pompe dans le train les dirigeants qui étaient à la tête de ces banques et les vautours du style Trichet & Co en les envoyant directement en prison et sans passer par la case départ etc 

            D’accord avec cet avis de gabriel. 

            Je peux juste y ajouter deux ou trois petites choses : 

            - soit la zone Euro adopte ENFIN (comme le préconisent Oliver Todd et bien d’autres), des mesures protectionnistes globales, pour protéger l’euro contre les effets de spéculation, et l’€uro peut être conservé, parce que protégé

            - soit les pays y vont, comme c’est le cas actuellement, en ordre totalement dispersé, et l’€uro va continuer à subir les attaques des spéculateurs, des USA, de la Chine, etc...., les pays européens la loi des agences de notation ; et, dans ce cas, l’€uro ne tardera pas à s’effondrer, qu’on en sorte ou non. 

            La solution, dans ce cas,  comme l’a fait l’Argentine en 2002, est d’annuler les dettes dues au secteur privé, de nationaliser les banques, et d’instituer notre monnaie indépendamment des autres pays, en sortant du cercle infernal de la pression des marchés, des agences de notation, etc... en produisant notre monnaie pour assurer notre budget de fonctionnement. 

            En Chine, rappelons que tout le secteur bancaire et financier est entièrement sous le contrôle de l’état, qui fait ce qu’il veut de sa monnaie ; notamment, en la sous-évaluant, sans que personne n’ait les moyens de les en empêcher. Par ailleurs, grâce à ce contrôle de l’état, l’état chinois n’a pas de dette, une croissance à 2 chiffres, et se permet de racheter la dette US. 

            De toutes façons, la situation actuelle est invivable ; on le voit à l’échelle européenne, où tous les pays, comme des dominos, tombent les uns après les autres ; Grèce, Irlande, Portugal Grande Bretagne, Espagne ; bientôt l’Italie, la France, etc... ; tombent, donc, dans un état de déficit qui les met à la merci du FMI, avec toutes les conséquences que l’on en connait : plans sociaux drastiques, privatisation des services publics, stagnation ou baisse des salaires, récession, etc... 

            Il est donc plus qu’urgent de sortir de cette machine infernale ; et, tant qu’une véritable réforme monétaire ne sera pas adoptée à l’échelle globale, ces problèmes ne feront qu’empirer, puisque ce sont les banques, les « marchés » financiers, les spéculateurs, les agences de notation, qui font la loi, et imposent leurs diktats aux pays, au détriment des citoyens. 

            Donc, en attendant que cette réforme monétaire soit mise en place à l’échelle globale, la solution peut être, pour les états, d’effectuer eux-mêmes, à leur échelle, cette réforme vitale de reprendre la souveraineté sur la création monétaire, avec des mesures protectionnistes, qui empêchent toute spéculation. 

            La seule chose évidente, claire, irréfutable que l’on peut déduire de la situation actuelle, c’est qu’il est impossible de continuer dans le schéma actuel, où les états subissent, sans aucun pouvoir de négociation ou de refus, la dictature de la finance mondiale, et de ses bras armés (banques privées, organismes financiers, finance spéculative, agences de notation, FMI, Banque Mondiale...). 

            D’une façon ou d’une autre, il faut absolument en sortir ; si la sortie de l’€uro peut en être une voie, il faudra la choisir. 

            Personnellement, je préférerais que des mesures soient prises à l’échelle européenne, pour conserver l’€uro, mais avec des mesures protectionnistes qui empêchent qu’il puisse être attaqué par les prédateurs de la finance. 

            Mais, quoi qu’il en soit, il faut réclamer, exiger l’annulation des dettes, vis à vis du secteur privé (pour les dettes entre états, il s’agira de négociations entre les états eux-mêmes), pour sortir de la spirale infernale. 

            Et qu’on cesse de nous agiter le spectre de l’inflation, parce que : 

            - le système actuel produit lui-même une inflation

            - l’inflation peut être un outil de croissance, et de diminution de la dette

            - elle est bien moins pire qu’une récession. 

            -elle ne pénalise que les fortunes improductives, puisque les salaires, eux, sont indexés sur l’inflation.

            Sortons le plus vite possible de la dictature des mafias financières ; c’est notre seule chance de survie. 



          • Peretz Peretz 28 mars 2011 17:26

            @ Gabriel. Exact. Dommage qu’on n’a pas profité du renflouement bancaire pour nationaliser la plupart des banques d’affaires. Peut-être faudra-t-il un jour juger les responsables comme criminels de guerre ? En tous cas au tribunal de l’Histoire comme moralement responsables des désastres sociaux qui s’accumulent. www.voixcitoyennes.fr


          • Leo Le Sage 29 mars 2011 18:33

            Taverne (xxx.xxx.xxx.38) 28 mars 11:3
            « Il fallait peut-être ne pas y entrer dans la zone euro mais, à présent, en sortir dans les pires conditions serait un désastre »
            C’est exactement ce que je me tue à dire sur agoravox :
            Soit il fallait n’y être jamais entré, soit il ne faut plus en sortir !

            Souvent on dit que l’Euro c’est pas génial parce que la GB n’y est pas...
            Mais la GB est très proche des USA, quel est leur intérêt d’y entrer dans ce cas ?
            même les pays scandinaves sont des pays de type anglosaxon, donc ceux d’entre eux qui ne sont pas entré n’y ont pas intérêt tout simplement...

            Sauf que la GB aimerait bien entrer dans la zone Euro mais ils ne peuvent pas smiley


          • Leo Le Sage 29 mars 2011 18:37

            Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 28 mars 11:0
            Je veux bien mais comment tu vas effacer les dettes nationales ?
            L’Europe et les USA ont toujours refusé à l’Afrique qu’elle efface ses dettes...
            Et pour cause, la l’Afrique rapporte de l’argent aux pays créanciers...


          • plancherDesVaches 28 mars 2011 11:12

            Question qui commence à être lancinante à force de rabâchage.

            Déjà, ce n’est en pleine crise économique qu’il faut changer de monnaie. Cela montre un manque de confiance dans l’ancienne (soit ceux qui y seront restés), puis, un changement de monnaie ne s’ « improvise » pas.
            (preuve : rien que pour passer à une monnaie commune, le SME a duré une dizaine d’années)
            (ET SOROS en a profité pour attaquer la Livre, ce qui l’a fait sortir du SME)

            En parlant de Livre, voyez où en sont les Anglais actuellement... l’inflation « officielle » est à 4,4% pour l’instant malgré les coupes GIGANTESQUES dans ce que Thatcher n’avait pas encore coupé.

            En pleine crise, donc, demandons-nous pourquoi les Chinois ont déjà demandé DEUX fois qu’un panier de devises servent de référence pour coter TOUTES les monnaies... ??
            (mais les US semblent VOULOIR garder leur dollar comme monnaie de référence, on les comprend, ils n’ont plus le choix...)
            Et DSK, du FMI, veut lui nous vendre des DTS (de la dette) basée AUSSI sur un panier de devises variées...
            Mais il n’y a pas que ça. Ce serait trop simple.

            Les BRIC, ça vous parle.. ?? Ils échangent maintenant hors dollar et leurs monnaies sont aussi liées qu’une monnaie commune.
            Les pays du Golfe, même chose : avec copie du fonctionnement de la BCE...

            Ben ouais, tout le monde copie la zone Euro.

            Je repose donc ma question habituelle aux anti-Euros :

            A QUOI VOUS LE RACCROCHEZ, VOTRE « FRANC »... ??

            Au dollar ou à ... l’Euro... ?? smiley


            • Ferdinand_Pecora 28 mars 2011 11:37

              « A QUOI VOUS LE RACCROCHEZ, VOTRE »FRANC« ... ?? »

              Vous n’avez jamais entendu parler du Franc polytechnique ?


            • plancherDesVaches 28 mars 2011 14:02

              Il y a une chose aussi dont tout le monde devrait tenir compte.

              Le Franc Suisse.

              Bel exemple de pays qui voit sa monnaie indépendante s’envoler au point de ne plus pouvoir exporter.
              Les idiots anti-Euros veulent dévaluer, non... ???

              Alors, pourquoi sortir de l’Euro alors que lorsque vous regardez bien, la situation BOXONISQUE Européenne fait plonger l’Euro face au dollar...

              Le fait que l’Euro ne monte pas trop nous SERT dans les quelques exportations que nous avons encore... et sert surtout l’Allemagne.
              Mais tant que l’Allemagne va, elle est obligée de soutenir la zone Euro... hé hé hé... et notamment éviter qu’un pays ne parte trop en dérive.

              Créer maintenant une monnaie indépendante peut permettre de la dévaluer, à condition que la balance commerciale soit favorable.
              Est-ce le cas en France.. ???

              Et AVEC le risque de faire de l’Angleterre 1993 ou 2011, et mieux, du Zimbabwe :
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Zimbabwe
              "Le Zimbabwe a battu un nouveau record d’inflation en janvier 2007 à 1 593 % en rythme annuel, quelques jours après l’annonce du limogeage du ministre des Finances, Herbert Murerwa, remplacé par Samuel Mumbengegwi[11]. L’inflation pour le mois de mars 2007 serait de 2 200 %.

              En août 2007, 2 litres d’huile de cuisine coûtent 400 000 dollars zimbabwéens, environ 2,8 US$ ou 2 €. La devise américaine s’échange officiellement contre 252 ZWD mais vaut près de 100 000 000 000 ZWD au marché noir (juillet 2008).

              En janvier 2008, le taux de l’inflation annuel atteint le chiffre record de 100 580,2 % alors que le taux de chômage approche les 80 %[12]. Le dollar zimbabwéen ayant perdu toute sa valeur les échanges se font de plus en plus souvent en rand sud-africain, en pula du Botswana ou en dollar américain

              En juillet 2008, le taux de l’inflation annuel atteint 231 000 000 %[13].

              Afin de combattre l’inflation l’utilisation du dollar américain a été légalisée au début de l’année 2009, ce qui a permis de diminuer l’inflation.

              En janvier 2009, suite à une trop grande inflation, le dollar zimbabwéen est abandonné et la monnaie officielle du Zimbabwe devient le dollar américain. Suite à cet événement, les prix chutent en un mois de 3,1%.[14]."

              Génial, non.. ???


            • Peretz Peretz 28 mars 2011 17:32

              Le raccrocher à l’Ecu, monnaie financière. Le SME n’a pas marché parce qu’ une monnaie commune n’a pas toujours les réserves nécessaires pour résister aux attaques. CQFD www.voixcitoyennes.fr


            • sisyphe sisyphe 28 mars 2011 18:19

            • Leo Le Sage 29 mars 2011 18:41

              sisyphe (xxx.xxx.xxx.90) 28 mars 18:1
              Quelle est la mesure protectionniste que l’Allemagne a prise ?
              Je ne la connais pas, donc si vous pouvez exposer vos idées plus en détail ici, cela serait instructif.


            • ja.poirier 28 mars 2011 11:22

              un discours dans la pure ligne de nos grands médias
              qui tablent sur l’ignorance entretenue des citoyens 
              faites peur jusqu’au moment ou cela ne marchera plus !!!
              je reprend ce que dit Ariane Walter ;
              « Nous sommes dans une ère pré-révolutionnaire. !! »«  et
               »"Ceux qui se renseignent sur internet sont en avance, culturellement et politiquement, par rapport à ceux qui se contentent des medias traditionnels.«  »
              @ l’auteur aller vous instruire un peu sur le net !!!! 


              • DG. DG. 28 mars 2011 11:40

                analyse partiellement fausse, car ne se place pas dans le contexte législatif de demain mais celui d’aujourd’hui. vous raisonnée tous en terme de bon du trèsor. ; ect, alors que le but de la sortie de l’Euro est surtout de sortir l’Etat de la finance, une séparation entre les finances publique et la finance privé. l’Etat n’est as un produit financier

                 de plus, quand je voie le lien du figarao je me dit qu’on en est déjà là pratiquement : 4 million de chômeur, le litre prêt de chez moi est a 1,62, et des stat de PIB imaginaire.


                • jack mandon jack mandon 28 mars 2011 11:41

                  Bonjour Marianne,

                  L’Europe est une immense tour de Babel qui fut construite et détruite au cours de l’évolution des nations du vieux continent.
                  C’est un empire économique et financier au pieds d’argile.
                  Une folie initiée par l’Amérique au début des années 50,
                  Un moment de l’histoire sous sa forme actuelle, correspondant à des ambitions politiques contradictoires.
                  François Asselineau, admirateur gaullien, brillant major de l’ENA , rompu à la finance, tient un langage convaincant. Je pense qu’il inspire beaucoup d’hommes politiques, mais ils ne s’en vantent pas.
                  Il porte une ferveur, une connaissance et un amour pour la France qui tranche radicalement sur l’attitude mondialiste du ni foi ni loi, identités mêlées et fuite en avant .
                  J’ai peur que les jeunes générations emportés dans ce monde d’inflation généralisée ne soient pas sensibles à cet homme d’éthique et d’idéal, pas plus qu’ils le serait pour Charles de Gaulle pourtant inscrit dans le patrimoine national et mondial.
                  Le monde est à l’image, symboliquement de la catastrophe nucléaire nippone, nous avons joué avec le feu, un feu inconnu, nous n’avons pas d’énergie de remplacement, nous nous sentons un peu perdus comme des enfants dans le noir.


                  • Marianne Marianne 28 mars 2011 12:49

                    Je signale une faute de frappe : lire 2/3 et non 1/3 dans la phrase « Sur les 1600 milliards de dette publique française, 1/3 sont détenus par des investisseurs étrangers (1200 milliards). »


                    • Madoff Madoff 28 mars 2011 14:23

                      La dette que nous ne paierons pas ? oui merci pour la précision


                    • Madoff Madoff 28 mars 2011 14:29

                      @plancherdesvaches

                      Oh mon dieu tous les pays ont une dette insoutenable et sous pretextes qu’on est pas les seuls on est obligés de payer ?

                      On sent bien le syndrome de la victime / collabo

                      La dette ne nous la payerons pas comme ca s’est fait un nombre incalculable de fois
                      ou nous la paierons en dollars avec la valeur qu’aura le dollar dans quelques années à ce rythme cad : que dalle, peau de balle ...


                    • Madoff Madoff 28 mars 2011 15:51

                      Erreur de ma part , je suis désolé

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