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Sortir de la récession : définitions (2)

Nous l’avons vu dans l’article d’introduction : une situation de crise semble être un phénomène déroutant qui remet en question un grand nombre d’opinions, d’attentes, d’habitudes et d’intérêts. A tel point qu’il est facile d’en faire une sorte de décret du destin cristallisant les sentiments diffus de culpabilité, une fatalité où s’effondre – comme à l’horizon d’un trou noir – les points d’appuis, les espoirs et l’avenir de tout un univers...

Cependant au sujet du terme de « crise », certains linguistes notent qu’en chinois mandarin on épelle ce mot Wei Ji qui signifie Danger Opportunité. [1] A ce propos Didier Heiderich écrit : « Ce qui ne me détruit pas me rend plus fort. » Ces mots de Friedrich Nietzsche sont une ouverture à la pensée [Wei-ji], pour laquelle chaque crise possède deux constituants indissociables, le risque (wei) et l’opportunité (ji). Ainsi nous pouvons sortir plus fort d’une crise, en saisir l’opportunité pour avancer, se remettre en cause. D’où l’importance des débriefings en sortie de crise et aussi des indispensables décisions, parfois lourdes, tellement difficiles à prendre que seule l’importance d’une crise et de ses conséquences le permettent. » [2]

Outre cela l’auteur rappelle que le terme Wei-Ji peut aussi être trompeur. Quand nous ne voyons pas que l’opportunité que nous prétendons saisir peut elle-même générer des abus auxquels répondra un nouveau danger ! [3] Ce qui nous interroge sur une harmonie, un point d’équilibre qu’il reste à trouver.

C’est à peu près avec le même esprit que le sujet est développé dans cet article mais avec deux précautions :

  1. Le concept de « crise » lui même n’est pas retenu comme essentiel. Le moment de la crise n’est pas le point central mais à la fois une conséquence et une cause. Il s’inscrit dans une dynamique cyclique plus globale. 
  2. L’angle d’étude de cette dynamique tient compte d’un raisonnement systémique. On s’intéresse ici autant à l’analyse des processus et à la chaîne de causalité qu'aux corrections à apporter à un système générateur de situation critique, plutôt qu’a la simple description du phénomène lui-même. C’est pourquoi le titre de cet article est « sortir de la récession économique » plutôt que « Qu’est-ce qu’une crise économique ? », etc. 

De fait notre vision n’est pas aussi philosophique et inspirée mais plutôt pragmatique et réaliste ; s’inspirant d’une démarche rationnelle reconnue dans les sciences exactes et supposée transposable dans les sciences humaines telles l’histoire, la sociologie, l’économie, etc.

Grâce à l’outil de l’analyse systémique nous savons déjà décrire le schéma global du processus d’expérimentation sociale. A ce titre nous envisageons désormais que tout phénomène social, dont l’effet n’est pas dû à une cause externe (par ex. un cataclysme naturel imprévisible), est le produit d’une représentation et d’une pratique sociale. Un phénomène de crise est donc le produit d’un consensus collectif irrationnel ayant induit une mise en pratique erronée et déstabilisante pour le système et pour chacune de ses parties prenantes. [4]

Une enquête de type BEA appliquée à la science économique et sociale permettrait - à partir d’un phénomène critique - une reconstitution point par point du dysfonctionnement. Il s’agit alors, grâce aux indices observables, de vérifier des hypothèses de travail et de retrouver les mécanismes, les cycles, les dispositifs institutionnels et doctrines d’emploi des ressources, responsables de cette situation et dont il s’agit de réorienter les principes, les règles applicables et le dispositif.

 C’est sur la base de cette conception globale que nous allons tenter de répondre à la question implicitement posée : « Comment sortir de la recession économique ?"

Nous aborderons le sujet selon plusieurs étapes :

  1. Par une tentative de définir les termes de « science économique », de « recession », de « modèles stables » ; 
  2. Par une visite sommaire des différents modèles économiques et sociaux dont la juxtaposition permet de décrire différents systèmes qui sont autant d’expériences sociales à travers le temps et l’histoire ; 
  3. Enfin indiquer les points de friction qu’il s’agit d’éliminer par des préconisations de réformes visant les doctrines et les procédés en usage et dont l’ajustement permettrait d'inverser les cycles négatifs soit d’atteindre l’objectif de sortir de la situation de récession économique actuelle. 

Définitions

En essayant de comprendre le terme de science économique on se heurte à de nombreux préjugés. Pour certains il ne s’agit que d’une suite de formules mathématiques dont on ne pourrait entrevoir la raison qu’après de longues années d’études. Des notions impossibles à discuter sans termes alambiqués, que se chuchotent entre eux quelques initiés, inaccessibles au commun des mortels qui devront se contenter de quelques miettes ramassées à l’aveugle. Pour d’autres il ne s’agit que d’une vaste fumisterie, un charabia d’escrocs qui se donnent par là de l’importance tels des médecins Diafoirus qui dissertant en latin scolastique penchent soit l’un pour la purge, soit l’autre pour la saignée dans le but commun de laisser mourir le patient en bonne santé... De ces deux points de vue, le dernier semble le plus réaliste tant la situation économique atteint aujourd’hui un point critique. L’idée de crise financière n’avait pas même effleuré il y a peu de temps l’esprit de la plupart des spécialistes et l’on entend encore pérorer ceux qui nient sa réalité objective et ses effets si négatifs pour les États et les citoyens, si bénéfiques pour quelques financiers. Tout tend à démontrer qu’il y a bien dissimulation délibérée, trahison des élites et manipulation cupide au profit d’une minorité.

 Mais s’il y a trahison et manipulation, c’est bien qu’il y a un savoir-faire et s’il y a quelques profits, c’est bien qu’il existe un art basé sur des connaissances réelles. 

Le terme de science économique est-il trompeur ? Est-ce une science ou une croyance ? Permet-elle de favoriser la prospérité ou doit-on accepter les cycles de recession comme une fatalité ? Peut-on envisager la mise en place un modèle économique stable et contrôler à la fois les périodes d’euphorie et d’emballement et les périodes de crise et de recession ?

Ces questions sur la science posent le problème de l’intelligibilité du monde, celui de la capacité de l’esprit humain de comprendre l’enchaînement des causes et des effets dans son environnement. Une compréhension des faits qui permet des applications techniques en vue d’une amélioration des conditions de vie. Il y a donc souvent un intérêt pratique et direct du « savoir ».

Par exemple lorsque l’on « sait » que la marée sera haute dans 6 heures, on peut se permettre d’ici-là de travailler le long du rivage. Si l’on « sait » que la rivière inonde les prairies au printemps, on fera le projet de construire une digue, etc.

Selon la définition courante on parle de science comme d’une connaissance (latin scientia, « connaissance »). C’est à dire : « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai » au sens large. Au sens restreint « l’ensemble de connaissances, d’études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables ». [5]

Au-delà des évidences et des discours reconnus il semble plus difficile que cela de répondre a ces questions. 

D’abord il faut rappeler que toute science s’appuie à l’origine sur un logos, un dialogue philosophique et logique de recherche du vrai, de la non-contradiction interne par des paradoxes et externe par les faits observables ou des expériences renouvelables. Cette origine dialectique se retrouve dans l’étymo-logie ; le terme « logos » identifie différents domaines des « sciences » : Géologie, Bio-logie, Chrono-logie, Zoo-logie, Anthropo-logie, etc.

Elle se retrouve surtout dans le discours sur la science elle-même (l’Épistémo-logie) , à son cœur, dans la matrice génératrice de la connaissance : la controverse. La controverse est décrite comme : « une discussion argumentée engendrée par l'expression d'une différence d'opinion ou d'une critique quant à un problème, un phénomène ou un état de choses. Elle désigne l'ensemble des éléments divergents ou contradictoires d'un débat. » Plus particulièrement « l’étude d’une controverse scientifique permet d’ouvrir la « boîte noire » que tend à devenir tout contenu scientifique une fois construit et accepté. » [6] Cette image de « boite noire » illustre bien le glissement du discours du « savant » vers des propos abscons et sibyllins pour le non-spécialiste qui a contaminé en Occident tout le domaine dit « scientifique ». Ce glissement paradoxal entretient dans le milieu du « savoir » les germes du cloisonnement et d’un certain obscurantisme. Un aveuglement de type « quasi-sectaire » entretenu parfois par des tentatives maladroites et tronquées de « vulgarisation ».

On peut considérer que ce glissement du discours logique, raisonnable et intelligible vers une science discriminante et mystérieuse s’est opéré par le passage entre logos et nomos. Dans la langue on observe une substitution qui traduit cette mutation historique, ce déplacement du sens et du champ de la connaissance. Par exemple dans l’Antiquité on désigne l’étude des astres par le mot « Astro-logie » mais le terme de l’étude scientifique est « Astro-nomie ». « Le "nomos", mot grec, désigne la loi, ou la coutume. Le "nomos" est le substantif du verbe grec "nemein", distribuer, partager, diviser, mais aussi : faire paître, posséder, occuper, diriger, administrer. De "nomos" vient le mot "nomade" : les nomades font paître et, de cette manière, « prennent possession » de la terre. Quant au "logos", la parole, il est le substantif du verbe grec "legein" : parler, mais aussi relier, lier. Le mot "religion" y trouve son étymologie. Le "logos" est en quelque sorte un concept dual du "nomos" : la parole contre la loi, le lien contre la division. » [7]

Entre « éco-logie » et « éco-nomie » s’opère la même dissociation. Entre ce qui est discours intelligible et l’étude sur le « lieu de vie » et « l’environnement » (du grec oïkos – maison) et ce qui est normes et conventions établies sur le même sujet ; on s’aperçoit vite où persiste le débat, la recherche et le dialogue et où il se cristallise soudain dans une doctrine close, dominante et conventionnelle.

Tout se passe entre le logos et le nomos comme si l’on avait cherché à éliminer les théories concurrentes, les discours ouverts, rationnels et universalistes - au sens large - fragilisants un ordre politique établi et discriminatoire en quête de normes et de lois fixes mêmes si injustes, inopérantes ou absurdes. Si une tension perdure entre le débat ouvert et un savoir académique et consensuel, entre le doute créateur et la certitude sans fondement persiste, il ne faut pas conclure au caractère irréconciliable des tropismes de la représentation. Entre le besoin de croire (mythos), l’exigence de raison logique (logos) et la nécessité de fixer des règles de consensus (nomos) se situent peut-être des points de convergence et une complémentarité. [8]

L’esprit humain semble passer d’une certitude à une autre, sans jamais vouloir reconnaître son ignorance. Toute notre science, ou notre connaissance repose sur la simple « croyance » d’être dans le vrai jusqu’à ce que la découverte d’un paradoxe logique ou d’une contradiction avec les faits opère une remise en cause dramatique des doctrines officielles ou communément admises.

Or notre civilisation moderne s’est développée selon la théorie sous-jacente et non-dite que toutes nos questions, tous nos problèmes pouvaient trouver une réponse et une solution grâce au progrès de la science. Cette croyance ou certitude implicite qu’on appelle le scientisme est contredite sur le plan théorique par divers relativismes  [9] et sur le plan pratique par l’observation de dommages graves et de dérèglements irréversibles causés par l’industrie humaine.

 Ensuite la question est posée pour savoir si l’économie serait bien une science réelle ou une demie-science, ce qui expliquerait ses échecs et prédictive des désordres. Étant entendu peut-être que s’il s’agissait d’une science réelle, elle ne commettrait aucune erreur d’analyse et atteindrait infailliblement les objectifs prescrits (postulat scientiste)… à la manière de la science « exacte » des mathématiques, de la physique théorique ou appliquée, de l’astronomie, de la technologie, etc.

En fait, comme nous le disions plus haut, l’économie au même titre que l’histoire, la sociologie, la linguistique, etc. est classée dans le domaine des « sciences humaines ».

Le sujet d’étude étant le comportement et l’observation des faits sociaux – et dans quelle mesure il est possible d’appliquer une méthode et vérifier des relations objectives – on peut s’interroger à bon droit pour savoir si l’humain comme sujet d’étude suit une trajectoire déterminable, rationnelle ou échappe au déterminisme, restant susceptible d’adopter un comportement irrationnel et imprédictible.

Si l’on considère l’humain comme sujet et non comme objet d’étude, l’étude menée sera non plus objective mais subjective par définition. Et on s’aperçoit alors que malgré toutes les tentatives de rationalisation, l’application de techniques statistiques, de modélisation, d’échantillonnage, etc. qui tentent d’évacuer la part intuitive du travail, il reste au-delà du conditionnement de l’individu, du groupe ou de la société observés, une part irréductible d’auto-détermination et de liberté qu’il faut prendre en compte dans la méthode de travail. De même du coté de l’observateur, le travail restera toujours susceptible d’être orienté par l’interprétation subjective, la projection d’un système propre de représentations, sans compter la part de l’intention inavouable ou la contrainte hiérarchique de faire valoir certaines normes, jugement de valeur ou d’opportunité, choix et décisions dans les conclusions.

Alors la science économique comme « nomos », discours de normalisation ou doctrine, ne serait pas innocente mais subirait la tentation, par le choix d’une méthode, l’édiction de normes et de procédés d’identification, de classification, de validation, etc. non plus d’observer ou de comprendre en toute neutralité et sans interférences les relations ou rapports dynamiques de production ou d’échange ; mais toujours suspecte d’imposer une normalisation afin de rendre conformes, standards et compatibles les comportements humains et sociaux aux décisions des autorités, aux lois édictées, aux objectifs poursuivis.

C’est pour ces raisons qu’il faut rester prudent avec le terme de « science économique » et qu’il faudrait plus souvent parler d’« économie politique » et de programme ou de projet pour traduire le caractère volontariste et normatif de l’expérience sociale.

Dans ce contexte la science économique comme science humaine nous engage à une réflexion sur les modèles d’organisation sociale.

On retient comme définition d’un modèle qu’il s’agit d’une « description schématique d'un système, d’une théorie, ou d'un phénomène qui tient compte de ses propriétés connues ou présumées et peuvent être utilisées pour une étude plus approfondie de ses caractéristiques » [10] Cette description n’a donc pas l’ambition d’une analyse exhaustive, ni la prétention d’atteindre une pertinence absolue, mais de schématiser et d’offrir des repères au débat et invite à une analyse plus approfondie.

Un modèle dépendant de représentations et de pratiques liées à l’environnement et l’histoire, semble impossible à décrire comme un ordre économique spontané ou naturel mais d’avantage comme le fruit ou le résultat transitoire d’un métissage, d’une série d’expériences sociales, d’une évolution culturelle particulière. On ne peut donc pas prétendre qu’il soit fixe et stable puisqu’il subit l’influence d’une évolution culturelle permanente selon que son rôle soit perçu comme satisfaisant ou modifiable. C’est justement un bref aperçu de ces modèles sociaux qui fera l’objet du chapitre suivant.

[1] « Benjamin Zimmer a retracé l'histoire de weiji en anglais jusqu’à la rédaction anonyme dans une revue pour les missionnaires en Chine. L'utilisation du terme a sans doute pris de l'ampleur lorsque John F. Kennedy eu prononcé un discours à Indianapolis le 12 avril 1959 : « Quand il est écrit en chinois le mot crise est composé de deux caractères. L'un représente le danger, et l'autre représente l'occasion. »

[2] Didier Heiderich, Observatoire International des Crises. « L’esprit Wei-Ji » voir aussi Le magazine de la communication de crise avril 2006 vol.11 p.5

[3] « Le [Wei-ji] nous rassure, car traduit par crise, nous voulons en voir l’opportunité comme le pendant du danger. Mais dans cet équilibre, la réciproque est vraie. Et dans un Occident hyper opportuniste, s’accaparant non seulement les ressources, mais également les esprits, la puissance du (ji ) est monumentale au point de faire de notre mode de vie un modèle planétaire de civilisation (sauf en Chine ?) Et n’oublions pas que la course effrénée du développement et de la croissance appartient également à l’opportunité (ji ). Et cette amplification du (ji ) ne fait que croître la tension au point que le risque devra s’imposer à son tour... »

[4] « Une partie prenante est un acteur individuel ou collectif concerné par une décision ou un projet. »

[5] Science

[6] Controverse

[7] Philippe Quéau Le nomos contre le logos 

« Le mot grec Nomos, vient du verbe nemein, qui veut dire "partager". La "Loi", le "Nomos", leur essence est donc de "partager", certes pas dans le sens de "mettre en commun", mais précisément dans le sens diamétralement opposé, celui de "séparer". Un autre mot pour Nomos, c’est "décision". C’est "décider" ce qui est ami et ce qui est ennemi. Le Nomos s’oppose en fait au Logos, qui a la même racine que le verbe legein, lier, relier, puis lire et comprendre, intelliger. Les Temps modernes pourraient bien se caractériser avant tout comme les Temps où l’on a mis au pinacle l’idole du "décideur", avec toutes les dérives possibles, plus ou moins colmatables par les "Lumières" ou la démocratie.Le "doute", le "soupçon", la "théorie", ne sont pas les amis de la "décision moderne". Ils empêchent l’action pour l’action, contestent la donnée de fait, doutent des situations acquises, remettent en question les rapports de force, interrogent la prise du pouvoir. Platon, Descartes, Marx, Freud ne sont pas "modernes" : ils nous invitent chacun à leur manière à nous méfier des décideurs, qu’ils s’appellent Hegel ou Schmitt, mais aussi Calvin ou Hobbes. » Le « Nomos », de Hegel à Schmitt

voir aussi B.D. Johnson Mythos, Logos, Nomos : fondations de la Nomosphère et l’Institut Jurlandia « Ce terrain pédagogique reste dédié à l'exploration de la proposition générale selon laquelle une bonne démocratie constitutionnelle est un organisme d'auto-apprentissage de la régulation. »

[8] Certains auteurs (Desmond Morris, Le Singe nu) parlent de néoténie humaine. « L'hypothèse du caractère néoténique au sens large de l'être humain procède aussi d'une dimension anthropologique et philosophique, soulignée entre autres par le philosophe français Dany-Robert Dufour : du fait de son inachèvement, l'homme serait un être intrinsèquement prématuré, dépendant de la relation à l'Autre, d'où la substitution nécessaire de la Culture à la Nature propre à cette espèce, et sa place particulière dans l'histoire de l'évolution, l'homme se réappropriant le monde par la parole, la croyance symbolique et la « création prothétique », c'est-à-dire la technique. » Néoténie

[9] « Feyerabend s’attache, de façon assez provocatrice à montrer que la science tient souvent du mythe et que la science telle qu’elle s’est construite dans la civilisation occidentale n’est qu’une science parmi d’autres sciences possibles. De son côté, Bruno Latour essaie d’insérer la science parmi les activités sociales en général. La science s’explique comme les autres activités par les intérêts individuels et collectifs, les alliances pour le pouvoir et les conflits sociaux. » Denis Collin, Du scientisme au relativisme 

[10] Model


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1 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 mai 2012 14:27

    Bonjour,

     " L’esprit humain semble passer d’une certitude à une autre, sans jamais vouloir reconnaître son ignorance. Toute notre science, ou notre connaissance repose sur la simple « croyance » d’être dans le vrai jusqu’à ce que la découverte d’un paradoxe logique ou d’une contradiction avec les faits opère une remise en cause dramatique des doctrines officielles ou communément admises. " voyez dans le domaine de l’économie, ceux qui ont le plus perdu sont ceux qui avaient des avoir excédents à placer, c’est à dire économiquement les plus alertes. comme tous ceux qui seront victimes tôt ou tard de leur idéologie ou religion, et comme ceux qui ont milité toute leur vie pour les banques et la finance qui leur tond l’herbe sur le dos t va les dépecer vivants...

    Victimes mais masoschistes au gaz...

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