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Accueil du site > Actualités > Economie > Standing ovation à 360 milliards d’euros...

Standing ovation à 360 milliards d’euros...

Excusez du peu, c’est la somme qui consacre Nicolas Sarkozy, héros d’un jour… Avec ça, nous sommes instamment priés d’applaudir le brio de notre homme providentiel. Et encore, si on fait bonne mesure c’est 1 700 milliards qui sont proposés pour venir aux banquiers irresponsables.

Juste pour dire, le coût des 35 heures c’est moins de 8 milliards (source alternatives économiques) … si on fait un calcul à la journée… non il ne vaut mieux pas… tiens sur 5 ans, le fameux déficit de la Sécurité sociale est de 45 milliards sachant que l’Etat a une dette de près de 5 milliards sans compter le maquis des exonérations plus ou moins utiles.

Alors on me dira oui, mais il y a des garde-fous, c’est certain que les marchés boursiers l’ont bien compris comme ça car sinon comme imaginer les envolées d’hier. Ce matin, nos journaux, éditorialistes n’auront certainement pas assez de maux pour vanter notre nouveau champion, sa capacité à passer le gros temps comme je l’ai entendu ce matin… désolé mais si cette maestria se résume à un chèque no-limit, ma crédulité atteint vite ses limites pour notre nouveau saint homme…

Chose étonnante aussi, comme par magie, les mêmes qui venaient te dire que l’Etat était en quasi-faillite du fait de l’endettement public, nous expliquent doctement que la faillite d’un Etat ne peut exister… je respire mieux.

Maintenant, si je veux bien admettre qu’il était nécessaire d’injecter ces sommes faramineuses, il se passe quoi ? Comme le dit l’économiste Paul Jorion, aujourd’hui, c’est la survie de l’espèce qui l’exige.

Alors, je sens bien qu’on va nous amuser gentiment avec les parachutes dorés, cette merveilleuse réforme des normes comptables, cependant est-ce qu’un dirigeant aura l’honnêteté de dire que le système vit depuis trente ans sur une escroquerie intellectuelle de base : à savoir que cette foutue croissance n’existe que par le seul endettement et que, de surcroît, il a été demandé des sacrifices aux salariés inversement proportionnels aux bénéfices exclusifs d’une petite caste déjà gâtée par la vie et surtout par les gouvernements (faut pas les fâcher...).

Et pour tout dire, je ne fais aucune confiance à Sarkozy et sa clique pour se faire. L’empressement à généraliser le travail le dimanche en est une parfaite illustration avec un mensonge par omission pour tromper les crédules : croyez-vous un instant qu’une fois que le travail dominical sera devenu « une habitude », le doublement du salaire perdurera ?

L’être humain ne reste qu’une variable d’ajustement dans leur monde... un malheureux grain de sable.

Autre exemple révélateur sur cette prétendue prise de conscience, la réalité du Grenelle de l’environnement. Je me souviens encore de ces belles déclarations sur l’urgence écologique, un an plus tard quelles mesures ? Rien ou presque et pire, la France se fait le représentant du lobbying automobile à Bruxelles. 

Ces exemples se multiplient à l’infini avec ce gouvernement, on peut dire que se dessine déjà la réalité sarkozienne de demain… rien n’a changé.

N’oublions pas que c’est le même Sarkozy qui avait amusé la galerie avec sa politique civilisationnelle. Celle-ci s’apparente toujours un peu plus avec un esclavage new age et un consumérisme toujours plus revendiqué… et pour le coup il coûte 360 milliards d’euros.


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125 réactions à cet article    


  • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 14 octobre 2008 10:57

    Ce qui est insupportable dans cette l’histoire de cette crise (qui est certainement loin d’être finie) c’est qu’on s’est tous fait voler par une bande de financiers qui eux ont pris leurs bénéfices.

    Profits privés, pertes socialisées, et je ne crois pas que l’on fera rendre gorge aux aigrefins...

    Il faudrait créer une COMMISSION D’ENQUÊTE CITOYENNE sur cette sombre affaire (et pourquoi pas ici sur AV ?)...

    La bande à Sarko 1er étant bien sûr les copains des filous et ne feront par conséquent jamais toute la lumière sur cette vaste arnaque...


    • LE CHAT LE CHAT 14 octobre 2008 13:08

      @MARCEL CHAPOUTIER

      La bande à Sarko 1er étant bien sûr les copains des filous

      tu crois vraiment que les autres ont les mains propres ? Si DSK est à la tête du FMI , c’est pas pour des prunes ! c’est tout l’UMPS qui a trempé dans le système !


    • Marcus 14 octobre 2008 14:02

      Bonjour à tous,

      Il y a quelque temps de cela, des gens très très pauvres qui en avaient marre de voir une minorité de la population se gaver comme des oies ont "décidé" de monter tous ensemble sur Paris pour couper la tête du Roi...au sens propre du terme, pas juste sur internet...

      Question :
      Est-ce que cela a mis fin à la monarchie ?

      Alors dire que c’est la fin du capitalisme, que c’est l’ère d’un nouveau monde, que tout va changer...etc etc, cela me fait doucement rigoler.

      Et pendant qu’on discute, le business continue...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 octobre 2008 14:06

      Le peuple fera des commissions d’enquete quand il aura le pouvoir. Pour l’instant il faut garantir tous les dépôts et donc approvisioner les institutions financieres, mais en en prenant le controle ; ce que font les Anlais et ce que feront peu a peu les Américains. Remarquez que les financiers trouveront un autre facon de garder leur fric, puisque c’est eux qui controlent le pouvoir et le pouvoir qui crée le fric. Mais ça donne une meilleure image d’au moins faire semblant d’arreter l’hémoragie et de ne pas laisser aux loups les clefs de la bergerie.

      Comment résoudre VRAIMENT le probleme ? Il n’est plus temps d’en dfiscuter publiquement. Comme le disait Orwell (1984) "tous les gopuvernement sont maintenant en guerre contre leurs propres populations".

      Pierre JC Allard

      http://nouvellesociete.org/5161.html

      http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/13/apres-la-crise/


    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 14 octobre 2008 17:28

      @JC Allard

      "Le peuple fera des commissions d’enquete quand il aura le pouvoir"

      Non monsieur Allard les citoyens ont le droit de réunion et d’association et de libre expression , ils (nous avons) ont le droit de palier de ce fait aux impuissances chroniques de tout les pouvoirs quels qu’ils soient, on peut décider en nous réunissant d’enquêter sur tel ou tel sujet qu’ils nous semble bon de faire pour le bien de tous. 

      Nous n’avons pas à demander la permission à quiconque ni à attendre d’avoir le "pouvoir" car nous l’avons, ou nous le récupérons quand la délégation que nous avons donné par le suffrage universel nous semble pas correspondre aux aspirations légitimes ou au détriment des français dans leur grande majorité.

      Nous avons le droit de constituer un contre pouvoir, normalement condition sine qua none de toute démocratie qui se respecte, le seul problème c’est que beaucoup de gens dont vous êtes n’ont pas conscience de cette possibilité, qui est tellement évidente et simple qu’elle semble irréelle ou inconcevable.

      Récupérons nos droits réels de citoyens français et enquêtons sans écouter les grincheux conformistes qui trouvent déjà que le journalisme citoyen n’est que du blabla de bistrot...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 octobre 2008 21:57

       @ Marcel Chapoutier : Personne - et moi moins que quiconque - ne conteste les DROITS du peuple. Je constate que le peuple n’a pas la force d’exercer ses droits. Si vous avez un plan pour la lui obtenir, je vous encourage fortement à le mettre en application. Personnellement je n’en vois pas. Lisez tout de même les liens que je propose.

      Pierre JC Allard

       http://nouvellesociete.org/5161.html

      file :///Users/pierreallard/Desktop/04%20Entre%20les%20lignes,%20entre%20les%20mots%20-%20copie.mp3

    • chris11 19 octobre 2008 23:02

      "tu crois vraiment que les autres ont les mains propres ? Si DSK est à la tête du FMI , c’est pas pour des prunes ! c’est tout l’UMPS qui a trempé dans le système"

      c’est malheureusement bien vrai ça , mais ça n’excuse rien ,ni pour les uns ni pour les autres ...


    • Bulgroz 14 octobre 2008 11:00

      Face à cette dure réalité sarkoziste, il nous faut avec le PS affirmer trois principes d’action  :

      - premièrement, la mondialisation ne peut en aucune manière justifier que l’homme et l’environnement soient sacrifiés aux intérêts de l’économie et du commerce ;

      - deuxièmement, la libéralisation des échanges doit se faire sur une base réciproque ;

      - troisièmement, la France, et plus encore l’Europe qui est le bon cadre d’action en la matière, doivent apporter de la protection. Concrètement, cela veut dire ne pas laisser les familles, les salariés, les entreprises de taille modeste ou moyenne, seuls et exposés face à la mondialisation.


      • Bulgroz 14 octobre 2008 11:01

        Ne pas sacrifier l’homme à la mondialisation : Il ne peut pas y avoir de libéralisation des échanges avec des pays qui ne respectent pas des conditions minimales de dignité des salariés. Notre diplomatie doit être moins soucieuse d’attirer les faveurs de nos clients que d’assurer la rigueur de son éthique. Le prestige de notre pays n’y gagne pas, son commerce non plus. Les intérêts de notre balance extérieure ne justifient donc pas que nous soyons silencieux sur les atteintes aux droits de l’homme qui sont commises dans certains pays.


      • Bulgroz 14 octobre 2008 11:02

        Ne pas sacrifier l’environnement à la mondialisation L’OMC ne peut pas être la seule organisation internationale de régulation de la mondialisation. Ses pouvoirs doivent être contrebalancés par une organisation mondiale de l’environnement dotée de pouvoirs de contraintes et chargée, notamment, de veiller à ce que le développement du commerce mondial ne se fasse pas aux dépens de la préservation de l’environnement. Un droit international de l’environnement doit émerger. Il n’y a aucune raison pour que des pays comme la Chine et bien sûr les Etats-Unis ne réduisent pas leurs émissions de gaz à effet de serre. Le prix des biens, quel que soit leur lieu de production, devrait refléter le coût que leur fabrication et leur transport ont entraîné sur l’environnement. Nous demanderons à nos partenaires européens la mise en place d’une taxe sur le carbone importé (à partir d’un mécanisme proposé par l’Université de Cambridge et le Massachussets Institute of Technology) : cette taxe s’appliquera aux biens importés de pays qui ne respectent pas de normes environnementales dans le domaine agricole ou industriel.


      • Bulgroz 14 octobre 2008 11:03

        Exiger la réciprocité
        Nous acceptons le principe de la libéralisation des échanges, qui réduit le prix des biens pour tous les consommateurs, mais à condition qu’il y ait de la réciprocité de la part des pays aussi développés que le nôtre comme de la part des pays émergents. Nous devons faire preuve de fermeté dans la défense de nos intérêts, dans le cadre des négociations commerciales internationales et en cas de litiges. Les pays les plus pauvres doivent continuer à bénéficier bien sûr de régimes de faveur.

        En matière de transferts de technologies, nous devons être plus vigilants vis-à-vis de certains pays émergents, mais plus généreux avec les pays pauvres, car l’urgence est que ces pays se développent, mais qu’ils le fassent en respectant l’environnement. Ce serait une manière de nous acquitter de la contribution que les pays riches devraient apporter aux pays pauvres pour lutter contre le changement climatique, ainsi que le recommande le récent rapport Stern.


      • Bulgroz 14 octobre 2008 11:04

        Une politique économique ambitieuse pour protéger et être plus fort dans la mondialisation : Sans rien céder de ses valeurs, notre pays, avec l’Europe, doit aussi se doter d’une politique qui lui permette d’assurer sa souveraineté économique et de tirer le meilleur parti de la mondialisation sur le plan économique. Le temps n’est plus à nous interroger. Il est à nous mobiliser. Et le rôle d’un gouvernement est de créer les conditions à cet effet. Si beaucoup de nos emplois sont moins menacés par elle que par la politique de partage du travail qui réduit artificiellement notre activité, c’est un fait que la différence de coûts salariaux qui existe entre certaines parties du monde entraîne la suppression d’emplois chez nous, notamment dans le domaine industriel. Il faut alors être capable de proposer aux salariés des alternatives professionnelles avec une priorité dans leur bassin d’emploi.

        Notre territoire doit être attractif aux investissements étrangers. Mais la mondialisation favorise la création de grandes multinationales qui, avec leurs soustraitants, structurent des pans entiers des économies nationales et dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec ceux de leur pays d’implantation, ni avec ceux de leurs salariés. Or, sur ce point, notre situation n’est pas satisfaisante. La participation de fonds étrangers dans le capital de nos entreprises ne cesse d’augmenter, notamment pour les entreprises du CAC 40, et atteint la proportion la plus forte de tous les pays développés.


      • Ronny Ronny 14 octobre 2008 11:19

        Le PS a largement sa part de responsabilité dans l’affaire et je ne lui ferai plus confiance tant qu’il n’y aura pas eu un aggionamento de ce partie et une reconnaissance de ses erreurs passées...

        Merci à Mr. Berregovy, qui a découplé revenus salariaux et inflation, entrainant des pertes de pouvoir d’achat de l’ordre de 1,5% tous les ans depuis 10 ans ! Merci aux privatisations sous Mr. Jospin et merci à des gens comme Mr. Vals ou Mr. Delanoe qui osent encore se réclamer du libéralisme alors que l’on est en train d’en crever.

        Je ne suis pas révolutionnaire, mais je dois dire que seuls surnagent la dedans les propos de Mme Aubry, et ceux tenus pas Mr. Besancenot...


      • Bulgroz 14 octobre 2008 11:23

        Communiqué du bureau central du Parti Socialiste Français, membre du secrétariat unifié de la Vingt quatrième internationale.

        Grâce à la perspicacité et à l’ingéniosité des dirigeants socialistes tels que Royal, Hollande, Bayrou, Moscovici, Vals, Hamon, Dray. Aubry, Delanoé, Pupunat, Peillon, Bianco, Emmanueli, Bartelone, Montebourg, Lienemann, Fabius, Poperen, Cambadelis(1) et après 1678 heures d’intenses enquêtes d’analyses et de débats participatifs, la responsabilité ou plutôt le responsable de la grave crise financière a pu être identifié avec une diabolique précision : c’est Nicolas Sarkozy qui a foutu le monde de l’économie irréelle dans la merde.

        Une délégation conduite par Mélanchon et Ségolène Royal a été missionnée pour aller expliquer, preuves à l’appui, à Bush, Obama, MacCain, Paulson et Bernanke qu’il est inutile d’aller plus loin dans la recherche des causes de cette dramatique dégringolade. La délégation PS aura aussi pour mission de certifier que la France seule se chargera de punir l’irresponsable Sarkozy qui sera châtié comme il le mérite. C’est Marcel Chapoutier, commissaire politique du peuple chargé de l’éducation des masses qui aura le privilège d’appliquer la sentence.

        1) Les traitres Michel Charasse, Michel Charzat, René Dosière, Pierre Aylagas, Jean Codognè, Bernard Kouchner, Jean-Paul Bachy, René Revol, Jean-Yves Gouttebel, Jean-Claude Beauchaud, Georges Frêche, Alain Baudin, Claude Allègre, Gilles Seguin, Eric Loiselet, Roland Daverdon, André Guyot, Éric Besson, Jean Marie Bockel, Jean-Pierre Jouyet, pris par une grippe intestinale ne participaient pas à cet important cercle de réflexion.


      • sisyphe sisyphe 14 octobre 2008 15:31

        Tiens !
        Pour une fois, Bulgroz obtient des votes favorables sur ses copiés/collés !

        Faut dire qu’il a repris un communiqué du PS ! smiley

        Tu vois, Bulgroz, quand tu veux bien.... smiley


      • Bulgroz 14 octobre 2008 16:09

        Les posts ci dessus sont tirés du site de l’UMP : tableau de bord des engagements de Nicolas Sarkozy.

        "JE VEUX TOUT DIRE AVANT POUR POUVOIR TOUT FAIRE APRES"


        http://tableaudebord.u-m-p.org/
        http://abcdaire.u-m-p.org/

        Merci pour vos encouragements.


      • R.L. 14 octobre 2008 16:53

        "Merci à Mr. Berregovy, qui a découplé revenus salariaux et inflation,..."

        Je crois bien que ça a commencé avant Berregovoy. Dès 1982. Un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir.
        Il faut au moins reconnaître que les bobos permanents du PS sont des rapides pour trahir...


      • Baltar 14 octobre 2008 21:59

        Pitié vous me faites mal et paix à son âme : son nom est Bérégovoy.


      • JPC45 14 octobre 2008 11:02

        il faut comparer ce qui est comparable : c’est une caution de l’état donc pour l’instant elle ne coûte rien. Elle coutera éventuellement si elle est utilisée et dans ce cas l’atat demandera sur les sommes avancées des interets.


        • Gilles Gilles 14 octobre 2008 14:36

          JPC45

          Si ce n’est que de la gnognote sans risque, pourquoi avoir tant attendu, tant rechigner et tant négocier pour adopter une mesure sommes toute facile, logique et pas chère ? Voir qui pourrait rapporter des sous selon Fillon

          L’injection de liquidité de centaines de milliards par la BCE n’a apparement pas suffit. Pourquoi alors, si ce n’est que les banques n’ont toujours pas confiance que leurs collègues toujours pas suffisament capitalisées ne puissent les rembourser ?

          L’état on est à couvir ce risque que les banques ne veulent toujours pas prendre. L’etat assume donc ce risque, bien réel.
          Et en plus, personne ne sait quel est le taux de risque. Le gouvernement accepte de jouer les assureurs mais sans trop savoir ce qu’il assure ni la santé réelle de ses clients ni même si cela suffira

          Et bizarrement c’est ce presque même mécanisme qui a conduit à cette crise.

          En plus l’état recapitalise les banques en partie. Pourquoi si ce n’est pour les solidifier, ou du moins donner l’impression de solidité ?

          Quel sera alors le comportement des banques ? Vont-ils se prêter et prendre ce risque ? Si Non le plan est foutu. Si oui, s’il y a des faillites, l’Etat raque. Le tout est dans le comportement des banques, voilà.

          J’ose espérer que dans le Plan il y a des clauses, duement contrôllées, sur le type d’investissmeent et de prêt couvert par l’argent public

          Tout ça comme je te le disais plus haut, est un PARI. ça passe ou ça casse. Et si ça casse grave, alors c’est la gross cata


        • Krusty Krusty 14 octobre 2008 11:09

          Quand on pense qu’un dixième de cette somme pourrait éradiquer la faim dans le monde...

          (L’auteur) "L’être humain ne reste qu’une variable d’ajustement dans leur monde... un malheureux grain de sable."

          Gardez espoir...Un simple grain de sable peut détruire même le plus gros engrenage...


          • Philippe D Philippe D 14 octobre 2008 11:10

            Pour remettre tout à plat, Explications...
            L’état va se portant garant, un peu comme une assurance en cas de défaillance de l’emprunteur (qui sera une banque) envers son banquier (et oui un pret de banque à banque) .
            L’état paiera uniquement si un des emprunteur fait faillite, c’est le rôle du garant.
            Si aucune banque ne fait faillite, l’état ne déboursera aucun euro.....
            De plus, ce qui est intéressant pour le contribuable francais, c’est que l’état va se faire payer sa garantie. il empochera donc une rémunération.
            Premier cas possible et résultat le plus probant de la garantie apportée par l’état, aucune banque ne fait faillite, l’état ne paie donc rien et empoche la contre partie de sa garantie en argent sonnant et trébuchant.. Puis l’économie repart doucement à la hausse, les entreprises continuent d’emprunter et en 2010 on n’entend plus parler de la crise ni de ce plan..
            Deuxième cas possible, une banque a du mal à payer ses emprunteur, l’état créé une société qui émmétra des emprunts au marché, et remboursera ce que la banque ne pouvait plus payer, mais en contre-partie, elle entrera au capital de cette même banque (c’est comme une droit d’action avec souscription en cas de souci financier.) quelques années plus tard la banque proche de la faillite va beaucoup mieux, et l’état revend ses actions investies avec certainement une plus value car la banque ira mieux donc son cours de bourse aussi.
            Donc le contribuable n’aura RIEN payé.
             


            • foufouille foufouille 14 octobre 2008 11:22

              on devrait faire pareil avec les citoyens..........


            • Krusty Krusty 14 octobre 2008 11:24

              (Philippe D) "Donc le contribuable n’aura RIEN payé."

              oh OH oh...Vous croyez vraiment ce que vous écrivez ???


            • Philippe D Philippe D 14 octobre 2008 11:25

              Accessoirement :

              Quand l’Europe est capable de parler clairement et d’une seule voie on se rend compte de son importance et de sa puissance. (cf l’eurogroupe)
              Cette leçon servira peut-être à faire avancer les réflexions des européens et à les engager dans la construction des nouveaux équilibres à trouver, pour essayer d’éviter de nouvelles dérives et de nouvelles paniques.
              Les politiciens surpris s’apercoivent qu’ils peuvent avoir beaucoup plus d’importance qu’ils ne pensaient en avoir sur la régulation des marchés, pour peu qu’ils présentent un front uni.
              La dérégulation et l’ultra-libéralisme ont vécu. Les règles du jeu à venir seront plus contraignantes et plus controllées.
              Après ce que nous venons de vivre, qui s’en plaindra.



            • Bulgroz 14 octobre 2008 11:36

              Philippe D,

              Vos explications, nos amis socialos n’en ont rien à foutre, ce qui les intéresse c’est taper sur Sarko, débattre autour des 175 motions et se rassembler au prochain congrès en 1550 tendances..

              Parlez leur des chansons de Cali et du supershow du Zénith, ça les occupera.


            • Krusty Krusty 14 octobre 2008 11:39

              (Philippe D) "La dérégulation et l’ultra-libéralisme ont vécu. Les règles du jeu à venir seront plus contraignantes et plus controllées. "

              Tout a fait d’accord avec vous. Nos impôts vont renflouer les banques et aprés, promis juré craché, y’aura plus de spéculations et de vilaines magouilles...bah...

              (Philippe D) "Après ce que nous venons de vivre, qui s’en plaindra."

              Oufff...c’est sûr...
              Chauffeur !! au Fouquet’s !!! Toutes ces émotions m’ont donné faim...


            • RilaX RilaX 14 octobre 2008 11:45

              C’est completement hors sujet, mais je vous conseille vivement d’utiliser Internet Explorer pour naviguer sur internet, surtout si c’est Internet Explorer 4 (on en est au 7, et le 8 ne devrait pas tarder a sortir). C’est dangereux pour votre PC, et c’est mauvais pour le web.

              Je vous recommende particulieremnt Firefox pour une navigation plus agreable (a l’usage vousverrez comme c’est pratique) et surtout plus securisé.


            • RilaX RilaX 14 octobre 2008 11:51

              Peut être aurez vous compris que j’ai voulu écrire « je vous conseille vivement de ne plus utiliser Internet Explorer pour naviguer sur internet »


            • Philippe D Philippe D 14 octobre 2008 11:57

              Rilax,
              Merci, j’avais compris.
              D’ailleurs je suis sur Firefox depuis longtemps et je ne comprends pas ce que vient faire cet Internet Explorer4.
              C’est un texte écrit sur Word et ça doit faire partie des bugs du système.


            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 14 octobre 2008 14:07

              Je cite Philippe D. (excusez-moi je n’avais pas lu tous les commentaires avant de poster)
              "Pour remettre tout à plat, Explications... L’état va se portant garant, un peu comme une assurance en cas de défaillance de l’emprunteur (qui sera une banque) envers son banquier (et oui un pret de banque à banque) . L’état paiera uniquement si un des emprunteur fait faillite, (...) "
              Alors, est-ce que ça n’a pas un parfum de subprimes, en pariant sur l’impossibilté d’un événement qui en fait est peu probable (nuance...) ?




            • logan 14 octobre 2008 18:55

              des tas de banques ont fait faillite à cause des subprimes, ces pertes ont mené à la crise actuelle en se propageant à cause de la titrisation, cela relève purement de la foi que de croire que ces pertres vont disparaitre ou être absorbées comme cela du jour au lendemain

              de plus l’économie entre en récession, ce qui n’est pas pour arranger les choses
              non seulement l’état ne pourra pas compter sur la croissance de l’économie pour que les banques le rembourse

              c’est tout un tas de secteurs économiques qui vont voir les valeurs chuter, ainsi ce sont d’autres bulles spéculatives qui risquent de s’effondrer à leur tour

              enfin, le message apporté aux financiers est clair : continuez comme avant, l’état et l’argent des constribuables sera toujours là pour payer à votre place

              pendant ce temps ce sont les contribuables qui vont payer en intérêts via leurs impôts cette nouvelle dette supplémentaire de 360 milliards

              cela va coûter aux français si on considère un taux d’intérêt de 3%, 10,8 milliards d’euros supplémentaires de déficit dans le budget de l’état

              alors si on se place dans l’hyppothèse idéale, tout se passe bien, la crise se termine, l’économie repart en croissance, et tout le monde fait des profits, les banques peuvent rembourser l’état, dans ce cas oki cela ne coutera rien aux citoyens

              mais dans l’hyppothèse où la crise continue ou une nouvelle crise apparait, ou si la recession s’installe sur plusieures années, dans ce cas ce ne sera pas 360 milliards que les citoyens auront perdu et vu s’envoler en fumée, ce sera 360 milliards plus tous les intérêts que l’état aura du payer entre temps

              politiquement ce plan est une honte

              il est inconcevable d’adopter un tel plan sans l’accompagner d’une réforme profonde du système monétaire et bancaire pour s’assurer que de nouvelles crises ne seront pas possibles et pour mettre un terme à cette supercherie déjà souvent dénoncée sur agoravox alors qu’il semble très facil de trouver des centaines de milliards d’euros pour sauver les banquiers, mais qu’il n’y a jamais d’argent dès lors qu’il s’agit du développement social, écologique, ou du développement des services publiques de notre pays




            • Philippe D Philippe D 14 octobre 2008 19:20

              @ logan

              il est inconcevable d’adopter un tel plan sans l’accompagner d’une réforme profonde du système monétaire et bancaire pour s’assurer que de nouvelles crises ne seront pas possibles et pour mettre un terme à cette supercherie déjà souvent dénoncée sur agoravox alors qu’il semble très facil de trouver des centaines de milliards d’euros pour sauver les banquiers, mais qu’il n’y a jamais d’argent dès lors qu’il s’agit du développement social, écologique, ou du développement des services publiques de notre pays.

              Entièrement d’accord avec vous, mais une réforme du système bancaire ne se réalise pas du jour au lendemain et ne se décrette pas au seul niveau national.
              La priorité dimanche était de se donner les moyens de stopper l’hémorragie.
              C’était aussi de voir si l’Europe pouvait enfin se mettre d’accord sur des mesures concrètes et immédiates.
              Sur ces deux plans cela semble avoir fonctionné et c’est déjà un premier pas franchi.

              Il s’agit maintenant de définir de nouvelles règles qui pourront être validées tant par l’Europe que par les USA, la Russie, la Chine et le Japon. Autant dire que ça risque de demander encore de nombreux efforts et un peu de temps.
              La prise de conscience générale de l’importance de la crise, et des failles du système actuel, pourraient aider à commencer un train de mesures, comme autant de signaux donnés de la volonté de s’attaquer à ces réformes.
              Il y a un espoir que la raison finisse par l’emporter.



            • mikaboom 14 octobre 2008 11:47

               ce que je trouve effarant avec les monglons d’avox.....c’est leur propension à voter négativement sur des interventions "factuelles" mais en contradiction avec leur doctrine idéologique.

              Ainsi Philippe D explique t-il précisement ce que represente dans les faits ces 360 milliards (que l’Etat de toutes les facons ne possédent pas) et il se fait laminer par les idiots ambiants.

              C’est d’une tristesse.


              • Krusty Krusty 14 octobre 2008 12:32

                Monglons toi même hé...

                Mais vous et Philippe D avez raison. Eclaircissons donc pour le tas d’imbéciles gauchos-socialistes qui n’ont rien compris à la crise, le plan de sauvetage de ns (aka "notre sauveur" ou "nicolas sarkozy" pour les moins serviles d’entres-nous...) :

                Ainsi, ns sur ses talonnettes perché, tenait dans son bec un gros chèque en blanc de 360 milliards d’euros (notre pognon pas le sien, je vous rassure) qui va servir de garantie juste au cas ou de vilains banquiers (pléonasme ?) s’amuseraient avec les économie des petites gens...

                Donc c’est pas des vrais sous, et ca servira que si des banques font faillite parcqu’elles ont joué comme au casino...Mais comme nous le savons tous (et avons pu le voir ces derniers temps), le marché s’autorégule, les banquiers sont tous des gens honnêtes et aucun d’eux ne profitera d’une telle manne pour s’en mettre plein le ventre...

                Voilà qui méritait d’être éclairci, merci à tous et rappelez-vous :
                En cendre (ou ensemble je sais plus), tout devient possible...


              • Philippe D Philippe D 14 octobre 2008 12:57

                Krusty,

                A priori il y a effectivement un certain nombre de gens qui ne comprennent pas ce que ces 360 Milliards représentent.
                J’essaye d’en donner une explication simple, si l’on veut bien la lire et essayer de la comprendre.
                Je ne suis pas partisan de l’ultralibéralisme, je pense au contraire que de nouvelles règles sont nécessaires, que les paradis fiscaux devraient disparaitre,


                - La crise est là, cette mesure est une réponse des Etats, et c’est apparemment une mesure qui marche.

                - Un grand nombre d’économistes et de politiques ont vu la situation se dégrader inexorablement, sans savoir ce qu’il convenait de faire pour inverser la tendance. La nouveauté sous leurs yeux c’est que les politiques unis, à la faveur du tsunami financier, viennent de reprendre la main et peuvent, s’ils le décident et s’ils restent suffisament unis, imposer enfin de nouvelles règles.

                - J’en tire la conclusion que c’est peut-être enfin une vraie chance pour l’économie mondiale, et que c’est la première bonne nouvelle depuis bien longtemps.

                - Des oiseaux de mauvais augures souhaitaient ouvertement l’explosion totale du système, au mépris des conséquences dramatiques pour toutes les populations mondiales. Je pense qu’ils se sont trompés et j’espèrent qu’ils arrêteront de diffuser leur philosophie mortifère. 

                - Quant à la morale, les responsabilités de tout cela sont tellement impossibles à définir qu’il est probable en effet que ceux qui ont le plus contribué à nous mettre dans le pétrin s’en sortiront. Dommage ils auraient mérité d’être punis. Bush et son équipe ultralibérale (entre autres) seront jugés par l’histoire et il m’étonnerait fort que leur image soit positive. Piètre consolation je vous l’accorde.


              • pseudo pseudo 14 octobre 2008 13:51

                @Mikaboom

                Moi ce que je trouve effarant, c’est la propension de certains à insulter les gens qui ne sont pas d’accord avec eux.

                C’est d’une tristesse.

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