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Stylos Reynolds, des salariés plus qu’inquiets

Face aux incertitudes sur l’avenir de leur usine, des salariés se mobilisent.

Depuis mardi 27 juin 2006, les salariés de l’usine Reynolds de Valence sont en grève. Cela a d’abord commencé par une heure d’information au cours de laquelle les diverses organisations syndicales ont fait part de leur inquiétude sur la pérennité du site de production. Ces inquiétude sont étayées par un certain nombre d’éléments (état des commandes, comptes de la société, extraits d’e-mails, etc.). Il est en effet question d’un plan massif de réorganisation ou de fermeture du site de production des stylos Reynolds de Valence, le plan VENUS. Un joli nom pour un bien vilain projet.

Reynolds, une entreprise fondée en 1927 par M. Edmond Regnault, reprise en de 1993 à 1999 par le groupe financier de d’Ernest-Antoine Sellière (de Laborde soi-même !). Fin 1999, le groupe de M Sellière a jugé opportun de vendre la société Reynolds au groupe américain Newell Rubbermaid. Ce groupe a, par la suite, acheté la division écriture de Gillette (Marques Waterman, Paper Mate et Parker). En septembre 2005, Joe Galli, alors CEO (Chief Executive Officer, soit en français, le PDG) du groupe Newell Rubbermaid (environ 30 000 emplois et environ 6 milliards de $ de chiffre d’affaires) lance le plan dit « ACCELERATION ». Ce plan réduira d’un tiers le nombre des usines du groupe, ce qui se concrétisera par plus de 5000 suppressions d’emploi (au niveau mondial). Cette annonce est, classiquement, faite à la veille d’un rendez-vous avec les actionnaires. Il se trouve que peu après, M. Joe Galli sera remercié par ces mêmes actionnaires.

Il est remplacé par M. Ketchum. Ce dernier reprend à son compte le plan « ACCELERATION ». Les salariés de l’usine Reynolds vivent actuellement une déclinaison locale de cette décision globale. Concrètement, cela se traduit par un très grand flou sur l’avenir du site. La direction locale garde un silence gêné lorsque les représentants exigent des précisions, des éléments concrets sur l’avenir du site de Valence. Tout se passe comme si les représentants de la direction évitaient de se mettre dans une situation de mensonge, assimilable à un délit d’entrave, juridiquement sanctionné. Actuellement (28/06/06 à 14 h) les questions, (re)posées fermement hier n’ont toujours pas eu de réponses. La demande d’entretien avec d’authentiques décideurs est toujours sans réponse.

Le moral des salarié est toujours bon, tant il est vrai que ce conflit fédère les énergies.

Finalement, le 28/06/06 à 15 h, une réunion se tient entre les représentants de la direction et les représentations des salariés. Les décideurs, Mme SCHORTER LE BRET (Country Manager France / Belgium), MM. LECLERC, et HEFT (Vp Operations) doivent descendre jeudi 29 juin sur le site de Valence pour s’entretenir avec les représentants des salariés. Ces personnes ont le pouvoir, ou du moins suffisamment de pouvoir, pour intervenir et s’engager sur l’avenir de l’usine Reynolds de Valence.

Jeudi 29 juin, nous devrions être fixés sur notre sort.

Des infos en temps réel sur le blog Restructuration.


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4 réactions à cet article    


  • (---.---.185.253) 29 juin 2006 10:56

    6 milliards de $ ? Ok, mais quel est le benefice ? Et ou se situe le site de Valence ? Comment juger sans avoir les donnees ?


    • Diogene Pas Cynique (---.---.19.40) 30 juin 2006 07:42

      Bonjour,

      Je vous encourage à aller voir sur le blog dont le lien figure à la fin de l’article. De là, vous pourrez vous rendre sur le site de la company. Valence est dans le departement de la Drôme, en France.


    • Sam (---.---.192.67) 29 juin 2006 23:26

      Pour entrer dans le casino, prière de jeter les kleenex...

      Sympathiques dirigeants d’entreprise qui n’hésitent pas à jeter toutes leurs forces pour soutenir...la finance mondialisée.

      Leur courage pour sauver..leur pognon n’a d’égal que celui qu’ils manifestèrent pour...collaborer avec l’occupant nazi.

      C’est vrai que ça fait soixante ans. Ils ont pu changer...Ils ont, en tous cas, eu le temps...


      • lucas2 (---.---.4.85) 15 février 2007 20:35

        Bonjour,

        J’ai l’impression de débarquer, une mort annoncée dès le rachat par newell. J’ai travaillé 11 ans chez Regnault Reynolds, puis chez Rynolds SAS ( seillière), puis à Nantes chez SANFORD ECRITURE ( bref 1 an) avant de partir. Cela ne m’étonne guère. Comment voulez vous qu’un groupe aussi important se soucie de 256 personnes ? Comment déjà se fait il que vous n’étiez plus que 256 ? J’imagine quils n’ont pas mis les salarièes à la porte sans compensations. Si compensation il y a eu, c’est un juste retour des choses. Ce qui me scandalise le plus c’est que j’ai toujours connue cette entreprise comme faisant des bénéfices même beaucoup de bénéfices... Donc comment pouvons nous accepter qu’une entreprise faisant des bénéfices puisses délocaliser ? Est le problème des fonds de pensions ? Les superstructures sont elles incapables de gérer des PME de la taille de Reynolds ?

        En conclusion, je pense que Mr Regnault doit se retourner dans sa tombe

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