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Accueil du site > Actualités > Economie > Subprime : après les prêts pourris immobilier, ceux pour les voitures (...)

Subprime : après les prêts pourris immobilier, ceux pour les voitures ?

L’épisode de la crise des prêts subprime aux Etats-Unis qui jette à la rue des millions d’emprunteurs américains n’est pas encore terminé. Elle s’est traduite quand même, outre les dépréciations d’actifs et la prise de contrôle rampante des plus grandes banques américaines par les fonds souverains, par 1,3 million de logements saisis - et donc en cours de vente - l’année dernière aux Etats-Unis affectant 1 % des ménages américains. Sur ce nombre global, 1 million de ces saisies sont entrées sur le marché entre juillet et décembre ! Par ailleurs, le prix des logements vient d’enregistrer son onzième mois successif de baisse en novembre et le recul moyen des prix sur un an a atteint 7,7 %.

Croyez-vous que le système bancaire, les vendeurs et les consommateurs aient retenu la leçon ? Les hommes sont hélas Canalblog326têtus et le même phénomène que le subprime est en train de se constituer pour... les prêts autos. Les emprunts classiques sur trois ans sont ainsi passés à cinq ans puis à sept ans, voire huit. L’emprunteur y voit une baisse de ses mensualités de remboursements qui lui permet de se payer la voiture de ses rêves. Le vendeur soigne ses propres bonus et fait tourner la machine industrielle qui elle-même fait travailler les employés, car tout se tient.

Certains accros de la bagnole se retrouvent ainsi avec des prêts dont la valeur résiduelle est supérieure à celle du ou des véhicules achetés. Une statistique montre que la dette auto moyenne des consommateurs américains est ainsi supérieure de 4 200 dollars à la valeur de leur véhicule. En d’autres termes, même en vendant ces véhicules, ils ne pourraient pas rembourser leurs crédits ! Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, on assiste à la montée des saisies et des ventes de voitures de seconde main.

Au total, ce sont annuellement 575 millards de dollars qui sont ainsi prêtés annuellement aux Etats-Unis aux acheteurs de voitures et le nombre d’acheteurs non solvables a augmenté de 20 % en 2007. Que croyez-vous qu’il arrivera ?


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18 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 21 février 2008 12:10

    Article qui aurait pu être intéressant , s’il y avait eu analyse..

    Qui a poussé à l’endettement ? Pourquoi ? Dans quel contexte économique ?...


    • Internaute Internaute 21 février 2008 12:29

      On a toujours profité de la crédulité des innocents et des imbéciles. C’est triste mais c’est comme cela.


    • Ecométa Ecométa 22 février 2008 09:11

      Bonjour internaute ,

       

      Non ça ne doit pas être toujours comme ça !

       

      Autrefois la loi, le " droit " (d’où la droite conservatrice), était le fait du Prince et de ses privilèges ; désormais (ce qui a donné la gauche réactionnaire) la loi est sensée protéger les plus faibles et non les princes... voire les plus malins qui souvent se prennent pour des "petits princes". 

       

      Ecométa


    • Internaute Internaute 21 février 2008 12:27

      Le système est fait pour enrichir les banques avec les intérêts. Si le capital est prêté à partir de rien, une simple écriture comptable crée ex-nihilo l’argent que la banque prête, les intérêts sont par contre de la monnaie sonnante et trébuchante acquise au prix d’un dur labeur quotidien de l’emprunteur.

      Quand la banque va mal, aucun problème. L’Etat ne laissera jamais une banque d’importance tomber en faillite. Il la nationalisera comme font actuellement les anglais avec Northern Rock, la renflouera avec les impôts prélevés sur le dos des contribuables donc des emprunteurs, et la reprivatisera le jour où elle permettra à des gros privés de gagner de l’argent avec.

      Shakespeare disait en son temps "... tu paieras les intérêts de la dette. Si tu ne payes pas tu paieras les intérêts des intérêts de la dette. Et si tu ne payes pas tu paieras avec ton sang".

      Les chiffres sont gros mais ne sont que des chiffres. 1% des ménages qui perdent leur maison, ce serait en France 630.000 personnes. Ce chiffre correspond à la population d’une grande ville de France en incluant ses alentours distants, comme par exemple Nice ou Bordeaux avec leur banlieue. Prenez GéoPortail ou GoogleEarth et survolez ces villes. Imaginez maintenant des armées d’huissiers et de flics mettant à la rue tous les habitants de tous les bâtiments que vous voyez. C’est cela la crise du sub-prime. C’ets pire que les bombardements américains pendant la dernière guerre.


      • tvargentine.com lerma 21 février 2008 12:57

        C’est un discours comme celui que vous avez écrit qui a guidé les socialistes dans l’echec,car il est moralisateur et n’accepte pas que le plus pauvre cherche à acceder à une forme de richesse ,même à crédit et dont une grosse majorité pourront avec les biens achetés s’enrichir (achat vente de biens immobiliers ou achat d’une voiture pour se déplacer pour un travail ou une activité)

        Avec votre discours,les socialistes ont préféré créer le RMI et laisser les gens dans la misère et la précarité et développer les "associations-bizness" comme les restos du coeur et compagnie

        Dans une crise,il y a des perdants et des gagnants et les perdants ne sont pas toujours perdant tout le temps et les gagnants ne gagnent pas toujours

        Soyons réaliste et ne restons pas enfermé dans des idées réductrices car les 575 millards de dollars qui sont ainsi prétés annuellement aux Etats Unis vont dans l’économie et la création d’emplois

         


        • Forest Ent Forest Ent 21 février 2008 13:14

          C’est trop tard. Il n’y a actuellement aux US plus d’offre ni de demande de crédit sérieuses. La bulle a mis 20 ans à gonfler. Plus rien ne peut s’opposer à son explosion, ni baisse des impôts, ni baisse des taux de la fed. La seule question ouverte est : quand ? A mon avis, c’est d’ici septembre. Mais c’est un sentiment et je ne saurais le démontrer. Il faut déjà le constat de la récession US au T1 ou Q1, de la contagion à l’Europe et surtout à la Chine. Je ne sais pas combien de temps ça prendra. D’autant que l’administration US tentera tout ce qu’il lui est possible pour retarder l’heure de vérité. On se dirige à mon avis à moyen terme vers un vaste movement de nationalisation des banques, comme déjà entamé en Angleterre.


          • Spyder974 Spyder974 21 février 2008 13:17

            Il s’agit d’un problème de moral, les banques savent qu’au final les emprunts devrait etre limiter, en france c’est 33% du revenu, mais chez eux, il n’y a pas de limite, il me semble...

            Il ne faut pas oublier que la même chose pourrait se passer en France,car avec tout les organismes qui sont pres à vous fournir de l’argent ne font aucun control, des exemples ont déja eu lieu dans des reportages. Je me rappel d’un exemple d’un journaliste qui avait acheter en 1 journée, oui une, plus de 7000€ de materiel, sans avoir le moindre problème....

            Alors attention, pour un rien tout peut basculer


            • ZEN ZEN 21 février 2008 13:29

              ...........nationalisation des banques...

              pour socialiser les pertes, en attendant de les reprivatiser lorsqu’elle seront assainies....


              • Forest Ent Forest Ent 21 février 2008 13:33

                Je pense que ça se fera en général de manière moins voyante que Northern Rock, avec une reprise de créances douteuses par des fonds étatiques ou très largement mutualisés, comme la CDC en France.


              • spartacus1 spartacus1 21 février 2008 14:49

                Mais c’est le b-a ba du système : nationaliser les déficits et privatiser les bénéfices, ZEN, tu viens seulement de t’en apercevoir ?


              • MagicBuster 21 février 2008 15:07

                ... et c’est sans compter sur la dépénalisation du droit des affaires. . .

                Les rentiers empochent les bénef .... mais faut surtout rien dire .... ils ne sont responsables de rien.

                C’est ça le vote Sarko !!

                On n’a pas fini d’en baver.


                • Sébastien Sébastien 21 février 2008 17:05

                  Mais attendez, ces credits permettent a des gens d’acquerir des biens qu’ils n’auraient jamais eu sinon. On ne parle pas de tele plasma ou de chaine hi-fi dernier cri mais de voiture. Et vous savez que la voiture est indispensable aux US.

                  Et qu’une banque qui prete de l’argent contre remuneration n’est pas scandaleux. C’est le principe du credit. A chacun de voir selon son budget.

                  Apres que cet argent soit mal utilise, que des personnes prennent 30 credits a la fois et arrivent a des situations ou ils doivent etre saisi n’est pas forcement de la cause des banques et provient souvent d’une gestion immature de l’argent par des personnes fragiles.


                  • Forest Ent Forest Ent 21 février 2008 18:04

                    Cette remarque permet de décrire la grande différence entre le principe anglo-saxon, responsable de la crise actuelle, et le principe français.

                    Chez les anglo-saxons, il y a liberté absolue de contracter. Presque par principe.

                    En France, l’asymétrie d’information est prise en compte, et le prêteur peur se voir retirer le bénéfice de son "escroquerie" s’il s’avère qu’il était manifeste que l’emprunteur ne pouvait absolument pas rembourser.

                    Pour l’asymétrie, 90% des français ne peuvent pas évaluer un risque de taux, donc le coût d’un emprunt à taux progressif.

                    Pour l’"escroquerie", il est très rentable de prêter à quelqu’un de pas solvable avec une hypothèque de premier rang sur le bien acheté. En cas de défaut de paiement, on saisit et bingo.

                    Le seul défaut de cette escroquerie, c’est que si beaucoup de gens la font en même temps, le bien saisi n’a plus aucune valeur, et l’escroc se retrouve le bec dans l’eau. C’est ce que l’on appelle le "risque systémique", et c’est l’état global de l’immobilier US.

                    Mais en fait ça va bien bien au-delà de l’immobilier, et nous allons bientôt voir le même gag dans des tas d’autres domaines, comme les crédits à la consommation cités dans cet article, et qui se traitent de la manière décrite depuis bien longtemps (cet article intervient en cela bien trop tard), et surtout les dérivés des marchés d’actions.


                  • Ecométa Ecométa 22 février 2008 08:56

                    Bonjour Sébastien,

                     

                    Certes, mais votre raisonnement est un peu  trop facile, simpliste même,  car il ne tient pas compte d’un tas d’éléments !

                     

                    Notamment qu’au départ les choses sont saines et qu’elles se dégradent au fur et à mesure : du fait d’une baise de revenus, de taux d’intérêts qui augmentent, d’un licenciement, de la précarité grandissante du travail ! Même si le taux de chômage est soi-disant moins élevé qu’en Europe, ou qu’en France, les « working poors » sont une réalité aux Etats-Unis, comme en Grande Bretagne d’ailleurs, et désormais en France ; et le taux de personne vivant en dessous du seuil de pauvreté y est le même qu’en Europe… on dit officiellement 15 % mais certainement qu’il est supérieur à 20 % !  

                     

                    Surtout que cette crise des subprimes n’a concerné que des gens à revenus modestes, parfois des familles nombreuses, mais aussi des personnes seules, des femmes âgées, seules et dans le désarroi …  mais tous propriétaire d’un bien immobilier ! Que la chose était érigée en véritable système organisé car tout beau petit monde pensait que l’immobilier américain grimperait ad vitam aeternam ! 

                     

                    De plus, ces gens là, les tenants du système, étaient tous de professionnels rompus à une discipline marketing à laquelle il est souvent difficile de résister !

                     

                    Les difficultés ne sont jamais simples : un peu de compassion Sébastien !

                     

                    Ecometa

                     


                  • Pak 21 février 2008 23:53

                    Le "crédit à la consommation" est un non sens, pour moi le crédit se justifie pour développer une activité ou pour acheter un logement (durable).

                    Il vaut mieux acheter cash une voiture d’occasion que de comprendre trop tard que le coût d’un crédit doit être marginal et non pas prépondérant (et être toujours couvert par la valeur du bien). Je trouve dommage que le législateur n’intervienne pas dans ce domaine, tout le monde n’a pas le niveau en math pour comprendre...

                    Perso je n’ai eu que des voitures d’occasion et avec la fiabilité des modèles actuels cela ne pose aucun problème. Il y a des magazines qui sortent périodiquement et qui permettent d’avoir une idée très claire des modèles à rechercher. A noter que cela permet d’éliminer l’assurance tout risques aussi puisque la valeur de la voiture est faible. D’ailleurs je suggère à ceux qui en ont une de la supprimer au bout de 3 ou 4 ans car la valeur de la voiture n’est plus suffisante. Il est en outre scandaleux que les primes d’assurances ne baissent pas toutes seules dans le temps...


                    • Christoff_M Christoff_M 22 février 2008 08:16

                       la CDC a déja racheté des actions pourries pour sauver les meubles voir affaire Airbus et il y a peu l’Affaire des actions racheté à Albert frère, voir un article paru ici sur Agoravox... ;

                      A une époque le C Lyonnais avait épongé les dettes de mr TAPIE apres des largesses attribuées....

                      Il se passe la meme chose maintenant et la CDC avec la signature successive de Breton et Lagarde, et il y peu un certain mr Sarkozy qui était ministre des finances !! cette banque passe son temps a éponger les ardoises en haut lieu au frais du contribuable !! elle n’a plus aucune raison d’etre dans le systeme européen....

                      disons qu’on garde le fusible en haut lieu en attendant la réforme du système bancaire impulsé par l’Europe...


                      • Ecométa Ecométa 22 février 2008 08:24

                         

                         

                        Bonjour,

                         

                        Décidément, si tout change, ceci, techniquement et scientifiquement, on serait même dans le changement pour le changement et une véritable fuite en avant économico technoscientiste ; au bout du compte, et ceci, humainement : rien ne change réellement ! En même temps, et à sa décharge, l’humain, le principe même d’humanité est tellement négligé dans cette civilisation rationalo technoscientiste : comment pourrait-on nous améliorer dans ce domaine ? 

                         

                        Cette crise des « subprimes » aux Etats-Unis, l’affaire des subprimes, qui, comme vous le dites, jette à la rue des millions d’emprunteurs américains, fait penser, pour ceux qui connaissent l’histoire, à Thomas More ;  à son « Utopia », cet ouvrage  dans lequel il relate le mouvement dit des « enclosures » : l’affaire des enclosures !

                         

                        Un  mouvement, qui, dans l’Angleterre du 16 è siècle, en même temps qu’il jette sur les chemins des masses de gens dénués de tous moyens d’existence, marque dans le monde rural l’irruption de la propriété privée capitaliste. En effet, stimulé par le développement de l’industrie lainière anglaises, ce mouvement voit la création de grands élevages de moutons « privés » par l’aristocratie tudorienne. Une « privatisation » qui se réalisera au détriment des terrains communaux et de leurs usages collectifs, qui, auparavant, étaient liée aux anciennes « tenures » et permettaient traditionnellement aux nombreuses populations paysannes de subsister dans le cadre du domaine féodal. Un mouvement mené avec évidemment des conséquences sociales dramatiques, mais aussi et surtout avec une brutalité absolument inouïe que dénonçait Thomas More dans la première partie de son « Utopia ». En fait, Thomas More était effrayé par les ravages qu’engendrait dans son pays, cette course au profit d’une « aristocratie » tudorienne à laquelle il appartenait pourtant mais qu’il critiquait et combattait : il le paiera d’ailleurs de sa vie ! 

                         

                        L’humanité, écrivait Gorge Bernard Shaw, serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l’employaient à ne pas les commettre. Si seulement c’était vrai …qu’ils réparaient réellement leurs erreurs ; le plus souvent les hommes persistent dans l’erreur et même dans l’horreur et, si nécessaire, l’histoire de l’humanité est là pour en témoigner, et, pas que l’histoire ancienne, même et surtout l’histoire récente ! Tout ceci pour la simple mais mauvais raison que nous nous inscrivons dans la fuite en avant, celle économico technoscientiste, que nous ne justifions plus le présent que par le futur, par l’anticipation, et que nous négligeons, dans nos processus cognitif un concept qui pourtant nous est propre, au moins individuellement, on ne peut plu inné même, autrement nous payons cache nos erreurs, et qui s’appelle l’introspection cognitive !

                         

                        Nous sommes sensés, collectivement, être plus intelligents ; alors, pourquoi collectivement, au plan du savoir collectif, de sa rationalité, l’introspection est-elle totalement bannie ? Avec Descartes, comme si le savoir était essentiellement devant nous, à découvrir, nous avons fait table rase du passé, et désormais : nous ne justifions plus le présent que par l’avenir ! Le savoir n’est pas uniquement devant nous à découvrir, ceci, dans de nouvelles expériences, mais  il est également derrière nous dans des expériences passées, certaines et non hypothétiques, et, sans aucun doute, tellement riches d’enseignements !

                         

                        Ecometa

                         

                        http://metaecosystemie.blogspot.com

                         


                        • herve33 22 février 2008 09:41

                          Bon article , mais qui aurait pu mérité d’etre largement etre approfondi . 

                          Une chose dont personne ne parle mais qui va encore plonger davantage l’économie américaine dans le rouge et dans une moindre mesure le reste du Monde , c’est la hausse du prix du pétrole et des carburants .

                          Il faut que savoir que les américains utilisent toujours des véhicules gourmands en essence , et chaque hausse du prix du baril est catastrophique pour le budget des ménages , d’autant plus que les plus modestes habitent loin des centres villes où se situent les emplois . Celui - ci est encore amplifié par la baisse du dollar qui selon toute vraisemblance descendra en dessous de 1,5 $ pour un Euro . ( Lire http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1643 )

                          Comme le dit Forest Ent , le pire de la crise est attendue pour l’été ou la fin de l’année 2008 . Il est indéniable que cela aura un impact sur les élections présidentielles, et cela sera un cadeau empoisonné pour les successeurs de l’administration Bush .

                          Qu’elle sera l’impact de cette crise sur le reste du monde , difficile à dire , mais cela risque de provoquer des explosions sociales dans de nombreux pays .

                           

                           

                           

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