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Accueil du site > Actualités > Economie > Suivre les Indieucateurs, épuisement annoncé des systèmes politico-économiques

Suivre les Indieucateurs, épuisement annoncé des systèmes politico-économiques !

Les Indieucateurs, nouvelles croyances du management barbare.
 
La meilleure façon de gérer de grands systèmes socio économiques qu’on ait trouvée jusqu’à présent est de s’appuyer sur des indieucateurs et d’allumer des cierges en priant que les prévisions se réalisent.
C’est ainsi dans les grandes institutions : BCE, FMI, OCDE, Trésor américain, Wall Street et les 27 minus états européens qui siègent à Bruxelles, tous prisonniers des requins de la finance et de leurs valets d’agences de notations corrompues , en complet conflits d’intérêts les uns avec les autres sur une vie professionnelle et politique de 30 à 70 ans.
 
On a toutefois souligné le risque qu’il y a à « réduire » la réalité de toute organisation à un système d’indieucateurs forcément incomplet : on remplace en effet le réel par un système simplifié virtuel que les décisions visent à optimiser béatement, comme des oracles à la prévision économique.
 Les décisions ne sont plus orientées sur la cible ou l’objectif d’une politique sociale de qualité de vie, mais sur ce système virtuel tel qu’il apparaît juste aux décideurs de la finance mondiale. Il arrive alors que les décisions prises à des milliers de kilomètres du lieu où elles s’appliquent peuvent paraître très à côté de la cible que l’on a d’ailleurs jamais interrogé, j’ai nommé, « le citoyen » .
 
Or que fait-on depuis des décennies ? On réduit tout à des indieucateurs et à des sondages débiles, frisant l’horoscope d’un magazine gratuit perdu dans les poubelles du métro parisien.
 
La sécurité routière, l’aide sociale et la performance économique. La conduite des organisations, par exemple la fonction publique avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), s’est transformée en un pilotage de quelques indieucateurs très orientés gestion économique comme souligné dans le rapport récent remis au ministre du Budget en mars 2010 : http://www.budget.gouv.fr/directions_services/sircom/rap_cornut_gentille_2010.pdf
 
La taille de l’organisation rend pourtant cette façon de faire indispensable, il faut bien se fixer des objectifs, le mot miracle est lancé.
Cependant le décalage, que dis je le gouffre, entre l’optimisation du système virtuel et celle du système réel, l’organisation, est perçu de tous, l’encadrement de proximité , les syndicats et le personnel.
 
 Quand ceux-ci mettent en doute la justesse ou la pertinence d’une décision, ils sont confrontés à une logique mécaniste ni disposée ni même capable de discernement entre les réalités ressenties et sa concrétisation abusive par les indieucateurs. C’est un nouveau terrorisme/cataclysme, celui des chiffres et dont on ne compte plus les victimes sociales.
 
 Les directions pensent bien faire et agissent comme on leur dit de faire, en travaillant avec beaucoup de logique sur l’organisation réduite à des indieucateurs. Les employés voient la réalité du terrain et ne peuvent comprendre en quoi les décisions prises répondent à l’intérêt général. D’où le divorce entre hiérarchies et employés propre à notre société et que les moyens des systèmes informatiques ne font qu’accélérer, produisant le stress des uns et des autres et la perte de crédibilité du modèle de management actuel.
 
Par son approche, le management de bonne foi impose inconsciemment un diktat à apparence logique mais démontrant une absence de discernement quasi fanatique par son inflexibilité et son intolérance et donc aux conséquences révoltantes, démobilisantes et appauvrissantes.
 
C’est ce qui donne ce management d’importation ne tenant pas compte des racines socio culturelles , l’état d’esprit est impacté, nous basculons dans l’opposition, le chaos, la paralysie.
 
L’on génère de la schizophrénie administrative et citoyenne et l’on épuise le pays car on a perdu le sens du travail, de la relation sociale, du métier, du comment et du pourquoi on s’investit au boulot..
 
Les problèmes d’aujourd’hui comme l’Irlande sont les solutions d’hier , le miracle économique européen à 2h de Paris.
 
Comment sortir du piège de l’idôlatrie des Indieucateurs ?
 
En créant de nouvelles règles et conventions tenant compte de la socio économie et pas uniquement de la finance, en intégrant les parties prenantes dans les gouvernances, en tenant compte des aspirations sociétales et environnementales et en donnant du temps au temps.
 
Afin que les politiques, actionnaires, dirigeants et financiers intégrent l’impact de l’Etat d’Esprit (VOULOIR) et du Bien Etre dans son Travail ( POUVOIR) sur la performance (DEVOIR), donc compléter le tableau de bord de quantificateurs pouvant objectiver le subjectif et intégrer la Performance sociale dans ses Indieucateurs voués aux organisations de travail. 
 

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4 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 15 décembre 2010 11:45

    @ l’auteur

    Utiliser un mot inconnu du commun des mortels en oubliant de l’expliquer est gênant.

    C’est d’autant plus dommageable que ce mot est la pierre angulaire de l’article.

    Qu’est ce que peu bien vouloir signifier : Indieucateur ?

    Je suppose que le sens est proche que celui donné à « Indicateur » avec une subtilité en plus, mais laquelle ?

    A part ça, ne jamais oublié que la carte n’est pas le territoire.


    • Alpo47 Alpo47 15 décembre 2010 12:45

      Moi qui pensais que le doigt de l’auteur avait glissé sur le clavier ...


      • plancherDesVaches 15 décembre 2010 14:24

        Objectiver le subjectif...
        Dangereux, ça. C’est la main mise du système par les psychologues.

        Par contre, que les patrons de boite du CAC40 gagnent je ne sais plus combien de fois le SMIC, ça me parait objectif.


        • victor waknine victor waknine 15 décembre 2010 15:33

          merci pour tous ces posts, afin d’en savoir plus je vous recommandes de consulter www.rupertconsulting.com qui a développé une analyse de l’état d’esprit pour confronter la perception (des indicateurs virtuels) aux aspirations des individus dans les organisations

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