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Accueil du site > Actualités > Economie > Surabondance de capitaux toxiques dans les pays impérialistes

Surabondance de capitaux toxiques dans les pays impérialistes

 En février 2013, l’ex-gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, déclarait que les entreprises canadiennes avaient cumulé 600 milliards $ d’encaisse et il les implorait d’investir cet argent ou de le retourner aux actionnaires plutôt que de le laisser « dormir » dans leurs caisses.


Réinjecter l’encaisse dans le circuit économique

 En février 2013, l’ex-gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, déclarait que les entreprises canadiennes avaient cumulé 600 milliards $ d’encaisse et il les implorait d’investir cet argent ou de le retourner aux actionnaires plutôt que de le laisser « dormir » dans leurs caisses (1). De plus, il affirmait que les entreprises canadiennes ne réinvestissaient pas suffisamment leurs profits et versaient une rente trop importante à leurs actionnaires. Le banquier des banquiers canadiens laissait planer la menace qu’il serait économiquement profitable de taxer l’encaisse des sociétés par action de manière à ce que le gouvernement s’accapare d’une partie de cette masse monétaire léthargique (2). Ce défenseur des intérêts des riches ne faisait que son devoir de fonctionnaire en indiquant aux administrateurs du capital corporatif d’utiliser ces profits que le ministre du Revenu du Canada ne pourrait ignorer plus longtemps. Tôt ou tard il lui serait intimé de s’y intéresser.

 Depuis la crise économique de 2008 les entreprises des pays capitalistes avancés réinvestissent une plus faible proportion de leurs profits qu’auparavant et redistribuent une plus large partie de leurs bénéfices en dividendes, ou alors elles rachètent les actions en circulation, une autre façon de conforter la rente des actionnaires.

 Notez toutefois que dans l’allocution de Mark Carney il n’était question que de proportions car en montants absolues les investissements sont en croissance constante. Les profits corporatifs sont si imposants que les entreprises ne parviennent pas à engager tout leur capital profitablement. Les occasions d’affaires ne font pas l’affaire, du moins pas en quantité suffisante pour absorber tout cet argent inemployé à sommeiller dans les coffres des banquiers.

 Le ratio dividendes/investissements pour les grandes entreprises canadiennes dénote une augmentation depuis le début des années 1980. Il n’en demeure pas moins qu’à 35%, ce ratio montre que les dividendes distribués sont moins élevés que les investissements ! Il y a bien investissement – mais pas suffisamment selon l’ex-président de la Banque du Canada.

 Dans son rapport d’octobre 2013 la Banque du Canada laisse entendre que « Les investissements des entreprises canadiennes sont présentement élevés en pourcentage du PIB ». Depuis 2010 les données de Statistique Canada montrent une reprise des investissements (Graphique 1. Formation de capital fixe c’est-à-dire investissements en machinerie, en énergie, en usine et en infrastructure industrielle). L’ex-Président de la Banque du Canada était donc dans l’erreur ? Pas du tout. Mark Carney connaissait très bien ces données, il souhaitait simplement signifier que ce n’était pas assez. 
 

 

Graphique 1

Investissements privés au Canada (Statcan)

Source : http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/11/statcan_investissements.png

 Le banquier des banquiers indiquait simplement que l’État bourgeois est en faillite et ploie sous le poids de sa dette souveraine (fédéral, provincial, municipal) et si les rentiers capitalistes n’y prennent garde – compte tenu que les ouvriers ont déjà été saignés à blanc et les autres salariés tout autant, et que la petite-bourgeoise y passe aussi – l’État toujours en manque de rentrée fiscale pourrait être tenté de hausser les impôts sur le capital et sur les dividendes versés aux particuliers afin de combler ses déficits léonins. Les rentiers riches pourraient être les prochains sur la liste et il est du devoir du commis Carney de les en aviser.


 Un économiste canadien portant le pseudonyme de Minarchiste observe que : « La proportion plus élevée de dividendes est une chose tout à fait normale dans une économie mature dont la population est vieillissante. N’est-il pas normal que les opportunités d’investissement soient moindres qu’il y a 40 ans dans les pays développés ? Oui, il y a toujours des investissements à faire pour améliorer le capital productif, mousser l’innovation technologique, améliorer l’efficience et la productivité et poursuivre la progression de notre niveau de vie, mais pas autant qu’avant. » (3).

 Qui s’étonnera de notre étonnement de ne pas observer cette augmentation du niveau de vie des quelque 3 400 000 salariés québécois, non plus que des 15 400 000 salariés canadiens, non plus que des 1 200 000 chômeurs canadiens, dont 50% ne retirent aucune assurance chômage et ont recours au bien-être social (4) ? Mais où va donc toute cette prospérité ?

Quand la spoliation des pays émergents devient œuvre philanthropique

 Le Minarchiste, grand sophiste, nous indique une piste pour cambistes qu’auraient empruntée le capital de risque et les randonneurs capitalistes à travers la jungle de la reprise économique : « Les économies capitalistes ont accumulé une bonne quantité de capital productif depuis la révolution industrielle, c’est maintenant au tour des économies postsocialistes d’en bénéficier et de se sortir de la pauvreté ». 

 Tiens donc, nous ne savions pas que les pays proto-socialistes d’Europe, d’Afrique et d’Asie étaient engagés dans une phase de croissance économique ? Serait-ce les hausses d’exportation d’héroïne et de stupéfiants, les ventes d’armes russes, tchèques, slovaques ; la croissance du trafic des blanches à destination du « marché » occidental de la traite ; ou l’augmentation de l’émigration d’esclaves salariés clandestins par containers et par rafiots meurtriers qui justifie l’enthousiasme de l’économiste en herbe ? Par ailleurs, nous avons observé nous aussi que les investissements occidentaux se sont accrus en Chine et au Vietnam notamment. Toutefois, ces investissements des corporations occidentales sont comptabilisés dans les chiffres du capital toxique à valoriser (Graphique 1).

 Ce que notre économiste Libertarien admet candidement au paragraphe suivant : « ce qu’on constate en observant les flux d’investissement est que ces dividendes sont réinvestis dans les pays émergents. Les fonds d’actions nord-américaines (…) sont les fonds « globaux » et « internationaux » qui gèrent l’épargne. Nous observons donc une migration de capital des pays développés vers les pays en développement, où les opportunités de rendement sont supérieures. Ces capitaux aideront ces pays à « émerger » et à se développer une base de capital productif qui fera augmenter leur niveau de vie (…) ces pays s’enrichissent – et cela fait baisser les inégalités mondiales. » (5). Merveilleux l’altruisme des milliardaires canadiens, américains et européens en faveur du nivellement des inégalités tiers-mondistes « Tous les exploités sur un pied d’égalité, voilà l’équité du bourgeois gentils homme ».

 Le Président de la Bank of Canada tire la sonnette d’alarme sur les 600 milliards de dollars d’encaisse non distribués (en France les chiffres sont plus imposant), qui risquent d’attiser la convoitise du Ministre des Finances, tandis que l’économiste en herbe argue que la balance des immenses profits engrangés chaque année à la sueur du front des ouvriers et des salariés est intelligemment réinvestis dans les « sweat chops » d’Asie où le grand capital monopoliste trouve désormais de la main-d’œuvre bon marché, plus docile à piller qu’en pays occidental où les chômeurs désœuvrés, les retraités paupérisés, les petits-bourgeois menacés dans leur intégrité et les étudiants-travailleurs sous-payés sont invités à pavoiser en faveur de la prospérité partager avec leurs frères de pauvreté entassés dans les bidonvilles à Dacca, à Shanghai, à Johannesburg et à Bombay surpeuplée.

 « Ainsi, les Nord-Américains investissent de plus en plus en Europe de l’Est, en Chine, en Inde, en Australie, au Brésil, au Mexique et même en Afrique. Cela est non seulement normal, c’est aussi fort souhaitable ! Aux 18e et 19e siècles, le capital britannique a permis aux États-Unis (et au Canada) de se développer en finançant leur capital productif. (…) le capital des pays du G7 permettra aux pays émergents "d’émerger" de la misère. C’est d’ailleurs pourquoi les inégalités mondiales sont en baisse, le capital des pays riches aidant les pays pauvres à rejoindre leur niveau de vie. » (6).

 Les inégalités sociales sont en hausse depuis que le capital financier produit de la richesse toxique « ectopique », totalement en dehors des circuits de production de la valeur, et depuis que les milliardaires sont toujours plus riches et les salariés chaque jour plus pauvres. Il est vrai que les pauvres d’Occident se rapprochent peu à peu des conditions de vie des pauvres des pays du Tiers-monde, enfer d’extraction et de spoliation. C’est ainsi que l’écart rétrécit entre le mendiant occidental et le travailleur pauvre oriental et africain, mais peut-on parler de diminution des inégalités mondiales ? De plus, quelle belle façon de présenter l’externalisation et la délocalisation industrielle qui détruit les emplois au Canada, en France et dans tout l’Occident, fait diminuer les salaires et augmenter la misère de tous les prolétaires, pour aller exploiter les ouvriers paupérisés des autres contrées.

 Par rapport au constat de Mistinguett Minarchiste, saviez-vous que les salaires de misère (25 dollars par mois) payés aux esclaves salariés du Bengladesh ont garanti le niveau de vie des salariés d’ici ? Les profits mirobolants tirés des pays émergents et rapatriés par les entreprises impérialistes occidentales (rapatriement infiniment supérieurs aux donations de charités consenties à ces pays) ont permis à ces dernières de maintenir en l’état les salaires de plusieurs travailleurs occidentaux…jusqu’à présent du moins…mais c’est maintenant terminé, dorénavant tous les salariés seront pressurés.

 

 Mais voilà que ce qui devait arriver – arriva. À force de délocaliser les usines – de transférer les emplois vers les pays pauvres – ce sont les emplois au Canada, en France, qui périclitent –. Le travail industriel se raréfie alors qu’explose l’emploi dans les services mal payés (entretiens général et ménagés, auxiliaires médicales, gardiennes et puéricultrices, restauration rapide, hôtellerie, commerces de détail, taxi et transport, fonctionnaires des services publics et parapublics - 65% des emplois au Canada, c’est pire en France). Heureusement, les emplois bien payés du quaternaire financier, de gestion et d’innovation ont aussi augmenté mais il n’est pas certain que ceux-là ne déménageront pas vers les grands centres financiers internationaux, de recherche/ développement et de management financier concentrés et sophistiqués dans des mégapoles mondiales New-York, Los Angeles, Shanghai, Hong-Kong, Bombay, Paris, Londres, Berlin, Pékin.

Les banques construisent le nid du crédit qui les discrédite

 Une fois l’inflation retranchée la masse salariale globale diminue si bien que la consommation et les marchés stagnent en métropole occidentale, phénomène de contraction des marchés que le crédit à la consommation tente de compenser en faisant dépenser aux consommateurs d’aujourd’hui l’argent que le travailleur-chômeur de demain ne gagnera pas… Le vaste marché de consommation occidental est en sursis, ce qu’appréhendent les banques et les entreprises monopolistes. En effet, les occasions d’affaires se font rares au pays de l’ex-prospérité et cela malgré le rapatriement des dividendes des oligopoles canadiens, français, américains, qui retirent davantage des pays émergents qu’ils n’y investissent comme le souligne l’utopiste dans son envolée lyrique. 

 « Quant aux entreprises canadiennes, on ne devrait pas être surpris qu’elles se gardent une marge de manœuvre plus grande suite à une crise financière majeure durant laquelle les marchés des capitaux se sont complètement fermés. Cela démontre qu’elles ont appris leur leçon. M. Carney devrait approuver plutôt que de ronchonner. De plus, la moitié des 25 entreprises mentionnées dans l’article de Canadian Business comme ayant un niveau élevé d’encaisse sont des institutions financières qui ont dû augmenter leur niveau de liquidité du fait que la règlementation l’exige depuis la crise de 2008 (règles de Bâle 3 et Solvency II) (7).

 L’économiste débutant (et ses mentors) a tout faux. Les banques canadiennes ne maintiennent pas un tel niveau d’encaisse pour se prémunir contre le crédit toxique à haut risque qu’elles émettent quotidiennement. Ils leurs suffiraient de restreindre l’accès au crédit pour ceux qui à l’évidence ne pourront jamais rembourser. Les banques facilitent plutôt l’accès au crédit et accumulent les encaisses sulfureuses pour quatre raisons :

1) Premièrement, le jour où les banques raréfieront le crédit elles paralyseront aussitôt l’ensemble de l’économie, du moins sa portion malsaine et parasitaire.

2) Deuxièmement, la masse de capitaux inemployés indique à l’évidence qu’aucune opportunité d’affaires ne se présente au capital affamé de dividende. C’est le propre du capital financier que de chercher à se réinvestir afin d’accomplir un nouveau cycle de valorisation pour une encaisse encore plus importante. S’il ne le fait pas c’est par manque d’occasions d’affaires.

3) Troisièmement, cette quantité énorme de capitaux atteste que la masse monétaire en circulation est excédentaire – hypertrophiée – par rapport à l’activité économique et la productivité.

4) Quatrièmement, autant de capital rapace en circulation force chaque entreprise vorace à conserver des liquidités afin de se prémunir d’une OPA pugnace.

 Trop d’argent est à la poursuite de trop peu de plus-value potentielle. Étrange n’est-ce pas ? Nous avons écrit tantôt que la masse des profits étaient énorme et croissante. Mais en fait c’est la masse monétaire qui gonfle – sans être adossée à une production tangible et sans marché pour l’écouler si bien que l’argent tourne à vide dans le circuit de la finance sans passer (pour une partie du moins) par le circuit de la production, là où se construit la valeur d’échange.

 Deux données donneront une idée de l’ampleur de l’arnaque monétaire toxique. Le montant des transactions financières internationales est cinquante fois plus important que la valeur totale du commerce international portant sur les marchandises et les services (8). Le volume des échanges commerciaux dans le monde a été multiplié par 17 entre 1948 et 1997 pour une production globale qui n’a été multipliée que par 6 seulement. Cette hypertrophie commerciale est la conséquence de la fragmentation du procès de production des marchandises qui sont fabriquées à la pièce dans différentes contrées et assemblées à la chaîne dans d'autres pays ateliers (9).

 Actuellement, la monnaie fictive – les encaisses et les fonds de roulement des entreprises – ainsi que les portefeuilles d’actions des rentiers se construisent via le circuit financier – et pour le bénéfice exclusif de la sphère financière de l’économie globalisée. Or ce cycle financier, fictif en terme productif, arrive à son terme de fumisterie et il éclatera comme toutes les bulles financières précaires. Ne retenez qu’une constante : chaque bulle boursière qui éclate fait davantage de misère à l’économie capitaliste que la précédente (10).

L’école économique Minarchiste libertarienne de l’Oncle Picsou

 Abordons maintenant un grand mythe que notre Picsou Minarchiste propage en prétendant le pourfendre. Il aborde le sujet de la bourse et de l’investissement par ces mots lourds de suspicion : « Le corollaire de ce mythe du réinvestissement des profits est que chaque dollar investi à la bourse devient en quelque sorte « inactif ». Après tout, quand on achète des actions d’une entreprise sur le marché boursier, l’argent ne va pas directement à cette entreprise pour financer ses investissements, n’est-ce pas ? Cela signifie-t-il que cet argent ne contribue pas à la croissance économique ? (…) Disons que vous utilisiez votre épargne pour acheter des actions de Metro. (…) Cette entreprise mature s’autofinance à l’aide de ses profits. (…) vous contribuez donc à faire monter le prix des actions de Metro (…) » (11).

 De fait, Metro inc. a si bien fait dans le passé que la firme se trouve en situation de quasi-monopole sur le marché québécois de l’alimentation et qu’elle peut augmenter ses prix régulièrement avec la complicité de ses rares concurrents. Voilà le bénéfice que nous – gens ordinaires qui n’avons aucune façon d’investir - connaissons du succès financier de Metro incorporé.

 Et l’économiste libertarien de s’enflammer : « Tôt ou tard, l’argent finira par être utilisé pour acquérir de nouvelles actions ou obligations émises par une entreprise qui a un projet d’investissement à financer. Ainsi, même si Metro n’obtient pas votre argent, celui-ci sera investi dans la production (…) Ou dans les nouveaux cinémas de Cineplex. (…) l’argent injecté dans la bourse finit toujours dans une nouvelle émission de capital servant à investir dans la production. Cette épargne n’est pas destinée à finir sa route dans la piscine de pièces d’or d’Oncle Picsou ! » (12).

 Freinons temporairement l’enthousiasme délirant de notre agent de placement. Est-il exact que votre argent (à supposer que vous en ayez à placer) deviendra un jour du « capital investi dans la production » ? Un investissement dans les cinémas Cineplex est-il un placement dans la production ? Non évidemment. Une entreprise offrant des loisirs cinématographiques dispute à ses concurrents une partie des revenus des salariés qui acceptent de se payer un divertissement qui contribue à assurer la reproduction sociale de leur force de travail. Cineplex commercialise du divertissement et ne produit aucune richesse. Il en est de même de l’« industrie » de la loterie qui écume les derniers deniers des salariés afin de livrer 1,2 milliard $ de taxe au gouvernement. Cette industrie ne produit aucune richesse, que de la déconvenue.

 L’économiste Minarchiste s’est suffisamment compromis. De Metro à la Banque Nationale, de Innergex à Cineplex, la circonvolution est spécieuse et suffisante. Permettez-nous d’occulter cette gabegie. Pour quelle raison les banques se sont-elles surcompensées en liquidités au cours des dernières années et pourquoi se sont-elles encombrées de grandes réserves monétaires depuis le dernier krach boursier ? C’est que, nonobstant les règlements (Bâle 3 – Solvency II) – grâce aux cartels de gestion des fonds mutuels, et la Banque Nationale du Canada et la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec – des milliards de dollars des épargnes des gens ordinaires se sont retrouvés non pas chez Suncor, Metro ou Innergex , mais dans des « produits dérivés toxiques », appellation pudique pour désigner des investissements sulfureux – frauduleux qui un jour ont explosé à la face de leurs vendeurs et de leurs acheteurs et le feront encore prochainement. Bref, des milliers de petits épargnants ont tout simplement été expropriés de leurs deniers sous forme d’hypothèques surévaluées et de placements absolument improductifs. D’autres scandales Madoff et d’autres scandales Norbourg se préparent (13). 

 Si tant d’argent (600 milliards $) demeurent en rade – non investis, non convertis en capital – c’est tout simplement que les opportunités de faire fructifier et de valoriser la plus-value font défaut. Sachez que chaque capitaliste maudit cette conjoncture économique mais il n’y peut rien car ce système économique anarchique et archaïque – tout le contraire de ce que le spécialiste pontifie – est en panne et la crise qu’ils appréhendent se rapproche alors que le monticule de leurs avoirs en papiers frimés ne vaudra bientôt pas davantage qu’un château en Espagne. Le gouvernement aura beau taxer et surtaxer le manant pour transférer autant de capitaux soi-disant générateurs d’emplois ; le gouvernement pourra réduire les tarifs d’électricité pour les entreprises milliardaires et les augmenter pour les consommateurs débonnaires ; il pourra laisser les profiteurs saccager la Terre mère, pourtant rien n’y fera. La prospérité économique ne sera pas au rendez-vous et l’encaisse corporatif fondra comme neige au mois d’août. Mark Carney savait que la seule façon de planquer ce capital insolent c’était de le transformer en moyens de production ou en immobilier. Les capitalistes sauront-ils entendre la voix de leur maître banquier ?
 

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La semaine prochaine : L’accord Iran-USA sur le nucléaire
POUR LES ÉDITORIAUX ROBERT BIBEAU www.robertbibeau.ca/palestine.html
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(1) http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et http://www.canadianbusiness.com/economy/dead-money/
(2) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lillusion-du-plein-emploi/
(3) http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et http://affaires.lapresse.ca/economie/macro-economie/201005/26/01-4283886-hausse-du-nombre-de-salaries-au-canada.php
(4) http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk3/ftp04/NQ65423.pdf
(5) http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et http://minarchiste.wordpress.com/2012/11/07/les-inegalites-mondiales-sont-en-baisse/ 
(6) http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./
(7) http://minarchiste.wordpress.com/2013/11/07/la-dictature-du-capital/
(8) S. Cordellier (2000). La mondialisation au-delà des mythes. La Découverte. P. 75.
(9) T. Thomas (2004) Mondialisation. Albatroz Paris. 95 pages. (page 59).
(10) http://publications-agora.fr/pack/ssw3b/?code=ESSWP803&a=3&o=38&s=74&u=59913&l=614&r=MC&g=0
(11) http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./ et http://www.canadianbusiness.com/economy/dead-money/
(12) http://centpapiers.com/mythe-les-entreprises-ne-reinvestissent-pas-suffisamment-leurs-profits./
(13) http://www.rcmp-grc.gc.ca/scams-fraudes/inv-fra-fra.htm
 


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1 réactions à cet article    


  • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 décembre 2013 15:28

    Justement ce n’est absolument pas qu’au CANADA.

     

    J’ai donné l’exemple du CANADA parce que je possède les chiffres précis pour le Canada mais faites une petite enquête et je suis assuré que vous découvrirez des données équivalentes pour la France - l’Italie et l’UE et les USA je puis déjà vous assurez que tout concorde EN PIRE

     

    Robert

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