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Accueil du site > Actualités > Economie > Télétravail : Stop ou encore (+) ?

Télétravail : Stop ou encore (+) ?

Le « télétravail » est devenu « hype » !

Mais il y a beaucoup de non-dits et quelques manipulations autour de cette « nouvelle façon de produire »....

Le "télétravail" est devenu "hype" !

Entre sa ressemblance avec la "télécommande" et le "téléviseur", cela lui donnerait (presque) un côté ludique et sympathique.

Il y a beaucoup de non-dits et d’insincérité dans la campagne assez favorable au télétravail.

Tentons d’être plutôt impartial en pesant en toute sincérité entre les points réels et supposés positifs et les difficultés-risques de cette nouvelle forme d’activité professionnelle.

Si le télétravail n’est pas complètement nouveau, ce qui l’est c’est de le présenter comme accessible au plus grand nombre.

Or le télétravail n’est pas fonctionnellement adapté à un grand nombre d’activités.

Posons les éléments favorables et positifs...

Dans des circonstances exceptionnelles, comme un risque de pandémie (type H1N1), c’est la possibilité de maintenir une partie de l’activité de l’entreprise.

C’est aussi le moyen pour le salarié de demeurer à son domicile pour, tout en conservant son travail, veiller à ses enfants, des parents âgés etc...

Le salarié peut aussi organiser son temps de travail (pause, amplitude) comme il l’entend (il devient plus autonome) sans subir le regard de ses collègues, les réprimandes de sa hiérarchie.

Mais cela doit être bien mesuré au regard des caractéristiques de dangerosité.

Le télétravail, c’est la rupture du lien social direct avec ses collègues, ses responsables et plus généralement la vie de l’entreprise.

Cet éloignement physique peut avoir pour conséquence logique l’oubli du salarié pour son évolution de carrière, la reconnaissance de l’entreprise… Comme la prise en compte des angoisses et des espoirs collectifs.

C’est une nouvelle restriction à participer à la motivation collective et à la culture de l’entreprise.

C’est la difficulté de demeurer dans son temps de travail et de glisser dans la confusion progressive "temps de travail/temps à soi". C’est un accélérateur potentiel de flexibilité de ses horaires de travail comme de son temps de repos.

Le télétravail pourrait-il être acceptable ?

Tout d’abord, il conviendrait de l’accompagner de précautions et obligations élémentaires.

Le télétravail ne doit pas devenir permanent. Le lien avec l’entreprise doit aussi être "physique" (y compris par une programmation régulière respectée).

Le temps de travail du salarié doit être mesuré et suivi avec la plus grande rigueur selon les textes conventionnels et légaux. Aucune exception ou dérogation ne doit être tolérée.

Ce respect du temps de travail doit être clair et assuré techniquement (connexion-déconnexion au poste informatique de travail) comme un chrono tachygraphe pour un conducteur routier.

Enfin, et cela va mieux en le disant, aucun frais ne doit être porté à la charge du salarié pour assurer le bon fonctionnement du poste de travail qui doit pleinement assuré les règles ergonomiques et de santé au travail. Le CHSCT (ou les D.P.) doit être ainsi consulté.

Il n’est point étonnant qu’assez peu d’entreprises se lancent dans "l’aventure du télétravail". Sauf pour celles qui souhaitent atteindre un autre objectif !

C’est ainsi que des directions d’entreprises proposent à quelques salariés adeptes du télétravail de devenir travailleur libéral, consultant ou auto-entrepreneur.

Cela dans le but de sortir du "carcan" que représente le contrat de travail traditionnel (CDI, CDD) et d’éviter le paiement des cotisations sociales (assurance maladie, retraite, prévoyance, accidents du travail).

Et le patronat passe ainsi du statut d’employeur à celui de client-donneur d’ordres. Ce qui semble pour certaines entreprises bien plus confortable que le respect des conventions collectifs, du code du travail et d’un minimum de dialogue social.

Cet aboutissement logique de certains dirigeants patronaux propagandistes du télétravail n’a rien de "hype" :

Cela s’appelle (encore et toujours) la "réduction des coûts du travail" (le cost-killing).


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18 réactions à cet article    


  • fhefhe fhefhe 10 août 2009 11:31

    T ravaillé
    E fficacement (en)
    L iberté ...
    E phémère
    ----
    T elle (est la )
    R éalité.
    A ltérer (sa )
    V ie
    A ffective , 
    I mperceptiblement (est à terme )
    L acrymale !!!!

    En effet....les « Dirigeants » ont-ils pensé à la VIE DE FAMILLE... !!!
    Je parle en connaissances de cause ...Ayant été Responsable Commercial...aprés mes Tournées (ou je « découchais » mini 4 fois par semaine ) j’avais Tout le SAMEDI ou Le Dimanche pour faire mes « Reporting » ....sans oublier les soirs à l’Hôtel devant l’Ecran de mon « Portable » pour suivre mon activité , lire mes mails , etc.... !!!!

    Le Télé-Travail... permet également aux entreprises de gagner des Métres Carrés de bureau....Mais si vous avez besoin , mini , de 2 chambres ...vous Devez prendre un T4 pour réserver une pièce pour vôtre bureau !!!!


    • Halman Halman 10 août 2009 11:56

      Il y a encore du travail pour que le télétravail entre dans les moeurs.

      Le télétravail est une excellente solution pour les gens ayant des problèmes de santé.

      Sans avoir à s’épuiser dans des transports parfois impossibles pour les handicapés, ils peuvent s’intégrer dans la société et dans des projets en travaillant par pc interposé.

      Solution excellente pour les cardiaques, les paraplégiques, les dépressifs. Il faut aussi penser à ceux là et ne pas voir que du point de vue du gars en pleine santé.

      Les dépressifs peuvent reprendre peu à peu pied en travaillant à domicile sans avoir à se remettre dans des conditions de travail qui ont provoqué leur dépression. Reprendre confiance en soi, retrouver une activité professionnelle, se réinsérer dans la société, etc.

      Non seulement cela libérerait des bureaux pour l’entreprise, mais cela éviterait des coups de mi temps thérapeutiques et longues maladies à la sécu.

      Sans compter considérablement moins de gens qui prennent les transports, donc moins de véhicules, donc moins de pollution, etc.

      Et puis, cet automne, par la force des choses, à cause de la future épidémie de grippe A, cela sera une des actions à prendre imposée par le niveau de sécurité à prendre : que les gens qui peuvent travailler à domicile le fasse pour limiter l’épidémie.


      • Ronfladonf Ronfladonf 10 août 2009 14:09

        Je connais le télétravail thérapeutique suite à un « Burn-Out » (dépression physique...)

        Mais je me suis vite senti isolé après trois mois de télétravail...
        A conseiller à doses modérées toutefois et pour des raisons ed santé ou de grvès SNCF uniquement...


      • remiaufrere remiaufrere 10 août 2009 16:50

        Bien entendu, et je le souligne le télétravail peut être judicieux dans des périodes particulières et pour un laps de temps précis et limité dans le temps.

        Concernant les réinsertions pour causes de maladies type dépression, je ne suis pas absolument certain au contraire qu’il faille laisser le salarié chez lui mais plutôt le sortir de son cadre géographique habituel...celui-ci pouvant faciliter les idées noires et la dépression...(effet boomerang). Donc l’exemple du dépressif n’est pas forcément le meilleur.

        Et la dépression peut aussi toucher le salarié qui s’est lancé (en volontariat ou non) dans l’aventure télétravail.
        Par contre, l’effet déplacements réduits est assurément un élément très positif du télétravail.


      • Halman Halman 10 août 2009 12:16

        "Le télétravail, c’est la rupture du lien social direct avec ses collègues, ses responsables et plus généralement la vie de l’entreprise."

        Encore une question de manque de pratique.

        En réalité le télétravail fait prendre une distance salutaire au salarié. Surtout aux dépressifs pour ne pas qu’ils replongent. Il n’entre pas dans les conflits et problèmes psychologiques et relationnels de ses collègues.

        D’où une rentabilité bien plus considérable. Il ne perd pas de temps en problèmes relationnels, il travaille.

        On sait tous très bien que dans un service, on le constate tous au quotidien, que plus de la moitié de la perte de temps est due au problèmes relationnels et psychologiques. On en a tous ras le bol de ces réunions qui devraient durer 1/4 d’heure mais qui durent 2 heures parce que machin ceci, truc qui reproche à chose cela, et si ceci et si cela et une heure et demie de problèmes relationnels que le chef s’use les nerfs à essayer de régler.

        Qui ne constate pas avec énervement le soir que ce qui a pris la journée aurait pu être fait en une heure si machin ceci, machine cela...

        Mais à la maison, derrière son pc, on ne voit pas la miss qui fait sa crise, le gars qui fait son manipulateur auprès du chef et des collègues, on entend pas les discussions assassines de couloirs des paranos et mythos qui se font leurs délires psychos.

        Tranquille derrière son pc, et bin on bosse et on a pas le stress et la non productivité de la gueguerre des nerfs des collègues.

        Et rien n’empêche au salarié de participer physiquement aux réunions une ou deux fois par semaine, c’est dans les textes sur le télétravail.

        L’article insinue que télétravail égal coupure du monde social et relationnel.

        C’est faux.

        Avec la pratique les liens sociaux ne sont pas coupés. Les copinages par email ou forum ou téléphone ou vidéo conférences se font.

        Les gens s’installent des webcam et se font des séance de bosse et de déconne par vidéo conférence.

        Ainsi les liens sociaux sont conservés contrairement aux idées préconçues.

        Même en étant présents dans le service, plutôt que de se déplacer toutes les 10 minutes à l’autre bout du bâtiment, on se fait des séances webcam et on garde le contact.

        Ainsi même en télétravail les liens sociaux se font ou ne se font pas au gré du salarié, de son humeur, de ses besoins.

        Tout comme au bureau quoi.


        • OrphelinPolitique 10 août 2009 12:29

          Le télétravail pris comme « travailler depuis chez soi » a des avantages, comme la réduction à zéro du temps de transport (d’où plus de temps pour le travailleur), et donc moins de dépenses (essence ou transport en commun), ce qui est aussi bon pour l’environnement. Mais les inconvénient sont nombreux : l’entreprise n’est pas seulement le lieu où l’on travaille, c’est aussi celui où l’on tisse du lien social.


          Pourquoi ne pas prendre une solution intermédiaire ? Si travailler depuis chez soi a des inconvénient, il serait en revanche parfaitement possible de travailler dans des centres de télétravail proposant bureaux isolés, infrastructures comme les photocopieurs et machines à café. Idéalement, il pourrait s’agir d’extension des bureaux de postes (il y en a partout, on peut y aller à pied ou en vélo, et cela permettrait d’éviter la mort de ceux qui se trouvent dans les petits villages). Le travailleurs pourra alors prendre son café à la machine à café, non avec ses collègues, mais avec des employés d’autres sociétés, qui seraient aussi ses voisins. D’où brassage des idées peut-être plus enrichissantes, et tissage de lien social.

          • remiaufrere remiaufrere 10 août 2009 16:37

            Votre idée présente un caractère innovant et sympathique.
            Reste que la « mise en musique » ne serait peut-être pas si simple mais à étudier...


          • PtitLudo PtitLudo 10 août 2009 16:42

            Oui à ce principe de télétravail d’autant plus que tout le monde ne peut pas disposer d’un bureau à domicile, ou alors les entreprises devraient contribuer au logement de leurs salariés.

            En plus les voisins de bureau ne seraient pas des collègues (excepté quelques coïncidences), donc des relations plus désintéressées et donc plus saines pour certains (même si personnellement je ne vois pas systématiquement mes collègues comme des grands méchants me faisant toutes les pires vacheries dans le dos !).

            Après pour les cas particuliers (handicaps, longues maladies, ...) ce sont d’autres situations qui doivent être traitées indépendamment.


          • LeGoJac 16 août 2009 10:36

            Fort sympathique certes, mais cela a été proposé (il me semble par un élu d’ile de france) il y a des années de cela (bien 15 ans) pour.... diminuer la consommation d’essence, l’écologie, fluidifier la circulation, etc. Il proposait la création de pôles de télétravail tout autour de Paris au constat que bien des employés traversaient la capitale en en croisant d’autres dans l’autre sens. Ces pôles étaient proposés à une époque où l’ADSL était encore rare dans les foyers c’est dire l’époque.
            A l’époque je me disais que les entreprises pouvaient aussi louer à d’autres des bureaux de télétravail dans leurs propres locaux pour financer ceux de leurs propres télétravailleurs. Heu... sur ce sujet là je n’ai rien vu. 

            Il y avait aussi des « choses » en province où il était envisagé d’installer de telles locaux dans des villes moyennes et petites afin de limiter le kilométrage voire de fidéliser certains cadres dont la vie de famille se situait vaguement le w.e. entre 2 trains par exemple.
            Mais c’était encore une fois pour palier à l’absence du haut débit.

            Maintenant nous en sommes à la 3G et la donne est complètement modifiée. Les travailleurs mobiles sont de plus en plus nombreux et entrent ils dans l’appellation « télétravail » ?
            Pour moi oui.
            Oui car le télétravail n’a de définition commune qu’un job habituellement assumé dans les locaux d’une entreprise et qui soudain se « jouerait ailleurs ».

            A mon sens le télétravail n’existera dans quelques années que comme une ancienne appellation de ce qui se fera quand cela sera possible.
            Tiens, histoire d’enfoncer le clou (ou d’enfoncer le flou) :
            Un ingénieur qui télécommande une chaufferie à Mulhouse depuis son entreprise à Amsterdam est-il un télétravailleur ? Ok non. Et depuis son domicile ? Bon oui. Depuis sa voiture ? Depuis chez un autre client ? Et s’il fait un peu de tout cela à fois ?
            Bon voilà, il pourra peut-être rester quelque part un vague sens juridique local mais dans ce cas probablement noyé/dilué par une directive européenne se voulant neutre et neutralisante dans les faits.
            D’autres pratiques sociales naîtront, j’en suis du moins convaincu.
            Elles se mettent certainement déjà en place toutes seules en attendant une magnifique étude d’un universitaire télégénique.


          • Halman Halman 10 août 2009 12:33

            Alors Orphelin, ce n’est plus du télétravail, autant travailler dans son bureau habituel.


            • OrphelinPolitique 10 août 2009 15:06

              L’avantage, c’est tout de même d’éviter entre une et deux heures de trajet par jour.


            • Jerome 10 août 2009 14:21

              Je suis télétravailleur depuis 3 ans. Il faut savoir que je suis dans un cas à part. J’ai choisi ce mode de travail à l’encontre de mes responsables. Ils se sont habitués.

              Comme témoignage je donnerais quelques exemples qui sont caractéristique de ce mode de travail :
              1/ Attention au temps pour soi. Au début on est dans une ambiance familliale. On est chez soi, on se sent bien et il arrive de travailler entre 12h et 14h par jour. Pas de pause le midi, le soir à 23h on est devant ses mails, etc...
              Il faut un temps d’adaptation pour reprendre le dessus et faire des horaires résonnables.
              2/ Oui le télétravail coupe le lien sociale. On est seul. Ce n’est pas forcément simple d’assumer la solitude et de couper le lien de la cantine avec ses débats, de la journée et des échanges avec les collègues.
              3/ En ce qui concerne les promos, je ne vois pas la différence. Il faut dire que je suis dans une structure qui a des entités partout et être au bureau ou à la maison ne change rien, on est de toute façon pas avec ses partenaires de travail.
              4/ J’en retire une façon de vivre très agréable. C’est tellement plus simple. Je m’organise ou j’organise mon temps par rapport aux activités familliale sans avoir à subir le jugement du : t’es pas laà ? t’es là ? du bureau.
              5/ c’est écologique, j’ai jamais aussi peu consommé en essence depuis que je télétravail.
              6/ Ce n’est en effet pas dans les moeurs. Télétravail est encore beaucoup trop souvent amalgamé avec glande à domicile.
              En conclusion : C’est génial, mais gaffe quand même, c’est très trompeur au début et ça laisse globalement une opinion négative. Il faut du temps pour démontrer que télétravail ne nuit pas à rentabilité ou exemplarité ou....

              Cardialement
              Jal

              • remiaufrere remiaufrere 10 août 2009 16:35

                Monsieur,

                votre témoignage est instructif et illustre toutes les difficultés et avantages du télétravail. Il est vrai que j’avais omis l’évidence en point positif : l’absence de déplacement domicile-travail, ce qui peut effectivement représenté un formidable atout en terme de gain de temps et de qualité de vie.
                Mais comme vous l’avez souligner, vous êtes un « un cas à part », parce que vous avez totalement choisi le télétravail (il ne vous a pas été « suggéré ») et vous l’avez adopté en version « définitive ».
                Pour ma part , je en pense pas que si le salarié (et le dirigeant) s’adapte bien, il y ait un risque de perte de productivité.
                J’aurais plutôt tendance à croire le contraire et vous semblez le dire en indiquant que vous travaillez jusqu’à 12 et 14 h par jour !

                Dans mon article, j’ai aussi souligné en final le risque de glissement juridique du salariat à la prestation de services qui est bien moins sécurisée en de nombreux points même si la tâche est momentanément mieux rémunéré par le client.

                Votre expérience permet d’indiquer qu’il faut être très prudent sans rejeter en bloc cette nouvelle organisation de production.
                Bien à vous,
                R.A.


              • Tommy Tommy 10 août 2009 17:18

                Je suis contre le télé travail tout simplement parce qu’on y perd sa santé en travaillant tout en étant malade.

                Le problème de l’industrie française c’est qu’il vit sur un mensonge : les pays en voix de développement ont une main d’oeuvre très bon marché, et donc les entreprises sont attirés par cette outil de travail contraint à la misère. Alors l’industrie française tente de survivre en essayant d’avoir une main d’oeuvre comme ceux des PED : en donnant une qualité de travail et de vie misérable. C’est tout bonnement immorale. On ne va pas détruire le code du travail, mais il existe une alternative.

                Vu que nous somme « cher », et bien montrons que nous somme une main d’oeuvre productif et de qualité (la france a le taux horaire de production le plus élevé en europe) afin d’avoir des contre-arguments et surtout il faut financer la recherche dans des nouveaux marchés que les autres pays n’ont pas encore. Nous serons alors, une terre industrielle de qualité et innovante, et donc compétitive.


                • remiaufrere remiaufrere 10 août 2009 18:44

                  Je précise tout de même qu’au final si le dirigeant d’entreprise propose ou favorise le télétravail , c’est essentiellement pour des questions de « coûts » du travail, bien entendu !

                  Même si certains peuvent aussi considérer qu’un salarié en « télétravail » est susceptible d’être plus créatif et plus compétitif...


                  • jcm jcm 10 août 2009 20:11

                    A ce que je lis peut-on considérer « le » télétravail comme une réalité qui ne supporterait qu’une seule définition ?

                    Non, visiblement, mais il s’envisage avec des modalités assez variables qui en rendent, pour chacun, la réalité assez différente.

                    Je me trouve dans une entreprise qui ne contraint ni n’interdit : elle autorise chacun a travailler à distance quelques jours par semaine.

                    Je passe donc 2 journées sur 5 à travailler à domicile : ce sont les journées au cours desquelles je me sens le mieux, où je travaille le mieux, en musique, et où je suis probablement le plus « productif ».

                    Ce n’est pas qu’au bureau du temps serait perdu en vains bavardages : je travaille parmi des gens qui, peut-être, rigolent quand ils s’écrasent un doigt (ce qui doit être sportif, sur le clavier d’un ordi !).

                    Chez moi je ne suis pas déconcentré par le pianotement inopiné d’un collègue sur son bureau, stressé par le bruit d’une souris en scroll aussi accéléré qu’interminable ou crispé par ces frappes plus ou moins véloces sur des claviers trop sonores.

                    Là, un grand bravo aux fabricants de ces instruments de torture, qui ne connaissent pas les matériaux amortisseurs hormis lorsqu’ils réalisent un clavier de portable !

                    Comme, entre collègues, on ne se dit qu’à peine plus que le strict nécessaire pour le boulot lorsqu’une telle communication est nécessaire quand je suis chez moi, Skype fait l’affaire.

                    Du point de vue de l’entreprise, mon bureau reste vide en mon absence : l’entreprise n’a aucun intérêt particulier à ce que je travaille à distance.


                    • Paul Cosquer 10 août 2009 23:01

                      La télétravail, c’est quand on travaille en regardant la télé, c’est bien ça ? Bon alors, je dirais que ça dépend de la chaîne. C’est vrai que c’est aliénant le travail : toutes ces chaînes !


                      • pigripi pigripi 16 août 2009 12:01

                        Article intéressant qui montre les + et les - du télétravail qui n’est pas une panacée mais une solution qui, comme vous le dites, doit être librement choisie par le/la télétravailleur(euse)

                        Lorsque j’étais salariée, je travaillais parfois chez moi pour économiser le temps de transport et cela m’arrangeait bien et ne nuisait pas ni à mon travail ni à ma sociabilité ni aux intérêts de l’entreprise. Mais c’était du télétravail improvisé qui n’a jamais fait l’objet d’un contrat spécifique. Il me suffisait de prévenir mes collègues et c’est moi qui décidait.
                        Donc, un cas à part, courant mais qui ne rentre pas dans les mesures officielles et légales dictées par les entreprises.
                        J’ajoute que lorsque j’ai fait une grave dépression, je me suis contrainte instinctivement à aller tous les jours au bureau et que je n’ai eu aucune envie de télétravailler à ce moment-là. Je ressentais intuitivement la necessité pour ne pas totalement sombrer de m’accrocher à mon lieu de travail et son environnement humain.
                        J’ai alors eu la grande chance d’être aidée concrètement par une collègue qui, sans blabla venait me demandait ce que j’avais à faire et m’aider à la réaliser si je n’y parvenais pas ...

                        Depuis janvier, je suis auto entrepreneur et je télétravaille. J’ai ainsi découvert l’intérêt de ce statut pour les entreprises qui ne veulent pas embaucher et minimiser leurs charges. En effet, je ne suis pas sollicitée par des clients directs mais par toutes sortes d’intermédiaires qui me disent franchement être ravis de mon statut d’auto entrepreneur.

                        Je comprends pour quoi elles sont ravies : aucun contrat, aucune charge, aucune obligation. Je suis payée sur prestations et, bien sûr, l’intermédiaire se sucre au passage, ma rémunération étant revue à la baisse alors que le client final se voit présenter des factures conséquentes.

                        Il faut aussi savoir que l’auto entrepreneur n’étant pas assujetti à la TVA, le client final ne peut pas la récupérer et préfère donc passer par des entreprises intermédiaires qui facturent HT et TTC.

                        Cette apparente merveilleuse invention qu’est la statut d’auto entrepreneur, télétravailleur le plus souvent, est en fait une disposition qui rapporte plus aux entreprises qu’aux auto entrepreneurs eux mêmes et elles l’ont bien compris.

                        Pour conclure, je pense que le télétravail est une solution très intéressante pour certaines professions, certains statuts, certaines personnes à condition qu’il soit librement choisi et encadré correctement et justement.

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