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Accueil du site > Actualités > Economie > Tout le monde a le droit de manger

Tout le monde a le droit de manger

Les Nations Unies nous disent que pour mettre un terme à la faim nous devons favoriser la croissance. Comme on le souligne dans son rapport sur « L’état d’insécurité alimentaire dans le monde en 2012 » : « Les pauvres doivent participer au processus de croissance et à ses bénéfices. La croissance doit être atteinte avec la participation des pauvres et s’étendre à ces derniers ». Et d’ajouter : « La croissance agricole est particulièrement efficace pour réduire la faim et la malnutrition ».

Mais là n’est pas le problème. Il ne s’agit pas de redémarrer à nouveau la machine de la croissance économique, comme s’il s’agissait d’une formule magique. Ce dont nous avons besoin c’est de redistribution et de justice. Tout particulièrement dans les politiques agricoles et alimentaires, où des tonnes de nourriture finissent tous les jours dans les poubelles alors que 870 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim. Il ne nous faut pas « plus de richesses concentrées dans une poignée de mains », mais plus de démocratie.

D’après l’organisation GRAIN, depuis les années 1960, la production alimentaire a été multipliée par trois, tandis que la population mondiale n’a fait que doubler. Il existe une quantité phénoménale de nourriture, bien plus grande qu’à n’importe quelle autre période de l’histoire, mais si on n’a pas d’argent pour l’acheter, si on n’a pas d’accès à la terre, à l’eau, aux semences pour la produire, alors on ne mange pas.

Il ne s’agit donc pas de produire plus d’aliments mais bien de répartir ceux qui existent déjà. C’est l’ensemble du modèle agro-alimentaire, au service d’une poignée d’intérêts privés, qui est en cause.

Les médias et les institutions internationales nous disent que la faim est le fruit de phénomènes météorologiques et de conflits armés. Pas seulement et pas principalement. Les causes de la faim sont politiques et ont à voir avec ceux qui contrôlent les politiques agricoles et alimentaires, avec ceux qui en tirent profit et dans les mains desquels se trouvent les moyens de production alimentaires.

Ce n’est qu’ainsi qu’on peut expliquer que des pays comme Haïti qui, dans les années 1970, produisait suffisamment de riz pour alimenter sa population, est aujourd’hui l’un des pays les plus frappés par la faim.

Depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, les politiques de libéralisation commerciale et d’invasion de ses marchés par des produits subventionnés de multinationales du Nord, vendus en dessous de leurs prix de production, ont détruit ses systèmes agricoles, supprimé sa souveraineté alimentaire et l’ont transformé en pays dépendant de l’achat de nourriture à des entreprises étrangères. Ce n’est pas le hasard qui a conduit, comme tant d’autres pays, Haïti à la faim, mais bien la politique.

Dans le contexte actuel de crise profonde du système, les biens communs se transforment en une nouvelle source de profit pour le capital.

On intensifie l’accaparement des terres, la privatisation de l’eau, la spéculation avec la nourriture. En d’autres mots, ce que le géographe David Harvey appelle l’« accumulation par dépossession ». Ou comment devenir riche en privatisant ce qui appartient à la majorité.

Et ces processus ne font rien d’autre qu’aggraver les causes de la faim, en laissant des multitudes de gens sans droit à manger.

D'aprés un article d'Esther VIVAS

http://2ccr.unblog.fr/2013/05/06/tout-le-monde-a-le-droit-de-manger/

Lire également : DOUZE MYTHES SUR LA FAIM

ou aussi : CES BANQUES QUI SPECULENT SUR LA FAIM


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14 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mai 2013 09:15

    Il faut bien mâcher pour faciliter la digestion . 


    • ecolittoral ecolittoral 15 mai 2013 09:48

      C’est une forme de collectivisation...pour le bien de la collectivité !

      Très peu de décideurs pour planifier.
      Hier, en Chine et en (ex) URSS, le miracle de la centralisation pour le bien être des peuples.
      Aujourd’hui, partout, le miracle de la centralisation privée pour le bien être des peuples.
      Hier par la force et la propagande, aujourd’hui par l’argent et les lois.
      Hier par la pénurie, aujourd’hui par l’abondance sous réserve de pouvoir d’achat.
      Deux modèles opposés(?) pour les mêmes résultats !

      Et toujours les mêmes responsables....les peuples qui n’ont rien compris et qui sabotent « le plan ». Ces peuples qui s’opposent à la lutte finale et osent quelques fois la désobéissance.
      Des peuples qui se plaignent de ne pas manger alors que nous sommes au XXI ème siècle.

      Comme si la modernité pouvait nous affranchir de ces bassesses que sont l’alimentation, la coopération, l’éducation et, demain, la procréation.

      • spartacus spartacus 15 mai 2013 13:35

        L’auteur devrait lire les rapports de la banque mondiale.


        Il n’y a jamais eu si peu de famines dans le tiers monde, des maladies ont étés éradiquées, la prospérité n’a jamais été aussi grande. Jamais les inégalités ne sont devenues aussi faibles.

        Jamais la famine n’a fait si peu de morts depuis la disparition du communisme...La dernière de masse dans les années 2000 se situait en Corée du Nord. 
        Le taux de malnutrition en Corée du Nord est de 35% de la population.

        Le capitalisme triomphant réussit la ou le communisme a échoué.

        Les études de la banque mondiale révèlent une baisse marquée de la pauvreté dans le monde entier.

        Sur la période 2005-2012, ce sont toutes les régions du monde qui ont vu la grande pauvreté reculer.

        -52% des habitants de la planète vivaient avaient que 1,25$ par jour en 1981

        -43% en 1990 

        -22% des habitants des pays en développement en 2012. 

        L’auteur parle de politiques de libéralisation commerciale et d’invasion de ses marchés par des produits subventionnés......Les politiques libérales sont justement contre l’ingérence de l’état sur les marchés, et donc contre les subventions....


        • Robert GIL ROBERT GIL 15 mai 2013 13:45

          t’es jamais fatigué de dire des conneries.......comme le jour ou tu nous a sorti qu’en amerique meme les pauvres etaient riches, ’t’es vraiment un BdB avec un poid chiche dans la tete !


        • spartacus spartacus 15 mai 2013 16:05

          « riche » n’est pas le mot.


          Je vais t’expliquer cher ignorant que tes articles comme ceux des bobos confondent les taux de pauvreté. 
          Parce qu’il en existe 2, mais votre propagande qui prône le misérabilisme prend avantage à les confondre.
          Le taux de « pauvreté absolu » et le taux de « pauvreté relatif »

          L’un concerne les pays pauvres ou en développement et l’autre les pays occidentaux. 
          L’un est calculé en fonction de l’évaluation de la dépense minimale pour assurer un niveau de vie tolérable.
          L’autre en fonction du revenu moyen de la population.

          En Amérique le seuil de pauvreté est calculé sur la moyenne des revenus en valeur absolue comme tous les pays anglo saxons, à l’inverse .

          Regarde c’est écrit sur Wikipédia et toutes les publications économiques :

          Quelques chiffres sur ceux en dessous du seuil de pauvreté aux USA :
          • 46 % de ceux qui sont considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison ;
          • 76 % disposent de l’air conditionné ;
          • 75 % d’entre eux bénéficient d’au moins deux chambres pour vivre ;
          • le pauvre « moyen » américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Vienne ou Athènes ;
          • 97 % des pauvres ont une télévision couleur ; 50 % en ont deux ;
          • 75 % d’entre eux possèdent une voiture, 30 % en possèdent deux ;
          • 73 % des pauvres possèdent un four à micro-ondes.

          Y’a que les communistes et les Robert bile qui ne le savent pas, ils vivent dans leur monde de haine du capitalisme !

          Ça craint quand même des gens comme toi obtus et stupides qui insultent ou écrivent de telles ânerie sans se renseigner ou vérifier un minimum ailleurs que dans les écrits de Staline !

        • Robert GIL ROBERT GIL 15 mai 2013 17:08

          donc les pauvres que l’on voit dans les rues des pays liberaux sont des pauvres virtuels !!!


        • spartacus spartacus 15 mai 2013 17:37

          Il existe des pays démocratiques, socialistes ou communistes.


          Un pays « libéral » n’existe pas, le libéralisme est une éthique, pas une doctrine. 
          Par contre une politique peut être « libérale ».

          Bien sur qu’il y a des pauvres aux USA comme dans tous les pays. 
          Ils bénéficient de food stamps (coupons de nourriture) et il existe de nombreuses fondations privées qui prennent en charge. Les USA ont inventé Médicare avant la France qui l’a copié avec la CMU.

          Peut être veux tu devenir libéral ? de nombreux Front de Gauche deviennent actuellement des libéraux ?
          Vu sur Internet ! 

        • Pyrathome Pyrathome 15 mai 2013 19:02

          Ils bénéficient de food stamps (coupons de nourriture) et il existe de nombreuses fondations privées qui prennent en charge
          .
          50 millions d’Américains survivent avec ces tickets.....soit presque 20% de la population !!!
          N’oublie pas de préciser, bouffon....


        • foufouille foufouille 15 mai 2013 14:02

          "

          -52% des habitants de la planète vivaient avaient que 1,25$ par jour en 1981"

          et le pain etait au meme prix ?



          • osoleil osoleil 15 mai 2013 14:06

            Faites circuler s’il vous plait, merci !

            http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GLpwyNzlWDM

            Dans le long-métrage « Super Trash », Martin Esposito montre comment les déchets du festival de Cannes se retrouvaient dans la décharge à ciel ouvert de La Glacière, à Villeneuve-Loubet, jusqu’à sa fermeture en 2009. Petite visite guidée !

            Le festival de Cannes s’ouvre aujourd’hui. Pendant dix jours, les grandes stars internationales du cinéma se succéderont sur la Croisette et son tapis rouge. Pour avoir un tapis toujours écarlate, les organisateurs ne s’embêteront pas à le laver entre chaque montée, ils préfèreront plutôt le changer. Et cela devrait arriver au moins trois fois par jour !

            Pour tenter de mettre fin à ce gaspillage, une pétition vient d’être lancée par Greenpride sur change.org. Elle demande aux organisateurs du Festival de Cannes de n’utiliser qu’un seul tapis par jour pendant tout la durée de l’édition 2013. Seront-ils entendus ?

            Mais le gâchis ne vient pas seulement du tapis rouge. Martin Esposito a filmé pendant deux ans la décharge à ciel ouvert de La Glacière. Il y a fait une découverte étonnante : cette décharge accueillait toutes les moquettes du festival de Cannes, les tapis rouges, les billets d’entrées, les badges du personnel… bref, l’intégralité des poubelles du Festival. Pendant ce temps, le Festival de Cannes revendiquait déjà un tri sélectif exemplaire sur ses panneaux publicitaires et organisait même des espaces de recyclage…

            « Super Trash », un long-métrage incontournable

            Pour Martin Esposito, « la décharge est le reflet de notre monde, la réalité, la vraie ». Et cette réalité n’est pas très jolie à voir. Elle nous montre un gaspillage inimaginable : des tonnes de nourriture jetées et non périmées, des camions entiers de bouteilles de verre, des livres et des déchets d’équipements électriques et électroniques à gogo.

            On y trouve également pêle-mêle des déchets toxiques provenant de déversements de produits pétroliers, de boues de stations d’épuration, de rouleaux de médicaments en provenance directe des laboratoires, et même… des cercueils ! Les jus formés par ces déchets se déversent dans la rivière qui se jette, non loin de là,… dans la mer Méditerranée.

            Durant le tournage, Martin Esposito vit dans une cabane surélevée dans les bois et dort sur un vieux matelas trouvé dans la décharge. Il filme ses découvertes étonnantes dans les poubelles, s’alimente avec les produits encore emballés trouvés dans la décharge. L’odeur y est insoutenable.

            Si l’avant-première du long-métrage a eu lieu le 25 septembre dernier lors de la Global Conférence d’Evian, sa sortie officielle n’est prévue que le 9 octobre 2013 dans les salles obscures.

             

            Un article de Matthieu Combe, publié par natura-sciences.com et relayé par SOS-planete


            • spartacus spartacus 15 mai 2013 16:12

              @Robert Bile

              Cher ignare et ignorant regarde donc le rapport de la banque mondiale en vidéo !
              Ca devrait être à ton niveau.
              Et éviter d’écrire des conneries récurentes.
              La banque mondiale « capitaliste » aide le monde.

              • Pyrathome Pyrathome 15 mai 2013 17:55

                Hey Ducon, tu fais partie des 32 % qui pensent que tout le monde n’a pas le droit de manger ?
                Quelqu’un pour lui enlever les piles à ce guignol ?


              • foufouille foufouille 15 mai 2013 18:23
                • 46 % de ceux qui sont considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison ;
                en bois et vieille
                • 76 % disposent de l’air conditionné ;
                normal, ca dates de plus longtemps. et pas de murs en pierres a percer
                • 75 % d’entre eux bénéficient d’au moins deux chambres pour vivre ;
                sans blague ?
                • le pauvre « moyen » américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Vienne ou Athènes ;
                moyen et pauvre c’est pas pareil
                • 97 % des pauvres ont une télévision couleur ; 50 % en ont deux ;
                mdr, le N&B ne se vent plus depuis ........
                • 75 % d’entre eux possèdent une voiture, 30 % en possèdent deux ;
                tres pourrie et d’occase
                • 73 % des pauvres possèdent un four à micro-ondes.

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Robert GIL

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