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Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance

Comme chacun sait, la Grèce est actuellement en première ligne des pays attaqués par la finance sur son point faible : la dette souveraine.
Cette situation est cependant valable pour la plupart des pays occidentaux endettés, y compris la France, la seule différence étant que les plus vulnérables subissent en premiers les coups de boutoir de ladite finance. Les suivants sur la liste commencent d’ailleurs également à être touchés (Portugal, Espagne) à travers les agences de notation.

Cet article va évoquer une question fondamentale que personne ou presque ne se pose, à savoir pourquoi les états en sont arrivés à se financer sur le marché privé.
Cette question en apparence anodine est en fait lourde de conséquences sur les finances publiques et surtout pour les contribuables que nous sommes tous.

C’est bien la finance qui coule la Grèce : démonstration

La dette d’un état
Comme tous les pays en déficit, la Grèce doit lever régulièrement sur le marché mondial des fonds pour financer son déficit.

A ce niveau, on doit bien distinguer le déficit annuel de l’état (du à un niveau de dépenses supérieur aux recettes) de la dette qui est grosso modo le cumul du solde des déficits annuels passés.

Qu’un prêt corresponde à une création monétaire ou pas reste une question philosophique, dans tous les cas un prêt correspond à une avance de fonds devant être remboursée à l’aide d’argent qui sera en principe obtenu dans le futur, il y a donc un risque associé lors de l’émission d’un prêt.

Toute dette comprend 2 parties :

  • cumul des déficits antérieurs ou capital
  • charge de la dette ou intérêts financiers

La situation de la Grèce
En 2009, la situation de la Grèce est la suivante :

- dette = environ 100% du PNB

- déficit = 13% du PNB incluant les intérêts annuels de la dette.

En 2010, la dette sera donc au moins égale à 113% du PNB, les intérêts de cette dette si les taux restaient à 3% devraient donc passer à 113*3% = 3.39%.

Directement de votre poche dans celle des banquiers
Cette partie des dépenses de l’état ne correspond à aucun investissement collectif, ces intérêts prélevés sur les impôts directs ou indirects des citoyens correspondent donc à une partie du fruit de leur travail qui va directement dans la poche des banquiers sans aucun service en échange.

Une question que peu de gens se posent est de savoir s’il est normal que les banquiers privés s’enrichissent sur le dos des états.
Réponse : cette question est éludée car les médias nous parlent sans cesse des taux d’intérêts « du marché » et de leurs variations comme si cela représentait une vérité universelle, le battage médiatico/politique nous a habitué à cet état de fait depuis une trentaine d’années.

Endettement court terme
Le plus grave problème de la Grèce est que cette dernière est endettée à partir de prêts courts termes de l’ordre de 2 ans, cela revient à dire que la majeure partie de sa dette [100% du PIB] doit être renouvelée sur les marchés financiers grosso modo tous les 2 ans.
Et si jamais les taux d’intérêts consentis varient, alors le déficit vient mécaniquement augmenter également.

Un taux qui passe de 3 à 7% associé à un renouvellement des emprunts obligataires sur 2 ans environ vient mécaniquement augmenter les dépenses de l’état de +4% de la dette au bout de ces 2 ans.
Cela augmente très vite et devient donc également très rapidement insupportable.

La finance a lancé une guerre aux états

Comme vu dans l’article "La spéculation attaque notre (R)UE" les spéculateurs attaquent la Grèce à l’aide du marché opaque des CDS dits à "nue position", c’est-à-dire achetés par des gens qui n’ont pas prêté un euro à la Grèce.
C’est le principe du "Je prends une assurance incendie sur la maison de mon voisin".

La finance joue avec les taux d’intérêts
Puisque le nombre de CDS pris sur la Grèce augmente fortement, les agences de notation en déduisent que "le marché" croit de plus en plus à un défaut de paiement de la Grèce et baissent leur note.
Du coup les taux d’intérêts consentis à la Grèce explosent, ils sont de l’ordre de 6/7% pour les taux courts termes contre 3/3.5% pour les pays en dont la note est AAA. Le temps que je termine cet article, ils pourraient facilement dépasser les 10% ou bien plus si rien n’est fait pour enrayer cette spéculation.

Les taux d’intérêts sont donc une redoutable arme de destruction massive.

Un cercle vicieux
La séquence de guerre lancée par la finance sur la Grèce est donc :

  1. Achats massifs de CDS « nus » sur la Grèce
  2. Prise en considération de ces achats par les acteurs économiques en particulier les agences de notation
  3. Les agences baissent leurs notes de confiance sur l’état attaqué
  4. Conséquence : les taux d’intérêts augmentent pour compenser le risque de défaut de paiement
  5. L’augmentation des taux enfonce encore plus la Grèce dans le marasme
  6. Retour à 1.

Une Europe elle-même au bord du gouffre va-t-elle pouvoir stopper la finance avec son plan d’aide à la Grèce de 80 Milliards auxquels s’ajoutent les 30 Milliards du FMI ? Car derrière la Grèce, il faudra bientôt sauver le Portugal, l’Espagne, L’Italie, etc…

Revenons maintenant sur la question posée précédemment.

L’article 123 du traité de Lisbonne

L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : « 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE.

Cette situation est identique pour tous les pays du monde occidental et dure en France depuis 1973.
Il s’agit d’un véritable coup d’état.

Un coup d’état financier et politique en 4 actes

1ier acte : La France privatise la création monétaire
En 1973, le ministre des finances Valery Giscard D’Estaing (sous la Présidence de Pompidou, ancien directeur général de la banque Rothschild) modifie les statuts de la Banque de France à travers la loi 73-7 pour lui interdire de faire des avance ou des prêts à l’Etat.

2ième acte : On Européanise cette règle
En 1992, l’article 104 du traité de Maastricht interdit à la BCE et aux Banques Centrales Nationales de consentir des avances ou des prêts aux États ou aux Collectivités Publiques.
Cette loi s’étend donc à toute l’Europe.

3ième acte : La règle passe dans la proposition de constitution Européenne
L’article 123 du traité de Lisbonne reprend mot pour mot le libellé de l’article 104 de traité de Maastricht.

4ième acte : Sarkozy bafoue 200 ans de démocratie Française
Le traité de Lisbonne a été adopté en France par Mr Sarkozy le 04 février 2008 alors que le référendum sur la constitution européenne avait été rejeté en 2005 par 53% des Français.

Et la France dans tout ça ?

Avant la loi de 1973, comme le montre le schéma ci-dessous la dette n’existait pas en France :

 Du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, la dette de la France s’élève à 1142,7 milliards d’euros après les remboursements déjà effectués. Mais cette dette entraîne des intérêts composés qui la font augmenter à chaque seconde.
Les intérêts totaux de la dette du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006 s’élèvent à la somme de 1142,2 milliards !
Dit autrement, l’Etat doit pour la période du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, 0,5 milliard au titre du capital et 1142, 2 milliards au titre des intérêts cumulés de la dette. Ces intérêts dus continuent à générer des intérêts.

C’est-à-dire que 99,95 % de la dette sont constitués uniquement des intérêts cumulés de 1976 à 2006 et que la France a été incapable de rembourser malgré le taux élevé des impôts durant toute cette longue période (30 ans).
Si la France avait pu continuer à se financer à taux 0 à la Banque de France ou à la BCE, la dette serait…quasi nulle !

A la lumière de ce qui précède, on prend conscience que la finance a opéré un véritable coup d’état en substituant avec la complicité de dirigeants politiques le droit régalien des états de frapper leur propre monnaie.
Cela ne s’est d’ailleurs pas fait en un jour, mais c’est une autre histoire.

La gestion des finances publiques
Pour être complets, notons que la gestion des finances publiques Françaises a toujours été plus ou moins désastreuse.
Emprunts à taux zéros ou pas, le budget de l’état a pratiquement toujours été en déficit. Avant 1973 certains disaient qu’emprunter à taux zéro revenait à faire tourner la planche à billets.
Il est exact que cela générait de l’inflation qui réduisait la confiance dans la monnaie.
Cependant entre la situation inflationniste précédente et celle d’aujourd’hui, quelle est la plus catastrophique ?

La finance est devenue le cancer de notre société

Comme le cancer,
la finance créée à l’origine pour irriguer le corps économique fonctionne maintenant quasiment exclusivement pour son propre compte.
Comme le cancer,
les mécanismes de régulations ont été supprimés grâce au libéralisme.
Comme le cancer,
la finance épuise les ressources de la société pour se développer.
Comme le cancer,
le seul objectif de la finance est de croitre sans limite.
Comme le cancer,
la maladie s’est généralisée à travers la mondialisation (métastases).
Comme le cancer,
la finance est en train de tuer l’organisme qu’elle parasite.
Comme le cancer,
lorsque la finance aura tué le système, elle sera emportée avec lui en enfer !

Peut-on encore s’en sortir ?

La solution pour commencer à se sortir de cette situation serait de rendre à la Banque de France le droit de faire des avances ou des prêts sans intérêts à l’Etat et aux collectivités publiques.
Bien sûr cela impliquerait la sortie de la constitution Européenne et donc induirait un aveu d’erreur de la part de celui qui nous y a fait entrer d’une manière que l’on ne peut qualifier autrement que de totalitaire.
Sachant que le temps joue contre nous et que depuis 2 ans l’immobilisme et la discorde règnent en Europe, je vous laisse conclure par vous même.

Pour finir, regardez ce petit compteur : http://www.nirgal.com/wakeup/dette

 

Liens

http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm
http://www.voltairenet.org/article154208.html
http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2581
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=7791
http://www.chevenement.fr/Quelques-liens-autour-du-traite-de-Lisbonne,-abusivement-dit-simplifie_a453.html
http://www.letransmuteur.net/creation-monetaire-l-article-123-du-traite-de-lisbonne/
http://forums.france3.fr/ce-soir-ou-jamais/Participez-aux-debats/economique-crise-sujet_1441_1.htm
http://www.pauljorion.com/blog/?p=10797#more-10797
http://www.pauljorion.com/blog/?p=10822

 


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Alpo47 (---.---.---.140) 20 mai 2010 11:20
    Alpo47

    Clair, concis et exhaustif ... Tout est dit.

    Et la dette appartient aux banques et organismes financiers, donc ... à leurs actionnaires.
    Après ce récapitulatif, on peut tout de même se poser la question : Pourquoi ?
    Etant donné qu’ « ils » ne sont pas idiots, il y a donc un objectif bien déterminé derrière ces décisions qui entrainent nos sociétés dans le gouffre.
    Il n’y en a qu’une qui me vient à l’esprit : les ultra-riches ou « rentiers-actionnaires » ont tissé leur toile, à l’aide de politiques godillots, afin de s’emparer de nos sociétés et ... de nos vies.

    Sauf erreur de ma part, nous sommes dans la dernière étape de cette tentative de main-mise .

  • Par Pacalvotan (---.---.---.250) 20 mai 2010 12:17
    Pacalvotan

    Est-ce-qu’un seul journaliste a interrogé VGE sur le sujet ?
    Henry Ford disait : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Pas visionnaire pour un sous le gars, on comprend et on est là devant notre écran...

  • Par Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 12:52
    Bélial

    Le président Woodrow Wilson a vendu l’Amérique en 1913 en signant la création de la Fed (Federal Reserve Bank), giscard et pompidou ont vendu la France en 1973, l’article 104 du traité de Maastricht et l’article 123 du traité de Lisbonne ont vendu l’Europe.

    C’est complètement stupide de payer des intérêts aux banques alors que l’état (théoriquement nous, conformément à la volonté générale...) pourrait financer les dépenses utiles sans rembourser d’intérêts.

    Ca n’explique pas tous les problèmes, mais c’est abhérrant.

  • Par Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 13:23
    Bélial

    @ alchimie : donnez moi une bonne raison de payer des intérêts aux banques.

    De plus je n’ai jamais pensé de bien de la société de consommation/casino/néocolonialiste qui donne une illusion de richesse et une course au fric par tous les moyens.

Réactions à cet article

  • Par Alpo47 (---.---.---.140) 20 mai 2010 11:20
    Alpo47

    Clair, concis et exhaustif ... Tout est dit.

    Et la dette appartient aux banques et organismes financiers, donc ... à leurs actionnaires.
    Après ce récapitulatif, on peut tout de même se poser la question : Pourquoi ?
    Etant donné qu’ « ils » ne sont pas idiots, il y a donc un objectif bien déterminé derrière ces décisions qui entrainent nos sociétés dans le gouffre.
    Il n’y en a qu’une qui me vient à l’esprit : les ultra-riches ou « rentiers-actionnaires » ont tissé leur toile, à l’aide de politiques godillots, afin de s’emparer de nos sociétés et ... de nos vies.

    Sauf erreur de ma part, nous sommes dans la dernière étape de cette tentative de main-mise .

    • Par Agor&Acri (---.---.---.114) 21 mai 2010 02:13
      Agor&Acri

      "il y a donc un objectif bien déterminé derrière ces décisions qui entrainent nos sociétés dans le gouffre« 

      OUI.
      En voici une formulation :
      « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». (David Rockefeller dans Newsweek International du 1er février 1999.)

      Cela passe par un abandon de souveraineté de la part des nations.

      Or, la souveraineté d’une nation s’incarne à travers les spécificités de sa Constitution.

      Et à ce titre, il faut regarder de très prêt ce qui est en préparation derrière ceci :
      http://www.lepoint.fr/actualites/20...

      Au passage, je note ce parallèle entre
       »Cette partie des dépenses de l’état ne correspond à aucun investissement collectif, ces intérêts prélevés sur les impôts directs ou indirects des citoyens correspondent donc à une partie du fruit de leur travail qui va directement dans la poche des banquiers sans aucun service en échange« .

      et la réflexion qui a été à la base de la création du forum
      du SILENCE DES LOUPS :
       »Ma réflexion-critique porte sur le fait que le coeur du système, son système cardio-vasculaire, soit l’endettement.
      ...
      Si, en tant que consommateur, je n’ai pas recours au crédit, de toute façon, en tant que contribuable je verse ma dîme aux prêteurs (via les impôts locaux, l’impôt sur le revenu, etc...dont une bonne partie sert à rembourser des emprunts publics)
      ...
      On peut discuter interminablement de tout ...
      Pendant ce temps-là, le banquier touche sa dîme.
      Il ponctionne des sommes que, de fait, les particuliers, les entreprises ou les Etats ne pourront pas mettre ni dans la consommation, ni dans l’investissement "

      De fil en aiguille, c’est tout l’envers du décors d’une société tenue par les banksters et CONTROLEE par des cénacles non démocratiques qui est révélé.

    • Par berus38 (---.---.---.41) 4 février 2013 17:54

      le livret A sert a financer l’état pour construire des HLM, donc les intérêts qui nous sont versé proviennent des loyers perçus !! quand aux assurances vies , elles contiennent des obligations européenne qui financent la dette des états et les intérêts perçus proviennent de NOS IMPÔTS , ( 50 milliards cette année , ce qui correspond a la totalité de nos impôts sur le revenu ) CE NE SONT PAS DES PRÊTS CAR LE CAPITAL N’EST JAMAIS Remboursé , QUAND IL ARRIVE A ÉCHÉANCE, LE CAPITAL EST Remplacé PAR UNE AUTRE EMISSION !!!!! cherchez l’erreur !

      Ensuite avoir crée des obligations au lieu de battre monnaie (faire marcher la planche a billet) comme avant la loi du 3 janvier 1973 , c’est seulement pour que les rentiers puissent suivre l’inflation sans prendre trop de risques en bourse !!!! MAIS LES INTÉRÊTS NOUS TUE !!! si nous avions remboursé le capital de la planche a billet au lieu de distribuer des intérêts , nous ne serions endetté que de 20% du PIB au lieu de 90% aujourd’hui !! cherchez l’erreur !!


  • Par Lisa SION 2 (---.---.---.226) 20 mai 2010 12:00
    Lisa SION 2

    Bonjour,

    « Une Europe elle-même au bord du gouffre » n’avez vous pas l’impression de participer vous même à la désinformation généralisée ? L’Europe va très bien par rapport à d’autre pays bien plus importants ou bien moins solides. Elle est à l’origine de principes industriels révolutionnaires pouvant décimer ( diviser par dix ) les prix des produits qui inonderont les marchés futurs. Il n’y a plus qu’à voir tomber tous les monopoles spéculatifs qui s’appliquent à nous louer notre propre pays qu’ils ont acheté avec leur fausse monnaie fabriquée par la planche à billets privatisée. Toute richesse basée sur la ruine de l’autre est condamnée à réécrire l’histoire et malgré les grands moyens pour occulter la vérité, le mensonge finit toujours par percer les parois des coffres. Ce papier monnaie n’a de valeur que fictive et les produits achetés avec n’ont que peu de légitimité nominale. C’est cet afflux de papier monnaie qui a permis de faire grimper les prix de l’immobilier car seul celui qui produit l’argent peut acheter et emporter les appels d’offre. Les banques sont devenues propriétaires de tous les centre villes, mais ceux-ci sont morts et automatisés, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’humain courageux dans ce domaine, comme dans le domaine politique. Les plus conscients dans ce domaine, qui parlent le mieux de ce sujet, Jacques Généreux un proche de Mélenchon : http://www.plumedepresse.net/spip.p... ; et : http://lesouffledivin.wordpress.com...

    Condamnés à s’endetter pour rembourser sa dette revient à creuser le trou dans lequel on s’enterre. Ce n’est pas viable à très long terme.

  • Par Pacalvotan (---.---.---.250) 20 mai 2010 12:17
    Pacalvotan

    Est-ce-qu’un seul journaliste a interrogé VGE sur le sujet ?
    Henry Ford disait : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Pas visionnaire pour un sous le gars, on comprend et on est là devant notre écran...

  • Par Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 12:52
    Bélial

    Le président Woodrow Wilson a vendu l’Amérique en 1913 en signant la création de la Fed (Federal Reserve Bank), giscard et pompidou ont vendu la France en 1973, l’article 104 du traité de Maastricht et l’article 123 du traité de Lisbonne ont vendu l’Europe.

    C’est complètement stupide de payer des intérêts aux banques alors que l’état (théoriquement nous, conformément à la volonté générale...) pourrait financer les dépenses utiles sans rembourser d’intérêts.

    Ca n’explique pas tous les problèmes, mais c’est abhérrant.

    • Par Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 13:23
      Bélial

      @ alchimie : donnez moi une bonne raison de payer des intérêts aux banques.

      De plus je n’ai jamais pensé de bien de la société de consommation/casino/néocolonialiste qui donne une illusion de richesse et une course au fric par tous les moyens.

    • Par fwed (---.---.---.241) 20 mai 2010 14:11
      fwed

      @alchimie

      « Soit on s’interesse SERIEUSEMENT au sujet dela dette et dans ce cas on commence par regarder son formulaire d’impots qui nous dit que tous les ans on est en déficit.
      Soit on considère que c’est un sujet trop compliqué sur lequel on ne peut se prononcer  »

      Je vous réponds : "soit on s’intéresse sérieusement au sujet de la création monétaire par de la dette à interêt et dans ce cas on commence à différencier la gestion d’une masse monétaire par rapport à la production (donc par extension le phénomène d’inflation/déflation) du statut de la monnaie (donc par extension dans quelles poches vont finir les interêts du pouvoir divin d’inscrire des numéros-troc dans les bilans comptables)

      Alchimie, vous confondez allegrement statut d’une monnaie et gestion d’une monnaie.
      Vous mélangez trop de choses dans votre discours économique et vous vous permettez de faire la lecon avec de faux arguments.
      Sinon mon formulaire d’impôt me dit aussi que plus de 60 % de l’impot sur le revenu repart directement chez les banques privées dont vous oublierez très facilement qu’ils possèdent exclusivement le pouvoir de création monétaire par de la dette à interêt. Mais Apparemment tout celà vous échappe, ne seriez vous pas banquier ?

    • Par Julien (---.---.---.11) 20 mai 2010 19:24
      Julien

      @alchimie


      « L’une des caractéristiques importantes d’une monnaie est sa stabilité. Et vous devriez comprendre pourquoi un prêt à taux zero au plus gros emprunteur d’un pays est extremement dangereux, puisque vous comprenez bien ce qu’est une monnaie. »

      Mais oui, il y a un risque d’inflation. C’est justement le principe du crédit : créer de la monnaie quand il y a une richesse à acheter, la détruire au moment du remboursement.
      Seulement, si le crédit n’est pas remboursé (c’est le cas aujourd’hui pour les Etats), et qu’il faut emprunter pour rembourser les intérêts, alors la monnaie n’est jamais détruite. Conséquence : de l’inflation !!
      Pourquoi croyez-vous que l’immobilier ait fait +130% en 12 ans ?
      La vie n’est-elle pas plus chère qu’il y a 20 ans ?

      Par ailleurs, il y a un critère de stabilité dans ce système : le système devient instable (i.e. nécessité d’emprunter pour payer les intérêts, encore et toujours) à partir du moment où le critère suivant n’est plus respecté :

      I < M

      où :
      I = sommes des intérêts jusqu’à remboursement complet du crédit
      M = masse monétaire initiale, i.e. avant que la monnaie correspondant aux crédits en cours soit débloquée.

      A mon avis, ce critère n’est plus respecté, du coup la dette ne fait qu’augmenter.

      « Par ailleurs le taux d’intérêt remunère un service ; si vous n’en avez pas conscience on peut en parler plus en détails, mais ça risque d’être long. »

      C’est ce que me disait un collègue. Mais depuis, il s’est renseigné, et voici ce qu’il m’écrit :

      J’ai l’impression que l’on se fout du monde car la justification des intérêts que j’avais toujours entendue était : 
       - cet argent emprunté n’est plus à la disposition du prêteur, il lui faut donc une compensation
       - le prêteur prend le risque de ne pas voir son argent remboursé 
      Mais puisque c’est le prêt qui a créé l’argent :
       - on n’en prive pas le banquier puisqu’il n’existait pas avant !
       - il ne prend pas de risque puisque d’encore une fois cette argent n’existait pas avant le prêt !

      « Le problème c’est que vous en faites une question de principe là où il y a des raisons techniques.
      C’est un peu comme si je demandais à mon assureur de me rembourser si je n’ai pas d’accident ; dans un apparent discours de justice je m’exclamerais : »il est anormal de payer mon assureur pour un service qu’il ne m’a pas rendu.«  »

      Mais oui, encore un petit effort, vous touchez au but : les assureurs sont des voleurs tous comme les banquiers.

    • Par rastapopulo (---.---.---.185) 22 mai 2010 18:05
      rastapopulo

      Vous avez tous les 2 tord et raison :

      L’intérêt représente effectivement la charge et le risque inhérent au prêt. Sans vouloir pinailler l’interdiction de l’usure n’empêche pas une rémunération du risque.

      Et en même temps l’état n’est pas un entrepreneur comme un autre parce que quand lui investit dans quelque chose c’est publique !

      Alors si l’état doit être empêcher de recourir au crédit pour couvrir des frais de fonctionnement, c’est une honte intellectuelle que les crédit productifs publics donne lieu à intérêts puisque c’est ces dépenses qui sont non inflationniste et vecteur de confiance !!!!

    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 13:58
      Paolini

      @ Julien :

      Merci !


      Il me semble que la rémunération du travail du banquier (et de ses soi-disant risques) peut se faire autrement qu’avec des intérets. Par exemple une fraction de l’argent créée par le crédit peut lui revenir ; de cette manière il n’est pas nécessaire de rembourser plus d’argnet que le prêt en a créer.
  • Par Pacalvotan (---.---.---.250) 20 mai 2010 13:48
    Pacalvotan

    Lorsque cette loi du 3 janvier 1973 a été votée, ils étaient où les soixante-huitards ?

    • Par Croa (---.---.---.108) 20 mai 2010 20:00
      Croa

      Pas en train de surveiller le J.O. en tout cas !

      A supposer qu’un malin ait vu l’embrouille, que pouvait-il faire ?

       smiley Il n’y avait pas Internet à l’époque smiley

      Il ne fallait pas non plus compter sur les députés dits « de gôche », qu’on n’a commencé à bien connaître qu’après 81 !

  • Par Peachy Carnehan (---.---.---.117) 20 mai 2010 13:50
    Peachy Carnehan

    Bien l’article.
    Et ce soir on verra ce que DSK en pense chez M’dame Chabot dans « A vous de juger ».

  • Par mandrier (---.---.---.3) 20 mai 2010 14:01

    Finalement l’échappatoire.... c’est comme d’habitude : la guerre...
    C’est l’Histoire qui l’enseigne !..

  • Par fwed (---.---.---.241) 20 mai 2010 14:14
    fwed

    (oups, j’allais oublier à cause d’alchimie qui m’a énervé)

    Merci beaucoup à zevengeur.
    C’est clair, cours, simple, concis et surtout INDISPENSABLE d’en parler atour de nous.

    bonne journée

  • Par drlapiano (---.---.---.117) 20 mai 2010 14:20

    Moi je dit votez Zevengeur qui va vous fabrique des beaux billet tous neuf !

    Parceque chacun sait qu’avec de beaux billets on peut s’acheter tout ce qu’on veux !

    Et qu’ainsi la pauvreté ( oui cette anachronisme inacceptable en nos société du bien être, due aux sales banquiers accapareurs honteusement favorisés par le pouvoir de droite) ... sera vaincue.

    Moi je dis « c’est simple, il faut le faire »

  • Par kiouty (---.---.---.98) 20 mai 2010 14:35

    Bien sûr cela impliquerait la sortie de la constitution Européenne et donc induirait un aveu d’erreur de la part de celui qui nous y a fait entrer d’une manière que l’on ne peut qualifier autrement que de totalitaire.

    Et apparemment, il y a un parti qui veut la sortie de la France de ce piège néo-libéral qu’est l’Union Européenne. C’est même son seul et unique objectif pour le moment.

    http://u-p-r.fr/

    Les conférences de M. Asselineau -mises sur youtube - sont passionnantes et lumineuses, donc pourquoi ne pas y jeter un oeil ?

  • Par Mathieu (---.---.---.51) 20 mai 2010 14:41

    Heu, juste une remarque : les intérêts de la dette sont la contrepartie du prêt d’argent.


    (quel intérêt d’immobiliser 1000 si ce n’est pour en retirer 1030 plus tard ?)

    Se prêter à soi même gratuitement de l’argent qui n’existe pas à taux 0, c’est effectivement très séduisant. 
    Malheureusement, cela a des conséquences aussi funestes voire plus que d’emprunter de l’argent à d’autres et de les rembourser avec des intérêts.


    Et sérieusement, s’il y a des gens qui parient que le système va craquer et accélère ainsi sa chute, la faute originelle revient aux déficits des états. Sans emprunts, pas de dettes, c’est fou n’est-ce pas ?

    Je n’ai pas 30 ans et je sais bien que ma génération n’aura pas de retraites. 
    • Par Zevengeur (---.---.---.194) 20 mai 2010 16:17
      Zevengeur

      Crois tu que quand une banque prête 1000, elle possède 1000 de dépôt dans se caisses ?
       :))

    • Par Julien (---.---.---.11) 20 mai 2010 19:31
      Julien

      @alchimie


      « Non mais elle ne possède pas 0.
      Par ailleurs si l’emprunteur ne rembourse pas, la perte est bien réelle, c’est du vrai argent perdu par la banque. »


      Elle possède le strict minimum, et tant que possible essaie de posséder moins que ce que préconise les accords de Bâle de 1988, c’est-à-dire 8%, afin de maximiser les profits.


      Si l’emprunteur ne rembourse pas, c’est de l’argent perdu par les gens qui ont fait dépôt si la banque fait faillite ! Sûrement pas de l’argent perdu par la banque, puisque la banque prête de l’argent qui ne lui appartient pas (l’argent des déposants !). Si la banque gagne de l’argent sur les crédits, on peut considérer que c’est de manière honteuse, comme le pense Maurice Allais :

      « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi."

      (Maurice Allais, prix nobel d’économie 1988)

      Et non seulement la banque prête de l’argent une fois, mais plusieurs fois (cf processus de multiplication du crédit).
    • Par Julien (---.---.---.11) 21 mai 2010 00:26
      Julien

      @alchimie


      « Ben non la banque ne prête pas l’argent de ses deposants ! »

      Ah bon ? Mais elle prête quoi, alors ?? Prouvez-moi le contraire.
      Pour moi, il est clair d’après toutes les informations disponibles que la banque prête l’argent des déposants, et elle sait que quand elle prête une certaine somme, elle pourra prêter encore plus derrière, via le processus de multiplication du crédit.

      « Deuxiement si votre banque a un emprunteur défaillant elle a quand meme l’obligation de servir tous ses deposants qui souhaitent retirer leur argent. »

      Mais il est bien connu qu’elle ne peut pas ! Si tous les déposants viennent chercher leur argent en même temps, la banque fait faillite ! Toute l’astuce est là : les banquiers ont vite compris que les déposants ne viennent pas chercheur leur argent tous en même temps. Le taux de réserve obligatoire est là pour répondre à des déposants qui veulent leur argent ; mais seuls certains pourront être servis.

      « Et comment expliquez-vous qu’une banque puisse faire faillite si la creation d’argent lui est gratuite ?? »


      Elle n’est pas gratuite, justement ! Ce n’est pas de la création d’argent « ex nihilo » au sens strict (bien que ça y ressemble, puisqu’elle prête l’argent des déposants, qui ne lui appartient pas). La banque prête l’argent de ses déposants. Elle fait faillite lorsqu’elle n’arrive plus à répondre aux demandes des déposants qui veulent leur argent, c’est-à-dire quand son taux de réserve obligatoire n’est pas suffisant. Cela peut découler de pratiques spéculatives contre une banque (par d’autres banques).
  • Par rienafoutiste (---.---.---.13) 20 mai 2010 14:41
    Ronald Thatcher

    VGE a répondu sur son blog à la question d’une intervenante qui lui demandait s’il ne fallait pas annuler l’article 123 du TL pour revenir à une gestion saine des dépenses, que si l’europe faisait ça, l’inflation détruirait la consommation. De quelle inflation parle-t-il ?

    • Par rastapopulo (---.---.---.185) 22 mai 2010 18:11
      rastapopulo

      Ouaaa je peux répondre à une si bonne question ?

      D’abord, il a raison au niveau d’une partie de la réponse, la lutte contre l’inflation était la seul raison valable de créer des banques centrales priv... euh indépendante.

      Enfin tu pose exactement la question qu’il faut !

      La définition de l’inflation est passé de « création de valeur sans contrepartie réelle » (objectif 1° des banques centrales) à « hausse d’un panier de produits délocalisés » (qui favorise la délocalisation et la finance).

  • Par Maldoror (---.---.---.132) 20 mai 2010 16:09
    Maldoror

    Bon article !
    La solution N°1 c’est sortir de l’union européenne, qui nous coûte par ailleurs bien d’autres milliards pour un système qui détruit nos économies et qui détruit la démocratie au profit de technocrates inféodés aux intérêts américains.

    Dernières vidéos de François Asselineau sur la crise de l’euro :
    http://u-p-r.fr/

    Une réunion entre eurocrates :
    http://www.dailymotion.com/video/xd...

    Etienne Chouard sur l’article 123 du Traité de Lisbonne :
    http://www.dailymotion.com/video/xd...

    L’arnaque de la dette publique par André-jacques Holbecq :
    http://www.dailymotion.com/video/xd...

    La face cachée de Barroso :
    http://www.dailymotion.com/video/xc...

    Le dossier de François Asselineau sur Robert Schuman (réformé, planqué, à voté les pleins pouvoirs à Pétain, employé de la CIA etc.) :
    http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/...

  • Par Zevengeur (---.---.---.194) 20 mai 2010 16:15
    Zevengeur

    Pour moi faire marcher la planche à, billet revient à augmenter l’agrégat M2 (ou M1) qui serait certes mécaniquement générateur d’inflation.
    Un prêt à taux zéro n’a rien à voir puisqu’il ne s’agit que de dépenser de l’argent pour la collectivité qui sera remboursé avec les recettes futures. La seule différence est que l’on engraisse pas la finance sur le dos de la bête (la bête c’est nous).
    Le fait d’inciter les états à équilibrer les budgets en associant des charges sur la dette est parfaitement inefficace comme le montre le retour d’expérience des 30 dernières années. Donc autant que l’état se fasse à, lui même des prêts à taux 0 !

    • Par perlseb (---.---.---.59) 20 mai 2010 16:59

      Bonne piqûre de rappel. L’inflation relativement maîtrisée est très dynamisante pour l’économie. Les mauvaises langues parlent tout de suite d’hyper-inflation mais il faut détruire l’économie d’un pays pour avoir de l’hyper-inflation (guerre pour le Zimbabwe, occupation de la Ruhr pour l’Allemagne).

      Lorsque l’inflation est faible, comme aujourd’hui, ceux qui ont de l’argent ont plutôt intérêt à le placer qu’à investir pour créer de la richesse. Avec de l’inflation à 10 ou 15%, ceux qui empruntent pour produire remboursent très facilement et il n’y a pas de possibilité de vivre sur les autres en faisant « travailler l’argent » (oui, les taux pour emprunter sont forts, mais le capital emprunté devient très rapidement négligeable).

      Un collègue de travail m’avait expliqué que son père se faisait plus d’argent après avoir vendu son entreprise et placé l’argent dans des produits financiers qu’à faire tourner cette entreprise. Avec une inflation assez importante, l’argent reste à sa juste valeur et n’est pas une fin en soi.

    • Par taktak (---.---.---.182) 20 mai 2010 17:21

      Certe,

      d’autant que l’inflation c’est pas si grave, à condition que les salaires et pensions la suivent :
      ca permet de « détruire » de faire contribuer d’autant plus les patrimoines que ceux ci ne sont pas investis de manière efficace : quelque part c’est une forme de redistribution.
      ça réduit les quantité d’argent en circulation et limite la spéculation.

      D’un point de vue plus pratique, nombreux sont ceux qui ont profité de l’inflation pour réaliser devenir propriétaire, les interets de leurs dettes étant « mangé » par l’inflation.

      On peut aussi voir les choses autrement : l’inflation grignote les patrimoines accumulés, attaque les capitaux, obloge à investir plutot que de spéculer. En un mot c’est un vrai danger pour les capitalistes et la finance ;

    • Par PhilVite (---.---.---.68) 20 mai 2010 17:51
      PhilVite

      Exactement, une bonne petite inflation bien maîtrisée c’est excellent pour la classe moyenne (on l’a expérimenté dans les années 70). MAIS PAS pour les très riches ou très très riches ! Et vue que la classe moyenne c’est celle qu’on liquide actuellement ...
      (attention, je parle bien d’une « bonne petite » inflation, pas d’une inflation à la mode de Weimar !!)

    • Par rastapopulo (---.---.---.185) 22 mai 2010 18:16
      rastapopulo

      moi je penche pour l’inverse !

      L’inflation détruit est à long terme, c’est réservé à des situations d’urgence (genre une dévaluation comme 29).

      L’argument de défavorisé les rentiers est pour moi un aveu de faiblesse. Normalement la régulation doit limité l’impact des financement dans l’inflation de la masse monétaire et en même temps garantir que la monnaie n’est pas créé de manière inflationniste.

  • Par Maldoror (---.---.---.132) 20 mai 2010 17:40
    Maldoror

    Dans un incroyable entretien accordé hier au quotidien suisse La Tribune de Genève, Alexandre Wohlwend, patron d’Arabesque Wealth Management, est convaincu que l’euro ne survivra pas à la crise actuelle. Mieux que ça, il confirme nos prévisions les plus sombres sur les évènements en cours : pour que la monnaie unique se maintienne, il faudrait aligner au même niveau toutes les économies des pays de la zone euro, ce qui est exactement ce que le pouvoir autoritaire européen est en train de mettre en place avec la mise sous tutelle des Etats concernés.

    S’exprimant sans langue de bois, M. Wohlwend explique également que « les États-Unis ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour contaminer l’Europe avec leur concept de mondialisation ».

    Comme cet entretien n’est pas disponible sur le site internet du quotidien, nous en plaçons ci-dessous les principaux extraits, ainsi que le fac-similé de la version imprimée.

    Alexandre Wohlwend à La Tribune de Genève (extraits) :

    Je considère que la constitution de l’Europe autour de la monnaie unique est un non-sens politique, économique et culturel. L’Histoire à montré que toute monnaie plurinationale est vouée a exploser s’il y a des déséquilibres dans les économies qui la partagent. (…)

    L’euro n’échappera pas à la règle car les différences culturelles et économiques en Europe son énormes. La crise grecque n’est que le premier symptôme. (…)

    Cela pourrait être très rapide. J’estime qu’avant cinq ans les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro. (…)

    [Le plan de 750 milliards est] une fuite en avant. (…) L’Europe est euphorique car elle est droguée à la dette. Cette solution ne fait qu’augmenter la dose de la drogue en créant encore plus de dettes ! Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables, ce qui risque d’entrainer une crise sociale importante. (…)

    Ce sont les États-Unis qui ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour « contaminer » l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profits maximum à court terme. Le problème, c’est qu’ils ont créé un endettement abyssal et démantelé leur industrie, rapidement imités en cela par les États européens. En outre, depuis qu’ils ont séparé le dollar de l’étalon-d’or, ils ont créé de la monnaie à tout va, jusqu’à faire baisser de 98% la valeur du billet vert par rapport à l’once d’or. Le dollar est lui aussi moribond et la disparition de l’euro lui profitera en lui permettant de rester momentanément en vie. (…)

    Avec 2200 milliards de dollars que la Chine détient en bons du Trésors américains, chaque chinois possède une créance virtuelle de 15′000 dollars envers les États-Unis. Pour l’instant, il n’est pas dans l’intérêt de la Chine de voir chuter la monnaie américaine ; elle continuera donc à augmenter ses réserves en bons du Trésors, qu’elle finira par utiliser pour acheter des pans entiers de l’industrie américaine. Et fera vraisemblablement de même, dans la foulée, avec les pays occidentaux si ces derniers ne se protègent pas par un retour à leur souveraineté monétaire et territoriale, visant à la reconstruction d’un tissu industriel, seul gagnant d’une stabilité économique à long terme.

    http://www.mecanopolis.org/wp-conte...

  • Par Owen (---.---.---.224) 20 mai 2010 17:55
    Owen

    Bonjour Zevengeur,

    Autant mon ignorance sur l’économie m’incite au modeste silence, autant la stupeur du scoop que je lis avec votre article m’incite à réagir.
    Un balayage rapide depuis vos liens me font lire notamment qu’Etienne Chouart semble dire la même chose. 

    Que l’Etat Français connaisse une dette structurelle en raison d’investissements permanents nécessaires, ou bien de difficultés de gestion d’une nation ou bien d’incurie, c’est une chose. C’est un débat politique interne avec des analyses à tenter de mettre en évidence et des solutions « entre soi » si je puis dire, à trouver/choisir entre les citoyens, les modèles politiques et les élus à ses choisir. C’est de la faute à la droite, à la gauche, à nous qui votons pour eux, à eux qui nous trompent, tout ce qu’on veut. Peu importe, si j’ose dire.

    Que le cumul des intérêts représente l’essentiel de la dette, que l’explosion de ces intérêts rendent mécaniquement insolvable le paiement et ceci en raison de décisions politiques qui remontent à trente ans... Je ne comprends rien. Ou je ne vois que des énormités à dire. Pour l’instant, je pense par exemple à Goebbels et son « plus c’est gros, plus ça passe ». Ensuite, que si c’est vraiment cela, c’est une insulte répétée faite au peuple, une trahison permanente à un pays, depuis trente ans. Donc je vais arrêter les énormités.

    Plus concrètement.

    Je suis incapable d’éprouver la solidité de votre explication, sinon à me perdre parmi des contre arguments économiques que je ne maîtriserais pas. Mais j’ai besoin d’en jauger la valeur.
    Un tel message replacerait considérablement les débats politiques et les exigences évidentes à formuler auprès des élus.
    Agoravox étant un lieu de débat citoyen, ce serait l’occasion que ce site soit acteur du débat dans la société. Je n’ai pas cité E Chouart pour rien, on sait l’importance qu’il a pris sur le débat concernant le TCE.

    Pour éprouver la valeur de vos explications, je vous suggère de soumettre votre article à Maurice Allais, qui des connaissances au moins suffisantes pour avoir reçu le prix Nobel d’Économie. Qu’il nous confirme ou corrige votre analyse, s’il y a bien eu ces coups d’états financiers comme vous le dites portés contre l’intérêt général, et quels ont pu être les raisons à ce (délire ?).

    Et commencer par nous faire connaître ces échanges, voir le faire participer....

    Cordialement
     

    • Par Alpo47 (---.---.---.181) 20 mai 2010 18:09
      Alpo47

      "... Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n’hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents..." 

      Maurice Allais

      http://fr.wikiquote.org/wiki/Mauric...

    • Par Zevengeur (---.---.---.194) 21 mai 2010 18:37
      Zevengeur

      N’étant pas un expert et n’ayant d’intérêts dans la finance je n’ai pas d’idées préconçues.
      J’ai par contre pas mal potassé le sujet en consultant régulièrement des sources alternatives (Jorion, Lordon, Stiglitz, etc...).

      Et je constate avec un regard non orienté dans un sens ou dans l’autre des choses qui me paraissent complètement aberrantes.

      Je me suis d’ailleurs aperçu que c’est également vrai dans pas mal d’autres domaines comme le montre les différents sujets que j’aborde sur mon blog.

      Pour l’économie, je pense qu’il faut se méfier des experts, ou du moins de ceux qui ont pignon sur rue dans les médias mainstream car nous sommes en présence de tout sauf une science exacte.
      L’économie est pilotée non pas par la raison, mais par :
      - L’intérêt personnel
      - l’émotion

      Si l’on prend conscience de cela, on comprend déjà mieux comment on en arrive à des situations ubuesques telles que ce que je tente de mettre en évidence dans mes billets.

      Pour ce qui concerne Maurice Allais, ce dernier est ignoré des médias mainstream car il n’est pas dans la doxa du libéralisme qui a envahi le monde depuis 30 ans et qui a pris le pouvoir, cela est également significatif d’un verrouillage du pouvoir politique et des médias par la finance.... mais c’est une autre histoire !

    • Par Dudule (---.---.---.159) 23 mai 2010 02:43

      Il faut quand même dire que Maurice Allais, même s’il ne dit pas que des bêtises, est un peu dingue... pour ne pas dire complètement allumé (peut-être gâteux ? Le bougre n’est vraiment plus tout jeune...).

      J’ai lu de sa part une contestation de la Théorie de la Relativité qui, en tant que physicien de formation, m’a laissé pantois !

      Je pense que ce qu’il dit sur la monnaie est fondamentalement vrai, mais méfiez vous de citer le personnage à tous propos : il écrit aussi beaucoup sur tout et n’importe quoi, en disant un peu n’importe quoi. Du coup, l’argument d’autorité peut vous revenir dans la figure...

      Par contre, n’ayez, bien sûr, aucun scrupule à citer Lordon ou Stiglitz...

  • Par Owen (---.---.---.224) 20 mai 2010 18:00
    Owen

    Et désolé pour pour toutes les fautes. Allez : c’est l’indignation qui m’étouffe, certainement.

  • Par Le péripate (---.---.---.149) 20 mai 2010 18:06
    Le péripate

    Imaginons un État qui n’emprunte pas. Car, pourquoi emprunter ? Pour acquérir aujourd’hui des biens qui n’auraient été disponible que plus tard s’il avait fallu épargner, ou, pour un état, lever l’impôt. Dans le cas de l’État, il y a une particularité : la dette est rarement payée par ceux qui l’ont contracté, les gouvernements changent, et même les simples personnes (et nos enfants devraient sérieusement y réfléchir) peuvent y échapper en partant à l’étranger. Ce sont des incitations très forte à l’irresponsabilité, voire un déterminisme systémique.

    Que pourrait faire la Finance contre un État qui n’emprunte pas ? Hein !

    • Par Owen (---.---.---.224) 20 mai 2010 18:55
      Owen


      Bien d’accord avec vous Chanteclerc. Les privatisations de biens publics financés par les contribuables et commencés avec Mitterrand ne m’ont jamais plus. Ce sont des choix, heu, (libéraux), bon, si on veut.

      Mais je ne parle pas de cela.
      L’Etat lève les fonds avec les impôts, les taxes, les multiplie ou les baisse selon besoins. Si cela n’est pas suffisant, il doit emprunter, soit emprunts publics, soit se tourner vers la banque. Pourquoi Giscard a décidé que l’Etat n’avait plus le droit d’emprunter à la banque de France mais aux banques privées ?

    • Par foufouille (---.---.---.195) 20 mai 2010 19:55
      foufouille

      « même les simples personnes (et nos enfants devraient sérieusement y réfléchir) peuvent y échapper en partant à l’étranger »

      avec la suppression des cultos les « ouvriers agricoles » partiront en roumanie

    • Par perlseb (---.---.---.59) 20 mai 2010 22:55

      Pourquoi Giscard a décidé que l’Etat n’avait plus le droit d’emprunter à la banque de France mais aux banques privées ?

      Giscard ...sous Pompidou (de la banque Rotschild). Quand vous devez votre réussite à quelqu’un (ici, les banques), on considère que c’est être bien éduqué que de lui renvoyer l’ascenseur.

      Car les électeurs ne peuvent voter que pour des gens qui leur sont présentés indirectement par les médias et qu’ils ne connaissent pas directement. Une fois élus, beaucoup de politiques, incapables d’empathie (même issus d’un milieu modeste) n’agissent pas du tout dans l’intérêt du peuple. C’est le problème de la « démocratie » représentative qui n’est absolument pas démocratique. Cette pseudo-démocratie cul-cul considère que les hommes ont un minimum de morale (d’empathie, de conscience) alors qu’il suffit de faire un peu d’histoire pour voir que les hommes n’en ont aucune, particulièrement ceux qui aiment le pouvoir.

    • Par Dudule (---.---.---.159) 23 mai 2010 02:56

      Si personne n’emprunte, pas de croissance possible, péripathe.

      Il faut absolument que la masse monétaire augmente avec la quantité de biens et services en circulations, sinon, c’est la cata !

      Du coup, qui doit créer la masse monétaire idoine ? Les glands cocaïnomanes du marché, avec intérêt, ou l’Etat sous contrôle démocratique, sans intérêts ?

      Et même, il est nécessaire que l’état abuse un peu : un peu d’inflation emmerde suprêmement le gros parasite, la grosse faignasse absolue : le Rentier, qu’elle oblige à prendre des risques pour ne pas perdre son précieux bas de laine (qui fini par fondre comme neige au soleil sous l’emprise d’une inflation raisonnable). L’inflation force la circulation du capital. L’immobilisation du capital est un crime économique, l’un des pires : c’est profiter d’un travail sans le payer. Des gens ont bosser, ils ont fait des trucs, et le rentier garde la paye sous le matelas. Inadmissible. A taxer et inflationner sans états d’âme aucuns !

  • Par Owen (---.---.---.224) 20 mai 2010 18:30
    Owen

    Bonjour Alpo47, Le Péripate,

    Si le loi de 73 n’avait pas commencé à interdire à la Banque de France de prêter directement à l’Etat, nous ne serions pas noyé aujourd’hui avec une dette faite essentiellement d’intérêts ? Si ?

    Il y avait certainement des rapports incestueux entre l’Etat et la Banque, mais il y avait possibilité d’établir des lois qui établissait plus clairement les conditions contractuelles entre ces eux institutions ? Qui nous auraient échappé à cet aveugle emballement des intérêts ?

    • Par Alpo47 (---.---.---.87) 20 mai 2010 19:00
      Alpo47

      Juste pour votre information, G.Pompidou, premier ministre auteur de cette loi, était un ancien DG de la banque Rotschild.
      C’est la même chose aux USA où les présidents de la FED ou des organismes d’Etat viennent de la banque, en particulier de Goldman Sachs.

    • Par Le péripate (---.---.---.149) 20 mai 2010 21:40
      Le péripate

      La question de l’intérêt depuis Aristote et la chrématistique est toujours mal comprise. Le malentendu vient de l’illusion monétaire, de prendre l’argent, ou l’or, et encore plus le papier à cours forcé comme non seulement mesure de la richesse, mais comme son essence.

      Je reprends de Bastiat cette historiette.

      Jean est menuisier. Il décide de détourner de la production une partie de son travail pour se fabriquer un rabot qui améliorera ses meubles. Il a constitué son capital.

      Paul, menuisier aussi, a une grosse commande urgente et le rabot de Jean l’intéresse. Si Paul peut offrir plus que Jean n’espère obtenir par lui-même de l’usage du rabot, l’affaire se fait. C’est l’intérêt, qui n’est donc rien d’autre que le prix, non pas de la monnaie, mais d’une préférence temporelle. Avoir aujourd’hui contre attendre demain.
      Et si Paul garde la rabot deux ou trois générations, la somme des intérêts sera astronomiquement plus grande que le capital de départ. Et alors ? Comparer de manière comptable en écrasant le Temps est une illusion.

      Il est certainement des dépenses, voire des investissements qu’une collectivité administrativement organisée doivent effectuer, si le principe de subsidiarité est respecté.
      Et une possibilité de censure démocratique des budgets, par référendum. Mais là je rêve.

    • Par Dudule (---.---.---.159) 23 mai 2010 03:18

      J’adore les raisonnement de micro-économie à la c... qui peuvent prouver tout et n’importe quoi, et au bout du compte... ne veulent rien dire.

      Un libérale veut prouver un truc : paf ! Il trouve un cas particulier ! Super !

      En plus, bonjour la pertinence de l’exemple au ras des pâquerettes : un gars va emprunter un rabot mille ans et va le payer 10000 fois à intérêt ! Dingue !

      Comme si le moindre menuisier de base n’était pas capable de comprendre qu’il a intérêt à acheter un rabot dont il se servira toute sa vie professionnelle plutôt que de le louer ! Heureusement que les ébénistes ne suivent pas de cours de micro-économie, il y aurait pénurie de meubles et autres ouvrages !

      Pas vu beaucoup de boutique de location de rabot dans ma vie, mais peut-être qu’un jour notre ami Pernaut fera un reportage dessus ? Peut-être que ça existe vraiment dans une contrée reculée ?

      Quant à l’argument temporel, deux chose :
      1) Il s’agit du raisonnement de base de n’importe quel emprunteur. Le Péripathe découvre la Lune.
      2) C’est bien la première fois que je vois un libéral-monétariste évoquer le temps (à part dans les calculs d’intérêts). Il me semble justement qu’une des grosses failles (pour ne pas dire gouffre) des raisonnement libéraux, est l’absence totale d’appréhension du temps (demain sera comme aujourd’hui, ma bonne dame...etc...) faille visiblement en court de (maladroit) comblement par le petit bout de la lorgnette...

  • Par zvalief (---.---.---.7) 20 mai 2010 18:45

    bonjour,
    tout d’abord merci à l’auteur pour ce bon article.
    ensuite j’aimerais intervenir (un peu hors sujet) sur le graphique, car je me suis aperçu en y regardant de plus près que les périodes où la dette à le plus augmentée sont des périodes de gouvernance de droite, eux ces champions de l’économie comme ils aiment à nous le répéter, et au contraire pendant la période de gouvernance de gauche (1997-2002) la croissance de la dette avait nettement ralenti (et même chuté) avant de repartir de plus bel avec Raffarin.
    là où la droite est vraiment très forte, c’est pour la démagogie et sa faculté à inverser les rôle, un peu comme Fillon l’autre jour qui racontait (en gros) que si on écoutait la gauche on allait être submergé par un tsunami de nouvelles taxes, c’est fort pour quelqu’un qui (avec son gouvernement) en a pondu près d’une vingtaine en moins de 3 ans.

    • Par Alpo47 (---.---.---.87) 20 mai 2010 19:05
      Alpo47

      Je crois que c’est assez simple. La droite abhorre les impôts, car ils servent à régler les frais de fonctionnement de l’Etat et préfère emprunter, car c’est de l’argent que l’Etat rembourse aux prêteurs, avec intérêts. Essentiellement donc une mesure qui profite aux possesseurs de capital, qui sont leur « fond de commerce ».

      Exprimé autrement , sous la droite, les riches s’enrichissent, alors que les classes moyennes ou « laborieuses » se paupérisent.

    • Par Alpo47 (---.---.---.87) 20 mai 2010 19:14
      Alpo47

       .... Je crois avoir mal formulé.
      Si la droite n’aime pas l’impôt, c’est surtout parce qu’ils sont un prélèvement sur les revenus de ses « amis ». Même si elle a mis en place de nombreuses solutions pour les plus aisés d’échapper, ou tout au moins réduire grandement, ses impôts.

  • Par Bulgroz (---.---.---.154) 20 mai 2010 18:50

    Je crois que cette façon de voir n’est pas la bonne.


    Il existe de par le monde une épargne gigantesque qui cherche à se placer, à se placer de manière sure et si possible financièrement intéressante. Ce n’est pas en achetant de l’or que fait marcher son épargne.
     
    Pourquoi existe il une épargne aussi énorme ? les fonds de pensions des fonctionnaires de Californie, de Norvège, les fonds des pays pétroliers..etc. On peut se désoler de cette masse imposante d’épargne. Ce n’est pas le problème, l’épargne mondiale (dont française) existe, point. On n’y peut rien.

    Dès lors, pourquoi s’en priver ? Pourquoi l’ignorer ?

    Aujourd’hui, on attendait les levées de fonds de l’AFT.

    Résultats :

    -3 BTAN (échéance 2012,2013,2014) pour 7,96 milliards, les investisseurs demandaient 19,51. Levée de fonds couverte donc à 2,45 fois. Taux moyen pondéré de ces 4 BTAN : 1,18% 

    -1 OAT (échéance 2022), couverte à 1,81, offert 4,172 milliards, adjugé 2,732. Taux moyen pondéré 1,34%.

    Donc, on peut constater que la France peut emprunter encore aujourd’hui à des conditions très intéressantes, voire encore plus intéressantes qu’il y a quelques. Vérifiez les taux moyens, vous verrez. 

    Il serait con de ne pas en profiter. Le fait de savoir pourquoi on emprunte est une autre affaire.
  • Par Bulgroz (---.---.---.154) 20 mai 2010 20:43

    « Le métier de banquier, de spéculateur : c’est du VENT ! »


    Un banquier est un intermédiaire entre celui qui détient de l’épargne et celui qui en sollicite et qui prend une marge de risque sur les transactions..
    • Par Julien (---.---.---.11) 21 mai 2010 00:28
      Julien

      @Bulgroz


      Bon, j’ai été un peu rude tout à l’heure. Faut dire que c’est énervant, parce que tout le système est basé là-dessus, et on en souffre tous.

      « Un banquier est un intermédiaire entre celui qui détient de l’épargne et celui qui en sollicite et qui prend une marge de risque sur les transactions.. »

      C’est là qu’on n’est pas d’accord.
      Pour moi, un banquier privé pourrait être quelqu’un qui garde l’argent d’un client, en prenant un certain pourcentage. Un coffre fort, en quelque sorte.

      A partir du moment où l’on autorise l’argent déposé à être prêté (le client est content, parce que ça rapporte, tout comme la banque), cela veut dire que le processus de « multiplication du crédit » se met en route, et que si tous les déposants viennent chercher leur argent en même temps, ils ne peuvent récupérer leur mise. Cela pourrait être un service rendu par l’Etat.
      Le processus de multiplication du crédit doit rester limité, de manière à ce que la masse monétaire initiale soit suffisante pour payer les intérêts.
      Par ailleurs, il faut prendre garder aux pratiques de spéculation qui viennent se greffer sur ce service de base.

      Quant aux PDGs des banques qui se goinfrent d’argent, c’est une honte !
    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 14:35
      Paolini

      @Julien :

      merci encore ; vous m’évitez d’avoir à écrire des réponses.

      @ Bulgroz :

      Il semble être nécessaire de rapeller que le banquier crér l’argent scriptural par le crédit et qu’il n’a besoin que de (environ ?) 8% de réserve (anciennement ratio Cook modifié par Bâle II).
      Le banquier ne prête pas l’argent déposée, il s’en sert comme réserve propre.
  • Par Christoff_M (---.---.---.240) 20 mai 2010 21:28
    Christoff_M

    Après la CCCCCCrise, la Grèce....

    le nouveau prétexte des spéculateurs mondiaux qui se gavent grassement et vulgairement, multiplication par dix du riz ds certains pays pauvres asiatiques !!

    nos charmants politiques attendent qu’ils se rassasient avant de prendre des mesures bien tardives, annoncées haut et fort dans moultes réunions internationales, jamais appliquées depuis 2008...

    tout en préparant l’addition salées pour le péquin en bas de l’échelle à qui tous les jours nos bons journaleux désignent des coupables, sans jamais parler des résultats records et des bonus confortables, collectés fin 2009 sur la spéculation à tout va...

  • Par millesime (---.---.---.21) 20 mai 2010 23:38

    l’effondrement actuel de la monnaie européenne et des bourses est tout sauf un accident.
    Pour le cartel bancaire, c’est une étape majeure en vue d’introduire un NOUVEL ORDRE MONDIAL...
    http://millesime.over-blog.com

  • Par Owen (---.---.---.224) 21 mai 2010 01:41
    Owen

    Pas de réponse de l’auteur à mon post de 17h55. Il doit être en mission...

    Bon...

    C’est quoi la monnaie ? : un moyen d’échange pratique des richesses produites par un peuple
    Quelle est la monnaie nationale ? l’Euro
    Qui frappe la monnaie ? la BCE + les anciennes banques nationales
    Un pays européen peut-il négocier un emprunt auprès de la BCE ? non
    L’Union européenne peut-elle emprunte à la BCE ? non
    A qui ce territoire peut-il négocier cet emprunt ? aux banques privées
    Les banques privées ont-elles le réserves ? non
    Où les banques privées vont-ils cherche l’argent-Euro pour le prêter ? à la BCE
    La BCE récupère-t-elle les intérêts à l’emprunt ? non
    Où vont les intérêts : aux banques privées ?

    Question avocat-du-diable-j’ai-peur-de-comprendre : à quoi sert la BCE ?

    Qu’est ce qui fait la valeur de l’argent ? le travail des individus qui produisent des richesses.
    Quel pouvoir tire l’Etat de cette valeur monétaire pour administrer, réguler et gérer la société de ce peuple ? nada
    Qui possède ce pouvoir ? la BCE ? non, elle stocke la monnaie
    Qui le possède ? les banques privées ?

    Qui a décidé d’interdire l’Etat du pouvoir d’usage de la valeur monétaire crée par son peuple ? les élus eux-mêmes, français, puis européens.
    C’est le peuple qui entretient l’usage de la monnaie, c’est une banque publique (combien de temps encore ? qui est dépositaire de sa valeur), mais on a refilé aux banques privées « comme ça » tout les profits des intérêts qu’on peut en retirer ?

    Ma démonstration est fausse, je serai content qu’on m’explique.

    Ma démonstration est juste, je ne comprends plus rien à cette escroquerie publique menée au nez et à la barbe de tout le monde depuis trente ans.

    • Par Rigel (---.---.---.34) 21 mai 2010 05:38
      Anonymous Republic Punisher

      Disons que les interêts qui devraient financer les services publiques sont ponctionnés par les banques depuis 1973... , de plus la BCE ne créer que les pièces et les billets 5% de la masse monétaire totale, le gros de l’argent est créer par les banques par le simple fait d’accorder un crédit et ce n’est pas l’argent des déposants qu’elle prête : c’est l’argent que l’emprunteur va devra rembourser dans le futur (magique) avec l’hypothèque pour garantie ! Donc déjà à la base l’argent est créer dans le tempsavant même que les conditions de sa valeur ai été réunies, avant même qu’il ai été produit en quelque sorte. SI on on peut résumer ainsi une banque vous pr^te votre propre argent si ce n’est qu’elle a le droit de vous le sortir retroactivement, les 100 000 euros que vous auriez mis quelques années à économiser elle vous les sorts d’un coup de votre futur ! pour vous avoir prêté votre propre argent la banque vous demandera des interêts en fait c’est la banque qui devrait vous payer des interêts pour vous remercier d’avoir créer de la monnaie ou qui au moins ne devrais ne pas vous en faire payer...

    • Par Owen (---.---.---.224) 21 mai 2010 09:36
      Owen

      Riguel, je vous remercie de vos claires explications.

    • Par xa (---.---.---.84) 21 mai 2010 12:16

      « A qui ce territoire peut-il négocier cet emprunt ? aux banques privées »

      Les Etats n’empruntent pas aux banques. Ils empruntent par émission d’obligations, qui sont achetés par des investisseurs.

      Dans ce mécanisme, les banques sont soit des investisseurs (elles utilisent alors leurs fonds propres, donc de l’argent bien réel) ou des intermédiaires plaçant l’épargne de leurs clients (toujours de l’argent bien réel).

      En France, la part du capital en assurances-vie placés sur ces titres d’Etat est de plus de 1500 milliards, dont probablement 3 à 400 milliards de dette publique francaise (la part de la dette détenue par les banques et assurances francaises est essentiellement acquise pour les fonds d’épargne utilisés dans les assurances-vie en euros). Annulez les titres d’Etats, et ce sont les EPARGNANTS qui seront impactés.

      Reste à savoir si vous êtes concerné directement ou non (ce qui signifie : utilisez vous ou non une épargne de type Sicav, FCP, assurance-vie à capital et/ou taux garanti, ...)

  • Par Jashugally (---.---.---.206) 21 mai 2010 08:13

    La seule bonne chose à faire : nationaliser les banques. Thése soutenu notamment par frédéric Lordon :

    http://blog.mondediplo.net/2010-05-...

  • Par Mathieu (---.---.---.51) 21 mai 2010 10:59

    Heu à tous ceux qui parlent d’inflation, vous vous rendez compte que vous voulez supprimer l’épargne ?


    Il n’y a pas que les grands capitalistes qui ont un compte en banque, hein. A 10% d’inflation un livret A ne vaut plus plus que la moitié après 6 ans, hein.

    Si l’argent ne vaut plus rien il faut à tout pris posséder plus, dépenser plus avant que vos économies ne valent plus rien. Acheter, acheter, acheter, de la pierre, de l’or, des patates.

    C’est la prime à la surconsommation, la prime à la voracité.

    Super modèle de vie.

    (et super cohérent quand c’est un écologiste-décroissant qui propose ça...)
  • Par rastapopulo (---.---.---.185) 22 mai 2010 18:36
    rastapopulo

    1° paradoxe à la fois des tenants de l’orthodoxie financière anglosaxonne (pq les états paient des intérêts sur des dépenses non-inflationistes comme un quidam ce qui tue defacto le rôle d’entrepreneur des états qui privatise déjà ce qui est rentable) et de leur pourfendeurs (le recours au crédit pour des dépenses inflationnistes doit être découragé d’une manière ou d’une autre)

    L’argument valable de l’indépendance des banques centrales est la lutte contre l’inflation de la masse monétaire mais même comme ça il est scandaleux ne pas différencier les dépenses inflationniste (couvrir des frais de fonctionnement) qui doivent être découragé (sinon c’est l’anarchie et décourager ici par les intérêts) des dépenses noninflationistes (investissement en infrastructure et technologie) qui ne doivent absolument pas être découragé.

    2° paradoxe : pourquoi la définition de l’inflation a changé après avoir remit le pourvoir de la création monétaire aux mains des banques centrales ?

    De« la création de valeur sans contrepartie », c’est devenu « la hausse du prix d’un panier de produits délocalisés(! !!) ». Ca favorise clairement la délocalisation et la finance au détriment des citoyens et des états qui ne sont pas mobiles.

    Bref c’est du vol mais même si l’état ne devrait pas payer d’intérêts dans l’idéal (à très long terme), l’urgence est de distinguer les types de dépenses des états et éventuellement de convertir une fois (je suis un bon belge) sa dette en emprunt sans intérêts pour réparer le vol des dernières années mais certainement pas de permettre le recours illimités aux crédits sans distinction.

  • Par lolet (---.---.---.146) 23 mai 2010 11:13
    lolet

    Super article, merci !

  • Par Antoine (---.---.---.160) 23 mai 2010 12:05

    Comme disait ma grand-mere, l’argent c’est pratique pour faire les courses...


    Mais pour ce que j’en comprends aujourd’hui, les banques achetent ... de l’argent avec de l’argent !! Donc il n’y a pas creation de richesses.

    Et si on allait tous, demain retirer nos avoirs dans les banques, juste pour voir...
    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 14:47
      Paolini

      Comme disait ma grand-mere, l’argent c’est pratique pour faire les courses...


      Excellent ; c’est drôle comme du Coluche.

      Et si on allait tous, demain retirer nos avoirs dans les banques, juste pour voir...
      C’est ce que j’ai fait.

      Si tous le fais, alors tu auras de la chance d’avoir 10 centimes par € déposé.

  • Par pierrot123 (---.---.---.192) 23 mai 2010 15:33

    A cet excellent article, je me fais un plaisir d’ajouter ceci :

    Début de citation :

    "il y a deux ans, lors d’une séance de nuit à l’assemblée, un obscur amendement a été présenté par un certain Copé.
    Cet amendement exonère totalement d’impôts sur les plus-values la cession des filiales des multinationales
    . ...

     Cette saloperie nous coûterait 10 milliards d’euros par an ! Presque autant que la totalité du “paquet fiscal” de 2007, auquel il s’ajoute, naturellement !.... Plus de 10 fois le bouclier fiscal, qui est pourtant unanimement reconnu et dénoncé comme une saloperie à éliminer. Et 20 fois le gain obtenu en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux ! 20 fois !« 

    (Fin de citation, extrait du très bon »blog de superno")

    Si quelqu’un a des lumières complémentaires sur cette (douloureuse !) question...

  • Par ChatquiChouine (---.---.---.242) 23 mai 2010 16:57
    ChatquiChouine

    Clair et concis, cet article est le bienvenue.

    Et saviez vous que ces très « chères » banques sont des spécialistes de la distribution d’énergie ?.....comment ça non ?

    Comment expliquez-vous alors la décision prise par notre rigolo Borloo d’ouvrir le marché français à la JP Morgan et à la Goldman Sachs ?

    http://bridge.over-blog.org/article-borloo-autorise-les-banques-goldman-sachs-et-jp-morgan-a-vendre-du-gaz-en-france-44941576.html

    Un info qui sent le gaz....non !

     Sachant que l’état dispose de 36% des actions de GDF-SUEZ, quelle moyens va t’il injecter au sein de cette entreprise pour maintenir sa compétitivité...ou sa présence au sein du conseil d’administration sachant que sa priorité est de maintenir sa notation AAA pour pouvoir emprunter à un taux raisonnable auprès des 2 banques précitées.

     Sachant de plus que JP Morgan et Goldman Sachs sont en pleine procédure judiciaire aux US et sont considérés par tous comme les plus grands voyous de la puissance financière mondiale, qu"elle délicate attention de nos gouvernants de leur ouvrir toute grande les portes d’accès à l’énergie en Janvier, tout en leur faisant miroiter les juteux bénéfices à retirer en augmentant le prix du Gaz de 9% le 1er Avril ( ! quelle ironie).

    Toute la perversité de l’endettement auprès des banques privées devient de plus en plus limpide,

  • Par Zevengeur (---.---.---.206) 23 mai 2010 17:07
    Zevengeur

    Henry Ford avait dit « Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’ il y aurait une révolution avant demain matin »

    Ceux qui consultent Agoravox commencent à comprendre le système bancaire !

  • Par BA (---.---.---.248) 23 mai 2010 20:13

    Ce n’est qu’une question de principe.

    Les principes de base sont les suivants :

    1- En France, le pouvoir politique doit contrôler le pouvoir bancaire, et aussi le pouvoir monétaire.

    2- La banque, le crédit, la monnaie sont des besoins absolument vitaux, qui concernent tous les citoyens français. Ils ne doivent donc pas être laissés dans le secteur privé. Ils doivent être re-placés dans le secteur public. Ils sont eux-mêmes des services publics.

    Autrement dit : le pouvoir bancaire et le pouvoir monétaire doivent être re-placés sous les ordres du pouvoir politique.

    Concrètement, qu’est-ce que cela implique comme PROGRAMME POLITIQUE POUR 2012 ?

    - Sortie immédiate de l’Union Européenne.

    - Retour au franc.

    - Nationalisation de la Banque de France et des banques françaises.

    - Les dirigeants de la Banque de France et des banques françaises doivent être nommés et démis de leurs fonctions par le gouvernement français.

    - Les dirigeants de la Banque de France doivent remplir une seule mission : une mission de service public, au service de l’intérêt national. Concrètement : la Banque de France doit prêter au Trésor public les sommes que le gouvernement français lui demande, sans intérêt, et sans échéance.

    - Les dirigeants des banques françaises nationalisées doivent remplir une seule mission : financer l’économie réelle (et non plus créer de la valeur pour leurs actionnaires).

    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 14:59
      Paolini

      Tout cela me semble plein de bon sens (et urgent) ;


      mais est-il vraiment nécessaire de nationaliser TOUTE les banques ?

      La banque centrale prête aux administrations (s’il y a des intérets, ils reviennent dans le trésor public) et détermine le volume de crédit disponible pour chaque année, à charge aux banques de le distribuer.
      Les banquiers (que je haïrais bien volontier si je n’avais rien de mieux à faire) ont un rôle à jouer pour déterminer la valeur et la viabilité d’un projet et pour en définir le financement.
      Il y a là un vrai service.
    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 15:02
      Paolini

      Au fait BA, les 2 premiers points de ton programme se retrouvent dans celui de François Asselineau


  • Par jjwaDal (---.---.---.123) 24 mai 2010 09:39
    jjwaDal

    Il y a de multiples composantes à la dette publique, l’une d’elle étant l’incapacité voulue des Etats à disposer d’outils de création financière.
    A défaut, pourquoi un Etat ne peut-il emprunter directement à taux marginal auprès de la BCE dans des dépenses d’investissements destinés à réduire ses dépenses ? L’isolation du parc immobilier et l’électrification des transports rembourseraient près plus que l’emprunt initial pour parvenir au but et donc le risque inhérent à cette ligne de crédit serait quasi-nul (une avance sur recette assurée de rapporter plusieurs fois la mise).
    Par ailleurs si la dette publique a explosé à partir de 1973 c’est en raison de la lenteur à gérer l’explosion du prix du pétrole qui a profondément désorganisé le solde de nos échanges et nous a obligé dans l’urgence (avec force emprunts) à créer le parc électronucléaire (par ex).
    Ensuite (trop long de détailler) la combinaison d’une diminution des charges aux entreprises (tout le monde s’orientait vers l’export pour rétablir le solde des échanges), la diminution des droits de douanes(la « mondialisation, style GATT puis OMC), le transfert massif des gains de productivité vers les actionnaires plutôt que les salariés ont grignoté les revenus potentiels des Etats et les ont conduits (comme pour les particuliers) à »faire chauffer la carte bleue« .
    Difficile de taxer les salariés car leur pouvoir d’achat diminue, les entreprises et les capitaux car ils peuvent aller où ils veulent, les importations car c’est »interdit", reste l’implosion permanente gérée par toujours plus de dépeçage du public en faveur du privé.
    Le mur était potentiel avant 1973, il est devenu bien réel depuis.

    • Par Zevengeur (---.---.---.206) 24 mai 2010 16:44
      Zevengeur

      C’est en gros comme cela que ça s’est passé.

      J’ajouterai une chose importante, si la banque de France se contentait de frapper de la monnaie autrement dit faire marcher la planche à billet, cela serait en effet mécaniquement générateur d’inflation car la somme totale de monnaie en circulation augmenterait.
      Par contre en cas de prêts à taux nuls, puisque l’état rembourse le capital les années suivantes, cela réduit la masse monétaire en circulation après l’avoir augmenté et donc évite le risque d’inflation.

      Après reste à voir comment limiter l’abus d’emprunts d’état...

    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 15:08
      Paolini

      Il y a de multiples composantes à la dette publique, l’une d’elle étant l’incapacité voulue des Etats à disposer d’outils de création financière.


      Absolument, et depuis 1973 justement. (loi 73-7 du 3 janvier 1973)
    • Par Zevengeur (---.---.---.194) 20 mai 2011 15:34
      Zevengeur

      Hé c’est écrit dans l’article ! (Grr)

    • Par Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 15:45
      Paolini

      @ Zevengeur :

      Je sais ; ma remarque était destinée à jjwaDal  qui écrivait :

      Par ailleurs si la dette publique a explosé à partir de 1973 c’est en raison de la lenteur à gérer l’explosion du prix du pétrole..............

      Je ne suis pas sur que cela explique tout.
  • Par piotw (---.---.---.231) 28 décembre 2011 23:56

    Salut Zevengeur,

    bravo pour cet excellent article

    est’il possible que j’imprime ton article pour le distribuer ?

    si oui peux tu me l’envoyer en ods ou pdf ?

  • Par elbartoo (---.---.---.19) 24 juin 2012 15:05

    Si il est vraiment prouvé qu’on c’est tous fait arnaquer , on devrait tous porter plainte en mémé temps pas pour gagner mais pour faire savoir a ceux qu’il ne le savent pas qu’il sont entrain de se faire arnaquer , parce que si tout le monde le sais il n’y aura aucune raison que ça reste en l’état actuel, faudrait motiver tout les gens qui sont au-courant faire un dossier en béton que la preuve de l’arnaque soit irréfutable et la vérité fera son boulot


  • Par Dornach (---.---.---.239) 5 avril 2013 12:10
    Dornach

    En complément à cet article :

    La finance américaine, des requins avides et sans scrupule

    http://wp.me/p1WnGr-hh

  • Par Dornach (---.---.---.239) 5 avril 2013 12:37
    Dornach

    Un coup d’état, non un complot ourdit par les banksters :

    La crise des dettes en Europe et aux USA, un complot politico-financier : 

    http://wp.me/p1WnGr-3X

  • Par Dornach (---.---.---.186) 8 décembre 2013 10:40
    Dornach

    Le Nouvel Ordre Mondial, un projet satanique
    http://wp.me/p1WnGr-qL

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