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Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance

Comme chacun sait, la Grèce est actuellement en première ligne des pays attaqués par la finance sur son point faible : la dette souveraine.
Cette situation est cependant valable pour la plupart des pays occidentaux endettés, y compris la France, la seule différence étant que les plus vulnérables subissent en premiers les coups de boutoir de ladite finance. Les suivants sur la liste commencent d’ailleurs également à être touchés (Portugal, Espagne) à travers les agences de notation.

Cet article va évoquer une question fondamentale que personne ou presque ne se pose, à savoir pourquoi les états en sont arrivés à se financer sur le marché privé.
Cette question en apparence anodine est en fait lourde de conséquences sur les finances publiques et surtout pour les contribuables que nous sommes tous.

C’est bien la finance qui coule la Grèce : démonstration

La dette d’un état
Comme tous les pays en déficit, la Grèce doit lever régulièrement sur le marché mondial des fonds pour financer son déficit.

A ce niveau, on doit bien distinguer le déficit annuel de l’état (du à un niveau de dépenses supérieur aux recettes) de la dette qui est grosso modo le cumul du solde des déficits annuels passés.

Qu’un prêt corresponde à une création monétaire ou pas reste une question philosophique, dans tous les cas un prêt correspond à une avance de fonds devant être remboursée à l’aide d’argent qui sera en principe obtenu dans le futur, il y a donc un risque associé lors de l’émission d’un prêt.

Toute dette comprend 2 parties :

  • cumul des déficits antérieurs ou capital
  • charge de la dette ou intérêts financiers

La situation de la Grèce
En 2009, la situation de la Grèce est la suivante :

- dette = environ 100% du PNB

- déficit = 13% du PNB incluant les intérêts annuels de la dette.

En 2010, la dette sera donc au moins égale à 113% du PNB, les intérêts de cette dette si les taux restaient à 3% devraient donc passer à 113*3% = 3.39%.

Directement de votre poche dans celle des banquiers
Cette partie des dépenses de l’état ne correspond à aucun investissement collectif, ces intérêts prélevés sur les impôts directs ou indirects des citoyens correspondent donc à une partie du fruit de leur travail qui va directement dans la poche des banquiers sans aucun service en échange.

Une question que peu de gens se posent est de savoir s’il est normal que les banquiers privés s’enrichissent sur le dos des états.
Réponse : cette question est éludée car les médias nous parlent sans cesse des taux d’intérêts « du marché » et de leurs variations comme si cela représentait une vérité universelle, le battage médiatico/politique nous a habitué à cet état de fait depuis une trentaine d’années.

Endettement court terme
Le plus grave problème de la Grèce est que cette dernière est endettée à partir de prêts courts termes de l’ordre de 2 ans, cela revient à dire que la majeure partie de sa dette [100% du PIB] doit être renouvelée sur les marchés financiers grosso modo tous les 2 ans.
Et si jamais les taux d’intérêts consentis varient, alors le déficit vient mécaniquement augmenter également.

Un taux qui passe de 3 à 7% associé à un renouvellement des emprunts obligataires sur 2 ans environ vient mécaniquement augmenter les dépenses de l’état de +4% de la dette au bout de ces 2 ans.
Cela augmente très vite et devient donc également très rapidement insupportable.

La finance a lancé une guerre aux états

Comme vu dans l’article "La spéculation attaque notre (R)UE" les spéculateurs attaquent la Grèce à l’aide du marché opaque des CDS dits à "nue position", c’est-à-dire achetés par des gens qui n’ont pas prêté un euro à la Grèce.
C’est le principe du "Je prends une assurance incendie sur la maison de mon voisin".

La finance joue avec les taux d’intérêts
Puisque le nombre de CDS pris sur la Grèce augmente fortement, les agences de notation en déduisent que "le marché" croit de plus en plus à un défaut de paiement de la Grèce et baissent leur note.


Du coup les taux d’intérêts consentis à la Grèce explosent, ils sont de l’ordre de 6/7% pour les taux courts termes contre 3/3.5% pour les pays en dont la note est AAA. Le temps que je termine cet article, ils pourraient facilement dépasser les 10% ou bien plus si rien n’est fait pour enrayer cette spéculation.

Les taux d’intérêts sont donc une redoutable arme de destruction massive.

Un cercle vicieux
La séquence de guerre lancée par la finance sur la Grèce est donc :

  1. Achats massifs de CDS « nus » sur la Grèce
  2. Prise en considération de ces achats par les acteurs économiques en particulier les agences de notation
  3. Les agences baissent leurs notes de confiance sur l’état attaqué
  4. Conséquence : les taux d’intérêts augmentent pour compenser le risque de défaut de paiement
  5. L’augmentation des taux enfonce encore plus la Grèce dans le marasme
  6. Retour à 1.

Une Europe elle-même au bord du gouffre va-t-elle pouvoir stopper la finance avec son plan d’aide à la Grèce de 80 Milliards auxquels s’ajoutent les 30 Milliards du FMI ? Car derrière la Grèce, il faudra bientôt sauver le Portugal, l’Espagne, L’Italie, etc…

Revenons maintenant sur la question posée précédemment.

L’article 123 du traité de Lisbonne

L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : « 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE.

Cette situation est identique pour tous les pays du monde occidental et dure en France depuis 1973.
Il s’agit d’un véritable coup d’état.

Un coup d’état financier et politique en 4 actes

1ier acte : La France privatise la création monétaire
En 1973, le ministre des finances Valery Giscard D’Estaing (sous la Présidence de Pompidou, ancien directeur général de la banque Rothschild) modifie les statuts de la Banque de France à travers la loi 73-7 pour lui interdire de faire des avance ou des prêts à l’Etat.

2ième acte : On Européanise cette règle
En 1992, l’article 104 du traité de Maastricht interdit à la BCE et aux Banques Centrales Nationales de consentir des avances ou des prêts aux États ou aux Collectivités Publiques.
Cette loi s’étend donc à toute l’Europe.

3ième acte : La règle passe dans la proposition de constitution Européenne
L’article 123 du traité de Lisbonne reprend mot pour mot le libellé de l’article 104 de traité de Maastricht.

4ième acte : Sarkozy bafoue 200 ans de démocratie Française
Le traité de Lisbonne a été adopté en France par Mr Sarkozy le 04 février 2008 alors que le référendum sur la constitution européenne avait été rejeté en 2005 par 53% des Français.

Et la France dans tout ça ?

Avant la loi de 1973, comme le montre le schéma ci-dessous la dette n’existait pas en France :

 Du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, la dette de la France s’élève à 1142,7 milliards d’euros après les remboursements déjà effectués. Mais cette dette entraîne des intérêts composés qui la font augmenter à chaque seconde.
Les intérêts totaux de la dette du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006 s’élèvent à la somme de 1142,2 milliards !
Dit autrement, l’Etat doit pour la période du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, 0,5 milliard au titre du capital et 1142, 2 milliards au titre des intérêts cumulés de la dette. Ces intérêts dus continuent à générer des intérêts.

C’est-à-dire que 99,95 % de la dette sont constitués uniquement des intérêts cumulés de 1976 à 2006 et que la France a été incapable de rembourser malgré le taux élevé des impôts durant toute cette longue période (30 ans).
Si la France avait pu continuer à se financer à taux 0 à la Banque de France ou à la BCE, la dette serait…quasi nulle !

A la lumière de ce qui précède, on prend conscience que la finance a opéré un véritable coup d’état en substituant avec la complicité de dirigeants politiques le droit régalien des états de frapper leur propre monnaie.
Cela ne s’est d’ailleurs pas fait en un jour, mais c’est une autre histoire.

La gestion des finances publiques
Pour être complets, notons que la gestion des finances publiques Françaises a toujours été plus ou moins désastreuse.
Emprunts à taux zéros ou pas, le budget de l’état a pratiquement toujours été en déficit. Avant 1973 certains disaient qu’emprunter à taux zéro revenait à faire tourner la planche à billets.
Il est exact que cela générait de l’inflation qui réduisait la confiance dans la monnaie.
Cependant entre la situation inflationniste précédente et celle d’aujourd’hui, quelle est la plus catastrophique ?

La finance est devenue le cancer de notre société

Comme le cancer,
la finance créée à l’origine pour irriguer le corps économique fonctionne maintenant quasiment exclusivement pour son propre compte.
Comme le cancer,
les mécanismes de régulations ont été supprimés grâce au libéralisme.
Comme le cancer,
la finance épuise les ressources de la société pour se développer.
Comme le cancer,
le seul objectif de la finance est de croitre sans limite.
Comme le cancer,
la maladie s’est généralisée à travers la mondialisation (métastases).
Comme le cancer,
la finance est en train de tuer l’organisme qu’elle parasite.
Comme le cancer,
lorsque la finance aura tué le système, elle sera emportée avec lui en enfer !

Peut-on encore s’en sortir ?

La solution pour commencer à se sortir de cette situation serait de rendre à la Banque de France le droit de faire des avances ou des prêts sans intérêts à l’Etat et aux collectivités publiques.
Bien sûr cela impliquerait la sortie de la constitution Européenne et donc induirait un aveu d’erreur de la part de celui qui nous y a fait entrer d’une manière que l’on ne peut qualifier autrement que de totalitaire.
Sachant que le temps joue contre nous et que depuis 2 ans l’immobilisme et la discorde règnent en Europe, je vous laisse conclure par vous même.

Pour finir, regardez ce petit compteur : http://www.nirgal.com/wakeup/dette

 

Liens

http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm
http://www.voltairenet.org/article154208.html
http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2581
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=7791
http://www.chevenement.fr/Quelques-liens-autour-du-traite-de-Lisbonne,-abusivement-dit-simplifie_a453.html
http://www.letransmuteur.net/creation-monetaire-l-article-123-du-traite-de-lisbonne/
http://forums.france3.fr/ce-soir-ou-jamais/Participez-aux-debats/economique-crise-sujet_1441_1.htm
http://www.pauljorion.com/blog/?p=10797#more-10797
http://www.pauljorion.com/blog/?p=10822

 

Les réactions les plus appréciées

  • Alpo47 (---.---.---.140) 20 mai 2010 11:20
    Alpo47

    Clair, concis et exhaustif ... Tout est dit.

    Et la dette appartient aux banques et organismes financiers, donc ... à leurs actionnaires.
    Après ce récapitulatif, on peut tout de même se poser la question : Pourquoi ?
    Etant donné qu’ « ils » ne sont pas idiots, il y a donc un objectif bien déterminé derrière ces décisions qui entrainent nos sociétés dans le gouffre.
    Il n’y en a qu’une qui me vient à l’esprit : les ultra-riches ou « rentiers-actionnaires » ont tissé leur toile, à l’aide de politiques godillots, afin de s’emparer de nos sociétés et ... de nos vies.

    Sauf erreur de ma part, nous sommes dans la dernière étape de cette tentative de main-mise .

  • Pacalvotan (---.---.---.250) 20 mai 2010 12:17
    Pacalvotan

    Est-ce-qu’un seul journaliste a interrogé VGE sur le sujet ?
    Henry Ford disait : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Pas visionnaire pour un sous le gars, on comprend et on est là devant notre écran...

  • Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 12:52
    Bélial

    Le président Woodrow Wilson a vendu l’Amérique en 1913 en signant la création de la Fed (Federal Reserve Bank), giscard et pompidou ont vendu la France en 1973, l’article 104 du traité de Maastricht et l’article 123 du traité de Lisbonne ont vendu l’Europe.

    C’est complètement stupide de payer des intérêts aux banques alors que l’état (théoriquement nous, conformément à la volonté générale...) pourrait financer les dépenses utiles sans rembourser d’intérêts.

    Ca n’explique pas tous les problèmes, mais c’est abhérrant.

  • Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 13:23
    Bélial

    @ alchimie : donnez moi une bonne raison de payer des intérêts aux banques.

    De plus je n’ai jamais pensé de bien de la société de consommation/casino/néocolonialiste qui donne une illusion de richesse et une course au fric par tous les moyens.


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95 réactions à cet article

  • Alpo47 (---.---.---.140) 20 mai 2010 11:20
    Alpo47

    Clair, concis et exhaustif ... Tout est dit.

    Et la dette appartient aux banques et organismes financiers, donc ... à leurs actionnaires.
    Après ce récapitulatif, on peut tout de même se poser la question : Pourquoi ?
    Etant donné qu’ « ils » ne sont pas idiots, il y a donc un objectif bien déterminé derrière ces décisions qui entrainent nos sociétés dans le gouffre.
    Il n’y en a qu’une qui me vient à l’esprit : les ultra-riches ou « rentiers-actionnaires » ont tissé leur toile, à l’aide de politiques godillots, afin de s’emparer de nos sociétés et ... de nos vies.

    Sauf erreur de ma part, nous sommes dans la dernière étape de cette tentative de main-mise .

    • Agor&Acri (---.---.---.114) 21 mai 2010 02:13
      Agor&Acri

      "il y a donc un objectif bien déterminé derrière ces décisions qui entrainent nos sociétés dans le gouffre« 

      OUI.
      En voici une formulation :
      « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». (David Rockefeller dans Newsweek International du 1er février 1999.)

      Cela passe par un abandon de souveraineté de la part des nations.

      Or, la souveraineté d’une nation s’incarne à travers les spécificités de sa Constitution.

      Et à ce titre, il faut regarder de très prêt ce qui est en préparation derrière ceci :
      http://www.lepoint.fr/actualites/2010-05-20/sarkozy-veut-modifier-la-constitution-pour-encadrer-les-deficits/1037/0/457068

      Au passage, je note ce parallèle entre
       »Cette partie des dépenses de l’état ne correspond à aucun investissement collectif, ces intérêts prélevés sur les impôts directs ou indirects des citoyens correspondent donc à une partie du fruit de leur travail qui va directement dans la poche des banquiers sans aucun service en échange« .

      et la réflexion qui a été à la base de la création du forum
      du SILENCE DES LOUPS :
       »Ma réflexion-critique porte sur le fait que le coeur du système, son système cardio-vasculaire, soit l’endettement.
      ...
      Si, en tant que consommateur, je n’ai pas recours au crédit, de toute façon, en tant que contribuable je verse ma dîme aux prêteurs (via les impôts locaux, l’impôt sur le revenu, etc...dont une bonne partie sert à rembourser des emprunts publics)
      ...
      On peut discuter interminablement de tout ...
      Pendant ce temps-là, le banquier touche sa dîme.
      Il ponctionne des sommes que, de fait, les particuliers, les entreprises ou les Etats ne pourront pas mettre ni dans la consommation, ni dans l’investissement "

      De fil en aiguille, c’est tout l’envers du décors d’une société tenue par les banksters et CONTROLEE par des cénacles non démocratiques qui est révélé.

    • berus38 (---.---.---.41) 4 février 2013 17:54

      le livret A sert a financer l’état pour construire des HLM, donc les intérêts qui nous sont versé proviennent des loyers perçus !! quand aux assurances vies , elles contiennent des obligations européenne qui financent la dette des états et les intérêts perçus proviennent de NOS IMPÔTS , ( 50 milliards cette année , ce qui correspond a la totalité de nos impôts sur le revenu ) CE NE SONT PAS DES PRÊTS CAR LE CAPITAL N’EST JAMAIS Remboursé , QUAND IL ARRIVE A ÉCHÉANCE, LE CAPITAL EST Remplacé PAR UNE AUTRE EMISSION !!!!! cherchez l’erreur !

      Ensuite avoir crée des obligations au lieu de battre monnaie (faire marcher la planche a billet) comme avant la loi du 3 janvier 1973 , c’est seulement pour que les rentiers puissent suivre l’inflation sans prendre trop de risques en bourse !!!! MAIS LES INTÉRÊTS NOUS TUE !!! si nous avions remboursé le capital de la planche a billet au lieu de distribuer des intérêts , nous ne serions endetté que de 20% du PIB au lieu de 90% aujourd’hui !! cherchez l’erreur !!


  • Lisa SION 2 (---.---.---.226) 20 mai 2010 12:00
    Lisa SION 2

    Bonjour,

    « Une Europe elle-même au bord du gouffre » n’avez vous pas l’impression de participer vous même à la désinformation généralisée ? L’Europe va très bien par rapport à d’autre pays bien plus importants ou bien moins solides. Elle est à l’origine de principes industriels révolutionnaires pouvant décimer ( diviser par dix ) les prix des produits qui inonderont les marchés futurs. Il n’y a plus qu’à voir tomber tous les monopoles spéculatifs qui s’appliquent à nous louer notre propre pays qu’ils ont acheté avec leur fausse monnaie fabriquée par la planche à billets privatisée. Toute richesse basée sur la ruine de l’autre est condamnée à réécrire l’histoire et malgré les grands moyens pour occulter la vérité, le mensonge finit toujours par percer les parois des coffres. Ce papier monnaie n’a de valeur que fictive et les produits achetés avec n’ont que peu de légitimité nominale. C’est cet afflux de papier monnaie qui a permis de faire grimper les prix de l’immobilier car seul celui qui produit l’argent peut acheter et emporter les appels d’offre. Les banques sont devenues propriétaires de tous les centre villes, mais ceux-ci sont morts et automatisés, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’humain courageux dans ce domaine, comme dans le domaine politique. Les plus conscients dans ce domaine, qui parlent le mieux de ce sujet, Jacques Généreux un proche de Mélenchon : http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1418&nbsp ; et : http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/05/18/desacralisons-la-dette/

    Condamnés à s’endetter pour rembourser sa dette revient à creuser le trou dans lequel on s’enterre. Ce n’est pas viable à très long terme.

  • Pacalvotan (---.---.---.250) 20 mai 2010 12:17
    Pacalvotan

    Est-ce-qu’un seul journaliste a interrogé VGE sur le sujet ?
    Henry Ford disait : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Pas visionnaire pour un sous le gars, on comprend et on est là devant notre écran...

  • Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 12:52
    Bélial

    Le président Woodrow Wilson a vendu l’Amérique en 1913 en signant la création de la Fed (Federal Reserve Bank), giscard et pompidou ont vendu la France en 1973, l’article 104 du traité de Maastricht et l’article 123 du traité de Lisbonne ont vendu l’Europe.

    C’est complètement stupide de payer des intérêts aux banques alors que l’état (théoriquement nous, conformément à la volonté générale...) pourrait financer les dépenses utiles sans rembourser d’intérêts.

    Ca n’explique pas tous les problèmes, mais c’est abhérrant.

    • Bélial (---.---.---.11) 20 mai 2010 13:23
      Bélial

      @ alchimie : donnez moi une bonne raison de payer des intérêts aux banques.

      De plus je n’ai jamais pensé de bien de la société de consommation/casino/néocolonialiste qui donne une illusion de richesse et une course au fric par tous les moyens.

    • fwed (---.---.---.241) 20 mai 2010 14:11
      fwed

      @alchimie

      « Soit on s’interesse SERIEUSEMENT au sujet dela dette et dans ce cas on commence par regarder son formulaire d’impots qui nous dit que tous les ans on est en déficit.
      Soit on considère que c’est un sujet trop compliqué sur lequel on ne peut se prononcer  »

      Je vous réponds : "soit on s’intéresse sérieusement au sujet de la création monétaire par de la dette à interêt et dans ce cas on commence à différencier la gestion d’une masse monétaire par rapport à la production (donc par extension le phénomène d’inflation/déflation) du statut de la monnaie (donc par extension dans quelles poches vont finir les interêts du pouvoir divin d’inscrire des numéros-troc dans les bilans comptables)

      Alchimie, vous confondez allegrement statut d’une monnaie et gestion d’une monnaie.
      Vous mélangez trop de choses dans votre discours économique et vous vous permettez de faire la lecon avec de faux arguments.
      Sinon mon formulaire d’impôt me dit aussi que plus de 60 % de l’impot sur le revenu repart directement chez les banques privées dont vous oublierez très facilement qu’ils possèdent exclusivement le pouvoir de création monétaire par de la dette à interêt. Mais Apparemment tout celà vous échappe, ne seriez vous pas banquier ?

    • Julien (---.---.---.11) 20 mai 2010 19:24
      Julien

      @alchimie


      « L’une des caractéristiques importantes d’une monnaie est sa stabilité. Et vous devriez comprendre pourquoi un prêt à taux zero au plus gros emprunteur d’un pays est extremement dangereux, puisque vous comprenez bien ce qu’est une monnaie. »

      Mais oui, il y a un risque d’inflation. C’est justement le principe du crédit : créer de la monnaie quand il y a une richesse à acheter, la détruire au moment du remboursement.
      Seulement, si le crédit n’est pas remboursé (c’est le cas aujourd’hui pour les Etats), et qu’il faut emprunter pour rembourser les intérêts, alors la monnaie n’est jamais détruite. Conséquence : de l’inflation !!
      Pourquoi croyez-vous que l’immobilier ait fait +130% en 12 ans ?
      La vie n’est-elle pas plus chère qu’il y a 20 ans ?

      Par ailleurs, il y a un critère de stabilité dans ce système : le système devient instable (i.e. nécessité d’emprunter pour payer les intérêts, encore et toujours) à partir du moment où le critère suivant n’est plus respecté :

      I < M

      où :
      I = sommes des intérêts jusqu’à remboursement complet du crédit
      M = masse monétaire initiale, i.e. avant que la monnaie correspondant aux crédits en cours soit débloquée.

      A mon avis, ce critère n’est plus respecté, du coup la dette ne fait qu’augmenter.

      « Par ailleurs le taux d’intérêt remunère un service ; si vous n’en avez pas conscience on peut en parler plus en détails, mais ça risque d’être long. »

      C’est ce que me disait un collègue. Mais depuis, il s’est renseigné, et voici ce qu’il m’écrit :

      J’ai l’impression que l’on se fout du monde car la justification des intérêts que j’avais toujours entendue était : 
       - cet argent emprunté n’est plus à la disposition du prêteur, il lui faut donc une compensation
       - le prêteur prend le risque de ne pas voir son argent remboursé 
      Mais puisque c’est le prêt qui a créé l’argent :
       - on n’en prive pas le banquier puisqu’il n’existait pas avant !
       - il ne prend pas de risque puisque d’encore une fois cette argent n’existait pas avant le prêt !

      « Le problème c’est que vous en faites une question de principe là où il y a des raisons techniques.
      C’est un peu comme si je demandais à mon assureur de me rembourser si je n’ai pas d’accident ; dans un apparent discours de justice je m’exclamerais : »il est anormal de payer mon assureur pour un service qu’il ne m’a pas rendu.«  »

      Mais oui, encore un petit effort, vous touchez au but : les assureurs sont des voleurs tous comme les banquiers.

    • rastapopulo (---.---.---.185) 22 mai 2010 18:05
      rastapopulo

      Vous avez tous les 2 tord et raison :

      L’intérêt représente effectivement la charge et le risque inhérent au prêt. Sans vouloir pinailler l’interdiction de l’usure n’empêche pas une rémunération du risque.

      Et en même temps l’état n’est pas un entrepreneur comme un autre parce que quand lui investit dans quelque chose c’est publique !

      Alors si l’état doit être empêcher de recourir au crédit pour couvrir des frais de fonctionnement, c’est une honte intellectuelle que les crédit productifs publics donne lieu à intérêts puisque c’est ces dépenses qui sont non inflationniste et vecteur de confiance !!!!

    • Paolini (---.---.---.150) 20 mai 2011 13:58
      Paolini

      @ Julien :

      Merci !


      Il me semble que la rémunération du travail du banquier (et de ses soi-disant risques) peut se faire autrement qu’avec des intérets. Par exemple une fraction de l’argent créée par le crédit peut lui revenir ; de cette manière il n’est pas nécessaire de rembourser plus d’argnet que le prêt en a créer.
  • Pacalvotan (---.---.---.250) 20 mai 2010 13:48
    Pacalvotan

    Lorsque cette loi du 3 janvier 1973 a été votée, ils étaient où les soixante-huitards ?

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