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Accueil du site > Actualités > Economie > Travail le dimanche, le bal des schizos

Travail le dimanche, le bal des schizos

Cette année, le 24 et le 31 décembre tombent un dimanche. Naturellement, tout consommateur pressé aspire à faire ses courses ce jour-là, tandis que tout salarié ne souhaite qu’une chose : se reposer ! A moins que ce dernier préfère ne pas travailler... pour faire ses courses tranquillement. Le débat sur le travail dominical est animé par une sorte de schizophrénie qui affecte chacun d’entre nous au point de le rendre capable de défendre un point de vue et son contraire.

Ces derniers jours ont été émaillés de nombreuses prises de position. On notera celle de Denis Olivennes, le PDG de la Fnac, le 19 décembre sur I-Télé. Non pas qu’un chef d’entreprise affirmant “si j’étais président de la République, j’assouplirais la législation actuelle sur le travail du dimanche” soit étonnant. Mais une telle déclaration émanant d’un ancien trotskyste - Denis Olivennes revendique l’appartenance au mouvement dans sa jeunesse - ne peut que faire sourire de ces virages idéologiques à 180° que notre époque semble affectionner.

Le principe du repos le dimanche
Pourtant, en dépit des affirmations entendues ici ou là, un principe prédomine dans notre droit du travail : le dimanche doit être un jour de repos. Mais on sent bien que les mentalités évoluent sur cette question.

Rappelons que la loi autorise cinq dimanches travaillés par an, sur la base du volontariat. Les salariés bénéficient alors d’un jour de repos compensatoire, à prendre quinze jours avant ou après, et d’une majoration de 100 % de leur salaire.

Les conventions collectives, les possibilités données aux préfets et aux municipalités de consentir des dérogations, ont ouvert des brèches dans un principe qui semble ne plus être que l’ombre de lui-même.
La schizophrénie consommateur-citoyen
Il semble bien difficile de dégager un consensus sur cette question. Car non seulement les opinions sont partagées, mais à titre individuel, c’est la schizophrénie qui paraît l’emporter, la position du citoyen ne rejoignant pas tout à fait celle du consommateur.

Notre “moitié-consommateur” désire sans doute que les magasins soient ouverts le plus possible. Qui d’entre nous n’a jamais pesté devant ces boutiques fermées le dimanche ? Mais notre autre “moitié - citoyen” aspire à ce que le dimanche reste un jour de repos.

Une schizophrénie que l’on a pu constater, par exemple, à Douarnenez, où André Le Grand, maire-adjoint à l’économie, déclarait avec force le 20 décembre :“ Pour ce qui me concerne, je considère que [le travail le dimanche] devrait être purement et simplement interdit”... ce qui n’empêche pas pourtant la municipalité de Douarnenez d’autoriser l’ouverture des commerces les 24 et 31 décembre !

Ce n’est pas un hasard non plus si les syndicats sont quelque peu gênés aux entournures sur la question du travail du dimanche, la position de leurs adhérents étant pour le moins contrastée. Peut-on reprocher en effet à une salariée de la grande distribution, ne gagnant pas plus de 400 euros par mois (dans le cas d’un travail à mi-temps, largement répandu dans ce secteur) de chercher à arrondir ses fins de mois en travaillant le dimanche ?

Mais les salariés gagnent-ils davantage dans ce cas ? Pas si sûr ! Même si logiquement la loi précise que le salarié travaillant le dimanche doit bénéficier de compensations, la réalité du terrain s’éloigne parfois de cette idée.
Les syndicats sont plus fermes à Paris qu’en province.
Le récent conflit chez le bijoutier Delatour a montré, selon les syndicats, qu’un salarié travaillant le dimanche ne gagne que trente euros pour sa journée. Au passage, on notera que le PDG de cette entreprise, Jean-Pierre Fréty, est un ancien de la CGT. Le syndrome Denis Olivennes n’est pas loin...

Du côté des syndicats, à Force ouvrière et à la CGT, par exemple, on affiche une certaine véhémence pour refuser le travail dominical... du moins au plan national ! Car localement, c’est une autre histoire. Ah, schizophrénie, quand tu nous tiens ! A Rennes, les organisations réunissant les commerces et les syndicats représentatifs ont signé un protocole permettant d’organiser le travail du dimanche. Bref, les positions tenues fermement à Paris s’édulcorent singulièrement en province.

Le ministre du Commerce, Renaud Dutreil, a déclaré début décembre qu’il était “absurde de ne pas pouvoir faire ses courses le 24 décembre”.

On le voit bien, de manière insidieuse, un glissement sémantique est en train de s’opérer. De l’aberration à travailler le dimanche, constatée tout au long du XIXe siècle et couronnée par la loi de 1906 qui a décidé d’interdire de travailler ce jour-là, on en vient à penser aujourd’hui que ce serait au contraire l’interdiction du travail le dimanche qui deviendrait absurde. Qui a dit que le progrès social s’inscrivait nécessairement dans le sens de l’histoire ?

Le problème, c’est qu’il n’est pas certain que le consommateur soit très enclin à peser de tout son poids pour faire respecter cette conquête sociale de l’interdiction du travail dominical. Après tout, le client est roi !


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80 réactions à cet article    


  • miaou (---.---.139.127) 21 décembre 2006 10:57

    L’égoïsme consumériste et la vue à court terme de beaucoup de nos concitoyens vont faire que bientôt, le dimanche sera un jour comme un autre (sans compensation horaire, ni salariale, avec volontariat obligatoire).


    • Bruno (---.---.39.132) 21 décembre 2006 11:27

      [...] « Après tout le client est roi ! »

      La finalité d’un commerce est de faire des bénéfices.

      Le service au client n’est qu’un moyen d’y parvenir...et surtout pas une fin en soi !

      (A mon humble avis...)


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 décembre 2006 11:30

        Une petite remarque de forme, mais quand même : votre article est pas mal, mais je trouve que vous abusez un peu du mot « schizophrénie », qui recouvre une réalité bien plus dramatique que ce que vous décrivez.

        C’est devenu « tendance » dans les medias de parler de « schizophrénie » à tout bout de champ, pour dire en fait : « incohérence », mot pourtant tout à fait compréhensible par le lecteur moyen. C’est un nouveau cliché (à orthographe variable), on l’entend ou le lit plusieurs fois par jour. Mais la référence au livre de Philip Dick (Le Bal des Schizos, traduction douteuse de We can build you) a dû être tentante...

        Au-delà de cet aparté stylistique, une anecdote : il y a quelques années (enfin, plusieurs années), Louis Pauwels (Rédacteur en chef Figaro-Magazine de l’époque) avait été traité dans la boue parce qu’il a avait utilisé l’expression « SIDA mental » : on lui reprochait de ne pas respecter les gens atteints de cette terrible maladie.

        Mais les schizophrènes (1% de la population, quand même), eux, qui s’en soucie ? Vous connaîtriez un schizophrène, vous n’utiliseriez pas ce mot à la légère.


        • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 décembre 2006 11:42

          Il n’y a pas de manque de respect de ma part à l’égard de ceux qui souffrent de cette maladie... et j’en ai connu, dont l’un d’entre eux très proche.

          En tout cas je note votre remarque, c’est toujours intéressant pour ne pas ensuite trop abuser d’une facilité à faire un titre... Bravo d’avoir noté la référence à Dick !

          Cordialement


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 décembre 2006 11:44

          De rien ! Merci de votre réponse,

          Amicalement,

          VPC


        • parkway (---.---.18.161) 21 décembre 2006 13:59

          il faut excuser Eric nicolier, canard, car à Dijon, on mélange facilement les 2 :« schizophrène » et « incohérence », notre cher duc de bourgogne les appliquant tous les deux sans état d’àme, d’où la confusion de mon collègue dijonnais...

          C’est pas tous les jours évident de vivre à Dijon ! (lol !)


        • parkway (---.---.18.161) 21 décembre 2006 14:00

          eric, le proche dont vous parlez, c’est le duc ?


        • ZEN zen 21 décembre 2006 22:26

          Cher Canard

          je te trouve ce soir un peu puriste. L’auteur utilisait cette notion de manière métaphorique.Son article est intéressant et nous pouvons tous nous interroger sur nos clivages et dénis intimes caractérisant nos attitudes de producteurs-consommateurs.Par ex : nous nous jetons sur les produits à bas prix et nous « savons » qu’ils sont presque tous fabriqués là où nos entreprises ont souvent délocalisé, entraînant les pertes d’emploi dont nous souffrons directement ou indirectement...Contradiction humaine reflétant les contradictions d’un système économique...


        • bb (---.---.134.117) 21 décembre 2006 11:33

          très bon sujet. Mais être citoyen consommateur me gêne un peu.Moi je suis citoyen et un peu ou presque pas consommateur ensuite. Je pars du principe que si je suis en rade le dimanche question courses c’est que je n’avais qu’à mieux les faire le jour précédent et je n’ai pas envie de faire travailler des gens le dimanche à cause de mon insouciance. Le dimanche est et doit rester jour de repos malgré ce que pernault tente de nous expliquer en nous massacrant de sujet (ailleurs ils travaillent et ils sont heureux). Ne nous laissons pas embrigader dans dans ces vues de l’esprit qui n’ont pas pour objectif de rendre les citoyens plus heureux, mais d’arranger les financiers et l’état pour sa dette,car en effet 52 jours travaillés supplémentaire dans une année permet de sortir certaines épines du pieds , mais pas des notres en tant que citoyens. bb


          • fanpat (---.---.126.136) 21 décembre 2006 11:52

            c’est un sujet en effet délicat ! je comprends tout à fait que certains employés n’aient pas envie de travailler le dimanche le seul jour ou toute la famille est en repos simultanément. De plus la compensation par l’octroie d’un autre jour de congé ne me semble pas souhaitable souvent elle est imposée et le jour choisi par le patron), seule une forte compensation financiére serait adéquate. Personnellement j’essaie de m’organiser pour faire mes courses un autre jour !


            • LE CHAT LE CHAT 21 décembre 2006 12:09

              moi , je travaillerai ni ce dimanche ci , ni celui d’après et pas plus les jours de la semaine 52 ; je vais me contenter de ronronner au coin du feu et de m’en mettre plein les babines !

              bonnes fêtes de fin d’année à tous


              • Bill Bill 21 décembre 2006 12:22

                L’article est complet, rien à dire ! La remarque que je me suis faite après l’avoir lu, est que si pas mal d’employés ont vraiment envie de bosser le dimanche, les caissières par exemple (boulot tuant !), c’est que nous avons finalement tous besoin d’argent !

                Ce sont des députés royalistes et catholiques qui ont faient voter (je crois...) cette loi, par conviction religieuse et pour permettre aux ouvriers d’aller à le messe et de respecter le repos du dimanche. Il n’est pas étonnant que ce soit remis en cause aujourd’hui, car soyons honnête : c’est chiant un dimanche à ne rien faire avec les rues vides, si il n’y a pas de raison pour ça.

                Bill


                • ZEN zen 21 décembre 2006 22:29

                  « c’est chiant un dimanche à ne rien faire avec les rues vides, si il n’y a pas de raison pour ça. »

                  Faites du vélo, Bill...


                • Bill Bill 22 décembre 2006 09:29

                  Ne vous en faites pas pour moi mon cher Zen, je fais du vélo, de la course à pied et je n’ai pas le temps de m’ennuyer ! Mais j’ai constaté que parfois il y a des gens qui s’ennuient... Je n’ai d’ailleurs jamais compris qu’on puisse prendre plaisir à aller se promener dans un magasin le dimanche ! N’avez vous jamais remarqué ces gens qui vont en famille et les mains dans les poches dans les grands magasins (même lorsqu’ils sont fermés !!!) comme d’autres vont en forêt ?

                  Je voulais plutot parler dans mon commentaire des gens qui acceptent de travailler ce jour-là par manque d’argent...

                  Bien à vous

                  Bill


                • Voltaire Voltaire 21 décembre 2006 13:03

                  Bonne analyse de l’ambigüité de la situation. Comme pour un certain nombre de problèmes, nous sommes ici face à un conflit d’intérêts. La question est donc de savoir où se trouve l’intérêt général...

                  Le problème principal que vous avez évoqué est le non respect de la réglementation ; si le travail du dimanche était effectivement réalisé sur la base du volontariat, et rémunéré comme l’indique la loi, cela ne poserait sans doute pas de problème. Mais en l’état, on constate vite les limites du système dû à un rapport de force en faveur de l’employeur dans le commerce. Ce n’est pas une surprise si le travail du dimanche n’est jamais envisagé pour les fonctionnaires ou les grandes entreprises : la mobilisation qui s’en suivrait ferait plier les volontaires. Mais dans le commerce ou les petits services, le volontariat est un leurre, la pression bien trop forte pour resister sur des employés modestes et peu organisés.

                  La solution est donc soit de renforcer les contrôles pour faire appliquer la réglementation (et embaucher quelques milliers d’inspecteurs du travail !), soit mainteneir le système actuel basé sur un nombre restreint d’exceptions.

                  A part Bayrou qui s’est prononcé contre le travail dominical, il ne me semble pas avoir entendu les autres ténors politiques sur le sujet ; mais peut-être certains ont plus d’information ?


                  • brinb666 (---.---.100.34) 22 décembre 2006 09:42

                    Je suis désolé de vous contredire mais je travaille à La Poste et ça fait 10 ans que je travaille de jour comme de nuit le dimanche. Contractuels comme fonctionnaires travaillons les dimanches et fériés. La seule chose que pouvaient obtenir les syndicats c’est des conditions de récupération acceptable, et même ça était de trop puisque la poste sous-traite dorénavant ses nuits à des sociétés de service esclavagistes. De plus même si les rues sont vides le dimanche c’est quand même démoralisant d’aller bosser alors qu’on aimerait rester avec sa famille


                  • alberto (---.---.85.205) 21 décembre 2006 13:28

                    Pour Olivenne et delatour, vous savez ce qu’on dit : "à vingt ans on vote du côté de son coeur (à gauche), à cinquante du côté de son portefeuille...

                    Bon, pour ce qui est du travail du dimanche, les entreprises qui le souhaitent n’ont qu’à faire voter les employés concernés et... voilà

                    Quant à l’attitude des « pour-contre » je vous propose « antinomique » .

                    Bien à vous


                    • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 13:43

                      Travailler est comme réligion... c’est une affaire très personnel.

                      C’est une affaire entre le patron et l’employeur !

                      Je crois ou je ne crois pas en Dieux... ça ne regard à personne.

                      Je veux ou je ne veux pas travailler les samedis, les dimanches, les jours fériés, de minuits au matin... c’est mon problème.

                      Ce n’est pas le problème de mon voisin, ni Monsieur THIBAULT, ni Monsieur MAILLY, Monsieur CHEREQUE.

                      Si travailler les samedis, les dimanches, les jours féries, de minuits au matin est un problème pour Monsieur THIBAULT, Monsieur MAILLY ou Monsieur CHEREQUE... je leurs demande si à la fin du mois, je n’arrive pas payer mes loyer, mes factures EDF/GDF, et si je n’arrive pas nourrir correctement mes enfants... est-ce que c’est Monsieur THIBAULT, Monsieur MAILLY ou Monsieur CHEREQUE qui vont payer à ma place mes differents factures ?

                      Si travailler les samedis, les dimanches, les jours fériés, de minuit au matin sur la base de volontariate... ou est le problème.

                      Si mon patron me demande de travailler pendant les jours fériés avec recompsense interessant... et je suis d’accord... ou est le problème pour Monsieur THIBAULT, Monsieur MAILLY, ou Monsieur CHEREQUE ?

                      Dans ce pays... il y a des familles qui n’arrivent pas arrondir leur fin du mois... pourquoi qu’on ne laissent pas travailler tranquilement ?

                      Dans ce pays... il y a des gens qui vivent seuls, qui sont encore celibataires, qui n’ont rien à faire pendant les samedis/dimanches ou jours fériés... pourquoi qu’on ne leurs laissent pas tranquille de travailler ?

                      On est dans un pays de Liberté... donc laisser les gens de travailler librement comme ils veulent, quand ils veulent, où ils veulent !

                      Si Monsieur THIBAULT, Monsieur MAILLY ou CHEREQUE ne veulent pas travailler les samedis, les dimanches ou les jours fériés... donc... pendant ces jours là... qu’ils s’occupent bien de leurs familles. Et qu’ils s’occupent pas les affaires très personnels des autres !


                      • parkway (---.---.18.161) 21 décembre 2006 14:12

                        cher anonyme,

                        le problème, c’est que les gens qui travaillent devraient pouvoir vivre correctement sans travailler le dimanche.

                        Mais pour nos chers grands patrons et financiers, le but est de payer de moins en moins les travailleurs afin qu’ils travaillent de plus en plus, mais bien sûr, il n’y peuvent rien, c’est de la faute à la mondialisation...


                      • miaou (---.---.126.255) 21 décembre 2006 14:55

                        Vous nous proposez à notre sagacité votre cas personnel ; mais en l’occurence, c’est l’intérêt général qui prime (existence d’un jour chômé pour tous pour que les membres d’une même famille puisse se retrouver) Vous devriez plutôt vous mobiliser pour demander une augmentation de salaire ou d’horaire (mais pas le dimanche).

                        Si en encore, cette ouverture dominicale créait des emplois... Mais il est prouvé que les emplois éventuellement créés par ce biais sont contrebalencés par des destructions au sein du petit commerce. De toute façon, le porte-monnaie n’étant pas extensible, la durée d’ouverture des magasins ne joue pas sur le volume de la consommation globale.

                        Il suffit de voir comment une avancée en faveur du patronat, telle la flexibilité, a été transformée par certain de ces patrons en redoutable arme managériale : journées de travail éclatées, horaires « personnalisés » et changeants pour d’une part, empêcher les salariés de se connaître, et d’autre part de les répartir « à la tête du client ».

                        « Je crois ou je ne crois pas en Dieux... ça ne regard à personne. » exactement ; la fermeture dominicale empêche justement les pratiquants à quémander leur dimanche.


                      • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 16:02

                        Personne dans ce monde peuvent vivre correctement de ce qu’ils gagnent ! On veut toujours plus !

                        La preuve... Johnny... il est toujours pauvres parce qu’il a payé trop d’impôt !

                        Même sans travailler le dimanche... nous avons assez gagné pour vivre... mais si on peut travailler encore le dimanche pour pouvoir acheter des cadeaux pour faire plaisir le/la petit/petite amie... ou pour se faire plaisir nous même : acheter une belle voiture, belle montre... etc...

                        Dans ce pays soit disant « democratie »...on a le droit de faire ce qu’on veut, non ?


                      • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 16:07

                        Il n’y a pas l’interet général qui prime dans cette affaire.

                        Comme je vous ai dit :

                        C’est un problème personnel entre moi et mon patron. Entre vous et votre patron. Entre vos voisins et ses patrons !

                        Si moi, si vous, si vos voisins sont d’aaccord de travailler un dimanches avec les récompense que les patrons ont proposés... ou sont les problèmes ?

                        Quand vous negociez votre salaire avec votre patron... est-ce qu’il y a interet général ? Est-ce que Monsieur THIBAULT qui negocie à votre place ?


                      • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 décembre 2006 16:07

                        Il me semble que notre pays n’est pas « sois disant » démocratique, il est tout simplement démocratique...

                        Par ailleurs, il ne semble pas utile ni très pertinent qu’un principe de liberté absolue régisse la législation du travail, y compris et en pariculier sur la question du repos dominical.

                        Je crois, même, pour en revenir à votre apostrophe sur notre pays « sois disant démocratique », qu’au contraire la démocratie commence par protéger les plus faibles, c’est à dire les salariés qui n’ont pas toujours le libre choix dans l’entreprise du fait même de leur statut.


                      • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 décembre 2006 16:14

                        Non ce n’est pas qu’un « problème personnel » entre l’employeur et le salarié ! Et heureusement !

                        Si ce n’est pas Monsieur Thibaut qui négocie à votre place, on peut penser que l’existence d’une convention collective qui a été négociée par les organisations représentatives encadre VOTRE relation de travail dans un ensemble de règles qui améliore votre condition individuelle : salaire minimum, congés payés...

                        Bref, vous avez une part PERSONNELLE de négociation mais heureusement encadrée par des conditions minimales discutées par ailleurs et qui vous protège ne l’oublions pas !


                      • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 16:33

                        Arrêtez de dire la destruction au sein du petit commerce !

                        Ce n’est pas en fermant Usine centre le dimanche... vous allez forcer les gens d’acheter les vêtements en bas de chez eux !

                        Même vous fermez Usine Centre le dimanche... on n’achetera pas ses vêtements à deux pas de chez eux !

                        Si les petits commerces à côté de chez vous ouvre le dimanche... est-ce que vous allez acheter les vêtements chez eux avec le prix plus cher et il n’y a pas beaucoup de choix ? Dit-moi la vérité !

                        Les petits commerces doit s’adapter avec le monde !


                      • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 16:45

                        Je suis bien d’accord pour « protéger les plus faibles »... mais « protéger » ça ne veut pas dire « interdire » les gens de travailler le dimanche.

                        Dans ce pays « démocratique »... il faut laisser les gens de dormir le dimanche quand ils ont envie de dormir le dimanche. Mais... il faut laisser aussi les gens de travailler le dimanche quand ils ont envie de travailler le dimanche !

                        Donc... faire voter une loi très précise la modalité de travailler le dimanche !


                      • parkway (---.---.18.161) 22 décembre 2006 15:37

                        cher anonyme,

                        si on pouvait faire cobnfiance en nos chers politiques et nos chers financiers, effectivement, on devrait avoir la liberté de travailler le dimanche, mais comme il est dit plus haut, la liberté dans notre société commerciale, c’est de la poudre aux yeux pour les gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur quartier favorisé...

                        les faibles ce seront tjrs les baisés du systême !

                        Aujourd’hui, vous ne vous sentez pas faible, mais attendez un peu, ça vient...


                      • (---.---.83.240) 21 décembre 2006 13:58

                        Il faudra certainement reflechir a l’opportunité de fermer les bars et les boites de nuit du samedi minuit au dimanche minuit.

                        et les cinemas, les theatres et autres lieus culturels

                        voire les hopitaux...

                        il me semble inadmissible que des salariés travaillent le dimanche dans ces lieus là...

                        non mais....


                        • sAF (---.---.196.166) 21 décembre 2006 14:03

                          à IP:xxx.x74.105.134 votre reflexion est juste, si certains employés décident sur la base du volontariat de travailler le dimanche contre une rémunération supplémentaire forte, pourquoi s’en méler ? Sauf que vous oubliez une donnée importante : le rapport de force employeur/salarié. Imaginons que le « salarié volontaire » pour puisse travailler tout les dimanches dans l’année. Dite-moi ce qui pourrait empécher un employeur peu respectueux de faire une liste forcée de « volontaires », sous-entendu « sinon c’est la porte » Ou alors de dire « ok vous etes volontaire, mais comme vous n’etes pas le seul, je ne vous paye pas comme un dimanche, mais vous aurez juste vos RTT en plus ». Voila pourquoi à mon humble avis le travail dominical doit etre encadré sérieusement.


                          • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 décembre 2006 14:21

                            Remarque judicieuse !

                            Le volontariat n’est crédible que dans un système relationnel égalitaire, ce que n’est pas le système employeur - salarié...

                            D’ailleurs, il ne manque pas d’exemples, malheureusement, de salariés qui n’ont guère le choix de ne pas travailler le dimanche si on leur « propose » de le faire !


                          • BB (---.---.134.117) 21 décembre 2006 14:41

                            très bonne réponse de votre part. En effet comment faire croire qu’un salarié qui dira non sera aussi bien vu que celui qui dira oui. Aucun doute en effet que celui qui dira non sera mal vu et petit à petit remercié pour « d’autres raisons ». Il ne faut pas être dupe il n’y a pas égalité entre patron et employé malgré qu’on tente par médias interposés de nous faire comprendre que la vie un jour sera idyllique et travailler tous les jours même le dimanche et jusqu à 80 ans va constituer le meilleur des monde pour l’humain et le salarié, on arrivera bientot à faire culpabiliser les gens de prendre leurs retraites et de tomber malade. BB


                          • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 15:49

                            Il n’ya pas égalitaire absolut dans ce monde !

                            La main de ce qui donne est plus haut que la main de ce qui reçoit !

                            Il suffit de voter une loi que le travail du dimanche ou jour fériés que sur la base de volontariat. Si l’employé refus... le patron il peut rien faire d’autre !

                            Si le recompense est interessant, je pense il y a beaucoup de gens qui vont faire la queue pour travailler le dimanche.

                            Quand j’étais jeune, mon patron m’a proposé de travailler le dimanche pour 500 Francs plus un repas de 75 Francs, plus un prime si le chiffre d’affaire du jour est dépassé comme prevu !


                          • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 décembre 2006 15:56

                            La loi actuellement prévoit que le travail du dimanche ne soit possible que sur la base du volontariat.

                            Mais il n’échappera à personne qu’entre une loi, même posant clairement un principe, et la réalité il y a parfois une différence qui tient tout simplement à la complexité des relations humaines, surtout lorsque celles-ci reposent sur une inégalité hiérarchique...


                          • (---.---.105.134) 21 décembre 2006 16:23

                            Pour célà il suffit voter une loi que travailler le dimanche, jour ferié doit être basé à la volontariat, et avec les recompense financière. Non pas avec un échange des jours RTT.

                            Jours RTT ?? pourquoi pas : un dimanche contre trois jours affilé Lundi/Mardi/Mercredi... ça peut arranger certain famille pour garder son bébé !

                            Tout peut se negocier si les deux côté ont la bonne foi !

                            Arreter de dire Patron = Grand Financier. Arreter de dire Patron = enemis des employés !

                            Rapport de force Patron-emplyés sont donant-donant.

                            Ce sont les slogan des sydicalistes !


                          • Angus (---.---.131.78) 21 décembre 2006 15:12

                            ... Et pendant ce temps-là, madame MICHU, qui a suivi des cours d’apprentissage de l’internet, fait ses courses sur la toile et se fait livrer à domicile à l’heure qui lui convient, par exemple vendredi 22 heures ...

                            Le travail (ou pas) du dimanche sera bientôt rangé au rayon des souvenirs quand le besoin de se déplacer aura été remplacé par un service sur mesure.

                            le commerce sur Internet est encore (très) peu développé, mais la progression est très forte et la révolution est en marche ... caissières et vendeurs en rayon vont pouvoir se reconvertir en webmestres, magasiniers et chauffeurs-livreurs.


                            • moniroje moniroje 21 décembre 2006 15:24

                              Toujours étonné de voir avec quelle passion on défend le repos du Dimanche même en 2006 !

                              Ne suffit-il pas d’imposer un minimum horaire de travail par semaine pour permettre à tout travailleur d’avoir ses deux jours de repos par semaine ?

                              Donc libre à lui de choisir quand il les prendra ; le juif préfèrera le samedi, le musulman le vendredi, le chrétien le dimanche ; chacun à sa convenance.

                              Cela satisfera le consommateur (trouver un docteur le dimanche aprem, moins d’embouteillage au retour des week-ends) tout autant que le travailleur (ses repos préservés ) que nous sommes. Cela obligera à embaucher un peu plus et donc réduira le taux de chômage.

                              Expliquez-moi pourquoi essentiellement le Dimanche ???? certes, notre société était essentiellement chrétienne ; mais aujourd’hui, n’est-ce pas la laïcité qui doit être défendue pour préserver la liberté de chaque religion ?


                              • sAF (---.---.196.166) 21 décembre 2006 15:54

                                une précision à vous apporter : (et je pense que beaucoup seront d’accord)

                                le débat va plus loin que sur la journée de dimanche et son ancienne influence chrétienne dans une société laique. Peut-on en tant que personne travailler à la carte selon les désirs de l’entreprise qui nous emploie ? je crois vraiment que le débat se situe ici.

                                pour vous répondre en quelques points : « Ne suffit-il pas d’imposer un minimum horaire de travail par semaine pour permettre à tout travailleur d’avoir ses deux jours de repos par semaine ? » d’une part le minimum horaire de travail n’existe pas à ma connaissance. Et au plus vous tendrez vers le minimum, au plus vous accepterez tout compromis meme illégaux pour améliorer votre quotidien.

                                d’autre part, si vous disposez de deux (2) jours de repos par semaine, dite-vous que vous avez de la chance. nombre de professions n’en ont qu’un (1) avec le meme nombre d’heure semaine et le meme salaire (si l’on se base sur les 35h). Donc aucune compensation.

                                pour finir que penser d’un drh qui aurait à gérer des demandes innombrables pour les jours de congé à la semaine ? la réponse serait « vous me faites tous chier, votre congé c’est dimanche point barre !!! »


                              • Marsu (---.---.15.161) 21 décembre 2006 17:55

                                On croirait que le fonctionnement d’une entreprise est un secret pour la personne qui postule...

                                Quand on bosse dans le show-biz on sait qu’on aura à bosser le soir, quand on est boulanger on connaît les horaires de la profession, dans la restauration pareil, etc... j’arrête les exemples.

                                A partir de là, arrêtons les propos du genre « se faire imposer les horaires par l’employeur » !!! Il faut aussi admettre que les professions puissent dicter les horaires, merde ! (je m’excuse)

                                Je ne veux pas bosser la nuit : je ne postule pas dans une société de gardiennage !


                              • parkway (---.---.18.161) 22 décembre 2006 15:40

                                Moniroje,

                                ainsi, le jour férié, deviendra un jour normal, sans heures supp ni récupérables... C’est ce que veulent le MEDEF et les financiers.

                                Mais peut-être êtes-vous intéressé par ce genre de solutions ?


                              • (---.---.49.41) 21 décembre 2006 15:26

                                C’est assez incroyable que dans un état qui se dit laïc, ce sont les moins religieux qui s’accrochent le plus à ce qui les arrange de la religion...et qui de plus cherchent à obliger les autres à respecter des règles religieuses. Cela procède du même raisonnement que les talibans qui fouettent les femmes non voilées en Afghanistan.

                                Que les catholiques veuillent être libres d’aller à la messe le dimanche et le jour de Noël, c’est assez normal - mais pour ceux (catholiques ou autres) qui n’y vont pas ?

                                En tant que travailleur indépendant, 3 mômes à la maison, je travaille tous les dimanches (je me vois d’ailleurs mal expliquer à certains clients étrangers que non, je ne travaille jamais le dimanche) et si je dois prendre un jour de repos dans la semaine (pas toutes les semaines, faut pas rêver...) j’évite à tous prix le dimanche, non seulement tous les magasins sont fermés mais on dirait un jour de Toussaint une fois par semaine... !

                                Tout est mort le dimanche, les gens se retrouvent tous coincés chez eux avec leurs gosses ce jour-là, à ne rien pouvoir faire à proximité puisque tout est fermé, ils cherchent la distraction en prenant leurs voitures pour partir et retrouver la seule chose qui peut les rapprocher d’un jour normal : les embouteillages ! Super programme, y’a pas à dire... rien que le mot « dimanche » m’angoisse...

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