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Accueil du site > Actualités > Economie > Travailler ? Moi jamais !

Travailler ? Moi jamais !

A un moment où le travail se fait de plus en plus rare, un auteur mériterait d’être relu.

Il s’appelle Bob Black, et son livre vient d’être réédité.

Bob Black est diplômé en droit et en sciences sociales.

Il à lui seul constitué la dernière internationale.

Cet « anarchiste-situationniste-absurdiste » est aussi l’auteur d’un petit livre de 56 pages paru en1985 (éditions l’esprit frappeur) et qui vient d’être tout juste réédité,

Son titre nous éclaire sur la pensée de l’auteur :

« Travailler ? Moi jamais  » avec comme sous titre « l’abolition du travail » (éditeur l’insomniaque-2010).

Son livre présente l’originalité de commencer et de finir par la même phrase : « Nul ne devrait jamais travailler » qu’il complète par « prolétaires du monde entier, reposez vous !  »

Il nous encourage à garder un esprit ludique et se demande ce qui arriverait si notre puissance créatrice, jusqu’à présent bridée par le travail, se mettait à déferler sur notre planète.

Il nous propose donc de jouer, et de ne pas limiter cette activité aux enfants.

Pour lui, être ludique n’est pas synonyme de frivolité, et jouer n’est pas ridicule.

Il précise que, ne pas travailler, ne signifie pas « ne rien faire », et que l’alternative au travail n’est pas seulement l’oisiveté.

Nombre d’activités humaines ne sont pas comptées comme travail : faire la cuisine, aller ramasser des champignons, écrire, jouer, faire du sport, de la musique…et il distingue ce genre d’activité avec celle que nous nous imposons pour « gagner notre vie ».

Sa définition du travail est « labeur forcé », et donc « production obligatoire » et travailler est produire sous la contrainte de moyens économiques ou politiques, sur un air bien connu : « la carotte ou le bâton ».

Le travail, au contraire d’une idée reçue, n’est pas, pour lui, fondateur de dignité, il est au contraire synonyme d’asservissement et d’humiliation.

Black ajoute : « toute création n’est pas travail. Le travail n’est jamais accompli pour lui-même, il l’est par rapport à quelque produit ou profit qu’en tire le travailleur, ou plus souvent une autre personne ».

Pour Black, le travail c’est l’horreur puisqu’il provoque la déchéance de l’être humain, lequel connait les humiliations provoquées par la discipline qu’impose le travail.

« la discipline est constituée de la totalité des contrôles coercitifs qui s’exercent sur les lieux de travail : surveillance, exécution machinale des tâches, rythmes de travail imposés, quotas de production, pointeuses, etc. la discipline est ce que le magasin, l’usine et le bureau ont en commun avec la prison, l’école, et l’hôpital psychiatrique ».

Discipline renforcée par les « mises au placard », la compétition forcenée vers laquelle est poussé le travailleur.

D’ailleurs étymologiquement le mot travail vient du mot torture. (lien)

Tout est dit : voyez-vous souvent sourire un travailleur ?…le vendredi après midi, peut-être, lorsque le week-end arrive.

La vague de suicides qui frappe encore aujourd’hui l’entreprise « France télécom » est l’une des conséquences de cette discipline.

En 2010, ils sont 23 à s’être donné la mort dans cette entreprise. (17 suicides en 2008 et 18 en 2009), sans évoquer les suicides ratés... lien

Christian Larose, membre du conseil économique, développe les raisons de ces suicides dans le monde du travail sur ce lien.

Mais sans aller jusqu’au suicide, il reste le stress.

L’INRS (institut national de recherche et de sécurité) a mené une enquête qui a apporté la preuve que le stress au travail coûtait près de 2 milliards par an à la sécurité sociale. lien

Bien sur le lecteur pourrait me rétorquer, avec humour, que le lit, lieu privilégié de la paresse, reste l’endroit où l’on meurt le plus souvent.

Plus sérieusement, en dehors du stress et du suicide, il n’en reste pas moins qu’il y a plus d’accidents du travail que d’accidents du repos.

En 2006, on en a dénombré plus de 700 000, ayant occasionnés 537 décès, auxquels il faut ajouter plus de 42 000 maladies liées au travail, entrainant 467 décès, et 83 000 accidents de trajet (384 décès) lien.

Pour revenir au stress, l’entreprise Nokia, en Finlande, a décidé d’avoir parmi ses dirigeants, un « manager du bien-être », dont le rôle est de lutter contre le stress par toute une série d’innovations. Mais n’est-ce pas un emplâtre sur une jambe de bois ? lien

Pour Black, il faut substituer la valeur du jeu, à celle du travail

Comme il l’écrit : « ce qui pourrait être un jeu devient un travail s’il est effectué sous la contrainte  ».

Il en appelle donc à une révolution ludique, et dans le monde qu’il imagine, il n’y aurait plus de métiers, seulement des choses à faire et des gens pour les faire.

Le texte complet de son essai est sur ce lien.

Il affirme donc, à l’instar de Paul Lafargue, qu’il faut en finir avec le travail, et donner sa chance à la paresse et au jeu.

Ce dernier, depuis sa prison de sainte Pélagieen 1983, citait Lessing, en introduction de son livre : « paressons en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant ».

Pour Lafargue, dans son livre « le droit à la paresse  » (éditions mille et une nuits) le travail utile, destiné à l’échange, salarié ou non, peut descendre à 2 heures par jour.

Voila donc une excellente nouvelle qui permettrait de résorber d’un coup de baguette magique les 2 676 800 chômeurs qui souffrent en France. lien

Lafargue conclut son livre par un envoi lyrique :

« Nos machines au souffle de feu, aux membres d’acier, infatigables, à la fécondité merveilleuse, inépuisable, accomplissent docilement d’elles-mêmes leur travail sacré, et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l’humanité, le Dieu qui rachètera l’homme des « sordidoe artes » et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs e libertés ». lien

Comment ne pas être surpris par l’esprit visionnaire qui habitait Lafargue.

En effet, aujourd’hui, la mécanisation fait des merveilles, et même s’il faut encore un ou deux travailleurs pour surveiller la machine, les robots grignotent chaque jour un peu plus nos domaines de compétence.

Lors du « salon du Net » à Lille en 2007, une entreprise présentait une imprimante qui fabriquant des objets en trois dimensions. vidéo

Probable que Lafargue, tout visionnaire qu’il soit ne s’attendait pas à de tels développements.

Grace à la mécanisation, il faut aujourd’hui seulement 2000 travailleurs pour produire 150 000 véhicules par an, avec à peine 250 robots. lien

Demain il n’en faudra peut-être qu’une dizaine.

Sur un vieil article, un commentateur écrivait :

« Pour n’avoir jamais travaillé, ou très peu, selon mon choix et dans le seul souci d’apprendre quelque chose que je ne sais pas faire, je peux vous assurer qu’on trouve toujours à faire dans une journée, et que cela peut contribuer amplement à l’épanouissement de l’individu.

Lire, écrire, créer, réfléchir, penser, cuisiner, composer, se balader, marcher, rencontrer des gens, discuter avec eux, échanger, voir du pays... ce qui n’empêche pas de couper du bois, de faire à l’occasion un peu de maçonnerie, de fabriquer des ordinateurs et de réparer ceux des voisins... Je connais par contre beaucoup de travailleurs qui dorment mal, qui ont le dos cassé, un ulcère à l’estomac, qui sont des dépressifs chroniques, d’irréductibles aigris accablés de dettes (crédits à la conso obligent), et qui parvenus à l’âge de la retraite devront se résoudre à vivoter entre deux boulots au black. Franchement, quarante ans de trime pour une retraite oscillant entre mille et deux mille euros pour un employé lambda, est-ce que ça vaut le coup ? »

Au fond, si le travail reste aujourd’hui une valeur mal partagée, ce serait plutôt les bénéfices qui le seraient.

Car, quel que soit le patron, le but de l’entreprise au-delà de réaliser le plus gros bénéfice possible, avec n’importe quel moyen, n’est-il pas surtout de vendre sa production ?

C’est étonnant, pour des entrepreneurs, de n’avoir toujours pas compris qu’en réduisant l’écart des salaires, ils permettraient aux salariés de pouvoir acheter leur production.

D’autant que la concurrence est rude et que les salaires turcs ou chinois permettent aux patrons de là-bas, de vendre encore moins cher.

Et que notre conducator, au lieu de tenter de vendre l’invendable, socialement parlant (nucléaire, et armes diverses) en est à vendre la technologie.

Un sens du commerce discutable, et pour tout dire suicidaire.

En proposant de céder l’invention, plutôt que de vendre la production, (On appelle çà poliment, un transfert de technologie) sachant que la main d’œuvre y est moins payée, il se tire, une fois de plus, une balle dans le pied.

Ce qui n’est pas faire preuve d’une grande intelligence.

Car comme dit mon vieil ami africain :

« Moustique n’aime pas amusement où on applaudit »

L’image illustrant l’article vient de « zoupic.com »


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124 réactions à cet article    


  • Axel Axel 16 décembre 2010 10:52

    Article des plus réjouissant et ô combien salutaire.

    Il est vrai que le mot travail provient du latin « Tripalium », un instrument de torture qui consistait en un assemblage trois pieux, utilisé par les romains pour punir les esclaves rebelles. Ceci en dit long sur la manière dont le labeur était considéré dans l’antiquité. D’ailleurs, chez les grecs, pour faire court, la valeur travail n’existait pas et le labeur était à la charge des esclaves ; l’idéal du citoyen se trouvant plutôt dans le loisir (entretien du corps et de l’esprit) et la participation aux affaires de la Cité. Les siècles passant on ne s’y trompât point davantage, et le Tripalium restera, « c’est attesté au début du moyen-âge un instrument de supplice, dont dérive le terme « travail » désignant l’outil de contention familier aux éleveurs. Le dictionnaire nous rappelle pertinemment l’historique et le croisement étymologique avec « trabicula », petite travée, poutre, désignant un chevalet de torture : (trabiculare signifie « torturer » et « travailler », au sens, de « faire souffrir »). Et c’est bien dans cette acception que s’utilise en ancien français le terme « travailler » et cela jusqu’au 12e et 13e siècle, et s’applique non seulement aux suppliciés, ou aux femmes en proies aux douleurs de l’enfantement, mais aussi aux agonisants. » (P. Deramaix, du tripalium au chagrin : http://membres.multimania.fr/patderam/tripalia.htm)

    Un très bon livre dans la même veine, celui de Guillaume Paoli, « Eloge de la démotivation
    http://www.editions-lignes.com/ELOGE-DE-LA-DEMOTIVATION.html

    Petit extrait :
    « Il convient de rappeler un fait que les laudateurs du progrès social oublient volontiers : rarement les hommes (et surtout les femmes) n’ont autant travaillé qu’à notre époque. Au Moyen Age, entre les fêtes religieuses, celles de son quartier, de sa corporation et les foires, un artisan parisien bénéficiait d’au minimum 150 jours fériés par an. La journée de travail d’un paysan n’était pas mesurable parce que constamment interrompue, et à la fin de chaque été, la fête de la moisson venait célébrer la fin annuelle du labeur. Si un Méphisto était venu proposer aux gueux de l’époque le marché suivant : je vous offre le chauffage central, la machine à laver et la sécurité sociale, mais c’est à condition que vous doubliez votre temps de travail et renonciez aux jouissances communautaires, il est peu probable qu’ils l’eussent accepté. (…)Aujourd’hui encore, les touristes occidentaux ne peuvent réfréner leur nostalgie à la vue de peuplades qui, tout en vivant dans un dénuement extrême, « se donnent le temps de vivre ». Ce temps, les formidables gains de productivité de la société industrielle ne nous l’ont pas restitué. Ceci ne signifie évidemment pas que la pauvreté à l’ancienne provoque la joie de vivre, mais bien que le travail moderne la tue ». (Guillaume Paoli – Eloge de la démotivation, P113– 115)


    • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 11:03

      merci Axel d’avoir aussi donné d’autres pistes complémentaires, comme le livre de Paoli (un proche du journaliste ?)
      c’est vrai qu’à l’heure ou les « bankrunners » vident petit à petit leurs comptes, un aspect de cette résistance, qui est la critique du travail, s’imposait,
      enfin, à mon avis, et manifestement au votre.
      merci de votre commentaire
       smiley


    • zelectron zelectron 16 décembre 2010 11:00

      Effectivement, il existe tout un tas de travaux : herculéens, acharnés, sensibles, harassants, divers et variés, usants, agréables, féconds, « sisyphéens » ou « danaïdesques » mais ceux que je préfère ce sont ceux des chants (champs ?) Merci Olivier


      • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 11:05

        zelectron,
        le champ d’investigation des chants est vaste,
        pour réussir cette quête, il faut choisir un champ couvert d’herbe bien tendre, de s’y allonger en regardant passer les nuages, et la récolte sera fatalement bonne.
        merci de ton commentaire.
         smiley


      • Kalki Kalki 16 décembre 2010 11:15

        http://translate.google.com/translate?js=n&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&layout=2&eotf=1&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fsingularityhub.com%2F2010%2F12%2F15%2Fa-robot-stole-my-job-automation-in-the-recession%2F

        Chose convenu : l’économie va reprendre, l’automatisation la robotique, et l’intelligence artificielle : elle aussi

        LE travail NON.

        David author : http://www.popsci.com/technology/article/2010-10/robots-are-stealing-american-jobs-economists-say (professeur en économie au [1]) a redémontré que la classe moyenne disparaît en grande partie parce que la technologie a rendu des compétences de la classe moyenne obsolètes

        CE SONT JUSTE DEUX ETUDES D’ECONOMISTE

        Vous savez les chiens, les esclaves du travail ( qui aiment ca en plus certains, c’est de l’idéologie hein) , ca ne paye plus d’être un chien : votre esperance de vie en tant que chien est inférieur a 5 ANS ...

        Continuez les chiens allez y


        • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 11:50

          Kalki
          saine réaction,
          pas sur que les chiens vont apprécier, mais dans le fond, si çà peut leur donner envie de changer de vie, plutot que de mordre...ce ne sera pas vain.
          merci des liens passionnants,
           smiley


        • Kalki Kalki 16 décembre 2010 12:26

          Il ne faut plus être des chiens, si le travail ne paye plus et disparait il est temps d’être :
          1) Indépendant pour ses besoins primaire ( nouriture, culture hydroponique, énergie , renouvellable : production matériele t logiciel libre )
          2) il faut échanger autrement ( bitcoin, etc )
          3) IL FAUT VRAIMENT DONNER POUR CRÉER UNE SOCIÉTÉ DE DONS , UNE ÉCONOMIE DE DONS

          et ca commence par VOUS

          Sinon vous pouvez attendre comme des ESCLAVE qu’on vous donne une allocation universelle : je vous dis a bas tout espoir pour avoir des miettes du système , prenez votre vie en main

          Quel est la taille de l’économie de dons ? 35 millard de dollar

          http://blog.p2pfoundation.net/what-is-the-size-of-the-sharing-economy-today/2010/12/06

          Il y a assez de nourriture pour tout le monde : on devrait commencer par ceci, biensur coluche a déjà essayer et s’est frotté aux imbéciles , et bien il faut réessayer et continuer

          ( car ces memes imbéciles à l’esprit très fermés, n’ont qu’a regardé ce que fait par exemple GOOGLE pour “trouver de nouveaux marchés" (hum hum hum l’espace) )

          Tout ne sera pas gratuit, mais si les gens n’ont pas de quoi vivre, si on a pas au minimum une societé du “gratuit” pour les besoin primaire, et libre pour les besoins de création et d’autonomie

          l’humanité n’existera plus


        • alberto alberto 16 décembre 2010 11:29

          Bonjour, Olivier :

          La filiation entre esclavage et salariat est avérée !

          D’autres relations entre différents opérateurs d’une même entreprise sont-elles envisageables ?

          Le partenariat, la cooptations, l’association, entre ouvriers, cadres, directeurs, de cette entreprise sont-ils impossibles ? Dans ce cadre, le « travail » prendrait une autre tournure...

          Mais apparemment ça ne ferait les affaires de qui on sait !

          Merci pour quelques excellents liens : bien à toi.


          • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 11:52

            alberto,
            bonne piste à creuser.
            au lieu d’avoir une structure pyramidale avec des chefs, et des sous chefs, un pouvoir donné à la base, avec partage de responsabilités serait peut etre une solution pour sortir de ce carcan insupportable proposé aujourd’hui.
            mais comme tu le dis, pas sur que ce soit du gout de tout le monde.
             smiley


          • slipenfer 16 décembre 2010 11:46

            Bon article
            Flagrant : les régions spécialisés dans des emplois de masse tous identiques
            les mines et leurs mineurs, les zones touristique et leurs serveurs,
            femmes de ménage etc,avec les écoles spécialisées qui y sont implantées.
            les région industrielles etc......
            Donc, suivant ou vous naissez une fonction vous sera attribué.
            rien a foutre de vos désirs,de vos capacités et de vos idées.
            Tous esclaves du marché.

            Devenir une marchandise,qui en plus doit savoir se vendre toute seul.
             
            pire encore

            A moins qu’a l’age de 10 ans vos parents vous ai déjà vendu
            dans un bordel au Cambodge,la,votre emploi est assuré dans
            le tourisme spécialisé.

            vendez-vous a Dubaï pour construire des palaces.

            vendez-vous a l’armée si vous êtes psychopathe.

            Attention Danger Travail

             


            • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 11:53

              slipenfer
              joli coup de gueule,
              j’ai particulièrement apprécié la fin.
               smiley


            • kitamissa kitamissa 16 décembre 2010 12:01

              manque de bol les gars le Paradis Terrestre c’est fini ! depuis qu’Adam a joué à touche pipi avec Eve ...c’est râpé ! tous au boulot ! 


              • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 13:02

                kita,
                convaincu que ton commentaire n’est que de l’humour, je te rappelle que l’amour ne peut pas, par définition, etre un travail,
                parfois un jeu..
                mais ce serait dommage de le ravaler à cette donnée.
                 smiley


              • Jean-paul 16 décembre 2010 22:18

                Pour l’amour .mieux vaut etre beau et riche que laid et pauvre .


              • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 23:31

                si il est vraiment question d’amour, j’ai bien peur que l’argent n’ait rien a faire dans l’affaire.
                à moins que vous pensiez seulement sexe ?
                 smiley


              • Dionysos Dionysos 16 décembre 2010 12:07

                Une réflexion de Friedrich datant de 1882 ?

                Travail et ennui (Gai Savoir & 42)

                « Se trouver un travail pour avoir un salaire : - voilà ce qui rend aujourd’hui presque tous les hommes égaux dans les pays civilisés ; pour eux tous le travail est un moyen et non la fin ; c’est pourquoi ils mettent peu de finesse au choix du travail, pourvu qu’il procure un gain abondant.
                Or, il y a des hommes rares qui préfèrent périr plutôt que de travailler sans plaisir : ils sont délicats et difficiles à satisfaire, ils ne se contentent pas d’un gros gain lorsque le travail n’est pas lui-même le gain de tous les gains. De cette espèce d’hommes rares font partie les artistes et les contemplatifs, mais aussi ces oisifs qui passent leur vie à la chasse ou bien aux intrigues d’amour et aux aventures. Tous cherchent le travail et la peine lorsqu’ils sont mêlés de plaisir, et le travail le plus difficile et le plus dur, s’il le faut. Sinon, ils sont décidés à paresser, quand bien même cette paresse signifierait misère, déshonneur, péril pour la santé et pour la vie. Ils ne craignent pas tant l’ennui que le travail sans plaisir : il leur faut même beaucoup d’ennui pour que leur travaille réussisse. Pour le penseur et pour l’esprit inventif, l’ennui est ce calme plat de l’âme qui précède la course heureuse et les vents joyeux ; il leur faut le supporter, en attendre les effets à part eux : - voilà précisément ce que les natures inférieures n’arrivent absolument pas à obtenir d’elles-mêmes ! Chasser l’ennui à tout prix est aussi vulgaire que travailler sans plaisir. »


                • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 13:04

                  Dionysos
                  merci de ce rappel rafraichissant.
                  travailler sans plaisir est malheureusement le lot de la plupart des uns et des autres,
                  il est grand temps de changer la donne.
                  merci de ce commentaire que je partage sans complexes.
                   smiley


                • Jean-paul 16 décembre 2010 22:21

                  @ l’auteur
                  travailler sans plaisir .Quand savez vous ? .Beaucoup de gens sont fiers de leur travail .


                • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 23:33

                  jean paul,
                  votre premier commentaire était déjà limite,
                  celui la vient de la franchir.
                  essayez de penser.
                  je vous assure que çà vaut le coup.
                   smiley


                • activista/// Activista 16 décembre 2010 12:37

                  Bravo pour ce rappel aux lectures essentielles...

                  Voilà l’occasion de ressortir une modeste contribution à la cause :

                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/abolir-le-travail-pour-en-finir-17513

                  Bien à vous et bonne sieste...


                  • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 13:07

                    Actavista,
                    je vais lire cet article avant d’aller me plonger dans une sieste réparatrice, pleine de rêves, car au fond ce qui manque le plus chez nos concitoyens, c’est l’envie de rêver, et surtout l’envie de les vivre.
                    merci de votre commentaire.
                     smiley


                  • hammondjr 16 décembre 2010 12:56

                    « D’ailleurs étymologiquement le mot travail vient du mot torture »

                    Or, il ne faut pas oublier ceux qui aiment leurs« travail ». Je pense aux agriculteurs, artisans, artistes...mais le nouvel ordre mondial( et donc, de façon plus proche et par prolongation, notre gouvernement) fait tout pour les reduire au silence. La finalité ? regroupement dans des centrales d’achat et disparition à terme du petit commerce( j’englobe aussi le petit exploitant agricole) pour les uns, et réforme des statuts pour les autres(intermittents du spectacle par exemple).

                    Ca m’écoeure.

                    « Le droit à la paresse » ?

                    Même aprés avoir fait son devoir(son travail afin de participer à l’effort economique, payer des impôts gnagnagna...)on peut plus s’amuser ! Y a des flics à chaque coins de rues ! des arrêtés préfectoraux, etc... !

                     « Va bosser, et ferme ta gueule ! », « restez à la maison, et regardez Druker et Tf1, ça c’est de la culture et de l’information ! »...
                    Ils nous ont même pourris la Fête de la musique( les flics vident les lieux dés 23h45 chez moi !!! mais où va-t-on ???).

                    Bref.

                    Article est trés intéressant Olivier.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 13:10

                      hammondjr,
                      beau résumé de la situation,
                      ne plus accepter la souffrance du travail imposé ouvrira les yeux des uns et des autres.
                      cette énergie perdue pour produire, à n’importe quel prix, serait tellement mieux utilisée à réfléchir à notre but sur cette petite planète.
                      merci de ce joli commentaire,
                      je prépare un article sur « les journalistes de l’élite » sur la base de révélations de wikileaks.
                      on s’y retrouvera sans doutes.
                       smiley


                    • hammondjr 16 décembre 2010 14:58

                      Merci Olivier. Et merci pour ton article.


                    • LE CHAT LE CHAT 16 décembre 2010 12:57

                      proverbe allemand : les français travaillent pour vivre , les allemands vivent pour travailler

                      et c’est pas un chat censé dormir 18h par jour qui va être fou de boulot ! smiley
                      n’étant pas matérialiste , je ne cours pas après le pognon , ce n’est pas une fin en soi ! 


                      • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 13:11

                        au Chat,
                        belle confrontation entre deux cultures,
                        toutes les deux à mettre évidemment au panier ou a ranger dans les tiroirs de nos histoires.
                        à+
                         smiley


                      • pissefroid pissefroid 16 décembre 2010 13:27

                        Dites moi Olivier Cabanel,
                        dans les 537 morts aux travail,
                        est-ce qu’il est compté les représentants de la loi mort dans l’exercice de leur fonction ?
                        Quand un policier est assassiné par un malfaiteur cela fait la une des journaux,
                        Quand un travailleur meurt parce que le travail n’est pas suffisamment sécurisé cela ne fait pas la une des journaux.
                        Dans les deux cas il s’agit de la mort d’un être humain.
                        Peut-être que pour les journaux un policier est plus humain qu’un travailleur.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 13:32

                          Pissefroid
                          c’est une question qu’il fallait poser.
                          merci de l’avoir fait.
                           smiley


                        • Kalki Kalki 16 décembre 2010 14:08

                          Vous êtes de la vieille école : vous vous « complaisez » le travail avillissant( qui oui permettait de vivre )

                          mais aujourd’hui le travail il y en a plus.

                          Et ce qu’il reste c’est de la merde : c’est pas etre de la sncf y a cent ans, ou ouvrier il y a 40 ans

                          par définition le boulot qui reste c’est se vendre, et obeir a des petits cons en permanence

                          Je vous faire le topo

                          On a pas besoin de main humaine, on a pas besoin de bras, humain , on a pas besoin d’ouvrier, d’agriculteur, d’artisant

                          On a pas besoin de tete, d’ingénieur, de docteur de chercheur humain

                          On pas besoin d’économiste, de politique, de dictateur de l’ombre

                          On a pas besoin d’artiste humain, de comédien humain, de créateur humain,

                          ON A PAS BESOIN D’HUMAIN


                        • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2010 13:34

                          Olivier,

                           Comme a mon habitude, je retourne au définitions. Wiki sort son étymologie.

                          Selon Alain Rey, le mot travail (apparu vers 1130) est un déverbal de travailler, issu (vers 1080) du latin populaire tripaliare, signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium ». Le bas latin trepalium (attesté en 582) est une déformation de tripalium, un instrument de torture formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir. Le mot est utilisé au sens d’activité productive depuis le XVe siècle.
                          Au XIIe siècle, Travail désigne l’accouchement (travail = tourment, souffrance)
                          Au XVIe siècle : « Se donner de la peine pour »

                          Tu vois l’accélération ou la décélération jusqu’à nos jours qui devient un moyen de production ?
                           smiley


                          • Dionysos Dionysos 16 décembre 2010 13:50

                            Le travail est surtout devenu une valeur, du bien ou du mal, elle est le bien, le « tu dois ».


                          • hammondjr 16 décembre 2010 14:50

                            Le travail sert à enrichir une poignée d’individus(pdg, actionnaire...), ou un groupe d’individus(multinationale, et je dirais même,aussi ceux qui sont au pouvoir, entre autres), mais surtout pas le smicard, ou la classe moyenne(artisans, commerçants...)

                            C’est mon avis, et sans doute, est-il partagé par beaucoup ici. Or, on continue à se convaincre que la vie c’est ça : travailler pour consommer, payer des impôts, et côtiser pour la retraite.

                            Alors comment peut-on inverser la vapeur, et faire comprendre aux gens que l’epanouissement ne passe pas que par l’achat du dernier ecran plat, ou deux semaines de vacances en été à plage où tout le monde va d’ailleurs ?

                            Je pense qu’il est de la responsabilité de nos banksters, du patronnat, et de nos dirigeants(l’ordre est voulu smiley) de reflechir à tout ça autour d’une table, sinon on courre à la catastrophe.

                            Sinon, c’est non assistance à Humanité en danger.


                            • Kalki Kalki 16 décembre 2010 15:16

                              Prenez vous tous, VOS RESPONSABILITÉS

                              Les persécuteurs sont là parceque vous acceptez d’etre des victimes

                              Ce n’est pas parceque le « fort » est ce qu’il est : qu’il peut rendre le faible plus fort ( au contraire meme , il n’essaiera pas : et c’est tout le danger que je met en lumière )

                              Vous devez décider de vous bouger les fesses


                            • hammondjr 16 décembre 2010 18:15

                              Mais justement, on ne peut pas bouger...le systeme est protegé par la police, des lois(je pense à LOPPSI2 par exemple), et par ceux qui la composent, et notamment, la plebe.


                            • Kalki Kalki 16 décembre 2010 19:09

                              OUf OUf,

                              ouff

                              AU lieu de trouver des problemes pour signifier que vous n’avez pas envie de vous bouger, peut ête pas le courage ou l’intelligence

                              libre a vous

                              Mais il est mieu de faire des solutions.

                              Vous pouvez crever en paix, on vous laisser dans votre merdier , jusqu’a ne plus pouvoir nager : avoir la mer de merde au dessus de la tete


                            • olivier cabanel olivier cabanel 16 décembre 2010 19:16

                              hammondjr
                              vous verrez dans un article à venir que les moyens pour contourner les censeurs sont nombreux.
                              mais chut, c’est une surprise...
                              en principe pour samedi : l’article (l’art joue détour)
                               smiley


                            • hammondjr 16 décembre 2010 19:28

                              Ok, à samedi alors Olivier smiley


                            • Abou Antoun Abou Antoun 16 décembre 2010 20:42

                              En finir avec une hypocrisie ....
                              Les gens prétendent qu’ils cherchent du travail. De fait ils ne cherchent que de l’argent.
                              Le travail est une des façons légales de se procurer de l’argent (pas la seule).
                              Les autres façons légales nécessitent d’avoir déjà de l’argent, elles sont donc réservées à une minorité.


                            • Kalki Kalki 16 décembre 2010 21:36

                              l’argent ne se mange pas

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