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Trois mesures pour… lutter contre le chômage

L’Union européenne fait face à un défi de taille : combattre un chômage devenu largement structurel. Pour ce faire, les États membres multiplient les initiatives, sans que les résultats ne soient pour autant au rendez-vous. Alors, forcément, la tentation de désigner un bouc émissaire, même fantasmé, prend parfois le dessus. Mais cette fraude intellectuelle, contre-productive, tend à empêcher toute analyse rigoureuse des tenants et aboutissants. Revenons donc au cœur du débat en détaillant trois mesures qui permettraient, peut-être, de fluidifier et de rendre plus efficient le marché de l’emploi.

1) Réinventer la formation professionnelle. Combien de filières encombrées, voire saturées, orphelines de débouchés ? Combien de postes vacants faute de candidats suffisamment qualifiés ? L’inefficience du marché de l’emploi témoigne de l’impuissance relative des pouvoirs publics, incapables de réinventer un modèle d’apprentissage en crise, même en période de chômage de masse. Il faut dire, à leur décharge, que les miroirs aux alouettes foisonnent toujours – secteurs bouchés mais attractifs, professions en pénurie mais rebutantes –, ce qui occasionne des dysfonctionnements notables, lesquels tendent à devenir davantage la règle que l’exception. Pour oxygéner le marché du travail, il semble indispensable de réinventer la formation professionnelle. Alors, pourquoi, par exemple, ne pas organiser à intervalles réguliers des symposiums consacrés aux différentes thématiques relatives à l’emploi ? Représentants syndicaux, chefs d’entreprise, hommes politiques et experts de tout poil y définiraient ensemble les grandes réformes de demain. Les rapports qui en ressortiraient seraient débattus au Parlement pour, ensuite, se décliner en programmes législatifs. Mieux encore : il convient, aujourd’hui plus que jamais, d’arrimer la formation, prise dans son ensemble, aux réalités économiques en vigueur, à savoir les besoins tangibles des entreprises et les prévisions sectorielles communément admises. Pour cela, quoi de mieux que de resserrer les liens entre l’apprenant – étudiant, stagiaire ou apprenti – et le monde du travail ? Il « suffit » de relancer l’immersion en entreprise et de cultiver une interdépendance mutuellement profitable (services contre expérience et, éventuellement, financement). De manière générale, les pouvoirs publics se doivent d’encourager la formation continuelle en vue de répondre aux évolutions théoriques, technologiques et managériales.

2) Réduire le temps de travail. Vieille lubie d’une gauche poussiéreuse ? La question du temps de travail fait régulièrement couler l’encre. Mais les débats virent trop souvent à la caricature et au pugilat stérile. L’étude approfondie des variables en jeu exige pourtant nuances et mesure. Entre 1820 et 1960, la productivité a été multipliée par deux en Europe de l’Ouest. Impressionnant ? Vraiment ? Depuis, elle a quintuplé ! La révolution industrielle et le travail à la chaîne ont engendré des mutations dérisoires au regard de ce que nous connaissons depuis maintenant quarante ans. En effet, grâce à la multiplication des robots et des ordinateurs, la productivité du travail humain a nettement progressé. Plus éloquent encore : entre 1900 et 1970, la semaine de travail est passée de sept à cinq jours, tandis que les journées s’effritaient, de douze à huit heures. Et, dans le même temps, les salariés acquéraient le droit aux vacances annuelles légales. Ainsi, l’Europe de l’Ouest a divisé par deux le temps de travail, alors même que les gains de productivité restaient modérés. Depuis lors, bien qu’une authentique révolution soit en marche, la durée de travail hebdomadaire reste invariable. De Michel Rocard à Edgar Morin, en passant par les syndicats français et allemands, les soutiens à la semaine de quatre jours se comptent pourtant en légions. Face à eux, les rangs des détracteurs, qui évoquent à juste titre la question de la compétitivité, ne désemplissent pas. Il semble pourtant possible de concilier les deux camps autour d’un projet équilibré et non dogmatique. D’abord, les faits : en 1997, une étude du ministère français du Travail estimait qu’adopter les 32 heures permettrait de créer au moins 1 600 000 emplois. Cela sans même compter les effets indirects induits par l’augmentation du temps libre et le surcroît de consommation. Mieux encore : l’alignement de la durée, tant journalière qu’hebdomadaire, sur la productivité relève d’un processus historique sans doute irréversible. Prenons l’exemple de la France : si elle revenait aux 39 heures, cela occasionnerait des tensions irréparables sur le marché du travail. Et aggraverait d’autant plus non seulement la précarité des CDD, mais surtout le taux de chômage, déjà inquiétant. Au contraire, la semaine de quatre jours obligerait in fine les entreprises, même réticentes, à engager. Des centaines de sociétés ont déjà franchi le pas ; elles ne s’en portent pas plus mal. En revanche, il est indispensable d’activer les fonds habituellement dévolus aux allocations de chômage afin d’impacter positivement les charges pesant sur le travail. Et de mettre en œuvre des dispositifs d’accompagnement en faveur des PME. Le tout en vue de maintenir la compétitivité des entreprises.

3) Concevoir un programme ambitieux de construction de logements sociaux. Aujourd’hui, la plupart des Fonds de réserve de retraites et des Fonds de pension investissent leurs capitaux en bourse. C’est notamment le cas en France, en Belgique (pour les deuxième et troisième piliers), en Grande-Bretagne ou encore aux Pays-Bas. Le rendement moyen s’avère alors tributaire des aléas des marchés financiers. Et l’argent placé n’est pas à l’abri d’une soudaine débâcle. Il existe pourtant des alternatives crédibles, offrant des retours sur investissement attractifs tout en neutralisant tout risque d’effritement du capital initial. Alors pourquoi, par exemple, ne pas employer ces fonds « dormant » en bourse afin de mettre en œuvre un vaste plan de construction de logements sociaux ? Non seulement ce projet créerait de l’emploi dans le secteur immobilier et garantirait de solides rendements, mais il aurait en plus un effet bénéfique sur l’évolution des loyers, qui ne cessent de grimper. Car, avec un parc social sous la coupe des autorités publiques, le gouvernement aurait la possibilité de déterminer à sa guise les prix en vigueur. Et le privé, à terme, se verrait contraint d’adapter ses exigences tarifaires sous peine de perdre des plumes. C’est la loi de l’offre et de la demande. D’autres avantages se feraient jour : une politique de mixité sociale ambitieuse pourrait, par exemple, être poursuivie dans les lotissements nouvellement édifiés. Enfin, last but not least, les économies réalisées par les ménages sur leur loyer se trouveront, au moins partiellement, réinjectées dans l’économie, via la consommation ou l’investissement. De quoi enclencher un cercle vertueux conduisant à la création de nouveaux emplois.

 

Lire aussi :

Chômage : l’Europe en quête de remèdes – LSV #5

Dijsselbloem, l’encombrant compromis franco-allemand

UE : l’austérité, un épouvantail contre-productif


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12 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 14 mai 2013 11:44

    pour creer de l’emploi, il ne faut pas alléger les charges des entreprises, qui ne sont d’ailleurs que des cotisations sociales, mais au contraire instaurer un impôt sur les sociétés indexé sur le nombre de chômeurs. Plus le nombre de chômeurs augmente, plus l’impôt augmente, le nombre de chômeurs diminue, l’impôt diminue et si le chômage disparaît, l’impôt disparaît ! Il faut que le MEDEF et le patronat n’ait aucun intérêt à ce qu’il y ait du chômage.........

    voir : CREER DE L’EMPLOI OU DES RICHESSES ?


    • Bobby Bobby 14 mai 2013 19:05

      Fort d’accord avec vous !... à un bémol près, il faudrait que le patronat n’y aie pas d’intérêt ! car la situation semble bien tout-à-fait inverse au point que dès que l’inflation augmente, le chômage baisse et inversement... C’est bien le politique qui décide donc si vous êtes chômeur ou non !


    • Bobby Bobby 15 mai 2013 16:54

      Bonjour,

      J’ajouterais même, que le patronat a tout intérêt à la situation actuelle et ses taux (manipulés à la baisse !) de chômage déjà impressionnants !

      En effet, maintenir une pression certaine sur le monde du travail, c’est se créer une situation confortable, les travailleurs ressentiront le Besoin de travailler ! et resteront donc en position de dépendance... lors de la signature du contrat, ils seront prêt à tout accepter ! (de plus en plus)

      Un exemple ? je me souviens de l’interview d’un des fils Buygue (celui en charge de l’immobilier), il y a déjà pas mal d’années, de décennies même, à la télévision, il déclarait déjà être en faveur du regroupement familial ! (hors la loi qui interdisait l’immigration) pour les 83% de travaileurs d’origine maghrébine qu’il utilisait déjà et qu’il avait fait venir en France (donc là aussi, en toute illégalité !) à l’époque. Pourquoi ? précisément pour contrer les revendications salariales des travailleurs français !... ça marche toujours !

       


    • LillyHannah 14 mai 2013 13:44

      Dites-moi si je me trompe, mais je trouve qu’il vaut mieux ne pas être diplômé du supérieur pour avoir du travail.

      En effet, si on considère les chiffres, on a 29M d’actifs, dont 30 % de diplômés ; il y a aussi, parmi ces actifs, 2,5M de chômeurs indemnisés, dont 25 % diplômés.
      soit : 8,7M d’actifs diplômés et 625000 chômeurs diplômés.

      soit un taux de chômage de 9,24 % chez les diplômés, contre 7,18 % chez les non-diplômés !


      • Le421 Le421 14 mai 2013 15:57

        Inutile d’être grand économiste pour voir que l’équilibre travail - production - chômage - rentabilité se casse la figure. D’ailleurs, les « grands » économistes « têtes d’ampoules » font semblant de l’ignorer.
        Leur credo, c’est gagner du fric, du fric et encore plus de fric. L’être humain est devenu « ressource humaine » ou « variable d’ajustement ». La flexi-sécurité est surtout devenu « flexi » et pas du tout « sécurité ».
        Tant qu’il n’y aura pas une révolte de masse avec du sang, des larmes et des têtes sur les piques, les grands de ce monde continueront le « bizness » tranquillement et s’envoleront aux Marquises se faire bronzer...


        • Bobby Bobby 14 mai 2013 17:58

          Pour diminuer les taux de chômage, il faudrait tenter d’arrêter la dynamique actuelle (capitalisme)... pas facile !

          On peut diminuer le temps de travail,... un certain « utopiste » y avait pensé... en 1500, Sir Thomas Moore (auteur d’un livre dont on parle encore : « Utopia » !), il y préconisait le temps de travail réduit à une demi-journée... (nous n’y sommes pas vraiment !).

          Il faut savoir que trois effets supplémentaires conjoints combattent le travailleur !

          -1 le libre-échange qui fait qu’aujourd’hui, les entreprises ont tout intérêt à « décentraliser » là ou la main d’œuvre est bien meilleure marché.
          -2 le « progrès » technologique qui combat sérieusement le travailleur en termes de rentabilité !
          -3 Le « travail » de l’argent, qui rapporte bien plus que celui de la production.

          Et comme les mentalités mettent vraiment beaucoup plus de temps que les « progrès » à évoluer, nous trouvons là une certaine dichotomie qui n’arrange rien ! Ainsi, nous trouvons encore des gens, des systèmes, pour condamner le chômeur essayer de lui faire croire qu’il est responsable de sa situation... afin de lui faire accepter une paupérisation décidée à l’échelon national... Beau tour de force ! Mais il y a mieux !...

          Aujourd’hui, en effet, dans le monde presqu’ entier les théories de Friedman ont été adoptées, imposées par ses fumeux « Chicago boys » ; des économistes qu’il a formé aux théories de la LIBERTÉ (d’entreprise) c.a.d. à l’exploitation outrancière de l’homme par l’entreprise... accompagnée par un désengagement de l’état dans tous les domaines « sociaux » et d’une privatisation de la grande majorité des « services » dont les coûts sont alors nécessairement appelés à augmenter de manière significative. Cette école « d’économie » fabrique donc des spécialistes rompus que l’on peut appeler de véritables « criminels sociaux » d’aujourd’hui car ils sont imposés aux gouvernements européens (e.a.) en échange de pétrole, facile ! les américains et les anglais détiennent toutes les ficelles de la distribution de ce produit si indispensable, oh combien, à TOUTE notre économie... la boucle est bouclée !

          ...de quoi paupériser toute une population, en restant dans l’ombre !

          Tant que nous accepterons ce système en train de couler, il ne faut nous en prendre qu’à nous mêmes !


          • soi même 14 mai 2013 18:53

            C’est très bien vos mesures, maintenant je vais faire l’avocat du diable, UE en a rien à foutre du chômage, pour eux c’est du pain bénis, Et bien quant on aura atteins en Europe les deux tiers de chômeur par rapport aux actifs, ils nous sortirions les pires reformes et personne bronchera trop contant de retrouver un semblant de travail.


            • Robert GIL ROBERT GIL 15 mai 2013 08:50

              oui, et ????


            • BA 14 mai 2013 23:12
              Mardi 14 mai 2013 :

              Le soutien à l’Union Européenne en forte chute, selon un sondage.

              Le soutien à l’Union Européenne et à l’intégration économique européenne est en nette baisse dans de nombreux pays en raison de la crise, notamment en France où la chute est particulièrement forte, selon une enquête menée par le centre de recherche américain Pew.

              Entre 2012 et 2013, le soutien au projet européen est passé de 60% de réponses favorables à seulement 45%, soit une baisse de 15 points. 

              La France enregistre la chute la plus forte (-19 points à 41% d’opinions favorables).

              Elle est de 14 points en Espagne (46%), un pays particulièrement frappé par la crise, et de huit points en Allemagne (60%), mais seulement de 1 point en Italie (58%), selon l’étude intitulée : « Le nouvel homme malade de l’Europe : l’Union européenne ».

              Des pays où le taux était déjà bas continuent de perdre des soutiens à l’UE : la Grèce chute à 33% (-4), et la Grande-Bretagne à 43% (-2).

              Le seul pays où la cote de l’UE progresse est la République tchèque (+ 4 points à 38%).

              Le phénomène est identique pour le soutien à l’intégration économique de l’Europe, dont Pew rappelle qu’elle a été à l’origine de la construction européenne. Le soutien, déjà faible, enregistre une nouvelle baisse sur un an, de 34% à 28% (-6).

              Là encore, la France se distingue avec une baisse de 14 points (22% contre 36%), devant l’Italie (-11 à seulement 11% d’opinions favorables), l’Espagne (-9 à 37%), la Grèce (-7 à 11%) et la Pologne (-7 à 41%). 

              Seule l’Allemagne reste au dessus de 50%, malgré une baisse de 5 points.

              « La crise économique qui se prolonge a créé des forces centrifuges qui divisent l’opinion publique européenne, séparant les Français des Allemands et les Allemands de tous les autres », selon Pew. 

              « Les pays du Sud, Espagne, Italie et Grèce, s’éloignent de plus en plus en raison de leur frustration vis-à-vis de Bruxelles, de Berlin et ce qu’ils perçoivent comme l’injustice du système économique ».

              Cette étude a été menée au mois de mars auprès de 7.646 personnes dans huit pays de l’UE (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne, Grèce, Pologne et République tchèque).



              • ecolittoral ecolittoral 15 mai 2013 11:09

                1) Réinventer la formation professionnelle

                Pour ceux qui s’en souviennent, dans les années 80, on a DÉJÀ réinventé la formation professionnelle sur le conseil de « privés ». Résultats, des milliers de formations longues, des dizaines de milliers de stagiaires qui sont repassés de la case formation à la case chômage.
                L’APEC et pôle emploi sont remplis de demandeurs bien formés, expérimentés, compétents.
                Si demain, on inversait les rôles, actifs au chômage et chômeurs au travail, il n’y aurait pas de différence au niveau des productions de biens et de services !!!!

                3) Concevoir un programme ambitieux de construction de logements sociaux.
                Le bâtiment est une dépense ou, au lieux un investissement. La somme totale du bâti est largement suffisant pour loger, stocker et produire. Pourquoi bâtir ici alors qu’il y a ce qu’il faut là bas. Ici cages à lapins, là bas, logements et bâtiments abandonnés, désaffectés. Remplaçons les fantasmes du construire plus, par le développement du territoire, la rénovation, l’adaptation.

                2) Réduire le temps de travail.
                C’est déjà le cas !!!!
                9 millions de chômeurs, intérimaires, précaires.
                Nous achetons, un interrupteur, une chemise, un smart phone, une cafetière fabriqués à 3000 ou 5000 Kms d’ici.
                Réduire les temps pleins...pour obtenir quel salaire ?
                Tout le monde à 3/4 temps pour zéro chômeur, intérimaire, précaire...ça donne des 3/4 de salaires....Salaires dans une monnaie hors de prix (l’euro) et des prix dans l’alimentaire, les énergies, les assurances etc. qui ne font qu’augmenter !!!
                Des réductions de dépenses publiques (allocations, RSA etc.) réaffectées...au budget européen(dont nous sommes contributeur net) et au paiement des intérêts de la dette.

                Produire ici (sur l’ensemble du territoire), réhabiliter le bâti, vivre avec une monnaie abordable, continuer(pas réinventer) la formation professionnelle. C’est énormément de travail en perspective donc beaucoup de temps pleins à (re)créer.
                Réduire le temps de travail, ce sera (malheureusement) pour plus tard.

                • vesjem vesjem 16 mai 2013 09:56

                  l’état doit inciter les entreprises (françaises)à innover tous azimuts et doit donner l’exemple par le développement de la recherche ,au lieu de tout miser sur une n-ième hypothétique relance franco-française ( hélas , les matériaux sont également achetés à l’étranger ) par les travaux publics et le bâtiment ; cette dernière activité n’engendre pas spécialement un savoir faire exclusif propre à être envié et sollicité par nos concurrents .   


                  • buygold buygold 16 mai 2013 15:18

                    Réinventer la formation professionnelle- 

                    a l école faudrais apprendre l informatique, la robotique, l electronique de précision au lieu d apprendre des mensonges sur l histoire et l économie, 

                    Réduire le temps de travail ? 
                    dans un monde globalisé ou les chinois travaillent 40heures par jour 7jour sur 7 
                    on ferait mieux de fermer totalement les frontieres pour ne pas se mettre en concurence avec 1 milliard d esclave chinois,

                    Ne serait il pas plus efficace d arreter de favoriser l assistana,
                     d arreter de condanner par la spoliation toute forme de travail et d invetissement ? 
                    de supprimer l immigration de 200’000 pauvre, assisté qui ne savent meme pas parler francais mais exigent des repas speciaux, des jours feriés speciaux, 

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