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Accueil du site > Actualités > Economie > Trois propositions anti burn-out

Trois propositions anti burn-out

Pour faire simple venons-en directement à ce qui pourrait diminuer le surstress, les burn-out et les suicides au travail, sans pour autant nier la nécessité de la réussite économique. En d'autres termes, comment faire pour que le travail ne génère pas [trop] de situations stressantes ?

 

‒ Une première proposition consiste à faire en sorte que les décideurs et dirigeants finissent (enfin !) par admettre l’idée suivant laquelle il est impensable de faire du bon travail sous l’emprise permanente d’un stress important. Surtout quand le fonctionnement est excessivement normé, qu’il devient quasi militaire et que la moindre voix dissidente est directement évincée ;

 

‒ Notre seconde proposition consiste à inciter les mêmes à mesurer toute l'importance du middle management, qui, loin de bloquer les évolutions, contribue au contraire à faire progressivement changer les choses. Les décideurs et dirigeants ont à comprendre que les agents de maîtrise et les cadres moyens, parce qu’ils sont en permanence sur le terrain, sont plus que quiconque en mesure de faire passer les messages et de motiver le personnel ;

 

‒ Notre troisième proposition consiste à souligner l’importance d’une bonne maîtrise des techniques managériales qui, alors qu’elles pourraient sembler ringardes aux yeux de quelques obsédés de l’innovation pour l’innovation et du changement pour le changement, n’en fondent pas moins l’efficacité de l’encadrement d’une équipe au travail.

 

En une phrase, il faut améliorer la formation des dirigeants !

 

C’étaient de brillants élèves qui se sont beaucoup isolés dans le bachotage pour réussir à entrer dans une grande école. À la sortie on leur a donné le pouvoir alors qu’ils ne comprennent rien aux relations humaines [puisqu’] ils n’y ont pas été formés. Depuis, l’Entreprise, l'Institution, l'Organisme, notamment les salariés, paie le coût de la non-formation des gestionnaires au management des hommes.

http://astouric.icioula.org/


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20 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 28 juillet 18:25

    Avant, il y avait le personnel, les cadres, la direction du personnel, les employés, les cadres et ça marchait. Il n’y avait ni « management », ni « manager », ni middle management« , ni »burn-out« et surtout pas de »ressources humaines" qui met l’homme au niveau d’une ressource quelconque comme le charbon, le pétrole, etc...


    • zygzornifle zygzornifle 28 juillet 20:01

      @troletbuse


       DRH = Destructeur des Relation Humaines ....

    • geotrouvetou geotrouvetou 28 juillet 19:47

      Bonsoir Monsieur l’auteur.
      Je propose une quatrième solution : faire passer tous les managers et décideurs au crible d’une psychothérapie sérieuse afin d’éradiquer idéalement chez eux tous les réflexes égotistes et harceleurs afin de rétablir l’humain dans leurs consciences d’eux-mêmes et d’autrui. Ainsi autrui ne sera plus une machine à produire. Il y aurait moins de suicides, de burn outs, de dépressions et surtout de la part des personnes « dirigées » se sentant enfin reconnues un meilleur investissement. Le souci est que dans la machine à produire, les dirigeants sont essentiellement recrutés comme des SS 2.0. Vous pourriez assortir votre rubrique d’un rapprochement entre les diktats de l’entreprise et ceux des régimes nazis. Sans aucune limite assignée, le capitalisme n’est pas capable du meilleur mais du pire. Ceci n’est pas un discours de gauchiste, mais d’un individu conscient de la perte de toutes les valeurs au quotidien.


      • zygzornifle zygzornifle 28 juillet 20:06

        @geotrouvetou


         Ces managers décideurs et autres DRH illuminés devraient passer quelques mois dans restos du cœur et a la jungle de Calais afin de voir ce qu’est la détresse humaine dans ce pays un petit stage aux urgences près des tentatives de suicide leur connecterai les neurones entre elles .... Les politiques de tout bords devaient également passer par la .....

      • gaijin gaijin 29 juillet 08:22

        @geotrouvetou
        inclure également les politiques et ajouter a cela des contrôles antidrogue réguliers ( comment laisser en poste de décision des gens qui n’ont pas connu une minute de lucidité depuis des années ) cocaine , alcool , amphétamines, café ..........


      • zygzornifle zygzornifle 29 juillet 08:55

        @gaijin
         au gouvernement ils ne se droguent pas (on suppose) et eux aussi n’ont pas connus une minute de lucidité ......


      • gaijin gaijin 29 juillet 10:42

        @zygzornifle
        vous supposez mal ...............


      • zygzornifle zygzornifle 28 juillet 19:59

        Plus besoin de se suicider au travail, Daesh le fait pour vous il vous suicide , il suffit de traîner au concert, au feu d’artifice, a l’église et j’en passe ......réjouissez vous les dépressifs .....


        • Le421 Le421 30 juillet 15:30

          @zygzornifle
          On avait failli oublier que c’est le seul sujet qui importe actuellement.
          Figurez-vous que je m’en tape le coquillard contre un litron de rouge de Daesh et compagnie...
          Avant qu’ils viennent me faire chier dans mon trou !!
          Et puis, une Brenneke, c’est pas du 7.62 !! Dans le trou de balle, ça pique les yeux.
          Et à la campagne, ce genre de cartouches, on a. Croyez-moi. Et la paire de couilles pour bien s’en servir !!  smiley


        • zygzornifle zygzornifle 1er août 09:34

          @Le421


           pareil

        • papakill papakill 29 juillet 10:57

          « sans pour autant nier la nécessité de la réussite économique »

          Bon déjà si on reste dans ce postulat c’est mal barré....


          • Parrhesia Parrhesia 29 juillet 11:45

            @geotrouvetou  et zygzornifle, 

             Il est réconfortant de constater qu’il reste quelques internautes comme vous pour aborder cette question sous le triple aspect de l’humanisme, de la conscience, de la logique professionnelle et de la rentabilité.

            Notons au passage que cette façon d’aborder la question a connu ses meilleurs résultats sur l’ensemble de notre société pendant les années reines du capitalisme industriel régulé, et principalement en France, entre 1958 et 1969.

            Notons aussi que la rentabilité du capital n’était alors en moyenne que de 3/3,5% contre environ 8,5% maintenant (et quelques fois bien plus, mais comme c’est devenu comptablement invérifiable…)

            La différence était alors, du moins en partie, affectée au niveau de vie de la population et au renforcement de la puissance du pays. 

            (Cf. : a) : la participation, pour ne citer qu’elle en matière de rétribution du travail. b) La construction de plus de logements sociaux que l’on « accueillait » alors de « migrants ». c) Le remboursement à 100% des frais de maladie. Etc. Etc. Etc !)

            Or la différence des résultats sur le volet social est due à une différence de système fondamentale : La classe dirigeante actuelle n’est plus maintenant le reflet d’un intérêt national bien compris.

             Elle est désormais composée, décennie après décennie, d’une sélection chaque jour plus envahissante d’oligarques pratiquement héréditaire. Cette classe politique, globalement condamnable, est complétée par le recrutement ou la cooptation de carriéristes dûment sélectionnés en fonction de leur appartenance, et surtout de leur inféodation, au système du capitalisme exclusivement financier et d’une dérégulation maintenant assimilable à un régime de « non droit » généralisé !!!

            Dès lors, il devient préférable de ne pas confronter l’actuelle « classe politique » à la dure réalité des restos du cœur.

            Elle n’en tirera pas l’enseignement respectable que nous pourrions humainement attendre

            Elle ne retirera de cette expérience que la mesure exacte du pouvoir qu’elle a honteusement acquis sur la population française, évaluation sociétale qu’elle mettra immédiatement à profit pour accroître ses techniques de domination mégalomaniaques. Ces techniques seront dans l’instant mises au service de gains qui approchent du point de non-retour à partir duquel ils vont eux-mêmes devenir contre-productifs ; si l’on voir ce que je veux dire...

            Quoi qu’il en soit, bonne journée à vous deux.

            à l’auteur :

            Admettons...

            Mais il existe aussi une quatrième solution qui commence à s’imposer aux esprits des abeilles ouvrières malgré l’enfumage intensif dont elles sont victimes... Virer au plus tôt les responsables politiques de cette situation...


            • christophe nicolas christophe nicolas 29 juillet 15:00

              Ce n’est pas la formation mais la morale des dirigeants qu’ils doivent eux mêmes améliorer, il y a des églises gratuites pour cela. La cupidité aveugle les neurones mais pas que les dirigeants, on confond les richesses avec l’argent.


              Si vous produisez des kW non polluants à 0,05 cts, tout le monde dit bravo mais comme vous aurez une réduction du volume d’argent malgré de grandes richesses, les dirigeants se tâtent. C’est possible mais cela fait peur alors que l’activité est pourtant un système de vases communicants qu’il suffit de réguler.

              Ne vous inquiétez pas, les tordus vont avoir leur burn-out.

              • alinea alinea 29 juillet 15:47

                D’abord virons la classe politique comme il est dit plus haut.
                Ensuite virons les parasites des entreprises, les DRH, les formateurs, les psy et les actionnaires évidemment.
                Faisons confiance au savoir-faire de ceux qui connaissent leur boulot, et apprenons le à ceux qui ne le connaissent pas !
                Confiance et reconnaissance sont les mamelles d’un travail heureux.


                • geotrouvetou geotrouvetou 29 juillet 20:10

                  Bonsoir,

                  Il y a quelques années, un film a été diffusé, c’était la question humaine :
                  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60102.html
                  C’était un sacré navet mais il avait le mérite de poser en filigrane ce que l’auteur nomme.
                  C’est un des seuls car autour de la souffrance au travail il y a un immense déni, un véritable tabou que la crise économique ne saurait jamais justifier. On ne livre pas des personnes à l’index de la société pour des raisons d’offre et de demande. Les livres de MF HIRIGOYEN se propagent sous le manteau. C’est comme si malgré les lois, l’employeur se réservait toujours quelquepart la possibilité de vie et de mort sur le salarié, aspect que peu de personnes osent aborder. Généralement, les syndicats et représentants du personnel sont beaucoup trop « achetés » pour émettre un avis objectif.
                  Il y a également un silence éloquent sur la langue de bois, novlangue du déni, pas loin de la conférence de Wahnsee :
                  - se séparer de quelqu’un (lui faire subir les pires sévices moraux pour le faire craquer),
                  - recruter un collaborateur (s’assurer de son allégeance telle celle d’un esclave),
                  - sanctionner (s’adresser à une personne adulte comme à un gamin de 5 ans),
                  - récompenser (diffuser des points de vie en miettes que l’employeur juge utile pour conserver son vassal, pendant que l’administrateur se gave de dividendes sans lever le petit doigt).

                  J’approuve la vision métaphorique de Gaijin, lequel signale que ceux qui condamnent tristement l’ivresse (la joie de l’épanouissement sans forcément se défoncer) sont ceux qui ne l’ont jamais goutée. Le monde du travail est faussement anti-dionsysiaque (et pourtant il permet les orgies et les promos canapé), et faussement appolinien car sa jouissance n’est pas celle d’une lucidité raisonnée mais celle d’une servilité assumée au quotidien par l’unique peur de manquer demain ce que j’ai gagné aujourd’hui.

                  Je constate que là où il y aurait des raisons de se révolter, presque personne ne descend plus jamais dans la rue.

                  J’ai l’impression que le Grand Soir recule un peu chaque matin...

                  Bonne soirée et merci pour vos commentaires.


                  • mmbbb 29 juillet 21:05

                    a l’auteur il est de bon ton dans l’entreprise de faire des stages a l’exterieur/ par exemple le saut a l’elastique ou des stages de survie. venez avec moi je vous ferai bouffer de la boue. Le paradoxe de cette histoire, lorsque j’ai appris le deces de Margerie de total je n’ai pas eu d’emotion information banale Vous voulez fabriquer des montres nous devriendrons des montres


                    • geotrouvetou geotrouvetou 29 juillet 21:15

                      Sans vouloir répondre à la place de l’auteur, l’entreprise n’a pas vocation à humaniser l’homme et à l’accomplir mais à le transformer en robot.


                      • Le421 Le421 30 juillet 15:24

                        Autrefois, on devenait dirigeant.
                        De nos jours, ce serait plutôt prévu à la naissance.
                        Et ce qui se transmets le mieux de génération en génération, c’est la connerie. C’est inné, naturel, génétique. La compétence, c’est une dure acquisition à faire.
                        Et quand on naît « le cul dans la graisse », on n’a pas forcément envie de se faire chier la vie...


                        • Sozenz 2 septembre 11:59

                          LOL , OO
                          vachement léger comme article ...qui ne va pas du tout au fond des choses . article très superficiel .

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